new icn messageflickr-free-ic3d pan white
Abbaye Notre-Dame de Daoulas. Abadía de Daoulas | by Trix: Pierre qui roule .......
Back to photostream

Abbaye Notre-Dame de Daoulas. Abadía de Daoulas

L'abbaye de Daoulas est une ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin située sur la commune de Daoulas dans le département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

 

Propriété du conseil départemental du Finistère depuis 1984, la gestion de l’abbaye est confiée à l'Etablissement Public de Coopération Culturelle (EPCC) Chemins du patrimoine en Finistère. Il organise des expositions ethnographiques ou socio-anthropologiques sur des sujets divers liés à la diversité culturelle : (Tous des sauvages ! regards sur la différence ; Le goût des Autres ; Petits arrangements avec l'Amour ; Bonne fortune et mauvais sort)1.

 

L'église et le cloître de l'ancienne abbaye font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 12 juillet 1886. Après une inscription en 1995, le porche de l'église abbatiale, dans sa totalité, fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 29 mars 2004.

La tradition rapporte que l'abbaye de Daoulas fut fondée en 1173 par Guyomarch IV de Léon, vicomte de Léon en expiation du meurtre de son frère Hamon, évêque de Léon, et qu'il y mit des chanoines réguliers de l'Ordre de Saint-Augustin. Cette fondation fut approuvée par Geoffroy, évêque de Quimper. Un château préexistant et appartenant au vicomte aurait été transformé en communauté abbatiale3.

 

Mais la légende de saint Tadec et saint Judulus rapportée par Albert Le Grand dans la "Vie de saint Jaoua" et reprise ensuite par plusieurs auteurs évoque une fondation antérieure4: la légende dit qu'un seigneur du Faou, encore païen, ait commis un double crime5 dans l'église de Daoulas :

 

« Ayant appris que les supérieurs des monastères de Cornouaille, dont saint Jaoua, s'étaient réunis non loin de ses terres pour conférer ensemble, ce seigneur (...) se fit accompagner d'une bande de soldats et enfonça les portes de l'église où se trouvaient les ennemis de l'ancienne religion. Saint Tadec (ou saint Tudec) fut massacré à l'autel6 ; saint Judulus eut la tête tranchée au moment où il s'enfuyait vers Landévennec. Jaoua fut assez heureux de pouvoir regagner sain et sauf Brasparts. Cependant Dieu vengea ses serviteurs. Un dragon horrible ravagea le bourg du Faou et ses environs, le seigneur devint la proie du malin esprit, et il fallut toute la puissance de saint Pol, évêque de Léon, pour vaincre le monstre et guérir le meurtrier. Celui-ci, devenu chrétien, en réparation de son crime fonda le monastère de Daoulas, ou des deux plaies, des deux douleurs, au lieu même où saint Judulus avait été assassiné par lui7. »

 

L'abbé de Daoulas était de droit premier chanoine de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper.

Les bâtiments constituent un témoin exceptionnel de l'art en Bretagne du xe siècle à nos jours. L'abbaye de Daoulas se compose de nos jours des bâtiments suivants :

 

L'église abbatiale est pour l'essentiel ruinée, même si l'église paroissiale actuelle Notre-Dame en a repris certains éléments : des arcades à double cintre de la façade ouest semblent dater du viiie siècle, la nef romane et le bas-côté nord sont du xie siècle ou du xiie siècle, les enfeus de la sacristie du xvie siècle. Le chœur et les deux absidioles, ainsi que le bas-côté sud, sont néoromans et datent du xixe siècle.

 

Le Cloître, qui comprenait 44 piliers, est en partie ruiné, même s'il conserve de beaux restes et une vasque du xiie siècle, construite à l'époque de l'abbé Guérault (1352-1398), de forme octogonale dont chacun des huit pans offre une ornementation différente : elle se trouve dans le jardin intérieur du cloître.

Cette vasque n'a pourtant aucune corrélation stylistique avec le cloître . Sur ce mobilier de prestige , court une frise aux motifs géométriques savamment taillés . Cependant , il apparaît un bas-relief sculpté en méplat figurant une attaque animale . Ce type de sculpture met en évidence le dixième siècle , caractéristique d'une volonté de privilégier l'expressivité de la figure sur le motif . En outre , la juxtaposition des différents traitements de la pierre , tend à prouver que des artisans aux courants de pensée divergente ont pu cohabiter . L'emplacement originel de cet élément d'architecture pourrait être à reconsidérer .

 

La chapelle Notre-Dame-des-Fontaines est un simple oratoire déjà cité dans un acte de 1638, remanié en 1880 et restauré en 1986, issu de l'ancien chancel des moines. Deux anciennes stalles, avec sièges à miséricorde, s'y trouvent et proviennent de l'ancienne église gothique ainsi qu'une Vierge à l'Enfant, une statue de sainte Catherine, une autre de saint Thélo chevauchant un cerf, etc.

La Fontaine monumentale Notre-Dame-des-Fontaines36 date dans son état actuel de 1550 (mais une fontaine existait antérieurement) et fut construite par l'abbé Olivier du Chastel; de style gothique, elle forme un rectangle de 6 mètres sur 4 mètres et contient une Vierge à l'Enfant tenant une pomme dans la main, symbole du péché originel. Elle a probablement été édifiée à l'emplacement d'un ancien lieu de culte païen, en particulier druidique comme une très ancienne statue située à proximité semble l'illustrer. Les trois bassins de la fontaine rappellent la Sainte Trinité. Le bassin de la fontaine est surmonté d'une sorte de petite chapelle gothique en pierre de Kersanton, couverte de deux rampants aigus avec clochetons aux quatre angles. Elle fut restaurée au xvie siècle par l'abbé Olivier du Chastel. Cette fontaine fut par le passé l'objet d'une grande dévotion « qui n'est pas encore entièrement éteinte » écrivait le 20 août 1841 Ollivier, alors curé de Daoulas37.

Un lavoir situé à proximité de la fontaine Notre-Dame-des-Fontaines

La "Maison du xviiie siècle" est le siège actuel des bureaux de l'association. Un beau cèdre se trouve dans la cour intérieure.

Un Jardin de plantes médicinales (250 espèces)

Bergerie.

 

Jardins

 

Le Conseil général, après en être devenu propriétaire en 1984, décide de recréer un jardin de plantes médicinales.

 

En 1996 avec le passage à une surface de 4 000 m² le jardin est remodelé et étendu. Il est structuré selon le style des jardins d'abbayes, couvents et monastères du Moyen Âge et de la Renaissance et ce sont l'ensemble des jardins traditionnels d'une abbaye qui sont recréés. En plus du jardin traditionnel en plates-bandes bordées de buis associant les fleurs aux plantes condimentaires et aromatiques, Daoulas comporte un jardin des plantes médicinales de Bretagne, un jardin des plantes médicinales des cinq continents, les plantes tinctoriales et les plantes toxiques. Aux plantes habituelles, médicinales, condimentaires et aromatiques s'ajoutent, dans un espace spécifique, des plantes exotiques, magiques, en voie de disparition38. l'extension du jardin se prolonge dans le cloître qui reçoit une ornementation de buis et fougères. Les ruines des communs mises au jour lors des fouilles archéologiques sont animées par des espèces végétales.

 

Jardin historique, il devient aussi un lieu d'échanges s'adressant aux particuliers ou aux professionnels à la recherche de savoirs et de compétences en matière de plantes médicinales. Il bénéficie aujourd'hui d'une reconnaissance scientifique et du soutien du Conservatoire botanique national de Brest, de la faculté de pharmacie de Lille et de la Société française d'Ethnopharmacologie de Metz. Une collaboration s'établit avec des spécialistes des plantes (ethnopharmacologue, laboratoire d'homéopathie…). Il s'agit de dépasser la simple exposition de plantes pour s'ouvrir sur la place du végétal dans notre société et en particulier son utilisation rationalisée dans le cadre de la santé.

390 views
1 fave
0 comments
Taken on July 17, 2017