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Francesco Hayez. 1791-1882. Il Bacio. The Kiss. 1859. Milan. Pinacoteca Brera.

Pour comparaison du style académique et du style moderne.For comparison of academic style and modern style.

Jean François Millet. 1814-1875. Paris Barbizon. L'Angélus. The Angelus. 1857-1859. Exposition Universelle de 1867. Paris Orsay.

 

"Les Glaneuses" qui sont aussi au musée d'Orsay ne sont pas en salle actuellement.

 

"The Gleaners" who are also in the Musée d'Orsay are not currently in theaters.

 

Millet est à la fois le fondateur de l'école naturaliste de Barbizon et un peintre de l'école réaliste, s'intéressant la vie populaire, essentiellement agricole. Sur ce point il est, avec deux siècles de "retard", dans l'esprit des peintres réalistes des Pays Bas. D'autre part sa touche est très pré-impressionniste, déjà tachiste.

 

Millet is both the founder of Barbizon's naturalist school and a realistic school painter, interested in popular life, mainly agricultural . On this point it is, with two centuries of "delay", in the spirit of the realistic painters of the Netherlands. On the other hand his touch is very pre-impressionist, already tachist.

 

L'ECOLE DE BARBIZON.

 

L'école de Barbizon, pré-impressionniste, est active entre 1825 et 1875. Ses membres fondateurs furent Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) et Théodore Rousseau (1812-1867).

Les autres artistes les plus connus du grand public sont :

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911)

Ce sont les premiers artistes français à peindre les paysages, sur place, et pas seulement des esquisses, à compléter à l'atelier. Cette technique ne pouvait apparaître qu'avec la naissance des couleurs produites de manière industrielle. Ce n'est pas une école, au sens de lieu d'apprentissage, mais un lieu de rencontre et d'activité, privilégié par certains artistes du fait de sa situation près de Paris.

 

Les Pays Bas protestants avaient depuis le 18è siècle donné l'exemple d'une peinture qui prenait pour thème privilégié, voire unique, le paysage, celui des campagnes, ou de la mer. Mais en France, le choix de ce thème était quelque peu audacieux, et contestataire, alors que régnait toujours la peinture académique, qui favorisait les grands sujets : religion, histoire, mythologie...

Les peintres de l'école de Barbizon se sont beaucoup inspirés, notamment par leurs tonalités sombres, d'artistes comme Salomon Ruysdael (1602-1670) et Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709)...

Les peintres de l'école de Barbizon ont aussi suivi l'exemple technique des romantiques anglais, John Constable (1776-1837) et Richard Parkes Bonnington (1802-1828) et des romantiques français comme Eugène Delacroix (1798-1863), Théodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). Ils seront eux mêmes les inspirateurs des impressionnistes.

 

THE BARBIZON SCHOOL.

 

The Barbizon school, pré impressionnist, was active between 1825 and 1875. Its founding members were Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) and Theodore Rousseau ( 1812-1867).

The other best-known artists of the public are:

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911).

These are the first French artists to paint landscapes, on site, and not just sketches, to be completed in the workshop. This technique could appear only after the birth of the colors produced industrially. This is not a school, in the sense of place of learning, but a place of meeting and activity, favored by some artists because of its location near Paris.

The Netherlands, Protestants, had since the 18th century gave the example of a painting that took for favorite theme, even unique, the landscape, of the campaigns or of the sea. But in France, the choice of this theme was somewhat daring and dissident, while always reigned the academic painting, which favored the "major subjects": religion, history, mythology ...

The painters of the Barbizon school were much inspired, notably their dark tones, of artists like Solomon Ruysdael (1602-1670) and Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709) ...

The painters of the Barbizon school also followed the technical example, of the English Romantics, John Constable (1776-1837) and Richard Parkes Bonnington (1802-1828) and of the French romantics, as Eugène Delacroix (1798-1863), Theodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). They will themselves the inspirers of the Impressionists.

   

Jean Joseph Benjamin-Constant; 1845-1902. Paris. L'Odalisque allongée.

 

The lying down Odalisque. Vers 1870. Paris Orsay. (Collection particullère)

 

L'orient a été très à la mode à la période romantique, surtout en en France (avec le Maghreb) et aussi en Angleterre. Pour l'Allemagne, l'Orient c'était surtout l'Italie et la Grèce. L'Espagne et surtout l'Italie ont été peut concernées par ce mouvement. L'orientalisme s'exprime aussi bien dans un style académique que romantique et prémoderne comme avec Delacroix.

 

The Orient was very fashionable in the Romantic period, especially in France ( with the Maghreb) and also in England. For Germany, the Orient was mainly Italy and Greece. Spain and especially Italy have been affected by this movement.

Orientalism is expressed both in an academic style and in a romantic and premodern style as with Delacroix.

  

LA PEINTURE ENTRE 1815 ET 1870.

 

Il faut attendre la fin des guerres imposées à l'Europe par la Révolution et l'Empire français pour que la peinture reprenne vie et vigueur. Tout la première partie du 19è siècle voit coexister les deux grands courants classiques et romantiques. L'Académisme et les premières tendances modernistes.

Les thèmes de l'art se diversifient, la religion, l'histoire, la mythologie perdent du terrain, la peinture de moeurs, la nature morte et le paysage se répandent. Une école réaliste fait son apparition qui prend de l'importance et représente la première contestation de la "Grande Peinture" Académique.

La diversification et la sécularisation des thèmes de la peinture française et européenne, le recul de la peinture d'histoire et mythologique se fait en définitive à l'imitation de la peinture des Pays Bas, qui pratiquent l'art profane et séculier depuis le 17è siècle.

D'autre part certaines techniques nouvelles apparaissent qui annoncent l'Art Moderne.

Dès les années 1830 le romantique Delacroix a multiplié les esquisses et les tableaux peints à grandes ou petites touches de couleur juxtaposées, au détriment de la précision du dessin. C'est une révolution qui est qualifiée par la critique de "tartouillade". Et la critique, quoi qu'on en dise , n'avait pas absolument tort.

Dans les années 1840 Corot peint, notamment en Italie, des tableaux qui annoncent clairement "la peinture plate", le retour à une vision du monde en deux dimensions. Une esthétique qui atténue ou même supprime la perspective et les volumes. Corot abandonnera ensuite ce style pour inventer un "tachisme" très souple, très dilué, flou, tout à fait personnel, qui annonce aussi le recul du dessin par rapport à la couleur.

Dans les années 1840-50 les peintres de l'Ecole pré-impressionniste de Barbizon s'inspirent beaucoup du paysage néerlandais quant aux coloris, relarivement sombres et neutres, mais avec des techniques de peinture moins lisses, un accent mis sur la touche, et une imprécision du dessin, qui préfigurent l'impressionnisme.

Mais l'époque voit aussi se perpétuer "la Grande Peinture", attentive au dessin exact et précis, enseigné par Dominique Ingres, et attachée aux grands thèmes tirés de la religion, de la littérature ou de l'histoire européenne. Ces peintres Académiques vont entrer en conflit avec les Réalistes, les Préimpressionnistes et les Impressionnistes et finiront par perdre le combat. Ils seront qualifiés de "Pompiers" par le siècle suivant. Dès les années 1860 le réaliste Courbet, et Manet, difficilement classable, représentent, de manière un peu différente, la peinture de contestation de l'Académisme.

 

PAINTING BETWEEN 1815 AND 1870.

Not until the end of the wars imposed on Europe by the French Revolution and the Empire for that the painting back to life and vigor. All the first part of the 19th century saw the two great classical and romantic currents coexist. The Academism and the first modernist tendencies.

The themes of art diversify, the religion, the history, the mythology lose ground, the paintings of manners, still life and landscape are spread. A realistic school is emerging which becomes important and represents the first challenge against the Academic Great Painting.

The diversification and the secularization of the themes of the French and European painting, the decline of historical and mythological painting is ultimately done in imitation of the painting of the Netherlands, which practiced profane and secular art since the 17th century.

As early as the 1830s, the romantic Delacroix multiplied the sketches and paintings with large or small touches of color juxtaposed, to the detriment of the precision of the drawing. It is a revolution which is described by critics as "tartouillade" (daub). And criticism, whatever may be said of it, was not absolutely wrong.

In the 1840s Corot painted, especially in Italy, paintings that clearly announce "the flat painting", the return to a two-dimensional worldview. An aesthetic that attenuates or even suppresses the perspective and the volumes. Corot then abandoned this style to invent a very flexible, diluted, fuzzy, completely personal "tachism", which also announces the recession of drawing in relation to color.

In the years 1840-50 the painters of the Pre-Impressionist School of Barbizon were inspired by the Dutch landscape as regards the colors, relatively dark and neutral, but with less smooth painting techniques, an accent on the touch, and an inaccuracy of the drawing, which prefigure the Impressionism.

But the era also saw the "Great Painting" perpetuate, attentive to the exact and precise drawing, taught by Dominique Ingres, and attached to the great themes drawn from religion, literature or European history. These Academic painters will enter into conflict with the Realists, the Pre-Impressionists and the Impressionists and will eventually lose the fight. They will be called "Firemen" by the next century. As early as the 1860s, the realistic Courbet, and Manet, hardly classifiable, represent, in a different way, the painting of contestation of Academism.

   

Jean François Millet. 1814-1875. Paris Barbizon. Le Printemps. The Spring. Vers 1870. Paris. Orsay.

 

Millet est à la fois le fondateur de l'école naturaliste de Barbizon et un peintre de l'école réaliste, s'intéressant la vie populaire, essentiellement agricole. Sur ce point il est, avec deux siècles de "retard", dans l'esprit des peintres réalistes des Pays Bas. D'autre part sa touche est très pré-impressionniste, déjà tachiste.

 

Millet is both the founder of Barbizon's naturalist school and a realistic school painter, interested in popular life, mainly agricultural . On this point it is, with two centuries of "delay", in the spirit of the realistic painters of the Netherlands. On the other hand his touch is very pre-impressionist, already tachist.

 

L'ECOLE DE BARBIZON.

 

L'école de Barbizon, pré-impressionniste, est active entre 1825 et 1875. Ses membres fondateurs furent Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) et Théodore Rousseau (1812-1867).

Les autres artistes les plus connus du grand public sont :

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911)

Ce sont les premiers artistes français à peindre les paysages, sur place, et pas seulement des esquisses, à compléter à l'atelier. Cette technique ne pouvait apparaître qu'avec la naissance des couleurs produites de manière industrielle. Ce n'est pas une école, au sens de lieu d'apprentissage, mais un lieu de rencontre et d'activité, privilégié par certains artistes du fait de sa situation près de Paris.

 

Les Pays Bas protestants avaient depuis le 18è siècle donné l'exemple d'une peinture qui prenait pour thème privilégié, voire unique, le paysage, celui des campagnes, ou de la mer. Mais en France, le choix de ce thème était quelque peu audacieux, et contestataire, alors que régnait toujours la peinture académique, qui favorisait les grands sujets : religion, histoire, mythologie...

Les peintres de l'école de Barbizon se sont beaucoup inspirés, notamment par leurs tonalités sombres, d'artistes comme Salomon Ruysdael (1602-1670) et Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709)...

Les peintres de l'école de Barbizon ont aussi suivi l'exemple technique des romantiques anglais, John Constable (1776-1837) et Richard Parkes Bonnington (1802-1828) et des romantiques français comme Eugène Delacroix (1798-1863), Théodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). Ils seront eux mêmes les inspirateurs des impressionnistes.

 

THE BARBIZON SCHOOL.

 

The Barbizon school, pré impressionnist, was active between 1825 and 1875. Its founding members were Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) and Theodore Rousseau ( 1812-1867).

The other best-known artists of the public are:

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911).

These are the first French artists to paint landscapes, on site, and not just sketches, to be completed in the workshop. This technique could appear only after the birth of the colors produced industrially. This is not a school, in the sense of place of learning, but a place of meeting and activity, favored by some artists because of its location near Paris.

The Netherlands, Protestants, had since the 18th century gave the example of a painting that took for favorite theme, even unique, the landscape, of the campaigns or of the sea. But in France, the choice of this theme was somewhat daring and dissident, while always reigned the academic painting, which favored the "major subjects": religion, history, mythology ...

The painters of the Barbizon school were much inspired, notably their dark tones, of artists like Solomon Ruysdael (1602-1670) and Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709) ...

The painters of the Barbizon school also followed the technical example, of the English Romantics, John Constable (1776-1837) and Richard Parkes Bonnington (1802-1828) and of the French romantics, as Eugène Delacroix (1798-1863), Theodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). They will themselves the inspirers of the Impressionists.

   

Fernand Pelez. 1848-1913. Paris. Sans asile. Without asylum.. 1883. Paris Petit Palais (Musée des Beaux de la Ville de Paris) L'école naturaliste-réaliste.

Elève de Cabanel qui était un académique.

The naturalistic-realistic school. Pupil of Cabanel.

 

1815-1940 L'ART ET LES IDEOLOGIES

 

Toute la période de l'histoire de l'art européen, de 1815 à 1940, est caractérisée par une pluralité idéologique qui, en politique conduit à des affrontements sanglants, mais qui, dans le domaine des arts, constitue une source d'inspiration favorable à la diversité esthétique, notamment en peinture.

Ce pluralisme idéologique s'aperçoit particulièrement bien au musée du Petit Palais de Paris, et plus particulièrement dans sa première grande salle.

On y voit :

Les peintres académiques ou romantiques occupés du portrait des célébrités de leur temps ou de littérature. (Carolus Duran, Georges Clairin, Louis Boulanger )

Les peintres naturalistes-réalistes représentatifs des idéologies socialistes. Il en est ainsi de Gustave Courbet, Jules Adler, Fernand Pelez.

Les peintres naturaliste-réalistes attachés à la simple représentation de l'environnement campagnard ou citadin de l'Europe (Gustave Courbet, Léon Lhermitte). Ce courant est aussi représenté, dans d'autres salles du musée, par l'école de Barbizon, les peintres animaliers, les impressionnistes et les post-impressionnistes.

Les peintres qui continuent à exprimer en art l'idéologie catholique. Comme William Bouguereau, Léon Bonnat ou Gustave Doré.

Les peintres qui mettent en place l'héritage idéologique de l'Europe de la fin du 18è siècle et de la révolution française : les "Lumières", associées à l'hyper nationalisme caractéristique de la Révolution et de l'Empire français, qui fera tâche d'huile dans toute l'Europe et finira par la mettre à feu et à sang..

Ce courant est bien représenté par le tableau de Jean Jacques Henner "Bara", parfaitement expressif de ces deux tendances alors inséparables : le mythe révolutionnaire et le mythe patriotique : "la patrie en danger". Le mythe patriotique est récupéré par la pensée traditionaliste, comme on le voit avec le tableau de Jean Joseph Weerts, "Pour l'humanité et pour la patrie", qui réussit à associer l'idéologie religieuse, l'idéologie hyper-nationaliste et l'idéologie des Lumières. En art c'est très beau, en politique cela conduira au désastre des deux "guerres mondiales". Ou pour mieux les nommer : les deux guerres mondialisées par les idéologies occidentales.

 

1815-1940 ART AND IDEOLOGIES

 

The whole period of the history of European art, from 1815 to 1940, is characterized by an ideological plurality which, in politics, leads to bloody confrontations, but which, in the field of the arts, is a source favorable to esthetic diversity of inspiration, especially in painting.

This ideological pluralism is particularly noticeable in the Petit Palais de Paris museum, and particularly in its first large hall.

We see :

The academic or romantic painters, occupied by portraying the celebrities of their time, or literature. (Carolus Duran, Georges Clairin and Louis Boulanger)

The painters naturalists-realistic, representative of socialist ideologies. This is the case of Gustave Courbet, Jules Adler, Fernand Pelez.

The naturalists-realists painters attached to the simple representation of the rural or urban environment of Europe (Gustave Courbet, Léon Lhermitte). This trend is also represented in other halls of the museum by the Barbizon school, animal painters, the impressionists and post-impressionists.

The painters who continue to express the Catholic ideology in art. Like William Bouguereau, Léon Bonnat or Gustave Doré.

The painters who set up the ideological legacy of Europe at the end of the 18th century and of the French revolution: the "Enlightenment", associated with the hyper nationalism characteristic of the French Revolution and Empire, wich will be spreading throughout Europe and will eventually put it to fire and blood.

This current is well represented by the painting of Jean Jacques Henner "Bara", perfectly expressive of these two trends then inseparable: the revolutionary myth and the patriotic myth: "the fatherland in danger". The patriotic myth is recovered by traditionalist thought, as seen in the painting by Jean Joseph Weerts, "For humanity and for the fatherland", which succeeds in associating religious ideology, hyper-nationalist ideology, and Ideology of the Enlightenment.

In art it is very beautiful, in politics this will lead to the disaster of the two "world wars". Or better to name them: the two wars globalized by Western ideologies.

   

Jean Baptiste Camille Corot. 1796-1875. Paris. Une matinée, la danse des nymphes. One morning, the dance of the nymphs. Salon de Paris de 1850. Paris Orsay.

 

JEAN BAPTISTE CAMILLE COROT

 

L'histoire de l'art classe Corot parmi les peintres pré-impressionnistes. Il est un des fondateurs de l'Ecole de Barbizon.

Corot a été un peintre très novateur, mais qui a su ne pas entrer en conflit avec l'Académie de Paris.

Pourtant les tableaux de sa première période dans les années 1830-1840 notamment lors de ses voyages en Italie sont très clairement annonciateurs d'une des grandes "nouveautés" de l'Art Moderne : "la peinture plate". Ses tableaux de paysages témoignent de ses recherches en direction d' une perspective très réduite et de volumes aplatis. Il annonce très clairement une esthétique qui renonce à imiter la nature pour privilégier une recomposition imaginative du monde environnant. Le Louvre est plus riche que le musée d'Orsay en peintures de cette période.

Il abandonne ensuite cette voie pour utiliser les techniques tachistes pré-impressionnistes, dans un style vaporeux et doux, un "sfumato" délicat et fin, qui lui est tout à fait propre et qui a fait son succès.

Mais par ses coloris et ses thèmes il ne s'oppose pas à la peinture classique, recommandée par l'Académie de Paris.

Ses coloris restent très discrets, dans la tradition des paysages des Pays Bas, et ses tableaux sont animés par un nombre suffisant de nymphes et de satires dansant, et de bergers adonés à la musique, pour plaire aux académiques.

 

The history of art classifies Corot among the pre-Impressionist painters. He is one of the founders of the Barbizon School.

Corot was a very innovative painter, but who knew how not to be in conflict with the Academy of Paris.

Yet the paintings of his first period in the years 1830-1840 notably during his travels in Italy are very clearly announcing one of the great "innovations" of Modern Art: "the flat painting". His paintings of landscapes testify his research towards a very reduced perspective and flattened volumes. It very clearly announces an aesthetic that renounces to imitate the nature to privilege an imaginative recomposition of the surrounding world. The Louvre is richer than the Musée d'Orsay in paintings of this period.

Corot then abandons this path to use the pre-Impressionist tachist techniques, in a vaporous and gentle style, a delicate and fine "sfumato", which is quite personal and which made his success.

But by its colors and its themes it is not opposed to the classical painting, recommended by the Academy of Paris.

His colors remain very discreet, in the tradition of the landscapes of the Netherlands, and his paintings are animated by a sufficient number of nymphs and satires dancing, and shepherds adones to music, to please the academics.

 

Jean Baptiste Corot. 1796-1875. Paris. Jeune femme à la robe rose. Young woman with pink dress. vers 1865. Paris Orsay.

 

JEAN BAPTISTE CAMILLE COROT

 

L'histoire de l'art classe Corot parmi les peintres pré-impressionnistes. Il est un des fondateurs de l'Ecole de Barbizon.

Corot a été un peintre très novateur, mais qui a su ne pas entrer en conflit avec l'Académie de Paris.

Pourtant les tableaux de sa première période dans les années 1830-1840 notamment lors de ses voyages en Italie sont très clairement annonciateurs d'une des grandes "nouveautés" de l'Art Moderne : "la peinture plate". Ses tableaux de paysages témoignent de ses recherches en direction d' une perspective très réduite et de volumes aplatis. Il annonce très clairement une esthétique qui renonce à imiter la nature pour privilégier une recomposition imaginative du monde environnant. Le Louvre est plus riche que le musée d'Orsay en peintures de cette période.

Il abandonne ensuite cette voie pour utiliser les techniques tachistes pré-impressionnistes, dans un style vaporeux et doux, un "sfumato" délicat et fin, qui lui est tout à fait propre et qui a fait son succès.

Mais par ses coloris et ses thèmes il ne s'oppose pas à la peinture classique, recommandée par l'Académie de Paris.

Ses coloris restent très discrets, dans la tradition des paysages des Pays Bas, et ses tableaux sont animés par un nombre suffisant de nymphes et de satires dansant, et de bergers adonés à la musique, pour plaire aux académiques.

 

The history of art classifies Corot among the pre-Impressionist painters. He is one of the founders of the Barbizon School.

Corot was a very innovative painter, but who knew how not to be in conflict with the Academy of Paris.

Yet the paintings of his first period in the years 1830-1840 notably during his travels in Italy are very clearly announcing one of the great "innovations" of Modern Art: "the flat painting". His paintings of landscapes testify his research towards a very reduced perspective and flattened volumes. It very clearly announces an aesthetic that renounces to imitate the nature to privilege an imaginative recomposition of the surrounding world. The Louvre is richer than the Musée d'Orsay in paintings of this period.

Corot then abandons this path to use the pre-Impressionist tachist techniques, in a vaporous and gentle style, a delicate and fine "sfumato", which is quite personal and which made his success.

But by its colors and its themes it is not opposed to the classical painting, recommended by the Academy of Paris.

His colors remain very discreet, in the tradition of the landscapes of the Netherlands, and his paintings are animated by a sufficient number of nymphs and satires dancing, and shepherds adones to music, to please the academics.

 

Alexandre Rodtchenko. 1881-1956. Construction en blanc. Construction in Withe. 1920. Thessalonique. Musée d'art Contemporain. Exposition temporaire Fondation Louis Vuitton. Paris. )

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Jean Baptiste Corot. 1796-1875. Paris. Le matin, gardeuse de vaches. In the morning, cow-keeper. vers 1865. Paris Orsay.

 

JEAN BAPTISTE CAMILLE COROT

 

L'histoire de l'art classe Corot parmi les peintres pré-impressionnistes. Il est un des fondateurs de l'Ecole de Barbizon.

Corot a été un peintre très novateur, mais qui a su ne pas entrer en conflit avec l'Académie de Paris.

Pourtant les tableaux de sa première période dans les années 1830-1840 notamment lors de ses voyages en Italie sont très clairement annonciateurs d'une des grandes "nouveautés" de l'Art Moderne : "la peinture plate". Ses tableaux de paysages témoignent de ses recherches en direction d' une perspective très réduite et de volumes aplatis. Il annonce très clairement une esthétique qui renonce à imiter la nature pour privilégier une recomposition imaginative du monde environnant. Le Louvre est plus riche que le musée d'Orsay en peintures de cette période.

Il abandonne ensuite cette voie pour utiliser les techniques tachistes pré-impressionnistes, dans un style vaporeux et doux, un "sfumato" délicat et fin, qui lui est tout à fait propre et qui a fait son succès.

Mais par ses coloris et ses thèmes il ne s'oppose pas à la peinture classique, recommandée par l'Académie de Paris.

Ses coloris restent très discrets, dans la tradition des paysages des Pays Bas, et ses tableaux sont animés par un nombre suffisant de nymphes et de satires dansant, et de bergers adonés à la musique, pour plaire aux académiques.

 

The history of art classifies Corot among the pre-Impressionist painters. He is one of the founders of the Barbizon School.

Corot was a very innovative painter, but who knew how not to be in conflict with the Academy of Paris.

Yet the paintings of his first period in the years 1830-1840 notably during his travels in Italy are very clearly announcing one of the great "innovations" of Modern Art: "the flat painting". His paintings of landscapes testify his research towards a very reduced perspective and flattened volumes. It very clearly announces an aesthetic that renounces to imitate the nature to privilege an imaginative recomposition of the surrounding world. The Louvre is richer than the Musée d'Orsay in paintings of this period.

Corot then abandons this path to use the pre-Impressionist tachist techniques, in a vaporous and gentle style, a delicate and fine "sfumato", which is quite personal and which made his success.

But by its colors and its themes it is not opposed to the classical painting, recommended by the Academy of Paris.

His colors remain very discreet, in the tradition of the landscapes of the Netherlands, and his paintings are animated by a sufficient number of nymphs and satires dancing, and shepherds adones to music, to please the academics.

 

Jean François Millet. 1814-1875. Paris Barbizon. Le parc à moutons, clair de lune. The Sheep Park, moonlight. vers 1872. Paris Orsay.

 

Millet est à la fois le fondateur de l'école naturaliste de Barbizon et un peintre de l'école réaliste, s'intéressant la vie populaire, essentiellement agricole. Sur ce point il est, avec deux siècles de "retard", dans l'esprit des peintres réalistes des Pays Bas. D'autre part sa touche est très pré-impressionniste, déjà tachiste.

 

Millet is both the founder of Barbizon's naturalist school and a realistic school painter, interested in popular life, mainly agricultural . On this point it is, with two centuries of "delay", in the spirit of the realistic painters of the Netherlands. On the other hand his touch is very pre-impressionist, already tachist.

 

L'ECOLE DE BARBIZON.

 

L'école de Barbizon, pré-impressionniste, est active entre 1825 et 1875. Ses membres fondateurs furent Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) et Théodore Rousseau (1812-1867).

Les autres artistes les plus connus du grand public sont :

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911)

Ce sont les premiers artistes français à peindre les paysages, sur place, et pas seulement des esquisses, à compléter à l'atelier. Cette technique ne pouvait apparaître qu'avec la naissance des couleurs produites de manière industrielle. Ce n'est pas une école, au sens de lieu d'apprentissage, mais un lieu de rencontre et d'activité, privilégié par certains artistes du fait de sa situation près de Paris.

 

Les Pays Bas protestants avaient depuis le 18è siècle donné l'exemple d'une peinture qui prenait pour thème privilégié, voire unique, le paysage, celui des campagnes, ou de la mer. Mais en France, le choix de ce thème était quelque peu audacieux, et contestataire, alors que régnait toujours la peinture académique, qui favorisait les grands sujets : religion, histoire, mythologie...

Les peintres de l'école de Barbizon se sont beaucoup inspirés, notamment par leurs tonalités sombres, d'artistes comme Salomon Ruysdael (1602-1670) et Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709)...

Les peintres de l'école de Barbizon ont aussi suivi l'exemple technique des romantiques anglais, John Constable (1776-1837) et Richard Parkes Bonnington (1802-1828) et des romantiques français comme Eugène Delacroix (1798-1863), Théodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). Ils seront eux mêmes les inspirateurs des impressionnistes.

 

THE BARBIZON SCHOOL.

 

The Barbizon school, pré impressionnist, was active between 1825 and 1875. Its founding members were Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) and Theodore Rousseau ( 1812-1867).

The other best-known artists of the public are:

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911).

These are the first French artists to paint landscapes, on site, and not just sketches, to be completed in the workshop. This technique could appear only after the birth of the colors produced industrially. This is not a school, in the sense of place of learning, but a place of meeting and activity, favored by some artists because of its location near Paris.

The Netherlands, Protestants, had since the 18th century gave the example of a painting that took for favorite theme, even unique, the landscape, of the campaigns or of the sea. But in France, the choice of this theme was somewhat daring and dissident, while always reigned the academic painting, which favored the "major subjects": religion, history, mythology ...

The painters of the Barbizon school were much inspired, notably their dark tones, of artists like Solomon Ruysdael (1602-1670) and Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709) ...

The painters of the Barbizon school also followed the technical example, of the English Romantics, John Constable (1776-1837) and Richard Parkes Bonnington (1802-1828) and of the French romantics, as Eugène Delacroix (1798-1863), Theodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). They will themselves the inspirers of the Impressionists.

   

Gustave Courbet. 1819-1877. Paris. Portrait d'Alfred Bruyas. 1853. Montpellier Musée Fabre. (Paris Orsay exposition temporaire)

 

Alfred Bruyas 1821-1877 est le fils d'un riche banquier de Montpellier. Bruyas a vécu à une époque d'affrontement entre les peintres de l'Académie, de tendance classique, autorisés à exposer au "Salon" et les peintres "maudits", dont les oeuvres, réalistes ou pré-impressionnistes, étaient refusées.

Il fut un collectionneur d'art très aimé par les artistes aux tendances d'avant garde ( pour l'époque). Il encouragea ces artistes en achetant leurs oeuvres. Il fut ainsi le mécène ou l'acheteur d'oeuvres de Delacroix, Courbet, Diaz de la Péna, Corot, Théodore Rousseau, Millet... De très nombreux tableaux du musée Fabre proviennent de sa collection qu'il légua au musée.

Mais il faut noter que sa collection comportait aussi un grand nombre d'oeuvres académiques. Ce qui explique que son portrait a été fait aussi par Cabanel.

  

Alfred Bruyas 1821-1877 is the son of a wealthy banker in Montpellier. Bruyas lived in an era of confrontation between the painters of the Academy of Classical trend, allowed to exhibit at the "Salon" and painters "cursed", whose works, realistic or pre-Impressionists, were denied.

He was an art collector beloved by artists with avant-garde trends (for the time). He encouraged these artists by buying their works. It was thus the patron or purchaser of works by Delacroix, Courbet, Diaz de la Pena, Corot, Theodore Rousseau, Millet ... Numerous paintings from the Musée Fabre in his collection he bequeathed to the museum.

But note that the collection also includes a large number of academic works. Which is why his portrait was made also by Cabanel.

   

Edouard Manet 1832-1883. Paris. Chez la modiste. At the milliner's. 1881. Paris Orsay. Prêt du Fine Arts Museums de San Francisco. Oeuvre non achevée. Loan from the Fine Arts Museums of San Francisco. Work not completed

  

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

  

Gustave Guillaumet. 1840-2887. Paris. Joueurs de flûte au bivouac. Flute players at the bivouac. 1866. Paris Orsay (Collection particulière)

 

L'orient a été très à la mode à la période romantique, surtout en en France (avec le Maghreb) et aussi en Angleterre. Pour l'Allemagne, l'Orient c'était surtout l'Italie et la Grèce. L'Espagne et surtout l'Italie ont été peut concernées par ce mouvement. L'orientalisme s'exprime aussi bien dans un style académique que romantique et prémoderne comme avec Delacroix.

 

The Orient was very fashionable in the Romantic period, especially in France ( with the Maghreb) and also in England. For Germany, the Orient was mainly Italy and Greece. Spain and especially Italy have been affected by this movement.

Orientalism is expressed both in an academic style and in a romantic and premodern style as with Delacroix.

  

L'ART ET LE BEAU.

 

"Tout l’art florentin depuis Giotto et tout au long du Quattrocento, possède cette stupéfiante qualité de vérité absolue, reconnue. L’effet immédiat d’un grand Giotto ou d’un Masaccio est de laisser le spectateur sans voix. Cela s’appelait autrefois la Beauté."

MARIE MAC CARTHY "Les Pierres de Florence" 1956.

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

  

Pendant des millénaires, en Europe, et dans toutes les civilisations, "le Beau" a été un but et un critère de l'Art, notamment en peinture.

 

1° Le Beau était le but poursuivi par l'artiste quand il peignait un tableau. De l'époque médiévale à l'Art Moderne, l'artiste a toujours eu pour finalité le Beau. Même quand il entendait peindre une situation dramatique, ou horrible comme les événements de la passion du Christ (Retable d'Issenheim) ou l'Enfer ( Bouts, Bosch). Même quand il a entendu peindre les horreurs de la guerre, comme Jacques Callot, Goya ou Otto Dix.

 

2° Le Beau était reconnu comme tel par consensus.

Comme l'a écrit Mikel Dufrenne dans un article de l'encyclopédie Universalis, le Beau est défini par trois critères, que l'on dira objectifs : L'opinion des élites, l'opinion commune de la population, le temps.

Une excellente définition, pratique, pragmatique, qui ne se noie pas dans les concepts abstraits, la recherche d'une Essence du Beau, et utilise un langage parfaitement compréhensible pour tous.

 

Ces définitions laissent bien sûr la place à l'opinion individuelle et aux goûts de chacun. Comme l'a écrit aussi Mikel Dufrenne dans le même article : "L'œuvre d’art s'impose avec la force de l'évidence, pour le bonheur de qui la contemple."

C'est un quatrième critère, plus subjectif, qui varie en fonction des individus. Telle oeuvre peut procurer du bonheur à telle personne, et pas, ou moins, à telle autre. Mais d'une part le but essentiel de l'artiste était de procurer un bonheur à son public, et ce bonheur était ressenti par une majorité d'hommes de milieux différents.

L'attitude totalement relativiste qui consiste à dire qu'il n'y a pas de critère du Beau, et que tout est affaire de goût personnel, est fausse, par excès, et par méconnaissance des réalités historiques établies.

Il est vrai qu'il n'existe pas de définition, abstraite, philosophique du Beau. Il semble que les grands philosophes aient tous échoué dans toutes leurs tentatives pour en une proposer une. Il n'existe pas non plus de définition mathématique du Beau. Il est donc inutile de se casser à la tête à rechercher des définitions abstraites du Beau. Mais le Beau n'en existe pas moins.

Le Beau est un fait d'expérience dont toute l'histoire humaine témoigne, dans toutes les civilisations.

Le Beau est un sentiment de satisfaction, une émotion positive, partagés par une large fraction d'une société, peuples et élites ensemble, cette conjonction est nécessaire, et confirmés par le temps.

 

Ce qui a changé avec l'Art Contemporain, progressivement, mais très nettement à partir des années 1950, c'est que le Beau n'a plus été un but de l'art. Le Laid a même été revendiqué comme une recherche légitime de l'art.

Comme le constate très réalistement l'historien d'art Ernst Gombrich, l'art est devenu "une aventure aux confins de l’impossible et l’art du laid."

L'adhésion idéologique de l'Art Contemporain au Laid est un constat banal, qui a été fait de multiples fois, et qui a été pleinement revendiqué par tous ses théoriciens.

Le critique d'art Michel Tapié (1909-1987) constate dans les années 1950-60 que "l'Art Moderne -entendez Art Contemporain- est né le jour où l'idée d'Art et celle de Beauté se sont trouvées disjointes." Il ne critique pas cette disjonction, bien au contraire il la constate et la justifie. "nous avons changé de valeurs".

Cela ne veut pas dire que cela a été pour le mieux ! Il est très significatif que toute l'Europe des Musées distingue, dans presque toutes les langues, les Musées des "Beaux Arts" des "Musées d'Art Contemporain". C'est l'officialisation du divorce de l'Art et du Beau.

Cette Nouveauté dans l'histoire de l'humanité n'est certainement pas sans signification ni conséquences.

Il n'est sans aucun doute pas indifférent qu'une société décide que son art officiel, en peinture et en sculpture, n'aura plus le Beau comme but, et proclame que le Laid, et l'Absurde, sont des valeurs esthétiques légitimes. Les philosophes ont beaucoup discuté des rapports entre l'esthétique et l'éthique, le Beau et le Bien. Ils ont généralement conclu qu'il existait entre ces concepts fondamentaux, spécifiques à l'humanité, des rapports étroits et des relations de convergences.

  

ART AND THE BEAUTIFUL

 

For millennia, in Europe, and in all civilizations, "the Beautiful" was a goal and a criterion of art, particularly in painting.

 

1 The Beautiful was the aim pursued by the artist when he painted a picture. From medieval times to Modern Art, the artist has allways had intented the Beautiful. Even when he intended to paint a dramatic situation, or horrible, as the events of the Passion of Christ (Issenheim Altarpiece) or Hell (Bouts, Bosch). Even when he heard paint the horrors of war, as Jacques Callot, Goya and Otto Dix.

 

2. The Beautiful was recognized as such by consensus.

As Mikel Dufrenne wrote in an article in the Encyclopedia Universalis, the Beau is defined by three criteria objectives: The opinion of elites, the common opinion of the population, the time.

An excellent definition, practical, pragmatic, that does not drown in abstract concepts, the search for an Essence of Beauty, and uses an understandable language.

 

These definitions leave room to the individual opinion and tastes. As written also Mikel Dufrenne in the same article: "The work of art is imposed on all, with the strength of the evidence, to the delight of the beholder." It is a fourth criterion, more subjective, which varies depending on individuals. Such work can bring happiness to such a person, and not, or less, to another. But firstly, the primary aim of the artist was to provide happiness to his audience, and this happiness was felt by a majority of men of different backgrounds.

The fully relativistic attitude of saying that there is no criterion of the Beautiful, and that everything is matter of personal taste, is false, by excess and by ignorance of the established historical realities. It is true that there is no definition, abstract, philosophical of the Beautiful. It seems that the great philosophers have all failed in their attempts to propose a definition of the Beautiful. There is also no mathematical definition of the Beautiful. There is no need to break the head to search for abstract definitions of the Beautiful. But the Beautiful does exists nonetheless.

The Beautiful is a fact of experience, which all of human history testifies, in all civilizations.

The Beautiful is a sense of satisfaction, a positive emotion, shared by a large section of society, elites and peoples together, this combination is absolutely necessary, and confirmed by time.

 

The Beautiful is a fact of experience. The Beautiful is a feeling of satisfaction, shared by a large section of society, and confirmed by time.

What has changed with the Contemporary Art, gradually, but very clearly from the 1950s is that Beautiful was no longer a purpose of art. The Ugly has even been claimed as a legitimate pursuit of art.

As noted very realistic art historian, Ernst Gombrich, the art has become "an adventure to the borders of the impossible and the art of the ugly."

The ideological accession of Contemporary Art at the Ugly is a banal observation, which was done multiple times, and has been fully claimed by its theorists.

The art critic Michel Tapié (1909-1987) notes that in 1950-60 "Contemporary Art is born on the day when the idea of Art and that of the beauty found disjointed." He does not criticize this disjunction, on the contrary he finds good and justifies it. "We have changed values."

This is not to say that it was for the best! It is very significant that all of Europe Museums distinguishes between Museums of the "Beaux Arts" of the "Museum of Contemporary Art". This is the formalization of the divorce between the Art and the Beautiful.

This novelty in the history of mankind is certainly not without meaning and consequences.

It is undoubtedly not indifferent that a society decides that its official art, in painting and sculpture, will no longer have the Beautiful as its goal, and proclaims that the Laid and the Absurd are legitimate aesthetic values . The philosophers have discussed much the relationship between aesthetics and ethics, the Beautiful and the Good. They have generally concluded that there are close relationships and convergence relationships between these fundamental concepts, specific to humanity.

   

Henri Matisse. 1869-1954. Paris. Les Poissons rouges. The red fish (Goldfish) 1912. ( Collection Chtchoukine Moscou. Musée Pouchkine. Exposition temporaire Fondation Louis Vuitton. Paris. )

 

UNE HISTOIRE DE LA PEINTURE PLATE (3)

 

L'Art Moderne ?

A partir des années 1830-1850 environ, les peintres romantiques, les premiers, puis les préé-impressionnistes, les impressionnistes, les post-impressionnistes, "les peintres modernes", parcourent, en sens inverse, le chemin qu'avaient pris les peintres de l'art Roman, de l'art Gothique et de "la Renaissance".

A partir de la deuxième moitié du 19è siècle beaucoup de peintres européens rejettent la précision et le réalisme du dessin, refusent la vérité des couleurs telles que nos sens les perçoivent. Les peintres rejettent l'exigence d'une représentation naturaliste et réaliste du monde. Une exigence technique, qui a caractérisée toute la peinture européenne, depuis le gothique tardif et la renaissance.

Finie "la tyrannie" de l'illusion des trois dimensions sur la surface plane du tableau. Vive "la liberté" de la peinture plate, qui épouse son support.

Les peintres suppriment la perspective et les volumes, reviennent à des formes stéréotypées et stylisées. Ils pratiquent le "tachisme", usent et abusent de l'esquisse, inventent les couleurs arbitraires, décomposent les volumes, multiplient les points de vue sur le même objet. Les peintres européens s'éloignent ainsi toujours plus d'une représentation fidèle du monde qui les entoure, pour proposer les plus diverses interprétations et reconstructions, voire même inventions, du réel.

Il est très clair que ce chemin est suivi de manière tout à fait volontariste.

Nous ne sommes plus dans la situation des peintres et des mosaïstes de l'Empire romain finissant, dont les techniques étaient dictées par leurs méconnaissances des règles, techniques, du bien faire. Les imperfections, techniques, de la peinture plate et de l'esquisse, s'imposent non pas comme une incapacité à bien représenter, mais comme une ouverture sur une esthétique nouvelle

 

Les artistes veulent faire du "Nouveau". C'est même une obsession. Et pour faire du nouveau, parfois, il n'y a rien de mieux que l'Ancien ! Mais il ne faut pas trop le dire !

Les visages stéréotypés et les grands yeux inexpressifs des peintures et mosaïques Paléo-chrétiennes et Byzantines retrouvent un charme "moderne" avec Modigliani.

Les corps de femme peuvent aussi se passer des modelés subtiles, et se réduire à des lignes, comme aux temps de Byzance, de la peinture Siennoise et du gothique international (Maurice Denis, Henri Matisse, Edward Munch....).

Masaccio, "moderne" en 1410 parce qu'il donne une épaisseur et un volume plus réaliste à ses personnages, devient un peintre académique en 1900 !

C'est ainsi que, contre les peintres académiques, classiques, accusés d'être réactionnaires et dépassés, Edouard Manet et ses successeurs reviennent à une interprétation stylisée, symbolique, suggestive, inventée, du monde qui les entoure. En fait ils empruntent beaucoup à l'esthétique de Ravenne, des fresques romanes, de Giotto, de l'école de Sienne, et du Gothique international. Une esthétique dont ils avaient évidemment une parfaite connaissance par leurs fréquentations assidues des musées et lieux artistiques européens, leurs voyages en Italie...

Evidemment ces techniques s'appliquent à des thèmes tous différents de ceux de l'époque gothique. Mais c'est un autre aspect de l'histoire de la peinture européenne.

Au bout de ce chemin, la peinture européenne aboutit à l'art abstrait, non figuratif.

En effet, de simplifications et stylisations en synthèses, et d'interprétations et suggestions en inventions, les peintres s'éloignent toujours plus d'une représentation naturaliste et réaliste du réel, le réel tel que les hommes le perçoivent par leurs yeux, et finissent par le quitter.

Les villages et les églises de Lyonel Feininger ne sont bientôt plus que des lignes qui s'entrecroisent.

  

A HISTORY OF THE FLAT PAINTING (3)

 

Modern Art ?

From the years 1830-1850 approximately, The European Romantic painters, the firsts, then the pre-Impressionists, Impressionists, Post-Impressionists, in short the "moderns painters", browse, in the opposite direction, the path that have followed the painters of the Roman art, Gothic art, and "Renaissance."

From the second half of the 19th century, many European painters reject the accuracy and the realism of the drawing, are refusing the truth of the colors, such as our senses perceive them. The Painters reject the requirement of a naturalistic and realistic representation of the world. A technical requirement, which has characterized all European painting since the late Gothic and Renaissance.

Finished the "tyranny" of the illusion of the three dimensions on the flat surface of the painting. Long live the "freedom" of the flat paint, who marries his support.

The painters suppress the perspective and the volumes. They return to stereotyped and stylized forms. They practice the "tachisme", use and abuse of the sketch, invent the arbitrary colors, decompose the volumes, multiply the points of view on the same subject. The European painters move away so always more than a true representation of the world around them, for propose the most diverse interpretations and reconstructions and even inventions, of the real.

It is very clear that this path is followed entirely voluntarist.

We are no longer in the situation of the painters and mosaic artists of the late Roman Empire, whose techniques were dictated by their misunderstandings of the rules, technical, of the doing well. The imperfections, technical, of the flat painting and of the sketching, are needed not as an inability to well represent, but as a an opening on a new aesthetic.

The European artists want to make the "New", this is even an obsession. And to make the New, sometimes there's nothing better than the Old!

But Just don't say it too much!

The stereotyped faces and the big eyes expressionless of the paintings and mosaics Paleo-Christian and Byzantine found a charm "modern" with Modigliani.

The female body can also dispense with subtle patterns, and be reduced to lines, as in the time of Byzantium and Gothic painting XIVth international (Maurice Denis, Henri Matisse, Edward Munch...)

Masaccio, "modern" in 1410 because it gives a more realistic thickness and volumes to his characters, becomes an academic painter in 1900!

Thus, against the academic painters, classics, accused of being reactionary and surpassed, Edouard Manet and his followers return to a stylized interpretation, symbolic, suggestive, invented, of the world around them. In fact they borrow much from the aesthetics of Ravenna, of the Romanesque frescoes, of Giotto, of the Siena School, and of the International Gothic. An aesthetic which they obviously had a perfect knowledge of their courtship of European museums and artistic venues, their travels in Italy ...

Obviously these techniques apply to themes all differents from those of the Gothic period. But this is another aspect of the history of European painting.

At the end of this road, European painting comes to abstract art, non-figurative art.

Indeed, from simplification and stylisation into syntheses, from interpretations and suggestions into inventions, the painters always away more than a naturalistic and realistic representation of the real, this real, as men perceive with their eyes, and eventually leave him.

The villages and churches of Lyonel Feininger are soon more than lines that intersect.

 

Jean Baptiste Camille Corot. 1796-1875. Paris. Le soir, tour lointaine. In the evening, a distant tower. vers 1865. Paris Orsay.

 

JEAN BAPTISTE CAMILLE COROT

 

L'histoire de l'art classe Corot parmi les peintres pré-impressionnistes. Il est un des fondateurs de l'Ecole de Barbizon.

Corot a été un peintre très novateur, mais qui a su ne pas entrer en conflit avec l'Académie de Paris.

Pourtant les tableaux de sa première période dans les années 1830-1840 notamment lors de ses voyages en Italie sont très clairement annonciateurs d'une des grandes "nouveautés" de l'Art Moderne : "la peinture plate". Ses tableaux de paysages témoignent de ses recherches en direction d' une perspective très réduite et de volumes aplatis. Il annonce très clairement une esthétique qui renonce à imiter la nature pour privilégier une recomposition imaginative du monde environnant. Le Louvre est plus riche que le musée d'Orsay en peintures de cette période.

Il abandonne ensuite cette voie pour utiliser les techniques tachistes pré-impressionnistes, dans un style vaporeux et doux, un "sfumato" délicat et fin, qui lui est tout à fait propre et qui a fait son succès.

Mais par ses coloris et ses thèmes il ne s'oppose pas à la peinture classique, recommandée par l'Académie de Paris.

Ses coloris restent très discrets, dans la tradition des paysages des Pays Bas, et ses tableaux sont animés par un nombre suffisant de nymphes et de satires dansant, et de bergers adonés à la musique, pour plaire aux académiques.

 

The history of art classifies Corot among the pre-Impressionist painters. He is one of the founders of the Barbizon School.

Corot was a very innovative painter, but who knew how not to be in conflict with the Academy of Paris.

Yet the paintings of his first period in the years 1830-1840 notably during his travels in Italy are very clearly announcing one of the great "innovations" of Modern Art: "the flat painting". His paintings of landscapes testify his research towards a very reduced perspective and flattened volumes. It very clearly announces an aesthetic that renounces to imitate the nature to privilege an imaginative recomposition of the surrounding world. The Louvre is richer than the Musée d'Orsay in paintings of this period.

Corot then abandons this path to use the pre-Impressionist tachist techniques, in a vaporous and gentle style, a delicate and fine "sfumato", which is quite personal and which made his success.

But by its colors and its themes it is not opposed to the classical painting, recommended by the Academy of Paris.

His colors remain very discreet, in the tradition of the landscapes of the Netherlands, and his paintings are animated by a sufficient number of nymphs and satires dancing, and shepherds adones to music, to please the academics.

 

Gustave Guillaumet. 1840-2887. Paris. Tisseuses à Bou-Saada. Weavers women in Bou-Saada. 1885. Paris Orsay

 

L'orient a été très à la mode à la période romantique, surtout en en France (avec le Maghreb) et aussi en Angleterre. Pour l'Allemagne, l'Orient c'était surtout l'Italie et la Grèce. L'Espagne et surtout l'Italie ont été peut concernées par ce mouvement. L'orientalisme s'exprime aussi bien dans un style académique que romantique et prémoderne comme avec Delacroix.

 

The Orient was very fashionable in the Romantic period, especially in France ( with the Maghreb) and also in England. For Germany, the Orient was mainly Italy and Greece. Spain and especially Italy have been affected by this movement.

Orientalism is expressed both in an academic style and in a romantic and premodern style as with Delacroix.

  

LA PEINTURE ACADEMIQUE

 

En France l'Académisme prolonge pendant le Second Empire et la III è République le Néo-classicisme qui dominait sous la Révolution et l'Empire. C'est le nom que prend le classicisme à ces époques, et il se retrouve aussi dans d'autres pays européens, notamment l'Allemagne, éventuellement sous d'autres appellations.

Thomas Couture (1815-1879) fut professeur à l'Ecole des Beaux Arts de Paris et forma Puvis de Chavannes et Edouard Manet.

Jean Léon Gérôme (1824-1904) Professeur à l'Ecole des Beaux Arts de Paris et membre de l'Académie des Beaux Arts, très célèbre de son vivant est un des représentants majeurs de la peinture académique et un adversaire des "Impressionnistes".

Alexandre Cabanel (1823-1889), autre très grand peintre académique, est dix sept fois membre du Jury du Salon. Sa "Naissance de Vénus" (1863) est pris comme cible par les partisans des impressionnistes comme Emile Zola.

L'Académisme Français est représenté encore par William Bouguereau (1825-1905) qui peint en 1879 une "Naissance de Vénus" et par Ernest Messonnier (1815-1891).

L'Académisme est un courant européen, pas seulement français. On peut citer en Allemagne Franz von Lenbach, Anselme Feuerbach, Franz Xaver Winterhalter, Karl Von Piloty, en Belgique Franz Stevens, en Angleterre Lawrence Alma Tadema, en Espagne Maria Fortuny. En Italie Francesco Hayez (1791-1882), célèbre pour son tableau de la Brera de Milan ( le Baiser)

L'esprit de l'Académisme est aussi bien romantique que classique, mais le point commun de tous ces peintres est une technique impeccable, un dessin précis, parfaitement fini. Des peintres pour lesquels il ne peut y avoir de confusion entre une esquisse et une oeuvre achevée. Ces peintres rejettent les techniques "tachistes" ou la "peinture plate" sans perspective ni profondeur. Il n'emploient pas les couleurs arbitraires ne correspondant pas à celles perçues dans la nature. Pour eux les chevaux ne sont pas rouges et les arbres ne sont pas bleus. Enfin les sujets de leurs tableaux sont "nobles", ils empruntent leurs thèmes à la Religion, l'Histoire, la Mythologie, la Littérature, ou un paysagisme significatif de l'histoire européenne. Ils sont dans la tradition de toute la peinture européenne depuis le 16è siècle.

 

THE ACADEMIC PAINTING

 

In France, the Academism extends during the Second Empire and the Third Republic the Neoclassicism which dominated under the Revolution and the Empire. This is the name that the classicism takes at these times, and it is also found in other European countries, notably Germany, possibly under other names.

Thomas Couture (1815-1879) was a professor at the School of Fine Arts in Paris, and formed Puvis de Chavannes and Edouard Manet.

Jean Léon Gérôme (1824-1904) Professor at the School of Fine Arts in Paris and member of the Academy of Fine Arts, very famous during his lifetime is one of the major representatives of academic painting and an opponent of the "Impressionists".

Alexandre Cabanel (1823-1889), another very great academic painter, is seventeen times member of the Jury of the Salon. His "Birth of Venus" (1863) is taken as a target by the supporters of the Impressionists as Emile Zola.

The French academicism is also represented by William Bouguereau (1825-1905) who painted in 1879 a "Birth of Venus" and by Ernest Messonnier (1815-1891) well represented also in the Musée d'Orsay

Academism is a European current, not just French. In Germany Franz von Lenbach, Anselme Feuerbach, Franz Xaver Winterhalter, Karl Von Piloty, in Belgium Franz Stevens, in England Lawrence Alma Tadema, in Spain Maria Fortuny. In Italy Francesco Hayez (1791-1882), famous for his painting of the Brera of Milan (the Kiss)

The spirit of Academism is as romantic as it is classical, but the common point of all these painters is an impeccable technique, a precise, perfectly finished drawing. Painters for whom there can be no confusion between a sketch and a finished work. These painters reject the techniques of "tachism", or the "flat painting" without perspective or depth.

They do not use arbitrary colors that do not match those perceived in nature. For them the horses are not red and the trees are not blue. Finally the subjects of their paintings are "noble", they borrow their themes from Religion, History, Mythology, Literature, or a significant landscape of European history. They are in the tradition of all European painting since the 16th century.

   

Oswald Achenbach. 1827-1905.Düsseldorf. Une fête à Genazzano. A party in Genazzano. vers 1865. Paris Orsay.

Ecole de Düsseldorf. Paysagiste Académique au départ son parcours va du dessin vers la couleur.

Academic landscape designer at the start his career goes from drawing to color.

Louis Carrier- Belleuse. 1848-1913. Paris. Porteurs de farine. Carriers of flour. 1885. Paris Petit Palais (Musée des Beaux de la Ville de Paris)

Ecole naturaliste réaliste.

Tous ces peintres de l'école naturaliste-réaliste sont dans la tradition fondée par les peintres des Pays Bas au 17è siècle.

 

Realistic naturalistic school.

All these painters of the naturalistic-realistic school are in the tradition founded by painters of the Netherlands in the 17th century.

  

LA PEINTURE ENTRE 1815 ET 1870.

 

Il faut attendre la fin des guerres imposées à l'Europe par la Révolution et l'Empire français pour que la peinture reprenne vie et vigueur. Tout la première partie du 19è siècle voit coexister les deux grands courants classiques et romantiques. L'Académisme et les premières tendances modernistes.

Les thèmes de l'art se diversifient, la religion, l'histoire, la mythologie perdent du terrain, la peinture de moeurs, la nature morte et le paysage se répandent. Une école réaliste fait son apparition qui prend de l'importance et représente la première contestation de la "Grande Peinture" Académique.

La diversification et la sécularisation des thèmes de la peinture française et européenne, le recul de la peinture d'histoire et mythologique se fait en définitive à l'imitation de la peinture des Pays Bas, qui pratiquent l'art profane et séculier depuis le 17è siècle.

D'autre part certaines techniques nouvelles apparaissent qui annoncent l'Art Moderne.

Dès les années 1830 le romantique Delacroix a multiplié les esquisses et les tableaux peints à grandes ou petites touches de couleur juxtaposées, au détriment de la précision du dessin. C'est une révolution qui est qualifiée par la critique de "tartouillade". Et la critique, quoi qu'on en dise , n'avait pas absolument tort.

Dans les années 1840 Corot peint, notamment en Italie, des tableaux qui annoncent clairement "la peinture plate", le retour à une vision du monde en deux dimensions. Une esthétique qui atténue ou même supprime la perspective et les volumes. Corot abandonnera ensuite ce style pour inventer un "tachisme" très souple, très dilué, flou, tout à fait personnel, qui annonce aussi le recul du dessin par rapport à la couleur.

Dans les années 1840-50 les peintres de l'Ecole pré-impressionniste de Barbizon s'inspirent beaucoup du paysage néerlandais quant aux coloris, relarivement sombres et neutres, mais avec des techniques de peinture moins lisses, un accent mis sur la touche, et une imprécision du dessin, qui préfigurent l'impressionnisme.

Mais l'époque voit aussi se perpétuer "la Grande Peinture", attentive au dessin exact et précis, enseigné par Dominique Ingres, et attachée aux grands thèmes tirés de la religion, de la littérature ou de l'histoire européenne. Ces peintres Académiques vont entrer en conflit avec les Réalistes, les Préimpressionnistes et les Impressionnistes et finiront par perdre le combat. Ils seront qualifiés de "Pompiers" par le siècle suivant. Dès les années 1860 le réaliste Courbet, et Manet, difficilement classable, représentent, de manière un peu différente, la peinture de contestation de l'Académisme.

 

PAINTING BETWEEN 1815 AND 1870.

Not until the end of the wars imposed on Europe by the French Revolution and the Empire for that the painting back to life and vigor. All the first part of the 19th century saw the two great classical and romantic currents coexist. The Academism and the first modernist tendencies.

The themes of art diversify, the religion, the history, the mythology lose ground, the paintings of manners, still life and landscape are spread. A realistic school is emerging which becomes important and represents the first challenge against the Academic Great Painting.

The diversification and the secularization of the themes of the French and European painting, the decline of historical and mythological painting is ultimately done in imitation of the painting of the Netherlands, which practiced profane and secular art since the 17th century.

As early as the 1830s, the romantic Delacroix multiplied the sketches and paintings with large or small touches of color juxtaposed, to the detriment of the precision of the drawing. It is a revolution which is described by critics as "tartouillade" (daub). And criticism, whatever may be said of it, was not absolutely wrong.

In the 1840s Corot painted, especially in Italy, paintings that clearly announce "the flat painting", the return to a two-dimensional worldview. An aesthetic that attenuates or even suppresses the perspective and the volumes. Corot then abandoned this style to invent a very flexible, diluted, fuzzy, completely personal "tachism", which also announces the recession of drawing in relation to color.

In the years 1840-50 the painters of the Pre-Impressionist School of Barbizon were inspired by the Dutch landscape as regards the colors, relatively dark and neutral, but with less smooth painting techniques, an accent on the touch, and an inaccuracy of the drawing, which prefigure the Impressionism.

But the era also saw the "Great Painting" perpetuate, attentive to the exact and precise drawing, taught by Dominique Ingres, and attached to the great themes drawn from religion, literature or European history. These Academic painters will enter into conflict with the Realists, the Pre-Impressionists and the Impressionists and will eventually lose the fight. They will be called "Firemen" by the next century. As early as the 1860s, the realistic Courbet, and Manet, hardly classifiable, represent, in a different way, the painting of contestation of Academism.

   

Narcisse Diaz de la Pena. 1807-1876. Paris Barbizon. La Magicienne. The Magician. Vers 1850. Paris Orsay.

 

NARCISSE DIAZ DE LA PENA. L'ECOLE DE BARBIZON.

 

Narcisse Diaz de la Pena, comme Corot, son ami, ne peint pas seulement des paysages, une partie importante de sa production est faite de personnages féminins, d'enfant, et des scènes galantes.

 

L'école de Barbizon, pré-impressionniste, est active entre 1825 et 1875. Ses membres fondateurs furent Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) et Théodore Rousseau (1812-1867).

Les autres artistes les plus connus du grand public sont :

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911)

Ce sont les premiers artistes français à peindre les paysages, sur place, et pas seulement des esquisses, à compléter à l'atelier. Cette technique ne pouvait apparaître qu'avec la naissance des couleurs produites de manière industrielle. Ce n'est pas une école, au sens de lieu d'apprentissage, mais un lieu de rencontre et d'activité, privilégié par certains artistes du fait de sa situation près de Paris.

 

Les Pays Bas protestants avaient depuis le 18è siècle donné l'exemple d'une peinture qui prenait pour thème privilégié, voire unique, le paysage, celui des campagnes, ou de la mer. Mais en France, le choix de ce thème était quelque peu audacieux, et contestataire, alors que régnait toujours la peinture académique, qui favorisait les grands sujets : religion, histoire, mythologie...

Les peintres de l'école de Barbizon se sont beaucoup inspirés, notamment par leurs tonalités sombres, d'artistes comme Salomon Ruysdael (1602-1670) et Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709)...

Les peintres de l'école de Barbizon ont aussi suivi l'exemple technique des romantiques anglais, John Constable (1776-1837) et Richard Parkes Bonnington (1802-1828) et des romantiques français comme Eugène Delacroix (1798-1863), Théodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). Ils seront eux mêmes les inspirateurs des impressionnistes.

 

NARCISSE DIAZ DE LA PENA. THE BARBIZON SCHOOL.

  

Narcisse Diaz de la Pena, like Corot, his friend, not only painted landscapes, an important part of its production is made of female characters, children, and romantic scenes.

 

The Barbizon school, pré impressionnist, was active between 1825 and 1875. Its founding members were Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) and Theodore Rousseau ( 1812-1867).

The other best-known artists of the public are:

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911).

These are the first French artists to paint landscapes, on site, and not just sketches, to be completed in the workshop. This technique could appear only after the birth of the colors produced industrially. This is not a school, in the sense of place of learning, but a place of meeting and activity, favored by some artists because of its location near Paris.

The Netherlands, Protestants, had since the 18th century gave the example of a painting that took for favorite theme, even unique, the landscape, of the campaigns or of the sea. But in France, the choice of this theme was somewhat daring and dissident, while always reigned the academic painting, which favored the "major subjects": religion, history, mythology ...

The painters of the Barbizon school were much inspired, notably their dark tones, of artists like Solomon Ruysdael (1602-1670) and Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709) ...

The painters of the Barbizon school also followed the technical example, of the English Romantics, John Constable (1776-1837) and Richard Parkes Bonnington (1802-1828) and of the French romantics, as Eugène Delacroix (1798-1863), Theodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). They will themselves the inspirers of the Impressionists.

  

Jean François Millet. 1814-1875. Paris Barbizon. L'Eglise de Gréville. The Church of Greville. 1871-1874. Paris Orsay.

 

Millet est à la fois le fondateur de l'école naturaliste de Barbizon et un peintre de l'école réaliste, s'intéressant la vie populaire, essentiellement agricole. Sur ce point il est, avec deux siècles de "retard", dans l'esprit des peintres réalistes des Pays Bas. D'autre part sa touche est très pré-impressionniste, déjà tachiste.

 

Millet is both the founder of Barbizon's naturalist school and a realistic school painter, interested in popular life, mainly agricultural . On this point it is, with two centuries of "delay", in the spirit of the realistic painters of the Netherlands. On the other hand his touch is very pre-impressionist, already tachist.

 

L'ECOLE DE BARBIZON.

 

L'école de Barbizon, pré-impressionniste, est active entre 1825 et 1875. Ses membres fondateurs furent Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) et Théodore Rousseau (1812-1867).

Les autres artistes les plus connus du grand public sont :

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911)

Ce sont les premiers artistes français à peindre les paysages, sur place, et pas seulement des esquisses, à compléter à l'atelier. Cette technique ne pouvait apparaître qu'avec la naissance des couleurs produites de manière industrielle. Ce n'est pas une école, au sens de lieu d'apprentissage, mais un lieu de rencontre et d'activité, privilégié par certains artistes du fait de sa situation près de Paris.

 

Les Pays Bas protestants avaient depuis le 18è siècle donné l'exemple d'une peinture qui prenait pour thème privilégié, voire unique, le paysage, celui des campagnes, ou de la mer. Mais en France, le choix de ce thème était quelque peu audacieux, et contestataire, alors que régnait toujours la peinture académique, qui favorisait les grands sujets : religion, histoire, mythologie...

Les peintres de l'école de Barbizon se sont beaucoup inspirés, notamment par leurs tonalités sombres, d'artistes comme Salomon Ruysdael (1602-1670) et Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709)...

Les peintres de l'école de Barbizon ont aussi suivi l'exemple technique des romantiques anglais, John Constable (1776-1837) et Richard Parkes Bonnington (1802-1828) et des romantiques français comme Eugène Delacroix (1798-1863), Théodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). Ils seront eux mêmes les inspirateurs des impressionnistes.

 

THE BARBIZON SCHOOL.

 

The Barbizon school, pré impressionnist, was active between 1825 and 1875. Its founding members were Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) and Theodore Rousseau ( 1812-1867).

The other best-known artists of the public are:

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911).

These are the first French artists to paint landscapes, on site, and not just sketches, to be completed in the workshop. This technique could appear only after the birth of the colors produced industrially. This is not a school, in the sense of place of learning, but a place of meeting and activity, favored by some artists because of its location near Paris.

The Netherlands, Protestants, had since the 18th century gave the example of a painting that took for favorite theme, even unique, the landscape, of the campaigns or of the sea. But in France, the choice of this theme was somewhat daring and dissident, while always reigned the academic painting, which favored the "major subjects": religion, history, mythology ...

The painters of the Barbizon school were much inspired, notably their dark tones, of artists like Solomon Ruysdael (1602-1670) and Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709) ...

The painters of the Barbizon school also followed the technical example, of the English Romantics, John Constable (1776-1837) and Richard Parkes Bonnington (1802-1828) and of the French romantics, as Eugène Delacroix (1798-1863), Theodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). They will themselves the inspirers of the Impressionists.

   

Paul Cézanne. 1839-1906. Paris. Cinq baigneurs. Five swimmers. 1904. Paris Orsay.

 

LA PEINTURE ENTRE 1815 ET 1870.

 

Il faut attendre la fin des guerres imposées à l'Europe par la Révolution et l'Empire français pour que la peinture reprenne vie et vigueur. Tout la première partie du 19è siècle voit coexister les deux grands courants classiques et romantiques. L'Académisme et les premières tendances modernistes.

Les thèmes de l'art se diversifient, la religion, l'histoire, la mythologie perdent du terrain, la peinture de moeurs, la nature morte et le paysage se répandent. Une école réaliste fait son apparition qui prend de l'importance et représente la première contestation de la "Grande Peinture" Académique.

La diversification et la sécularisation des thèmes de la peinture française et européenne, le recul de la peinture d'histoire et mythologique se fait en définitive à l'imitation de la peinture des Pays Bas, qui pratiquent l'art profane et séculier depuis le 17è siècle.

D'autre part certaines techniques nouvelles apparaissent qui annoncent l'Art Moderne.

Dès les années 1830 le romantique Delacroix a multiplié les esquisses et les tableaux peints à grandes ou petites touches de couleur juxtaposées, au détriment de la précision du dessin. C'est une révolution qui est qualifiée par la critique de "tartouillade". Et la critique, quoi qu'on en dise , n'avait pas absolument tort.

Dans les années 1840 Corot peint, notamment en Italie, des tableaux qui annoncent clairement "la peinture plate", le retour à une vision du monde en deux dimensions. Une esthétique qui atténue ou même supprime la perspective et les volumes. Corot abandonnera ensuite ce style pour inventer un "tachisme" très souple, très dilué, flou, tout à fait personnel, qui annonce aussi le recul du dessin par rapport à la couleur.

Dans les années 1840-50 les peintres de l'Ecole pré-impressionniste de Barbizon s'inspirent beaucoup du paysage néerlandais quant aux coloris, relarivement sombres et neutres, mais avec des techniques de peinture moins lisses, un accent mis sur la touche, et une imprécision du dessin, qui préfigurent l'impressionnisme.

Mais l'époque voit aussi se perpétuer "la Grande Peinture", attentive au dessin exact et précis, enseigné par Dominique Ingres, et attachée aux grands thèmes tirés de la religion, de la littérature ou de l'histoire européenne. Ces peintres Académiques vont entrer en conflit avec les Réalistes, les Préimpressionnistes et les Impressionnistes et finiront par perdre le combat. Ils seront qualifiés de "Pompiers" par le siècle suivant. Dès les années 1860 le réaliste Courbet, et Manet, difficilement classable, représentent, de manière un peu différente, la peinture de contestation de l'Académisme.

 

PAINTING BETWEEN 1815 AND 1870.

Not until the end of the wars imposed on Europe by the French Revolution and the Empire for that the painting back to life and vigor. All the first part of the 19th century saw the two great classical and romantic currents coexist. The Academism and the first modernist tendencies.

The themes of art diversify, the religion, the history, the mythology lose ground, the paintings of manners, still life and landscape are spread. A realistic school is emerging which becomes important and represents the first challenge against the Academic Great Painting.

The diversification and the secularization of the themes of the French and European painting, the decline of historical and mythological painting is ultimately done in imitation of the painting of the Netherlands, which practiced profane and secular art since the 17th century.

As early as the 1830s, the romantic Delacroix multiplied the sketches and paintings with large or small touches of color juxtaposed, to the detriment of the precision of the drawing. It is a revolution which is described by critics as "tartouillade" (daub). And criticism, whatever may be said of it, was not absolutely wrong.

In the 1840s Corot painted, especially in Italy, paintings that clearly announce "the flat painting", the return to a two-dimensional worldview. An aesthetic that attenuates or even suppresses the perspective and the volumes. Corot then abandoned this style to invent a very flexible, diluted, fuzzy, completely personal "tachism", which also announces the recession of drawing in relation to color.

In the years 1840-50 the painters of the Pre-Impressionist School of Barbizon were inspired by the Dutch landscape as regards the colors, relatively dark and neutral, but with less smooth painting techniques, an accent on the touch, and an inaccuracy of the drawing, which prefigure the Impressionism.

But the era also saw the "Great Painting" perpetuate, attentive to the exact and precise drawing, taught by Dominique Ingres, and attached to the great themes drawn from religion, literature or European history. These Academic painters will enter into conflict with the Realists, the Pre-Impressionists and the Impressionists and will eventually lose the fight. They will be called "Firemen" by the next century. As early as the 1860s, the realistic Courbet, and Manet, hardly classifiable, represent, in a different way, the painting of contestation of Academism.

   

Edouard Manet 1832-1883. Paris. Sur la plage. On the beach. 1873 Paris Orsay.

La femme et le frère de l'artiste à Berck. The wife and brother of the artist in Berck.

 

UNE HISTOIRE DE LA PEINTURE PLATE (3)

 

L'Art Moderne ?

A partir des années 1830-1850 environ, les peintres romantiques, les premiers, puis les préé-impressionnistes, les impressionnistes, les post-impressionnistes, "les peintres modernes", parcourent, en sens inverse, le chemin qu'avaient pris les peintres de l'art Roman, de l'art Gothique et de "la Renaissance".

A partir de la deuxième moitié du 19è siècle beaucoup de peintres européens rejettent la précision et le réalisme du dessin, refusent la vérité des couleurs telles que nos sens les perçoivent. Les peintres rejettent l'exigence d'une représentation naturaliste et réaliste du monde. Une exigence technique, qui a caractérisée toute la peinture européenne, depuis le gothique tardif et la renaissance.

Finie "la tyrannie" de l'illusion des trois dimensions sur la surface plane du tableau. Vive "la liberté" de la peinture plate, qui épouse son support.

Les peintres suppriment la perspective et les volumes, reviennent à des formes stéréotypées et stylisées. Ils pratiquent le "tachisme", usent et abusent de l'esquisse, inventent les couleurs arbitraires, décomposent les volumes, multiplient les points de vue sur le même objet. Les peintres européens s'éloignent ainsi toujours plus d'une représentation fidèle du monde qui les entoure, pour proposer les plus diverses interprétations et reconstructions, voire même inventions, du réel.

Il est très clair que ce chemin est suivi de manière tout à fait volontariste.

Nous ne sommes plus dans la situation des peintres et des mosaïstes de l'Empire romain finissant, dont les techniques étaient dictées par leurs méconnaissances des règles, techniques, du bien faire. Les imperfections, techniques, de la peinture plate et de l'esquisse, s'imposent non pas comme une incapacité à bien représenter, mais comme une ouverture sur une esthétique nouvelle

 

Les artistes veulent faire du "Nouveau". C'est même une obsession. Et pour faire du nouveau, parfois, il n'y a rien de mieux que l'Ancien ! Mais il ne faut pas trop le dire !

Les visages stéréotypés et les grands yeux inexpressifs des peintures et mosaïques Paléo-chrétiennes et Byzantines retrouvent un charme "moderne" avec Modigliani.

Les corps de femme peuvent aussi se passer des modelés subtiles, et se réduire à des lignes, comme aux temps de Byzance, de la peinture Siennoise et du gothique international (Maurice Denis, Henri Matisse, Edward Munch....).

Masaccio, "moderne" en 1410 parce qu'il donne une épaisseur et un volume plus réaliste à ses personnages, devient un peintre académique en 1900 !

C'est ainsi que, contre les peintres académiques, classiques, accusés d'être réactionnaires et dépassés, Edouard Manet et ses successeurs reviennent à une interprétation stylisée, symbolique, suggestive, inventée, du monde qui les entoure. En fait ils empruntent beaucoup à l'esthétique de Ravenne, des fresques romanes, de Giotto, de l'école de Sienne, et du Gothique international. Une esthétique dont ils avaient évidemment une parfaite connaissance par leurs fréquentations assidues des musées et lieux artistiques européens, leurs voyages en Italie...

Evidemment ces techniques s'appliquent à des thèmes tous différents de ceux de l'époque gothique. Mais c'est un autre aspect de l'histoire de la peinture européenne.

Au bout de ce chemin, la peinture européenne aboutit à l'art abstrait, non figuratif.

En effet, de simplifications et stylisations en synthèses, et d'interprétations et suggestions en inventions, les peintres s'éloignent toujours plus d'une représentation naturaliste et réaliste du réel, le réel tel que les hommes le perçoivent par leurs yeux, et finissent par le quitter.

Les villages et les églises de Lyonel Feininger ne sont bientôt plus que des lignes qui s'entrecroisent.

  

A HISTORY OF THE FLAT PAINTING (3)

 

Modern Art ?

From the years 1830-1850 approximately, The European Romantic painters, the firsts, then the pre-Impressionists, Impressionists, Post-Impressionists, in short the "moderns painters", browse, in the opposite direction, the path that have followed the painters of the Roman art, Gothic art, and "Renaissance."

From the second half of the 19th century, many European painters reject the accuracy and the realism of the drawing, are refusing the truth of the colors, such as our senses perceive them. The Painters reject the requirement of a naturalistic and realistic representation of the world. A technical requirement, which has characterized all European painting since the late Gothic and Renaissance.

Finished the "tyranny" of the illusion of the three dimensions on the flat surface of the painting. Long live the "freedom" of the flat paint, who marries his support.

The painters suppress the perspective and the volumes. They return to stereotyped and stylized forms. They practice the "tachisme", use and abuse of the sketch, invent the arbitrary colors, decompose the volumes, multiply the points of view on the same subject. The European painters move away so always more than a true representation of the world around them, for propose the most diverse interpretations and reconstructions and even inventions, of the real.

It is very clear that this path is followed entirely voluntarist.

We are no longer in the situation of the painters and mosaic artists of the late Roman Empire, whose techniques were dictated by their misunderstandings of the rules, technical, of the doing well. The imperfections, technical, of the flat painting and of the sketching, are needed not as an inability to well represent, but as a an opening on a new aesthetic.

The European artists want to make the "New", this is even an obsession. And to make the New, sometimes there's nothing better than the Old!

But Just don't say it too much!

The stereotyped faces and the big eyes expressionless of the paintings and mosaics Paleo-Christian and Byzantine found a charm "modern" with Modigliani.

The female body can also dispense with subtle patterns, and be reduced to lines, as in the time of Byzantium and Gothic painting XIVth international (Maurice Denis, Henri Matisse, Edward Munch...)

Masaccio, "modern" in 1410 because it gives a more realistic thickness and volumes to his characters, becomes an academic painter in 1900!

Thus, against the academic painters, classics, accused of being reactionary and surpassed, Edouard Manet and his followers return to a stylized interpretation, symbolic, suggestive, invented, of the world around them. In fact they borrow much from the aesthetics of Ravenna, of the Romanesque frescoes, of Giotto, of the Siena School, and of the International Gothic. An aesthetic which they obviously had a perfect knowledge of their courtship of European museums and artistic venues, their travels in Italy ...

Obviously these techniques apply to themes all differents from those of the Gothic period. But this is another aspect of the history of European painting.

At the end of this road, European painting comes to abstract art, non-figurative art.

Indeed, from simplification and stylisation into syntheses, from interpretations and suggestions into inventions, the painters always away more than a naturalistic and realistic representation of the real, this real, as men perceive with their eyes, and eventually leave him.

The villages and churches of Lyonel Feininger are soon more than lines that intersect.

 

Narcisse Diaz de la Pena. 1807-1876. Paris Barbizon. Lisière de la Forêt. Forest Lane. Paris Orsay.

 

NARCISSE DIAZ DE LA PENA. L'ECOLE DE BARBIZON.

 

Narcisse Diaz de la Pena, comme Corot, son ami, ne peint pas seulement des paysages, une partie importante de sa production est faite de personnages féminins, d'enfant, et des scènes galantes.

 

L'école de Barbizon, pré-impressionniste, est active entre 1825 et 1875. Ses membres fondateurs furent Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) et Théodore Rousseau (1812-1867).

Les autres artistes les plus connus du grand public sont :

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911)

Ce sont les premiers artistes français à peindre les paysages, sur place, et pas seulement des esquisses, à compléter à l'atelier. Cette technique ne pouvait apparaître qu'avec la naissance des couleurs produites de manière industrielle. Ce n'est pas une école, au sens de lieu d'apprentissage, mais un lieu de rencontre et d'activité, privilégié par certains artistes du fait de sa situation près de Paris.

 

Les Pays Bas protestants avaient depuis le 18è siècle donné l'exemple d'une peinture qui prenait pour thème privilégié, voire unique, le paysage, celui des campagnes, ou de la mer. Mais en France, le choix de ce thème était quelque peu audacieux, et contestataire, alors que régnait toujours la peinture académique, qui favorisait les grands sujets : religion, histoire, mythologie...

Les peintres de l'école de Barbizon se sont beaucoup inspirés, notamment par leurs tonalités sombres, d'artistes comme Salomon Ruysdael (1602-1670) et Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709)...

Les peintres de l'école de Barbizon ont aussi suivi l'exemple technique des romantiques anglais, John Constable (1776-1837) et Richard Parkes Bonnington (1802-1828) et des romantiques français comme Eugène Delacroix (1798-1863), Théodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). Ils seront eux mêmes les inspirateurs des impressionnistes.

 

NARCISSE DIAZ DE LA PENA. THE BARBIZON SCHOOL.

  

Narcisse Diaz de la Pena, like Corot, his friend, not only painted landscapes, an important part of its production is made of female characters, children, and romantic scenes.

 

The Barbizon school, pré impressionnist, was active between 1825 and 1875. Its founding members were Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) and Theodore Rousseau ( 1812-1867).

The other best-known artists of the public are:

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911).

These are the first French artists to paint landscapes, on site, and not just sketches, to be completed in the workshop. This technique could appear only after the birth of the colors produced industrially. This is not a school, in the sense of place of learning, but a place of meeting and activity, favored by some artists because of its location near Paris.

The Netherlands, Protestants, had since the 18th century gave the example of a painting that took for favorite theme, even unique, the landscape, of the campaigns or of the sea. But in France, the choice of this theme was somewhat daring and dissident, while always reigned the academic painting, which favored the "major subjects": religion, history, mythology ...

The painters of the Barbizon school were much inspired, notably their dark tones, of artists like Solomon Ruysdael (1602-1670) and Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709) ...

The painters of the Barbizon school also followed the technical example, of the English Romantics, John Constable (1776-1837) and Richard Parkes Bonnington (1802-1828) and of the French romantics, as Eugène Delacroix (1798-1863), Theodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). They will themselves the inspirers of the Impressionists.

  

Alfred Sisley 1839-1899. Paris. La neige à Louveciennes. The snow in Louveciennes. Paris Orsay

 

ART MODERNE : LE RENOUVELLEMENT DES FORMES

 

L'Art Moderne, annoncé dès le début du 20è siècle par les peintres romantiques (Delacroix) et les pré-impressionnistes a été un facteur tout à fait remarquable de renouvellement des formes esthétiques dans la peinture européenne.

Sa caractéristique essentielle est certainement sa volonté d'invention, de changement qui s'exprime en peinture, dans l'emploi des couleurs, dans la recherche d'un nouveau dessin, dans la diversité des thèmes abordés. On peut dire que la civilisation européenne se distingue d'autres grandes civilisations par cette recherche constante, à l'échelle des siècles, de l'innovation. Cela n'a pas été le cas par exemple des civilisations islamiques ou chinoises dont les valeurs ont infiniment plus accordé la priorité à la pérennité et au maintien des traditions. Une fois encore on constate que l'art est un révélateur des valeurs qui animent les sociétés.

 

Les techniques utilisées par les peintres européens, au cours du 19è siècle, pour créer un art nouveau sont multiples, sauf omission, on peut les recenser ainsi :

1°"La Peinture Plate": par exemple avec Manet, plus tard Gauguin, Maurice Denis, Raoul Dufy, les Nabis... Cette technique réduit ou supprime les volumes et la perspective et privilégie les lignes. Le peintre ne s'efforce plus de rendre le monde en trois dimensions, comme il l'a fait pendant des siècles. Le peintre propose une vision du monde qui accepte la planéité du tableau. L'artiste peint en deux dimensions. C'est un retour à une esthétique qui était celle de la peinture Byzantine, Romane et Gothique. Avec d'autres thèmes évidemment, puisque une des caractéristiques de l'art moderne est la raréfaction des motifs religieux, ou inspirés par l'antiquité grecque et romaine.

2° La décomposition de la lumière et des couleurs, en taches et en points."Le Tachisme". Les Préimpressionnistes (Ecole de Barbizon, Corot) Les Impressionnistes. Les Pointillistes (Seurat, Signac)

3° Les couleurs arbitraires ou symboliques. L'artiste s'écarte des couleurs "réelles", celles perçues par l'oeil et le cerveau humain, et invente des couleurs apparemment arbitraires: Gauguin, les Fauves, le symbolisme, le surréalisme ... C'est une technique que la peinture romane et gothique avaient mis en pratique très régulièrement.

4° La valorisation de l'Esquisse. L'esquisse a été pendant des siècles, seulement, ce que son nom indique : une Etude préparatoire à un tableau définitif. Au 19è l'esquisse devient un procédé définitif, terminal, d'expression artistique.

5° La décomposition de l'espace et des volumes du monde réel, en lignes et surfaces, plus ou moins synthétiques et significatives. (Cézanne, Braque).

6° La "multiplicité des points de vue" sur un objet ou un sujet. Technique qui cherche à rendre le réel comme si on le regardait, en même temps, depuis plusieurs points de l'espace. (Les Cubistes)

 

L'Art a toujours été, une manière de rêver le monde réel. Mais les nouvelles techniques de l'Art Moderne, s'éloignent toutes, de manière très intentionnelle, volontariste, de la représentation exacte du réel.

Les peintres tendent à créer un art dans lequel l'interprétation du réel l'emporte sur sa reproduction.

L'artiste "moderne" reproduit le réel, mais aussi le rêve et l'invente. Ces tendances ont abouti à l'art non figuratif, autrement appelé l'art abstrait.

Ce renouvellement des formes en peinture est total.

Il a apporté de nouvelles possibilités, très intéressantes, et très belles, d'expression artistique.

 

Il ne faut pas confondre Art Moderne et Art Contemporain. Ils ne recouvrent pas la même période. Ils n'ont pas les mêmes caractéristiques esthétiques ni les mêmes fondements idéologiques.

L'Art Moderne recouvre une période qui va depuis les pré-impressionnistes, vers 1850-60, jusqu'à la seconde guerre mondiale. C'est du moins la périodisation la plus couramment acceptée par les historiens de l'art.

D'autres historiens le font débuter un peu plus tardivement avec les post-impressionnistes et l'art abstrait, vers 1900. La définition la plus large est certainement la meilleure car les impressionnistes sont des artistes pleinement "modernes". On peut même penser que l'Art Moderne débute dès 1815, avec certains peintres romantiques comme le français Eugène Delacroix, ou avec William Turner, fantastique novateur, annonciateur de l'impressionnisme et de l'art non figuratif, qui meurt en 1853.

Ces deux artistes ont fait de l'esquisse un moyen d'expression artistique privilégié.

Les peintres de cette époque sont déjà profondément inspirés par la volonté d'innovation qui caractérise l'Art Moderne. La période de l'Art Moderne, extrêmement dynamique, est d'autre part, autre caractéristique majeure, riche de diversité. Elle s'inscrit tout à fait dans l'histoire de l'art européen. Elle ne renie pas le passé, l'art académique est tout à fait pratiqué, mais elle est aussi remarquablement créatrice d'oeuvres multiples, inventive de formes tout à fait nouvelles d'expression esthétique.

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L'Art Contemporain est postérieur à 1945. Certains fixent sa naissance dans les années 1950. On peut aussi prétendre, avec quelques raisons, que sa date de naissance, en tout cas idéologique et politique, est la création à New York du Moma par les Rockefeller (1929). Les dates sont bien sûr approximatives et certains peintres comme Picasso ou Miro appartiennent à l'esprit de l'Art Moderne, alors qu'ils restent très créatifs après 1945.

En peinture et en sculpture, la diversité fait alors place à une profonde uniformité dissimulée derrière les apparences de l'innovation et même de la provocation. L'explosion d'originalité et de non conformisme qui caractérise l'Art Moderne devient un Système qui se fige dans l'idéologiquement et l'esthétiquement correct. Contrairement à ce qu'il prétend être l'Art Contemporain, officiel, celui qui est installé dans les collections permanentes des musées, est un art figé, académique, épuisé par un système et une obsession : le Nouveau. C'est l'Art de la Table Rase du Passé : un art sans racines, réservé à une élite de prétendus "Comprenants".

  

MODERN ART: THE RENEWAL OF FORMS

Modern Art, announced from the beginning of the 20th century by the romantic painters (Delacroix) and pre-impressionists has been a factor quite remarkable renewal of aesthetic forms in European painting. Its essential characteristic is certainly his invention will, his desire for change, expressed in painting, in the use of colors, in the search for a new design, in the diversity of topics. It can be said that European civilization differs from other great civilizations through the constant research, on the scale of centuries, of innovation. This was not the case for example of Islamic and Chinese civilizations whose values have infinitely more given priority to the sustainability and the maintenance of traditions. Once again we see that art is a developer of the values that drive the societies.

 

The techniques used by European painters during the 19th century to create a new art, are many. Except omission, and we can enumerate:

1° "The Flat Painting", for example with Manet, Gauguin, Maurice Denis, the Nabis ... This technique reduces or removes volumes and perspective and focuses on lines. The painter no longer tries to represent the world in three dimensions, as he has done for centuries. The painter proposes a vision of the world that accepts the flatness of the table. The artist paints in two dimensions. She returned to an aesthetic that was practiced by the Byzantine painting, Roman and Gothic. With other themes obviously, since one of the features of modern art is the increasing scarcity of religious motives or inspired by Greek and Roman antiquity.

2° The decomposition of light and colors with spots and dots. "The Tachism". The Pre-Impressionists, the Barbizon School, Corot, The Impressionists. the Pointillist (Seurat, Signac)

3° The arbitrary and symbolic colors. The artist moves away of the colors "real", those perceived by the eye and the human brain, and invents arbitrary colors: Gauguin, the Fauves, symbolism, surrealism ... It is a technique that painting Romanesque and Gothic had practiced regularly.

4° The valorization of the Sketch. The sketch was, for centuries, only what its name indicates: a preparatory study for a final painting. In the 19th the sketch becomes a permanent process, terminal, completed, of artistic expression.

5° . The decomposition of space and volumes of the real world into lines and surfaces, more or less synthetic and significant. (Cézanne, Braque).

6° The "multiplicity of perspectives" on an object. Technique that seeks to make the real, as if you looked at him, at the same time, from several points of space. (The Cubist)

  

Art has always been a way to dream the real world. But news techniques of Modern Art, are moving away from, a manner very intentional, voluntarist, of the exact representation of reality.

The painters tend to create an art in which the interpretation of reality prevails over its reproduction.

The "modern" artist reproduces reality, but also the dream and invents it. These tendencies have led to non-figurative art, otherwise known as abstract art.

This renewal forms in painting is total.

It has brought new opportunities, exciting, and beautiful, artistic expression.

 

It must not confuse Modern and Contemporary Art. They do not cover the same period. They do not have the same aesthetic characteristics or the same ideological foundations.

The Modern Art covers a period that goes from pre-Impressionists, to 1850 to 1860, until the Second World War. This is at least the periodization most commonly accepted by art historians.

Other historians begin Modern Art a little later with the post-impressionist and abstract art, circa 1900. The broadest definition is certainly the best because Impressionist artists are fully "modern".

 

One may even think that Modern Art begins in 1815, with some romantic painters such as Eugène Delacroix, or William Turner, innovative fantastic, annunciator of the impressionism and non-figurative art, who died in 1853.

These two artists have made with the sketch a privileged means of artistic expression.

The painters of this period are already deeply inspired by the desire for innovation that characterizes modern art. The period of Modern Art, extremely dynamic, is the other, another major feature rich diversity. It fits perfectly in the history of European art. She does not repudiate the past, academic art is quite practiced, but it is also remarkably creative multiple works, inventive forms entirely new of aesthetic expression.

 

The Contemporary Art is subsequent to 1945. Some historians establish its birth in the 1950s.

One can also argue, with some reason, that his date of birth in any ideological and political cases, is the creation of the Moma in New York, by the Rockefeller (1929). The dates are of course approximate and certain painters like Picasso or Miro belong to the spirit of the Modern Art, while they remain very creative after 1945.

In painting and sculpture, diversity gives way to a profound uniformity dissimulated behind the appearances of innovation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes Modern Art becomes a system that freezes in the ideologically and the aesthetically correct.

 

In painting and sculpture, diversity gives way to a deep uniformity, hidden behind the appearances of innovation and even of the provocation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes modern art becomes a system that freezes in the ideologically and aesthetically correct. Contrary to what he claims to be, contemporary art, official, one installed in the permanent collections of museums, is a static, academic, exhausted by a system and an obsession: the New. This is the Art of the Table Rase of the Past of Europa : an art without roots, for the elite, so-called "comprenants".

 

Pablo Picasso. 1881-1973. Homme nu aux bras corisés. Man with his arms crossed. 1909. (Collection Chtchoukine. Saint Pétersbourg. Ermitage. Exposition temporaire Fondation Louis Vuitton. Paris. )

 

ART MODERNE : LE RENOUVELLEMENT DES FORMES

 

L'Art Moderne, annoncé dès le début du 20è siècle par les peintres romantiques (Delacroix) et les pré-impressionnistes a été un facteur tout à fait remarquable de renouvellement des formes esthétiques dans la peinture européenne.

Sa caractéristique essentielle est certainement sa volonté d'invention, de changement qui s'exprime en peinture, dans l'emploi des couleurs, dans la recherche d'un nouveau dessin, dans la diversité des thèmes abordés. On peut dire que la civilisation européenne se distingue d'autres grandes civilisations par cette recherche constante, à l'échelle des siècles, de l'innovation. Cela n'a pas été le cas par exemple des civilisations islamiques ou chinoises dont les valeurs ont infiniment plus accordé la priorité à la pérennité et au maintien des traditions. Une fois encore on constate que l'art est un révélateur des valeurs qui animent les sociétés.

 

Les techniques utilisées par les peintres européens, au cours du 19è siècle, pour créer un art nouveau sont multiples, sauf omission, on peut les recenser ainsi :

1°"La Peinture Plate": par exemple avec Manet, plus tard Gauguin, Maurice Denis, Raoul Dufy, les Nabis... Cette technique réduit ou supprime les volumes et la perspective et privilégie les lignes. Le peintre ne s'efforce plus de rendre le monde en trois dimensions, comme il l'a fait pendant des siècles. Le peintre propose une vision du monde qui accepte la planéité du tableau. L'artiste peint en deux dimensions. C'est un retour à une esthétique qui était celle de la peinture Byzantine, Romane et Gothique. Avec d'autres thèmes évidemment, puisque une des caractéristiques de l'art moderne est la raréfaction des motifs religieux, ou inspirés par l'antiquité grecque et romaine.

2° La décomposition de la lumière et des couleurs, en taches et en points."Le Tachisme". Les Préimpressionnistes (Ecole de Barbizon, Corot) Les Impressionnistes. Les Pointillistes (Seurat, Signac)

3° Les couleurs arbitraires ou symboliques. L'artiste s'écarte des couleurs "réelles", celles perçues par l'oeil et le cerveau humain, et invente des couleurs apparemment arbitraires: Gauguin, les Fauves, le symbolisme, le surréalisme ... C'est une technique que la peinture romane et gothique avaient mis en pratique très régulièrement.

4° La valorisation de l'Esquisse. L'esquisse a été pendant des siècles, seulement, ce que son nom indique : une Etude préparatoire à un tableau définitif. Au 19è l'esquisse devient un procédé définitif, terminal, d'expression artistique.

5° La décomposition de l'espace et des volumes du monde réel, en lignes et surfaces, plus ou moins synthétiques et significatives. (Cézanne, Braque).

6° La "multiplicité des points de vue" sur un objet ou un sujet. Technique qui cherche à rendre le réel comme si on le regardait, en même temps, depuis plusieurs points de l'espace. (Les Cubistes)

 

L'Art a toujours été, une manière de rêver le monde réel. Mais les nouvelles techniques de l'Art Moderne, s'éloignent toutes, de manière très intentionnelle, volontariste, de la représentation exacte du réel.

Les peintres tendent à créer un art dans lequel l'interprétation du réel l'emporte sur sa reproduction.

L'artiste "moderne" reproduit le réel, mais aussi le rêve et l'invente. Ces tendances ont abouti à l'art non figuratif, autrement appelé l'art abstrait.

Ce renouvellement des formes en peinture est total.

Il a apporté de nouvelles possibilités, très intéressantes, et très belles, d'expression artistique.

 

Il ne faut pas confondre Art Moderne et Art Contemporain. Ils ne recouvrent pas la même période. Ils n'ont pas les mêmes caractéristiques esthétiques ni les mêmes fondements idéologiques.

L'Art Moderne recouvre une période qui va depuis les pré-impressionnistes, vers 1850-60, jusqu'à la seconde guerre mondiale. C'est du moins la périodisation la plus couramment acceptée par les historiens de l'art.

D'autres historiens le font débuter un peu plus tardivement avec les post-impressionnistes et l'art abstrait, vers 1900. La définition la plus large est certainement la meilleure car les impressionnistes sont des artistes pleinement "modernes". On peut même penser que l'Art Moderne débute dès 1815, avec certains peintres romantiques comme le français Eugène Delacroix, ou avec William Turner, fantastique novateur, annonciateur de l'impressionnisme et de l'art non figuratif, qui meurt en 1853.

Ces deux artistes ont fait de l'esquisse un moyen d'expression artistique privilégié.

Les peintres de cette époque sont déjà profondément inspirés par la volonté d'innovation qui caractérise l'Art Moderne. La période de l'Art Moderne, extrêmement dynamique, est d'autre part, autre caractéristique majeure, riche de diversité. Elle s'inscrit tout à fait dans l'histoire de l'art européen. Elle ne renie pas le passé, l'art académique est tout à fait pratiqué, mais elle est aussi remarquablement créatrice d'oeuvres multiples, inventive de formes tout à fait nouvelles d'expression esthétique.

.

L'Art Contemporain est postérieur à 1945. Certains fixent sa naissance dans les années 1950. On peut aussi prétendre, avec quelques raisons, que sa date de naissance, en tout cas idéologique et politique, est la création à New York du Moma par les Rockefeller (1929). Les dates sont bien sûr approximatives et certains peintres comme Picasso ou Miro appartiennent à l'esprit de l'Art Moderne, alors qu'ils restent très créatifs après 1945.

En peinture et en sculpture, la diversité fait alors place à une profonde uniformité dissimulée derrière les apparences de l'innovation et même de la provocation. L'explosion d'originalité et de non conformisme qui caractérise l'Art Moderne devient un Système qui se fige dans l'idéologiquement et l'esthétiquement correct. Contrairement à ce qu'il prétend être l'Art Contemporain, officiel, celui qui est installé dans les collections permanentes des musées, est un art figé, académique, épuisé par un système et une obsession : le Nouveau. C'est l'Art de la Table Rase du Passé : un art sans racines, réservé à une élite de prétendus "Comprenants".

  

MODERN ART: THE RENEWAL OF FORMS

Modern Art, announced from the beginning of the 20th century by the romantic painters (Delacroix) and pre-impressionists has been a factor quite remarkable renewal of aesthetic forms in European painting. Its essential characteristic is certainly his invention will, his desire for change, expressed in painting, in the use of colors, in the search for a new design, in the diversity of topics. It can be said that European civilization differs from other great civilizations through the constant research, on the scale of centuries, of innovation. This was not the case for example of Islamic and Chinese civilizations whose values have infinitely more given priority to the sustainability and the maintenance of traditions. Once again we see that art is a developer of the values that drive the societies.

 

The techniques used by European painters during the 19th century to create a new art, are many. Except omission, and we can enumerate:

1° "The Flat Painting", for example with Manet, Gauguin, Maurice Denis, the Nabis ... This technique reduces or removes volumes and perspective and focuses on lines. The painter no longer tries to represent the world in three dimensions, as he has done for centuries. The painter proposes a vision of the world that accepts the flatness of the table. The artist paints in two dimensions. She returned to an aesthetic that was practiced by the Byzantine painting, Roman and Gothic. With other themes obviously, since one of the features of modern art is the increasing scarcity of religious motives or inspired by Greek and Roman antiquity.

2° The decomposition of light and colors with spots and dots. "The Tachism". The Pre-Impressionists, the Barbizon School, Corot, The Impressionists. the Pointillist (Seurat, Signac)

3° The arbitrary and symbolic colors. The artist moves away of the colors "real", those perceived by the eye and the human brain, and invents arbitrary colors: Gauguin, the Fauves, symbolism, surrealism ... It is a technique that painting Romanesque and Gothic had practiced regularly.

4° The valorization of the Sketch. The sketch was, for centuries, only what its name indicates: a preparatory study for a final painting. In the 19th the sketch becomes a permanent process, terminal, completed, of artistic expression.

5° . The decomposition of space and volumes of the real world into lines and surfaces, more or less synthetic and significant. (Cézanne, Braque).

6° The "multiplicity of perspectives" on an object. Technique that seeks to make the real, as if you looked at him, at the same time, from several points of space. (The Cubist)

  

Art has always been a way to dream the real world. But news techniques of Modern Art, are moving away from, a manner very intentional, voluntarist, of the exact representation of reality.

The painters tend to create an art in which the interpretation of reality prevails over its reproduction.

The "modern" artist reproduces reality, but also the dream and invents it. These tendencies have led to non-figurative art, otherwise known as abstract art.

This renewal forms in painting is total.

It has brought new opportunities, exciting, and beautiful, artistic expression.

 

It must not confuse Modern and Contemporary Art. They do not cover the same period. They do not have the same aesthetic characteristics or the same ideological foundations.

The Modern Art covers a period that goes from pre-Impressionists, to 1850 to 1860, until the Second World War. This is at least the periodization most commonly accepted by art historians.

Other historians begin Modern Art a little later with the post-impressionist and abstract art, circa 1900. The broadest definition is certainly the best because Impressionist artists are fully "modern".

 

One may even think that Modern Art begins in 1815, with some romantic painters such as Eugène Delacroix, or William Turner, innovative fantastic, annunciator of the impressionism and non-figurative art, who died in 1853.

These two artists have made with the sketch a privileged means of artistic expression.

The painters of this period are already deeply inspired by the desire for innovation that characterizes modern art. The period of Modern Art, extremely dynamic, is the other, another major feature rich diversity. It fits perfectly in the history of European art. She does not repudiate the past, academic art is quite practiced, but it is also remarkably creative multiple works, inventive forms entirely new of aesthetic expression.

 

The Contemporary Art is subsequent to 1945. Some historians establish its birth in the 1950s.

One can also argue, with some reason, that his date of birth in any ideological and political cases, is the creation of the Moma in New York, by the Rockefeller (1929). The dates are of course approximate and certain painters like Picasso or Miro belong to the spirit of the Modern Art, while they remain very creative after 1945.

In painting and sculpture, diversity gives way to a profound uniformity dissimulated behind the appearances of innovation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes Modern Art becomes a system that freezes in the ideologically and the aesthetically correct.

 

In painting and sculpture, diversity gives way to a deep uniformity, hidden behind the appearances of innovation and even of the provocation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes modern art becomes a system that freezes in the ideologically and aesthetically correct. Contrary to what he claims to be, contemporary art, official, one installed in the permanent collections of museums, is a static, academic, exhausted by a system and an obsession: the New. This is the Art of the Table Rase of the Past of Europa : an art without roots, for the elite, so-called "comprenants".

  

Eugène Delacroix. 1798-1863. Paris. Coin d'atelier. Workshop corner. vers 1840. Paris Louvre (Paris Orsay exposition temporaire)

Le tableau permet de bien voir que la peinture romantique de Delacroix annonce très clairement l'art moderne.

The painting shows clearly that the romantic painting of Delacroix very clearly announces modern art.

 

ART MODERNE : LE RENOUVELLEMENT DES FORMES

 

L'Art Moderne, annoncé dès le début du 20è siècle par les peintres romantiques (Delacroix) et les pré-impressionnistes a été un facteur tout à fait remarquable de renouvellement des formes esthétiques dans la peinture européenne.

Sa caractéristique essentielle est certainement sa volonté d'invention, de changement qui s'exprime en peinture, dans l'emploi des couleurs, dans la recherche d'un nouveau dessin, dans la diversité des thèmes abordés. On peut dire que la civilisation européenne se distingue d'autres grandes civilisations par cette recherche constante, à l'échelle des siècles, de l'innovation. Cela n'a pas été le cas par exemple des civilisations islamiques ou chinoises dont les valeurs ont infiniment plus accordé la priorité à la pérennité et au maintien des traditions. Une fois encore on constate que l'art est un révélateur des valeurs qui animent les sociétés.

 

Les techniques utilisées par les peintres européens, au cours du 19è siècle, pour créer un art nouveau sont multiples, sauf omission, on peut les recenser ainsi :

1°"La Peinture Plate": par exemple avec Manet, plus tard Gauguin, Maurice Denis, Raoul Dufy, les Nabis... Cette technique réduit ou supprime les volumes et la perspective et privilégie les lignes. Le peintre ne s'efforce plus de rendre le monde en trois dimensions, comme il l'a fait pendant des siècles. Le peintre propose une vision du monde qui accepte la planéité du tableau. L'artiste peint en deux dimensions. C'est un retour à une esthétique qui était celle de la peinture Byzantine, Romane et Gothique. Avec d'autres thèmes évidemment, puisque une des caractéristiques de l'art moderne est la raréfaction des motifs religieux, ou inspirés par l'antiquité grecque et romaine.

2° La décomposition de la lumière et des couleurs, en taches et en points."Le Tachisme". Les Préimpressionnistes (Ecole de Barbizon, Corot) Les Impressionnistes. Les Pointillistes (Seurat, Signac)

3° Les couleurs arbitraires ou symboliques. L'artiste s'écarte des couleurs "réelles", celles perçues par l'oeil et le cerveau humain, et invente des couleurs apparemment arbitraires: Gauguin, les Fauves, le symbolisme, le surréalisme ... C'est une technique que la peinture romane et gothique avaient mis en pratique très régulièrement.

4° La valorisation de l'Esquisse. L'esquisse a été pendant des siècles, seulement, ce que son nom indique : une Etude préparatoire à un tableau définitif. Au 19è l'esquisse devient un procédé définitif, terminal, d'expression artistique.

5° La décomposition de l'espace et des volumes du monde réel, en lignes et surfaces, plus ou moins synthétiques et significatives. (Cézanne, Braque).

6° La "multiplicité des points de vue" sur un objet ou un sujet. Technique qui cherche à rendre le réel comme si on le regardait, en même temps, depuis plusieurs points de l'espace. (Les Cubistes)

 

L'Art a toujours été, une manière de rêver le monde réel. Mais les nouvelles techniques de l'Art Moderne, s'éloignent toutes, de manière très intentionnelle, volontariste, de la représentation exacte du réel.

Les peintres tendent à créer un art dans lequel l'interprétation du réel l'emporte sur sa reproduction.

L'artiste "moderne" reproduit le réel, mais aussi le rêve et l'invente. Ces tendances ont abouti à l'art non figuratif, autrement appelé l'art abstrait.

Ce renouvellement des formes en peinture est total.

Il a apporté de nouvelles possibilités, très intéressantes, et très belles, d'expression artistique.

 

Il ne faut pas confondre Art Moderne et Art Contemporain. Ils ne recouvrent pas la même période. Ils n'ont pas les mêmes caractéristiques esthétiques ni les mêmes fondements idéologiques.

L'Art Moderne recouvre une période qui va depuis les pré-impressionnistes, vers 1850-60, jusqu'à la seconde guerre mondiale. C'est du moins la périodisation la plus couramment acceptée par les historiens de l'art.

D'autres historiens le font débuter un peu plus tardivement avec les post-impressionnistes et l'art abstrait, vers 1900. La définition la plus large est certainement la meilleure car les impressionnistes sont des artistes pleinement "modernes". On peut même penser que l'Art Moderne débute dès 1815, avec certains peintres romantiques comme le français Eugène Delacroix, ou avec William Turner, fantastique novateur, annonciateur de l'impressionnisme et de l'art non figuratif, qui meurt en 1853.

Ces deux artistes ont fait de l'esquisse un moyen d'expression artistique privilégié.

Les peintres de cette époque sont déjà profondément inspirés par la volonté d'innovation qui caractérise l'Art Moderne. La période de l'Art Moderne, extrêmement dynamique, est d'autre part, autre caractéristique majeure, riche de diversité. Elle s'inscrit tout à fait dans l'histoire de l'art européen. Elle ne renie pas le passé, l'art académique est tout à fait pratiqué, mais elle est aussi remarquablement créatrice d'oeuvres multiples, inventive de formes tout à fait nouvelles d'expression esthétique.

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L'Art Contemporain est postérieur à 1945. Certains fixent sa naissance dans les années 1950. On peut aussi prétendre, avec quelques raisons, que sa date de naissance, en tout cas idéologique et politique, est la création à New York du Moma par les Rockefeller (1929). Les dates sont bien sûr approximatives et certains peintres comme Picasso ou Miro appartiennent à l'esprit de l'Art Moderne, alors qu'ils restent très créatifs après 1945.

En peinture et en sculpture, la diversité fait alors place à une profonde uniformité dissimulée derrière les apparences de l'innovation et même de la provocation. L'explosion d'originalité et de non conformisme qui caractérise l'Art Moderne devient un Système qui se fige dans l'idéologiquement et l'esthétiquement correct. Contrairement à ce qu'il prétend être l'Art Contemporain, officiel, celui qui est installé dans les collections permanentes des musées, est un art figé, académique, épuisé par un système et une obsession : le Nouveau. C'est l'Art de la Table Rase du Passé : un art sans racines, réservé à une élite de prétendus "Comprenants".

  

MODERN ART: THE RENEWAL OF FORMS

Modern Art, announced from the beginning of the 20th century by the romantic painters (Delacroix) and pre-impressionists has been a factor quite remarkable renewal of aesthetic forms in European painting. Its essential characteristic is certainly his invention will, his desire for change, expressed in painting, in the use of colors, in the search for a new design, in the diversity of topics. It can be said that European civilization differs from other great civilizations through the constant research, on the scale of centuries, of innovation. This was not the case for example of Islamic and Chinese civilizations whose values have infinitely more given priority to the sustainability and the maintenance of traditions. Once again we see that art is a developer of the values that drive the societies.

 

The techniques used by European painters during the 19th century to create a new art, are many. Except omission, and we can enumerate:

1° "The Flat Painting", for example with Manet, Gauguin, Maurice Denis, the Nabis ... This technique reduces or removes volumes and perspective and focuses on lines. The painter no longer tries to represent the world in three dimensions, as he has done for centuries. The painter proposes a vision of the world that accepts the flatness of the table. The artist paints in two dimensions. She returned to an aesthetic that was practiced by the Byzantine painting, Roman and Gothic. With other themes obviously, since one of the features of modern art is the increasing scarcity of religious motives or inspired by Greek and Roman antiquity.

2° The decomposition of light and colors with spots and dots. "The Tachism". The Pre-Impressionists, the Barbizon School, Corot, The Impressionists. the Pointillist (Seurat, Signac)

3° The arbitrary and symbolic colors. The artist moves away of the colors "real", those perceived by the eye and the human brain, and invents arbitrary colors: Gauguin, the Fauves, symbolism, surrealism ... It is a technique that painting Romanesque and Gothic had practiced regularly.

4° The valorization of the Sketch. The sketch was, for centuries, only what its name indicates: a preparatory study for a final painting. In the 19th the sketch becomes a permanent process, terminal, completed, of artistic expression.

5° . The decomposition of space and volumes of the real world into lines and surfaces, more or less synthetic and significant. (Cézanne, Braque).

6° The "multiplicity of perspectives" on an object. Technique that seeks to make the real, as if you looked at him, at the same time, from several points of space. (The Cubist)

  

Art has always been a way to dream the real world. But news techniques of Modern Art, are moving away from, a manner very intentional, voluntarist, of the exact representation of reality.

The painters tend to create an art in which the interpretation of reality prevails over its reproduction.

The "modern" artist reproduces reality, but also the dream and invents it. These tendencies have led to non-figurative art, otherwise known as abstract art.

This renewal forms in painting is total.

It has brought new opportunities, exciting, and beautiful, artistic expression.

 

It must not confuse Modern and Contemporary Art. They do not cover the same period. They do not have the same aesthetic characteristics or the same ideological foundations.

The Modern Art covers a period that goes from pre-Impressionists, to 1850 to 1860, until the Second World War. This is at least the periodization most commonly accepted by art historians.

Other historians begin Modern Art a little later with the post-impressionist and abstract art, circa 1900. The broadest definition is certainly the best because Impressionist artists are fully "modern".

 

One may even think that Modern Art begins in 1815, with some romantic painters such as Eugène Delacroix, or William Turner, innovative fantastic, annunciator of the impressionism and non-figurative art, who died in 1853.

These two artists have made with the sketch a privileged means of artistic expression.

The painters of this period are already deeply inspired by the desire for innovation that characterizes modern art. The period of Modern Art, extremely dynamic, is the other, another major feature rich diversity. It fits perfectly in the history of European art. She does not repudiate the past, academic art is quite practiced, but it is also remarkably creative multiple works, inventive forms entirely new of aesthetic expression.

 

The Contemporary Art is subsequent to 1945. Some historians establish its birth in the 1950s.

One can also argue, with some reason, that his date of birth in any ideological and political cases, is the creation of the Moma in New York, by the Rockefeller (1929). The dates are of course approximate and certain painters like Picasso or Miro belong to the spirit of the Modern Art, while they remain very creative after 1945.

In painting and sculpture, diversity gives way to a profound uniformity dissimulated behind the appearances of innovation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes Modern Art becomes a system that freezes in the ideologically and the aesthetically correct.

 

In painting and sculpture, diversity gives way to a deep uniformity, hidden behind the appearances of innovation and even of the provocation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes modern art becomes a system that freezes in the ideologically and aesthetically correct. Contrary to what he claims to be, contemporary art, official, one installed in the permanent collections of museums, is a static, academic, exhausted by a system and an obsession: the New. This is the Art of the Table Rase of the Past of Europa : an art without roots, for the elite, so-called "comprenants".

   

Jean François Millet. 1814-1875. Paris Barbizon. La petite bergère. The little shepherdess. vers 1860. Paris Orsay.

 

Millet est à la fois le fondateur de l'école naturaliste de Barbizon et un peintre de l'école réaliste, s'intéressant la vie populaire, essentiellement agricole. Sur ce point il est, avec deux siècles de "retard", dans l'esprit des peintres réalistes des Pays Bas. D'autre part sa touche est très pré-impressionniste, déjà tachiste.

 

Millet is both the founder of Barbizon's naturalist school and a realistic school painter, interested in popular life, mainly agricultural . On this point it is, with two centuries of "delay", in the spirit of the realistic painters of the Netherlands. On the other hand his touch is very pre-impressionist, already tachist.

 

L'ECOLE DE BARBIZON.

 

L'école de Barbizon, pré-impressionniste, est active entre 1825 et 1875. Ses membres fondateurs furent Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) et Théodore Rousseau (1812-1867).

Les autres artistes les plus connus du grand public sont :

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911)

Ce sont les premiers artistes français à peindre les paysages, sur place, et pas seulement des esquisses, à compléter à l'atelier. Cette technique ne pouvait apparaître qu'avec la naissance des couleurs produites de manière industrielle. Ce n'est pas une école, au sens de lieu d'apprentissage, mais un lieu de rencontre et d'activité, privilégié par certains artistes du fait de sa situation près de Paris.

 

Les Pays Bas protestants avaient depuis le 18è siècle donné l'exemple d'une peinture qui prenait pour thème privilégié, voire unique, le paysage, celui des campagnes, ou de la mer. Mais en France, le choix de ce thème était quelque peu audacieux, et contestataire, alors que régnait toujours la peinture académique, qui favorisait les grands sujets : religion, histoire, mythologie...

Les peintres de l'école de Barbizon se sont beaucoup inspirés, notamment par leurs tonalités sombres, d'artistes comme Salomon Ruysdael (1602-1670) et Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709)...

Les peintres de l'école de Barbizon ont aussi suivi l'exemple technique des romantiques anglais, John Constable (1776-1837) et Richard Parkes Bonnington (1802-1828) et des romantiques français comme Eugène Delacroix (1798-1863), Théodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). Ils seront eux mêmes les inspirateurs des impressionnistes.

 

THE BARBIZON SCHOOL.

 

The Barbizon school, pré impressionnist, was active between 1825 and 1875. Its founding members were Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) and Theodore Rousseau ( 1812-1867).

The other best-known artists of the public are:

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911).

These are the first French artists to paint landscapes, on site, and not just sketches, to be completed in the workshop. This technique could appear only after the birth of the colors produced industrially. This is not a school, in the sense of place of learning, but a place of meeting and activity, favored by some artists because of its location near Paris.

The Netherlands, Protestants, had since the 18th century gave the example of a painting that took for favorite theme, even unique, the landscape, of the campaigns or of the sea. But in France, the choice of this theme was somewhat daring and dissident, while always reigned the academic painting, which favored the "major subjects": religion, history, mythology ...

The painters of the Barbizon school were much inspired, notably their dark tones, of artists like Solomon Ruysdael (1602-1670) and Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709) ...

The painters of the Barbizon school also followed the technical example, of the English Romantics, John Constable (1776-1837) and Richard Parkes Bonnington (1802-1828) and of the French romantics, as Eugène Delacroix (1798-1863), Theodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). They will themselves the inspirers of the Impressionists.

   

Jules Dupré. 1811-1889. La mare aux chênes. The pond with oaks. Vers 1855. Paris Orsay.

  

L'ECOLE DE BARBIZON.

 

L'école de Barbizon, pré-impressionniste, est active entre 1825 et 1875. Ses membres fondateurs furent Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) et Théodore Rousseau (1812-1867).

Les autres artistes les plus connus du grand public sont :

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911)

Ce sont les premiers artistes français à peindre les paysages, sur place, et pas seulement des esquisses, à compléter à l'atelier. Cette technique ne pouvait apparaître qu'avec la naissance des couleurs produites de manière industrielle. Ce n'est pas une école, au sens de lieu d'apprentissage, mais un lieu de rencontre et d'activité, privilégié par certains artistes du fait de sa situation près de Paris.

 

Les Pays Bas protestants avaient depuis le 18è siècle donné l'exemple d'une peinture qui prenait pour thème privilégié, voire unique, le paysage, celui des campagnes, ou de la mer. Mais en France, le choix de ce thème était quelque peu audacieux, et contestataire, alors que régnait toujours la peinture académique, qui favorisait les grands sujets : religion, histoire, mythologie...

Les peintres de l'école de Barbizon se sont beaucoup inspirés, notamment par leurs tonalités sombres, d'artistes comme Salomon Ruysdael (1602-1670) et Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709)...

Les peintres de l'école de Barbizon ont aussi suivi l'exemple technique des romantiques anglais, John Constable (1776-1837) et Richard Parkes Bonnington (1802-1828) et des romantiques français comme Eugène Delacroix (1798-1863), Théodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). Ils seront eux mêmes les inspirateurs des impressionnistes.

 

THE BARBIZON SCHOOL.

 

The Barbizon school, pré impressionnist, was active between 1825 and 1875. Its founding members were Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) and Theodore Rousseau ( 1812-1867).

The other best-known artists of the public are:

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911).

These are the first French artists to paint landscapes, on site, and not just sketches, to be completed in the workshop. This technique could appear only after the birth of the colors produced industrially. This is not a school, in the sense of place of learning, but a place of meeting and activity, favored by some artists because of its location near Paris.

The Netherlands, Protestants, had since the 18th century gave the example of a painting that took for favorite theme, even unique, the landscape, of the campaigns or of the sea. But in France, the choice of this theme was somewhat daring and dissident, while always reigned the academic painting, which favored the "major subjects": religion, history, mythology ...

The painters of the Barbizon school were much inspired, notably their dark tones, of artists like Solomon Ruysdael (1602-1670) and Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709) ...

The painters of the Barbizon school also followed the technical example, of the English Romantics, John Constable (1776-1837) and Richard Parkes Bonnington (1802-1828) and of the French romantics, as Eugène Delacroix (1798-1863), Theodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). They will themselves the inspirers of the Impressionists.

   

Eugène Boudin. 1824-1898. Paris. Deauville. Marine. Seascape. 1894. Mulhouse. Musée des Beaux Arts.

 

UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

  

Jean François Millet. 1814-1875. Paris Barbizon. Le repos des faneurs. The rest of the tedders. 1848. Paris Orsay.

  

Millet est à la fois le fondateur de l'école naturaliste de Barbizon et un peintre de l'école réaliste, s'intéressant la vie populaire, essentiellement agricole. Sur ce point il est, avec deux siècles de "retard", dans l'esprit des peintres réalistes des Pays Bas. D'autre part sa touche est très pré-impressionniste, déjà tachiste.

 

Millet is both the founder of Barbizon's naturalist school and a realistic school painter, interested in popular life, mainly agricultural . On this point it is, with two centuries of "delay", in the spirit of the realistic painters of the Netherlands. On the other hand his touch is very pre-impressionist, already tachist.

 

L'ECOLE DE BARBIZON.

 

L'école de Barbizon, pré-impressionniste, est active entre 1825 et 1875. Ses membres fondateurs furent Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) et Théodore Rousseau (1812-1867).

Les autres artistes les plus connus du grand public sont :

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911)

Ce sont les premiers artistes français à peindre les paysages, sur place, et pas seulement des esquisses, à compléter à l'atelier. Cette technique ne pouvait apparaître qu'avec la naissance des couleurs produites de manière industrielle. Ce n'est pas une école, au sens de lieu d'apprentissage, mais un lieu de rencontre et d'activité, privilégié par certains artistes du fait de sa situation près de Paris.

 

Les Pays Bas protestants avaient depuis le 18è siècle donné l'exemple d'une peinture qui prenait pour thème privilégié, voire unique, le paysage, celui des campagnes, ou de la mer. Mais en France, le choix de ce thème était quelque peu audacieux, et contestataire, alors que régnait toujours la peinture académique, qui favorisait les grands sujets : religion, histoire, mythologie...

Les peintres de l'école de Barbizon se sont beaucoup inspirés, notamment par leurs tonalités sombres, d'artistes comme Salomon Ruysdael (1602-1670) et Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709)...

Les peintres de l'école de Barbizon ont aussi suivi l'exemple technique des romantiques anglais, John Constable (1776-1837) et Richard Parkes Bonnington (1802-1828) et des romantiques français comme Eugène Delacroix (1798-1863), Théodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). Ils seront eux mêmes les inspirateurs des impressionnistes.

 

THE BARBIZON SCHOOL.

 

The Barbizon school, pré impressionnist, was active between 1825 and 1875. Its founding members were Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) and Theodore Rousseau ( 1812-1867).

The other best-known artists of the public are:

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911).

These are the first French artists to paint landscapes, on site, and not just sketches, to be completed in the workshop. This technique could appear only after the birth of the colors produced industrially. This is not a school, in the sense of place of learning, but a place of meeting and activity, favored by some artists because of its location near Paris.

The Netherlands, Protestants, had since the 18th century gave the example of a painting that took for favorite theme, even unique, the landscape, of the campaigns or of the sea. But in France, the choice of this theme was somewhat daring and dissident, while always reigned the academic painting, which favored the "major subjects": religion, history, mythology ...

The painters of the Barbizon school were much inspired, notably their dark tones, of artists like Solomon Ruysdael (1602-1670) and Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709) ...

The painters of the Barbizon school also followed the technical example, of the English Romantics, John Constable (1776-1837) and Richard Parkes Bonnington (1802-1828) and of the French romantics, as Eugène Delacroix (1798-1863), Theodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). They will themselves the inspirers of the Impressionists.

   

Giovanni Paolo Pannini 1691-1765 Rome. Les marchands chassés du Temple. The merchants expelled from the Temple. 1718 Louvre (638)

A notre époque on a vu sinon le Christ, son vicaire, le pape, chassé du Temple par les marchands. C'est très exactement ce qui est arrivé au Pape Benoit XVI.

In our day we have seen, if not Christ, his vicar, the pope, driven out of the Temple by the merchants. This is exactly what happened to Pope Benedict XVI.

  

L'ART MIROIR DES VALEURS D'UNE SOCIETE (2)

 

L'art, la peinture en particulier, est un reflet des valeurs spirituelles et morales d'une société. Un miroir de ses conceptions du monde, de ses aspirations, de ses craintes, de ses interrogations sur la destinée de l'homme, des sociétés, de l'univers.

La peinture Egyptienne permet d'apercevoir les croyances de ce peuple à son époque. On y voit clairement le reflet d' une société bien équilibrée, également partagée entre un amour de la vie quotidienne, celle du peuple et celle des élites, et des espérances concernant l'au delà. Espérances qui, contrairement à ce qui a été écrit, n'étaient pas réservées au Pharaon. On y lit l'existence d'une société relativement libre, où la femme est très présente, égale de l'homme dans toutes les classes de la société. Sans entrer dans les détails, l'art des civilisations de la Mésopotamie, à la même époque, ne présente pas les mêmes caractéristiques.

 

L'art des lettrés chinois est un reflet des conceptions du monde taoïstes et confucianistes. Il est significatif que dans d'immenses paysages, l'homme y est toujours présenté comme une créature agissante, pensante, mais presque insignifiante. Un être parmi les Dix mille Êtres. Le commandement premier est de ne pas troubler l'harmonie de l'Univers. Il est clair aussi que cet art ne reflète pas les valeurs de la société chinoise dans son ensemble mais d'une petite minorité.

 

L'Art hindouiste exprime l'extraordinaire complexité, la profondeur, des interrogations philosophiques et religieuses qui caractérise la civilisation indienne. On y voit clairement que l'une des idées essentielles de la spiritualité hindoue est que la vérité à des visages multiples, et même apparemment contraires. L'homme tient dans l'univers une place éminente, mais il reste une créature parmi d'autres, au sein d'un univers complexe qui le dépasse beaucoup, dans le temps comme dans l'espace.

 

L'Art de l'Antiquité Grecque et Romaine donne l'image d'une société équilibrée mais où l'humain a pris beaucoup d'importance. L'Homme domine clairement un monde où il vit sa vie, mais cependant toujours à condition de se tenir à distance des Dieux, tout en les honorant. On n'aperçoit pas en Grèce ou Rome, à la différence de l' Egypte, de grandes espérances métaphysiques. La Vie c'est la vie, puis la mort. Point.

 

L'Art, la peinture en particulier, montre que pendant Mille Cinq Cent ans (500-1500) l'Europe a construit sa société sur les fondements de la spiritualité et de la morale catholique et orthodoxe. 1500 ans cela constitue des racines. Ces racines peuvent être totalement oubliées, si l'élite le veut. Et elle le veut. Au Proche Orient absolument rien n'a subsisté, après les invasions musulmanes, d'une domination de la civilisation gréco-romaine qui avait pourtant duré, elle aussi, plus de mille ans. Mais les racines, profondes, au Proche Orient étaient sémitiques pas indo-européennes. La Grèce et Rome n'étaient qu'une greffe superficielle.

 

La peinture des Pays Bas du Nord, protestants, met en évidence l'existence d'une rupture très claire, et très rapide, en l'espace d'une ou deux générations, des valeurs qui animent une partie de la société européenne.

D'une part c'est la disparition des références à l'Antiquité Grecque et Romaine. La revanche de l'Europe du Nord sur celle du Sud n'est pas seulement économique, elle est culturelle.

D'autre part c'est la quasi disparition des thèmes religieux. C'est la naissance d'une peinture, profane, matérialiste, dont les thèmes sont : Le paysage, les moeurs de la vie en société, la nature morte, le portrait. La peinture du Siècle d'Or néerlandais est l' acte de naissance de la peinture que l'on appellera "Art Moderne".

 

A partir de 1815, une fois la paix revenue en Europe, et jusque vers 1950, en dates grosses et larges, c'est la période de l'Art Moderne. Dès l'époque romantique la peinture explose en une multitude de courants représentatifs de conceptions du monde et de valeurs extrêmement diverses. Globalement, et malgré les conflits très violents, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie unique. La peinture montre cette diversité d'inspiration. Du romantisme au classicisme, du réalisme à l'expressionnisme, du symbolisme au surréalisme, du néo-raphaélisme au fauvisme, de l'art académique à l'impressionnisme, du figuratif à l'abstrait c'est une explosion de diversité, de recherches, d'innovations. Mais le passé européen n'est pas rejeté, ni moralement, ni culturellement, ni techniquement. L'Architecture montre aussi très bien cette diversité : c'est à la fois le temps de la Tour Effel, et l'époque de toutes les architectures historicistes : néo-grec, néo-romain, néo-byzantin, néo-roman, néo-gothique, néo-baroque. Un chant du cygne ?

 

A partir de 1950 la peinture européenne change : On le constate dans nos musées d'Art Contemporain.

Des questions se posent inévitablement :

Quelles valeurs de civilisation cette peinture contemporaine reflète ?

Quelles fidélités, et quelles espérances ?

Quelles beautés ?

Quelles significations, métaphysiques ou physiques, symboliques ou réalistes ?

Quelles croyances ?

Quelle vie pour aujourd'hui ou demain ?

 

ART, MIRROR OF THE VALUES OF A SOCIETY (2)

 

Art, the painting in particular, is a reflection of the spiritual and moral values of a society. A mirror of his worldviews, of its aspirations, its fears, of its doubts about the destiny of human, of society, of the universe.

The Egyptian paint allows to see the beliefs of the people in his time. It clearly shows the reflection of a well-balanced society, also shared a love of everyday life, that of the people and the elite, and the Hopes for the afterlife. Expectations that, contrary to what was written, were not reserved for the Pharaoh. We read the existence of a relatively free society, where women are very present, equal to men in all classes of society. Without going into details, the art of the civilizations of Mesopotamia, at the same time, does not have the same characteristics.

 

The art of the Chinese literati is a reflection of the Taoist and Confucian concepts of the world. It is significant that in immense landscapes, the human is always presented as an creature, acting, thinking, but almost insignificant. A Being among the ten thousand Beings. The first commandment is not to disturb the harmony of the universe. It is also clear that this art does not reflect the values of Chinese society as a whole, but a small minority.

 

Art, the painting in particular, shows that during Thousand Five Hundred Years (500-1500) Europe has built his society on the foundations of spirituality and morality Catholic and Orthodox. 1500 years this is roots. These roots can be completely forgotten, if the elite wants. And she wants. In the Middle East absolutely nothing has remained, after the Muslim invasions, of domination of the Greco-Roman civilization, although it had lasted, too, over a thousand years. But deep roots in the Middle East, were Semitic. They where not Indo-European. Greece and Rome were only a superficial graft.

 

The painting of the Netherlands Northern, Protestant, reveals the existence of a very clear rupture, and very fast, within one or two generation, of the values that animate a part of European society.

On the one hand it is the disappearance of references to ancient Greek and Roman. Revenge of northern Europe on the South is not only economic, it is cultural.

On the other hand it is the virtual disappearance of religious themes. This is the birth of a painting, secular, materialist, whose themes are: landscape, customs of social life, still life, portrait. The painting of the Dutch Golden Age is the birth of painting which will be called "Modern Art".

 

Since 1815, when peace returned to Europe, and until about 1950, in large and wide dates, it is the period of Modern Art. Since the romantic era, the painting explodes in a multitude of currents, representative of worldviews and values, extremely diverse. Overall, and despite the very violent conflicts, Europe is not subject to a single ideology. The painting shows the diversity of inspiration. From romanticism to classicism, from realism to expressionism, from symbolism to surrealism, from raphaélisme to fauvisme, from academic art to impressionism, from figurative to abstract, it is an explosion of diversity, research and innovations.

But the European past is not rejected, neither morally or culturally or technically. The architecture also shows very well this diversity: it is both the time of the Eiffel Tower, and times of all historicist architectures: Greek Revival, neo-Roman, neo-Byzantine, Romanesque, neo-Gothic, neo-Baroque. A swan song?

 

After 1950 European painting changed: This can be seen in our museums of Contemporary Art.

Any questions inevitably arise:

What values of civilization reflects this contemporary painting ?

What loyalties, and what hopes?

What beauty?

What meanings, metaphysical or physical, symbolic or realistic?

What beliefs?

What a life for today or tomorrow?

 

Jean François Millet. 1814-1875. Paris Barbizon. La Tricoteuse, dit aussi une bergère assise, tricotant. The Knitter, also says a seated shepherd, knitting. 1856. Paris Orsay.

 

Millet est à la fois le fondateur de l'école naturaliste de Barbizon et un peintre de l'école réaliste, s'intéressant la vie populaire, essentiellement agricole. Sur ce point il est, avec deux siècles de "retard", dans l'esprit des peintres réalistes des Pays Bas. D'autre part sa touche est très pré-impressionniste, déjà tachiste.

 

Millet is both the founder of Barbizon's naturalist school and a realistic school painter, interested in popular life, mainly agricultural . On this point it is, with two centuries of "delay", in the spirit of the realistic painters of the Netherlands. On the other hand his touch is very pre-impressionist, already tachist.

 

L'ECOLE DE BARBIZON.

 

L'école de Barbizon, pré-impressionniste, est active entre 1825 et 1875. Ses membres fondateurs furent Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) et Théodore Rousseau (1812-1867).

Les autres artistes les plus connus du grand public sont :

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911)

Ce sont les premiers artistes français à peindre les paysages, sur place, et pas seulement des esquisses, à compléter à l'atelier. Cette technique ne pouvait apparaître qu'avec la naissance des couleurs produites de manière industrielle. Ce n'est pas une école, au sens de lieu d'apprentissage, mais un lieu de rencontre et d'activité, privilégié par certains artistes du fait de sa situation près de Paris.

 

Les Pays Bas protestants avaient depuis le 18è siècle donné l'exemple d'une peinture qui prenait pour thème privilégié, voire unique, le paysage, celui des campagnes, ou de la mer. Mais en France, le choix de ce thème était quelque peu audacieux, et contestataire, alors que régnait toujours la peinture académique, qui favorisait les grands sujets : religion, histoire, mythologie...

Les peintres de l'école de Barbizon se sont beaucoup inspirés, notamment par leurs tonalités sombres, d'artistes comme Salomon Ruysdael (1602-1670) et Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709)...

Les peintres de l'école de Barbizon ont aussi suivi l'exemple technique des romantiques anglais, John Constable (1776-1837) et Richard Parkes Bonnington (1802-1828) et des romantiques français comme Eugène Delacroix (1798-1863), Théodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). Ils seront eux mêmes les inspirateurs des impressionnistes.

 

THE BARBIZON SCHOOL.

 

The Barbizon school, pré impressionnist, was active between 1825 and 1875. Its founding members were Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) and Theodore Rousseau ( 1812-1867).

The other best-known artists of the public are:

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911).

These are the first French artists to paint landscapes, on site, and not just sketches, to be completed in the workshop. This technique could appear only after the birth of the colors produced industrially. This is not a school, in the sense of place of learning, but a place of meeting and activity, favored by some artists because of its location near Paris.

The Netherlands, Protestants, had since the 18th century gave the example of a painting that took for favorite theme, even unique, the landscape, of the campaigns or of the sea. But in France, the choice of this theme was somewhat daring and dissident, while always reigned the academic painting, which favored the "major subjects": religion, history, mythology ...

The painters of the Barbizon school were much inspired, notably their dark tones, of artists like Solomon Ruysdael (1602-1670) and Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709) ...

The painters of the Barbizon school also followed the technical example, of the English Romantics, John Constable (1776-1837) and Richard Parkes Bonnington (1802-1828) and of the French romantics, as Eugène Delacroix (1798-1863), Theodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). They will themselves the inspirers of the Impressionists.

   

Narcisse Diaz de la Pena. 1807-1876. Paris Barbizon. Les hauteurs du Jean de Paris (Forêt de Fontainebleau) The heights of the Jean de Paris (Forest of Fontainebleau) 1867. Paris Orsay.

 

NARCISSE DIAZ DE LA PENA. L'ECOLE DE BARBIZON.

 

Narcisse Diaz de la Pena, comme Corot, son ami, ne peint pas seulement des paysages, une partie importante de sa production est faite de personnages féminins, d'enfant, et des scènes galantes.

 

L'école de Barbizon, pré-impressionniste, est active entre 1825 et 1875. Ses membres fondateurs furent Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) et Théodore Rousseau (1812-1867).

Les autres artistes les plus connus du grand public sont :

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911)

Ce sont les premiers artistes français à peindre les paysages, sur place, et pas seulement des esquisses, à compléter à l'atelier. Cette technique ne pouvait apparaître qu'avec la naissance des couleurs produites de manière industrielle. Ce n'est pas une école, au sens de lieu d'apprentissage, mais un lieu de rencontre et d'activité, privilégié par certains artistes du fait de sa situation près de Paris.

 

Les Pays Bas protestants avaient depuis le 18è siècle donné l'exemple d'une peinture qui prenait pour thème privilégié, voire unique, le paysage, celui des campagnes, ou de la mer. Mais en France, le choix de ce thème était quelque peu audacieux, et contestataire, alors que régnait toujours la peinture académique, qui favorisait les grands sujets : religion, histoire, mythologie...

Les peintres de l'école de Barbizon se sont beaucoup inspirés, notamment par leurs tonalités sombres, d'artistes comme Salomon Ruysdael (1602-1670) et Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709)...

Les peintres de l'école de Barbizon ont aussi suivi l'exemple technique des romantiques anglais, John Constable (1776-1837) et Richard Parkes Bonnington (1802-1828) et des romantiques français comme Eugène Delacroix (1798-1863), Théodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). Ils seront eux mêmes les inspirateurs des impressionnistes.

 

NARCISSE DIAZ DE LA PENA. THE BARBIZON SCHOOL.

  

Narcisse Diaz de la Pena, like Corot, his friend, not only painted landscapes, an important part of its production is made of female characters, children, and romantic scenes.

 

The Barbizon school, pré impressionnist, was active between 1825 and 1875. Its founding members were Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) and Theodore Rousseau ( 1812-1867).

The other best-known artists of the public are:

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911).

These are the first French artists to paint landscapes, on site, and not just sketches, to be completed in the workshop. This technique could appear only after the birth of the colors produced industrially. This is not a school, in the sense of place of learning, but a place of meeting and activity, favored by some artists because of its location near Paris.

The Netherlands, Protestants, had since the 18th century gave the example of a painting that took for favorite theme, even unique, the landscape, of the campaigns or of the sea. But in France, the choice of this theme was somewhat daring and dissident, while always reigned the academic painting, which favored the "major subjects": religion, history, mythology ...

The painters of the Barbizon school were much inspired, notably their dark tones, of artists like Solomon Ruysdael (1602-1670) and Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709) ...

The painters of the Barbizon school also followed the technical example, of the English Romantics, John Constable (1776-1837) and Richard Parkes Bonnington (1802-1828) and of the French romantics, as Eugène Delacroix (1798-1863), Theodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). They will themselves the inspirers of the Impressionists.

  

Jean François Millet. 1814-1875. Paris Barbizon. Le retour du troupeau. The return of the flock. vers 1863 . Paris Orsay.

 

Millet est à la fois le fondateur de l'école naturaliste de Barbizon et un peintre de l'école réaliste, s'intéressant la vie populaire, essentiellement agricole. Sur ce point il est, avec deux siècles de "retard", dans l'esprit des peintres réalistes des Pays Bas. D'autre part sa touche est très pré-impressionniste, déjà tachiste.

 

Millet is both the founder of Barbizon's naturalist school and a realistic school painter, interested in popular life, mainly agricultural . On this point it is, with two centuries of "delay", in the spirit of the realistic painters of the Netherlands. On the other hand his touch is very pre-impressionist, already tachist.

 

L'ECOLE DE BARBIZON.

 

L'école de Barbizon, pré-impressionniste, est active entre 1825 et 1875. Ses membres fondateurs furent Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) et Théodore Rousseau (1812-1867).

Les autres artistes les plus connus du grand public sont :

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911)

Ce sont les premiers artistes français à peindre les paysages, sur place, et pas seulement des esquisses, à compléter à l'atelier. Cette technique ne pouvait apparaître qu'avec la naissance des couleurs produites de manière industrielle. Ce n'est pas une école, au sens de lieu d'apprentissage, mais un lieu de rencontre et d'activité, privilégié par certains artistes du fait de sa situation près de Paris.

 

Les Pays Bas protestants avaient depuis le 18è siècle donné l'exemple d'une peinture qui prenait pour thème privilégié, voire unique, le paysage, celui des campagnes, ou de la mer. Mais en France, le choix de ce thème était quelque peu audacieux, et contestataire, alors que régnait toujours la peinture académique, qui favorisait les grands sujets : religion, histoire, mythologie...

Les peintres de l'école de Barbizon se sont beaucoup inspirés, notamment par leurs tonalités sombres, d'artistes comme Salomon Ruysdael (1602-1670) et Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709)...

Les peintres de l'école de Barbizon ont aussi suivi l'exemple technique des romantiques anglais, John Constable (1776-1837) et Richard Parkes Bonnington (1802-1828) et des romantiques français comme Eugène Delacroix (1798-1863), Théodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). Ils seront eux mêmes les inspirateurs des impressionnistes.

 

THE BARBIZON SCHOOL.

 

The Barbizon school, pré impressionnist, was active between 1825 and 1875. Its founding members were Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) and Theodore Rousseau ( 1812-1867).

The other best-known artists of the public are:

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911).

These are the first French artists to paint landscapes, on site, and not just sketches, to be completed in the workshop. This technique could appear only after the birth of the colors produced industrially. This is not a school, in the sense of place of learning, but a place of meeting and activity, favored by some artists because of its location near Paris.

The Netherlands, Protestants, had since the 18th century gave the example of a painting that took for favorite theme, even unique, the landscape, of the campaigns or of the sea. But in France, the choice of this theme was somewhat daring and dissident, while always reigned the academic painting, which favored the "major subjects": religion, history, mythology ...

The painters of the Barbizon school were much inspired, notably their dark tones, of artists like Solomon Ruysdael (1602-1670) and Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709) ...

The painters of the Barbizon school also followed the technical example, of the English Romantics, John Constable (1776-1837) and Richard Parkes Bonnington (1802-1828) and of the French romantics, as Eugène Delacroix (1798-1863), Theodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). They will themselves the inspirers of the Impressionists.

   

Sebastiano Ricci. 1659-1734. Venise. Saint Antoine de Padoue guérissant un jeune amputé. St. Anthony of Padua healing a young amputee. vers 1690. Louvre.

 

L'ART MIROIR DES VALEURS D'UNE SOCIETE (2)

 

L'art, la peinture en particulier, est un reflet des valeurs spirituelles et morales d'une société. Un miroir de ses conceptions du monde, de ses aspirations, de ses craintes, de ses interrogations sur la destinée de l'homme, des sociétés, de l'univers.

La peinture Egyptienne permet d'apercevoir les croyances de ce peuple à son époque. On y voit clairement le reflet d' une société bien équilibrée, également partagée entre un amour de la vie quotidienne, celle du peuple et celle des élites, et des espérances concernant l'au delà. Espérances qui, contrairement à ce qui a été écrit, n'étaient pas réservées au Pharaon. On y lit l'existence d'une société relativement libre, où la femme est très présente, égale de l'homme dans toutes les classes de la société. Sans entrer dans les détails, l'art des civilisations de la Mésopotamie, à la même époque, ne présente pas les mêmes caractéristiques.

 

L'art des lettrés chinois est un reflet des conceptions du monde taoïstes et confucianistes. Il est significatif que dans d'immenses paysages, l'homme y est toujours présenté comme une créature agissante, pensante, mais presque insignifiante. Un être parmi les Dix mille Êtres. Le commandement premier est de ne pas troubler l'harmonie de l'Univers. Il est clair aussi que cet art ne reflète pas les valeurs de la société chinoise dans son ensemble mais d'une petite minorité.

 

L'Art hindouiste exprime l'extraordinaire complexité, la profondeur, des interrogations philosophiques et religieuses qui caractérise la civilisation indienne. On y voit clairement que l'une des idées essentielles de la spiritualité hindoue est que la vérité à des visages multiples, et même apparemment contraires. L'homme tient dans l'univers une place éminente, mais il reste une créature parmi d'autres, au sein d'un univers complexe qui le dépasse beaucoup, dans le temps comme dans l'espace.

 

L'Art de l'Antiquité Grecque et Romaine donne l'image d'une société équilibrée mais où l'humain a pris beaucoup d'importance. L'Homme domine clairement un monde où il vit sa vie, mais cependant toujours à condition de se tenir à distance des Dieux, tout en les honorant. On n'aperçoit pas en Grèce ou Rome, à la différence de l' Egypte, de grandes espérances métaphysiques. La Vie c'est la vie, puis la mort. Point.

 

L'Art, la peinture en particulier, montre que pendant Mille Cinq Cent ans (500-1500) l'Europe a construit sa société sur les fondements de la spiritualité et de la morale catholique et orthodoxe. 1500 ans cela constitue des racines. Ces racines peuvent être totalement oubliées, si l'élite le veut. Et elle le veut. Au Proche Orient absolument rien n'a subsisté, après les invasions musulmanes, d'une domination de la civilisation gréco-romaine qui avait pourtant duré, elle aussi, plus de mille ans. Mais les racines, profondes, au Proche Orient étaient sémitiques pas indo-européennes. La Grèce et Rome n'étaient qu'une greffe superficielle.

 

La peinture des Pays Bas du Nord, protestants, met en évidence l'existence d'une rupture très claire, et très rapide, en l'espace d'une ou deux générations, des valeurs qui animent une partie de la société européenne.

D'une part c'est la disparition des références à l'Antiquité Grecque et Romaine. La revanche de l'Europe du Nord sur celle du Sud n'est pas seulement économique, elle est culturelle.

D'autre part c'est la quasi disparition des thèmes religieux. C'est la naissance d'une peinture, profane, matérialiste, dont les thèmes sont : Le paysage, les moeurs de la vie en société, la nature morte, le portrait. La peinture du Siècle d'Or néerlandais est l' acte de naissance de la peinture que l'on appellera "Art Moderne".

 

A partir de 1815, une fois la paix revenue en Europe, et jusque vers 1950, en dates grosses et larges, c'est la période de l'Art Moderne. Dès l'époque romantique la peinture explose en une multitude de courants représentatifs de conceptions du monde et de valeurs extrêmement diverses. Globalement, et malgré les conflits très violents, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie unique. La peinture montre cette diversité d'inspiration. Du romantisme au classicisme, du réalisme à l'expressionnisme, du symbolisme au surréalisme, du néo-raphaélisme au fauvisme, de l'art académique à l'impressionnisme, du figuratif à l'abstrait c'est une explosion de diversité, de recherches, d'innovations. Mais le passé européen n'est pas rejeté, ni moralement, ni culturellement, ni techniquement. L'Architecture montre aussi très bien cette diversité : c'est à la fois le temps de la Tour Effel, et l'époque de toutes les architectures historicistes : néo-grec, néo-romain, néo-byzantin, néo-roman, néo-gothique, néo-baroque. Un chant du cygne ?

 

A partir de 1950 la peinture européenne change : On le constate dans nos musées d'Art Contemporain.

Des questions se posent inévitablement :

Quelles valeurs de civilisation cette peinture contemporaine reflète ?

Quelles fidélités, et quelles espérances ?

Quelles beautés ?

Quelles significations, métaphysiques ou physiques, symboliques ou réalistes ?

Quelles croyances ?

Quelle vie pour aujourd'hui ou demain ?

 

ART, MIRROR OF THE VALUES OF A SOCIETY (2)

 

Art, the painting in particular, is a reflection of the spiritual and moral values of a society. A mirror of his worldviews, of its aspirations, its fears, of its doubts about the destiny of human, of society, of the universe.

The Egyptian paint allows to see the beliefs of the people in his time. It clearly shows the reflection of a well-balanced society, also shared a love of everyday life, that of the people and the elite, and the Hopes for the afterlife. Expectations that, contrary to what was written, were not reserved for the Pharaoh. We read the existence of a relatively free society, where women are very present, equal to men in all classes of society. Without going into details, the art of the civilizations of Mesopotamia, at the same time, does not have the same characteristics.

 

The art of the Chinese literati is a reflection of the Taoist and Confucian concepts of the world. It is significant that in immense landscapes, the human is always presented as an creature, acting, thinking, but almost insignificant. A Being among the ten thousand Beings. The first commandment is not to disturb the harmony of the universe. It is also clear that this art does not reflect the values of Chinese society as a whole, but a small minority.

 

Art, the painting in particular, shows that during Thousand Five Hundred Years (500-1500) Europe has built his society on the foundations of spirituality and morality Catholic and Orthodox. 1500 years this is roots. These roots can be completely forgotten, if the elite wants. And she wants. In the Middle East absolutely nothing has remained, after the Muslim invasions, of domination of the Greco-Roman civilization, although it had lasted, too, over a thousand years. But deep roots in the Middle East, were Semitic. They where not Indo-European. Greece and Rome were only a superficial graft.

 

The painting of the Netherlands Northern, Protestant, reveals the existence of a very clear rupture, and very fast, within one or two generation, of the values that animate a part of European society.

On the one hand it is the disappearance of references to ancient Greek and Roman. Revenge of northern Europe on the South is not only economic, it is cultural.

On the other hand it is the virtual disappearance of religious themes. This is the birth of a painting, secular, materialist, whose themes are: landscape, customs of social life, still life, portrait. The painting of the Dutch Golden Age is the birth of painting which will be called "Modern Art".

 

Since 1815, when peace returned to Europe, and until about 1950, in large and wide dates, it is the period of Modern Art. Since the romantic era, the painting explodes in a multitude of currents, representative of worldviews and values, extremely diverse. Overall, and despite the very violent conflicts, Europe is not subject to a single ideology. The painting shows the diversity of inspiration. From romanticism to classicism, from realism to expressionism, from symbolism to surrealism, from raphaélisme to fauvisme, from academic art to impressionism, from figurative to abstract, it is an explosion of diversity, research and innovations.

But the European past is not rejected, neither morally or culturally or technically. The architecture also shows very well this diversity: it is both the time of the Eiffel Tower, and times of all historicist architectures: Greek Revival, neo-Roman, neo-Byzantine, Romanesque, neo-Gothic, neo-Baroque. A swan song?

 

After 1950 European painting changed: This can be seen in our museums of Contemporary Art.

Any questions inevitably arise:

What values of civilization reflects this contemporary painting ?

What loyalties, and what hopes?

What beauty?

What meanings, metaphysical or physical, symbolic or realistic?

What beliefs?

What a life for today or tomorrow?

   

Camille Pissarro. 1830-1903. Paris. La Seine et le Louvre. The Seine and the Louvre. 1903. Paris Orsay

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. L'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Art of the single thought.

  

Jean Joseph Benjamin-Constant; 1845-1902. Paris. Les derniers rebelles, scène d'histoire marocaine. The last rebels, scene of Moroccan history. vers 1880. Paris Orsay.

 

L'orient a été très à la mode à la période romantique, surtout en en France (avec le Maghreb) et aussi en Angleterre. Pour l'Allemagne, l'Orient c'était surtout l'Italie et la Grèce. L'Espagne et surtout l'Italie ont été peut concernées par ce mouvement. L'orientalisme s'exprime aussi bien dans un style académique que romantique et prémoderne comme avec Delacroix.

 

The Orient was very fashionable in the Romantic period, especially in France ( with the Maghreb) and also in England. For Germany, the Orient was mainly Italy and Greece. Spain and especially Italy have been affected by this movement.

Orientalism is expressed both in an academic style and in a romantic and premodern style as with Delacroix.

 

LE BEAU N'EST PAS SUBJECTIF. LE BEAU EST UN FAIT D'EXPERIENCE QUI TRANSCENDE LES CULTURES.

 

"Tout l’art florentin depuis Giotto et tout au long du Quattrocento, possède cette stupéfiante qualité de vérité absolue, reconnue. L’effet immédiat d’un grand Giotto ou d’un Masaccio est de laisser le spectateur sans voix. Cela s’appelait autrefois la Beauté."

MARIE MAC CARTHY "Les Pierres de Florence" 1956.

Contrairement à une idée reçue, toute nouvelle, considérée comme une évidence à notre époque, le Beau n'est pas subjectif. Non, le Beau n'est pas seulement une question de goût personnel.

La preuve que le Beau existe est qu'il est reconnu et admis de manière unanime par les opinions publiques, et celle des spécialistes, pour des millions d' oeuvres dont les dates de création vont de - 3000 à nos jours.

Il faut laisser de côté les définitions abstraites. Les Philosophes n'ont jamais réussi à donner une définition satisfaisante et incontestable du Beau. Mais il n'y a absolument aucune discussion sérieuse quant à l'existence du Beau, d'une sensation commune, partagée par des millions d'hommes, depuis l'Art Egyptien jusqu'à l'Art Moderne, depuis la Chine jusqu'à l'Europe et l'Amérique.

Le Beau peut prendre des formes différentes selon les cultures ou les civilisations. Il est reconnu comme Beau à l'intérieur de son domaine culturel, mais aussi à l'extérieur.

La peinture des lettrés chinois est très particulière, il est possible à titre individuel de ne pas l'apprécier, mais il serait faux de parler à son propos d'un Art du laid

Le Beau est tout simplement un fait vérifié par l'expérience de milliers de générations d'humains sur l'ensemble de la Terre.

Toutes les arguties ne changeront rien à ce fait.

Ce qui est subjectif ce sont les préférences des individus. Ce qui est subjectif c'est quand une personne préfère les fresques romanes ou l'art du gothique international à la peinture de la Renaissance Italienne.

Quand une personne préfère l'art du paysage ou la peinture de moeurs à la peinture religieuse.

Si on avait dit à Fra Angelico, à Raphaël ou à Rubens que le Beau n'existe pas et est affaire purement subjective, ils auraient haussé les épaules.

Non seulement le sentiment du Beau est un fait d'expérience, un bien commun à l'humanité, qui traverse les temps et les cultures, mais le Beau peut être ressenti alors que les idéologies qui ont inspiré les oeuvres d'art à une époque donnée, dans une région de la Terre, sont mortes en tant que croyances actives.

Il n'est pas nécessaire de croire dans les Esprits, les Dieux Egyptiens, Grecs, Hindous ou dans les Bouddhas pour apprécier la beauté de l'art des cavernes, de l'Egypte antique, de la Grèce, de l'Inde, ou de l'Asie du Sud Est.

De même, les représentations de Dieu et du monde qui sont celles des églises chrétiennes, qui ont été vivantes et profondément significatives pour les populations européennes pendant plus d'un millénaire, peuvent ne plus avoir de sens pour une très large majorité des populations de l'Europe de l'Ouest et du Nord au 21è siècle. Il reste cependant que ces populations, comme d'autres peuples dans d'autres cultures, peuvent reconnaître le Beau dans des oeuvres d'art dont les symboles ne sont plus idéologiquement significatifs pour elles, voire même leur paraissent absurdes. Les croyances changent mais le sentiment du Beau dure.

Mais une élite peut toujours tenter d' imposer la croyance que le Beau n'existe pas, et faire croire que le Laid est une valeur recommandable. L'art contemporain officiel en est la démonstration.

L'affirmation que le Beau n'existe pas, est purement subjectif, est une idée fausse, conçue et répandue au cours de la seconde moitié du 20è siècle pour des motifs idéologiques et économiques.

Les motifs idéologiques sont, notamment, que ce relativisme permet de justifier l'Art Laid officiel et que l'art laid est un critère de distinction entre les Eclairés et ceux qui ne le sont pas. L'homme peut en effet inventer des idéologies, des croyances, qui nient le Beau et le Bien. Cette capacité d'invention de croyances les plus diverses et contraires fait la différence entre l'homme et les animaux.

Outre les motifs idéologiques, cette affirmation permet aussi de fabriquer et de vendre du Laid, ce qui est une excellente affaire.

Cette idée profitable largement diffusée dans le grand public ressort tout simplement de la désinformation. A notre époque il est possible de répandre en quelques heures dans le monde entier une idée fausse, et la faire passer pour une vérité d'évidence à force de la répéter. Nos élites ne s'en privent pas.

 

THE BEAUTIFUL IS NOT SUBJECTIVE. THE BEAUTIFUL IS A FACT OF EXPERIENCE THAT TRANSCENDS THE CULTURES.

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

Contrary to an accepted idea, all new, considered as obvious in our time, the Beautiful is not subjective. No, the Beautiful is not only a matter of personal taste.

The proof that the Beau exists is that it is recognized and unanimously accepted by the public opinion, and that of the specialists, for millions of works whose creation dates range from - 3000 to the present day.

The abstract definitions must be left aside. The Philosophers have never succeeded in giving a satisfactory and incontestable definition of the Beautiful. But there is absolutely no serious discussion about the existence of Beauty, a common sensation shared by millions of people, from Egyptian Art to Modern Art, from China to Europe and America.

The Beautiful can take different forms according to cultures or civilizations. It is recognized as beautiful inside its cultural domain, but also outside.

The painting of the Chinese scholars is very peculiar, it is possible individually not to appreciate it, but it would be false to speak about it an Art of the ugly

The Beautiful is simply a fact verified by the experience of thousands of generations of humans over the entire Earth.

All the quibbles will not change this fact.

What is subjective what are the preferences of individuals. What is subjective is when a person prefers Romanesque frescoes or the art of international Gothic painting of the Italian Renaissance. When a person prefers the art of the landscape or the painting of morals to religious painting.

If someone had told to Fra Angelico, Raphaël or Rubens that beauty does not exist and is purely subjective matter, they would have shrugged.

Not only is the feeling of the Beautiful a fact of experience, a common heritage of humanity, which passes through times and cultures, but the Beautiful can be felt while the ideologies that inspired the works of art at a certain time, in a region of the Earth, have died as active beliefs.

There is no need to believe in spirits, in the Gods of the Egyptians, Greeks, Hindus or in the Buddhas for to appreciate the beauty of the cave art, or of the ancient Egypt, the Greece, of the India, or of South East Asia. Similarly, the representations of God and of the world, which are those of the Christian churches, which have been alive and profoundly meaningful to European populations for more than a millennium, may no longer make sense for a very large majority of the Western and Northern of the Europe in the 21st century. However, these populations, like other peoples in other cultures, can recognize the Beautiful in works of art whose the symbols are no longer ideologically significant for them, or even appear absurd to them. The beliefs change but the feeling of the Beautiful lasts. But an elite can always try to impose the belief that Beauty does not exist, and make believe that the Ugly is a recommendable value. The official contemporary art is its demonstration.

The assertion that Beauty does not exist, is purely subjective, is a false idea, conceived and spread in the second half of the 20th century for ideological and economic reasons. Man can indeed invent ideologies, beliefs, who deny the Beautiful and the Good. This capacity for invention of the most diverse and contrary beliefs makes the difference between man and animals.

The ideological motives are that this relativism makes it possible to justify the ugly art, the academic art , and that the ugly Art is a criterion of distinction between the Enlightened and those who are not.

In addition to the ideological motives, this statement also makes it possible to manufacture and sell the Laid, which is an excellent deal.

This profitable idea widely disseminated in the general public is simply a matter of disinformation. In our time it is possible to spread a false idea in a few hours in the whole world, and to make it pass for a truth of evidence by dint of repeating it. Our elites do not deprive themselves of it.

   

Fernand Pelez. 1848-1953. Paris. Au Lavoir. At the Lavoir. 1880. Paris Petit Palais (Musée des Beaux de la Ville de Paris)

Ecole naturaliste-réaliste

Naturalist-realistic school

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Gustave Dore. 1832-1883. Paris. L'Ascension. The Ascension. 1879. Paris Petit Palais (Musée des Beaux de la Ville de Paris)

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Avec William Merritt Chase (1849.1926), nous sommes au cœur de l’art romantique et académique, l’époque de l’impressionnisme en somme. Aux Etats-Unis, nous baignons en peinture avec Cassatt, Sargent (pour lequel on le compare beaucoup pour ne pas le dénoncer comme honnête « imitateur ») ou ce cher Whistler avec lequel on pourrait lui trouver parfois quelques affinités dans les touches « japonisantes » (ils étaient amis par ailleurs). On le dit également beaucoup influencé par le peintre belge Alfred Stevens. Eclectique, prolifique sont aussi des qualités qu’on lui a largement attribué car cet artiste américain était capable de tout peindre : portraits, nus, scènes du quotidien, paysages, natures mortes, dans des tonalités dépouillées ou luxuriantes, sombres ou colorées selon le thème. Il y en a pour tous les goûts. William M.C. savait aussi travailler sur tout type de supports (huile, pastel, encre).

 

::: On lui reconnait deux formes essentielles de palettes et d’inspirations selon deux périodes de sa vie : la première rayonne de portraits élégants, style étudié à l’Académie de Munich entre 1872-1877. La seconde, suite aux années 1890, à des scènes de Long Island inspirées de l’impressionnisme français qui ont aussi largement contribué à sa réputation et son basculement notoire pour l’impressionnisme.

 

::: Il y aurait encore deux trois petites choses à retenir de son parcours : il fut président de la Society of American Artists (dont il démissionnera en 1902), il deviendra membre du groupe dissident des Dix –The Ten) après la mort de John Henry Twachtman.

 

::: Et enfin à noter que William Merritt Chase fut aussi le professeur de l’illustre Edward Hopper (1882-1967).

 

₣.w

 

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With William Merritt Chase (1849.1926), we are at the heart of academic and romantic art, the era of Impressionism in fact. United States, we are immersed in painting with Cassatt, Sargent (for which many compared to not denounce him as honest "imitator") or the dear Whistler with whom he could find some similarities in some cases the keys "japanese" (they were friends elsewhere). It also says much influenced by the Belgian painter Alfred Stevens. Eclectic, prolific are also qualities that he has been widely attributed for this American artist was able to paint everything: portraits, nudes, scenes from everyday life, landscapes, still lifes, in tones skinned or lush, dark or colored depending on the theme . There's something for everyone. William C. knew also work on any type of media (oil, pastel, ink).

 

He recognizes two basic forms of pallets and inspirations into two periods of his life: the first portrait radiates elegant style studied at the Munich Academy between 1872-1877. The second, following 1890's scenes of Long Island, inspired by French Impressionism who also contributed to its reputation and notorious for tipping Impressionism.

 

There would be two or three things to remember from his career: he was president of the Society of American Artists (which he resigned in 1902), he will join the splinter group of the Ten The Ten) after the death of John Henry Twachtman.

 

::: And finally, note that William Merritt Chase was also the teacher of the famous Edward Hopper (1882-1967).

 

::::::::::::: :::

William Merritt Chase

Study of a Girl in a Japanese dress ©

Jean François Millet. 1814-1875. Paris Barbizon. Deux Baigneurs. Two Bathers. 1848. Paris. Orsay.

 

Millet est à la fois le fondateur de l'école naturaliste de Barbizon et un peintre de l'école réaliste, s'intéressant la vie populaire, essentiellement agricole. Sur ce point il est, avec deux siècles de "retard", dans l'esprit des peintres réalistes des Pays Bas. D'autre part sa touche est très pré-impressionniste, déjà tachiste.

 

Millet is both the founder of Barbizon's naturalist school and a realistic school painter, interested in popular life, mainly agricultural . On this point it is, with two centuries of "delay", in the spirit of the realistic painters of the Netherlands. On the other hand his touch is very pre-impressionist, already tachist.

 

L'ECOLE DE BARBIZON.

 

L'école de Barbizon, pré-impressionniste, est active entre 1825 et 1875. Ses membres fondateurs furent Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) et Théodore Rousseau (1812-1867).

Les autres artistes les plus connus du grand public sont :

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911)

Ce sont les premiers artistes français à peindre les paysages, sur place, et pas seulement des esquisses, à compléter à l'atelier. Cette technique ne pouvait apparaître qu'avec la naissance des couleurs produites de manière industrielle. Ce n'est pas une école, au sens de lieu d'apprentissage, mais un lieu de rencontre et d'activité, privilégié par certains artistes du fait de sa situation près de Paris.

 

Les Pays Bas protestants avaient depuis le 18è siècle donné l'exemple d'une peinture qui prenait pour thème privilégié, voire unique, le paysage, celui des campagnes, ou de la mer. Mais en France, le choix de ce thème était quelque peu audacieux, et contestataire, alors que régnait toujours la peinture académique, qui favorisait les grands sujets : religion, histoire, mythologie...

Les peintres de l'école de Barbizon se sont beaucoup inspirés, notamment par leurs tonalités sombres, d'artistes comme Salomon Ruysdael (1602-1670) et Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709)...

Les peintres de l'école de Barbizon ont aussi suivi l'exemple technique des romantiques anglais, John Constable (1776-1837) et Richard Parkes Bonnington (1802-1828) et des romantiques français comme Eugène Delacroix (1798-1863), Théodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). Ils seront eux mêmes les inspirateurs des impressionnistes.

 

THE BARBIZON SCHOOL.

 

The Barbizon school, pré impressionnist, was active between 1825 and 1875. Its founding members were Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) and Theodore Rousseau ( 1812-1867).

The other best-known artists of the public are:

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911).

These are the first French artists to paint landscapes, on site, and not just sketches, to be completed in the workshop. This technique could appear only after the birth of the colors produced industrially. This is not a school, in the sense of place of learning, but a place of meeting and activity, favored by some artists because of its location near Paris.

The Netherlands, Protestants, had since the 18th century gave the example of a painting that took for favorite theme, even unique, the landscape, of the campaigns or of the sea. But in France, the choice of this theme was somewhat daring and dissident, while always reigned the academic painting, which favored the "major subjects": religion, history, mythology ...

The painters of the Barbizon school were much inspired, notably their dark tones, of artists like Solomon Ruysdael (1602-1670) and Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709) ...

The painters of the Barbizon school also followed the technical example, of the English Romantics, John Constable (1776-1837) and Richard Parkes Bonnington (1802-1828) and of the French romantics, as Eugène Delacroix (1798-1863), Theodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). They will themselves the inspirers of the Impressionists.

   

Gustave Courbet 1819-1877. Paris. Pompiers courant à l'incendie. Firefighters running to the fire. 1857. Paris Petit Palais (Musée des Beaux de la Ville de Paris).

Le tableau est certainement inspiré par la Ronde de nuit de Rembrandt.

The painting is certainly inspired by Rembrandt's Night Watch.

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Gustave Courbet. 1919-1877. Paris. La falaise d'Etretat après l'orage. The cliff of Etretat after the storm. 1870. Paris Orsay.

 

On voit bien avec ce tableau rapproché des oeuvres de Manet des Impressionnistes que la technique de Courbet est très classique. Sa contestation de l'art académique est plus dans le fond que dans l'esthétique. Manet ou les impressionnistes introduisent de nouvelles formes de beauté tandis que Courbet reste plus classique.

 

We can see with this close-up picture of the works of Manet of the Impressionists that the technique of Courbet is very classical. His contestation of academic art is more in substance than in aesthetics. Manet or the Impressionists introduce new forms of beauty while Courbet remains more classic.

Pablo Picasso. 1881-1973. Paris. Femme à l'éventail. Woman with a fan. 1909. ( Collection Chtchoukine Moscou. Musée Pouchkine. Exposition temporaire Fondation Louis Vuitton. Paris. )

 

ART MODERNE : LE RENOUVELLEMENT DES FORMES

 

L'Art Moderne, annoncé dès le début du 20è siècle par les peintres romantiques (Delacroix) et les pré-impressionnistes a été un facteur tout à fait remarquable de renouvellement des formes esthétiques dans la peinture européenne.

Sa caractéristique essentielle est certainement sa volonté d'invention, de changement qui s'exprime en peinture, dans l'emploi des couleurs, dans la recherche d'un nouveau dessin, dans la diversité des thèmes abordés. On peut dire que la civilisation européenne se distingue d'autres grandes civilisations par cette recherche constante, à l'échelle des siècles, de l'innovation. Cela n'a pas été le cas par exemple des civilisations islamiques ou chinoises dont les valeurs ont infiniment plus accordé la priorité à la pérennité et au maintien des traditions. Une fois encore on constate que l'art est un révélateur des valeurs qui animent les sociétés.

 

Les techniques utilisées par les peintres européens, au cours du 19è siècle, pour créer un art nouveau sont multiples, sauf omission, on peut les recenser ainsi :

1°"La Peinture Plate": par exemple avec Manet, plus tard Gauguin, Maurice Denis, Raoul Dufy, les Nabis... Cette technique réduit ou supprime les volumes et la perspective et privilégie les lignes. Le peintre ne s'efforce plus de rendre le monde en trois dimensions, comme il l'a fait pendant des siècles. Le peintre propose une vision du monde qui accepte la planéité du tableau. L'artiste peint en deux dimensions. C'est un retour à une esthétique qui était celle de la peinture Byzantine, Romane et Gothique. Avec d'autres thèmes évidemment, puisque une des caractéristiques de l'art moderne est la raréfaction des motifs religieux, ou inspirés par l'antiquité grecque et romaine.

2° La décomposition de la lumière et des couleurs, en taches et en points."Le Tachisme". Les Préimpressionnistes (Ecole de Barbizon, Corot) Les Impressionnistes. Les Pointillistes (Seurat, Signac)

3° Les couleurs arbitraires ou symboliques. L'artiste s'écarte des couleurs "réelles", celles perçues par l'oeil et le cerveau humain, et invente des couleurs apparemment arbitraires: Gauguin, les Fauves, le symbolisme, le surréalisme ... C'est une technique que la peinture romane et gothique avaient mis en pratique très régulièrement.

4° La valorisation de l'Esquisse. L'esquisse a été pendant des siècles, seulement, ce que son nom indique : une Etude préparatoire à un tableau définitif. Au 19è l'esquisse devient un procédé définitif, terminal, d'expression artistique.

5° La décomposition de l'espace et des volumes du monde réel, en lignes et surfaces, plus ou moins synthétiques et significatives. (Cézanne, Braque).

6° La "multiplicité des points de vue" sur un objet ou un sujet. Technique qui cherche à rendre le réel comme si on le regardait, en même temps, depuis plusieurs points de l'espace. (Les Cubistes)

 

L'Art a toujours été, une manière de rêver le monde réel. Mais les nouvelles techniques de l'Art Moderne, s'éloignent toutes, de manière très intentionnelle, volontariste, de la représentation exacte du réel.

Les peintres tendent à créer un art dans lequel l'interprétation du réel l'emporte sur sa reproduction.

L'artiste "moderne" reproduit le réel, mais aussi le rêve et l'invente. Ces tendances ont abouti à l'art non figuratif, autrement appelé l'art abstrait.

Ce renouvellement des formes en peinture est total.

Il a apporté de nouvelles possibilités, très intéressantes, et très belles, d'expression artistique.

 

Il ne faut pas confondre Art Moderne et Art Contemporain. Ils ne recouvrent pas la même période. Ils n'ont pas les mêmes caractéristiques esthétiques ni les mêmes fondements idéologiques.

L'Art Moderne recouvre une période qui va depuis les pré-impressionnistes, vers 1850-60, jusqu'à la seconde guerre mondiale. C'est du moins la périodisation la plus couramment acceptée par les historiens de l'art.

D'autres historiens le font débuter un peu plus tardivement avec les post-impressionnistes et l'art abstrait, vers 1900. La définition la plus large est certainement la meilleure car les impressionnistes sont des artistes pleinement "modernes". On peut même penser que l'Art Moderne débute dès 1815, avec certains peintres romantiques comme le français Eugène Delacroix, ou avec William Turner, fantastique novateur, annonciateur de l'impressionnisme et de l'art non figuratif, qui meurt en 1853.

Ces deux artistes ont fait de l'esquisse un moyen d'expression artistique privilégié.

Les peintres de cette époque sont déjà profondément inspirés par la volonté d'innovation qui caractérise l'Art Moderne. La période de l'Art Moderne, extrêmement dynamique, est d'autre part, autre caractéristique majeure, riche de diversité. Elle s'inscrit tout à fait dans l'histoire de l'art européen. Elle ne renie pas le passé, l'art académique est tout à fait pratiqué, mais elle est aussi remarquablement créatrice d'oeuvres multiples, inventive de formes tout à fait nouvelles d'expression esthétique.

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L'Art Contemporain est postérieur à 1945. Certains fixent sa naissance dans les années 1950. On peut aussi prétendre, avec quelques raisons, que sa date de naissance, en tout cas idéologique et politique, est la création à New York du Moma par les Rockefeller (1929). Les dates sont bien sûr approximatives et certains peintres comme Picasso ou Miro appartiennent à l'esprit de l'Art Moderne, alors qu'ils restent très créatifs après 1945.

En peinture et en sculpture, la diversité fait alors place à une profonde uniformité dissimulée derrière les apparences de l'innovation et même de la provocation. L'explosion d'originalité et de non conformisme qui caractérise l'Art Moderne devient un Système qui se fige dans l'idéologiquement et l'esthétiquement correct. Contrairement à ce qu'il prétend être l'Art Contemporain, officiel, celui qui est installé dans les collections permanentes des musées, est un art figé, académique, épuisé par un système et une obsession : le Nouveau. C'est l'Art de la Table Rase du Passé : un art sans racines, réservé à une élite de prétendus "Comprenants".

  

MODERN ART: THE RENEWAL OF FORMS

Modern Art, announced from the beginning of the 20th century by the romantic painters (Delacroix) and pre-impressionists has been a factor quite remarkable renewal of aesthetic forms in European painting. Its essential characteristic is certainly his invention will, his desire for change, expressed in painting, in the use of colors, in the search for a new design, in the diversity of topics. It can be said that European civilization differs from other great civilizations through the constant research, on the scale of centuries, of innovation. This was not the case for example of Islamic and Chinese civilizations whose values have infinitely more given priority to the sustainability and the maintenance of traditions. Once again we see that art is a developer of the values that drive the societies.

 

The techniques used by European painters during the 19th century to create a new art, are many. Except omission, and we can enumerate:

1° "The Flat Painting", for example with Manet, Gauguin, Maurice Denis, the Nabis ... This technique reduces or removes volumes and perspective and focuses on lines. The painter no longer tries to represent the world in three dimensions, as he has done for centuries. The painter proposes a vision of the world that accepts the flatness of the table. The artist paints in two dimensions. She returned to an aesthetic that was practiced by the Byzantine painting, Roman and Gothic. With other themes obviously, since one of the features of modern art is the increasing scarcity of religious motives or inspired by Greek and Roman antiquity.

2° The decomposition of light and colors with spots and dots. "The Tachism". The Pre-Impressionists, the Barbizon School, Corot, The Impressionists. the Pointillist (Seurat, Signac)

3° The arbitrary and symbolic colors. The artist moves away of the colors "real", those perceived by the eye and the human brain, and invents arbitrary colors: Gauguin, the Fauves, symbolism, surrealism ... It is a technique that painting Romanesque and Gothic had practiced regularly.

4° The valorization of the Sketch. The sketch was, for centuries, only what its name indicates: a preparatory study for a final painting. In the 19th the sketch becomes a permanent process, terminal, completed, of artistic expression.

5° . The decomposition of space and volumes of the real world into lines and surfaces, more or less synthetic and significant. (Cézanne, Braque).

6° The "multiplicity of perspectives" on an object. Technique that seeks to make the real, as if you looked at him, at the same time, from several points of space. (The Cubist)

  

Art has always been a way to dream the real world. But news techniques of Modern Art, are moving away from, a manner very intentional, voluntarist, of the exact representation of reality.

The painters tend to create an art in which the interpretation of reality prevails over its reproduction.

The "modern" artist reproduces reality, but also the dream and invents it. These tendencies have led to non-figurative art, otherwise known as abstract art.

This renewal forms in painting is total.

It has brought new opportunities, exciting, and beautiful, artistic expression.

 

It must not confuse Modern and Contemporary Art. They do not cover the same period. They do not have the same aesthetic characteristics or the same ideological foundations.

The Modern Art covers a period that goes from pre-Impressionists, to 1850 to 1860, until the Second World War. This is at least the periodization most commonly accepted by art historians.

Other historians begin Modern Art a little later with the post-impressionist and abstract art, circa 1900. The broadest definition is certainly the best because Impressionist artists are fully "modern".

 

One may even think that Modern Art begins in 1815, with some romantic painters such as Eugène Delacroix, or William Turner, innovative fantastic, annunciator of the impressionism and non-figurative art, who died in 1853.

These two artists have made with the sketch a privileged means of artistic expression.

The painters of this period are already deeply inspired by the desire for innovation that characterizes modern art. The period of Modern Art, extremely dynamic, is the other, another major feature rich diversity. It fits perfectly in the history of European art. She does not repudiate the past, academic art is quite practiced, but it is also remarkably creative multiple works, inventive forms entirely new of aesthetic expression.

 

The Contemporary Art is subsequent to 1945. Some historians establish its birth in the 1950s.

One can also argue, with some reason, that his date of birth in any ideological and political cases, is the creation of the Moma in New York, by the Rockefeller (1929). The dates are of course approximate and certain painters like Picasso or Miro belong to the spirit of the Modern Art, while they remain very creative after 1945.

In painting and sculpture, diversity gives way to a profound uniformity dissimulated behind the appearances of innovation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes Modern Art becomes a system that freezes in the ideologically and the aesthetically correct.

 

In painting and sculpture, diversity gives way to a deep uniformity, hidden behind the appearances of innovation and even of the provocation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes modern art becomes a system that freezes in the ideologically and aesthetically correct. Contrary to what he claims to be, contemporary art, official, one installed in the permanent collections of museums, is a static, academic, exhausted by a system and an obsession: the New. This is the Art of the Table Rase of the Past of Europa : an art without roots, for the elite, so-called "comprenants".

  

Jean Baptiste Camille Corot. 1796-1875. Paris. La vasque de la villa Medicis. The basin of the Villa Medicis. vers 1825. Reims

 

Deux tableaux, un du Louvre et l'autre de Reims sont de bons exemples de cette première période du style de Corot.

 

Two pictures, one of the Louvre and the other of Reims, are good examples of this first period of Corot's style.

  

JEAN BAPTISTE CAMILLE COROT

 

L'histoire de l'art classe Corot parmi les peintres pré-impressionnistes. Il est un des fondateurs de l'Ecole de Barbizon.

Corot a été un peintre très novateur, mais qui a su ne pas entrer en conflit avec l'Académie de Paris.

Pourtant les tableaux de sa première période dans les années 1830-1840 notamment lors de ses voyages en Italie sont très clairement annonciateurs d'une des grandes "nouveautés" de l'Art Moderne : "la peinture plate". Ses tableaux de paysages témoignent de ses recherches en direction d' une perspective très réduite et de volumes aplatis. Il annonce très clairement une esthétique qui renonce à imiter la nature pour privilégier une recomposition imaginative du monde environnant. Le Louvre est plus riche que le musée d'Orsay en peintures de cette période.

Il abandonne ensuite cette voie pour utiliser les techniques tachistes pré-impressionnistes, dans un style vaporeux et doux, un "sfumato" délicat et fin, qui lui est tout à fait propre et qui a fait son succès.

Mais par ses coloris et ses thèmes il ne s'oppose pas à la peinture classique, recommandée par l'Académie de Paris.

Ses coloris restent très discrets, dans la tradition des paysages des Pays Bas, et ses tableaux sont animés par un nombre suffisant de nymphes et de satires dansant, et de bergers adonés à la musique, pour plaire aux académiques.

 

The history of art classifies Corot among the pre-Impressionist painters. He is one of the founders of the Barbizon School.

Corot was a very innovative painter, but who knew how not to be in conflict with the Academy of Paris.

Yet the paintings of his first period in the years 1830-1840 notably during his travels in Italy are very clearly announcing one of the great "innovations" of Modern Art: "the flat painting". His paintings of landscapes testify his research towards a very reduced perspective and flattened volumes. It very clearly announces an aesthetic that renounces to imitate the nature to privilege an imaginative recomposition of the surrounding world. The Louvre is richer than the Musée d'Orsay in paintings of this period.

Corot then abandons this path to use the pre-Impressionist tachist techniques, in a vaporous and gentle style, a delicate and fine "sfumato", which is quite personal and which made his success.

But by its colors and its themes it is not opposed to the classical painting, recommended by the Academy of Paris.

His colors remain very discreet, in the tradition of the landscapes of the Netherlands, and his paintings are animated by a sufficient number of nymphs and satires dancing, and shepherds adones to music, to please the academics.

 

Jean Baptiste Camille Corot. 1796-1875. Paris. Barques à voiles échouées. Trouville. Sail boats stranded. Trouville vers 1830. Paris. Orsay.

 

JEAN BAPTISTE CAMILLE COROT

 

L'histoire de l'art classe Corot parmi les peintres pré-impressionnistes. Il est un des fondateurs de l'Ecole de Barbizon.

Corot a été un peintre très novateur, mais qui a su ne pas entrer en conflit avec l'Académie de Paris.

Pourtant les tableaux de sa première période dans les années 1830-1840 notamment lors de ses voyages en Italie sont très clairement annonciateurs d'une des grandes "nouveautés" de l'Art Moderne : "la peinture plate". Ses tableaux de paysages témoignent de ses recherches en direction d' une perspective très réduite et de volumes aplatis. Il annonce très clairement une esthétique qui renonce à imiter la nature pour privilégier une recomposition imaginative du monde environnant. Le Louvre est plus riche que le musée d'Orsay en peintures de cette période.

Il abandonne ensuite cette voie pour utiliser les techniques tachistes pré-impressionnistes, dans un style vaporeux et doux, un "sfumato" délicat et fin, qui lui est tout à fait propre et qui a fait son succès.

Mais par ses coloris et ses thèmes il ne s'oppose pas à la peinture classique, recommandée par l'Académie de Paris.

Ses coloris restent très discrets, dans la tradition des paysages des Pays Bas, et ses tableaux sont animés par un nombre suffisant de nymphes et de satires dansant, et de bergers adonés à la musique, pour plaire aux académiques.

 

The history of art classifies Corot among the pre-Impressionist painters. He is one of the founders of the Barbizon School.

Corot was a very innovative painter, but who knew how not to be in conflict with the Academy of Paris.

Yet the paintings of his first period in the years 1830-1840 notably during his travels in Italy are very clearly announcing one of the great "innovations" of Modern Art: "the flat painting". His paintings of landscapes testify his research towards a very reduced perspective and flattened volumes. It very clearly announces an aesthetic that renounces to imitate the nature to privilege an imaginative recomposition of the surrounding world. The Louvre is richer than the Musée d'Orsay in paintings of this period.

Corot then abandons this path to use the pre-Impressionist tachist techniques, in a vaporous and gentle style, a delicate and fine "sfumato", which is quite personal and which made his success.

But by its colors and its themes it is not opposed to the classical painting, recommended by the Academy of Paris.

His colors remain very discreet, in the tradition of the landscapes of the Netherlands, and his paintings are animated by a sufficient number of nymphs and satires dancing, and shepherds adones to music, to please the academics.

 

Jean Auguste Dominique Ingres. 1780-1867. Paris. La Vierge adorant l'Hostie. The Virgin adoring the Host. 1854 Paris Orsay

 

Réplique d'époque d'un tableau peint pour Alexandre II (Musée Pouchkine Moscou)

 

Replica of time a picture painted for Alexander II (Moscow Pushkin Museum)

 

LE DESSIN ET LA COULEUR. CLASSICISME, ROMANTISME...

 

La peinture dans la France de la première moitié du 19è siècle voit s'affronter deux courants principaux :

 

1° Le Néoclassicisme, hérité de Vien et Jacques-Louis David, qui triomphe à la fin du 18è siècle, sous la révolution française et le Premier Empire. Classicisme qui est ensuite continué, avec des nuances, par Dominique Ingres. Cette école classique, appelée néo-classique pour la période qui couvre la Révolution, le Premier Empire, et la Restauration va recevoir l'appellation d'Académisme sous le Second Empire et la IIIè République.

2° Le Romantisme, qui nait après la révolution et le Premier Empire, avec des peintres comme Delacroix, Géricault, Chassériau, Ary Scheffer

Des peintres comme Gros, Gérard, Girodet Trioson ont développé un art intermédiaire entre ces deux tendances.

Ces deux courants traversent d'ailleurs toute l'histoire de la peinture européenne, pas seulement française, sous les mêmes noms ou sous d'autres un peu différents noms.

Pour illustrer cette histoire il est possible de partir d'un tableau que Guido Reni a peint vers 1625, un tableau allégorique de cette dialectique : "l'Union du Dessin et de la Couleur" qui est au Louvre. Ce tableau est d'ailleurs un pur manifeste de Classicisme tant par la précision du dessin que par la retenue des couleurs et des sentiments.

En réalité l'opposition entre le Dessin et la Couleur est tout aussi constante que l'union que privilégie le tableau de Guido Reni. Ingres et Delacroix illustrent bien cet antagonisme des tendances.

Le 19è siècle en France mais aussi en Europe va voir s'affronter les deux écoles, celle du dessin et celle de la couleur. La couleur va clairement triompher à la fin du siècle.

 

Le courant classique est surtout caractérisé par la précision du dessin, la finesse de la touche, l'achèvement du tableau. Ensuite vient une relative sobriété des couleurs. Le courant classique préfère aussi, en principe, la modération dans l'expression des sentiments et une certaine retenue dans le mouvement. Mais le lien n'est pas direct entre le fond et la forme. Des thèmes baroques ou romantiques peuvent être traités de manière classique. De même, des sujets classiques peuvent être peints dans un style coloriste et expressif.

En Italie le courant classique a eu Florence et Bologne pour champions. Selon les époques il prend le nom de Classicisme, à partir des Carrraci, d'Atticisme, de Néo-classicisme, d'Académisme...

 

L' autre courant, que l'on peut appeller coloriste, privilégie nettement la couleur sur le dessin. Cette école de peinture ne dessine pas nécessairement le tableau avant de le peindre. Elle peint directement sur la toile sans passer par le dessin, ou tout au moins un dessin précis. On peut dire que cette école dessine avec les couleurs. Le courant coloriste s'autorise aussi un fini de la touche moindre, et accepte de considérer comme achevé des tableaux plus proches de l'esquisse. Par ailleurs, mais ce n'est pas une règle absolue, il préfère l'expression des sentiments à leur sobriété et le mouvement à la stabilité..

Ce courant s'est particulièrement bien exprimé à Venise avec notamment Giorgione qui est souvent considéré comme son fondateur. Il a pris des noms divers selon les époques : Maniérisme, Baroque, Rococo, Romantisme, Expressionnisme...

Durant toute l'histoire de la peinture européenne nombreux ont été les peintres qui ont empruntés à chacun de ces deux courants. Toute l'école de la peinture française, sous Louis XIII et Louis XIV, est un mélange subtile de classicisme et de baroque, avec des accents plus classiques ou plus baroques, selon les époques et les peintres.

La France a entretenu la querelle des partisans de Rubens (Baroque), opposés aux partisans de Poussin (Classique).

Au 19è la France verra l'affrontement entre les néo-classiques (Ingres) et l'Académisme (Couture, Bouguereau, Cabanel) d'une part, et d'autre part les peintres romantiques (Delacroix) puis réalistes (Millet, Courbet), les pré-impressionnistes (Ecole de Barbizon) et un peu plus tard les impressionnistes.

Delacroix et l'école romantique annonce déjà très clairement l'Art Moderne.

La fin du 19è siècle et surtout le début du 20è siècle vont être le chant du cygne puis la mort de l'esthétique classique dans la peinture européenne. A partir des Impressionnistes on peut dire que c'est le triomphe de l'esthétique coloriste dans la peinture figurative.

La réhabilitation relativement récente dans l'histoire de l'art des peintres néo-classiques et académiques (dits en France, pendant plusieurs décennies, " pompiers") est un exemple du fait que le Beau demande pour être reconnu comme un fait incontestable l'intervention d'un certain recul dans le temps, recul qui permet d'écarter les effets de mode. La durée est donc bien un élément de la définition pragmatique, expérimentale, du Beau.

  

THE DRAWING AND THE COLOR. CLASSICISM, ROMANTISM ...

 

The painting in France of the first half of the 19th century saw two main currents confront each other:

 

1. The Neoclassicism, inherited from Vien and Jacques-Louis David, which triumphed at the end of the 18th century under the French Revolution and the First Empire. Classicism which is then continued, with nuances, by Dominique Ingres. This classical school, called neo-classical for the period that covers the Revolution, the First Empire, and the Restoration was to receive the appellation of Academism under the Second Empire and the Third Republic.

2. The Romanticism, which was born after the Revolution and the First Empire, with painters like Delacroix, Géricault, Chassériau, Ary Scheffer

Painters such as Gros, Gérard and Girodet Trioson have developed an art that is intermediate between these two trends.

These two currents go through the whole history of European painting, not only French painting, under the same names, or under somewhat different names.

To illustrate this story it is possible to start from a painting that Guido Reni painted around 1625, an allegorical painting of this dialectic: "Union of Design and Color" which is in the Louvre. This painting is, moreover, a pure manifesto of Classicism as much by the precision of the drawing as by the restraint of the colors and the feelings.

In reality the opposition between Drawing and Color is just as constant as the union favored by Guido Reni's painting. Ingres and Delacroix illustrate this antagonism of trends.

The 19th century in France but also in Europe will see the two schools confront each other, that of drawing and that of color. Color will clearly triumph at the end of the century.

 

The classical current is mainly characterized by the precision of the drawing, the fineness of the paint touch, the completion of the painting. Then comes a relative sobriety of colors. The classical current also prefers, in principle, the moderation in the expression of feelings and a certain restraint in the movement. But the link is not direct between the substance and the form. Baroque or romantic themes can be treated in a classic way. Similarly, classical subjects can be painted in a colorist and expressive style.

In Italy the classical current had Florence and Bologna for champions. According to the times it takes the name of Classicism, starting from Carrraci, Atticism, Neoclassicism, Academism.

The other current, which may be called colourist, clearly favors color on the drawing. This school of painting does not necessarily draw the picture before painting it. She paints directly on the canvas without going through the drawing, or at least a precise drawing. It can be said that this school draws with colors. The Colorist current also allows a touch less finite, less perfect, less detailed, and accepts completed tables closest the sketch. Also, but it is not an absolute rule, he prefers the expression of feelings to their sobriety and movement to stability.

This trend has been particularly well expressed in Venice, notably with Giorgione, who is often regarded as its founder. It took various names according to the epochs: Mannerism, Baroque, Rococo, Romanticism, Expressionism.

Throughout the history of European painting many have been the painters who borrowed from each of these two currents. The whole school of French painting, under Louis XIII and Louis XIV, is a subtle blend of classicism and baroque, with more classic or more baroque accents, according to the epochs and the painters.

France has maintained the quarrel between the partisans of Rubens (Baroque), opposed to the partisans of Poussin (Classic).

In the 19th century, France experienced a confrontation between the neo-classics (Ingres) and the Académisme (Couture, Bouguereau, Cabanel) on the one hand, and, secondly, the romantics (Delacroix) then realistics painters (Millet, Courbet ), the pre-impressionists (Barbizon School) and a little later the Impressionists.

Delacroix and the Romantic school already clearly announces the Modern Art.

The end of the 19th century and especially the beginning of the 20th century were to be the song of the swan and then the death of the classical aesthetics in European painting. From the Impressionists one can say that it is the triumph of colorist aesthetics in figurative painting.

The relatively recent rehabilitation in the history of the art of neo-classical and academic painters (called in France, for several decades, "firemen") is an example of the fact that the Beau demands to be recognized as an incontestable fact the Intervention of a certain distance in time, a retreat which makes it possible to eliminate the effects of fashion. The duration is therefore an element of the pragmatic, experimental definition of the Beautiful.

  

Narcisse Diaz de la Pena. 1807-1876. Paris Barbizon. Le puits, nymphe et amours. The well, nymph and loves. Vers 1850. Paris Orsay.

 

NARCISSE DIAZ DE LA PENA. L'ECOLE DE BARBIZON.

 

Narcisse Diaz de la Pena, comme Corot, son ami, ne peint pas seulement des paysages, une partie importante de sa production est faite de personnages féminins, d'enfant, et des scènes galantes.

 

L'école de Barbizon, pré-impressionniste, est active entre 1825 et 1875. Ses membres fondateurs furent Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) et Théodore Rousseau (1812-1867).

Les autres artistes les plus connus du grand public sont :

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911)

Ce sont les premiers artistes français à peindre les paysages, sur place, et pas seulement des esquisses, à compléter à l'atelier. Cette technique ne pouvait apparaître qu'avec la naissance des couleurs produites de manière industrielle. Ce n'est pas une école, au sens de lieu d'apprentissage, mais un lieu de rencontre et d'activité, privilégié par certains artistes du fait de sa situation près de Paris.

 

Les Pays Bas protestants avaient depuis le 18è siècle donné l'exemple d'une peinture qui prenait pour thème privilégié, voire unique, le paysage, celui des campagnes, ou de la mer. Mais en France, le choix de ce thème était quelque peu audacieux, et contestataire, alors que régnait toujours la peinture académique, qui favorisait les grands sujets : religion, histoire, mythologie...

Les peintres de l'école de Barbizon se sont beaucoup inspirés, notamment par leurs tonalités sombres, d'artistes comme Salomon Ruysdael (1602-1670) et Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709)...

Les peintres de l'école de Barbizon ont aussi suivi l'exemple technique des romantiques anglais, John Constable (1776-1837) et Richard Parkes Bonnington (1802-1828) et des romantiques français comme Eugène Delacroix (1798-1863), Théodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). Ils seront eux mêmes les inspirateurs des impressionnistes.

 

NARCISSE DIAZ DE LA PENA. THE BARBIZON SCHOOL.

  

Narcisse Diaz de la Pena, like Corot, his friend, not only painted landscapes, an important part of its production is made of female characters, children, and romantic scenes.

 

The Barbizon school, pré impressionnist, was active between 1825 and 1875. Its founding members were Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875), Charles-François Daubigny (1817-1878), Jean-François Millet (1814-1875) and Theodore Rousseau ( 1812-1867).

The other best-known artists of the public are:

Antoine Chintreuil (1816-1873), Honoré Daumier (1808-1879), Narcisse Diaz de la Pena (1806-1876), Jules Dupré (1811-1889), Henri Harpiginies (1819-1916), Théodore Rousseau (1812-1867), Constant Troyon (1810-1865), Félix Ziem (1821-1911).

These are the first French artists to paint landscapes, on site, and not just sketches, to be completed in the workshop. This technique could appear only after the birth of the colors produced industrially. This is not a school, in the sense of place of learning, but a place of meeting and activity, favored by some artists because of its location near Paris.

The Netherlands, Protestants, had since the 18th century gave the example of a painting that took for favorite theme, even unique, the landscape, of the campaigns or of the sea. But in France, the choice of this theme was somewhat daring and dissident, while always reigned the academic painting, which favored the "major subjects": religion, history, mythology ...

The painters of the Barbizon school were much inspired, notably their dark tones, of artists like Solomon Ruysdael (1602-1670) and Jacob Ruisdael (1628-1682), Meindert Hobbema (1638-1709) ...

The painters of the Barbizon school also followed the technical example, of the English Romantics, John Constable (1776-1837) and Richard Parkes Bonnington (1802-1828) and of the French romantics, as Eugène Delacroix (1798-1863), Theodore Géricault (1791-1824), Théodore Chassériau (1819-1856). They will themselves the inspirers of the Impressionists.

  

Ernest Hebert. 1817-1908. Paris. La Malaria. The Malaria 1867. Salon de Paris de 1850. Paris Orsay. Ecole académique.

 

LA PEINTURE ACADEMIQUE

 

En France l'Académisme prolonge pendant le Second Empire et la III è République le Néo-classicisme qui dominait sous la Révolution et l'Empire. C'est le nom que prend le classicisme à ces époques, et il se retrouve aussi dans d'autres pays européens, notamment l'Allemagne, éventuellement sous d'autres appellations.

Thomas Couture (1815-1879) fut professeur à l'Ecole des Beaux Arts de Paris et forma Puvis de Chavannes et Edouard Manet.

Jean Léon Gérôme (1824-1904) Professeur à l'Ecole des Beaux Arts de Paris et membre de l'Académie des Beaux Arts, très célèbre de son vivant est un des représentants majeurs de la peinture académique et un adversaire des "Impressionnistes".

Alexandre Cabanel (1823-1889), autre très grand peintre académique, est dix sept fois membre du Jury du Salon. Sa "Naissance de Vénus" (1863) est pris comme cible par les partisans des impressionnistes comme Emile Zola.

L'Académisme Français est représenté encore par William Bouguereau (1825-1905) qui peint en 1879 une "Naissance de Vénus" et par Ernest Messonnier (1815-1891).

L'Académisme est un courant européen, pas seulement français. On peut citer en Allemagne Franz von Lenbach, Anselme Feuerbach, Franz Xaver Winterhalter, Karl Von Piloty, en Belgique Franz Stevens, en Angleterre Lawrence Alma Tadema, en Espagne Maria Fortuny. En Italie Francesco Hayez (1791-1882), célèbre pour son tableau de la Brera de Milan ( le Baiser)

L'esprit de l'Académisme est aussi bien romantique que classique, mais le point commun de tous ces peintres est une technique impeccable, un dessin précis, parfaitement fini. Des peintres pour lesquels il ne peut y avoir de confusion entre une esquisse et une oeuvre achevée. Ces peintres rejettent les techniques "tachistes" ou la "peinture plate" sans perspective ni profondeur. Il n'emploient pas les couleurs arbitraires ne correspondant pas à celles perçues dans la nature. Pour eux les chevaux ne sont pas rouges et les arbres ne sont pas bleus. Enfin les sujets de leurs tableaux sont "nobles", ils empruntent leurs thèmes à la Religion, l'Histoire, la Mythologie, la Littérature, ou un paysagisme significatif de l'histoire européenne. Ils sont dans la tradition de toute la peinture européenne depuis le 16è siècle.

 

THE ACADEMIC PAINTING

 

In France, the Academism extends during the Second Empire and the Third Republic the Neoclassicism which dominated under the Revolution and the Empire. This is the name that the classicism takes at these times, and it is also found in other European countries, notably Germany, possibly under other names.

Thomas Couture (1815-1879) was a professor at the School of Fine Arts in Paris, and formed Puvis de Chavannes and Edouard Manet.

Jean Léon Gérôme (1824-1904) Professor at the School of Fine Arts in Paris and member of the Academy of Fine Arts, very famous during his lifetime is one of the major representatives of academic painting and an opponent of the "Impressionists".

Alexandre Cabanel (1823-1889), another very great academic painter, is seventeen times member of the Jury of the Salon. His "Birth of Venus" (1863) is taken as a target by the supporters of the Impressionists as Emile Zola.

The French academicism is also represented by William Bouguereau (1825-1905) who painted in 1879 a "Birth of Venus" and by Ernest Messonnier (1815-1891) well represented also in the Musée d'Orsay

Academism is a European current, not just French. In Germany Franz von Lenbach, Anselme Feuerbach, Franz Xaver Winterhalter, Karl Von Piloty, in Belgium Franz Stevens, in England Lawrence Alma Tadema, in Spain Maria Fortuny. In Italy Francesco Hayez (1791-1882), famous for his painting of the Brera of Milan (the Kiss)

The spirit of Academism is as romantic as it is classical, but the common point of all these painters is an impeccable technique, a precise, perfectly finished drawing. Painters for whom there can be no confusion between a sketch and a finished work. These painters reject the techniques of "tachism", or the "flat painting" without perspective or depth.

They do not use arbitrary colors that do not match those perceived in nature. For them the horses are not red and the trees are not blue. Finally the subjects of their paintings are "noble", they borrow their themes from Religion, History, Mythology, Literature, or a significant landscape of European history. They are in the tradition of all European painting since the 16th century.

  

Frits Thaulow. 1847-1906. Le Boulevard de la Madeleine à Paris.The Boulevard de la Madeleine in Paris. 1895. (Collection Chtchoukine. Moscou. Musée Pouchkine. Exposition temporaire Fondation Louis Vuitton. Paris. )

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. L'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Art of the single thought.

  

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