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Sun !
#crd103 "Flou de profondeur de champ"
#crd63 "Composition décentrée"
#crd43 "cadrer c'est couper !"
#ALJPHOTO
TOUR D'HORIZON: LES ENJEUX SOUS-ESTIMÉS DE L'ÉLECTION DU 1ier OCTOBRE en format audio
ericlanthier.net/tour-dhorizon-les-enjeux-sous-estimes-de...
Photo : fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Salle_Assemblee_nationale...
#elections2018, #democratie, #libertés, #decentrer, #ericlanthierpointnet
Marcelle LOUBCHANSKY
(Paris, 1917 - ?, 1988)
Moby Dick
1956
Huile sur toile, 145,5 x 88,6 cm
Don de M. Bideau, 1984
BREST Musée des Beaux-Arts
Suggérant la fluidité d’un travail à l’encre, cette peinture donne à la matière picturale, fortement diluée à l’aide de térébenthine, un aspect translucide. Dans une matière plus dense et décentrée par rapport à l'espace de la toile, la forme principale évoque un animal marin. L’évocation d’une atmosphère marine est rappelée par le titre de l’œuvre, inspirée du roman éponyme d’Herman Melville (1818-1891). Publié en 1851, ce roman initiatique a marqué le critique d'art brestois Charles Estienne (1908-1966), qui se voyait avant tout comme un homme de mer.
L’œuvre a d’ailleurs appartenu au critique d’art, qui écrivait à propos de l’artiste : « […] rien n’est classique dans la peinture de Marcelle Loubchansky [… ]. Toute intention, toute volonté d’imitation exclues, voici un art qui justifie à sa manière, et comme nul autre, l’apologue zen : "Un piment – mettez-lui des ailes – une libellule rouge."
Et piment ou pigment, comment se plaindre que le rouge, lui aussi, se serve de ses ailes ? » (préface de l’exposition Marcelle Loubchansky, Galerie Craven, 1954).
Proches des surréalistes, Marcelle Loubchansky est repérée par André Breton et Charles Estienne, grâce auxquels elle expose À l’Étoile scellée. Classée parmi les tachistes, puis les nuagistes, l’artiste fonde sa peinture sur la sensation, en portant une attention particulière à la couleur et à la matière.
Site web du musée des beaux-arts de Brest - L'œuvre du mois - février 2015
Vive-la-banlieue-affiche.jpg
www.calameo.com/read/00157437803534b7ef1 c5
Exposition Photo "Vive la Banlieue" Regards photographiques sur la ville de Bagneux
« Vive la banlieue », exposition collective de photos de
Serge Barès, Olivier Dumay, Frédéric Taddeï-Ange, Jean-Marc Moser
et de sérigraphies de vues nocturnes de Bagneux de FIL.H.
Du 19 octobre 2012 au 21 décembre 2012
From October 19, 2012 to December 21, 2012
Regards photographiques sur la ville de Bagneux
Serges Barès, Olivier Dumay, Amadou Gaye, Jean-Marc Moser, Nath Oxygène, Robert Rousseau, Frédéric Taddeï Ange, Magüi Trujillo, Nicolas Wilmouth
Du 19 octobre 2012 au 10 mai 2013
From October 19, 2012 to May 10, 2013
MAISON DES ARTS DE BAGNEUX (Bagneux)
15, avenue Albert Petit - 92220 Bagneux
Tél / Phone : 01 46 56 64 36 - Fax : 01 46 56 20 93
mardi14h-20h, mercredi-vendredi 14h-17h
tuesday 2pm-8pm, wednesday-friday 2pm-5pm
E-mail : maison-arts@mairie-bagneux.fr
Web : www.bagneux92.fr
Source:http://www.associationdesgalerie s.org/fiche_galerie.aspx?codeid =107
Compact 24x36 rare en France. "Le LK est un appareil à cellule couplée. Une aiguille est visible dans le viseur et sur le dessus, pour ajuster la vitesse et l'ouverture en fonction de la lumière mesurée par le posemètre (au sélénium). Il n'a pas de télémètre, pour cela, il faut passer au LKE, modèle supérieur dans la série. Comme le Contessa LKE, le LK fut en premier lieu proposé avec la griffe porte-accessoire non synchronisée fixée au centre du capot et une double fenêtre chromée en façade. Par la suite, la griffe fut synchronisée et décentrée à main gauche et les deux fenêtres n’en firent plus qu’une seule." (JPHB sur le site "Collection-Appareils")
L'exemplaire présenté n'est donc pas de la première série. Objectif fixe Carl Zeiss Tessar de 50 mm 1:2,8-22, 4 lentilles en 3 groupes, n° 4231792, mise au point sur l'optique à partir de 3,5 m, obturateur central à lamelles métalliques Gauthier (AGC) Prontor 500 LK, 1/15 à 1/500 + retardateur mécanique. Vitesse, ouverture et sensibilité du film se règlent par des bagues autour de l'objectif. Viseur interne, fixe, collimaté, avancement du film et armement simultané de l'obturateur par un levier "quart de tour", déclencheur sur le capot, entouré du compteur de vues. H x l x p : 88 x 116 x 77 mm, 560 g.
Vue de la semelle : outre l'écrou de pied, on trouve une manivelle de rebobinage verrouillée par le bouton de débrayage de l'entrainement du film, les étourdis sont sauvés !
Vide-grenier du 11 mai 2014 à St-Germain-sur-l'Arbresle (Rhône)
j'ai voulu décaler la barrière jaune. ça décentre l'image et les plots latéraux. A la vue de l'image je la referai en symétrie sur la barrière jaune.
merci à vous , thank's everybody : On Explore Nov 23, 2009 #495
New Objectivity Images.
La Conscience Décentrée ou l'Esprit Quantique.
La réalité observée change avec la fréquence vibratoire émise, plus cette fréquence augmente, plus la réalité observée devient complexe et subtile. C’est exactement ce que nous vivons tous.
www.calameo.com/read/00157437803534b7ef1c5
Exposition Photo "Vive la Banlieue" Regards photographiques sur la ville de Bagneux
« Vive la banlieue », exposition collective de photos de
Serge Barès, Olivier Dumay, Frédéric Taddeï-Ange, Jean-Marc Moser
et de sérigraphies de vues nocturnes de Bagneux de FIL.H.
Du 19 octobre 2012 au 21 décembre 2012
From October 19, 2012 to December 21, 2012
Regards photographiques sur la ville de Bagneux
Serges Barès, Olivier Dumay, Amadou Gaye, Jean-Marc Moser, Nath Oxygène, Robert Rousseau, Frédéric Taddeï Ange, Magüi Trujillo, Nicolas Wilmouth
Du 19 octobre 2012 au 10 mai 2013
From October 19, 2012 to May 10, 2013
MAISON DES ARTS DE BAGNEUX (Bagneux)
15, avenue Albert Petit - 92220 Bagneux
Tél / Phone : 01 46 56 64 36 - Fax : 01 46 56 20 93
mardi14h-20h, mercredi-vendredi 14h-17h
tuesday 2pm-8pm, wednesday-friday 2pm-5pm
E-mail : maison-arts@mairie-bagneux.fr
Web : www.bagneux92.fr
Source:http://www.associationdesgaleries.org/fiche_galerie.aspx?codeid =107
Petit-duc maculé | Eastern Screech Owl | Megascops asio
Cliquez pour agrandir | Click to enlarge image
Et oui! C'est bien Shannon!
Je vous l'ai déjà dit! Il déménage ce Shannon! Il a la bougeotte facile! Un peu difficile à suivre et à comprendre, mais ô combien captivant et agréable de le retrouver dans de si différents endroits. Huit depuis sa toute première observation à la mi-mars dernier au trou no 8. Un charme pour l'observateur et le photographe! Il demeure néanmoins toujours dans le secteur d'Amandine depuis que je l'ai retrouvé justement à ce trou-ci le no 3 à la mi-décembre et au début de janvier lorsque Michel Paquin l'a trouvé au nouveau trou no 12. C'est justement ce même Michel qui la trouvé lundi dernier. Suite à la publication rapide de sa part sur Flickr d'une image de cette nouvelle et merveilleuse rencontre, car voilà là un trou situé assez bas et bien dégagé, j'ai été en mesure aussi d'aller observer le beau Shannon avec Robert Dupont, qui m'a signalé, pour sa part, la publication de Michel. Merci Michel! Merci Robert! C'est donc après avoir passé trois jours d'affilés au no 5, le trou de la nichée 2016 situé, ne l'oublions pas, dans le même arbre où Amandine se trouve le plus souvent depuis un an, qu'il est venu passé une autre journée au no 3. Pur plaisir. Après une bonne heure à l'observer dormir, il s'est soudainement animé avant de pousser la note. Cette prise nous le montre justement à la fin de cette douce sérénade... Le bruit ambiant nous a empêché d'entendre une réponse, mais une dizaine de minutes par après, il s'est animé de plus belle avant de se comporter de la plus surprenante façon auquel j'ai assisté de la part d'un Petit-duc maculé en près de quatre années d’observation... À suivre...
Toujours intrigué par l'observation de Michel Paquin qui a vu un autre Petit-duc de forme rousse sans être en mesure par contre de le capter, car l'hibou s'est rapidement réfugié au fond du trou no 7 harcelé par les mésanges, j'ai cherché à trouver un marqueur afin d'être en mesure de savoir si ce rouquin que nous voyons depuis mars 2017 est un même et unique individu. Eurêka! J'ai trouvé! On le voit très bien sur l'image ici. Il faut qu'il ait les yeux ouverts pour le voir. Il s'agit d'une petite marque noire juste en haut de la pupille de son oeil droit un peu décentré vers la droite. J'ai été en mesure de retrouver ce même marqueur sur plusieurs prises de plusieurs photographes, tant au mois de mars, lorsqu'il fleurtait avec Odi, que lors de ses apparitions récentes. On voit cette marque sur la prise que j'ai réalisée où l'on voit les deux, Odi et Shannon, un à coté de l'autre au trou no 7. Et oui! C'est bien Shannon!
Post-scriptum... Il se fait bien tard... Victor est toujours absent.
New Objectivity Images.
La Conscience Décentrée ou l'Esprit Quantique.
La réalité observée change avec la fréquence vibratoire émise, plus cette fréquence augmente, plus la réalité observée devient complexe et subtile. C’est exactement ce que nous vivons tous.
Ensemble d'églises romanes Santo Stefano ; commune de Bologna, province de Bologne, région d'Emilie-Romagne, Italie
Saint-Étienne qui, à l'époque paléochrétienne, se trouvait hors les murs, est maintenant au plein centre de la ville, à moins de 300 m du carrefour des Torri Pendenti (tours penchées). La rue Santo Stefano est l'une des plus grandes artères urbaines, conduisant à l'angle Sud-Ouest des murailles du xvie siècle; peu après son départ, la rue s'élargit en une place triangulaire sur laquelle donne le monastère ainsi que la façade des trois églises qui lui sont adjointes. La plus marquante est celle du Crucifix, par où l'on accède actuellement à l'ensemble de Saint-Étienne et où commence la visite. ... La façade à deux rampants a des proportions proches du carré; elle est divisée en trois par deux paires de contreforts, deux aux angles, et deux médians adossés au mur. La division en trois est purement décorative et ne correspond pas à une division analogue à l'intérieur, fait d'une seule salle. Le portail a un encadrement en brique et est surmonté d'un pignon. A mi-hauteur s'ouvre une rangée de quatre fenêtres simples à l'arc brisé; plus haut, au milieu, un oculus à la bordure de brique. La corniche sous l'égout du toit est soulignée d'une frise d'arceaux. Sur l'arête de gauche enfin se greffe une chaire cylindrique, petit balcon d'angle arrondi qui frappe la vue dès l'abord, note coquette reconnais sable de loin; elle se développe sur trois quarts de cercle de la façade à la face latérale, et elle est supportée par trois consoles que quatre arcs raccordent entre elles et avec les murs. A l'arrière de l'église, à une distance approximativement égale aux deux tiers de sa longueur, domine une masse volumineuse et bien visible presque deux fois plus haute : c'est le sanctuaire surélevé en 1637, début d'un agrandissement plus étendu qui était destiné à se poursuivre encore, comme le révèle la façade inachevée. Derrière la surélévation, le long du flanc droit (méridional) de la nef, s'élève le clocher roman de section carrée, avec des pilastres d'angle en saillie et une étroite lésène au milieu de chaque face, sans ouverture, sauf celle de l'étage campanaire. Partant de l'angle de gauche de la façade, une clôture délimite l'espace herbeux triangulaire (inaccessible, mais visible) sur lequel donne l'église octogonale et la petite basilique des saints Vital et Agricol. Son niveau est encore plus bas que celui du parvis dallé de l'église du Crucifix. ... La rotonde du Calvaire (jadis Saint-Étienne) est bien visible dans sa géométrie rigoureuse : prisme octogonal sur lequel s'élève le corps dodécagonal qui abrite la coupole. Trois côtés de l'octogone donnent sur le parvis herbeux; celui du milieu joue le rôle de façade et contient le portail (la Porte sainte dans la symbolique de Jérusalem) entouré d'une bordure à trois moulures ; au-dessus s'ouvre une fenêtre double. Cette façade est animée par trois arcs aveugles sur consoles de pierre, qui se retrouvent (deux de chaque côté) sur les deux autres faces visibles. Le parement, dans tout le registre inférieur qui comprend les arcs aveugles, est enrichi d'un jeu de couleur par de larges assises en pierre (plus semblables à des bandeaux encastrés qu'à de véritables blocs portants) alternant avec de minces assises de brique. Un grand nombre d'autres pierres encastrées composent un décor géométrique simple et vivant sous les arcs aveugles et dans les écoinçons; on y reconnaît de nombreux fragments de marbres antiques, paléochrétiens ou byzantins, encastrés au hasard mais gardant le même pouvoir évocateur. En particulier, il vaut la peine de remarquer la corniche aux belles volutes de feuillage qui sert de limite d'étage au-dessus des arcs aveugles, et la fausse fenêtre à gauche du portail, composée de cinq paires de plaques de marbre avec de beaux reliefs d'entrelacs. Le décor qui couronne l'octogone sous l'égout du toit se compose d'une frise d'arceaux entrecroisés, surmontée d'une corniche en dents d'engrenage. Plus singulière est la corniche qui couronne la tour à douze pans sous l'égout du toit, dont les arceaux sont en mitre. Le parement de cette tour est fort intéressant car il est fait de briques carrées placées en diagonale comme dans F« opus reticulatum » des Romains. De tout l'ensemble, c'est l'extérieur de la rotonde du Calvaire qui conserve le mieux son aspect d'authentique ancienneté, surtout si on le compare aux deux façades qui la flanquent où l'œuvre des restaurateurs est bien plus apparente. La basilique des saints Vital et Agricol est adjacente à la rotonde du Calvaire, sa façade se greffant à l'une des arêtes de l'octogone, c'est-à-dire dans un plan vertical plus en arrière. La façade apparaît comme une œuvre de totale reconstruction plutôt que de restauration. ... Décrivons brièvement la façade actuelle, pour demeurer un chroniqueur fidèle, tout en ne croyant guère à sa valeur en tant que document d'architecture médiévale. Elle présente une silhouette à rampants interrompus et est divisée en trois par deux paires de contreforts à section triangulaire en forte saillie. Le long des rampants, sous l'égout du toit, court une corniche trop haute, soulignée par des arceaux. Dans le pignon est encastrée une « croix de Malte » en pierre, sans style ; au-dessous s'ouvre une petite fenêtre double. Il existe un unique portail central, tandis que dans chacun des panneaux latéraux se trouve une fenêtre simple. Dans le flanc Nord, scandé du même type de contreforts triangulaires qu'en façade, s'ouvre un second portail. Les sculptures sont incontestablement les éléments les plus intéressants à l'extérieur de notre basilique : celles des deux portails - pièces authentiques en soi, même si les portails paraissent avoir été remontés de façon assez arbitraire - et une plaque encastrée au centre de la façade entre le portail et la fenêtre double. La plaque représente un Christ bénissant qui tient une croix processionnelle, flanquée des deux protomartyrs bolonais, comme le précisent leurs noms gravés : s. vitalis et s. agricola. Sur le portail de façade, notons une archivolte sculptée de rinceaux insérée à l'intérieur d'une baie plus large (dont on a dû rétrécir l'ouverture) et deux chapiteaux figuratifs surmontés d'un tailloir de feuillage. Les figures représentent, de gauche à droite : un génie nu qui chevauche un dragon à deux têtes; la Visitation; un ensemble de douze petites têtes groupées trois par trois les unes au-dessus des autres (les Saints Innocents du massacre d'Hérode ?); un griffon monté en croupe sur un autre animal plus petit. Sur le portail latéral, nous trouvons une autre paire de chapiteaux de type et de formes semblables (prisme plus cylindrique) sculptés pour coiffer des piédroits rectangulaires flanqués d'une colonnette sur le côté interne. Les figures, toujours vues de gauche à droite, sont : un lion dressé sur ses pieds qui pose la patte sur l'épaule d'une femme; on ne sait s'il s'agit d'une agression ou s'il lui parle à l'oreille. La femme s'appuie sur les branches d'un arbre ; à ses pieds est posée une tête humaine. Vient ensuite un personnage, les bras croisés, qui est, dirait-on, un clerc en prière, mais on peut sans doute l'interpréter comme la Vierge de l'Annonciation, étant donné que, sur le chapiteau opposé, on voit un ange, peut-être Gabriel. Puis apparaissent une sirène à double queue et un oiseau aux ailes repliées. Sous la partie cylindrique de l'un et l'autre chapiteaux sont insérés deux petits chapiteaux de feuillage de type byzantin, probablement hors de leur place. Toutes ces sculptures sont de facture grossière et d'un style barbare, les plis raides et les visages inexpressifs. Elles sont cependant intéressantes en raison de l'interprétation que l'on peut donner des thèmes représentés ; ce sont, de toute façon, des œuvres attribuables à la reconstruction romane de la basilique vers la fin du XIe siècle. ...
Eglise du Crucifix
L'église par laquelle on commence est chronologiquement la plus tardive des trois, ... Elle portait à l'origine le nom de Saint-Jean-Baptiste puis celui de la Madeleine, puis celui du Crucifix, selon les exigences changeantes de la nouvelle Jérusalem. L'intérieur se compose de trois parties distinctes -nef, crypte, sanctuaire - comptées comme trois églises à des fins de dévotion pour arriver au nombre sacré de sept.
La nef, que l'on préférerait appeler une salle, est un grand espace rectangulaire couvert d'une charpente apparente; sur les murs blanchis à la chaux se profilent de hauts pilastres en maçonnerie qui reçoivent les arcs aveugles. Le tout est manifestement dû à la restauration, ou mieux à la reconstruction, et nous devons donc considérer comme authentiques les seules maçonneries externes et les dimensions. Cette salle sert comme de parterre à l'ensemble crypte-sanctuaire qui s'ouvre à la façon d'une scène de théâtre au-delà d'une arcature sur le mur du fond. Au bas de ce mur se trouvent cinq arcades, les deux extrêmes aveugles et les trois autres ouvertes sur l'escalier qui descend à la crypte. Au milieu un large escalier monte au sanctuaire. ... Du sanctuaire, construction entièrement baroque, on vante la luminosité et le caractère grandiose. Revenant à notre domaine, examinons la crypte qui est la partie la plus intéressante. Selon Montorsi, elle fut construite en 1019 par l'abbé Martin pour servir de nouveau sanctuaire aux reliques des protomartyrs, transférées de la basilique primitive dédiée maintenant à saint Isidore. Elle a un plan à peu près carré et ses voûtes soutenues par seize supports, quatre rangées de quatre. Les quatre de la première rangée sont des piliers composés qui reçoivent les arcs d'entrée; les douze autres - sauf une - sont de belles colonnes de marbre rouge de Vérone aux chapiteaux intéressants, certains de feuillage, l'un figuré, d'autres cubiques; la dernière rangée vers le fond a des chapiteaux Renaissance de l'ordre dorique. Une singularité difficile à expliquer est la présence en première position à droite de la seconde rangée d'un gros pilier de section quadrilobée, en brique (le « sauf un » signalé plus haut) qui contraste vivement avec les fines colonnes. Une fois revenus dans la nef-salle, une porte dans le mur de gauche nous donne accès à l'église du Calvaire.
Eglise du Calvaire
C'est la rotonde jadis dédiée à saint Etienne, appelée aussi du Saint-Sépulcre, c'est-à-dire l'ех-baptistère byzantin; à la place de la vasque baptismale se trouve - décentré cependant un peu vers l'Ouest - le mausolée de saint Pétrone qui tient lieu du sépulcre du Christ dans le symbolisme de la nouvelle Jérusalem. Lorsque l'on compare l'aspect actuel avec les photographies anciennes, on n'a pas envie, cette fois, de blâmer les restaurateurs qui ont supprimé les fresques maniérées du début du XIXe siècle aux murs et à la coupole. Nous savons que celles-ci, par contre, ont causé la perte d'anciennes fresques byzantines; de toute façon, la remise au jour de la maçonnerie nue en brique et la suppression de la clôture Renaissance placée entre les colonnes a restitué à ce noble monument de plan centré une grande partie de sa dignité. Unique note discordante : l'architecture du mausolée, hypertrophique et alourdie par une stupide balustrade à colonnes très rapprochées. L'architecture de la rotonde de Saint-Étienne dans sa forme actuelle est assignable à la seconde moitié du XIIe siècle, fruit d'une reconstruction radicale après le tremblement de terre de 1117. ... La rotonde de Saint-Étienne est faite d'une structure centrale de douze supports situés à égale distance sur une circonférence, recevant autant d'arcs en plein cintre, structure enfermée dans une maçonnerie extérieure octogonale. L'anneau compris entre l'octogone et le cercle est couvert de voûtes d'arêtes toutes de formes et de dimensions fort irrégulières, soit en raison de la nécessité d'adapter le dodécagone à l'octogone, soit du fait de l'irrégularité de l'octogone lui-même. Celle-ci est particulièrement évidente dans l'angle Nord-Est où se vérifie l'éloignement maximum entre le mur extérieur et la structure centrale, et une colonne isolée y est placée pour servir d'appui intermédiaire. ... Au-dessus de l'anneau périphérique se déploie une tribune annulaire qui donne sur l'espace central. Les douze supports sont constitués de sept paires de colonnes accouplées l'une en marbre et l'autre en brique, et de cinq piles rondes ou, si l'on veut, de colonnes plus grosses, toujours en brique. Cette bizarrerie s'explique facilement en admettant que les colonnes en marbre ont été reprises d'une version précédente de la rotonde où le corps central ... reposait sur huit piliers au lieu de douze. Dans la reconstruction après le tremblement de terre, le plan fut agrandi, la hauteur augmentée et l'on ajouta une tribune. Il fut donc nécessaire d'augmenter aussi bien le nombre des supports que leur section. Sept des huit colonnes originelles furent remployées dans la couronne mais la section portante étant devenue insuffisante, celle-ci fut doublée en flanquant chaque colonne d'une autre en brique de même dimension. La huitième colonne est la colonne isolée dite de la Flagellation. Au-dessus des arcs de la couronne s'élève un prisme dont les douze pans sont percés d'autant de fenêtres doubles communiquant avec la tribune, et séparées entre elles par de fines demi-colonnes en brique adossées aux arêtes. Ces demi-colonnes prennent appui sur le bord supérieur des chapiteaux des supports principaux et se terminent dans le haut par leurs propres chapiteaux qui reçoivent une corniche d'arceaux entrecroisés. Au-dessus de cette corniche démarre la coupole où nous suivons parfaitement sur la brique nue le raccordement progressif du dodécagone à la calotte sphérique. Abordons maintenant le mausolée de saint Pétrone, singulière construction en forme de chaire avec un escalier qui monte en s'enroulant autour d'elle sur les côtés; la chaire se termine par une plate-forme entourée d'une balustrade à colonnettes. Trois hauts-reliefs sont encastrés dans la face antérieure divisée par des colonnettes de marbre et surmontée d'un arc trilobé. Dans le bas, un emmarchement octogonal à trois degrés occupe le centre du pavement et à son niveau s'ouvre dans la chaire une petite fenestella d'accès aux reliques du saint. Sur le flanc gauche de la chaire se greffe, à la façon d'une prolongation et à une hauteur moindre, un ambon avec deux hauts-reliefs sur les faces visibles. Cet encombrant monument trouble - par sa masse excessive et son décor surabondant - l'harmonieuse architecture de la rotonde. Les parties sculptées présentent cependant un grand intérêt. Les deux hauts-reliefs de l'ambon portent les symboles des évangélistes : le taureau et l'aigle sur la face antérieure, l'ange et le lion sur la face latérale. Ce sont d'excellentes œuvres en stuc (mais à première vue on les prendrait pour du marbre) de la première moitié du XIIe siècle; d'après Montorsi, leur premier emplacement aurait été dans la basilique Saint-Vital. Les trois reliefs sur le devant de la chaire sont, par contre, des stucs du XIVe siècle qui représentent les Saintes Femmes au tombeau : à gauche les trois Maries, à droite les gardes endormis, au milieu l'ange assis sur le tombeau vide qui annonce la Résurrection. Les chapiteaux des supports principaux sont sobres et sans sculpture; ceux des fenêtres doubles de la tribune et des demi-colonnes d'angle du dodécagone sont plus élaborés et plus élégants. Dans le côté Nord de la rotonde, s'ouvre - à travers un mur d'une épaisseur exceptionnelle (plus de 2 m) - l'accès à la troisième église, c'est-à-dire à la petite basilique Saint-Vital. Remarquons en passant que la forte épaisseur du mur est la somme des deux murs distincts soudés plus tard en un seul.
Basilique des Saints Vital et Agricol
C'est la plus ancienne des trois églises. Comme on l'a dit, elle fut fondée à la fin du IVe siècle par saint Ambroise, ou au siècle suivant par saint Pétrone; elle fut plusieurs fois reconstruite, et ne trouva sa forme définitive qu'à la fin du XIIe siècle, après le tremblement de terre (Porter l'assigne à 1195). On en a déjà vu l'extérieur, où la main des restaurateurs se révèle particulièrement lourde. Par contre, l'intérieur est le mieux conservé de tout l'ensemble monumental, celui où les lignes romanes du XIIe siècle semblent les moins remaniées. La maçonnerie en brique apparente, les pavés du sol, la pierre des colonnes et des arcs révèlent toute leur ancienneté. Les voûtes sont couvertes d'un enduit neutre et discret. De gros cercles de fer semblables à des cicatrices entourent certaines colonnes, fissurées par les tremblements de terre ou par le poids des siècles; et la présence de pièces sculptées remployées, romanes ou byzantines, témoigne des vicissitudes de la basilique primitive. Le mobilier se limite à l'autel et aux sarcophages des saints titulaires, un dans chacune des absidioles. Le plan de la basilique est à trois nefs et trois absides, avec des travées en système alterné (c'est-à-dire d'amplitude double dans la nef centrale) couvertes de voûtes d'arêtes. Les travées sont au nombre de cinq dans les nefs latérales et de trois dans la nef centrale ; les supports sont des paires de piliers composés en brique alternant avec des paires de colonnes en pierre. Les piliers, de section quadrilobée, ont des chapiteaux cubiques en pierre dont la partie arrondie présente une forme spéciale qu'on retrouvera sur les piliers de la cour; les colonnes sont romaines pour la plupart, et les chapiteaux se révèlent aussi de remploi. Le chapiteau ionique de la dernière colonne de droite avant l'abside est nettement romain. D'autres fragments de marbres romains et byzantins sont utilisés dans les consoles des nefs latérales, dans les impostes de l'entrée de l'abside centrale et parfois ailleurs encore. ...
Cour de Pilate
Après être rentrés dans la rotonde, on sort par le côté Est dans le petit cloître dit cour de Pilate. Celui-ci occupe une position centrale dans l'ensemble monumental, étant adjacent au moins en partie à chacune des quatre églises et au grand cloître. Il a une forme rectangulaire. Les deux grands côtés sont à portique, les deux autres sont occupés à l'Ouest par la rotonde du Calvaire, sur trois des côtés de son octogone, à l'Est par la façade de l'église de la Trinité. Le sol est empierré. Les portiques sur les deux grands côtés se composent de vastes arcs de pierre en plein cintre retombant sur des piliers en brique de section quadrilobée; les chapiteaux en pierre sont cubiques, avec des lobes saillants et un évidement dans la partie chanfreinée, comme ceux de la basilique Saint-Vital. Dans le bas, les piliers se terminent par une doucine renversée et reposent sur de robustes socles carrés. La maçonnerie en brique au-dessus des arcs est scandée de pilastres en forte saillie qui reçoivent la corniche d'arceaux placée sous l'égout du toit. Les travées du portique sont délimitées par des arcs transversaux et couvertes de voûtes d'arêtes. Tout l'ensemble est bien proportionné et solidement construit dans la meilleure tradition romane (on pense à première vue au quadruple portique de Saint-Ambroise à Milan). Sous les portiques sont encastrées diverses inscriptions lapidaires et pierres tombales et s'ouvrent de nombreuses portes. Du côté Sud, on voit la face latérale surélevée de l'église du Crucifix et d'autres chapelles ; et au-delà surgit le clocher. L'octogone du Calvaire présente du côté de la cour une maçonnerie analogue à celle déjà vue à l'extérieur mais beaucoup plus élaborée, dans le style de Ravenne, semblable à celle de l'abbaye de Pomposa. Le décor se caractérise par des figures géométriques simples et par des oppositions de couleur, grâce à l'emploi judicieux du marbre, du grès et de la brique. Ce décor se présente sous la forme de larges bandes superposées qui, dans le haut, cèdent la place à la brique seule. La bande située sous l'égout du toit est celle que l'on a déjà vue de l'autre côté, corniche d'arceaux entrecroisés (tandis que les arceaux dans le haut des portiques sont simples). Le corps à douze pans ne présente pas non plus de différence sur ce côté par rapport à celui qu'on voit de l'extérieur.
Du côté Est apparaît la façade de l'église de la Trinité (qui, selon Porter, fut pendant un temps un bâtiment ouvert où le portique se prolongeait sur deux autres travées). Cette façade tout entière est une reconstitution de la fin du xixe siècle dans le style byzantin, et l'on doit donc la considérer comme étant en soi une œuvre composite. Par contre, le portail mérite qu'on s'y intéresse; encadré de piédroits et d'une archivolte élégamment sculptés de rinceaux, c'est une œuvre de la fin du xne siècle provenant d'une autre partie de l'ensemble monumental et placée ici par les restaurateurs. ...
Eglise de la Trinité
Cette quatrième église de l'ensemble monumental, jadis appelée de la Sainte-Croix, est, par certains côtés, la plus intéressante, mais elle est aussi la plus défigurée par les reconstructions. Sous son aspect actuel, elle se présente comme une œuvre entièrement moderne, sur laquelle il ne vaut pas la peine de s'attarder; les enduits sont tout récents, les maçonneries nouvelles, les marbres rutilants et les cuivres étincelants. ...
Le grand Cloitre
On peut attribuer à deux époques différentes ce délicieux cloître à portiques et à galeries, comme le montre clairement l'architecture des deux étages. Le portique fut probablement construit à l'époque du grand élan de construction à Saint-Étienne, c'est-à-dire entre 1117 et 1140; la galerie de l'étage supérieur fut ajoutée ultérieurement entre le milieu du xne siècle et les premières décennies du xme. Dans le portique apparaît à l'évidence l'utilisation hâtive d'éléments récupérés, colonnes et portions de colonnes recueillis dans les ruines causées par le tremblement de terre; dans la galerie, on se trouve en face d'une exécution plus soignée, très travaillée, répartie dans le temps. Les quatre côtés du portique sont identiques, formés chacun de cinq grandes arcades closes dans le bas par un muret; celui-ci s'ouvre sous l'arcade centrale de chacun des côtés pour donner accès au petit jardin (aujourd'hui pavé) et au puits. Les supports des arcs aux angles et dans les arcades centrales, sont faits de maçonneries massives en brique sans aucune moulure ; mais une fois sur deux, dans les paires d'arcades, de part et d'autre de l'arcade centrale, la maçonnerie s'interrompt pour laisser la place à des supports en marbre. Ceux-ci (huit en tout) sont constitués sur deux côtés de courts troncs de colonne, sur les deux autres de faisceaux de quatre colonnettes, faites manifestement de sections de colonnes plus longues. On s'est complètement passé de bases et de chapiteaux : les colonnettes prennent appui dans le bas sur le muret, et rejoignent dans le haut le sommier des deux arcs contigus. ... A l'étage supérieur s'ouvre la galerie, qui s'étend uniformément sur les quatre côtés, composée de quatorze arcs par côté retombant sur des colonnettes jumelées d'élégante facture. Les chapiteaux sont eux-mêmes ouvragés et élégants. La plupart sont sculptés de feuillage et de volutes, de style quasi gothique; sur l'un des côtés - à l'Ouest - nous avons par contre des chapiteaux à figures grotesques : hommes accroupis qui tiennent dans leurs mains le haut d'une colonne et entre leurs genoux le haut de l'autre, ou autres inventions analogues, pleines de verve et sculptées avec aisance. ...
(extrait de : Emilie romane ; Sergio Stocchi, Ed. Zodiaque, Coll. La nuit des Temps, 1984, pp. 313-365)
Coordonnées GPS : N44.492208 ; E11.348844
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Ensemble d'églises romanes Santo Stefano ; commune de Bologna, province de Bologne, région d'Emilie-Romagne, Italie
Saint-Étienne qui, à l'époque paléochrétienne, se trouvait hors les murs, est maintenant au plein centre de la ville, à moins de 300 m du carrefour des Torri Pendenti (tours penchées). La rue Santo Stefano est l'une des plus grandes artères urbaines, conduisant à l'angle Sud-Ouest des murailles du xvie siècle; peu après son départ, la rue s'élargit en une place triangulaire sur laquelle donne le monastère ainsi que la façade des trois églises qui lui sont adjointes. La plus marquante est celle du Crucifix, par où l'on accède actuellement à l'ensemble de Saint-Étienne et où commence la visite. ... La façade à deux rampants a des proportions proches du carré; elle est divisée en trois par deux paires de contreforts, deux aux angles, et deux médians adossés au mur. La division en trois est purement décorative et ne correspond pas à une division analogue à l'intérieur, fait d'une seule salle. Le portail a un encadrement en brique et est surmonté d'un pignon. A mi-hauteur s'ouvre une rangée de quatre fenêtres simples à l'arc brisé; plus haut, au milieu, un oculus à la bordure de brique. La corniche sous l'égout du toit est soulignée d'une frise d'arceaux. Sur l'arête de gauche enfin se greffe une chaire cylindrique, petit balcon d'angle arrondi qui frappe la vue dès l'abord, note coquette reconnais sable de loin; elle se développe sur trois quarts de cercle de la façade à la face latérale, et elle est supportée par trois consoles que quatre arcs raccordent entre elles et avec les murs. A l'arrière de l'église, à une distance approximativement égale aux deux tiers de sa longueur, domine une masse volumineuse et bien visible presque deux fois plus haute : c'est le sanctuaire surélevé en 1637, début d'un agrandissement plus étendu qui était destiné à se poursuivre encore, comme le révèle la façade inachevée. Derrière la surélévation, le long du flanc droit (méridional) de la nef, s'élève le clocher roman de section carrée, avec des pilastres d'angle en saillie et une étroite lésène au milieu de chaque face, sans ouverture, sauf celle de l'étage campanaire. Partant de l'angle de gauche de la façade, une clôture délimite l'espace herbeux triangulaire (inaccessible, mais visible) sur lequel donne l'église octogonale et la petite basilique des saints Vital et Agricol. Son niveau est encore plus bas que celui du parvis dallé de l'église du Crucifix. ... La rotonde du Calvaire (jadis Saint-Étienne) est bien visible dans sa géométrie rigoureuse : prisme octogonal sur lequel s'élève le corps dodécagonal qui abrite la coupole. Trois côtés de l'octogone donnent sur le parvis herbeux; celui du milieu joue le rôle de façade et contient le portail (la Porte sainte dans la symbolique de Jérusalem) entouré d'une bordure à trois moulures ; au-dessus s'ouvre une fenêtre double. Cette façade est animée par trois arcs aveugles sur consoles de pierre, qui se retrouvent (deux de chaque côté) sur les deux autres faces visibles. Le parement, dans tout le registre inférieur qui comprend les arcs aveugles, est enrichi d'un jeu de couleur par de larges assises en pierre (plus semblables à des bandeaux encastrés qu'à de véritables blocs portants) alternant avec de minces assises de brique. Un grand nombre d'autres pierres encastrées composent un décor géométrique simple et vivant sous les arcs aveugles et dans les écoinçons; on y reconnaît de nombreux fragments de marbres antiques, paléochrétiens ou byzantins, encastrés au hasard mais gardant le même pouvoir évocateur. En particulier, il vaut la peine de remarquer la corniche aux belles volutes de feuillage qui sert de limite d'étage au-dessus des arcs aveugles, et la fausse fenêtre à gauche du portail, composée de cinq paires de plaques de marbre avec de beaux reliefs d'entrelacs. Le décor qui couronne l'octogone sous l'égout du toit se compose d'une frise d'arceaux entrecroisés, surmontée d'une corniche en dents d'engrenage. Plus singulière est la corniche qui couronne la tour à douze pans sous l'égout du toit, dont les arceaux sont en mitre. Le parement de cette tour est fort intéressant car il est fait de briques carrées placées en diagonale comme dans F« opus reticulatum » des Romains. De tout l'ensemble, c'est l'extérieur de la rotonde du Calvaire qui conserve le mieux son aspect d'authentique ancienneté, surtout si on le compare aux deux façades qui la flanquent où l'œuvre des restaurateurs est bien plus apparente. La basilique des saints Vital et Agricol est adjacente à la rotonde du Calvaire, sa façade se greffant à l'une des arêtes de l'octogone, c'est-à-dire dans un plan vertical plus en arrière. La façade apparaît comme une œuvre de totale reconstruction plutôt que de restauration. ... Décrivons brièvement la façade actuelle, pour demeurer un chroniqueur fidèle, tout en ne croyant guère à sa valeur en tant que document d'architecture médiévale. Elle présente une silhouette à rampants interrompus et est divisée en trois par deux paires de contreforts à section triangulaire en forte saillie. Le long des rampants, sous l'égout du toit, court une corniche trop haute, soulignée par des arceaux. Dans le pignon est encastrée une « croix de Malte » en pierre, sans style ; au-dessous s'ouvre une petite fenêtre double. Il existe un unique portail central, tandis que dans chacun des panneaux latéraux se trouve une fenêtre simple. Dans le flanc Nord, scandé du même type de contreforts triangulaires qu'en façade, s'ouvre un second portail. Les sculptures sont incontestablement les éléments les plus intéressants à l'extérieur de notre basilique : celles des deux portails - pièces authentiques en soi, même si les portails paraissent avoir été remontés de façon assez arbitraire - et une plaque encastrée au centre de la façade entre le portail et la fenêtre double. La plaque représente un Christ bénissant qui tient une croix processionnelle, flanquée des deux protomartyrs bolonais, comme le précisent leurs noms gravés : s. vitalis et s. agricola. Sur le portail de façade, notons une archivolte sculptée de rinceaux insérée à l'intérieur d'une baie plus large (dont on a dû rétrécir l'ouverture) et deux chapiteaux figuratifs surmontés d'un tailloir de feuillage. Les figures représentent, de gauche à droite : un génie nu qui chevauche un dragon à deux têtes; la Visitation; un ensemble de douze petites têtes groupées trois par trois les unes au-dessus des autres (les Saints Innocents du massacre d'Hérode ?); un griffon monté en croupe sur un autre animal plus petit. Sur le portail latéral, nous trouvons une autre paire de chapiteaux de type et de formes semblables (prisme plus cylindrique) sculptés pour coiffer des piédroits rectangulaires flanqués d'une colonnette sur le côté interne. Les figures, toujours vues de gauche à droite, sont : un lion dressé sur ses pieds qui pose la patte sur l'épaule d'une femme; on ne sait s'il s'agit d'une agression ou s'il lui parle à l'oreille. La femme s'appuie sur les branches d'un arbre ; à ses pieds est posée une tête humaine. Vient ensuite un personnage, les bras croisés, qui est, dirait-on, un clerc en prière, mais on peut sans doute l'interpréter comme la Vierge de l'Annonciation, étant donné que, sur le chapiteau opposé, on voit un ange, peut-être Gabriel. Puis apparaissent une sirène à double queue et un oiseau aux ailes repliées. Sous la partie cylindrique de l'un et l'autre chapiteaux sont insérés deux petits chapiteaux de feuillage de type byzantin, probablement hors de leur place. Toutes ces sculptures sont de facture grossière et d'un style barbare, les plis raides et les visages inexpressifs. Elles sont cependant intéressantes en raison de l'interprétation que l'on peut donner des thèmes représentés ; ce sont, de toute façon, des œuvres attribuables à la reconstruction romane de la basilique vers la fin du XIe siècle. ...
Eglise du Crucifix
L'église par laquelle on commence est chronologiquement la plus tardive des trois, ... Elle portait à l'origine le nom de Saint-Jean-Baptiste puis celui de la Madeleine, puis celui du Crucifix, selon les exigences changeantes de la nouvelle Jérusalem. L'intérieur se compose de trois parties distinctes -nef, crypte, sanctuaire - comptées comme trois églises à des fins de dévotion pour arriver au nombre sacré de sept.
La nef, que l'on préférerait appeler une salle, est un grand espace rectangulaire couvert d'une charpente apparente; sur les murs blanchis à la chaux se profilent de hauts pilastres en maçonnerie qui reçoivent les arcs aveugles. Le tout est manifestement dû à la restauration, ou mieux à la reconstruction, et nous devons donc considérer comme authentiques les seules maçonneries externes et les dimensions. Cette salle sert comme de parterre à l'ensemble crypte-sanctuaire qui s'ouvre à la façon d'une scène de théâtre au-delà d'une arcature sur le mur du fond. Au bas de ce mur se trouvent cinq arcades, les deux extrêmes aveugles et les trois autres ouvertes sur l'escalier qui descend à la crypte. Au milieu un large escalier monte au sanctuaire. ... Du sanctuaire, construction entièrement baroque, on vante la luminosité et le caractère grandiose. Revenant à notre domaine, examinons la crypte qui est la partie la plus intéressante. Selon Montorsi, elle fut construite en 1019 par l'abbé Martin pour servir de nouveau sanctuaire aux reliques des protomartyrs, transférées de la basilique primitive dédiée maintenant à saint Isidore. Elle a un plan à peu près carré et ses voûtes soutenues par seize supports, quatre rangées de quatre. Les quatre de la première rangée sont des piliers composés qui reçoivent les arcs d'entrée; les douze autres - sauf une - sont de belles colonnes de marbre rouge de Vérone aux chapiteaux intéressants, certains de feuillage, l'un figuré, d'autres cubiques; la dernière rangée vers le fond a des chapiteaux Renaissance de l'ordre dorique. Une singularité difficile à expliquer est la présence en première position à droite de la seconde rangée d'un gros pilier de section quadrilobée, en brique (le « sauf un » signalé plus haut) qui contraste vivement avec les fines colonnes. Une fois revenus dans la nef-salle, une porte dans le mur de gauche nous donne accès à l'église du Calvaire.
Eglise du Calvaire
C'est la rotonde jadis dédiée à saint Etienne, appelée aussi du Saint-Sépulcre, c'est-à-dire l'ех-baptistère byzantin; à la place de la vasque baptismale se trouve - décentré cependant un peu vers l'Ouest - le mausolée de saint Pétrone qui tient lieu du sépulcre du Christ dans le symbolisme de la nouvelle Jérusalem. Lorsque l'on compare l'aspect actuel avec les photographies anciennes, on n'a pas envie, cette fois, de blâmer les restaurateurs qui ont supprimé les fresques maniérées du début du XIXe siècle aux murs et à la coupole. Nous savons que celles-ci, par contre, ont causé la perte d'anciennes fresques byzantines; de toute façon, la remise au jour de la maçonnerie nue en brique et la suppression de la clôture Renaissance placée entre les colonnes a restitué à ce noble monument de plan centré une grande partie de sa dignité. Unique note discordante : l'architecture du mausolée, hypertrophique et alourdie par une stupide balustrade à colonnes très rapprochées. L'architecture de la rotonde de Saint-Étienne dans sa forme actuelle est assignable à la seconde moitié du XIIe siècle, fruit d'une reconstruction radicale après le tremblement de terre de 1117. ... La rotonde de Saint-Étienne est faite d'une structure centrale de douze supports situés à égale distance sur une circonférence, recevant autant d'arcs en plein cintre, structure enfermée dans une maçonnerie extérieure octogonale. L'anneau compris entre l'octogone et le cercle est couvert de voûtes d'arêtes toutes de formes et de dimensions fort irrégulières, soit en raison de la nécessité d'adapter le dodécagone à l'octogone, soit du fait de l'irrégularité de l'octogone lui-même. Celle-ci est particulièrement évidente dans l'angle Nord-Est où se vérifie l'éloignement maximum entre le mur extérieur et la structure centrale, et une colonne isolée y est placée pour servir d'appui intermédiaire. ... Au-dessus de l'anneau périphérique se déploie une tribune annulaire qui donne sur l'espace central. Les douze supports sont constitués de sept paires de colonnes accouplées l'une en marbre et l'autre en brique, et de cinq piles rondes ou, si l'on veut, de colonnes plus grosses, toujours en brique. Cette bizarrerie s'explique facilement en admettant que les colonnes en marbre ont été reprises d'une version précédente de la rotonde où le corps central ... reposait sur huit piliers au lieu de douze. Dans la reconstruction après le tremblement de terre, le plan fut agrandi, la hauteur augmentée et l'on ajouta une tribune. Il fut donc nécessaire d'augmenter aussi bien le nombre des supports que leur section. Sept des huit colonnes originelles furent remployées dans la couronne mais la section portante étant devenue insuffisante, celle-ci fut doublée en flanquant chaque colonne d'une autre en brique de même dimension. La huitième colonne est la colonne isolée dite de la Flagellation. Au-dessus des arcs de la couronne s'élève un prisme dont les douze pans sont percés d'autant de fenêtres doubles communiquant avec la tribune, et séparées entre elles par de fines demi-colonnes en brique adossées aux arêtes. Ces demi-colonnes prennent appui sur le bord supérieur des chapiteaux des supports principaux et se terminent dans le haut par leurs propres chapiteaux qui reçoivent une corniche d'arceaux entrecroisés. Au-dessus de cette corniche démarre la coupole où nous suivons parfaitement sur la brique nue le raccordement progressif du dodécagone à la calotte sphérique. Abordons maintenant le mausolée de saint Pétrone, singulière construction en forme de chaire avec un escalier qui monte en s'enroulant autour d'elle sur les côtés; la chaire se termine par une plate-forme entourée d'une balustrade à colonnettes. Trois hauts-reliefs sont encastrés dans la face antérieure divisée par des colonnettes de marbre et surmontée d'un arc trilobé. Dans le bas, un emmarchement octogonal à trois degrés occupe le centre du pavement et à son niveau s'ouvre dans la chaire une petite fenestella d'accès aux reliques du saint. Sur le flanc gauche de la chaire se greffe, à la façon d'une prolongation et à une hauteur moindre, un ambon avec deux hauts-reliefs sur les faces visibles. Cet encombrant monument trouble - par sa masse excessive et son décor surabondant - l'harmonieuse architecture de la rotonde. Les parties sculptées présentent cependant un grand intérêt. Les deux hauts-reliefs de l'ambon portent les symboles des évangélistes : le taureau et l'aigle sur la face antérieure, l'ange et le lion sur la face latérale. Ce sont d'excellentes œuvres en stuc (mais à première vue on les prendrait pour du marbre) de la première moitié du XIIe siècle; d'après Montorsi, leur premier emplacement aurait été dans la basilique Saint-Vital. Les trois reliefs sur le devant de la chaire sont, par contre, des stucs du XIVe siècle qui représentent les Saintes Femmes au tombeau : à gauche les trois Maries, à droite les gardes endormis, au milieu l'ange assis sur le tombeau vide qui annonce la Résurrection. Les chapiteaux des supports principaux sont sobres et sans sculpture; ceux des fenêtres doubles de la tribune et des demi-colonnes d'angle du dodécagone sont plus élaborés et plus élégants. Dans le côté Nord de la rotonde, s'ouvre - à travers un mur d'une épaisseur exceptionnelle (plus de 2 m) - l'accès à la troisième église, c'est-à-dire à la petite basilique Saint-Vital. Remarquons en passant que la forte épaisseur du mur est la somme des deux murs distincts soudés plus tard en un seul.
Basilique des Saints Vital et Agricol
C'est la plus ancienne des trois églises. Comme on l'a dit, elle fut fondée à la fin du IVe siècle par saint Ambroise, ou au siècle suivant par saint Pétrone; elle fut plusieurs fois reconstruite, et ne trouva sa forme définitive qu'à la fin du XIIe siècle, après le tremblement de terre (Porter l'assigne à 1195). On en a déjà vu l'extérieur, où la main des restaurateurs se révèle particulièrement lourde. Par contre, l'intérieur est le mieux conservé de tout l'ensemble monumental, celui où les lignes romanes du XIIe siècle semblent les moins remaniées. La maçonnerie en brique apparente, les pavés du sol, la pierre des colonnes et des arcs révèlent toute leur ancienneté. Les voûtes sont couvertes d'un enduit neutre et discret. De gros cercles de fer semblables à des cicatrices entourent certaines colonnes, fissurées par les tremblements de terre ou par le poids des siècles; et la présence de pièces sculptées remployées, romanes ou byzantines, témoigne des vicissitudes de la basilique primitive. Le mobilier se limite à l'autel et aux sarcophages des saints titulaires, un dans chacune des absidioles. Le plan de la basilique est à trois nefs et trois absides, avec des travées en système alterné (c'est-à-dire d'amplitude double dans la nef centrale) couvertes de voûtes d'arêtes. Les travées sont au nombre de cinq dans les nefs latérales et de trois dans la nef centrale ; les supports sont des paires de piliers composés en brique alternant avec des paires de colonnes en pierre. Les piliers, de section quadrilobée, ont des chapiteaux cubiques en pierre dont la partie arrondie présente une forme spéciale qu'on retrouvera sur les piliers de la cour; les colonnes sont romaines pour la plupart, et les chapiteaux se révèlent aussi de remploi. Le chapiteau ionique de la dernière colonne de droite avant l'abside est nettement romain. D'autres fragments de marbres romains et byzantins sont utilisés dans les consoles des nefs latérales, dans les impostes de l'entrée de l'abside centrale et parfois ailleurs encore. ...
Cour de Pilate
Après être rentrés dans la rotonde, on sort par le côté Est dans le petit cloître dit cour de Pilate. Celui-ci occupe une position centrale dans l'ensemble monumental, étant adjacent au moins en partie à chacune des quatre églises et au grand cloître. Il a une forme rectangulaire. Les deux grands côtés sont à portique, les deux autres sont occupés à l'Ouest par la rotonde du Calvaire, sur trois des côtés de son octogone, à l'Est par la façade de l'église de la Trinité. Le sol est empierré. Les portiques sur les deux grands côtés se composent de vastes arcs de pierre en plein cintre retombant sur des piliers en brique de section quadrilobée; les chapiteaux en pierre sont cubiques, avec des lobes saillants et un évidement dans la partie chanfreinée, comme ceux de la basilique Saint-Vital. Dans le bas, les piliers se terminent par une doucine renversée et reposent sur de robustes socles carrés. La maçonnerie en brique au-dessus des arcs est scandée de pilastres en forte saillie qui reçoivent la corniche d'arceaux placée sous l'égout du toit. Les travées du portique sont délimitées par des arcs transversaux et couvertes de voûtes d'arêtes. Tout l'ensemble est bien proportionné et solidement construit dans la meilleure tradition romane (on pense à première vue au quadruple portique de Saint-Ambroise à Milan). Sous les portiques sont encastrées diverses inscriptions lapidaires et pierres tombales et s'ouvrent de nombreuses portes. Du côté Sud, on voit la face latérale surélevée de l'église du Crucifix et d'autres chapelles ; et au-delà surgit le clocher. L'octogone du Calvaire présente du côté de la cour une maçonnerie analogue à celle déjà vue à l'extérieur mais beaucoup plus élaborée, dans le style de Ravenne, semblable à celle de l'abbaye de Pomposa. Le décor se caractérise par des figures géométriques simples et par des oppositions de couleur, grâce à l'emploi judicieux du marbre, du grès et de la brique. Ce décor se présente sous la forme de larges bandes superposées qui, dans le haut, cèdent la place à la brique seule. La bande située sous l'égout du toit est celle que l'on a déjà vue de l'autre côté, corniche d'arceaux entrecroisés (tandis que les arceaux dans le haut des portiques sont simples). Le corps à douze pans ne présente pas non plus de différence sur ce côté par rapport à celui qu'on voit de l'extérieur.
Du côté Est apparaît la façade de l'église de la Trinité (qui, selon Porter, fut pendant un temps un bâtiment ouvert où le portique se prolongeait sur deux autres travées). Cette façade tout entière est une reconstitution de la fin du xixe siècle dans le style byzantin, et l'on doit donc la considérer comme étant en soi une œuvre composite. Par contre, le portail mérite qu'on s'y intéresse; encadré de piédroits et d'une archivolte élégamment sculptés de rinceaux, c'est une œuvre de la fin du xne siècle provenant d'une autre partie de l'ensemble monumental et placée ici par les restaurateurs. ...
Eglise de la Trinité
Cette quatrième église de l'ensemble monumental, jadis appelée de la Sainte-Croix, est, par certains côtés, la plus intéressante, mais elle est aussi la plus défigurée par les reconstructions. Sous son aspect actuel, elle se présente comme une œuvre entièrement moderne, sur laquelle il ne vaut pas la peine de s'attarder; les enduits sont tout récents, les maçonneries nouvelles, les marbres rutilants et les cuivres étincelants. ...
Le grand Cloitre
On peut attribuer à deux époques différentes ce délicieux cloître à portiques et à galeries, comme le montre clairement l'architecture des deux étages. Le portique fut probablement construit à l'époque du grand élan de construction à Saint-Étienne, c'est-à-dire entre 1117 et 1140; la galerie de l'étage supérieur fut ajoutée ultérieurement entre le milieu du xne siècle et les premières décennies du xme. Dans le portique apparaît à l'évidence l'utilisation hâtive d'éléments récupérés, colonnes et portions de colonnes recueillis dans les ruines causées par le tremblement de terre; dans la galerie, on se trouve en face d'une exécution plus soignée, très travaillée, répartie dans le temps. Les quatre côtés du portique sont identiques, formés chacun de cinq grandes arcades closes dans le bas par un muret; celui-ci s'ouvre sous l'arcade centrale de chacun des côtés pour donner accès au petit jardin (aujourd'hui pavé) et au puits. Les supports des arcs aux angles et dans les arcades centrales, sont faits de maçonneries massives en brique sans aucune moulure ; mais une fois sur deux, dans les paires d'arcades, de part et d'autre de l'arcade centrale, la maçonnerie s'interrompt pour laisser la place à des supports en marbre. Ceux-ci (huit en tout) sont constitués sur deux côtés de courts troncs de colonne, sur les deux autres de faisceaux de quatre colonnettes, faites manifestement de sections de colonnes plus longues. On s'est complètement passé de bases et de chapiteaux : les colonnettes prennent appui dans le bas sur le muret, et rejoignent dans le haut le sommier des deux arcs contigus. ... A l'étage supérieur s'ouvre la galerie, qui s'étend uniformément sur les quatre côtés, composée de quatorze arcs par côté retombant sur des colonnettes jumelées d'élégante facture. Les chapiteaux sont eux-mêmes ouvragés et élégants. La plupart sont sculptés de feuillage et de volutes, de style quasi gothique; sur l'un des côtés - à l'Ouest - nous avons par contre des chapiteaux à figures grotesques : hommes accroupis qui tiennent dans leurs mains le haut d'une colonne et entre leurs genoux le haut de l'autre, ou autres inventions analogues, pleines de verve et sculptées avec aisance. ...
(extrait de : Emilie romane ; Sergio Stocchi, Ed. Zodiaque, Coll. La nuit des Temps, 1984, pp. 313-365)
Coordonnées GPS : N44.492208 ; E11.348844
Photos anciennes de famille
Toutes ces anciennes photos ont été prises avec cet appareil formant 3.5X4.7 inch.
L’appareil est encore en fonction, les deux tiges qui soutiennent l’objectif ont la fonction de le faire coulissé et le décentré par rapport au négatif pour évité les lignes de fuite dans les photos.
New Objectivity Images.
La Conscience Décentrée ou l'Esprit Quantique.
La réalité observée change avec la fréquence vibratoire émise, plus cette fréquence augmente, plus la réalité observée devient complexe et subtile. C’est exactement ce que nous vivons tous.
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Eglise romane Saint-Pierre-de-la-Tour ; commune d'Aulnay, Charente-Maritime 17, Poitou-Charentes, France
Plan et structure intérieure
Nef de cinq travées carrées, flanquée de collatéraux, transept fortement saillant sur chaque croisillon duquel s'ouvre, à l'Est, une absidiole en hémicycle que précède une courte partie droite et chœur d'une travée, profonde et close par une abside semi-circulaire un peu plus étroite. La nef, couverte d'un berceau brisé sur doubleaux simples, dont un fort cordon horizontal souligne les naissances, ne reçoit selon la tradition poitevine son éclairage que des collatéraux voûtés de même, qui ne lui assurent qu'une contre-butée imparfaite, et marquée par un assez fort dévers. Les supports sont des piles de section quadrilobée, relativement basses, qui reçoivent les grandes arcades doublées et larges ; les arcs-doubleaux de la nef et des bas-côtés retombent, eux, sur des demi-colonnes jumelles qui, sous un unique tailloir, prennent à leur tour appui sur les têtes des chapiteaux couronnant uniformément les piles quadrifoliées, à la hauteur des sommiers des arcades; ce sont des demi-colonnes de même type, mais montant de fond, qui supportent dans les murs goutterots les arcs-doubleaux des bas-côtés. Fenêtres en plein cintre percées dans chaque travée collatérale, au Nord comme au Sud.
Une coupole hémisphérique, nervée de huit branches toriques divergeant d'un oculus sommital, coiffe la croisée du transept; un bandeau ouvragé de deux rangs de demi-disques opposés en ceint la base, rappelant le motif identique qui, dans la nef, décore les bases des piles. Par l'intermédiaire de quatre pendentifs courbes, arrêtés à leurs pointes inférieures sur les petites figures sculptées des quatre symboles évangéliques, elle repose sur quatre arcades en tiers-point, doublées, que supportent des piles complexes, constituées de quatre demi-colonnes principales entre lesquelles sont insérées des colonnettes plus petites : chaque membre reçoit ainsi, logiquement, le rouleau correspondant des arcs, doubleaux et grandes arcades, et l'ensemble engendre un rétrécissement de la perspective de la nef, auquel répondent, dans les bas-côtés, les arcades de communication avec les croisillons; celles-ci sont basses, de sorte qu'un haut mur nu de raccord s'interpose entre elles et la section des voûtes collatérales. Cet artifice, combiné à la hauteur de la coupole, accuse l'autonomie du vaisseau transversal, voûté, sur ses croisillons de berceaux en tiers-point soulignés de bandeaux, et dont le mur de fond méridional, à la différence de celui du Nord, est ajouré d'un oculus circulaire, recoupé d'un remplage cruciforme.
Les absidioles, dont de courts berceaux en tiers-point couvrent les parties droites, sont quant à elles voûtées de culs-de-four un peu plus étroits, des colonnettes d'angle s'insérant dans les redents de leur arc d'entrée; les tailloirs de celles-ci, ornés de damiers, soulignent tout le pourtour inférieur des voûtes et se profilent, latéralement, jusqu'à la butée des piles de la croisée. Le chœur et l'abside principale ont été volontairement construits selon un parti de dépouillement total, d'une nudité sévère. Un berceau brisé couvre le chœur, et l'abside moins large est voûtée d'un cul-de-four de même profil. Unique agrément de la structure, deux colonnes retraitées se logent, de chaque côté, dans les redents de l'arc triomphal à double ressaut. Un léger bandeau court à la base des voûtes, mais les hautes fenêtres en plein cintre, aux appuis très pentus sur lesquels ruisselle la lumière du matin, sont d'une simplicité linéaire absolue.
Chapiteaux
Dans la nef et les bas-côtés, de belles corbeilles de feuillages plantureux, et des répertoires d'oiseaux affrontés, d'animaux fabuleux, de chimères, de disputes, de masques caricaturaux communs à la sculpture ornementale du Poitou et de la Saintonge; quelques-unes seulement, signe peut-être d'une construction hâtive, ne sont qu'épannelées, ou à peine dégrossies, avec, ici ou là, telle figure taillée à coups de serpe, et qui semble inachevée. Mais, sur un chapiteau du bas-côté méridional proche du transept apparaît, voisinant avec des aigles qui, les cols croisés en x, picorent des feuilles frisées, le motif insolite d'éléphants affrontés, au rendu magnifique. Les plus beaux morceaux sont au transept ou à ses approches : en face des éléphants, soit sur la pile Sud-Ouest, le sacrifice d'Abel agenouillé, que Caïn s'apprête à tuer d'un coup de masse; à la croisée, sur la pile Sud-Est, la scène bizarre et morbide d'une file d'hommes à genoux sur l'astragale, et engoulés par des fauves affreux, tigres ou lions; au Nord-Ouest, la Tentation d'Adam et d'Eve, un centaure au lion (Samson ?), et, lui faisant suite sur l'une des grosses colonnes de la même pile (à la retombée occidentale de l'arcade Nord), l'anecdote édifiante pour l'orgueil masculin de Dalila coupant la chevelure de Samson endormi, dont par surcroît de précaution, une suivante au beau visage s'affaire à lier les mains d'une grosse tresse. A la base du tailloir court l'inscription prétendument explicative : samsonem vincit coma, v(i)nc(tu)s crine moratur, dont l'amphigouri peut se traduire ainsi : « La chevelure vainc (la force de) Samson; il gît lié par les crins ».
Extérieur. Chevet et clocher
Le chevet, à commencer par lui, n'est, dans la simplicité de son plan, que rondeurs grasses et fermes. Les absidioles, dont le pourtour, creusé d'une baie étroite sans décor ni ébrasement, est soutenu par de minces contreforts-colonnes venant porter sur leur tête le gracieux feston des corniches à modillons sculptés, s'effacent devant l'ampleur, la dimension, le traitement somptueux de l'abside principale. Celle-ci jaillit littéralement du faisceau de colonnes retraitées qui, à la façon des tuyaux de montre d'un grand orgue, coffrent chaque extrémité. Deux autres massifs - un gros fût entre deux plus petits - épaulent l'hémicycle; les colonnettes latérales en reçoivent la triple arcade de décharge moulurée qui enveloppe les fenêtres, et dont le motif, inlassablement répété, se développera ensuite sur la totalité du périmètre de l'église. Sous l'appui des baies court un bandeau richement sculpté; les voussures d'encadrement, ornées de pointes de diamant, reposent sur des colonnettes dont les chapiteaux sont sculptés de tout un bestiaire mythologique contre lequel des chasseurs s'acharnent. Les montants de la fenêtre axiale sont en outre décorés, en relief léger et fluide, de rinceaux de lianes dans lesquelles des hommes passent. La hauteur du clocher carré de croisée, accosté au Sud-Est d'une tourelle d'escalier octogonale, adjointe après coup, double cette élévation de ses trois étages composites : soubassement creusé, sur chaque face, de trois arcatures aveugles en cintre légèrement brisé; haut étage moyen, aux fenêtres longues et étroites insérées entre des colonnes; couronnement gothique, un peu étriqué. La perspective latérale, que sa masse rompt à peine, est une merveille d'agencement rationnel. Entre le fronton de façade et le pignon secondaire interposé entre la travée de chœur et l'abside, la ligne faîtière du toit de la nef, puis de cette travée, glisse d'une extrémité à l'autre à la même hauteur, et l'écrasement de pente de la toiture de la nef porte pareillement au même niveau, d'un bout à l'autre, et abside y comprise, la ligne guillochée des corniches, sous-tendue par le rythme insistant des arcs de décharge que séparent des contreforts-colonnes, et à l'intérieur desquels les fenêtres sont curieusement décentrées de l'Est à l'Ouest.
Frontispice méridional
Tandis que le pignon septentrional du transept, ajouré seulement d'une fenêtre en plein cintre, demeure d'une totale nudité, son symétrique du Midi, sous lequel défile la grande route, est conçu comme un front de façade véritable, accrochant et retenant la lumière dans les creux de ses voussures ciselées, modèles de composition organique et diversifiée. Il s'inscrit à l'intérieur d'un vaste arc de décharge en cintre brisé, très légèrement écrasé, reçu à l'une et l'autre extrémité sur des contreforts-colonnes en faisceaux. A mi-hauteur, une corniche horizontale, soutenue par des modillons abondamment sculptés de masques, de sujets humains, d'animaux, délimite deux niveaux bien tranchés. L'étage supérieur est creusé d'une arcature médiane à triple voussure en cintre brisé, encadrant l'oculus, et flanquée de deux arcs plus petits, laissés, eux, en plein cintre. Les chapiteaux sont sculptés en reliefs profonds, forés de trous d'ombre comme les tailloirs et la voussure interne de l'arcade principale; celle-ci s'orne sur sa tranche antérieure d'une guirlande florale très proche de l'art islamique, cependant que, sur la voussure médiane, se superposent dans le sens de la courbe quatre vertus guerrières de style figé, abritées par de grands boucliers oblongs qui leur masquent le corps.
Au rez-de-chaussée, le portail en plein cintre, un des sommets de la sculpture ornementale du Haut-Poitou, déploie à l'aise sa quadruple voussure portée, de chaque côté, sur trois colonnes : l'une lisse, la deuxième striée de zigzags, la troisième, a l'extérieur, torsadée. Un unique bandeau, sculpté, à gauche, de quadrupèdes qui se poursuivent en une course folle, à droite de rinceaux à bonshommes passant, sert à la fois de corbeau à la voussure interne, de tailloir aux chapiteaux, de cordon horizontal profilé sur la largeur du pignon. L'ornement des voussures dissimule sous sa verve « fantastique » une composition iconographique d'une extraordinaire maîtrise et sûreté. Sous un larmier sculpté, par exception, d'animaux disposés le long de la circonférence, tous les sujets s'y pressent en rangs serrés selon les axes rayonnants, à raison d'un par claveau, et ce sont bien les rayons d'une roue mobile que leur concentration suggère, illusion renforcée encore par l'artifice des arêtes laissées volontairement vives, sans aucune recherche d'amortissement.
Un invraisemblable bestiaire, associant les animaux fabuleux aux réels et marqué, parfois, d'une impertinente ironie (tel ce mouton drapé dans une chasuble ecclésiastique, et qui lit, mains jointes, le rouleau qu'un autre lui présente !), occupe la voussure externe. A la médiane, les Vieillards de l'Apocalypse tenant coupes - ou plutôt des sortes de carafes - et cithares sont mêlés à d'autres pareillement couronnés, mais auxquels semble manquer l'attribut musical : en tout, non moins de 31 personnages, auxquels font suite, sur la troisième voussure, 24 saints auréolés, certains tenant les mêmes aiguières, d'autres croisant les jambes en x à la façon languedocienne. Des bonshommes pittoresques, main levée, se cachent dans la tranche horizontale, mal visible, de chacun des arcs. La voussure interne, enfin, est ornée de rinceaux plats, avec animaux fabuleux passant, qui sont presque certainement de la même main que les montants de la baie d'axe de l'abside.
Frontispice de la façade
Le frontispice occidental n'est pas de moindre venue, mais de ton et de facture tout différents, et d'une autre gravité encore. A travers les cyprès du cimetière, brandis devant lui comme des hallebardes, il laisse voir qu'entre les deux lanternons cylindriques d'angle, tout le pignon a dû être refait, et fort appauvri à l'époque gothique, la façade épaulée par de disgracieux contreforts, qui écrasent de leur masse le portail et les arcades sculptés. Le programme iconographique y a même convié, par une exception très significative, l'espace des tympans latéraux sous arcature, que le Poitou laisse le plus généralement nus. Ils ont reçu, à droite le Christ en gloire entouré de deux saints, à gauche la crucifixion de l'apôtre Pierre, patron de l'église. Les décors des trois voussures d'encadrement, qui enserrent d'un épais corset les deux scènes figurées comme pour les isoler de toute souillure, sont presque uniquement ornementaux; profus, ils laissent intacte, sous la virtuosité de leur taille en réserve, la découpe orthogonale de chaque claveau et son arête vive. Et, dans une alternance mystérieuse, ils abandonnent à la voussure du portail principal, vide de tympan, la fonction de parachever leur catéchèse. La figure clé de l'Agneau trône, non pas au faîte de la composition, mais à la clé de la voussure la plus profonde, juste au-dessus de la zone d'ombre de la porte. Cependant, on constate que la Sainte Vierge manque à la série d'Aulnay, et cette absence constitue sans doute l'indice d'une chronologie un peu plus reculée, que confirme la stylistique toute romane encore en ses groupements, ses équilibres de masses, sa fougue ardente, ses graphismes d'enluminure : pour tout dire, sa force.
Le larmier n'est qu'un rang de feuillages. Travaux des mois et signes du Zodiaque, petits sujets disposés transversalement à la circonférence, se partagent la voussure externe. Vers l'Époux montent à la deuxième, dans une irresistible ascension, les cinq vierges sages et leurs pauvres soeurs imprévoyantes, qui, elles, vont trouver porte close. A la troisième, six Vertus armées foulent aux pieds les vices antithétiques dont elles ont triomphé; des inscriptions alternées les accompagnent, plus explicites en leur opposition que tout commentaire : humilitas (Humilité), superbia (Orgueil), castitas (Chasteté), luxuria (Luxure), paciencia (Patience), ira (Colère), largitas (Générosité), avaricia (Avarice), fides (Foi), idolatria (Idolâtrie), Concordia (Concorde), discordia (Discorde).
(extrait de : "Haut-Poitou roman" ; Raymond Oursel ; Coll. Nuit des Temps, Ed. du Zodiaque, pp. 305-351)
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La Conscience Décentrée ou l'Esprit Quantique.
La réalité observée change avec la fréquence vibratoire émise, plus cette fréquence augmente, plus la réalité observée devient complexe et subtile. C’est exactement ce que nous vivons tous.
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Exposition Photo "Vive la Banlieue" Regards photographiques sur la ville de Bagneux
« Vive la banlieue », exposition collective de photos de
Serge Barès, Olivier Dumay, Frédéric Taddeï-Ange, Jean-Marc Moser
et de sérigraphies de vues nocturnes de Bagneux de FIL.H.
Du 19 octobre 2012 au 21 décembre 2012
From October 19, 2012 to December 21, 2012
Regards photographiques sur la ville de Bagneux
Serges Barès, Olivier Dumay, Amadou Gaye, Jean-Marc Moser, Nath Oxygène, Robert Rousseau, Frédéric Taddeï Ange, Magüi Trujillo, Nicolas Wilmouth
Du 19 octobre 2012 au 10 mai 2013
From October 19, 2012 to May 10, 2013
MAISON DES ARTS DE BAGNEUX (Bagneux)
15, avenue Albert Petit - 92220 Bagneux
Tél / Phone : 01 46 56 64 36 - Fax : 01 46 56 20 93
mardi14h-20h, mercredi-vendredi 14h-17h
tuesday 2pm-8pm, wednesday-friday 2pm-5pm
E-mail : maison-arts@mairie-bagneux.fr
Web : www.bagneux92.fr
Source:http://www.associationdesgaleries.org/fiche_galerie.aspx?codeid =107
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La Conscience Décentrée ou l'Esprit Quantique.
La réalité observée change avec la fréquence vibratoire émise, plus cette fréquence augmente, plus la réalité observée devient complexe et subtile. C’est exactement ce que nous vivons tous.
Tout est dans le titre.
Fin de semaine.
Besoin d’une pause concrétisée par le livre qui offrira une évasion bienvenue.
Décentré en bas à gauche pour s’ouvrir sur ce grand espace blanc qui laisse place à l’imaginaire, à la respiration.
Sobriété des couleurs pour un moment zen.
Avis bienvenus.
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Défi Compositions décentrées
:copyright: Anne d'Huart
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Eglise romane Santa-Giusta ; commune de Santa-Giusta, province d'Oristano, Sardaigne, Italie
Du haut de l'escalier qui conduit à la butte sur laquelle s'élève l'église, la façade domine l'espace planté d'arbres. Avec un léger redan, partent de la plinthe de larges pilastres d'angle en saillie par rapport aux surfaces lisses, qui s'étendent jusqu'aux lésènes flanquant le portail. Le retrait sensible de ces surfaces est marqué dans le bas par le talus de la plinthe, interrompu par des socles cubiques à la base des colonnes de remploi délimitant la zone médiane de la façade, correspondant plus ou moins à la largeur de la nef, que révèle l'élévation du pignon par rapport aux murs terminaux des nefs latérales.
De ces colonnes, toutes deux de remploi, l'une, celle de droite, est tronquée; l'autre, pourvue d'un astragale, se trouve cependant privée de chapiteau. Du fait qu'elles atteignent en hauteur le niveau des corbeaux adossés aux pilastres d'angle à l'endroit de leur corniche moulurée, on a supposé ... que le système impostes-colonnes avait servi d'appui à une structure en bois, peut-être un petit porche précédant la façade. Si l'hypothèse est juste, il faudrait toutefois songer à un auvent sans support car le bel emmarchement circulaire qui mène à l'entrée, bien que non d'origine, reflète certainement une disposition ancienne. On note en effet un jeu raffiné de ressauts, destiné à établir des correspondances, qui ne peuvent être fortuites, entre les marches concentriques et les redans successifs de la plinthe jusqu'aux socles cubiques des colonnes. En outre, ce type d'escalier d'accès, évidemment imaginé à Santa Giusta pour compenser la différence de niveau entraîné par la haute plinthe, se rencontre non seulement au flanc Nord de cette même église, mais aussi à l'entrée méridionale de Saint-Léonard de Masullas, issu de Santa Giusta, avec dans les deux cas un caractère indiscutablement roman. Du plus haut des demi-cercles concentriques s'élèvent les deux marches précédant le seuil du portail qui a pour piédroits deux pièces de marbre monolithiques de remploi. Bases et chapiteaux (en trachyte sombre pour les premières, en grès doré pour les seconds), paraissent un peu écrasés par rapport aux piédroits larges et lisses ; la hauteur du linteau paraît elle aussi réduite, et il a dû se casser car le voyant claveau du milieu vient d'un remplacement moderne. Aux extrémités opposées du bloc, sont sculptés deux lions qui tiennent des cerfs entre leurs griffes; les félins, par une volonté précise dont le sens nous échappe, ou par un simple hasard, regardent l'un et l'autre vers l'extérieur, de façon inhabituelle. Sur le linteau est posé une corniche rectiligne à cavet, et s'élève, séparé par une seule assise, l'arc de décharge à partir d'impostes moulurées. Le tympan, au renfoncement marqué, dessine donc un cintre surhaussé ; dans un étonnant contraste de couleur s'y trouve incrustée une grande croix de trachyte sombre. Les dépendances de ce portail se révèlent variées et même en un certain sens incohérentes : des bases et des chapiteaux de piédroits analogues se retrouvent en Sardaigne au portail Ouest de Sainte-Marie d'Uta, avec le même mode de taille et le schématisme des feuilles et caulicoles sur les chapiteaux, ici plus richement travaillés; en outre à Uta les bases sont de marbre clair et l'on n'observe pas au portail d'incrustations colorées qui fassent penser, comme en notre église, au goût de la couleur plus spécifiquement toscan. De plus, si le dessin général de l'entrée Ouest de Santa Giusta - par les larges piédroits lisses et par l'arc de décharge rehaussé - peut être considéré comme dépendant de prototypes lucquois, comme aussi par ses proportions élancées de façon caractéristique (San Frediano), la présence des lions semble suggérer des façons de faire typiques du roman de Pistoie (Saint-Jean Fuorcivitas). Assurément ces félins présentent un sens du volume déjà loin du relief en méplat, propre à la sensibilité du haut Moyen Age, se différenciant en ce sens des lions qui tiennent des faons dans leurs griffes, sculptés sur l'un des célèbres chancels de la cathédrale d'Oristano. Toutefois ils apparaissent également distants des procédés stylistiques classicisants que, à Pise, Guillaume empruntait aux sarcophages classiques : il leur manque surtout la schématisation typique des traits du museau, des joues gonflées et les yeux globuleux aux pupilles profondément creusées. Si l'on passe à l'examen détaillé des reliefs, les différences deviennent substantielles, au point de suggérer que le sculpteur des lions de Santa Giusta ait eu une formation, peut-être campanienne, imprégnée de culture islamique. Que l'on considère en premier lieu la fréquence - en Italie méridionale, particulièrement en Campanie et en Sardaigne même - des chancels d'ascendance byzantine qui présentent (aux côtés de l'arbre de vie ou simplement affrontés) des chevaux ailés, des griffons, des lions; dans les œuvres plus tardives, prévalent un robuste sens plastique et la conformité au modèle réel, que l'on peut constater dans les félins de Santa Giusta. A cette synthèse des «manières orientales» (le schéma héraldique) et des «manières occidentales» (le souci naturaliste) se rattachent évidemment des traits de style comme le dimorphisme sexuel (à gauche une lionne, pl. 63, qui porte sur la cuisse une croix en creux, et à droite un lion, aux organes sexuels mis en évidence); la queue passant entre les pattes; la présentation frontale des deux bêtes, à laquelle échappe seulement le mouvement famélique de la lionne qui montre les dents pour les enfoncer dans un cerf. Que l'on observe maintenant la taille des yeux du lion, allongé à la manière arabe (Alhambra de Grenade), qui rappelle la longue série de têtes félines dans le décor sculpté campanien du XIe siècle (cathédrales de Salerne, Aversa, Canosa, Carinola, Santa Agata dei Goti) (cf. Campanie romane, ...). Surtout c'est aux lions du portail de Salerne (cf. Campanie romane) que renvoie le traitement de la crinière en très bas relief, quasi comme une ciselure dans les mèches parcourues de sillons parallèles serrés ; tandis que dans les autres, plates et lisses, on peut retrouver le souvenir des écailles métalliques du dragon Faffner, représenté en même temps que Siegfried sur l'étonnante plaque d'Aversa (cf. Campanie romane). Il ne semble pas improbable que ces modèles campaniens aient transité par le Sud de la Sardaigne, étant donné que, d'une part, les relations entre la Campanie et le royaume de Cagliari sont actives du IXe au XIe siècle, et que, d'autre part, des suggestions venues des Pouilles dans diverses églises du Sud de l'île attestent que les rapports entre l'Italie méridionale et le royaume de Cagliari continuèrent au moins jusqu'à la première moitié du XIIe siècle. C'est par cette voie que pourrait être parvenu jusqu'aux équipes de Santa Giusta le motif oriental de la grande fenêtre triple, éclatante de lumière à l'intérieur, qui - du fait qu'elle s'inscrit dans le grand arc monté sur les lésènes flanquant le portail - garde l'image des fenêtres islamiques (mosquée de Damas) aussi bien que le souvenir des archétypes byzantins, comme Saint-Demetrius de Salonique. On pourrait retrouver de pareilles ascendances, mais de façon plus fugitive, dans la fenêtre triple en façade de Saint-Simplicius à Olbia sans pour autant suggérer nécessairement des rapports entre la construction d'Olbia et Santa Giusta. Dans celle-ci en effet les colonnettes sont des remplois, et non exécutées spécialement pour elle; les bases et les chapiteaux sont romains; les arceaux taillés à angle vif (et non moulurés) sont formés d'un demi-cercle de petits claveaux au nu du parement, les retombées sont marquées de robustes coussinets moulurés tandis que la naissance des écoinçons est sculptée dans des marbres très blancs avec des feuilles d'eau à l'extrémité recourbée. L'arcade qui abrite la fenêtre triple est elle aussi à arête vive; l'éventail des claveaux, au nu du mur, part d'impostes moulurées. Sur ces mêmes impostes prennent appui deux arcs latéraux pris sur l'épaisseur du mur qui s'élève lisse jusqu'à la corniche de base du fronton, terminé par des listels rectilignes et réparti en trois panneaux par de simples lésènes ; dans le panneau médian s'enfonce progressivement un losange en gradins. Aussi bien les lésènes, tout à fait sobres et linéaires, que le losange non bicolore ont été nettement empruntés à l'œuvre de Buschetto à la cathédrale de Pise, respectivement aux demi-pignons et au décor architectural du mur de fond Sud du transept.
Les arcs étroits de part et d'autre de l'arc central prennent appui sur le retour des impostes recevant les arceaux des murs de la nef centrale ; au-dessous, le parement ne comporte pas de pilastres d'angle (qui auraient engendré des panneaux tout petits, excessivement allongés) mais descend, lisse, jusqu'aux murs terminaux des nefs latérales, qui s'achèvent par une corniche rectiligne moulurée derrière laquelle on aperçoit les versants du toit de ces nefs. Le tiers supérieur des pilastres d'angle est en retrait d'un redan jusqu'au retour de la corniche recevant les arceaux le long des flancs. De ces derniers seul est important le côté Nord, car au Sud s'adossent des bâtiments de construction postérieure, mais relativement anciens et pour cette raison épargnés par les restaurations. Tant dans le haut que dans le bas, les arcades se déploient à distance de la corniche terminale moulurée; de robustes lésènes scandent neuf panneaux au rythme de deux arceaux par panneau. Une fois sur deux s'y ouvre une fenêtre simple à double ébrasement; leur jour est réduit à une archère par des plaques engagées dans la maçonnerie. Dans le cinquième panneau se trouve une porte d'accès à la nef latérale; les piédroits sont faits des pierres du parement ; le linteau en bâtière est de trachyte sombre. Ce portail interrompt la ligne du talus qui termine la haute plinthe ; elle est aussi coupée par les socles cubiques qui portent les bases des lésènes, moulurées d'une double scotie. Les robustes chapiteaux semblent par contre tirés de segments de corniche à cavet et quart de cercle; tous les modillons sont à cavet tandis que les arceaux sont moulurés d'une très légère gorge bordée de sillons peu profonds. L'origine toscane d'un tel parti architectural est tout à fait incontestable : des fenêtres de ce genre renvoient à Saint-Pierre-aux-Liens, première fille (1119) de la primatiale pisane; à des bâtiments civils de la même Pise (Torre délia Famé) se réfère le linteau en bâtière qui en a peut-être reçu l'image de Saint-Alexandre de Lucques. Les bases des lésènes rehaussées par des socles, dérivent du prototype de San Piero a Grado (Toscane romane) et se retrouvent en Sardaigne à Saint-Paul de Milis (1140-1150), empruntées au modèle de Santa Giusta. Un détail semblable est présent dans ces archétypes qui vont entraîner la diffusion des formes toscanes dans le Nord de l'île, c'est-à-dire à Saint-Gavinus de Porto Torres (pl. 83 à 86) et à Saint-Simplicius d'Olbia (pl. 143); à l'une et l'autre renvoie le rythme de deux arceaux par panneau, et seulement au premier la moulure particulière de ceux-ci, accompagnée de fines incisions marginales. Une note particulière à Santa Giusta - il ne pourrait en être autrement étant donné la présence exceptionnelle de la crypte - est le rehaussement de la plinthe à partir de la troisième lésène de gauche. De façon analogue à ce qu'on a pu observer en façade, le pilastre d'angle est en saillie par rapport au plan des arcades, sous le retour de l'imposte de celles-ci, qui se continue aussi sur le mur Est du chevet. Ce qu'on y remarque avant tout, c'est la plinthe qui indique la hauteur de la crypte (éclairée par de petites fenêtres simples), obtenue pour une part en creusant dans le sol, et pour l'autre en surélevant le sanctuaire. Cependant l'ensemble du chevet, malgré son élan vers le haut, garde des proportions «classiques», car chacun des éléments respecte les mesures et les règles de composition tirées de l'harmonieuse vision toscane. Le pignon est terminé par un fronton qui, comme en façade, se trouve légèrement surélevé par une assise de pierres intercalée entre les courts pilastres d'angle et la moulure de base continuant celle du haut du mur de la nef centrale. Il est percé d'une ouverture cruciforme, qui constitue le seul point de rattachement possible avec des réalisations sardes élaborées sur le modèle de Sainte-Marie du Royaume à Ardara, substantiellement étrangère pour le reste au style du Maître de Santa Giusta. Sous le fronton, le parement descend dépourvu de tout ornement, privé de pilastres d'angle et marqué seulement sur une très courte longueur par le retour des corniches des arcades supérieures des flancs. Les murs terminaux des nefs latérales s'achèvent par des corniches horizontales; dans les murs sont insérés les claveaux moulurés qui dessinent deux arceaux par panneau. Sur chacun de ces murs on compte deux panneaux séparés par des lésènes surmontés de chapiteaux à tore et scotie. Dans les panneaux intérieurs s'ouvre, décentrée, une fenêtre simple à double ébrasement au cintre mouluré. Les pilastres prennent appui sur des bases et des socles selon une disposition analogue à celle observée au flanc Nord; une solution identique est utilisée pour l'abside où cependant l'adoption de demi-colonnes au lieu de lésènes détermine la présence de bases semi-circulaires également posées sur des socles cubiques. Le demi-cylindre absidal, terminé par une corniche analogue à celles qui marquent le haut de tout l'édifice, reçoit un net élan du jaillissement de l'arcature qui s'élève plus haut que les arceaux latéraux. En outre sa verticalité est accentuée par le rythme très serré des cinq panneaux, chacun de la largeur d'un seul arceau; les trois fenêtres simples (elles aussi dotées d'un cintre mouluré) s'ouvrent très proches les unes des autres et ce dispositif d'élans conjugués se trouve renforcé par l'inhabituelle succession, sur les demi-colonnes, des chapiteaux corinthiens allongés à feuilles d'eau, aux étroits tailloirs en forme de tablette et aux coussinets volumineux en forme de dés. Si nous passons aux antécédents du parti architectural du chevet -eux aussi parfaitement repérables dans un contexte de relations qui fait de Santa Giusta le monument le plus clairement déchiffrable de tous parmi le roman de Sardaigne -, apparaît de nouveau évidente la parenté de formes avec Saint-Gavino de Porto Torres, par le rythme des deux arceaux dans les murs terminaux des nefs latérales que des lésènes divisent en autant de panneaux, et par les panneaux de l'abside, plus élancés mais ne comptant eux aussi qu'un seul arceau; disposition qui dans les deux cas renvoie à des prototypes pisans et qui dans notre église précise le rapport avec la primatiale (mur de fond Sud du transept) : recours à des demi-colonnes à la place des lésènes, adoptées par contre à Saint-Gavino. Surtout ce qui reflète un trait de style exclusivement propre à Buschetto, unique en Sardaigne et rarissime à l'extérieur de l'île, c'est le détail du coussinet cubique surmontant le tailloir en forme de tablette.
A l'intérieur, la lumière - provenant de la fenêtre triple de façade et des trois fenêtres simples de l'abside - se répand largement le long de l'axe des nefs; la partie haute de la nef centrale, couverte d'un plafond en bois aux poutres rapprochées, reçoit un complément de lumière des fenêtres simples, trois de chaque côté en symétrie. Au fait qu'à la nef latérale Sud sont adossées deux chapelles du XVIe-XVIIe siècle et la sacristie du XIXe (la forme des portes résulte de remaniements modernes), seule la nef Nord conserve les valeurs originelles de l'éclairage, diffusé par les fenêtres simples dans un rythme qui enveloppe le renflement des colonnes, évoquant des délicatesses qui, absentes de San Piero a Grado et de Saint-Gavino à Porto Torres, sont au contraire propres à la primatiale pisane. Toutes les petites travées sont couvertes de voûtes d'arêtes dépourvues — comme dans les nefs latérales de la cathédrale de Pise - d'arcs de séparation; les voûtains partent d'impostes dans le mur et viennent se greffer au mur de séparation juste sur les tailloirs en forme de tablette insérés entre le départ des arcs et les chapiteaux des sveltes colonnes de remploi. Celles-ci sont toutes différentes, par le matériau (marbre cipolin, marbre veiné, granit), la couleur et le traitement : la plupart sont lisses, une est cannelée, et une autre parcourue de sillons hélicoïdaux. Toutes reposent sur des bases classiques, rehaussées de socles à tablette, qui font défaut dans le sanctuaire; une base en marbre, très belle, est décorée d'une frise d'oves. Parmi les chapiteaux, presque tous romains, on peut dénombrer des types ioniens, composites (pl. 70), corinthiens à feuille d'acanthe (pl. 71) ou à feuille d'eau.
Cependant dans l'hétérogénéité des matériaux de remploi, on note la constante préoccupation de faire coïncider les proportions des divers éléments, tous soigneusement choisis de façon à ce que le diamètre de la colonne corresponde à celui de la base et à la corbeille du chapiteau. Ce qui signifie non seulement la volonté d'une récupération orientée selon un goût bien précis, tel que goût toscan classicisant de la première moitié du xne siècle, mais aussi la possibilité d'un vaste choix parmi les matériaux romains évidemment très abondants dans les villes côtières voisines de Neapolis (territoire d'Arbus) et Tharros, dans le Sinis; hypothèse de provenance qui semble autorisée par l'emploi fait, pour le parement, du grès chaud et doré des carrières du Sinis. Si les tailloirs en tablette renvoient à des usages toscans (en Sardaigne on les observe à Porto Torres et à Uta), et si l'on peut aussi faire remonter à un remploi typiquement pisan l'ordonnance des matériaux récupérés selon des principes d'harmonie (San Piero a Grado), nous devons cependant relever la présence de chapiteaux exécutés tout exprès, à savoir ceux qui coiffent les deux premières colonnes à gauche de l'entrée, et la seconde à droite de la nef centrale, qui ... «semblent exécutés par un même artisan, sans aucun doute arabe de formation sinon de nationalité » ; opinion qu'il ne paraît pas possible de partager entièrement, car des œuvres semblables, inspirées de l'exubérance ornementale islamique, sont communes en Italie méridionale et à Pise même. Dans la nef centrale, l'arrondi de l'abside - dont l'arc d'entrée, comme à Saint-Gavino de Porto Torres et à San Piero a Grado marque un bref retrait à angle vif - termine l'enfilade des arcs qui prennent tous naissance à la même hauteur (pl. 69). Pour maintenir cette continuité de la perspective, la surélévation du sanctuaire à cause de la crypte a demandé dans les trois dernières travées, des colonnes plus courtes et légèrement plus fines (pl. 68). Comme au revers de la façade, les derniers arcs retombent sur de robustes impostes surmontant les pilastres adossés au mur Est; dans les murs de fond des nefs latérales s'ouvrent des fenêtres simples ébrasées, et à l'intérieur de la sacristie (à laquelle on accède par une porte à droite) on peut voir apparaître une fenêtre simple, originellement à l'extérieur, particulièrement intéressante pour son arc décoré de fleurs de lotus. ... [L]es restaurations récentes (1984) ont éliminé le décor architectural du XIXè siècle, retrouvant une grande plaque de chancel qui porte un motif géométrique de cercles sécants, combinant le "noeud" du haut Moyen Age avec le réseau orthogonal, précieux pour peser la pointe du compas. ... Par contre est fondamentalement étranger à Pise (en dépit des exemples de Saint-Pierre-aux-Liens ou du premier San Michèle in Borgo) l'agencement architectural de la crypte, qui semble ici garder l'image de prototypes lombards, peut-être par l'intermédiaire de Florence. L'espace est divisé en quatre nefs de trois travées chacune, couvertes de voûtes d'arêtes sans arcs de séparation. Les voûtains partent des tailloirs en forme de tablette et des chapiteaux des pilastres adossés aux murs goutteraux. Dans les angles, les arcs d'intersection des voûtes partent d'impostes. Les tailloirs, les chapiteaux et les impostes d'angle sont exécutés en trachyte noir, comme aussi la corniche qui fait le tour de l'arrondi de l'abside couverte d'une voûte à cannelures dont les voûtains partent du tailloir de la colonne alignée avec les trois supports médians, et placée juste à l'aplomb de la clef de l'arc d'entrée de l'abside. Dans une opposition de couleurs, se trouve ainsi marquée, sur tout le périmètre de la crypte, une ligne sombre intermittente, dont la fonction de séparation est confirmée par les impostes en trachyte noir; dans l'espace absidal, la ligne traverse les demi-colonnes qui reçoivent les arcs muraux, déterminant un parti architectural insolite. Malgré la faible hauteur des colonnes, de remploi comme les chapiteaux et les bases (l'une d'elles est faite d'un chapiteau ionique retourné, d'autres sont rehaussées d'un socle), les proportions modulaires des travées et les correspondances très étudiées entre les dimensions des divers éléments confèrent à la crypte ampleur et légèreté sans que paraissent l'alourdir les voûtes d'arêtes en pierre, dans leur agencement régulier.
(extrait de : Sardaigne romane ; Renata Serra, Ed. du Zodiaque, Coll. La Nuit des Temps, 1979, pp. 145-157)
Descriptif de l'édifice en italien (avec coordonnées GPS) : "Carta e Guida alle Chiese Romaniche della Sardegna" ; Sando Mezzolani, Collana NATURA e ARCHEOLOGIA, Alpha Editoriale, 2. éd. 2007
Le feu d'artifice lors de la clôture des Grandes Eaux Nocturnes au château de Versailles
Au premier plan le bassin de Latone.
Photo prise en pose 8/10° s à F 7, objectif 35mm
J'ai décentré l'image afin d'avoir le fond des jardins, et les jets d'eaux du bassin d'apollon (la statue de Latone les aurait cachées). D'autres photographes étaient juste dans l'axe, j'aurais bien essayé mais il était impossible de se déplacer pendant le spectacle vu le nombre impressionnant de spectateurs.
Vive-la-banlieue-affiche.jpg
www.calameo.com/read/00157437803534b7ef1 c5
Exposition Photo "Vive la Banlieue" Regards photographiques sur la ville de Bagneux
« Vive la banlieue », exposition collective de photos de
Serge Barès, Olivier Dumay, Frédéric Taddeï-Ange, Jean-Marc Moser
et de sérigraphies de vues nocturnes de Bagneux de FIL.H.
Du 19 octobre 2012 au 21 décembre 2012
From October 19, 2012 to December 21, 2012
Regards photographiques sur la ville de Bagneux
Serges Barès, Olivier Dumay, Amadou Gaye, Jean-Marc Moser, Nath Oxygène, Robert Rousseau, Frédéric Taddeï Ange, Magüi Trujillo, Nicolas Wilmouth
Du 19 octobre 2012 au 10 mai 2013
From October 19, 2012 to May 10, 2013
MAISON DES ARTS DE BAGNEUX (Bagneux)
15, avenue Albert Petit - 92220 Bagneux
Tél / Phone : 01 46 56 64 36 - Fax : 01 46 56 20 93
mardi14h-20h, mercredi-vendredi 14h-17h
tuesday 2pm-8pm, wednesday-friday 2pm-5pm
E-mail : maison-arts@mairie-bagneux.fr
Web : www.bagneux92.fr
Source:http://www.associationdesgalerie s.org/fiche_galerie.aspx?codeid =107
New Objectivity Images.
La Conscience Décentrée ou l'Esprit Quantique.
La réalité observée change avec la fréquence vibratoire émise, plus cette fréquence augmente, plus la réalité observée devient complexe et subtile. C’est exactement ce que nous vivons tous.
Compact 24x36 rare en France. "Le LK est un appareil à cellule couplée. Une aiguille est visible dans le viseur et sur le dessus, pour ajuster la vitesse et l'ouverture en fonction de la lumière mesurée par le posemètre (au sélénium). Il n'a pas de télémètre, pour cela, il faut passer au LKE, modèle supérieur dans la série. Comme le Contessa LKE, le LK fut en premier lieu proposé avec la griffe porte-accessoire non synchronisée fixée au centre du capot et une double fenêtre chromée en façade. Par la suite, la griffe fut synchronisée et décentrée à main gauche et les deux fenêtres n’en firent plus qu’une seule." (JPHB sur le site "Collection-Appareils")
L'exemplaire présenté n'est donc pas de la première série. Objectif fixe Carl Zeiss Tessar de 50 mm 1:2,8-22, 4 lentilles en 3 groupes, n° 4231792, mise au point sur l'optique à partir de 3,5 m, obturateur central à lamelles métalliques Gauthier (AGC) Prontor 500 LK, 1/15 à 1/500 + retardateur mécanique. Vitesse, ouverture et sensibilité du film se règlent par des bagues autour de l'objectif. Viseur interne, fixe, collimaté, avancement du film et armement simultané de l'obturateur par un levier "quart de tour", déclencheur sur le capot, entouré du compteur de vues. H x l x p : 88 x 116 x 77 mm, 560 g.
Vue du capot : griffe porte accessoire synchronisée, aiguille du posemètre et déclencheur / compteur de vues.
Vide-grenier du 11 mai 2014 à St-Germain-sur-l'Arbresle (Rhône)
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La Conscience Décentrée ou l'Esprit Quantique.
La réalité observée change avec la fréquence vibratoire émise, plus cette fréquence augmente, plus la réalité observée devient complexe et subtile. C’est exactement ce que nous vivons tous.
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Ensemble d'églises romanes Santo Stefano ; commune de Bologna, province de Bologne, région d'Emilie-Romagne, Italie
Saint-Étienne qui, à l'époque paléochrétienne, se trouvait hors les murs, est maintenant au plein centre de la ville, à moins de 300 m du carrefour des Torri Pendenti (tours penchées). La rue Santo Stefano est l'une des plus grandes artères urbaines, conduisant à l'angle Sud-Ouest des murailles du xvie siècle; peu après son départ, la rue s'élargit en une place triangulaire sur laquelle donne le monastère ainsi que la façade des trois églises qui lui sont adjointes. La plus marquante est celle du Crucifix, par où l'on accède actuellement à l'ensemble de Saint-Étienne et où commence la visite. ... La façade à deux rampants a des proportions proches du carré; elle est divisée en trois par deux paires de contreforts, deux aux angles, et deux médians adossés au mur. La division en trois est purement décorative et ne correspond pas à une division analogue à l'intérieur, fait d'une seule salle. Le portail a un encadrement en brique et est surmonté d'un pignon. A mi-hauteur s'ouvre une rangée de quatre fenêtres simples à l'arc brisé; plus haut, au milieu, un oculus à la bordure de brique. La corniche sous l'égout du toit est soulignée d'une frise d'arceaux. Sur l'arête de gauche enfin se greffe une chaire cylindrique, petit balcon d'angle arrondi qui frappe la vue dès l'abord, note coquette reconnais sable de loin; elle se développe sur trois quarts de cercle de la façade à la face latérale, et elle est supportée par trois consoles que quatre arcs raccordent entre elles et avec les murs. A l'arrière de l'église, à une distance approximativement égale aux deux tiers de sa longueur, domine une masse volumineuse et bien visible presque deux fois plus haute : c'est le sanctuaire surélevé en 1637, début d'un agrandissement plus étendu qui était destiné à se poursuivre encore, comme le révèle la façade inachevée. Derrière la surélévation, le long du flanc droit (méridional) de la nef, s'élève le clocher roman de section carrée, avec des pilastres d'angle en saillie et une étroite lésène au milieu de chaque face, sans ouverture, sauf celle de l'étage campanaire. Partant de l'angle de gauche de la façade, une clôture délimite l'espace herbeux triangulaire (inaccessible, mais visible) sur lequel donne l'église octogonale et la petite basilique des saints Vital et Agricol. Son niveau est encore plus bas que celui du parvis dallé de l'église du Crucifix. ... La rotonde du Calvaire (jadis Saint-Étienne) est bien visible dans sa géométrie rigoureuse : prisme octogonal sur lequel s'élève le corps dodécagonal qui abrite la coupole. Trois côtés de l'octogone donnent sur le parvis herbeux; celui du milieu joue le rôle de façade et contient le portail (la Porte sainte dans la symbolique de Jérusalem) entouré d'une bordure à trois moulures ; au-dessus s'ouvre une fenêtre double. Cette façade est animée par trois arcs aveugles sur consoles de pierre, qui se retrouvent (deux de chaque côté) sur les deux autres faces visibles. Le parement, dans tout le registre inférieur qui comprend les arcs aveugles, est enrichi d'un jeu de couleur par de larges assises en pierre (plus semblables à des bandeaux encastrés qu'à de véritables blocs portants) alternant avec de minces assises de brique. Un grand nombre d'autres pierres encastrées composent un décor géométrique simple et vivant sous les arcs aveugles et dans les écoinçons; on y reconnaît de nombreux fragments de marbres antiques, paléochrétiens ou byzantins, encastrés au hasard mais gardant le même pouvoir évocateur. En particulier, il vaut la peine de remarquer la corniche aux belles volutes de feuillage qui sert de limite d'étage au-dessus des arcs aveugles, et la fausse fenêtre à gauche du portail, composée de cinq paires de plaques de marbre avec de beaux reliefs d'entrelacs. Le décor qui couronne l'octogone sous l'égout du toit se compose d'une frise d'arceaux entrecroisés, surmontée d'une corniche en dents d'engrenage. Plus singulière est la corniche qui couronne la tour à douze pans sous l'égout du toit, dont les arceaux sont en mitre. Le parement de cette tour est fort intéressant car il est fait de briques carrées placées en diagonale comme dans F« opus reticulatum » des Romains. De tout l'ensemble, c'est l'extérieur de la rotonde du Calvaire qui conserve le mieux son aspect d'authentique ancienneté, surtout si on le compare aux deux façades qui la flanquent où l'œuvre des restaurateurs est bien plus apparente. La basilique des saints Vital et Agricol est adjacente à la rotonde du Calvaire, sa façade se greffant à l'une des arêtes de l'octogone, c'est-à-dire dans un plan vertical plus en arrière. La façade apparaît comme une œuvre de totale reconstruction plutôt que de restauration. ... Décrivons brièvement la façade actuelle, pour demeurer un chroniqueur fidèle, tout en ne croyant guère à sa valeur en tant que document d'architecture médiévale. Elle présente une silhouette à rampants interrompus et est divisée en trois par deux paires de contreforts à section triangulaire en forte saillie. Le long des rampants, sous l'égout du toit, court une corniche trop haute, soulignée par des arceaux. Dans le pignon est encastrée une « croix de Malte » en pierre, sans style ; au-dessous s'ouvre une petite fenêtre double. Il existe un unique portail central, tandis que dans chacun des panneaux latéraux se trouve une fenêtre simple. Dans le flanc Nord, scandé du même type de contreforts triangulaires qu'en façade, s'ouvre un second portail. Les sculptures sont incontestablement les éléments les plus intéressants à l'extérieur de notre basilique : celles des deux portails - pièces authentiques en soi, même si les portails paraissent avoir été remontés de façon assez arbitraire - et une plaque encastrée au centre de la façade entre le portail et la fenêtre double. La plaque représente un Christ bénissant qui tient une croix processionnelle, flanquée des deux protomartyrs bolonais, comme le précisent leurs noms gravés : s. vitalis et s. agricola. Sur le portail de façade, notons une archivolte sculptée de rinceaux insérée à l'intérieur d'une baie plus large (dont on a dû rétrécir l'ouverture) et deux chapiteaux figuratifs surmontés d'un tailloir de feuillage. Les figures représentent, de gauche à droite : un génie nu qui chevauche un dragon à deux têtes; la Visitation; un ensemble de douze petites têtes groupées trois par trois les unes au-dessus des autres (les Saints Innocents du massacre d'Hérode ?); un griffon monté en croupe sur un autre animal plus petit. Sur le portail latéral, nous trouvons une autre paire de chapiteaux de type et de formes semblables (prisme plus cylindrique) sculptés pour coiffer des piédroits rectangulaires flanqués d'une colonnette sur le côté interne. Les figures, toujours vues de gauche à droite, sont : un lion dressé sur ses pieds qui pose la patte sur l'épaule d'une femme; on ne sait s'il s'agit d'une agression ou s'il lui parle à l'oreille. La femme s'appuie sur les branches d'un arbre ; à ses pieds est posée une tête humaine. Vient ensuite un personnage, les bras croisés, qui est, dirait-on, un clerc en prière, mais on peut sans doute l'interpréter comme la Vierge de l'Annonciation, étant donné que, sur le chapiteau opposé, on voit un ange, peut-être Gabriel. Puis apparaissent une sirène à double queue et un oiseau aux ailes repliées. Sous la partie cylindrique de l'un et l'autre chapiteaux sont insérés deux petits chapiteaux de feuillage de type byzantin, probablement hors de leur place. Toutes ces sculptures sont de facture grossière et d'un style barbare, les plis raides et les visages inexpressifs. Elles sont cependant intéressantes en raison de l'interprétation que l'on peut donner des thèmes représentés ; ce sont, de toute façon, des œuvres attribuables à la reconstruction romane de la basilique vers la fin du XIe siècle. ...
Eglise du Crucifix
L'église par laquelle on commence est chronologiquement la plus tardive des trois, ... Elle portait à l'origine le nom de Saint-Jean-Baptiste puis celui de la Madeleine, puis celui du Crucifix, selon les exigences changeantes de la nouvelle Jérusalem. L'intérieur se compose de trois parties distinctes -nef, crypte, sanctuaire - comptées comme trois églises à des fins de dévotion pour arriver au nombre sacré de sept.
La nef, que l'on préférerait appeler une salle, est un grand espace rectangulaire couvert d'une charpente apparente; sur les murs blanchis à la chaux se profilent de hauts pilastres en maçonnerie qui reçoivent les arcs aveugles. Le tout est manifestement dû à la restauration, ou mieux à la reconstruction, et nous devons donc considérer comme authentiques les seules maçonneries externes et les dimensions. Cette salle sert comme de parterre à l'ensemble crypte-sanctuaire qui s'ouvre à la façon d'une scène de théâtre au-delà d'une arcature sur le mur du fond. Au bas de ce mur se trouvent cinq arcades, les deux extrêmes aveugles et les trois autres ouvertes sur l'escalier qui descend à la crypte. Au milieu un large escalier monte au sanctuaire. ... Du sanctuaire, construction entièrement baroque, on vante la luminosité et le caractère grandiose. Revenant à notre domaine, examinons la crypte qui est la partie la plus intéressante. Selon Montorsi, elle fut construite en 1019 par l'abbé Martin pour servir de nouveau sanctuaire aux reliques des protomartyrs, transférées de la basilique primitive dédiée maintenant à saint Isidore. Elle a un plan à peu près carré et ses voûtes soutenues par seize supports, quatre rangées de quatre. Les quatre de la première rangée sont des piliers composés qui reçoivent les arcs d'entrée; les douze autres - sauf une - sont de belles colonnes de marbre rouge de Vérone aux chapiteaux intéressants, certains de feuillage, l'un figuré, d'autres cubiques; la dernière rangée vers le fond a des chapiteaux Renaissance de l'ordre dorique. Une singularité difficile à expliquer est la présence en première position à droite de la seconde rangée d'un gros pilier de section quadrilobée, en brique (le « sauf un » signalé plus haut) qui contraste vivement avec les fines colonnes. Une fois revenus dans la nef-salle, une porte dans le mur de gauche nous donne accès à l'église du Calvaire.
Eglise du Calvaire
C'est la rotonde jadis dédiée à saint Etienne, appelée aussi du Saint-Sépulcre, c'est-à-dire l'ех-baptistère byzantin; à la place de la vasque baptismale se trouve - décentré cependant un peu vers l'Ouest - le mausolée de saint Pétrone qui tient lieu du sépulcre du Christ dans le symbolisme de la nouvelle Jérusalem. Lorsque l'on compare l'aspect actuel avec les photographies anciennes, on n'a pas envie, cette fois, de blâmer les restaurateurs qui ont supprimé les fresques maniérées du début du XIXe siècle aux murs et à la coupole. Nous savons que celles-ci, par contre, ont causé la perte d'anciennes fresques byzantines; de toute façon, la remise au jour de la maçonnerie nue en brique et la suppression de la clôture Renaissance placée entre les colonnes a restitué à ce noble monument de plan centré une grande partie de sa dignité. Unique note discordante : l'architecture du mausolée, hypertrophique et alourdie par une stupide balustrade à colonnes très rapprochées. L'architecture de la rotonde de Saint-Étienne dans sa forme actuelle est assignable à la seconde moitié du XIIe siècle, fruit d'une reconstruction radicale après le tremblement de terre de 1117. ... La rotonde de Saint-Étienne est faite d'une structure centrale de douze supports situés à égale distance sur une circonférence, recevant autant d'arcs en plein cintre, structure enfermée dans une maçonnerie extérieure octogonale. L'anneau compris entre l'octogone et le cercle est couvert de voûtes d'arêtes toutes de formes et de dimensions fort irrégulières, soit en raison de la nécessité d'adapter le dodécagone à l'octogone, soit du fait de l'irrégularité de l'octogone lui-même. Celle-ci est particulièrement évidente dans l'angle Nord-Est où se vérifie l'éloignement maximum entre le mur extérieur et la structure centrale, et une colonne isolée y est placée pour servir d'appui intermédiaire. ... Au-dessus de l'anneau périphérique se déploie une tribune annulaire qui donne sur l'espace central. Les douze supports sont constitués de sept paires de colonnes accouplées l'une en marbre et l'autre en brique, et de cinq piles rondes ou, si l'on veut, de colonnes plus grosses, toujours en brique. Cette bizarrerie s'explique facilement en admettant que les colonnes en marbre ont été reprises d'une version précédente de la rotonde où le corps central ... reposait sur huit piliers au lieu de douze. Dans la reconstruction après le tremblement de terre, le plan fut agrandi, la hauteur augmentée et l'on ajouta une tribune. Il fut donc nécessaire d'augmenter aussi bien le nombre des supports que leur section. Sept des huit colonnes originelles furent remployées dans la couronne mais la section portante étant devenue insuffisante, celle-ci fut doublée en flanquant chaque colonne d'une autre en brique de même dimension. La huitième colonne est la colonne isolée dite de la Flagellation. Au-dessus des arcs de la couronne s'élève un prisme dont les douze pans sont percés d'autant de fenêtres doubles communiquant avec la tribune, et séparées entre elles par de fines demi-colonnes en brique adossées aux arêtes. Ces demi-colonnes prennent appui sur le bord supérieur des chapiteaux des supports principaux et se terminent dans le haut par leurs propres chapiteaux qui reçoivent une corniche d'arceaux entrecroisés. Au-dessus de cette corniche démarre la coupole où nous suivons parfaitement sur la brique nue le raccordement progressif du dodécagone à la calotte sphérique. Abordons maintenant le mausolée de saint Pétrone, singulière construction en forme de chaire avec un escalier qui monte en s'enroulant autour d'elle sur les côtés; la chaire se termine par une plate-forme entourée d'une balustrade à colonnettes. Trois hauts-reliefs sont encastrés dans la face antérieure divisée par des colonnettes de marbre et surmontée d'un arc trilobé. Dans le bas, un emmarchement octogonal à trois degrés occupe le centre du pavement et à son niveau s'ouvre dans la chaire une petite fenestella d'accès aux reliques du saint. Sur le flanc gauche de la chaire se greffe, à la façon d'une prolongation et à une hauteur moindre, un ambon avec deux hauts-reliefs sur les faces visibles. Cet encombrant monument trouble - par sa masse excessive et son décor surabondant - l'harmonieuse architecture de la rotonde. Les parties sculptées présentent cependant un grand intérêt. Les deux hauts-reliefs de l'ambon portent les symboles des évangélistes : le taureau et l'aigle sur la face antérieure, l'ange et le lion sur la face latérale. Ce sont d'excellentes œuvres en stuc (mais à première vue on les prendrait pour du marbre) de la première moitié du XIIe siècle; d'après Montorsi, leur premier emplacement aurait été dans la basilique Saint-Vital. Les trois reliefs sur le devant de la chaire sont, par contre, des stucs du XIVe siècle qui représentent les Saintes Femmes au tombeau : à gauche les trois Maries, à droite les gardes endormis, au milieu l'ange assis sur le tombeau vide qui annonce la Résurrection. Les chapiteaux des supports principaux sont sobres et sans sculpture; ceux des fenêtres doubles de la tribune et des demi-colonnes d'angle du dodécagone sont plus élaborés et plus élégants. Dans le côté Nord de la rotonde, s'ouvre - à travers un mur d'une épaisseur exceptionnelle (plus de 2 m) - l'accès à la troisième église, c'est-à-dire à la petite basilique Saint-Vital. Remarquons en passant que la forte épaisseur du mur est la somme des deux murs distincts soudés plus tard en un seul.
Basilique des Saints Vital et Agricol
C'est la plus ancienne des trois églises. Comme on l'a dit, elle fut fondée à la fin du IVe siècle par saint Ambroise, ou au siècle suivant par saint Pétrone; elle fut plusieurs fois reconstruite, et ne trouva sa forme définitive qu'à la fin du XIIe siècle, après le tremblement de terre (Porter l'assigne à 1195). On en a déjà vu l'extérieur, où la main des restaurateurs se révèle particulièrement lourde. Par contre, l'intérieur est le mieux conservé de tout l'ensemble monumental, celui où les lignes romanes du XIIe siècle semblent les moins remaniées. La maçonnerie en brique apparente, les pavés du sol, la pierre des colonnes et des arcs révèlent toute leur ancienneté. Les voûtes sont couvertes d'un enduit neutre et discret. De gros cercles de fer semblables à des cicatrices entourent certaines colonnes, fissurées par les tremblements de terre ou par le poids des siècles; et la présence de pièces sculptées remployées, romanes ou byzantines, témoigne des vicissitudes de la basilique primitive. Le mobilier se limite à l'autel et aux sarcophages des saints titulaires, un dans chacune des absidioles. Le plan de la basilique est à trois nefs et trois absides, avec des travées en système alterné (c'est-à-dire d'amplitude double dans la nef centrale) couvertes de voûtes d'arêtes. Les travées sont au nombre de cinq dans les nefs latérales et de trois dans la nef centrale ; les supports sont des paires de piliers composés en brique alternant avec des paires de colonnes en pierre. Les piliers, de section quadrilobée, ont des chapiteaux cubiques en pierre dont la partie arrondie présente une forme spéciale qu'on retrouvera sur les piliers de la cour; les colonnes sont romaines pour la plupart, et les chapiteaux se révèlent aussi de remploi. Le chapiteau ionique de la dernière colonne de droite avant l'abside est nettement romain. D'autres fragments de marbres romains et byzantins sont utilisés dans les consoles des nefs latérales, dans les impostes de l'entrée de l'abside centrale et parfois ailleurs encore. ...
Cour de Pilate
Après être rentrés dans la rotonde, on sort par le côté Est dans le petit cloître dit cour de Pilate. Celui-ci occupe une position centrale dans l'ensemble monumental, étant adjacent au moins en partie à chacune des quatre églises et au grand cloître. Il a une forme rectangulaire. Les deux grands côtés sont à portique, les deux autres sont occupés à l'Ouest par la rotonde du Calvaire, sur trois des côtés de son octogone, à l'Est par la façade de l'église de la Trinité. Le sol est empierré. Les portiques sur les deux grands côtés se composent de vastes arcs de pierre en plein cintre retombant sur des piliers en brique de section quadrilobée; les chapiteaux en pierre sont cubiques, avec des lobes saillants et un évidement dans la partie chanfreinée, comme ceux de la basilique Saint-Vital. Dans le bas, les piliers se terminent par une doucine renversée et reposent sur de robustes socles carrés. La maçonnerie en brique au-dessus des arcs est scandée de pilastres en forte saillie qui reçoivent la corniche d'arceaux placée sous l'égout du toit. Les travées du portique sont délimitées par des arcs transversaux et couvertes de voûtes d'arêtes. Tout l'ensemble est bien proportionné et solidement construit dans la meilleure tradition romane (on pense à première vue au quadruple portique de Saint-Ambroise à Milan). Sous les portiques sont encastrées diverses inscriptions lapidaires et pierres tombales et s'ouvrent de nombreuses portes. Du côté Sud, on voit la face latérale surélevée de l'église du Crucifix et d'autres chapelles ; et au-delà surgit le clocher. L'octogone du Calvaire présente du côté de la cour une maçonnerie analogue à celle déjà vue à l'extérieur mais beaucoup plus élaborée, dans le style de Ravenne, semblable à celle de l'abbaye de Pomposa. Le décor se caractérise par des figures géométriques simples et par des oppositions de couleur, grâce à l'emploi judicieux du marbre, du grès et de la brique. Ce décor se présente sous la forme de larges bandes superposées qui, dans le haut, cèdent la place à la brique seule. La bande située sous l'égout du toit est celle que l'on a déjà vue de l'autre côté, corniche d'arceaux entrecroisés (tandis que les arceaux dans le haut des portiques sont simples). Le corps à douze pans ne présente pas non plus de différence sur ce côté par rapport à celui qu'on voit de l'extérieur.
Du côté Est apparaît la façade de l'église de la Trinité (qui, selon Porter, fut pendant un temps un bâtiment ouvert où le portique se prolongeait sur deux autres travées). Cette façade tout entière est une reconstitution de la fin du xixe siècle dans le style byzantin, et l'on doit donc la considérer comme étant en soi une œuvre composite. Par contre, le portail mérite qu'on s'y intéresse; encadré de piédroits et d'une archivolte élégamment sculptés de rinceaux, c'est une œuvre de la fin du xne siècle provenant d'une autre partie de l'ensemble monumental et placée ici par les restaurateurs. ...
Eglise de la Trinité
Cette quatrième église de l'ensemble monumental, jadis appelée de la Sainte-Croix, est, par certains côtés, la plus intéressante, mais elle est aussi la plus défigurée par les reconstructions. Sous son aspect actuel, elle se présente comme une œuvre entièrement moderne, sur laquelle il ne vaut pas la peine de s'attarder; les enduits sont tout récents, les maçonneries nouvelles, les marbres rutilants et les cuivres étincelants. ...
Le grand Cloitre
On peut attribuer à deux époques différentes ce délicieux cloître à portiques et à galeries, comme le montre clairement l'architecture des deux étages. Le portique fut probablement construit à l'époque du grand élan de construction à Saint-Étienne, c'est-à-dire entre 1117 et 1140; la galerie de l'étage supérieur fut ajoutée ultérieurement entre le milieu du xne siècle et les premières décennies du xme. Dans le portique apparaît à l'évidence l'utilisation hâtive d'éléments récupérés, colonnes et portions de colonnes recueillis dans les ruines causées par le tremblement de terre; dans la galerie, on se trouve en face d'une exécution plus soignée, très travaillée, répartie dans le temps. Les quatre côtés du portique sont identiques, formés chacun de cinq grandes arcades closes dans le bas par un muret; celui-ci s'ouvre sous l'arcade centrale de chacun des côtés pour donner accès au petit jardin (aujourd'hui pavé) et au puits. Les supports des arcs aux angles et dans les arcades centrales, sont faits de maçonneries massives en brique sans aucune moulure ; mais une fois sur deux, dans les paires d'arcades, de part et d'autre de l'arcade centrale, la maçonnerie s'interrompt pour laisser la place à des supports en marbre. Ceux-ci (huit en tout) sont constitués sur deux côtés de courts troncs de colonne, sur les deux autres de faisceaux de quatre colonnettes, faites manifestement de sections de colonnes plus longues. On s'est complètement passé de bases et de chapiteaux : les colonnettes prennent appui dans le bas sur le muret, et rejoignent dans le haut le sommier des deux arcs contigus. ... A l'étage supérieur s'ouvre la galerie, qui s'étend uniformément sur les quatre côtés, composée de quatorze arcs par côté retombant sur des colonnettes jumelées d'élégante facture. Les chapiteaux sont eux-mêmes ouvragés et élégants. La plupart sont sculptés de feuillage et de volutes, de style quasi gothique; sur l'un des côtés - à l'Ouest - nous avons par contre des chapiteaux à figures grotesques : hommes accroupis qui tiennent dans leurs mains le haut d'une colonne et entre leurs genoux le haut de l'autre, ou autres inventions analogues, pleines de verve et sculptées avec aisance. ...
(extrait de : Emilie romane ; Sergio Stocchi, Ed. Zodiaque, Coll. La nuit des Temps, 1984, pp. 313-365)
Coordonnées GPS : N44.492208 ; E11.348844
Compact 24x36 rare en France. "Le LK est un appareil à cellule couplée. Une aiguille est visible dans le viseur et sur le dessus, pour ajuster la vitesse et l'ouverture en fonction de la lumière mesurée par le posemètre (au sélénium). Il n'a pas de télémètre, pour cela, il faut passer au LKE, modèle supérieur dans la série. Comme le Contessa LKE, le LK fut en premier lieu proposé avec la griffe porte-accessoire non synchronisée fixée au centre du capot et une double fenêtre chromée en façade. Par la suite, la griffe fut synchronisée et décentrée à main gauche et les deux fenêtres n’en firent plus qu’une seule." (JPHB sur le site "Collection-Appareils")
L'exemplaire présenté n'est donc pas de la première série. Objectif fixe Carl Zeiss Tessar de 50 mm 1:2,8-22, 4 lentilles en 3 groupes, n° 4231792, mise au point sur l'optique à partir de 3,5 m, obturateur central à lamelles métalliques Gauthier (AGC) Prontor 500 LK, 1/15 à 1/500 + retardateur mécanique. Vitesse, ouverture et sensibilité du film se règlent par des bagues autour de l'objectif. Viseur interne, fixe, collimaté, avancement du film et armement simultané de l'obturateur par un levier "quart de tour", déclencheur sur le capot, entouré du compteur de vues. H x l x p : 88 x 116 x 77 mm, 560 g.
Vide-grenier du 11 mai 2014 à St-Germain-sur-l'Arbresle (Rhône)
EXPÉRIMENTER DES CERTITUDES en format audio
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La Conscience Décentrée
La réalité observée change avec la fréquence vibratoire émise, plus cette fréquence augmente, plus la réalité observée devient complexe et subtile.
C’est exactement ce que nous vivons tous.
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#crd90 : Sous-exposition et ambiances low key.
#crd79 : Une ligne et un sujet ponctuel.
#crd63 : Composition décentrées.
#crd11 : Voir les formes.
LA MARIJUANA DEVIENDRA-T-ELLE MORALEMENT ACCEPTABLE LE 17 OCTOBRE ?
Je ferai partie d’un panel qui répondra à cette question, le mardi 16 octobre 2018 à 19 h 30 à Orléans.
Image: cdn.pixabay.com/photo/2015/10/04/17/10/gorilla-971411_960...
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Paul SÉRUSIER
(Paris, 1864 - Morlaix, 1927)
Les porteuses de linge
ou Le passage du ruisseau
1897
Huile sur toile, 111 × 68 cm
Acquisition 1967
Brest Musée des Beaux-Arts
02/03/2016 : nouveau tirage d'après le même fichier RAW
Cette œuvre, appelée aussi le Passage du ruisseau, adopte également cette composition en tiers et les personnages intègrent aussi certains angles stricts préconisés par les canons de Peter Lenz. Les formes sont toutefois plus plates et moins naturelles que dans les Porteuses d'eau.
Aucun des deux tableaux n'étant daté, on peut se demander si les Porteuses de linge est postérieure aux Porteuses d'eau ou s'ils ont été peints au même moment. Leur taille identique et la similarité de leurs compositions suggèrent néanmoins qu'ils étaient destinés à former un diptyque.
Fiche de visite du Musée
Cette peinture qui fait appel au thème traditionnel du fardeau, présente une figure féminine qui s'oppose au personnage de dos décentré en bas à droite. Dans une forêt, lieu idéal du mystère, elle offre une verticalité qui adoucit la rigueur de la superposition des aplats remontés haut, suivant les leçons de l'estampe japonaise. C'est néanmoins la délicatesse des traits de la femme, ainsi magnifiée dans une posture de travail universelle, qui attire tant, dans cette œuvre à laquelle Les porteuses d'eau fait pendant.
Cartel à l'occasion de l'exposition "Les peintres de Pont-Aven et les Nabis dans les collections du musée des Beaux-Arts de Brest" (2013)
New Objectivity Images.
La Conscience Décentrée ou l'Esprit Quantique.
La réalité observée change avec la fréquence vibratoire émise, plus cette fréquence augmente, plus la réalité observée devient complexe et subtile. C’est exactement ce que nous vivons tous.
L'église, partiellement ruinée, a perdu sa nef.et les bas-côtés; dès 1626, les chanoinesses quittent le prieuré de Lancharre pour s'installer à Chalon . Avant leur départ elles font démolir la nef qui menaçait ruine et élever un mur de refend pou fermer le monument
L'église conserve un beau clocher, accolé à la croisée du transept. Ce clocher est décentré côté nord
Là où on s’aime, il ne fait jamais nuit (Proverbe Africain)
Pour ceux qui sont vraiment à court d'idée, je laisse cette photo en libre de droit d'utilisation. Le 2011 est un peu décentré, mais je n'ai pas un compas dans l'œil ;-) et puis comme ça, elle est imparfaite et donc unique ;-)
L’église a gardé quelques vestiges du XIe siècle, dans ses piliers, mais d’une manière générale, elle appartient aux XVe et XVIe siècles. Sa nef ne possède qu’un seul bas-côté, ce qui décentre son chœur vers la gauche
L’attrait réside dans son mobilier de qualité, comme ses fonts baptismaux du XIIIe siècle et ses statues du XVe. L’autel, aménagé dans la tour, fut réalisé par un orfèvre parisien (Chertier) en 1873. Il est agrémenté de pierreries et recouvert de lames d’argent.
bizarrement plus de monde et de va et vient dans cette petite église que dans l'abbatiale !!!!