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Oswald Achenbach. 1827-1905. Düsseldorf. Scène de rue en Italie (Genazzanno) Bremen. Kunsthalle. La peinture académique allemande.

 

Oswald Achenbach. 1827-1905. Dusseldorf. Street scene in Italy (Genazzanno) Bremen. Kunsthalle. The German academic painting.

Oswald Achenbach. 1827-1905.Düsseldorf. Une fête à Genazzano. A party in Genazzano. vers 1865. Paris Orsay.

Ecole de Düsseldorf. Paysagiste Académique au départ son parcours va du dessin vers la couleur.

Academic landscape designer at the start his career goes from drawing to color.

Holger Drachmann. 1846-1908. Copenhague. Skagen

Sunset on a day in january in Skagen.

Skagens Museum Denmark

Poète et peintre. Il eut pour élève Karl Locher

Poet and painter. He had for pupil Karl Locher

 

L'ÂGE D'OR DE LA PEINTURE DANOISE ET EUROPÉENNE

 

L'âge d'or de la peinture danoise se situe au 19è siècle. Deux périodes sont à distinguer.

La première partie du siècle voit coexister les deux mêmes tendances que partout ailleurs en Europe une fois achevées les guerres de la révolution et de l'Empire français : Romantisme et Classicisme. Les thèmes sont ceux de l'époque, très divers, mais avec une tendance très nette à l'observation de la société danoise, les paysages du Danemark, et bien sûr de l'Italie. Ces deux tendances vont en fait perdurer tout le 19è siècle.

La second partie du siècle est illustrée par l'Ecole de Skagen, une peinture souvent plus influencée par l'impressionnisme français et donc plus orientée vers la peinture de paysage. Une peinture qui développe plus les techniques de l'Art Moderne, esquisse, tachisme, peinture plate. La peinture de style romantique, classique ou réaliste continue cependant à exister pleinement. La grande attention portée à la vie quotidienne des populations est une caractéristique de cette peinture, qui la rapproche de l'art des Pays Bas protestants du siècle d'or, mais nous donne à apercevoir les moeurs et les modes de vie deux siècles après. Et bien sûr les marines.

 

Le 19è siècle et les toutes premières années du 20è, en Europe, se caractérisent en peinture par la très grande diversité des thèmes abordés par les peintres, dans un registre aussi bien profane que religieux. De même que par la grande diversité des techniques picturales, tantôt classiques, tantôt modernes, utilisées souvent simultanément. Cette période de la peinture européenne est multiple, comme en équilibre entre son riche passé et un avenir encore mal défini. Pendant tout ce siècle l'Europe n'obéit pas à une idéologie unique. Au contraire, des élites partisanes de doctrines très différentes, prétendent à la domination du continent, mais sans pouvoir s'imposer seules et exclure leurs rivaux. Les artistes bénéficient de cette situation de concurrence idéologique : ils y gagnent la liberté de peindre selon leurs goûts et leurs idées propres. Ils ne sont pas contraints d'obéir aux injonctions d'institutions officielles ou dominantes. En France la résistance de l'Académie à la peinture impressionniste n'a duré que quelques années. Le 19è siècle est très certainement dans toute l'histoire de la peinture européenne le siècle où les artistes ont jouit de la plus grande liberté. La peinture officielle, académique, idéologiquement monolithique et totalitaire ne renaîtra qu'à partir des années 1950 et suivantes, en provenance de New York, où elle était apparue dans les années 1920 et suivantes. C'est l'Art Contemporain. Les artistes libres se réfugieront alors dans l'art commercial privé et l'art des rues.

 

THE GOLDEN AGE OF DANISH AND EUROPEAN PAINTING

 

The golden age of Danish painting is in the 19th century. Two periods are to be distinguished.

The first half of the century saw the two same trends coexist as everywhere else in Europe when the wars of the French Revolution and Empire were completed: Romanticism and Classicism. The themes are those of the time, very diverse, but with a clear tendency to the observation of Danish society, the landscapes of Denmark, and of course of Italy. These two trends will in fact continue throughout the 19th century.

The second part of the century is illustrated by the Skagen School, a painting often influenced by French Impressionism and therefore more oriented towards landscape painting. A painting that develops more the techniques of Modern Art, sketch, tachism, flat paint. The romantic, classical or realistic style painting, however, continues to exist fully. The great attention paid to the daily life of the population is a characteristic of this painting, which brings it closer to the art of Protestant Netherlands of the golden age, but gives us to see the customs and ways of life two centuries later. And of course the seascapes

 

The 19th century and the first years of the 20th, in Europe, are characterized in painting by the very great diversity of the themes addressed by the painters, in a register as well profane as religious. As well as by the great diversity of pictorial techniques, sometimes classical, sometimes modern, often used simultaneously. This period of European painting is multiple, as in balance between its rich past and a future still ill-defined. Throughout this century Europe does not obey a single ideology. On the contrary, partsan elites from very different doctrines claim to dominate the continent, but can not impose themselves and exclude their rivals.

Artists benefit from this situation of ideological competition: they gain the freedom to paint according to their own tastes and ideas. They are not forced to obey the injunctions of official or dominant institutions. In France, the Academy's resistance to Impressionist painting lasted only a few years. The 19th century is certainly in the history of European painting the century when artists have enjoyed the greatest freedom. The official, academic, ideologically monolithic and totalitarian painting will only be reborn from the 1950s onwards, coming from New York, where it appeared in the 1920s and following. It is the Contemporary Art. Free artists will then take refuge in private commercial art and street art.

  

Matthias Grünewald.(Mathis Gothart Nithart) 1480 1528.

Actif en Bade Wütemberg (Souabe) et Alsace.

Le retable d'Issenheim. The Isenheim altarpiece. Incarnation.

Ouverture des jours de Fêtes. Opening of the holidays. 1512 1516

Colmar. Musée Unterlinden.

 

LE BEAU ET LE BIEN. LE LAID ET LE MAL. BEAUTIFUL AND GOOD. THE UGLY AND EVIL

 

Ce n'est pas par hasard si l'art catholique et orthodoxe peignait Dieu, le Christ, la Vierge et les Anges beaux, et Satan et les démons laids.

Les artistes des temps passés et leurs commanditaires savaient qu'il existe entre le Beau et le Bien d'une part et le Laid et le Mal d'autre part des correspondances évidentes, des accords profonds. Les peuples qui en restent au domaine des faits, des évidences de bon sens, ressentaient aussi, instinctivement, ces consonances.

Il faut donc questionner le renversement total des valeurs que les élites politiques et idéologiques, politiquement correctes, et les artistes à leur service , ont imposé à la peinture occidentale depuis le milieu du 20è siècle en décidant de favoriser une peinture (et une sculpture), non seulement absurde, mais aussi laide. Un art officiel, académique et obligatoire, qui remplit les musées de tout l'Occident et qui s'exporte avec profit. Un art contemporain qu'il ne faut pas confondre avec l'art commercial et celui des rues, mais dont tout l'intérêt est de révéler les réelles tendances, intellectuelles et morales, qui inspirent et motivent, contrairement à tous leurs discours publics, les élites idéologiques et politiques qui gouvernent l'Occident.

Les choix artistiques des élites sont conditionnées par les idéologies, religieuses ou profanes, qu'elles inventent et imposent aux peuples. Ces idéologies ne sont jamais neutres. Elles ont des conséquences bonnes ou mauvaises, plus ou moins bonnes et/ou plus ou moins mauvaises sur les civilisations. Mais en définitive ce sont toujours les peuples qui paient la note.

  

It is not by chance that Catholic and Orthodox art painted God, Christ, the Virgin and the Angels, beautiful, and Satan and the demons, ugly.

The artists of the past and their sponsors knew that there is between the beautiful and the good on the one hand and the Ugly and the Evil on the other hand obvious correspondences, deep agreements. The peoples who remain in the realm of facts and of good sense, also instinctively felt these consonances.

It is therefore necessary to question the total reversal of the values that the political and ideological elites, politically correct, and the artists at their service have imposed on Western painting since the middle of the 20th century by deciding to favor a painting (and a sculpture), not only absurd, but also ugly. An official, academic and obligatory art, which fills the museums of all the Occident and which exports with profit. A contemporary art that should not be confused with commercial art and that of the streets (street art) , but whose whole interest is to reveal the real trends, intellectual and moral, which inspire and motivate, contrary to all their public speeches, the ideological and political elites that govern the West.

The artistic choices of the elites are conditioned by ideologies, religious or secular, which they invent and impose on the peoples. These ideologies are never neutral. They have good or bad consequences, more or less good and / or more or less bad on civilizations. But ultimately it is always the peoples who pay the bill.

   

Carel Willink. 1900-1983. Amsterdam.

Artist with his wife. 1934.

Eindhoven Van Abbemuseum

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Georges Seurat. 1853-1891. Paris.

Le Cirque. The circus. 1891.

Paris Orsay.

 

GEORGES SEURAT. PAUL SIGNAC. HENRI EDMOND CROSS. LE POINTILLISME.

 

Georges Seurat est l'inventeur du pointillisme et Paul Signac son représentant majeur après la disparition de Signac en 1891. Henri Edmond Cross, ami de Paul Signac, fut aussi un adepte de cette technique. Seurat revendiquait à l'origine de son art l'influence de Delacroix. Effectivement. Le pointillisme ou encore "divisionnisme" doit beaucoup à l'art de Delacroix. Art de Delacroix, qu'un critique de son temps qualifiait de “tartouillade” ( traduire par “tachisme”) . Un jugement négatif tout à fait compréhensible si on compare certains tableaux de Delacroix aux oeuvres d'Ingres, son exact contemporain et rival. Ingres a écrit “le dessin est la probité de l'art”. On comprend bien ce qu'il voulait dire. Cette opinion contient une grande part de vérité. Même si ce n'est pas toute la vérité ! Le Beau n'est pas pure subjectivité individuelle, à un niveau collectif il s'objective, mais le Beau est affaire de convention, d'habitudes du regard et aussi de modes.

Le pointillisme (ou divisionnisme) est très caractéristique de la religion moderne du "Nouveau" à tout prix quand cette religion affecte l' art. Même au prix du beau. Le pointillisme offre quelques réussites, mais quand il s'enferme dans un système cette technique prend vite un aspect très artificiel. La religion moderne du Nouveau, dont le pointillisme n'est qu'une première annonce, a encore pris plus d'importance avec l'art contemporain, à partir de la seconde moitié du 20è siècle, jusqu'à devenir un fanatisme, un art officiel, imposé, totalement académique, au détriment du Sens et du Beau.

  

Georges Seurat is the inventor of pointillism and Paul Signac its major representative after the disappearance of Signac in 1891. Henri Edmond Cross, friend of Paul Signac, was also a follower of this technique. Seurat was claiming the source of his art the influence of Delacroix. Effectively. The Pointillism, or Divisionism, owes much to the art of Delacroix. Art of Delacroix, that a critic of his time described as "tartouillade" (translated as "tachism"). A negative judgment quite understandable if we compare some paintings by Delacroix to the works of Ingres, his exact contemporary and rival. Ingres wrote "the drawing is the probity of art." One understands what he meant. This opinion contains a large element of truth. Although this is not the whole truth!

The Beauty is not pure individual subjectivity, on a collective level it is objectified, but the Beau is a matter of convention, habits of the eye and also fashions.

Pointillism (or divisionism) is very characteristic of the modern religion of the "New" at all costs when this religion affects art. Even at the price of the beautiful. Pointillism offers some successes, but when it locks itself into a system this technique quickly takes on a very artificial appearance. The modern religion of the New, whose pointillism is only a first announcement, took on more importance with contemporary art, from the second half of the 20th century, until becoming a fanaticism, an official art, imposed, totally academic, to the detriment of Meaning and Beauty.

  

Gerald Brockhurst. 1890-1978. Portrait of Margaret, Duchess of Argylf. vers 1931 Londres. Tate Britain.

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

  

Egbert Rubertus Derk Schaap. 1862-1939

Landscape with flowering trees.

Eindhoven Van Abbemuseum

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

  

Peder Severin Krøyer 1851-1909. Copenhague, Paris, Skagen.

Morning at Hornbaeck Group kneeling before herring basket

Matin à Hornbaeck Group agenouillé devant un panier de hareng. 1875

Copenhague Collection Hirschsprung

 

UN ÂGE D'OR DE LA PEINTURE DANOISE ET EUROPÉENNE

 

L'âge d'or de la peinture danoise se situe au 19è siècle. Deux périodes sont à distinguer.

La première partie du siècle voit coexister les deux mêmes tendances que partout ailleurs en Europe une fois achevées les guerres de la révolution et de l'Empire français : Romantisme et Classicisme. Les thèmes sont ceux de l'époque, très divers, mais avec une tendance très nette à l'observation de la société danoise, les paysages du Danemark, et bien sûr de l'Italie. Ces deux tendances vont en fait perdurer tout le 19è siècle.

La second partie du siècle est illustrée par l'Ecole de Skagen, une peinture souvent plus influencée par l'impressionnisme français et donc plus orientée vers la peinture de paysage. Une peinture qui développe plus les techniques de l'Art Moderne, esquisse, tachisme, peinture plate. La peinture de style romantique, classique ou réaliste continue cependant à exister pleinement. La grande attention portée à la vie quotidienne des populations est une caractéristique de cette peinture, qui la rapproche de l'art des Pays Bas protestants du siècle d'or, mais nous donne à apercevoir les moeurs et les modes de vie deux siècles après. Et bien sûr les marines.

 

De 1830/1850 à 1940 environ, c'est en Europe la période de l'Art Moderne.

Le 19è siècle et les toutes premières années du 20è, en Europe, se caractérisent en peinture par la très grande diversité des thèmes abordés par les peintres, dans un registre aussi bien profane que religieux. De même que par la grande diversité des techniques picturales, tantôt classiques, tantôt modernes, utilisées souvent simultanément. Cette période de la peinture européenne est multiple, comme en équilibre entre son riche passé et un avenir encore mal défini. Pendant tout ce siècle l'Europe n'obéit pas à une idéologie unique. Au contraire, des élites partisanes de doctrines très différentes, prétendent à la domination du continent, mais sans pouvoir s'imposer seules et exclure leurs rivaux. En peinture c'est un magnifique chant du cygne de l'Europe, qui se déploie dans un environnement politique totalement chaotique, marqué par des guerres absurdes et autodestructrices.

Quand l'Europe se suicide politiquement, son art explose, une fois de plus, (une dernière fois ?) dans un festival de Beauté et d'Inventivité.

Un Art très imaginatif, dont l'extraordinaire diversité, technique et thématique, est le reflet des tensions existantes entre les différentes composantes de la culture européenne, les différentes croyances alors encore vivantes dans cette fin de l'Europe :

- Les croyances traditionnelles héritées des valeurs du passé de l'Europe, qui sont encore très actives dans le peuple, et aussi dans une partie de l'élite économique, idéologique et politique. Dieu, la Religion, les Devoirs, Ordre, Tradition, Travail, Famille, Patrie ...

- Les croyances nouvelles, revendiquant les idées conçues par la nouvelle idéologie montante, la nouvelle religion pour tous les Hommes, celle des Lumières : Révolution, Science, Progrès, Homme, Démocratie, les Droits, Bonheur, Modernité....De nouvelles valeurs très influentes dans une autre partie de l'élite économique, idéologique et politique de l'Europe.

Cette diversité des croyances en des valeurs différentes et même totalement opposées est l'explication de ce double constat :

En politique des affrontements incessants et meurtriers, jusqu'aux génocides à répétition.

En peinture, l'Art Moderne, ce sont des inventions remarquables : Une esthétique renouvelée par l'observation des arts du passé de l'Europe : byzantins, romans et gothiques. La peinture plate de ces "temps obscurs" a en réalité inspiré toute la peinture de l'Art Moderne. Mais d'autres approches du Beau ont été développées : l'esquisse, le tachisme.... et une nouveauté absolue apparaît, du moins en Europe: l'Art Abstrait. En Europe, parce que dans le domaine de l'art abstrait, la Chine nous avait précédé, de très loin.

Les artistes bénéficient de cette situation de concurrence idéologique : ils y gagnent la liberté de peindre selon leurs goûts et leurs idées propres. Ils ne sont pas contraints d'obéir aux injonctions d'institutions officielles ou dominantes. En France la résistance de l'Académie à la peinture impressionniste n'a duré que quelques années. Le 19è siècle est très certainement dans toute l'histoire de la peinture européenne le siècle où les artistes ont jouit de la plus grande liberté. La peinture officielle, académique, idéologiquement monolithique et totalitaire ne renaîtra qu'à partir des années 1950 et suivantes, en provenance de New York, où elle était apparue dans les années 1920 et suivantes. C'est l'Art Contemporain. Les artistes libres se réfugieront alors dans l'art commercial privé et l'art des rues.

  

A GOLDEN AGE OF DANISH AND EUROPEAN PAINTING

 

The golden age of Danish painting is in the 19th century. Two periods are to be distinguished.

The first half of the century saw the two same trends coexist as everywhere else in Europe when the wars of the French Revolution and Empire were completed: Romanticism and Classicism. The themes are those of the time, very diverse, but with a clear tendency to the observation of Danish society, the landscapes of Denmark, and of course of Italy. These two trends will in fact continue throughout the 19th century.

The second part of the century is illustrated by the Skagen School, a painting often influenced by French Impressionism and therefore more oriented towards landscape painting. A painting that develops more the techniques of Modern Art, sketch, tachism, flat paint. The romantic, classical or realistic style painting, however, continues to exist fully. The great attention paid to the daily life of the population is a characteristic of this painting, which brings it closer to the art of Protestant Netherlands of the golden age, but gives us to see the customs and ways of life two centuries later. And of course the seascapes

 

From 1830/1850 to around 1940, it was in Europe the period of Modern Art.

The 19th century and the first years of the 20th, in Europe, are characterized in painting by the very great diversity of the themes addressed by the painters, in a register as well profane as religious. As well as by the great diversity of pictorial techniques, sometimes classical, sometimes modern, often used simultaneously. This period of European painting is multiple, as in balance between its rich past and a future still ill-defined. Throughout this century Europe does not obey a single ideology. On the contrary, partsan elites from very different doctrines claim to dominate the continent, but can not impose themselves and exclude their rivals.

In painting it is a magnificent song of the swan of Europe, which unfolds in a totally chaotic political environment, marked by absurd and self-destructive wars.

When Europe commits suicide politically, its art explodes, once again, (one last time?) In a festival of Beauty and Inventiveness.

A very imaginative Art, whose extraordinary diversity, technical and thematic, is a reflection of the tensions existing between the different components of European culture, the different beliefs then still alive in this end of Europe:

- Traditional beliefs inherited from the values of Europe's past, which are still very active in the people, and also in part of the economic, ideological and political elite. God, Religion, Duties, Order, Tradition, Work, Family, Fatherland ...

- New beliefs, claiming the ideas conceived by the new rising ideology, the new religion for all men, the "Enlightenment": Revolution, Science, Progress, Man, Democracy, Rights, Happiness, Modernity .... New values very influential in another part of the economic, ideological and political elite of Europe.

This diversity of beliefs in different and even totally opposite values is the explanation of this double observation:

In politics of incessant and deadly clashes, until repeated genocides.

In painting, Modern Art, these are remarkable inventions: An aesthetic renewed by the observation of the arts of the past of Europe: Byzantine, Romanesque and Gothic. The flat painting of these "dark times" has in fact inspired all the painting of Modern Art. But other approaches of Beau have been developed: the sketch, the tachisme .... and an absolute novelty appears, at least in Europe: Abstract Art. In Europe, because in the field of abstract art, China had preceded us, from very far away.

Artists benefit from this situation of ideological competition: they gain the freedom to paint according to their own tastes and ideas. They are not forced to obey the injunctions of official or dominant institutions. In France, the Academy's resistance to Impressionist painting lasted only a few years. The 19th century is certainly in the history of European painting the century when artists have enjoyed the greatest freedom. The official, academic, ideologically monolithic and totalitarian painting will only be reborn from the 1950s onwards, coming from New York, where it appeared in the 1920s and following. It is the Contemporary Art. Free artists will then take refuge in private commercial art and street art.

   

Oswald Achenbach. 1827-1905.Düsseldorf. Une fête à Genazzano. A party in Genazzano. vers 1865. Paris Orsay.

Ecole de Düsseldorf. Paysagiste Académique au départ son parcours va du dessin vers la couleur.

Academic landscape designer at the start his career goes from drawing to color.

Avec William Merritt Chase (1849.1926), nous sommes au cœur de l’art romantique et académique, l’époque de l’impressionnisme en somme. Aux Etats-Unis, nous baignons en peinture avec Cassatt, Sargent (pour lequel on le compare beaucoup pour ne pas le dénoncer comme honnête « imitateur ») ou ce cher Whistler avec lequel on pourrait lui trouver parfois quelques affinités dans les touches « japonisantes » (ils étaient amis par ailleurs). On le dit également beaucoup influencé par le peintre belge Alfred Stevens. Eclectique, prolifique sont aussi des qualités qu’on lui a largement attribué car cet artiste américain était capable de tout peindre : portraits, nus, scènes du quotidien, paysages, natures mortes, dans des tonalités dépouillées ou luxuriantes, sombres ou colorées selon le thème. Il y en a pour tous les goûts. William M.C. savait aussi travailler sur tout type de supports (huile, pastel, encre).

 

::: On lui reconnait deux formes essentielles de palettes et d’inspirations selon deux périodes de sa vie : la première rayonne de portraits élégants, style étudié à l’Académie de Munich entre 1872-1877. La seconde, suite aux années 1890, à des scènes de Long Island inspirées de l’impressionnisme français qui ont aussi largement contribué à sa réputation et son basculement notoire pour l’impressionnisme.

 

::: Il y aurait encore deux trois petites choses à retenir de son parcours : il fut président de la Society of American Artists (dont il démissionnera en 1902), il deviendra membre du groupe dissident des Dix –The Ten) après la mort de John Henry Twachtman.

 

::: Et enfin à noter que William Merritt Chase fut aussi le professeur de l’illustre Edward Hopper (1882-1967).

 

₣.w

 

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With William Merritt Chase (1849.1926), we are at the heart of academic and romantic art, the era of Impressionism in fact. United States, we are immersed in painting with Cassatt, Sargent (for which many compared to not denounce him as honest "imitator") or the dear Whistler with whom he could find some similarities in some cases the keys "japanese" (they were friends elsewhere). It also says much influenced by the Belgian painter Alfred Stevens. Eclectic, prolific are also qualities that he has been widely attributed for this American artist was able to paint everything: portraits, nudes, scenes from everyday life, landscapes, still lifes, in tones skinned or lush, dark or colored depending on the theme . There's something for everyone. William C. knew also work on any type of media (oil, pastel, ink).

 

He recognizes two basic forms of pallets and inspirations into two periods of his life: the first portrait radiates elegant style studied at the Munich Academy between 1872-1877. The second, following 1890's scenes of Long Island, inspired by French Impressionism who also contributed to its reputation and notorious for tipping Impressionism.

 

There would be two or three things to remember from his career: he was president of the Society of American Artists (which he resigned in 1902), he will join the splinter group of the Ten The Ten) after the death of John Henry Twachtman.

 

::: And finally, note that William Merritt Chase was also the teacher of the famous Edward Hopper (1882-1967).

 

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William Merritt Chase

Study of a Girl in a Japanese dress ©

Holger Drachmann. 1846-1908. Copenhague. Skagen

The sea in uproar. La mer houleuse.

Skagens Museum Denmark

Poète et peintre. Poet and painter

 

L'ÂGE D'OR DE LA PEINTURE DANOISE ET EUROPÉENNE

 

L'âge d'or de la peinture danoise se situe au 19è siècle. Deux périodes sont à distinguer.

La première partie du siècle voit coexister les deux mêmes tendances que partout ailleurs en Europe une fois achevées les guerres de la révolution et de l'Empire français : Romantisme et Classicisme. Les thèmes sont ceux de l'époque, très divers, mais avec une tendance très nette à l'observation de la société danoise, les paysages du Danemark, et bien sûr de l'Italie. Ces deux tendances vont en fait perdurer tout le 19è siècle.

La second partie du siècle est illustrée par l'Ecole de Skagen, une peinture souvent plus influencée par l'impressionnisme français et donc plus orientée vers la peinture de paysage. Une peinture qui développe plus les techniques de l'Art Moderne, esquisse, tachisme, peinture plate. La peinture de style romantique, classique ou réaliste continue cependant à exister pleinement. La grande attention portée à la vie quotidienne des populations est une caractéristique de cette peinture, qui la rapproche de l'art des Pays Bas protestants du siècle d'or, mais nous donne à apercevoir les moeurs et les modes de vie deux siècles après. Et bien sûr les marines.

 

Le 19è siècle et les toutes premières années du 20è, en Europe, se caractérisent en peinture par la très grande diversité des thèmes abordés par les peintres, dans un registre aussi bien profane que religieux. De même que par la grande diversité des techniques picturales, tantôt classiques, tantôt modernes, utilisées souvent simultanément. Cette période de la peinture européenne est multiple, comme en équilibre entre son riche passé et un avenir encore mal défini. Pendant tout ce siècle l'Europe n'obéit pas à une idéologie unique. Au contraire, des élites partisanes de doctrines très différentes, prétendent à la domination du continent, mais sans pouvoir s'imposer seules et exclure leurs rivaux. Les artistes bénéficient de cette situation de concurrence idéologique : ils y gagnent la liberté de peindre selon leurs goûts et leurs idées propres. Ils ne sont pas contraints d'obéir aux injonctions d'institutions officielles ou dominantes. En France la résistance de l'Académie à la peinture impressionniste n'a duré que quelques années. Le 19è siècle est très certainement dans toute l'histoire de la peinture européenne le siècle où les artistes ont jouit de la plus grande liberté. La peinture officielle, académique, idéologiquement monolithique et totalitaire ne renaîtra qu'à partir des années 1950 et suivantes, en provenance de New York, où elle était apparue dans les années 1920 et suivantes. C'est l'Art Contemporain. Les artistes libres se réfugieront alors dans l'art commercial privé et l'art des rues.

 

THE GOLDEN AGE OF DANISH AND EUROPEAN PAINTING

 

The golden age of Danish painting is in the 19th century. Two periods are to be distinguished.

The first half of the century saw the two same trends coexist as everywhere else in Europe when the wars of the French Revolution and Empire were completed: Romanticism and Classicism. The themes are those of the time, very diverse, but with a clear tendency to the observation of Danish society, the landscapes of Denmark, and of course of Italy. These two trends will in fact continue throughout the 19th century.

The second part of the century is illustrated by the Skagen School, a painting often influenced by French Impressionism and therefore more oriented towards landscape painting. A painting that develops more the techniques of Modern Art, sketch, tachism, flat paint. The romantic, classical or realistic style painting, however, continues to exist fully. The great attention paid to the daily life of the population is a characteristic of this painting, which brings it closer to the art of Protestant Netherlands of the golden age, but gives us to see the customs and ways of life two centuries later. And of course the seascapes

 

The 19th century and the first years of the 20th, in Europe, are characterized in painting by the very great diversity of the themes addressed by the painters, in a register as well profane as religious. As well as by the great diversity of pictorial techniques, sometimes classical, sometimes modern, often used simultaneously. This period of European painting is multiple, as in balance between its rich past and a future still ill-defined. Throughout this century Europe does not obey a single ideology. On the contrary, partsan elites from very different doctrines claim to dominate the continent, but can not impose themselves and exclude their rivals.

Artists benefit from this situation of ideological competition: they gain the freedom to paint according to their own tastes and ideas. They are not forced to obey the injunctions of official or dominant institutions. In France, the Academy's resistance to Impressionist painting lasted only a few years. The 19th century is certainly in the history of European painting the century when artists have enjoyed the greatest freedom. The official, academic, ideologically monolithic and totalitarian painting will only be reborn from the 1950s onwards, coming from New York, where it appeared in the 1920s and following. It is the Contemporary Art. Free artists will then take refuge in private commercial art and street art.

  

Jean Jacques Henner. 1829-1905. Paris.

Nature morte à la poire. Still life with pear. 1890-1905

Paris. Musée Jean Jacques Henner.

 

JEAN JACQUES HENNER

 

Jean Jacques Henner est un peintre d'origine alsacienne qui a été actif à Paris. Son style est très personnel, il ne peut être classé dans les grandes écoles de son époque comme l'Académisme, le Naturalisme , le Réalisme ou l'Impressionnisme. Il est très représentatif de son époque justement par le fait qu'il peut difficilement être rattaché à une école. Toute la peinture européenne entre 1815 et 1940 se caractérise par sa grande diversité de styles et de thèmes. La diversité des idéologies qui s'affrontent est un des facteurs de l'instabilité politique et la cause des guerres qui se succèdent, mais en art la période est riche par son pluralisme.

JJ Henner est parfaitement capable de peindre, de manière classique, une oeuvre achevée, au dessin précis, comme le démontrent certains de ses portraits ( le sous-préfet d'Altkirch). Mais la manière de peindre la plus habituelle de Henner est très moderniste. On ne peut pas le confondre avec William Bouguereau. Son style privilégie l'esquisse et le coloris par rapport à la rigueur du dessin. Jean Jacques Henner n'est en aucun cas proche, par le style, des peintres académiques appelés à une certaine époque "peintres pompiers". Ce sont ses thèmes et ses coloris qui peuvent l'apparenter aux peintres académiques. Un peu comme Eugène Delacroix , Jean Baptiste Corot, Jean Jacques Henner peut peindre de manière "moderne" de "grands sujets" empruntés à la Mythologie ou à l'Histoire.

Outre l'esquisse qu'il utilise de manière très systématique, "la peinture plate", notamment pour les paysages, est une de ses techniques habituelles : Atténuation des volumes et écrasement de la perspective.

Ces techniques modernistes n'ont nullement fait obstacle à sa désignation pour un Prix de Rome, et plus tard à son élection à l'Académie des Beaux Arts en 1889 au fauteuil de Alexandre Cabanel. Un peintre bien plus académique que lui. Jean Jacques Henner, travaille en atelier et non pas en extérieur, et il n'est pas tenté par les techniques impressionnistes. Notamment pas par l'accent que les impressionnistes mettent sur la luminosité et leur choix d'une peinture claire. Les tonalités dominantes de JJ Henner restent dans la tradition classique : plutôt sombres. Mais il fréquente les peintres impressionnistes et ne leur est nullement hostile.

  

Jean Jacques Henner is a painter of Alsatian origin who was active in Paris. His style is very personal, he can not be classified in the great schools of his time as Academism, Naturalism, Realism or Impressionism. It is very representative of its time precisely because it can hardly be attached to a school. All European painting between 1815 and 1940 is characterized by its great diversity of styles and themes. The diversity of opposing ideologies is one of the factors of political instability and the cause of successive wars, but in art the period is rich in its pluralism. JJ Henner is perfectly capable of painting, in a classic way, a finished work, with precise drawing, as demonstrated by some of his portraits (the sub-prefect of Altkirch). But the most usual way of painting Henner is very modern. It can not be confused with Bouguereau. His style favors sketching and coloring compared to the rigor of the drawing.

Jean Jacques Henner is by no means close, by the style, of the academic painters called at one time "firefighters painters". It is his themes that can sometimes be related to the painters of the academic school. It is his themes and colors that can relate him to academic painters. A bit like Eugene Delacroix, Jean Baptiste Corot, Jean Jacques Henner can paint in a "modern way" "great subjects" borrowed from Mythology or History. In addition to the sketch, that he uses very systematically, the "flat painting", particularly for landscapes, is one of his usual techniques: Attenuation of volumes and crushing of perspective.

These modernist techniques made no obstacle to his designation for a Prix de Rome, and later to his election the Académie des Beaux Arts in 1889 in Alexandre Cabanel's armchair. A painter much more academic than himself. Jean Jacques Henner, works in a workshop and not outdoors, and he is not tempted by Impressionist techniques. Especially not by the emphasis that the impressionists put on the luminosity and their choice of a clear painting. The dominant tones of JJ Henner remain in the classical tradition: rather dark. But he frequents the impressionist painters and is not at all hostile to them.

  

Jean Jacques Henner. 1829-1905. Paris.

La pointe de la Campanella et l'ïle des Sirènes, le matin.

The point of the Campanella and the island of Sirens, in the morning.

1862.

Paris. Musée Jean Jacques Henner.

 

JEAN JACQUES HENNER

 

Jean Jacques Henner est un peintre d'origine alsacienne qui a été actif à Paris. Son style est très personnel, il ne peut être classé dans les grandes écoles de son époque comme l'Académisme, le Naturalisme , le Réalisme ou l'Impressionnisme. Il est très représentatif de son époque justement par le fait qu'il peut difficilement être rattaché à une école. Toute la peinture européenne entre 1815 et 1940 se caractérise par sa grande diversité de styles et de thèmes. La diversité des idéologies qui s'affrontent est un des facteurs de l'instabilité politique et la cause des guerres qui se succèdent, mais en art la période est riche par son pluralisme.

La manière de peindre de Henner est cependant très moderniste. On ne peut pas le confondre avec William Bouguereau. Son style privilégie l'esquisse et le coloris par rapport à la rigueur du dessin. Jean Jacques Henner n'est en aucun cas proche, par le style, des peintres académiques appelés à une certaine époque "peintres pompiers". Ce sont ses thèmes qui peuvent parfois l'apparenter aux académiques. Un peu comme Eugène Delacroix , Jean Baptiste Corot il peut peindre de manière "moderne" de "grands sujets" empruntés à la Mythologie ou à l'Histoire. Outre l'esquisse qu'il utilise de manière systématique, "la peinture plate" est une de ses techniques habituelles : atténuation des volumes et écrasement de la perspective.

Ces techniques modernistes n'ont nullement fait obstacle à sa désignation pour un Prix de Rome, et plus tard à son élection à l'Académie des Beaux Arts en 1889 au fauteuil de Alexandre Cabanel. Un peintre bien plus académique que lui. Jean Jacques Henner, travaille en atelier et non pas en extérieur, et il n'est pas tenté par les techniques impressionnistes, mais il fréquente les peintres de cette tendance et ne leur est nullement hostile.

  

Jean Jacques Henner is a painter of Alsatian origin who was active in Paris. His style is very personal, he can not be classified in the great schools of his time as Academism, Naturalism, Realism or Impressionism. It is very representative of its time precisely because it can hardly be attached to a school. All European painting between 1815 and 1940 is characterized by its great diversity of styles and themes. The diversity of opposing ideologies is one of the factors of political instability and the cause of successive wars, but in art the period is rich in its pluralism. Henner's manner of painting, however, is very modern. It can not be confused with Bouguereau. His style favors sketching and coloring compared to the rigor of the drawing.

Jean Jacques Henner is by no means close, by the style, of the academic painters called at one time "firefighters painters". It is his themes that can sometimes be related to the painters of the academic school. A bit like Eugene Delacroix, Jean Baptiste Corot, he can paint in a "modern way" "great subjects" borrowed from Mythology or History. In addition to the sketch, that he uses systematically, the "flat painting" is one of his usual techniques: attenuation of volumes and crushing of perspective.

These modernist techniques made no obstacle to his designation for a Prix de Rome, and later to his election the Académie des Beaux Arts in 1889 in Alexandre Cabanel's armchair. A painter much more academic than himself. Jean Jacques Henner, works in a workshop and not outdoors, and he is not tempted by Impressionist techniques, but he frequents the painters of this tendency and is by no means hostile to them.

 

Jean Jacques Henner. 1829-1905. Paris.

Vue de Tivoli. View of Tivoli. 1859

Paris. Musée Jean Jacques Henner.

 

JEAN JACQUES HENNER

 

Jean Jacques Henner est un peintre d'origine alsacienne qui a été actif à Paris. Son style est très personnel, il ne peut être classé dans les grandes écoles de son époque comme l'Académisme, le Naturalisme , le Réalisme ou l'Impressionnisme. Il est très représentatif de son époque justement par le fait qu'il peut difficilement être rattaché à une école. Toute la peinture européenne entre 1815 et 1940 se caractérise par sa grande diversité de styles et de thèmes. La diversité des idéologies qui s'affrontent est un des facteurs de l'instabilité politique et la cause des guerres qui se succèdent, mais en art la période est riche par son pluralisme.

La manière de peindre de Henner est cependant très moderniste. On ne peut pas le confondre avec William Bouguereau. Son style privilégie l'esquisse et le coloris par rapport à la rigueur du dessin. Jean Jacques Henner n'est en aucun cas proche, par le style, des peintres académiques appelés à une certaine époque "peintres pompiers". Ce sont ses thèmes qui peuvent parfois l'apparenter aux académiques. Un peu comme Eugène Delacroix , Jean Baptiste Corot il peut peindre de manière "moderne" de "grands sujets" empruntés à la Mythologie ou à l'Histoire. Outre l'esquisse qu'il utilise de manière systématique, "la peinture plate" est une de ses techniques habituelles : atténuation des volumes et écrasement de la perspective.

Ces techniques modernistes n'ont nullement fait obstacle à sa désignation pour un Prix de Rome, et plus tard à son élection à l'Académie des Beaux Arts en 1889 au fauteuil de Alexandre Cabanel. Un peintre bien plus académique que lui. Jean Jacques Henner, travaille en atelier et non pas en extérieur, et il n'est pas tenté par les techniques impressionnistes, mais il fréquente les peintres de cette tendance et ne leur est nullement hostile.

  

Jean Jacques Henner is a painter of Alsatian origin who was active in Paris. His style is very personal, he can not be classified in the great schools of his time as Academism, Naturalism, Realism or Impressionism. It is very representative of its time precisely because it can hardly be attached to a school. All European painting between 1815 and 1940 is characterized by its great diversity of styles and themes. The diversity of opposing ideologies is one of the factors of political instability and the cause of successive wars, but in art the period is rich in its pluralism. Henner's manner of painting, however, is very modern. It can not be confused with Bouguereau. His style favors sketching and coloring compared to the rigor of the drawing.

Jean Jacques Henner is by no means close, by the style, of the academic painters called at one time "firefighters painters". It is his themes that can sometimes be related to the painters of the academic school. A bit like Eugene Delacroix, Jean Baptiste Corot, he can paint in a "modern way" "great subjects" borrowed from Mythology or History. In addition to the sketch, that he uses systematically, the "flat painting" is one of his usual techniques: attenuation of volumes and crushing of perspective.

These modernist techniques made no obstacle to his designation for a Prix de Rome, and later to his election the Académie des Beaux Arts in 1889 in Alexandre Cabanel's armchair. A painter much more academic than himself. Jean Jacques Henner, works in a workshop and not outdoors, and he is not tempted by Impressionist techniques, but he frequents the painters of this tendency and is by no means hostile to them.

 

Peder Severin Krøyer 1851-1909. Copenhague, Paris, Skagen.

Italian village hatters. Chapeliers de village italiens. 1880

Copenhague Collection Hirschsprung

 

UN ÂGE D'OR DE LA PEINTURE DANOISE ET EUROPÉENNE

 

L'âge d'or de la peinture danoise se situe au 19è siècle. Deux périodes sont à distinguer.

La première partie du siècle voit coexister les deux mêmes tendances que partout ailleurs en Europe une fois achevées les guerres de la révolution et de l'Empire français : Romantisme et Classicisme. Les thèmes sont ceux de l'époque, très divers, mais avec une tendance très nette à l'observation de la société danoise, les paysages du Danemark, et bien sûr de l'Italie. Ces deux tendances vont en fait perdurer tout le 19è siècle.

La second partie du siècle est illustrée par l'Ecole de Skagen, une peinture souvent plus influencée par l'impressionnisme français et donc plus orientée vers la peinture de paysage. Une peinture qui développe plus les techniques de l'Art Moderne, esquisse, tachisme, peinture plate. La peinture de style romantique, classique ou réaliste continue cependant à exister pleinement. La grande attention portée à la vie quotidienne des populations est une caractéristique de cette peinture, qui la rapproche de l'art des Pays Bas protestants du siècle d'or, mais nous donne à apercevoir les moeurs et les modes de vie deux siècles après. Et bien sûr les marines.

 

De 1830/1850 à 1940 environ, c'est en Europe la période de l'Art Moderne.

Le 19è siècle et les toutes premières années du 20è, en Europe, se caractérisent en peinture par la très grande diversité des thèmes abordés par les peintres, dans un registre aussi bien profane que religieux. De même que par la grande diversité des techniques picturales, tantôt classiques, tantôt modernes, utilisées souvent simultanément. Cette période de la peinture européenne est multiple, comme en équilibre entre son riche passé et un avenir encore mal défini. Pendant tout ce siècle l'Europe n'obéit pas à une idéologie unique. Au contraire, des élites partisanes de doctrines très différentes, prétendent à la domination du continent, mais sans pouvoir s'imposer seules et exclure leurs rivaux. En peinture c'est un magnifique chant du cygne de l'Europe, qui se déploie dans un environnement politique totalement chaotique, marqué par des guerres absurdes et autodestructrices.

Quand l'Europe se suicide politiquement, son art explose, une fois de plus, (une dernière fois ?) dans un festival de Beauté et d'Inventivité.

Un Art très imaginatif, dont l'extraordinaire diversité, technique et thématique, est le reflet des tensions existantes entre les différentes composantes de la culture européenne, les différentes croyances alors encore vivantes dans cette fin de l'Europe :

- Les croyances traditionnelles héritées des valeurs du passé de l'Europe, qui sont encore très actives dans le peuple, et aussi dans une partie de l'élite économique, idéologique et politique. Dieu, la Religion, les Devoirs, Ordre, Tradition, Travail, Famille, Patrie ...

- Les croyances nouvelles, revendiquant les idées conçues par la nouvelle idéologie montante, la nouvelle religion pour tous les Hommes, celle des Lumières : Révolution, Science, Progrès, Homme, Démocratie, les Droits, Bonheur, Modernité....De nouvelles valeurs très influentes dans une autre partie de l'élite économique, idéologique et politique de l'Europe.

Cette diversité des croyances en des valeurs différentes et même totalement opposées est l'explication de ce double constat :

En politique des affrontements incessants et meurtriers, jusqu'aux génocides à répétition.

En peinture, l'Art Moderne, ce sont des inventions remarquables : Une esthétique renouvelée par l'observation des arts du passé de l'Europe : byzantins, romans et gothiques. La peinture plate de ces "temps obscurs" a en réalité inspiré toute la peinture de l'Art Moderne. Mais d'autres approches du Beau ont été développées : l'esquisse, le tachisme.... et une nouveauté absolue apparaît, du moins en Europe: l'Art Abstrait. En Europe, parce que dans le domaine de l'art abstrait, la Chine nous avait précédé, de très loin.

Les artistes bénéficient de cette situation de concurrence idéologique : ils y gagnent la liberté de peindre selon leurs goûts et leurs idées propres. Ils ne sont pas contraints d'obéir aux injonctions d'institutions officielles ou dominantes. En France la résistance de l'Académie à la peinture impressionniste n'a duré que quelques années. Le 19è siècle est très certainement dans toute l'histoire de la peinture européenne le siècle où les artistes ont jouit de la plus grande liberté. La peinture officielle, académique, idéologiquement monolithique et totalitaire ne renaîtra qu'à partir des années 1950 et suivantes, en provenance de New York, où elle était apparue dans les années 1920 et suivantes. C'est l'Art Contemporain. Les artistes libres se réfugieront alors dans l'art commercial privé et l'art des rues.

  

A GOLDEN AGE OF DANISH AND EUROPEAN PAINTING

 

The golden age of Danish painting is in the 19th century. Two periods are to be distinguished.

The first half of the century saw the two same trends coexist as everywhere else in Europe when the wars of the French Revolution and Empire were completed: Romanticism and Classicism. The themes are those of the time, very diverse, but with a clear tendency to the observation of Danish society, the landscapes of Denmark, and of course of Italy. These two trends will in fact continue throughout the 19th century.

The second part of the century is illustrated by the Skagen School, a painting often influenced by French Impressionism and therefore more oriented towards landscape painting. A painting that develops more the techniques of Modern Art, sketch, tachism, flat paint. The romantic, classical or realistic style painting, however, continues to exist fully. The great attention paid to the daily life of the population is a characteristic of this painting, which brings it closer to the art of Protestant Netherlands of the golden age, but gives us to see the customs and ways of life two centuries later. And of course the seascapes

 

From 1830/1850 to around 1940, it was in Europe the period of Modern Art.

The 19th century and the first years of the 20th, in Europe, are characterized in painting by the very great diversity of the themes addressed by the painters, in a register as well profane as religious. As well as by the great diversity of pictorial techniques, sometimes classical, sometimes modern, often used simultaneously. This period of European painting is multiple, as in balance between its rich past and a future still ill-defined. Throughout this century Europe does not obey a single ideology. On the contrary, partsan elites from very different doctrines claim to dominate the continent, but can not impose themselves and exclude their rivals.

In painting it is a magnificent song of the swan of Europe, which unfolds in a totally chaotic political environment, marked by absurd and self-destructive wars.

When Europe commits suicide politically, its art explodes, once again, (one last time?) In a festival of Beauty and Inventiveness.

A very imaginative Art, whose extraordinary diversity, technical and thematic, is a reflection of the tensions existing between the different components of European culture, the different beliefs then still alive in this end of Europe:

- Traditional beliefs inherited from the values of Europe's past, which are still very active in the people, and also in part of the economic, ideological and political elite. God, Religion, Duties, Order, Tradition, Work, Family, Fatherland ...

- New beliefs, claiming the ideas conceived by the new rising ideology, the new religion for all men, the "Enlightenment": Revolution, Science, Progress, Man, Democracy, Rights, Happiness, Modernity .... New values very influential in another part of the economic, ideological and political elite of Europe.

This diversity of beliefs in different and even totally opposite values is the explanation of this double observation:

In politics of incessant and deadly clashes, until repeated genocides.

In painting, Modern Art, these are remarkable inventions: An aesthetic renewed by the observation of the arts of the past of Europe: Byzantine, Romanesque and Gothic. The flat painting of these "dark times" has in fact inspired all the painting of Modern Art. But other approaches of Beau have been developed: the sketch, the tachisme .... and an absolute novelty appears, at least in Europe: Abstract Art. In Europe, because in the field of abstract art, China had preceded us, from very far away.

Artists benefit from this situation of ideological competition: they gain the freedom to paint according to their own tastes and ideas. They are not forced to obey the injunctions of official or dominant institutions. In France, the Academy's resistance to Impressionist painting lasted only a few years. The 19th century is certainly in the history of European painting the century when artists have enjoyed the greatest freedom. The official, academic, ideologically monolithic and totalitarian painting will only be reborn from the 1950s onwards, coming from New York, where it appeared in the 1920s and following. It is the Contemporary Art. Free artists will then take refuge in private commercial art and street art.

   

Alfred Sisley 1839-1899. Paris. La neige à Louveciennes. The snow in Louveciennes. Paris Orsay

 

ART MODERNE : LE RENOUVELLEMENT DES FORMES

 

L'Art Moderne, annoncé dès le début du 20è siècle par les peintres romantiques (Delacroix) et les pré-impressionnistes a été un facteur tout à fait remarquable de renouvellement des formes esthétiques dans la peinture européenne.

Sa caractéristique essentielle est certainement sa volonté d'invention, de changement qui s'exprime en peinture, dans l'emploi des couleurs, dans la recherche d'un nouveau dessin, dans la diversité des thèmes abordés. On peut dire que la civilisation européenne se distingue d'autres grandes civilisations par cette recherche constante, à l'échelle des siècles, de l'innovation. Cela n'a pas été le cas par exemple des civilisations islamiques ou chinoises dont les valeurs ont infiniment plus accordé la priorité à la pérennité et au maintien des traditions. Une fois encore on constate que l'art est un révélateur des valeurs qui animent les sociétés.

 

Les techniques utilisées par les peintres européens, au cours du 19è siècle, pour créer un art nouveau sont multiples, sauf omission, on peut les recenser ainsi :

1°"La Peinture Plate": par exemple avec Manet, plus tard Gauguin, Maurice Denis, Raoul Dufy, les Nabis... Cette technique réduit ou supprime les volumes et la perspective et privilégie les lignes. Le peintre ne s'efforce plus de rendre le monde en trois dimensions, comme il l'a fait pendant des siècles. Le peintre propose une vision du monde qui accepte la planéité du tableau. L'artiste peint en deux dimensions. C'est un retour à une esthétique qui était celle de la peinture Byzantine, Romane et Gothique. Avec d'autres thèmes évidemment, puisque une des caractéristiques de l'art moderne est la raréfaction des motifs religieux, ou inspirés par l'antiquité grecque et romaine.

2° La décomposition de la lumière et des couleurs, en taches et en points."Le Tachisme". Les Préimpressionnistes (Ecole de Barbizon, Corot) Les Impressionnistes. Les Pointillistes (Seurat, Signac)

3° Les couleurs arbitraires ou symboliques. L'artiste s'écarte des couleurs "réelles", celles perçues par l'oeil et le cerveau humain, et invente des couleurs apparemment arbitraires: Gauguin, les Fauves, le symbolisme, le surréalisme ... C'est une technique que la peinture romane et gothique avaient mis en pratique très régulièrement.

4° La valorisation de l'Esquisse. L'esquisse a été pendant des siècles, seulement, ce que son nom indique : une Etude préparatoire à un tableau définitif. Au 19è l'esquisse devient un procédé définitif, terminal, d'expression artistique.

5° La décomposition de l'espace et des volumes du monde réel, en lignes et surfaces, plus ou moins synthétiques et significatives. (Cézanne, Braque).

6° La "multiplicité des points de vue" sur un objet ou un sujet. Technique qui cherche à rendre le réel comme si on le regardait, en même temps, depuis plusieurs points de l'espace. (Les Cubistes)

 

L'Art a toujours été, une manière de rêver le monde réel. Mais les nouvelles techniques de l'Art Moderne, s'éloignent toutes, de manière très intentionnelle, volontariste, de la représentation exacte du réel.

Les peintres tendent à créer un art dans lequel l'interprétation du réel l'emporte sur sa reproduction.

L'artiste "moderne" reproduit le réel, mais aussi le rêve et l'invente. Ces tendances ont abouti à l'art non figuratif, autrement appelé l'art abstrait.

Ce renouvellement des formes en peinture est total.

Il a apporté de nouvelles possibilités, très intéressantes, et très belles, d'expression artistique.

 

Il ne faut pas confondre Art Moderne et Art Contemporain. Ils ne recouvrent pas la même période. Ils n'ont pas les mêmes caractéristiques esthétiques ni les mêmes fondements idéologiques.

L'Art Moderne recouvre une période qui va depuis les pré-impressionnistes, vers 1850-60, jusqu'à la seconde guerre mondiale. C'est du moins la périodisation la plus couramment acceptée par les historiens de l'art.

D'autres historiens le font débuter un peu plus tardivement avec les post-impressionnistes et l'art abstrait, vers 1900. La définition la plus large est certainement la meilleure car les impressionnistes sont des artistes pleinement "modernes". On peut même penser que l'Art Moderne débute dès 1815, avec certains peintres romantiques comme le français Eugène Delacroix, ou avec William Turner, fantastique novateur, annonciateur de l'impressionnisme et de l'art non figuratif, qui meurt en 1853.

Ces deux artistes ont fait de l'esquisse un moyen d'expression artistique privilégié.

Les peintres de cette époque sont déjà profondément inspirés par la volonté d'innovation qui caractérise l'Art Moderne. La période de l'Art Moderne, extrêmement dynamique, est d'autre part, autre caractéristique majeure, riche de diversité. Elle s'inscrit tout à fait dans l'histoire de l'art européen. Elle ne renie pas le passé, l'art académique est tout à fait pratiqué, mais elle est aussi remarquablement créatrice d'oeuvres multiples, inventive de formes tout à fait nouvelles d'expression esthétique.

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L'Art Contemporain est postérieur à 1945. Certains fixent sa naissance dans les années 1950. On peut aussi prétendre, avec quelques raisons, que sa date de naissance, en tout cas idéologique et politique, est la création à New York du Moma par les Rockefeller (1929). Les dates sont bien sûr approximatives et certains peintres comme Picasso ou Miro appartiennent à l'esprit de l'Art Moderne, alors qu'ils restent très créatifs après 1945.

En peinture et en sculpture, la diversité fait alors place à une profonde uniformité dissimulée derrière les apparences de l'innovation et même de la provocation. L'explosion d'originalité et de non conformisme qui caractérise l'Art Moderne devient un Système qui se fige dans l'idéologiquement et l'esthétiquement correct. Contrairement à ce qu'il prétend être l'Art Contemporain, officiel, celui qui est installé dans les collections permanentes des musées, est un art figé, académique, épuisé par un système et une obsession : le Nouveau. C'est l'Art de la Table Rase du Passé : un art sans racines, réservé à une élite de prétendus "Comprenants".

  

MODERN ART: THE RENEWAL OF FORMS

Modern Art, announced from the beginning of the 20th century by the romantic painters (Delacroix) and pre-impressionists has been a factor quite remarkable renewal of aesthetic forms in European painting. Its essential characteristic is certainly his invention will, his desire for change, expressed in painting, in the use of colors, in the search for a new design, in the diversity of topics. It can be said that European civilization differs from other great civilizations through the constant research, on the scale of centuries, of innovation. This was not the case for example of Islamic and Chinese civilizations whose values have infinitely more given priority to the sustainability and the maintenance of traditions. Once again we see that art is a developer of the values that drive the societies.

 

The techniques used by European painters during the 19th century to create a new art, are many. Except omission, and we can enumerate:

1° "The Flat Painting", for example with Manet, Gauguin, Maurice Denis, the Nabis ... This technique reduces or removes volumes and perspective and focuses on lines. The painter no longer tries to represent the world in three dimensions, as he has done for centuries. The painter proposes a vision of the world that accepts the flatness of the table. The artist paints in two dimensions. She returned to an aesthetic that was practiced by the Byzantine painting, Roman and Gothic. With other themes obviously, since one of the features of modern art is the increasing scarcity of religious motives or inspired by Greek and Roman antiquity.

2° The decomposition of light and colors with spots and dots. "The Tachism". The Pre-Impressionists, the Barbizon School, Corot, The Impressionists. the Pointillist (Seurat, Signac)

3° The arbitrary and symbolic colors. The artist moves away of the colors "real", those perceived by the eye and the human brain, and invents arbitrary colors: Gauguin, the Fauves, symbolism, surrealism ... It is a technique that painting Romanesque and Gothic had practiced regularly.

4° The valorization of the Sketch. The sketch was, for centuries, only what its name indicates: a preparatory study for a final painting. In the 19th the sketch becomes a permanent process, terminal, completed, of artistic expression.

5° . The decomposition of space and volumes of the real world into lines and surfaces, more or less synthetic and significant. (Cézanne, Braque).

6° The "multiplicity of perspectives" on an object. Technique that seeks to make the real, as if you looked at him, at the same time, from several points of space. (The Cubist)

  

Art has always been a way to dream the real world. But news techniques of Modern Art, are moving away from, a manner very intentional, voluntarist, of the exact representation of reality.

The painters tend to create an art in which the interpretation of reality prevails over its reproduction.

The "modern" artist reproduces reality, but also the dream and invents it. These tendencies have led to non-figurative art, otherwise known as abstract art.

This renewal forms in painting is total.

It has brought new opportunities, exciting, and beautiful, artistic expression.

 

It must not confuse Modern and Contemporary Art. They do not cover the same period. They do not have the same aesthetic characteristics or the same ideological foundations.

The Modern Art covers a period that goes from pre-Impressionists, to 1850 to 1860, until the Second World War. This is at least the periodization most commonly accepted by art historians.

Other historians begin Modern Art a little later with the post-impressionist and abstract art, circa 1900. The broadest definition is certainly the best because Impressionist artists are fully "modern".

 

One may even think that Modern Art begins in 1815, with some romantic painters such as Eugène Delacroix, or William Turner, innovative fantastic, annunciator of the impressionism and non-figurative art, who died in 1853.

These two artists have made with the sketch a privileged means of artistic expression.

The painters of this period are already deeply inspired by the desire for innovation that characterizes modern art. The period of Modern Art, extremely dynamic, is the other, another major feature rich diversity. It fits perfectly in the history of European art. She does not repudiate the past, academic art is quite practiced, but it is also remarkably creative multiple works, inventive forms entirely new of aesthetic expression.

 

The Contemporary Art is subsequent to 1945. Some historians establish its birth in the 1950s.

One can also argue, with some reason, that his date of birth in any ideological and political cases, is the creation of the Moma in New York, by the Rockefeller (1929). The dates are of course approximate and certain painters like Picasso or Miro belong to the spirit of the Modern Art, while they remain very creative after 1945.

In painting and sculpture, diversity gives way to a profound uniformity dissimulated behind the appearances of innovation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes Modern Art becomes a system that freezes in the ideologically and the aesthetically correct.

 

In painting and sculpture, diversity gives way to a deep uniformity, hidden behind the appearances of innovation and even of the provocation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes modern art becomes a system that freezes in the ideologically and aesthetically correct. Contrary to what he claims to be, contemporary art, official, one installed in the permanent collections of museums, is a static, academic, exhausted by a system and an obsession: the New. This is the Art of the Table Rase of the Past of Europa : an art without roots, for the elite, so-called "comprenants".

 

Helga Catherine Ancher (1883-1964) Skagen

People gathered around a bonfire. Feu de joie.

Skagens Museum Denmark

fille d'Anna et de Michael Ancher peintres éminents de l'école de Skagen.

daughter of Anna and Michael Ancher eminent painters of Skagen School.

 

L'ÂGE D'OR DE LA PEINTURE DANOISE ET EUROPÉENNE

 

L'âge d'or de la peinture danoise se situe au 19è siècle. Deux périodes sont à distinguer.

La première partie du siècle voit coexister les deux mêmes tendances que partout ailleurs en Europe une fois achevées les guerres de la révolution et de l'Empire français : Romantisme et Classicisme. Les thèmes sont ceux de l'époque, très divers, mais avec une tendance très nette à l'observation de la société danoise, les paysages du Danemark, et bien sûr de l'Italie. Ces deux tendances vont en fait perdurer tout le 19è siècle.

La second partie du siècle est illustrée par l'Ecole de Skagen, une peinture souvent plus influencée par l'impressionnisme français et donc plus orientée vers la peinture de paysage. Une peinture qui développe plus les techniques de l'Art Moderne, esquisse, tachisme, peinture plate. La peinture de style romantique, classique ou réaliste continue cependant à exister pleinement. La grande attention portée à la vie quotidienne des populations est une caractéristique de cette peinture, qui la rapproche de l'art des Pays Bas protestants du siècle d'or, mais nous donne à apercevoir les moeurs et les modes de vie deux siècles après. Et bien sûr les marines.

 

Le 19è siècle et les toutes premières années du 20è, en Europe, se caractérisent en peinture par la très grande diversité des thèmes abordés par les peintres, dans un registre aussi bien profane que religieux. De même que par la grande diversité des techniques picturales, tantôt classiques, tantôt modernes, utilisées souvent simultanément. Cette période de la peinture européenne est multiple, comme en équilibre entre son riche passé et un avenir encore mal défini. Pendant tout ce siècle l'Europe n'obéit pas à une idéologie unique. Au contraire, des élites partisanes de doctrines très différentes, prétendent à la domination du continent, mais sans pouvoir s'imposer seules et exclure leurs rivaux. Les artistes bénéficient de cette situation de concurrence idéologique : ils y gagnent la liberté de peindre selon leurs goûts et leurs idées propres. Ils ne sont pas contraints d'obéir aux injonctions d'institutions officielles ou dominantes. En France la résistance de l'Académie à la peinture impressionniste n'a duré que quelques années. Le 19è siècle est très certainement dans toute l'histoire de la peinture européenne le siècle où les artistes ont jouit de la plus grande liberté. La peinture officielle, académique, idéologiquement monolithique et totalitaire ne renaîtra qu'à partir des années 1950 et suivantes, en provenance de New York, où elle était apparue dans les années 1920 et suivantes. C'est l'Art Contemporain. Les artistes libres se réfugieront alors dans l'art commercial privé et l'art des rues.

 

THE GOLDEN AGE OF DANISH AND EUROPEAN PAINTING

 

The golden age of Danish painting is in the 19th century. Two periods are to be distinguished.

The first half of the century saw the two same trends coexist as everywhere else in Europe when the wars of the French Revolution and Empire were completed: Romanticism and Classicism. The themes are those of the time, very diverse, but with a clear tendency to the observation of Danish society, the landscapes of Denmark, and of course of Italy. These two trends will in fact continue throughout the 19th century.

The second part of the century is illustrated by the Skagen School, a painting often influenced by French Impressionism and therefore more oriented towards landscape painting. A painting that develops more the techniques of Modern Art, sketch, tachism, flat paint. The romantic, classical or realistic style painting, however, continues to exist fully. The great attention paid to the daily life of the population is a characteristic of this painting, which brings it closer to the art of Protestant Netherlands of the golden age, but gives us to see the customs and ways of life two centuries later. And of course the seascapes

 

The 19th century and the first years of the 20th, in Europe, are characterized in painting by the very great diversity of the themes addressed by the painters, in a register as well profane as religious. As well as by the great diversity of pictorial techniques, sometimes classical, sometimes modern, often used simultaneously. This period of European painting is multiple, as in balance between its rich past and a future still ill-defined. Throughout this century Europe does not obey a single ideology. On the contrary, partsan elites from very different doctrines claim to dominate the continent, but can not impose themselves and exclude their rivals.

Artists benefit from this situation of ideological competition: they gain the freedom to paint according to their own tastes and ideas. They are not forced to obey the injunctions of official or dominant institutions. In France, the Academy's resistance to Impressionist painting lasted only a few years. The 19th century is certainly in the history of European painting the century when artists have enjoyed the greatest freedom. The official, academic, ideologically monolithic and totalitarian painting will only be reborn from the 1950s onwards, coming from New York, where it appeared in the 1920s and following. It is the Contemporary Art. Free artists will then take refuge in private commercial art and street art.

  

William Bouguereau. 1825-1905. Paris. Flore et Zéphyr. Flora and Zephyr. 1875. Mulhouse. Musée des Beaux Arts.

 

LA PEINTURE ENTRE 1815 ET 1880.

 

Il faut attendre la fin des guerres imposées à l'Europe par la Révolution et l'Empire français pour que la peinture reprenne vie et vigueur. Tout la première partie du 19è siècle voit coexister les deux grands courants classiques et romantiques. L'Académisme et les premières tendances modernistes.

Les thèmes de l'art se diversifient, la religion, l'histoire, la mythologie perdent du terrain, la peinture de moeurs, la nature morte et le paysage se répandent. Une école réaliste fait son apparition qui prend de l'importance et représente la première contestation de la "Grande Peinture" Académique.

La diversification et la sécularisation des thèmes de la peinture française et européenne, le recul de la peinture d'histoire et mythologique se fait en définitive à l'imitation de la peinture des Pays Bas, qui pratiquent l'art profane et séculier depuis le 17è siècle.

D'autre part certaines techniques nouvelles apparaissent qui annoncent l'Art Moderne.

Dès les années 1830 le romantique Delacroix a multiplié les esquisses et les tableaux peints à grandes ou petites touches de couleur juxtaposées, au détriment de la précision du dessin. C'est une révolution qui est qualifiée par la critique de "tartouillade". Et la critique, quoi qu'on en dise , n'avait pas absolument tort.

Dans les années 1840 Corot peint, notamment en Italie, des tableaux qui annoncent clairement "la peinture plate", le retour à une vision du monde en deux dimensions. Une esthétique qui atténue ou même supprime la perspective et les volumes. Corot abandonnera ensuite ce style pour inventer un "tachisme" très souple, très dilué, flou, tout à fait personnel, qui annonce aussi le recul du dessin par rapport à la couleur.

Dans les années 1840-50 les peintres de l'Ecole pré-impressionniste de Barbizon s'inspirent beaucoup du paysage néerlandais quant aux coloris, relarivement sombres et neutres, mais avec des techniques de peinture moins lisses, un accent mis sur la touche, et une imprécision du dessin, qui préfigurent l'impressionnisme.

Mais l'époque voit aussi se perpétuer "la Grande Peinture", attentive au dessin exact et précis, enseigné par Dominique Ingres, et attachée aux grands thèmes tirés de la religion, de la littérature ou de l'histoire européenne. Ces peintres Académiques, dont William Bouguereau fait partie, vont entrer en conflit avec les Réalistes, les Préimpressionnistes et les Impressionnistes et finiront par perdre le combat. Ils seront qualifiés de "Pompiers" par le siècle suivant. Dès les années 1860 le réaliste Courbet, et Manet, difficilement classable, représentent, de manière un peu différente, la peinture de contestation de l'Académisme.

 

PAINTING BETWEEN 1815 AND 1880.

Not until the end of the wars imposed on Europe by the French Revolution and the Empire for that the painting back to life and vigor. All the first part of the 19th century saw the two great classical and romantic currents coexist. The Academism and the first modernist tendencies.

The themes of art diversify, the religion, the history, the mythology lose ground, the paintings of manners, still life and landscape are spread. A realistic school is emerging which becomes important and represents the first challenge against the Academic Great Painting.

The diversification and the secularization of the themes of the French and European painting, the decline of historical and mythological painting is ultimately done in imitation of the painting of the Netherlands, which practiced profane and secular art since the 17th century.

As early as the 1830s, the romantic Delacroix multiplied the sketches and paintings with large or small touches of color juxtaposed, to the detriment of the precision of the drawing. It is a revolution which is described by critics as "tartouillade" (daub). And criticism, whatever may be said of it, was not absolutely wrong.

In the 1840s Corot painted, especially in Italy, paintings that clearly announce "the flat painting", the return to a two-dimensional worldview. An aesthetic that attenuates or even suppresses the perspective and the volumes. Corot then abandoned this style to invent a very flexible, diluted, fuzzy, completely personal "tachism", which also announces the recession of drawing in relation to color.

In the years 1840-50 the painters of the Pre-Impressionist School of Barbizon were inspired by the Dutch landscape as regards the colors, relatively dark and neutral, but with less smooth painting techniques, an accent on the touch, and an inaccuracy of the drawing, which prefigure the Impressionism.

But the era also saw the "Great Painting" perpetuate, attentive to the exact and precise drawing, taught by Dominique Ingres, and attached to the great themes drawn from religion, literature or European history. These Academic painters, including William Bouguereau, will enter into conflict with the Realists, the Pre-Impressionists and the Impressionists and will eventually lose the fight. They will be called "Firemen" by the next century. As early as the 1860s, the realistic Courbet, and Manet, hardly classifiable, represent, in a different way, the painting of contestation of Academism.

   

Michael Ancher 1849-1927 Skagen

By a house near Fyrbakken. Près d'une maison à Fyrbakken 1882

Skagens Museum. Denmark

 

L'ÂGE D'OR DE LA PEINTURE DANOISE ET EUROPÉENNE

 

L'âge d'or de la peinture danoise se situe au 19è siècle. Deux périodes sont à distinguer.

La première partie du siècle voit coexister les deux mêmes tendances que partout ailleurs en Europe une fois achevées les guerres de la révolution et de l'Empire français : Romantisme et Classicisme. Les thèmes sont ceux de l'époque, très divers, mais avec une tendance très nette à l'observation de la société danoise, les paysages du Danemark, et bien sûr de l'Italie. Ces deux tendances vont en fait perdurer tout le 19è siècle.

La second partie du siècle est illustrée par l'Ecole de Skagen, une peinture souvent plus influencée par l'impressionnisme français et donc plus orientée vers la peinture de paysage. Une peinture qui développe plus les techniques de l'Art Moderne, esquisse, tachisme, peinture plate. La peinture de style romantique, classique ou réaliste continue cependant à exister pleinement. La grande attention portée à la vie quotidienne des populations est une caractéristique de cette peinture, qui la rapproche de l'art des Pays Bas protestants du siècle d'or, mais nous donne à apercevoir les moeurs et les modes de vie deux siècles après. Et bien sûr les marines.

 

Le 19è siècle et les toutes premières années du 20è, en Europe, se caractérisent en peinture par la très grande diversité des thèmes abordés par les peintres, dans un registre aussi bien profane que religieux. De même que par la grande diversité des techniques picturales, tantôt classiques, tantôt modernes, utilisées souvent simultanément. Cette période de la peinture européenne est multiple, comme en équilibre entre son riche passé et un avenir encore mal défini. Pendant tout ce siècle l'Europe n'obéit pas à une idéologie unique. Au contraire, des élites partisanes de doctrines très différentes, prétendent à la domination du continent, mais sans pouvoir s'imposer seules et exclure leurs rivaux. Les artistes bénéficient de cette situation de concurrence idéologique : ils y gagnent la liberté de peindre selon leurs goûts et leurs idées propres. Ils ne sont pas contraints d'obéir aux injonctions d'institutions officielles ou dominantes. En France la résistance de l'Académie à la peinture impressionniste n'a duré que quelques années. Le 19è siècle est très certainement dans toute l'histoire de la peinture européenne le siècle où les artistes ont jouit de la plus grande liberté. La peinture officielle, académique, idéologiquement monolithique et totalitaire ne renaîtra qu'à partir des années 1950 et suivantes, en provenance de New York, où elle était apparue dans les années 1920 et suivantes. C'est l'Art Contemporain. Les artistes libres se réfugieront alors dans l'art commercial privé et l'art des rues.

 

THE GOLDEN AGE OF DANISH AND EUROPEAN PAINTING

 

The golden age of Danish painting is in the 19th century. Two periods are to be distinguished.

The first half of the century saw the two same trends coexist as everywhere else in Europe when the wars of the French Revolution and Empire were completed: Romanticism and Classicism. The themes are those of the time, very diverse, but with a clear tendency to the observation of Danish society, the landscapes of Denmark, and of course of Italy. These two trends will in fact continue throughout the 19th century.

The second part of the century is illustrated by the Skagen School, a painting often influenced by French Impressionism and therefore more oriented towards landscape painting. A painting that develops more the techniques of Modern Art, sketch, tachism, flat paint. The romantic, classical or realistic style painting, however, continues to exist fully. The great attention paid to the daily life of the population is a characteristic of this painting, which brings it closer to the art of Protestant Netherlands of the golden age, but gives us to see the customs and ways of life two centuries later. And of course the seascapes

 

The 19th century and the first years of the 20th, in Europe, are characterized in painting by the very great diversity of the themes addressed by the painters, in a register as well profane as religious. As well as by the great diversity of pictorial techniques, sometimes classical, sometimes modern, often used simultaneously. This period of European painting is multiple, as in balance between its rich past and a future still ill-defined. Throughout this century Europe does not obey a single ideology. On the contrary, partsan elites from very different doctrines claim to dominate the continent, but can not impose themselves and exclude their rivals.

Artists benefit from this situation of ideological competition: they gain the freedom to paint according to their own tastes and ideas. They are not forced to obey the injunctions of official or dominant institutions. In France, the Academy's resistance to Impressionist painting lasted only a few years. The 19th century is certainly in the history of European painting the century when artists have enjoyed the greatest freedom. The official, academic, ideologically monolithic and totalitarian painting will only be reborn from the 1950s onwards, coming from New York, where it appeared in the 1920s and following. It is the Contemporary Art. Free artists will then take refuge in private commercial art and street art.

  

Frantisek Janoušek 1890-1943. Prague et Paris. Man from the underground. L'Homme des Bas Fonds. 1936. Prague Narodni galerie Veletrzni Palac

 

ART MODERNE : LE RENOUVELLEMENT DES FORMES

 

L'Art Moderne, annoncé dès le début du 20è siècle par les peintres romantiques (Delacroix) et les pré-impressionnistes a été un facteur tout à fait remarquable de renouvellement des formes esthétiques dans la peinture européenne.

Sa caractéristique essentielle est certainement sa volonté d'invention, de changement qui s'exprime en peinture, dans l'emploi des couleurs, dans la recherche d'un nouveau dessin, dans la diversité des thèmes abordés. On peut dire que la civilisation européenne se distingue d'autres grandes civilisations par cette recherche constante, à l'échelle des siècles, de l'innovation. Cela n'a pas été le cas par exemple des civilisations islamiques ou chinoises dont les valeurs ont infiniment plus accordé la priorité à la pérennité et au maintien des traditions. Une fois encore on constate que l'art est un révélateur des valeurs qui animent les sociétés.

 

Les techniques utilisées par les peintres européens, au cours du 19è siècle, pour créer un art nouveau sont multiples, sauf omission, on peut les recenser ainsi :

1°"La Peinture Plate": par exemple avec Manet, plus tard Gauguin, Maurice Denis, Raoul Dufy, les Nabis... Cette technique réduit ou supprime les volumes et la perspective et privilégie les lignes. Le peintre ne s'efforce plus de rendre le monde en trois dimensions, comme il l'a fait pendant des siècles. Le peintre propose une vision du monde qui accepte la planéité du tableau. L'artiste peint en deux dimensions. C'est un retour à une esthétique qui était celle de la peinture Byzantine, Romane et Gothique. Avec d'autres thèmes évidemment, puisque une des caractéristiques de l'art moderne est la raréfaction des motifs religieux, ou inspirés par l'antiquité grecque et romaine.

2° La décomposition de la lumière et des couleurs, en taches et en points."Le Tachisme". Les Préimpressionnistes (Ecole de Barbizon, Corot) Les Impressionnistes. Les Pointillistes (Seurat, Signac)

3° Les couleurs arbitraires ou symboliques. L'artiste s'écarte des couleurs "réelles", celles perçues par l'oeil et le cerveau humain, et invente des couleurs apparemment arbitraires: Gauguin, les Fauves, le symbolisme, le surréalisme ... C'est une technique que la peinture romane et gothique avaient mis en pratique très régulièrement.

4° La valorisation de l'Esquisse. L'esquisse a été pendant des siècles, seulement, ce que son nom indique : une Etude préparatoire à un tableau définitif. Au 19è l'esquisse devient un procédé définitif, terminal, d'expression artistique.

5° La décomposition de l'espace et des volumes du monde réel, en lignes et surfaces, plus ou moins synthétiques et significatives. (Cézanne, Braque).

6° La "multiplicité des points de vue" sur un objet ou un sujet. Technique qui cherche à rendre le réel comme si on le regardait, en même temps, depuis plusieurs points de l'espace. (Les Cubistes)

7° L'art Abstrait, enfin, une nouveauté à peu près totale dans l'art européen.

 

L'Art a toujours été, une manière de rêver le monde réel. Mais les nouvelles techniques de l'Art Moderne, s'éloignent toutes, de manière très intentionnelle, volontariste, de la représentation exacte du réel.

Les peintres tendent à créer un art dans lequel l'interprétation du réel l'emporte sur sa reproduction.

L'artiste "moderne" reproduit le réel, mais aussi le rêve et l'invente. Ces tendances ont abouti à l'art non figuratif, autrement appelé l'art abstrait.

Ce renouvellement des formes en peinture est total.

Il a apporté de nouvelles possibilités, très intéressantes, et très belles, d'expression artistique.

 

Il ne faut pas confondre Art Moderne et Art Contemporain. Ils ne recouvrent pas la même période. Ils n'ont pas les mêmes caractéristiques esthétiques ni les mêmes fondements idéologiques.

L'Art Moderne recouvre une période qui va depuis les pré-impressionnistes, vers 1850-60, jusqu'à la seconde guerre mondiale. C'est du moins la périodisation la plus couramment acceptée par les historiens de l'art.

D'autres historiens le font débuter un peu plus tardivement avec les post-impressionnistes et l'art abstrait, vers 1900. La définition la plus large est certainement la meilleure car les impressionnistes sont des artistes pleinement "modernes". On peut même penser que l'Art Moderne débute dès 1815, avec certains peintres romantiques comme le français Eugène Delacroix, ou avec William Turner, fantastique novateur, annonciateur de l'impressionnisme et de l'art non figuratif, qui meurt en 1853.

Ces deux artistes ont fait de l'esquisse un moyen d'expression artistique privilégié.

Les peintres de cette époque sont déjà profondément inspirés par la volonté d'innovation qui caractérise l'Art Moderne. La période de l'Art Moderne, extrêmement dynamique, est d'autre part, autre caractéristique majeure, riche de diversité. Elle s'inscrit tout à fait dans l'histoire de l'art européen. Elle ne renie pas le passé, l'art académique est tout à fait pratiqué, mais elle est aussi remarquablement créatrice d'oeuvres multiples, inventive de formes tout à fait nouvelles d'expression esthétique.

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L'Art Contemporain est postérieur à 1945. Certains fixent sa naissance dans les années 1950. On peut aussi prétendre, avec quelques raisons, que sa date de naissance, en tout cas idéologique et politique, est la création à New York du Moma par les Rockefeller (1929). Les dates sont bien sûr approximatives et certains peintres comme Picasso ou Miro appartiennent à l'esprit de l'Art Moderne, alors qu'ils restent très créatifs après 1945.

En peinture et en sculpture, la diversité fait alors place à une profonde uniformité dissimulée derrière les apparences de l'innovation et même de la provocation. L'explosion d'originalité et de non conformisme qui caractérise l'Art Moderne devient un Système qui se fige dans l'idéologiquement et l'esthétiquement correct. Contrairement à ce qu'il prétend être l'Art Contemporain, officiel, celui qui est installé dans les collections permanentes des musées, est un art figé, académique, épuisé par un système et une obsession : le Nouveau. C'est l'Art de la Table Rase du Passé : un art sans racines, réservé à une élite de prétendus "Comprenants".

  

MODERN ART: THE RENEWAL OF FORMS

Modern Art, announced from the beginning of the 20th century by the romantic painters (Delacroix) and pre-impressionists has been a factor quite remarkable renewal of aesthetic forms in European painting. Its essential characteristic is certainly his invention will, his desire for change, expressed in painting, in the use of colors, in the search for a new design, in the diversity of topics. It can be said that European civilization differs from other great civilizations through the constant research, on the scale of centuries, of innovation. This was not the case for example of Islamic and Chinese civilizations whose values have infinitely more given priority to the sustainability and the maintenance of traditions. Once again we see that art is a developer of the values that drive the societies.

 

The techniques used by European painters during the 19th century to create a new art, are many. Except omission, and we can enumerate:

1° "The Flat Painting", for example with Manet, Gauguin, Maurice Denis, the Nabis ... This technique reduces or removes volumes and perspective and focuses on lines. The painter no longer tries to represent the world in three dimensions, as he has done for centuries. The painter proposes a vision of the world that accepts the flatness of the table. The artist paints in two dimensions. She returned to an aesthetic that was practiced by the Byzantine painting, Roman and Gothic. With other themes obviously, since one of the features of modern art is the increasing scarcity of religious motives or inspired by Greek and Roman antiquity.

2° The decomposition of light and colors with spots and dots. "The Tachism". The Pre-Impressionists, the Barbizon School, Corot, The Impressionists. the Pointillist (Seurat, Signac)

3° The arbitrary and symbolic colors. The artist moves away of the colors "real", those perceived by the eye and the human brain, and invents arbitrary colors: Gauguin, the Fauves, symbolism, surrealism ... It is a technique that painting Romanesque and Gothic had practiced regularly.

4° The valorization of the Sketch. The sketch was, for centuries, only what its name indicates: a preparatory study for a final painting. In the 19th the sketch becomes a permanent process, terminal, completed, of artistic expression.

5° . The decomposition of space and volumes of the real world into lines and surfaces, more or less synthetic and significant. (Cézanne, Braque).

6° The "multiplicity of perspectives" on an object. Technique that seeks to make the real, as if you looked at him, at the same time, from several points of space. (The Cubist)

7° Abstract art, finally, a novelty almost complete in European art.

 

Art has always been a way to dream the real world. But news techniques of Modern Art, are moving away from, a manner very intentional, voluntarist, of the exact representation of reality.

The painters tend to create an art in which the interpretation of reality prevails over its reproduction.

The "modern" artist reproduces reality, but also the dream and invents it. These tendencies have led to non-figurative art, otherwise known as abstract art.

This renewal forms in painting is total.

It has brought new opportunities, exciting, and beautiful, artistic expression.

 

It must not confuse Modern and Contemporary Art. They do not cover the same period. They do not have the same aesthetic characteristics or the same ideological foundations.

The Modern Art covers a period that goes from pre-Impressionists, to 1850 to 1860, until the Second World War. This is at least the periodization most commonly accepted by art historians.

Other historians begin Modern Art a little later with the post-impressionist and abstract art, circa 1900. The broadest definition is certainly the best because Impressionist artists are fully "modern".

 

One may even think that Modern Art begins in 1815, with some romantic painters such as Eugène Delacroix, or William Turner, innovative fantastic, annunciator of the impressionism and non-figurative art, who died in 1853.

These two artists have made with the sketch a privileged means of artistic expression.

The painters of this period are already deeply inspired by the desire for innovation that characterizes modern art. The period of Modern Art, extremely dynamic, is the other, another major feature rich diversity. It fits perfectly in the history of European art. She does not repudiate the past, academic art is quite practiced, but it is also remarkably creative multiple works, inventive forms entirely new of aesthetic expression.

 

The Contemporary Art is subsequent to 1945. Some historians establish its birth in the 1950s.

One can also argue, with some reason, that his date of birth in any ideological and political cases, is the creation of the Moma in New York, by the Rockefeller (1929). The dates are of course approximate and certain painters like Picasso or Miro belong to the spirit of the Modern Art, while they remain very creative after 1945.

In painting and sculpture, diversity gives way to a profound uniformity dissimulated behind the appearances of innovation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes Modern Art becomes a system that freezes in the ideologically and the aesthetically correct.

 

In painting and sculpture, diversity gives way to a deep uniformity, hidden behind the appearances of innovation and even of the provocation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes modern art becomes a system that freezes in the ideologically and aesthetically correct. Contrary to what he claims to be, contemporary art, official, one installed in the permanent collections of museums, is a static, academic, exhausted by a system and an obsession: the New. This is the Art of the Table Rase of the Past of Europa : an art without roots, for the elite, so-called "comprenants".

  

Jean Jacques Henner. 1829-1905. Paris.

Eglogue vers 1879

Paris. Musée Jean Jacques Henner.

 

JEAN JACQUES HENNER

 

Jean Jacques Henner est un peintre d'origine alsacienne qui a été actif à Paris. Son style est très personnel, il ne peut être classé dans les grandes écoles de son époque comme l'Académisme, le Naturalisme , le Réalisme ou l'Impressionnisme. Il est très représentatif de son époque justement par le fait qu'il peut difficilement être rattaché à une école. Toute la peinture européenne entre 1815 et 1940 se caractérise par sa grande diversité de styles et de thèmes. La diversité des idéologies qui s'affrontent est un des facteurs de l'instabilité politique et la cause des guerres qui se succèdent, mais en art la période est riche par son pluralisme.

JJ Henner est parfaitement capable de peindre, de manière classique, une oeuvre achevée, au dessin précis, comme le démontrent certains de ses portraits ( le sous-préfet d'Altkirch). Mais la manière de peindre la plus habituelle de Henner est très moderniste. On ne peut pas le confondre avec William Bouguereau. Son style privilégie l'esquisse et le coloris par rapport à la rigueur du dessin. Jean Jacques Henner n'est en aucun cas proche, par le style, des peintres académiques appelés à une certaine époque "peintres pompiers". Ce sont ses thèmes et ses coloris qui peuvent l'apparenter aux peintres académiques. Un peu comme Eugène Delacroix , Jean Baptiste Corot, Jean Jacques Henner peut peindre de manière "moderne" de "grands sujets" empruntés à la Mythologie ou à l'Histoire.

Outre l'esquisse qu'il utilise de manière très systématique, "la peinture plate", notamment pour les paysages, est une de ses techniques habituelles : Atténuation des volumes et écrasement de la perspective.

Ces techniques modernistes n'ont nullement fait obstacle à sa désignation pour un Prix de Rome, et plus tard à son élection à l'Académie des Beaux Arts en 1889 au fauteuil de Alexandre Cabanel. Un peintre bien plus académique que lui. Jean Jacques Henner, travaille en atelier et non pas en extérieur, et il n'est pas tenté par les techniques impressionnistes. Notamment pas par l'accent que les impressionnistes mettent sur la luminosité et leur choix d'une peinture claire. Les tonalités dominantes de JJ Henner restent dans la tradition classique : plutôt sombres. Mais il fréquente les peintres impressionnistes et ne leur est nullement hostile.

  

Jean Jacques Henner is a painter of Alsatian origin who was active in Paris. His style is very personal, he can not be classified in the great schools of his time as Academism, Naturalism, Realism or Impressionism. It is very representative of its time precisely because it can hardly be attached to a school. All European painting between 1815 and 1940 is characterized by its great diversity of styles and themes. The diversity of opposing ideologies is one of the factors of political instability and the cause of successive wars, but in art the period is rich in its pluralism. JJ Henner is perfectly capable of painting, in a classic way, a finished work, with precise drawing, as demonstrated by some of his portraits (the sub-prefect of Altkirch). But the most usual way of painting Henner is very modern. It can not be confused with Bouguereau. His style favors sketching and coloring compared to the rigor of the drawing.

Jean Jacques Henner is by no means close, by the style, of the academic painters called at one time "firefighters painters". It is his themes that can sometimes be related to the painters of the academic school. It is his themes and colors that can relate him to academic painters. A bit like Eugene Delacroix, Jean Baptiste Corot, Jean Jacques Henner can paint in a "modern way" "great subjects" borrowed from Mythology or History. In addition to the sketch, that he uses very systematically, the "flat painting", particularly for landscapes, is one of his usual techniques: Attenuation of volumes and crushing of perspective.

These modernist techniques made no obstacle to his designation for a Prix de Rome, and later to his election the Académie des Beaux Arts in 1889 in Alexandre Cabanel's armchair. A painter much more academic than himself. Jean Jacques Henner, works in a workshop and not outdoors, and he is not tempted by Impressionist techniques. Especially not by the emphasis that the impressionists put on the luminosity and their choice of a clear painting. The dominant tones of JJ Henner remain in the classical tradition: rather dark. But he frequents the impressionist painters and is not at all hostile to them.

  

Jacqueline C0MERRE-PATON

(Paris, 1859 - idem, 1955)

La chanson des bois

1886

Huile sur toile

Achat de la ville en 1887

MORLAIX Musée des Jacobins

 

14/05/2017 : nouvelle photo

 

Épouse du peintre académique Léon Comerre (1850-1916), elle suit l'enseignement de Cabanel et débute au Salon de 1878 sous le nom de Paton.

Elle se spécialise surtout dans des peintures de jeunes paysannes au repos, dont les vêtements identifiaient la condition comme dans le tableau du Musée de Morlaix.

Achetée au Salon de 1886, cette œuvre est remarquée par un journaliste du New York Times et chroniquée dans le journal dans un article daté du 24 Avril 1886.

L'œuvre est exposée dès 1887 au Musée accompagnée d'un texte :

« Bien jeune, ignorant les fêtes prochaines

Elle entend chanter les oiseaux des bois

Et tous ces concerts d'amoureuses voix

La tiennent rêveuse aux pieds des grands chênes. »

Le poème illustre le sujet : une jeune fille allongée sur le sol jonché de feuilles mortes, la main gauche posée sur un fagot, une faucille reposant sur sa hanche.

Elle fixe le spectateur mais semble perdue dans ses pensées. Le format prolonge le sujet en le situant de façon harmonieuse dans un paysage boisé, aux tonalités foncées, baigné d'une lumière chaude.

Jacqueline Comerre-Paton organise sa composition sur une horizontale très nettement marquée par le corps de la jeune fille au premier plan sur lequel toute l'attention se porte, mais le paysage n'en est pas moins traité avec soin.

Un tableau d'Albert Anker datant de 1865, « Dans les bois », conservé au Musée des Beaux-arts de Lille représente le même sujet avec quelques variantes mais les vêtements et la pose sont identiques. Jacqueline Comerre-Paton connaissait elle ce tableau ? On peut s'interroger tant les deux œuvres sont proches.

Fiche explicative à l'occasion de l'exposition "Portraits et figures" (novembre 2016 - mai 2017)

 

Exposition « Chers enfants ! » du 12 décembre 2014 au 16 mai 2015 au Musée des Jacobins de Morlaix

Michael Kvium. 1955

Big foot 2015

Aalborg. Museum of Modern Art Denmark

 

LE BEAU ET LE BIEN. LE LAID ET LE MAL. BEAUTIFUL AND GOOD. THE UGLY AND EVIL

 

Ce n'est pas par hasard si l'art catholique et orthodoxe peignait Dieu, le Christ, la Vierge et les Anges beaux, et Satan et les démons laids.

Les artistes des temps passés et leurs commanditaires savaient qu'il existe entre le Beau et le Bien d'une part et le Laid et le Mal d'autre part des correspondances évidentes, des accords profonds. Les peuples qui en restent au domaine des faits, des évidences de bon sens, ressentaient aussi, instinctivement, ces consonances.

Il faut donc questionner le renversement total des valeurs que les élites politiques et idéologiques, politiquement correctes, et les artistes à leur service , ont imposé à la peinture occidentale depuis le milieu du 20è siècle en décidant de favoriser une peinture (et une sculpture), non seulement absurde, mais aussi laide. Un art officiel, académique et obligatoire, qui remplit les musées de tout l'Occident et qui s'exporte avec profit. Un art contemporain qu'il ne faut pas confondre avec l'art commercial et celui des rues, mais dont tout l'intérêt est de révéler les réelles tendances, intellectuelles et morales, qui inspirent et motivent, contrairement à tous leurs discours publics, les élites idéologiques et politiques qui gouvernent l'Occident.

Les choix artistiques des élites sont conditionnées par les idéologies, religieuses ou profanes, qu'elles inventent et imposent aux peuples. Ces idéologies ne sont jamais neutres. Elles ont des conséquences bonnes ou mauvaises, plus ou moins bonnes et/ou plus ou moins mauvaises sur les civilisations. Mais en définitive ce sont toujours les peuples qui paient la note.

  

It is not by chance that Catholic and Orthodox art painted God, Christ, the Virgin and the Angels, beautiful, and Satan and the demons, ugly.

The artists of the past and their sponsors knew that there is between the beautiful and the good on the one hand and the Ugly and the Evil on the other hand obvious correspondences, deep agreements. The peoples who remain in the realm of facts and of good sense, also instinctively felt these consonances.

It is therefore necessary to question the total reversal of the values that the political and ideological elites, politically correct, and the artists at their service have imposed on Western painting since the middle of the 20th century by deciding to favor a painting (and a sculpture), not only absurd, but also ugly. An official, academic and obligatory art, which fills the museums of all the Occident and which exports with profit. A contemporary art that should not be confused with commercial art and that of the streets (street art) , but whose whole interest is to reveal the real trends, intellectual and moral, which inspire and motivate, contrary to all their public speeches, the ideological and political elites that govern the West.

The artistic choices of the elites are conditioned by ideologies, religious or secular, which they invent and impose on the peoples. These ideologies are never neutral. They have good or bad consequences, more or less good and / or more or less bad on civilizations. But ultimately it is always the peoples who pay the bill.

   

Edouard Manet 1832-1883. Paris. Chez la modiste. At the milliner's. 1881. Paris Orsay. Prêt du Fine Arts Museums de San Francisco. Oeuvre non achevée. Loan from the Fine Arts Museums of San Francisco. Work not completed

  

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

  

Pablo Picasso. 1881-1973. Trois femmes. Three Women. 1907.

(Collection Chtchoukine. Saint Pétersbourg. Ermitage.

Exposition temporaire Fondation Louis Vuitton. Paris. )

 

PICASSO. ART MODERNE ART CONTEMPORAIN ART MARCHAND ART DES RUES

 

Pablo Picasso (1881-1973) est un peintre exemplaire de l'Art Moderne (1830-1950 en dates grosses) et annonce remarquablement, quoique encore très discrètement, l'Art Contemporain qui s'impose à partir des années 1950 et suivantes.

Il est un génial découvreur, et même un accumulateur de Formes Nouvelles d'expression artistique.

On peut penser que l'histoire de l'art reconnaîtra cette richesse d'invention esthétique et le classera parmi les plus grands maîtres européens.

Picasso est actif à la fin d'une des époques les plus fastes de la peinture européenne (1815-1940). Une période de très grande diversité idéologique, et en conséquence d'affrontements terribles, mais qui est aussi une époque de création artistique intense et de recherches formelles, esthétiques, les plus diverses. Parmi ces recherches l'Art Abstrait auquel Picasso introduit.

Picasso est un artiste essentiellement figuratif, toujours très attaché au valeurs du Beau et du Sens dans la peinture. Mais il annonce cependant déjà certaines impasses, qui apparaissent nécessairement quand va s'installer un Système, un Art officiel, Académique et même un Art Sacré. A partir de la fin de la seconde guerre mondiale : l'Art Contemporain

 

L'Art Contemporain est un Système, un Art Officiel, Politiquement Correct, qui est le reflet des valeurs, ou des non-valeurs, les valeurs inversées, imposées par les élites de notre actuelle société occidentale.

De tous temps, de nos jours comme dans le passé, l'Art se décide dans les niveaux supérieurs des sociétés. L'idéologie démocratique n' a absolument rien changé à ce fait. Au contraire.

L'Art contemporain officiel, celui des musées, est un drapeau distinctif et un vecteur idéologique. Cela n'est pas nouveau. Seule à changé l'idéologie en place dans la société européenne, et les valeurs qu'elle impose. Un changement que l'art reflète.

Le monde contemporain ne repose pas du tout sur les mêmes valeurs que l'Europe chrétienne (catholique et orthodoxe) qui a fait l'art européen de 500 à 1600.

Ces valeurs ont mis du temps à mourir en Europe, entre 1600 et 2000, au travers de deux étapes idéologiques essentielles : la Réforme et les Lumières.

Donc l'art européen ne peut pas être le même, mais le changement s'est fait lentement et même subrepticement.

En 1900, et même encore en 1940, l'Europe n'était pas encore entrée dans un autre monde, culturellement totalement différent. Mais en 2000 c'est totalement fait.

Un demi siècle, pendant lequel la démocratie libérale occidentale a mis en place son Art Sacré, qui est devenu omniprésent à partir de la seconde moitié du 20è siècle.

L'Art Contemporain est un art officiel qui véhicule, directement ou indirectement, certains des commandements principaux du catéchisme prêché par les élites actuelles : L’Évolution, L'Homme, le Matérialisme, l’Économie, la Richesse, La Science, La Technique, Le Progrès, La Démocratie, La Liberté, Les Droits, Le Changement, le Gouvernement Mondial. Mais aussi tout un ensemble complexe de messages, ésotériques, implicites, discrets, qui ne sont pas destinés au grand public, mais réservés à l'élite.

Plus encore que sous "l'Ancien Régime" les Élites de la Démocratie sont bien décidées à cultiver leur différence, et l'Art Contemporain est un des lieux privilégiés, un des clubs, où les élites "démocratiques" se retrouvent avec délice.

Tout ceci n'est pas encore totalement en place à l'époque de la grande activité de Picasso.

 

Mais déjà l'Art Moderne, précisément avec Picasso, est exemplaire de ce qui paraît être une nouveauté, du moins à cette échelle: l'Art Marchandise. Une nouveauté qui va s'imposer totalement avec l'Art Contemporain.

Tout le système de création de l'Art a été modifié par la révolution industrielle, l'idéologie matérialiste et la priorité à l'Economie et à la Richesse qui s'est installée en Occident au cours du 19è siècle.

L'art ne peut pas être le même quand les niveaux supérieurs d'une civilisation sont occupés par des banquiers et des grands marchands, assistés et servis par les idéologues, à la place des anciennes élites, beaucoup plus diversifiées. dans leurs origines et leurs valeurs.

Les élites européennes du passé étaient à la fois rivales et associées, affrontées et dialectiquement complémentaires :

Aristocratie foncière et guerrière. Ouverte au commerce aussi, dans certains pays européens (Italie, Pays Bas notamment).

Eglises (catholique et orthodoxe).

Bourgeoisie commerçante, plus ou moins frottée d'aristocratie selon les pays.

Haut Artisanat citadin, organisé en corporations et métiers, qu'il ne faut pas négliger car il était un des acteurs principaux du faire artistique.

Une diversité qui a été source d'une grande richesse culturelle.

 

Ce qui est tout à fait nouveau au cours de la période dite de l'Art Moderne c'est que l'Art ( peinture et sculpture) a commencé à devenir, de manière avouée, une marchandise.

L'Art contemporain est totalement conditionné par un marché très organisé, finalement très monolithique et parfaitement totalitaire dans ses valeurs, pour lequel les buts profitables sont tout à fait essentiels.

Ce n'était absolument pas le cas des mécènes des siècles précédents : aristocrates fonciers et guerriers, ploutocrates marchands, et Eglises, pour lesquels l'art n'était que très secondairement un placement financier. L'art, la peinture notamment, était pour eux un moyen de communication avec les peuples ou/et une dépense de prestige.

Il a certes toujours existé des marchands d'Art, dès l'Antiquité, mais ils ne décidaient pas des grandes orientations de l'Art de leur époque. Et certainement pas entre 500 et 1800.

Les marchands d'art étaient seulement des intermédiaires, et de temps en temps, ils faisaient des copies et des faux !

Le marchand d'art qui participe activement à la définition des orientations de l'art de son époque est une nouveauté apparue au cours du 19è siècle, à peu près à l'époque des impressionnistes, qui s'est répandue au début du 20è. Ils sont l'une des manifestations de la mercantilisation des valeurs de la société européenne.

Picasso, qui n'avait pas que les qualités d'un artiste, avait très bien compris et exploité ces deux réalités, la première ancienne, l'Art est idéologique, la seconde plus nouvelle, l'Art est marchandise, et l'artiste est à vendre.

Il faut compléter ce panorama très synthétique de l' évolution récente de l'art de la peinture européenne puis occidentale, en mentionnant, juste pour mémoire ici, car cette considération n'a rien à voir avec Picasso, une autre nouveauté, plus récente : l'Art des rues. Un art apparu dans les années 1960 et suivantes, principalement à New York. Un art populaire d'origine, en marge, et non pas officiel et élitiste.

Cet art ne fait que commencer son histoire.

  

PICASSO. MODERN ART. CONTEMPORARY ART. MERCHANT ART. ART OF THE STREETS

 

Pablo Picasso (1881-1973) is an exemplary painter of Modern Art (1830-1950 in big dates) and announces remarkably, although still very discreetly, the Contemporary Art which imposes itself from the years 1950 and following.

He is a brilliant discoverer, and even an accumulator of new forms of artistic expression.

One can think that the history of art will recognize this richness of aesthetic invention and classify it among the greatest European masters.

Picasso was active at the end of one of the most splendid eras of European painting (1815-1940). A period of great ideological diversity, and consequently of terrible confrontations, but which is also an era of intense artistic creation and of formal, aesthetic, and most diverse research. Among these researches the Abstract Art to which Picasso introduces.

Picasso is an essentially figurative artist, always very attached to the values of Beauty and Sense (Meaning) in painting. But it already announces certain impasses, which necessarily appear when a System, an Official Art, Academic, and even a Sacred Art will settle. From the end of the Second World War: Contemporary Art

Contemporary Art is a System, an Official, Politically Correct Art, which reflects the values, or the non-values, or the inverted values, imposed by the elites of our present Western society.

At all times, in our days as in the past, the Art is decided in the higher levels of society. The democratic ideology has absolutely nothing to do with this fact. On the contrary.

The Contemporary art, official art, that of museums, is a distinctive flag and an ideological vector. This is not new. Only changed the ideology in place in European society, and the values it imposes. A change that art reflects.

The contemporain world is not based at all on the same values as the Christian Europe (Catholic and Orthodox) which made the European art from 500 to 1600.

These values have taken a long time to die in Europe, between 1600 and 2000, through two essential ideological steps: the Reformation and the Enlightenment.

So European art can not be the same, but the change has taken place slowly and even surreptitiously.

In 1900, and even in 1940, Europe had not yet entered another world, culturally totally different. But in 2000 it is totally done.

A half century, during which the liberal Western democracy established its Sacred Art, which became ubiquitous from the second half of the 20th century.

Contemporary Art is an official art that carries, directly or indirectly, some of the main commandments of the catechism preached by the current elites: Evolution, Man, Materialism, Economy, Wealth, Science, Technology, Progress, Democracy , Freedom, Rights, Change, World Government. But also a whole complex of messages, esoteric, implicit, discrete, which are not intended for the general public but reserved for the elite.

Even more than under the "Ancien Régime", the Elites of Democracy are determined to cultivate their differences, and Contemporary Art is one of the privileged places, one of the clubs where the "democratic" elites find themselves with delight.

All this is not yet fully in place at the time of Picasso's great activity.

 

But already Modern Art, precisely with Picasso, is exemplary of what appears to be a novelty, at least on this scale: the Art of Merchandise. A novelty that will impose itself totally with the Contemporary Art.

The whole system of creation of Art was modified by the industrial revolution, materialistic ideology and priority to Economy and Wealth that settled in the West during the 19th century.

Art can not be the same when the higher levels of a civilization are occupied by bankers and big merchants, assisted and served by the ideologists, instead of the old elites, who are much more diversified. In their origins and values.

The European elites of the past were at the same time rival and associated, confronted and dialectically complementary:

Land and warrior aristocracy. Also open to trade, in some European countries (Italy, the Netherlands in particular).

Churches (Catholic and Orthodox).

Trading bourgeoisie, more or less rubbed with the aristocracy, according to country.

Top urban craft, organized in corporations and trades, which should not be neglected because it was one of the main actors of the artistic.

A diversity that has been a source of great cultural richness.

What is quite new during the period known as Modern Art is that Art (painting and sculpture) has begun to become, in an avowed way, a commodity.

Contemporary art is totally conditioned by a highly organized market, ultimately very monolithic and perfectly totalitarian in its values, for which profitable goals are absolutely essential.

This was absolutely not the case for the patrons of the previous centuries: land and warriors aristocrats, merchant plutocrats, and churches, for whom art was only very secondarily a financial investment. Art, painting in particular, was for them a means of communication with peoples and / or an expense of prestige.

Art traders have always existed, since Antiquity, but they did not decide the main orientations of the Art of their time. And certainly not between 500 and 1800.

The merchants of art were only intermediaries, and from time to time they made copies and fakes!

The art dealer who actively participates in defining the orientations of the art of his time is a novelty that appeared in the 19th century, at about the time of the Impressionists, which spread at the beginning of the 20th century. They are one of the manifestations of the mercantilisation of the values of the European society.

Picasso, who had not, only the qualities of an artist, had very well understood and exploited these two realities, the first ancient, Art is ideological, the second newest, Art is merchandise, and the artist Is for sale.

It is necessary to complete this very synthetic panorama of the recent evolution of the art of European and then Western painting, mentioning, just for the record here, because this consideration has nothing to do with Picasso, another novelty, more recent: The Art of the Streets. An art appeared in the 1960s and later, mainly in New York. A folk art of origin, on the margin, and unofficial and non-elitist.

This art is only beginning its history.

  

Francesco Hayez. 1791-1882. Il Bacio. The Kiss. 1859. Milan. Pinacoteca Brera.

Pour comparaison du style académique et du style moderne.For comparison of academic style and modern style.

Peder Severin Krøyer 1851-1909. Copenhague, Paris, Skagen.

Morning at Hornbaeck Two fishermen carrying a basket of herring

Matin à Hornbaeck Deux pêcheurs portant un panier de harengs

Copenhague Collection Hirschsprung

  

UN ÂGE D'OR DE LA PEINTURE DANOISE ET EUROPÉENNE

 

L'âge d'or de la peinture danoise se situe au 19è siècle. Deux périodes sont à distinguer.

La première partie du siècle voit coexister les deux mêmes tendances que partout ailleurs en Europe une fois achevées les guerres de la révolution et de l'Empire français : Romantisme et Classicisme. Les thèmes sont ceux de l'époque, très divers, mais avec une tendance très nette à l'observation de la société danoise, les paysages du Danemark, et bien sûr de l'Italie. Ces deux tendances vont en fait perdurer tout le 19è siècle.

La second partie du siècle est illustrée par l'Ecole de Skagen, une peinture souvent plus influencée par l'impressionnisme français et donc plus orientée vers la peinture de paysage. Une peinture qui développe plus les techniques de l'Art Moderne, esquisse, tachisme, peinture plate. La peinture de style romantique, classique ou réaliste continue cependant à exister pleinement. La grande attention portée à la vie quotidienne des populations est une caractéristique de cette peinture, qui la rapproche de l'art des Pays Bas protestants du siècle d'or, mais nous donne à apercevoir les moeurs et les modes de vie deux siècles après. Et bien sûr les marines.

 

De 1830/1850 à 1940 environ, c'est en Europe la période de l'Art Moderne.

Le 19è siècle et les toutes premières années du 20è, en Europe, se caractérisent en peinture par la très grande diversité des thèmes abordés par les peintres, dans un registre aussi bien profane que religieux. De même que par la grande diversité des techniques picturales, tantôt classiques, tantôt modernes, utilisées souvent simultanément. Cette période de la peinture européenne est multiple, comme en équilibre entre son riche passé et un avenir encore mal défini. Pendant tout ce siècle l'Europe n'obéit pas à une idéologie unique. Au contraire, des élites partisanes de doctrines très différentes, prétendent à la domination du continent, mais sans pouvoir s'imposer seules et exclure leurs rivaux. En peinture c'est un magnifique chant du cygne de l'Europe, qui se déploie dans un environnement politique totalement chaotique, marqué par des guerres absurdes et autodestructrices.

Quand l'Europe se suicide politiquement, son art explose, une fois de plus, (une dernière fois ?) dans un festival de Beauté et d'Inventivité.

Un Art très imaginatif, dont l'extraordinaire diversité, technique et thématique, est le reflet des tensions existantes entre les différentes composantes de la culture européenne, les différentes croyances alors encore vivantes dans cette fin de l'Europe :

- Les croyances traditionnelles héritées des valeurs du passé de l'Europe, qui sont encore très actives dans le peuple, et aussi dans une partie de l'élite économique, idéologique et politique. Dieu, la Religion, les Devoirs, Ordre, Tradition, Travail, Famille, Patrie ...

- Les croyances nouvelles, revendiquant les idées conçues par la nouvelle idéologie montante, la nouvelle religion pour tous les Hommes, celle des Lumières : Révolution, Science, Progrès, Homme, Démocratie, les Droits, Bonheur, Modernité....De nouvelles valeurs très influentes dans une autre partie de l'élite économique, idéologique et politique de l'Europe.

Cette diversité des croyances en des valeurs différentes et même totalement opposées est l'explication de ce double constat :

En politique des affrontements incessants et meurtriers, jusqu'aux génocides à répétition.

En peinture, l'Art Moderne, ce sont des inventions remarquables : Une esthétique renouvelée par l'observation des arts du passé de l'Europe : byzantins, romans et gothiques. La peinture plate de ces "temps obscurs" a en réalité inspiré toute la peinture de l'Art Moderne. Mais d'autres approches du Beau ont été développées : l'esquisse, le tachisme.... et une nouveauté absolue apparaît, du moins en Europe: l'Art Abstrait. En Europe, parce que dans le domaine de l'art abstrait, la Chine nous avait précédé, de très loin.

Les artistes bénéficient de cette situation de concurrence idéologique : ils y gagnent la liberté de peindre selon leurs goûts et leurs idées propres. Ils ne sont pas contraints d'obéir aux injonctions d'institutions officielles ou dominantes. En France la résistance de l'Académie à la peinture impressionniste n'a duré que quelques années. Le 19è siècle est très certainement dans toute l'histoire de la peinture européenne le siècle où les artistes ont jouit de la plus grande liberté. La peinture officielle, académique, idéologiquement monolithique et totalitaire ne renaîtra qu'à partir des années 1950 et suivantes, en provenance de New York, où elle était apparue dans les années 1920 et suivantes. C'est l'Art Contemporain. Les artistes libres se réfugieront alors dans l'art commercial privé et l'art des rues.

  

A GOLDEN AGE OF DANISH AND EUROPEAN PAINTING

 

The golden age of Danish painting is in the 19th century. Two periods are to be distinguished.

The first half of the century saw the two same trends coexist as everywhere else in Europe when the wars of the French Revolution and Empire were completed: Romanticism and Classicism. The themes are those of the time, very diverse, but with a clear tendency to the observation of Danish society, the landscapes of Denmark, and of course of Italy. These two trends will in fact continue throughout the 19th century.

The second part of the century is illustrated by the Skagen School, a painting often influenced by French Impressionism and therefore more oriented towards landscape painting. A painting that develops more the techniques of Modern Art, sketch, tachism, flat paint. The romantic, classical or realistic style painting, however, continues to exist fully. The great attention paid to the daily life of the population is a characteristic of this painting, which brings it closer to the art of Protestant Netherlands of the golden age, but gives us to see the customs and ways of life two centuries later. And of course the seascapes

 

From 1830/1850 to around 1940, it was in Europe the period of Modern Art.

The 19th century and the first years of the 20th, in Europe, are characterized in painting by the very great diversity of the themes addressed by the painters, in a register as well profane as religious. As well as by the great diversity of pictorial techniques, sometimes classical, sometimes modern, often used simultaneously. This period of European painting is multiple, as in balance between its rich past and a future still ill-defined. Throughout this century Europe does not obey a single ideology. On the contrary, partsan elites from very different doctrines claim to dominate the continent, but can not impose themselves and exclude their rivals.

In painting it is a magnificent song of the swan of Europe, which unfolds in a totally chaotic political environment, marked by absurd and self-destructive wars.

When Europe commits suicide politically, its art explodes, once again, (one last time?) In a festival of Beauty and Inventiveness.

A very imaginative Art, whose extraordinary diversity, technical and thematic, is a reflection of the tensions existing between the different components of European culture, the different beliefs then still alive in this end of Europe:

- Traditional beliefs inherited from the values of Europe's past, which are still very active in the people, and also in part of the economic, ideological and political elite. God, Religion, Duties, Order, Tradition, Work, Family, Fatherland ...

- New beliefs, claiming the ideas conceived by the new rising ideology, the new religion for all men, the "Enlightenment": Revolution, Science, Progress, Man, Democracy, Rights, Happiness, Modernity .... New values very influential in another part of the economic, ideological and political elite of Europe.

This diversity of beliefs in different and even totally opposite values is the explanation of this double observation:

In politics of incessant and deadly clashes, until repeated genocides.

In painting, Modern Art, these are remarkable inventions: An aesthetic renewed by the observation of the arts of the past of Europe: Byzantine, Romanesque and Gothic. The flat painting of these "dark times" has in fact inspired all the painting of Modern Art. But other approaches of Beau have been developed: the sketch, the tachisme .... and an absolute novelty appears, at least in Europe: Abstract Art. In Europe, because in the field of abstract art, China had preceded us, from very far away.

Artists benefit from this situation of ideological competition: they gain the freedom to paint according to their own tastes and ideas. They are not forced to obey the injunctions of official or dominant institutions. In France, the Academy's resistance to Impressionist painting lasted only a few years. The 19th century is certainly in the history of European painting the century when artists have enjoyed the greatest freedom. The official, academic, ideologically monolithic and totalitarian painting will only be reborn from the 1950s onwards, coming from New York, where it appeared in the 1920s and following. It is the Contemporary Art. Free artists will then take refuge in private commercial art and street art.

   

Octave Tassaert. 1800-1874. Paris.

Une famille malheureuse. An unhappy family.

Salon de Paris de 1850. Paris Orsay

  

Octave Tassaert n'a pas connu le succès. Ce tableau est bien représentatif d'une oeuvre de qualité dont les sujets sont souvent tirés de la société contemporaine et traités de manière mélodramatique.

 

Octave Tassaert did not succeed. This painting is very representative of a quality work whose subjects are often taken from contemporary society and treated in a melodramatic manner.

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Alfred Stevens. 1823-1905. Paris. Le bain.The bath. 1867.

Paris Orsay.

 

Peintre Belge, il fait une carrière essentiellement parisienne mais reste en contact étroit avec son pays natal. Elève d'Ingres, il est l'ami de Manet et de Berthe Morisot. Il reste longtemps en retrait par rapport au style impressionniste, avant d'en subir l'influence à la fin de sa carrière. Il a été très apprécié de son temps pour ses portraits de jeune femme à la mode.

 

A Belgian painter, he made a career mainly in Paris but remained in close contact with his native country. Pupil of Ingres, he is the friend of Manet and Berthe Morisot. He remained a long way behind the impressionist style, before being influenced at the end of his career. He was much appreciated in his time for his portraits of fashionable young woman.

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Henri Fantin Latour. 1836-1904. Paris. Fleurs. Flowers

Louvre.

Un délicat équlibre entre le classicisme et la modernité

  

ART MODERNE : LE RENOUVELLEMENT DES FORMES

 

L'Art Moderne, annoncé dès le début du 20è siècle par les peintres romantiques (Delacroix) et les pré-impressionnistes a été un facteur tout à fait remarquable de renouvellement des formes esthétiques dans la peinture européenne.

Sa caractéristique essentielle est certainement sa volonté d'invention, de changement qui s'exprime en peinture, dans l'emploi des couleurs, dans la recherche d'un nouveau dessin, dans la diversité des thèmes abordés. On peut dire que la civilisation européenne se distingue d'autres grandes civilisations par cette recherche constante, à l'échelle des siècles, de l'innovation. Cela n'a pas été le cas par exemple des civilisations islamiques ou chinoises dont les valeurs ont infiniment plus accordé la priorité à la pérennité et au maintien des traditions. Une fois encore on constate que l'art est un révélateur des valeurs qui animent les sociétés.

 

Les techniques utilisées par les peintres européens, au cours du 19è siècle, pour créer un art nouveau sont multiples, sauf omission, on peut les recenser ainsi :

1°"La Peinture Plate": par exemple avec Manet, plus tard Gauguin, Maurice Denis, Raoul Dufy, les Nabis... Cette technique réduit ou supprime les volumes et la perspective et privilégie les lignes. Le peintre ne s'efforce plus de rendre le monde en trois dimensions, comme il l'a fait pendant des siècles. Le peintre propose une vision du monde qui accepte la planéité du tableau. L'artiste peint en deux dimensions. C'est un retour à une esthétique qui était celle de la peinture Byzantine, Romane et Gothique. Avec d'autres thèmes évidemment, puisque une des caractéristiques de l'art moderne est la raréfaction des motifs religieux, ou inspirés par l'antiquité grecque et romaine.

2° La décomposition de la lumière et des couleurs, en taches et en points."Le Tachisme". Les Préimpressionnistes (Ecole de Barbizon, Corot) Les Impressionnistes. Les Pointillistes (Seurat, Signac)

3° Les couleurs arbitraires ou symboliques. L'artiste s'écarte des couleurs "réelles", celles perçues par l'oeil et le cerveau humain, et invente des couleurs apparemment arbitraires: Gauguin, les Fauves, le symbolisme, le surréalisme ... C'est une technique que la peinture romane et gothique avaient mis en pratique très régulièrement.

4° La valorisation de l'Esquisse. L'esquisse a été pendant des siècles, seulement, ce que son nom indique : une Etude préparatoire à un tableau définitif. Au 19è l'esquisse devient un procédé définitif, terminal, d'expression artistique.

5° La décomposition de l'espace et des volumes du monde réel, en lignes et surfaces, plus ou moins synthétiques et significatives. (Cézanne, Braque).

6° La "multiplicité des points de vue" sur un objet ou un sujet. Technique qui cherche à rendre le réel comme si on le regardait, en même temps, depuis plusieurs points de l'espace. (Les Cubistes)

7° L'art Abstrait, enfin, une nouveauté à peu près totale dans l'art européen.

 

L'Art a toujours été, une manière de rêver le monde réel. Mais les nouvelles techniques de l'Art Moderne, s'éloignent toutes, de manière très intentionnelle, volontariste, de la représentation exacte du réel.

Les peintres tendent à créer un art dans lequel l'interprétation du réel l'emporte sur sa reproduction.

L'artiste "moderne" reproduit le réel, mais aussi le rêve et l'invente. Ces tendances ont abouti à l'art non figuratif, autrement appelé l'art abstrait.

Ce renouvellement des formes en peinture est total.

Il a apporté de nouvelles possibilités, très intéressantes, et très belles, d'expression artistique.

 

Il ne faut pas confondre Art Moderne et Art Contemporain. Ils ne recouvrent pas la même période. Ils n'ont pas les mêmes caractéristiques esthétiques ni les mêmes fondements idéologiques.

L'Art Moderne recouvre une période qui va depuis les pré-impressionnistes, vers 1850-60, jusqu'à la seconde guerre mondiale. C'est du moins la périodisation la plus couramment acceptée par les historiens de l'art.

D'autres historiens le font débuter un peu plus tardivement avec les post-impressionnistes et l'art abstrait, vers 1900. La définition la plus large est certainement la meilleure car les impressionnistes sont des artistes pleinement "modernes". On peut même penser que l'Art Moderne débute dès 1815, avec certains peintres romantiques comme le français Eugène Delacroix, ou avec William Turner, fantastique novateur, annonciateur de l'impressionnisme et de l'art non figuratif, qui meurt en 1853.

Ces deux artistes ont fait de l'esquisse un moyen d'expression artistique privilégié.

Les peintres de cette époque sont déjà profondément inspirés par la volonté d'innovation qui caractérise l'Art Moderne. La période de l'Art Moderne, extrêmement dynamique, est d'autre part, autre caractéristique majeure, riche de diversité. Elle s'inscrit tout à fait dans l'histoire de l'art européen. Elle ne renie pas le passé, l'art académique est tout à fait pratiqué, mais elle est aussi remarquablement créatrice d'oeuvres multiples, inventive de formes tout à fait nouvelles d'expression esthétique.

.

L'Art Contemporain est postérieur à 1945. Certains fixent sa naissance dans les années 1950. On peut aussi prétendre, avec quelques raisons, que sa date de naissance, en tout cas idéologique et politique, est la création à New York du Moma par les Rockefeller (1929). Les dates sont bien sûr approximatives et certains peintres comme Picasso ou Miro appartiennent à l'esprit de l'Art Moderne, alors qu'ils restent très créatifs après 1945.

En peinture et en sculpture, la diversité fait alors place à une profonde uniformité dissimulée derrière les apparences de l'innovation et même de la provocation. L'explosion d'originalité et de non conformisme qui caractérise l'Art Moderne devient un Système qui se fige dans l'idéologiquement et l'esthétiquement correct. Contrairement à ce qu'il prétend être l'Art Contemporain, officiel, celui qui est installé dans les collections permanentes des musées, est un art figé, académique, épuisé par un système et une obsession : le Nouveau. C'est l'Art de la Table Rase du Passé : un art sans racines, réservé à une élite de prétendus "Comprenants".

  

MODERN ART: THE RENEWAL OF FORMS

Modern Art, announced from the beginning of the 20th century by the romantic painters (Delacroix) and pre-impressionists has been a factor quite remarkable renewal of aesthetic forms in European painting. Its essential characteristic is certainly his invention will, his desire for change, expressed in painting, in the use of colors, in the search for a new design, in the diversity of topics. It can be said that European civilization differs from other great civilizations through the constant research, on the scale of centuries, of innovation. This was not the case for example of Islamic and Chinese civilizations whose values have infinitely more given priority to the sustainability and the maintenance of traditions. Once again we see that art is a developer of the values that drive the societies.

 

The techniques used by European painters during the 19th century to create a new art, are many. Except omission, and we can enumerate:

1° "The Flat Painting", for example with Manet, Gauguin, Maurice Denis, the Nabis ... This technique reduces or removes volumes and perspective and focuses on lines. The painter no longer tries to represent the world in three dimensions, as he has done for centuries. The painter proposes a vision of the world that accepts the flatness of the table. The artist paints in two dimensions. She returned to an aesthetic that was practiced by the Byzantine painting, Roman and Gothic. With other themes obviously, since one of the features of modern art is the increasing scarcity of religious motives or inspired by Greek and Roman antiquity.

2° The decomposition of light and colors with spots and dots. "The Tachism". The Pre-Impressionists, the Barbizon School, Corot, The Impressionists. the Pointillist (Seurat, Signac)

3° The arbitrary and symbolic colors. The artist moves away of the colors "real", those perceived by the eye and the human brain, and invents arbitrary colors: Gauguin, the Fauves, symbolism, surrealism ... It is a technique that painting Romanesque and Gothic had practiced regularly.

4° The valorization of the Sketch. The sketch was, for centuries, only what its name indicates: a preparatory study for a final painting. In the 19th the sketch becomes a permanent process, terminal, completed, of artistic expression.

5° . The decomposition of space and volumes of the real world into lines and surfaces, more or less synthetic and significant. (Cézanne, Braque).

6° The "multiplicity of perspectives" on an object. Technique that seeks to make the real, as if you looked at him, at the same time, from several points of space. (The Cubist)

7° Abstract art, finally, a novelty almost complete in European art.

 

Art has always been a way to dream the real world. But news techniques of Modern Art, are moving away from, a manner very intentional, voluntarist, of the exact representation of reality.

The painters tend to create an art in which the interpretation of reality prevails over its reproduction.

The "modern" artist reproduces reality, but also the dream and invents it. These tendencies have led to non-figurative art, otherwise known as abstract art.

This renewal forms in painting is total.

It has brought new opportunities, exciting, and beautiful, artistic expression.

 

It must not confuse Modern and Contemporary Art. They do not cover the same period. They do not have the same aesthetic characteristics or the same ideological foundations.

The Modern Art covers a period that goes from pre-Impressionists, to 1850 to 1860, until the Second World War. This is at least the periodization most commonly accepted by art historians.

Other historians begin Modern Art a little later with the post-impressionist and abstract art, circa 1900. The broadest definition is certainly the best because Impressionist artists are fully "modern".

 

One may even think that Modern Art begins in 1815, with some romantic painters such as Eugène Delacroix, or William Turner, innovative fantastic, annunciator of the impressionism and non-figurative art, who died in 1853.

These two artists have made with the sketch a privileged means of artistic expression.

The painters of this period are already deeply inspired by the desire for innovation that characterizes modern art. The period of Modern Art, extremely dynamic, is the other, another major feature rich diversity. It fits perfectly in the history of European art. She does not repudiate the past, academic art is quite practiced, but it is also remarkably creative multiple works, inventive forms entirely new of aesthetic expression.

 

The Contemporary Art is subsequent to 1945. Some historians establish its birth in the 1950s.

One can also argue, with some reason, that his date of birth in any ideological and political cases, is the creation of the Moma in New York, by the Rockefeller (1929). The dates are of course approximate and certain painters like Picasso or Miro belong to the spirit of the Modern Art, while they remain very creative after 1945.

In painting and sculpture, diversity gives way to a profound uniformity dissimulated behind the appearances of innovation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes Modern Art becomes a system that freezes in the ideologically and the aesthetically correct.

 

In painting and sculpture, diversity gives way to a deep uniformity, hidden behind the appearances of innovation and even of the provocation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes modern art becomes a system that freezes in the ideologically and aesthetically correct. Contrary to what he claims to be, contemporary art, official, one installed in the permanent collections of museums, is a static, academic, exhausted by a system and an obsession: the New. This is the Art of the Table Rase of the Past of Europa : an art without roots, for the elite, so-called "comprenants".

  

Christopher Richard Wynne Nevinson. 1889-1946. The Soul of the Soulless City. (New York) 1920. Londres. Tate Britain.

 

ART MODERNE : LE RENOUVELLEMENT DES FORMES

 

L'Art Moderne, annoncé dès le début du 20è siècle par les peintres romantiques (Delacroix) et les pré-impressionnistes a été un facteur tout à fait remarquable de renouvellement des formes esthétiques dans la peinture européenne.

Sa caractéristique essentielle est certainement sa volonté d'invention, de changement qui s'exprime en peinture, dans l'emploi des couleurs, dans la recherche d'un nouveau dessin, dans la diversité des thèmes abordés. On peut dire que la civilisation européenne se distingue d'autres grandes civilisations par cette recherche constante, à l'échelle des siècles, de l'innovation. Cela n'a pas été le cas par exemple des civilisations islamiques ou chinoises dont les valeurs ont infiniment plus accordé la priorité à la pérennité et au maintien des traditions. Une fois encore on constate que l'art est un révélateur des valeurs qui animent les sociétés.

 

Les techniques utilisées par les peintres européens, au cours du 19è siècle, pour créer un art nouveau sont multiples, sauf omission, on peut les recenser ainsi :

1°"La Peinture Plate": par exemple avec Manet, plus tard Gauguin, Maurice Denis, Raoul Dufy, les Nabis... Cette technique réduit ou supprime les volumes et la perspective et privilégie les lignes. Le peintre ne s'efforce plus de rendre le monde en trois dimensions, comme il l'a fait pendant des siècles. Le peintre propose une vision du monde qui accepte la planéité du tableau. L'artiste peint en deux dimensions. C'est un retour à une esthétique qui était celle de la peinture Byzantine, Romane et Gothique. Avec d'autres thèmes évidemment, puisque une des caractéristiques de l'art moderne est la raréfaction des motifs religieux, ou inspirés par l'antiquité grecque et romaine.

2° La décomposition de la lumière et des couleurs, en taches et en points."Le Tachisme". Les Préimpressionnistes (Ecole de Barbizon, Corot) Les Impressionnistes. Les Pointillistes (Seurat, Signac)

3° Les couleurs arbitraires ou symboliques. L'artiste s'écarte des couleurs "réelles", celles perçues par l'oeil et le cerveau humain, et invente des couleurs apparemment arbitraires: Gauguin, les Fauves, le symbolisme, le surréalisme ... C'est une technique que la peinture romane et gothique avaient mis en pratique très régulièrement.

4° La valorisation de l'Esquisse. L'esquisse a été pendant des siècles, seulement, ce que son nom indique : une Etude préparatoire à un tableau définitif. Au 19è l'esquisse devient un procédé définitif, terminal, d'expression artistique.

5° La décomposition de l'espace et des volumes du monde réel, en lignes et surfaces, plus ou moins synthétiques et significatives. (Cézanne, Braque).

6° La "multiplicité des points de vue" sur un objet ou un sujet. Technique qui cherche à rendre le réel comme si on le regardait, en même temps, depuis plusieurs points de l'espace. (Les Cubistes)

 

L'Art a toujours été, une manière de rêver le monde réel. Mais les nouvelles techniques de l'Art Moderne, s'éloignent toutes, de manière très intentionnelle, volontariste, de la représentation exacte du réel.

Les peintres tendent à créer un art dans lequel l'interprétation du réel l'emporte sur sa reproduction.

L'artiste "moderne" reproduit le réel, mais aussi le rêve et l'invente. Ces tendances ont abouti à l'art non figuratif, autrement appelé l'art abstrait.

Ce renouvellement des formes en peinture est total.

Il a apporté de nouvelles possibilités, très intéressantes, et très belles, d'expression artistique.

 

Il ne faut pas confondre Art Moderne et Art Contemporain. Ils ne recouvrent pas la même période. Ils n'ont pas les mêmes caractéristiques esthétiques ni les mêmes fondements idéologiques.

L'Art Moderne recouvre une période qui va depuis les pré-impressionnistes, vers 1850-60, jusqu'à la seconde guerre mondiale. C'est du moins la périodisation la plus couramment acceptée par les historiens de l'art.

D'autres historiens le font débuter un peu plus tardivement avec les post-impressionnistes et l'art abstrait, vers 1900. La définition la plus large est certainement la meilleure car les impressionnistes sont des artistes pleinement "modernes". On peut même penser que l'Art Moderne débute dès 1815, avec certains peintres romantiques comme le français Eugène Delacroix, ou avec William Turner, fantastique novateur, annonciateur de l'impressionnisme et de l'art non figuratif, qui meurt en 1853.

Ces deux artistes ont fait de l'esquisse un moyen d'expression artistique privilégié.

Les peintres de cette époque sont déjà profondément inspirés par la volonté d'innovation qui caractérise l'Art Moderne. La période de l'Art Moderne, extrêmement dynamique, est d'autre part, autre caractéristique majeure, riche de diversité. Elle s'inscrit tout à fait dans l'histoire de l'art européen. Elle ne renie pas le passé, l'art académique est tout à fait pratiqué, mais elle est aussi remarquablement créatrice d'oeuvres multiples, inventive de formes tout à fait nouvelles d'expression esthétique.

.

L'Art Contemporain est postérieur à 1945. Certains fixent sa naissance dans les années 1950. On peut aussi prétendre, avec quelques raisons, que sa date de naissance, en tout cas idéologique et politique, est la création à New York du Moma par les Rockefeller (1929). Les dates sont bien sûr approximatives et certains peintres comme Picasso ou Miro appartiennent à l'esprit de l'Art Moderne, alors qu'ils restent très créatifs après 1945.

En peinture et en sculpture, la diversité fait alors place à une profonde uniformité dissimulée derrière les apparences de l'innovation et même de la provocation. L'explosion d'originalité et de non conformisme qui caractérise l'Art Moderne devient un Système qui se fige dans l'idéologiquement et l'esthétiquement correct. Contrairement à ce qu'il prétend être l'Art Contemporain, officiel, celui qui est installé dans les collections permanentes des musées, est un art figé, académique, épuisé par un système et une obsession : le Nouveau. C'est l'Art de la Table Rase du Passé : un art sans racines, réservé à une élite de prétendus "Comprenants".

  

MODERN ART: THE RENEWAL OF FORMS

Modern Art, announced from the beginning of the 20th century by the romantic painters (Delacroix) and pre-impressionists has been a factor quite remarkable renewal of aesthetic forms in European painting. Its essential characteristic is certainly his invention will, his desire for change, expressed in painting, in the use of colors, in the search for a new design, in the diversity of topics. It can be said that European civilization differs from other great civilizations through the constant research, on the scale of centuries, of innovation. This was not the case for example of Islamic and Chinese civilizations whose values have infinitely more given priority to the sustainability and the maintenance of traditions. Once again we see that art is a developer of the values that drive the societies.

 

The techniques used by European painters during the 19th century to create a new art, are many. Except omission, and we can enumerate:

1° "The Flat Painting", for example with Manet, Gauguin, Maurice Denis, the Nabis ... This technique reduces or removes volumes and perspective and focuses on lines. The painter no longer tries to represent the world in three dimensions, as he has done for centuries. The painter proposes a vision of the world that accepts the flatness of the table. The artist paints in two dimensions. She returned to an aesthetic that was practiced by the Byzantine painting, Roman and Gothic. With other themes obviously, since one of the features of modern art is the increasing scarcity of religious motives or inspired by Greek and Roman antiquity.

2° The decomposition of light and colors with spots and dots. "The Tachism". The Pre-Impressionists, the Barbizon School, Corot, The Impressionists. the Pointillist (Seurat, Signac)

3° The arbitrary and symbolic colors. The artist moves away of the colors "real", those perceived by the eye and the human brain, and invents arbitrary colors: Gauguin, the Fauves, symbolism, surrealism ... It is a technique that painting Romanesque and Gothic had practiced regularly.

4° The valorization of the Sketch. The sketch was, for centuries, only what its name indicates: a preparatory study for a final painting. In the 19th the sketch becomes a permanent process, terminal, completed, of artistic expression.

5° . The decomposition of space and volumes of the real world into lines and surfaces, more or less synthetic and significant. (Cézanne, Braque).

6° The "multiplicity of perspectives" on an object. Technique that seeks to make the real, as if you looked at him, at the same time, from several points of space. (The Cubist)

  

Art has always been a way to dream the real world. But news techniques of Modern Art, are moving away from, a manner very intentional, voluntarist, of the exact representation of reality.

The painters tend to create an art in which the interpretation of reality prevails over its reproduction.

The "modern" artist reproduces reality, but also the dream and invents it. These tendencies have led to non-figurative art, otherwise known as abstract art.

This renewal forms in painting is total.

It has brought new opportunities, exciting, and beautiful, artistic expression.

 

It must not confuse Modern and Contemporary Art. They do not cover the same period. They do not have the same aesthetic characteristics or the same ideological foundations.

The Modern Art covers a period that goes from pre-Impressionists, to 1850 to 1860, until the Second World War. This is at least the periodization most commonly accepted by art historians.

Other historians begin Modern Art a little later with the post-impressionist and abstract art, circa 1900. The broadest definition is certainly the best because Impressionist artists are fully "modern".

 

One may even think that Modern Art begins in 1815, with some romantic painters such as Eugène Delacroix, or William Turner, innovative fantastic, annunciator of the impressionism and non-figurative art, who died in 1853.

These two artists have made with the sketch a privileged means of artistic expression.

The painters of this period are already deeply inspired by the desire for innovation that characterizes modern art. The period of Modern Art, extremely dynamic, is the other, another major feature rich diversity. It fits perfectly in the history of European art. She does not repudiate the past, academic art is quite practiced, but it is also remarkably creative multiple works, inventive forms entirely new of aesthetic expression.

 

The Contemporary Art is subsequent to 1945. Some historians establish its birth in the 1950s.

One can also argue, with some reason, that his date of birth in any ideological and political cases, is the creation of the Moma in New York, by the Rockefeller (1929). The dates are of course approximate and certain painters like Picasso or Miro belong to the spirit of the Modern Art, while they remain very creative after 1945.

In painting and sculpture, diversity gives way to a profound uniformity dissimulated behind the appearances of innovation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes Modern Art becomes a system that freezes in the ideologically and the aesthetically correct.

 

In painting and sculpture, diversity gives way to a deep uniformity, hidden behind the appearances of innovation and even of the provocation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes modern art becomes a system that freezes in the ideologically and aesthetically correct. Contrary to what he claims to be, contemporary art, official, one installed in the permanent collections of museums, is a static, academic, exhausted by a system and an obsession: the New. This is the Art of the Table Rase of the Past of Europa : an art without roots, for the elite, so-called "comprenants".

  

Peder Severin Krøyer 1851-1909. Copenhague, Paris, Skagen.

Italian workers in Atrani near Amalfi

Travailleurs italiens à Atrani, près d'Amalfi

Skagens Museum Denmark

 

L'ÂGE D'OR DE LA PEINTURE DANOISE ET EUROPÉENNE

 

L'âge d'or de la peinture danoise se situe au 19è siècle. Deux périodes sont à distinguer.

La première partie du siècle voit coexister les deux mêmes tendances que partout ailleurs en Europe une fois achevées les guerres de la révolution et de l'Empire français : Romantisme et Classicisme. Les thèmes sont ceux de l'époque, très divers, mais avec une tendance très nette à l'observation de la société danoise, les paysages du Danemark, et bien sûr de l'Italie. Ces deux tendances vont en fait perdurer tout le 19è siècle.

La second partie du siècle est illustrée par l'Ecole de Skagen, une peinture souvent plus influencée par l'impressionnisme français et donc plus orientée vers la peinture de paysage. Une peinture qui développe plus les techniques de l'Art Moderne, esquisse, tachisme, peinture plate. La peinture de style romantique, classique ou réaliste continue cependant à exister pleinement. La grande attention portée à la vie quotidienne des populations est une caractéristique de cette peinture, qui la rapproche de l'art des Pays Bas protestants du siècle d'or, mais nous donne à apercevoir les moeurs et les modes de vie deux siècles après. Et bien sûr les marines.

 

Le 19è siècle et les toutes premières années du 20è, en Europe, se caractérisent en peinture par la très grande diversité des thèmes abordés par les peintres, dans un registre aussi bien profane que religieux. De même que par la grande diversité des techniques picturales, tantôt classiques, tantôt modernes, utilisées souvent simultanément. Cette période de la peinture européenne est multiple, comme en équilibre entre son riche passé et un avenir encore mal défini. Pendant tout ce siècle l'Europe n'obéit pas à une idéologie unique. Au contraire, des élites partisanes de doctrines très différentes, prétendent à la domination du continent, mais sans pouvoir s'imposer seules et exclure leurs rivaux. Les artistes bénéficient de cette situation de concurrence idéologique : ils y gagnent la liberté de peindre selon leurs goûts et leurs idées propres. Ils ne sont pas contraints d'obéir aux injonctions d'institutions officielles ou dominantes. En France la résistance de l'Académie à la peinture impressionniste n'a duré que quelques années. Le 19è siècle est très certainement dans toute l'histoire de la peinture européenne le siècle où les artistes ont jouit de la plus grande liberté. La peinture officielle, académique, idéologiquement monolithique et totalitaire ne renaîtra qu'à partir des années 1950 et suivantes, en provenance de New York, où elle était apparue dans les années 1920 et suivantes. C'est l'Art Contemporain. Les artistes libres se réfugieront alors dans l'art commercial privé et l'art des rues.

 

THE GOLDEN AGE OF DANISH AND EUROPEAN PAINTING

 

The golden age of Danish painting is in the 19th century. Two periods are to be distinguished.

The first half of the century saw the two same trends coexist as everywhere else in Europe when the wars of the French Revolution and Empire were completed: Romanticism and Classicism. The themes are those of the time, very diverse, but with a clear tendency to the observation of Danish society, the landscapes of Denmark, and of course of Italy. These two trends will in fact continue throughout the 19th century.

The second part of the century is illustrated by the Skagen School, a painting often influenced by French Impressionism and therefore more oriented towards landscape painting. A painting that develops more the techniques of Modern Art, sketch, tachism, flat paint. The romantic, classical or realistic style painting, however, continues to exist fully. The great attention paid to the daily life of the population is a characteristic of this painting, which brings it closer to the art of Protestant Netherlands of the golden age, but gives us to see the customs and ways of life two centuries later. And of course the seascapes

 

The 19th century and the first years of the 20th, in Europe, are characterized in painting by the very great diversity of the themes addressed by the painters, in a register as well profane as religious. As well as by the great diversity of pictorial techniques, sometimes classical, sometimes modern, often used simultaneously. This period of European painting is multiple, as in balance between its rich past and a future still ill-defined. Throughout this century Europe does not obey a single ideology. On the contrary, partsan elites from very different doctrines claim to dominate the continent, but can not impose themselves and exclude their rivals.

Artists benefit from this situation of ideological competition: they gain the freedom to paint according to their own tastes and ideas. They are not forced to obey the injunctions of official or dominant institutions. In France, the Academy's resistance to Impressionist painting lasted only a few years. The 19th century is certainly in the history of European painting the century when artists have enjoyed the greatest freedom. The official, academic, ideologically monolithic and totalitarian painting will only be reborn from the 1950s onwards, coming from New York, where it appeared in the 1920s and following. It is the Contemporary Art. Free artists will then take refuge in private commercial art and street art.

  

Luca Giordano. 1634-1705. Naples. Adoration des Bergers. Adoration of the Shepherds. 1688. Louvre.

 

LE BEAU ET LE BIEN. LE LAID ET LE MAL. BEAUTIFUL AND GOOD. THE UGLY AND EVIL

 

Ce n'est pas par hasard si l'art catholique et orthodoxe peignait Dieu, le Christ, la Vierge et les Anges beaux, et Satan et les démons laids.

Les artistes des temps passés et leurs commanditaires savaient qu'il existe entre le Beau et le Bien d'une part et le Laid et le Mal d'autre part des correspondances évidentes, des accords profonds. Les peuples qui en restent au domaine des faits, des évidences de bon sens, ressentaient aussi, instinctivement, ces consonances.

Il faut donc questionner le renversement total des valeurs que les élites politiques et idéologiques, politiquement correctes, et les artistes à leur service , ont imposé à la peinture occidentale depuis le milieu du 20è siècle en décidant de favoriser une peinture (et une sculpture), non seulement absurde, mais aussi laide. Un art officiel, académique et obligatoire, qui remplit les musées de tout l'Occident et qui s'exporte avec profit. Un art contemporain qu'il ne faut pas confondre avec l'art commercial et celui des rues, mais dont tout l'intérêt est de révéler les réelles tendances, intellectuelles et morales, qui inspirent et motivent, contrairement à tous leurs discours publics, les élites idéologiques et politiques qui gouvernent l'Occident.

Les choix artistiques des élites sont conditionnées par les idéologies, religieuses ou profanes, qu'elles inventent et imposent aux peuples. Ces idéologies ne sont jamais neutres. Elles ont des conséquences bonnes ou mauvaises, plus ou moins bonnes et/ou plus ou moins mauvaises sur les civilisations. Mais en définitive ce sont toujours les peuples qui paient la note.

  

It is not by chance that Catholic and Orthodox art painted God, Christ, the Virgin and the Angels, beautiful, and Satan and the demons, ugly.

The artists of the past and their sponsors knew that there is between the beautiful and the good on the one hand and the Ugly and the Evil on the other hand obvious correspondences, deep agreements. The peoples who remain in the realm of facts and of good sense, also instinctively felt these consonances.

It is therefore necessary to question the total reversal of the values that the political and ideological elites, politically correct, and the artists at their service have imposed on Western painting since the middle of the 20th century by deciding to favor a painting (and a sculpture), not only absurd, but also ugly. An official, academic and obligatory art, which fills the museums of all the Occident and which exports with profit. A contemporary art that should not be confused with commercial art and that of the streets (street art) , but whose whole interest is to reveal the real trends, intellectual and moral, which inspire and motivate, contrary to all their public speeches, the ideological and political elites that govern the West.

The artistic choices of the elites are conditioned by ideologies, religious or secular, which they invent and impose on the peoples. These ideologies are never neutral. They have good or bad consequences, more or less good and / or more or less bad on civilizations. But ultimately it is always the peoples who pay the bill.

 

Kristian Krohg 1852-1925 Skagen, Paris Oslo.

Fisherman Rasmus Gaihede's afternon nap

La sieste du pêcheur Rasmus Gaihede; 1882

Skagens Museum. Denmark

  

LA RUPTURE IMPRESSIONNISTE

 

Une partie des peintres de Skagen s'inspire des impressionnistes français et leur voyages à Paris furent fréquents.

L'impressionnisme n'a pas été facilement accepté en France. Les techniques impressionnistes, l'esquisse et le tachisme, heurtaient les habitudes antérieures.

L'esquisse a toujours existée. Elle permettait de conclure un contrat avec les commanditaires en leur donnant une idée du tableau, et de la manière dont le peintre envisageait de traiter le sujet. L'esquisse était nécessaire pour avoir le droit de se présenter à l'Académie. Mais les commanditaires exigeaient, au final, une oeuvre achevée, au dessin rigoureux, fini, précis. Un peintre n'était pas reçu à l'Académie sur une esquisse.

L'impressionnisme prenait le contre-pied de cette esthétique classique en faisant de l'esquisse et du tachisme un système.

D'un point de vue classique un tableau impressionniste n'est pas achevé.

Les impressionnistes, systématisaient l'Art du Flou.

Parmi les techniques développées au cours du 19è siècle l'Esquisse a été une des meilleures expressions de l'Art du Flou.

L'Art du Flou a été pratiqué de manière géniale par Léonard de Vinci. Le "Sfumato" est, dans le cadre d'une peinture très figurative et parfaitement finie, comme la Joconde, les Vierges au rocher, ou Saint Jean Baptiste, une ébauche d'art du flou.

L'Esquisse a été dans l'histoire de la peinture un projet, une étude préparatoire, qui permettait à l'artiste de s'assurer de la cohérence et de l'équilibre de son tableau fini. Dans ce cas, le plus souvent, le flou n'est qu'une approximation, un brouillon, le témoin d'un art incomplet qui demande à être achevé.

Mais de nombreux artistes, au cours des siècles passés, ont parfaitement compris que l'esquisse pouvait, parfois, exceptionnellement, être une oeuvre achevée.

C'est à dire une oeuvre dont une grande majorité de spectateurs, experts ou non, ressentaient impérieusement que RIEN ne devait lui être ajoutée. Ce n'est pas une définition mathématique, mais c'est la meilleure.

L'esquisse n'est une oeuvre achevée que lorsqu'elle est créatrice d'une atmosphère singulière, particulièrement suggestive, porteuse d'une poésie qui lui est propre, unique. Quand il apparaît de manière évidente que plus de précision dans le dessin fermerait les portes à l'imaginaire, au mystère, et détruirait un équilibre subtile entre le rêve et la réalité.

Le dessin trop précis peut en effet fermer les portes à l'imaginaire, alors que le flou qui caractérise l'esquisse peut les ouvrir. Les photographes le savent bien aussi : Le flou peut être simplement flou, mais il peut aussi être une invitation à ressentir un mystère et à participer à une énigme. Le spectateur est invité à meubler par son imagination le flou qui lui est proposé.

Mais c'est une alchimie dont seuls les grands artistes, peuvent, exceptionnellement, pénétrer le secret.

Le grand maître de cette technique, et celui qui, le plus précocement, l'a poussé le plus loin, a été William Turner (1775-1851).

Delacroix a été aussi, un peu après Turner, un des grands précurseurs de l'art de l'esquisse, et comme lui de l'Art Moderne. Par exemple dans la "mort de Sadarnapale" mais aussi dans bien d'autres tableaux. Mais Delacroix est aussi un exemple des limites de cette technique. Toutes les techniques rencontrent, à un moment ou à un autre, leurs limites.

L'Art de l'esquisse est redoutablement difficile, car il ne suffit pas de dessiner schématiquement un sujet pour faire une belle oeuvre. De même qu'en photographie de nos jours, il ne suffit pas de dessiner et de peindre flou pour créer une oeuvre d'art.

Le flou peut n'être qu'une approximation, bâclée, dont finalement la valeur marchande ne tient qu'à la signature d'un grand nom, et surtout à un marché dont les buts ne sont aucunement artistiques.

Jean Auguste Dominique Ingres (1780-1867) l'adversaire de Eugène Delacroix disait " le dessin est la probité de l'art". Il faut comprendre que le dessin, exact et précis, est une exigence et un préalable à tout art de la peinture. Il n'avait pas totalement raison, mais il n'avait pas non plus totalement tort.

 

Il ne faut pas exagérer les résistances à l'impressionnisme et surtout ne pas confondre, comme on le fait trop souvent, ces résistances avec la situation de l'art contemporain officiel qui s'est imposé dans les musées européens à partir des années 1950 et suivantes. A l'origine de l'impressionnisme sont des peintres populaires en rupture avec l'esthétique officielle prônée par l'Académie de peinture de Paris qui contrôlait notamment l'accès au Salon annuel. Cette résistance, et celle d'une certaine critique, a été tournée très vite avec les Salons des refusés, dès 1863, le dernier salon des refusés ayant eut lieu en 1886. En réalité la résistance des peintres de l'Académie a été brisée dès 1881. Les artistes impressionnistes français ont connu la célébrité de leur vivant et fait immédiatement école dans toute l'Europe. Aussi bien auprès des élites que des populations.

Absolument à l'opposé de l'impressionnisme à ses débuts, l'art contemporain est un art tout à fait officiel, faussement révolutionnaire, mais totalement académique, imposé par les élites idéologiques et politiques occidentales qui ont construit pour lui des musées particuliers conçus par les plus grands architectes du temps. La peinture contemporaine constitue effectivement un art en rupture totale avec l'art antérieur par sa consécration du laid et de l'absurde. Mais cette rupture n'a aucune origine populaire, c'est une "révolution" totalement organisée d'en haut par une poignée "d'éclairés" disposant du pouvoir, et de beaucoup d'argent. L'art contemporain a été dès son origine, aux Etats Unis entre les deux guerres, puis en Europe à partir de la seconde guerre mondiale un art au service des pouvoirs, et en rien un art populaire et résistant. Par contre ce sont les peuples qui ont déserté et continuent de déserter les salles d'art contemporain. Ce qui n'a jamais été le cas pour les impressionnistes. Manet a été célèbre dès le salon des Refusés de 1863.

Une comparaison entre la situation des impressionnistes avec celle des artistes de l'art des rues né dans le courant des années 1960, serait bien plus pertinente. Si on ne la fait pas, c'est une fois de plus la démonstration que l'art est un des hauts lieux de la manipulation idéologique et politique des peuples. Cela a été le cas en Europe de l'art catholique à l'époque médiévale, de l'art orthodoxe, des choix esthétiques des protestants, bien sûr de l'art baroque et classique, des arts communistes, nationaux-socialistes, et de l'art contemporain. La seule période où l'art européen a été multiforme et s'est inventé en dehors des idéologies et des cercles politiques au pouvoir c'est précisément la période de l'art moderne de 1850 à 1950. Parce qu'à cette époque il existait des idéologies concurrentes et qu'aucune ne disposait entièrement du pouvoir d'imposer l'art qui lui convenait. Et si notre époque connaît effectivement une peinture qui vit en dehors des cadres officiels, ou même en rupture avec eux, c'est plutôt dans l'art privé, l'art commercial et l'art des rues qu'il faut le chercher. Pas dans les collection permanentes des musées d'art contemporain.

  

THE IMPRESSIONIST RUPTURE

 

Some of Skagen's painters were inspired by French impressionists and their trips to Paris were frequent.

 

The Impressionism was not easily accepted in France. The Impressionist techniques, the sketch and the tachism were contrary to previous habits. The sketch has always existed. It allowed to conclude a contract with sponsors. The sketch gave them an overview of the table, and how the painter was planning to address the issue. The sketch was necessary to have the right to appear at the Academy. But the sponsors demanded a finished work, the rigorous drawing, finished, accurate. We were not admitted to the Academy on a sketch.

The Impressionism was taking against the foot of this classic aesthetics by making the sketch and tachisme a system.

From a classical point of view an impressionist painting is not completed.

The Impressionists, systematized the Art of Blur.

 

Among the techniques developed during the 19th century, the sketch was one of the best expressions of the Art of Blur.

The Art of Blur has been practiced ingeniously by Leonardo da Vinci. The "Sfumato" is in the context of a very figurative and perfectly finished painting, like the Mona Lisa, the Virgin on the rock, or John the Baptist, a draft of art of blur..

The sketch was in the history of painting, a project, a preparatory study, which allowed the artist to ensure the coherence and balance of the finished table. In this case, usually, the blur is only an approximation, a preform, a draft, witnessed an incomplete art which needs to be completed.

But many artists, over the centuries, have understood perfectly that the sketch was sometimes, exceptionally, be a finished work.

That is to say a work, of which a large majority of spectators, experts or not, imperiously felt that NOTHING was to be added to it. This is not a mathematical definition, but this is the best.

The sketch is a finished work, only when it is creative, from a singular atmosphere, particularly suggestive, carrying a single poetry. When he appears, with evidence, that more precision in drawing, closes the doors to the imagination, of the mystery, and destroy a subtle balance between dream and reality.

The tto precise drawing can, in fact, close the doors to the imagination. While the blur, characteristic of the sketch, can open these doors. The photographers also know well: The blur can be simply fuzzy, but it can also be an invitation to feel a mystery and to participate in an enigma. The viewer is invited to furnish the blur proposed to him, through his imagination.

But it is an alchemy that only great artists have exceptionally found the secret.

The great master of this technique that the earliest, pushed him, foremost, was William Turner (1775-1851).

Delacroix was also a little after Turner, one of the major precursors of the art of the sketch and like him of Modern Art. For example in the "death of Sadarnapale" but also in many other paintings. But Delacroix is also an example of the limitations of this technique. All techniques meet, at one time or another, their limits.

The Art of the sketch is terribly difficult, because it is not enough to draw schematically a subject to make a beautiful work. It is not enough to draw and paint blur, or photographing blur, to create a work of art.

The Blur can only be an approximation, botched, whose market value stands only in the signature of a great name, and especially to a market, whose goals are in no way artistic.

Jean Auguste Dominique Ingres (1780-1867), the opponent of Eugène Delacroix, said: "Drawing is the probity of art". Understand that drawing, accurate and precise, is a requirement and a prerequisite for any art of painting. He was not totally right, but he was not completely wrong.

 

The resistance to Impressionism should not be exaggerated and, above all, it should not be confused, as is too often the case, with the situation of official contemporary art which has been imposed in European museums from the years 1950 and onwards. At the origin of Impressionism are popular painters who broke with the official aesthetics of the Paris Academy of Painting, which controlled access to the annual Salon. This resistance, and that of a certain criticism, was bypassed very quickly with the salons of the refused, since 1863, the last salon of the refused having taken place in 1886. In reality the resistance of the painters of the Academy was broken as soon as 1881. French impressionist artists were famous during their lifetime and immediately influenced all European painting. Among both elites and populations.

Absolutely the opposite of early Impressionism, contemporary art is an entirely official, falsely revolutionary, but totally academic art imposed by Western ideological and political elites who have built for them special museums designed by the greatest architects of the time. Contemporary painting is indeed an art in complete rupture with the prior art by its consecration of milk and absurd. But this break has no popular origin, it is a "revolution" totally organized from above by a handful of "enlightened" people with power and a lot of money. Contemporary art has been afterwards the beginning, in the United States between the two wars, then in Europe after the second world war an art in the service of the powers, and in no way a popular and resistant art. On the other hand, it is the peoples who have deserted and continue to desert the rooms of contemporary art. Which has never been the case for the Impressionists. Manet was famous at the Salon des Refusés of 1863.

A comparison between the situation of the impressionists and that of the artists of the street art, born in the course of the 1960s, would be much more relevant. If we do not do it, it is once again the demonstration that art is one of the high places of the ideological and political manipulation of peoples. This was the case in Europe of medievalCatholic art, Orthodox art, aesthetic choices of Protestants, of course Baroque and Classical art, Communist arts, National Socialist arts and of the contemporary art. The only period when European art has been multiform and invented outside the ideologies and political circles in power is precisely the period of modern art from 1850 to 1950. Because at that time there existed competing ideologies and none of them had the power to impose the art that she wanted. And if our time actually knows a painting that lives outside official frameworks, or even breaks with them, it is rather in private art, commercial art and street art that we must look for it. Not in the permanent collections of museums of Contemporary Art

  

Jean Altamura (Ioannis Altamouras) 1852-1878

Skagen Lighthouse seen from the sea

Le phare de Skagen vu de la mer

Skagens Museum. Denmark

 

L'ÂGE D'OR DE LA PEINTURE DANOISE ET EUROPÉENNE

 

L'âge d'or de la peinture danoise se situe au 19è siècle. Deux périodes sont à distinguer.

La première partie du siècle voit coexister les deux mêmes tendances que partout ailleurs en Europe une fois achevées les guerres de la révolution et de l'Empire français : Romantisme et Classicisme. Les thèmes sont ceux de l'époque, très divers, mais avec une tendance très nette à l'observation de la société danoise, les paysages du Danemark, et bien sûr de l'Italie. Ces deux tendances vont en fait perdurer tout le 19è siècle.

La second partie du siècle est illustrée par l'Ecole de Skagen, une peinture souvent plus influencée par l'impressionnisme français et donc plus orientée vers la peinture de paysage. Une peinture qui développe plus les techniques de l'Art Moderne, esquisse, tachisme, peinture plate. La peinture de style romantique, classique ou réaliste continue cependant à exister pleinement. La grande attention portée à la vie quotidienne des populations est une caractéristique de cette peinture, qui la rapproche de l'art des Pays Bas protestants du siècle d'or, mais nous donne à apercevoir les moeurs et les modes de vie deux siècles après. Et bien sûr les marines.

 

Le 19è siècle et les toutes premières années du 20è, en Europe, se caractérisent en peinture par la très grande diversité des thèmes abordés par les peintres, dans un registre aussi bien profane que religieux. De même que par la grande diversité des techniques picturales, tantôt classiques, tantôt modernes, utilisées souvent simultanément. Cette période de la peinture européenne est multiple, comme en équilibre entre son riche passé et un avenir encore mal défini. Pendant tout ce siècle l'Europe n'obéit pas à une idéologie unique. Au contraire, des élites partisanes de doctrines très différentes, prétendent à la domination du continent, mais sans pouvoir s'imposer seules et exclure leurs rivaux. Les artistes bénéficient de cette situation de concurrence idéologique : ils y gagnent la liberté de peindre selon leurs goûts et leurs idées propres. Ils ne sont pas contraints d'obéir aux injonctions d'institutions officielles ou dominantes. En France la résistance de l'Académie à la peinture impressionniste n'a duré que quelques années. Le 19è siècle est très certainement dans toute l'histoire de la peinture européenne le siècle où les artistes ont jouit de la plus grande liberté. La peinture officielle, académique, idéologiquement monolithique et totalitaire ne renaîtra qu'à partir des années 1950 et suivantes, en provenance de New York, où elle était apparue dans les années 1920 et suivantes. C'est l'Art Contemporain. Les artistes libres se réfugieront alors dans l'art commercial privé et l'art des rues.

 

THE GOLDEN AGE OF DANISH AND EUROPEAN PAINTING

 

The golden age of Danish painting is in the 19th century. Two periods are to be distinguished.

The first half of the century saw the two same trends coexist as everywhere else in Europe when the wars of the French Revolution and Empire were completed: Romanticism and Classicism. The themes are those of the time, very diverse, but with a clear tendency to the observation of Danish society, the landscapes of Denmark, and of course of Italy. These two trends will in fact continue throughout the 19th century.

The second part of the century is illustrated by the Skagen School, a painting often influenced by French Impressionism and therefore more oriented towards landscape painting. A painting that develops more the techniques of Modern Art, sketch, tachism, flat paint. The romantic, classical or realistic style painting, however, continues to exist fully. The great attention paid to the daily life of the population is a characteristic of this painting, which brings it closer to the art of Protestant Netherlands of the golden age, but gives us to see the customs and ways of life two centuries later. And of course the seascapes

 

The 19th century and the first years of the 20th, in Europe, are characterized in painting by the very great diversity of the themes addressed by the painters, in a register as well profane as religious. As well as by the great diversity of pictorial techniques, sometimes classical, sometimes modern, often used simultaneously. This period of European painting is multiple, as in balance between its rich past and a future still ill-defined. Throughout this century Europe does not obey a single ideology. On the contrary, partsan elites from very different doctrines claim to dominate the continent, but can not impose themselves and exclude their rivals.

Artists benefit from this situation of ideological competition: they gain the freedom to paint according to their own tastes and ideas. They are not forced to obey the injunctions of official or dominant institutions. In France, the Academy's resistance to Impressionist painting lasted only a few years. The 19th century is certainly in the history of European painting the century when artists have enjoyed the greatest freedom. The official, academic, ideologically monolithic and totalitarian painting will only be reborn from the 1950s onwards, coming from New York, where it appeared in the 1920s and following. It is the Contemporary Art. Free artists will then take refuge in private commercial art and street art.

  

www.twin-loc.fr

Le musée Guggenheim de Bilbao est un musée d'art moderne et contemporain situé à Bilbao au Pays basque Espagne qui a ouvert au public en 1997. C'est l'un des trois musées de la fondation Solomon R. Guggenheim. La structure innovante du bâtiment a été dessinée par Frank Gehry dans le style qui l'a rendu célèbre. Sa silhouette est le fruit d'un assemblage singulier de pierre et de verre, d'eau et de titane. Le musée devint rapidement un des bâtiments contemporains les plus connus et appréciés au monde, faisant énormément pour le renouveau et la notoriété de la ville1,2. Cet impact sur une ville est depuis nommé par les chercheurs par l'expression « Effet Guggenheim ».

En plus des pièces prêtées temporairement par la fondation mère new-yorkaise et par d'autres musées, le musée possède sa propre collection permanente, rassemblant des œuvres signées d'artistes majeurs de l'après-guerre.

La construction du musée a été décidée par le gouvernement basque et le gouvernement de Biscaye afin de donner une image à la région et la ville, qui, après avoir été plongées dans un marasme économique dû à la reconversion de l'industrie lourde, se relevait grâce aux importants investissements réalisés par la région lors du plan Bilbao Ria 2000 : extension de l'aéroport de Sondika, raccordement au réseau d'autoroutes européen, zones économiques à fiscalité avantageuse tournées vers les nouvelles technologies, etc. Le musée n'est qu'une des étapes d'un plan économique beaucoup plus ambitieux et l'effet Bilbao régulièrement avancé pour justifier la construction de bâtiments iconiques ne saurait être évoqué sans une compréhension plus large de toute la dynamique mise en place par la région, et dont le musée Guggenheim n'est que la partie la plus visible. Le coût du musée, financé par la "Diputación" de Biscaye et le Gouvernement Basque a été de 100 millions de dollars, les collections et leur gestion étant de la responsabilité de la fondation Guggenheim. L'ouverture du musée s'est faite le 17 octobre 1997.

Le musée par lui-même crée un très important afflux de touristes parfois plus intéressés par le bâtiment que par les collections, car ceux-ci s'intéressent plus au plaisir de contempler le musée qu'au plaisir de contempler les expositions. Quatorze ans après son ouverture, il est admis que le musée, qui accueille un million de visiteurs par an, contribue à hauteur de 1,57 milliard d'euros à l'économie du Pays basque espagnol et a généré 4 500 emplois directs ou indirects sur la période.

Le directeur général actuel du musée est Juan Ignacio Vidarte assisté de 13 directeurs associés.

Créé par Frank Gehry et son cabinet d'architectes, le bâtiment fut extrêmement novateur dans son approche technologique tant du point de vue de la réalisation des dessins et simulation de la faisabilité des courbes par conception assistée par ordinateur (CAO) grâce aux logiciels informatiques développés par la société Dream PGM, initialement réservé à l'aéronautique et à l'automobile (logiciel CATIA), que sur l'aspect de l'esthétique. Le projet développe l'approche déconstructivistes de Gehry promouvant des formes organiques et ondulantes, jouant des matières et des lumières.

Parmi les œuvres importantes du Guggenheim Bilbao, on peut citer les sculptures gigantesques de Richard Serra, les installations de Jenny Holzer, une Araignée de Louise Bourgeois (1999), ou bien encore le chien géant habillé de fleurs de Jeff Koons (1992) situé à l'entrée, que les Basques nomment affectivement « Puppy ». Les peintures et les sculptures traditionnelles sont en minorité par rapport aux arts moins académiques.

  

The Guggenheim Museum Bilbao is a modern and contemporary art museum in Bilbao in the Basque Country Spain, which opened to the public in 1997. This is one of the three museums of the Solomon R. foundation Guggenheim . The innovative structure of the building was designed by Frank Gehry in the style that made ​​him famous . Its silhouette is the result of a unique blend of stone and glass , water and titanium . The museum quickly became one of the most known and popular contemporary buildings in the world , doing so much for the renewal and awareness of the town1 2. This impact on the city has been named by researchers as the " Guggenheim effect ".

In addition to temporarily lent by the parent foundation in New York and other parts museums , the museum has its own permanent collection , collecting signed works by major artists of the postwar period.

The museum building was decided by the Basque Government and the Government of Biscay to give an image to the region and the city, which , after being immersed in a slump due to the conversion of heavy industry was recovering thanks to significant investments made by the region in the plane Bilbao Ria 2000 extension of the airport Sondika trunking European highways , economic zones favorable tax facing new technologies, etc. . The museum is only one step in a much more ambitious economic plan and regularly used to justify the construction of iconic buildings Bilbao effect can not be discussed without a broader understanding of all the dynamics introduced by the region, including the Guggenheim museum is only the most visible part . The cost of the museum, funded by the " Provincial Council " of Biscay and the Basque Government was $ 100 million , collections and management is the responsibility of the Guggenheim Foundation . The opening of the museum took place on 17 October 1997.

The museum itself creates a very large influx of tourists sometimes more interested in the building by the collections, because they are more interested in the pleasure of seeing the museum at the pleasure of watching the shows. Fourteen years after its opening, it is recognized that the museum , which hosts one million visitors per year , contributes 1.57 billion euros in the Spanish Basque Country economy and generated 4,500 direct and indirect jobs over the period.

The current CEO of the museum is assisted by Juan Ignacio Vidarte 13 managing partners .

Designed by Frank Gehry and his architectural firm , the building was extremely innovative in its technological approach from the point of view of the realization of designs and simulation feasibility curves by computer aided design ( CAD ) software developed by the the company Dream PGM , initially for the aviation and automotive ( CATIA ) , only the aspect of aesthetics. The project develops the deconstructivist approach Gehry promoting organic and undulating forms , playing materials and lights.

Among the important works from the Guggenheim Bilbao include the gigantic sculptures of Richard Serra, facilities Jenny Holzer, a spider by Louise Bourgeois (1999) , or even the dog dressed giant flowers Jeff Koons (1992) located entry, the Basques call emotionally " Puppy ". The paintings and sculptures are traditional minority compared to less academic arts.

  

古根海姆博物馆毕尔巴鄂是一个现代和当代艺术博物馆在毕尔巴鄂巴斯克西班牙,这向公众开放于1997年。这是所罗门·R基础的三大博物馆之一古根海姆博物馆。该建筑的创新结构由弗兰克·盖里在,使他成名的风格设计的。它的轮廓是一个独特的石头和玻璃,水和钛的结果。该博物馆迅速成为世界上最知名和流行的现代建筑之一,做了这么多的town1 2的更新和认识。对城市这种影响已被命名的研究人员为“古根海姆效应” 。

除了在纽约的父母基础和其他地区的博物馆暂时转借,该馆拥有自己的永久收藏,由战后时期的主要艺术家收集签名的作品。

该博物馆建筑由巴斯克政府和比斯开政府决定给图像的区域和城市,其中,沉浸在低迷由于重工业的转换后为恢复由于中继欧洲高速公路在平面毕尔包2000分机机场松迪卡所做的地区显著投资,经济特区面临着新的技术等税收优惠。该博物馆是唯一一个在一个更加雄心勃勃的经济计划的步骤,并定期用来证明的标志性建筑物毕尔巴鄂效应的建设离不开所有的动态更广泛地了解所引进的讨论区,包括古根海姆博物馆是唯一最可见部分。博物馆的费用,由“省议会”比斯开湾和巴斯克政府的资助为1亿美元,收藏和管理是古根海姆基金会的责任。博物馆的开放发生于1997年10月17日

博物馆本身造成游客的藏品,有时更感兴趣的是建筑的一个非常大的涌入,因为他们更感兴趣的是看到在博物馆看展览的愉悦快感。其开放十四年后,人们认识到了博物馆,每年举办一百万个访客,有利于1.57十亿欧元的西班牙巴斯克地区的经济和产生4,500直接和间接的就业机会在此期间。

博物馆的现任CEO是由胡安·伊格纳西奥Vidarte 13管理合作伙伴的协助。

由弗兰克·盖里和他的建筑公司设计,该建筑是在其技术方法极具创新性的观点,实现设计和仿真的可行性曲线由计算机辅助设计( CAD)软件的开发点公司梦PGM ,最初为航空及汽车( CATIA ) ,美学只有方面。该项目开发的解构主义方法盖里推动有机和起伏的形式,打材料和灯光。

其中从毕尔巴鄂古根海姆博物馆的重要作品包括理查德·塞拉,设施珍妮•霍尔泽,蜘蛛路易斯布尔乔亚( 1999)的巨大雕塑,甚至狗打扮巨型花杰夫·昆斯( 1992)设入门,巴斯克致电情绪“小狗” 。相比,少了学术艺术的绘画和雕塑作品是传统的少数民族。

  

El Museo Guggenheim Bilbao es un moderno y museo de arte contemporáneo en Bilbao en el País Vasco de España, que se abrió al público en 1997. Este es uno de los tres museos de la Fundación Solomon R. Guggenheim. La innovadora estructura del edificio fue diseñado por Frank Gehry en el estilo que lo hizo famoso . Su silueta es el resultado de una mezcla única de la piedra y el vidrio , el agua y el titanio . El museo se convirtió rápidamente en uno de los edificios contemporáneos más conocidos y populares en el mundo , haciendo tanto por la renovación y la conciencia de la town1 2 . Este impacto en la ciudad ha sido nombrado por los investigadores como el "efecto Guggenheim " .

Además de prestado temporalmente por la fundación de los padres en Nueva York y otros museos de piezas , el museo tiene su propia colección permanente , recogiendo obras firmadas por grandes artistas de la época de la posguerra.

El edificio del museo fue decidida por el Gobierno Vasco y la Diputación de Vizcaya para dar una imagen de la región y la ciudad, que , después de haber sido sumergido en una depresión debido a la conversión de la industria pesada fue recuperando gracias a las importantes inversiones realizadas por la región en el 2000 extensión avión Bilbao Ría del aeropuerto de Sondika trunking carreteras europeas , las zonas económicas fiscal favorable frente a las nuevas tecnologías , etc . El museo es sólo un paso en un plan económico mucho más ambicioso y se usa con regularidad para justificar la construcción de edificios emblemáticos efecto Bilbao no puede ser discutido sin una comprensión más amplia de toda la dinámica introducida por la región, incluyendo el Museo Guggenheim es sólo la parte más visible. El costo del museo , fundado por el "Consejo Provincial " de Bizkaia y el Gobierno Vasco fue de $ 100 millones, colecciones y la gestión es responsabilidad de la Fundación Guggenheim. La apertura del museo tuvo lugar el 17 de octubre de 1997.

El museo en sí crea una gran afluencia de turistas a veces más interesados ​​en el edificio por las colecciones , ya que están más interesados ​​en el placer de ver el museo en el placer de ver los espectáculos. Catorce años después de su apertura , se reconoce que el museo , que alberga a un millón de visitantes al año, contribuye € 1570 millones en la economía española del País Vasco y genera 4.500 empleos directos e indirectos durante el período.

El actual director general del museo está asistido por Juan Ignacio Vidarte 13 socios administrativos .

Diseñado por Frank Gehry y su estudio de arquitectura , el edificio fue muy innovador en su enfoque tecnológico desde el punto de vista de la realización de los diseños y las curvas de viabilidad de simulación mediante el diseño asistido por ordenador ( CAD) software desarrollado por el la empresa Sueño PGM , inicialmente para la aviación y del automóvil (CATIA ) , sólo el aspecto de la estética. El proyecto desarrolla el enfoque deconstructivista Gehry promoción de formas orgánicas y ondulantes , materiales de juego y las luces.

Entre las obras importantes desde el Guggenheim Bilbao se compone de las gigantescas esculturas de Richard Serra, instalaciones Jenny Holzer, una araña de Louise Bourgeois ( 1999 ) , o incluso los perros vestidos de flores gigantes Jeff Koons ( 1992 ) encuentra entrada , los vascos llaman emocionalmente " perrito" . Las pinturas y esculturas son minoría tradicional en comparación con menos de artes académicas.

  

Das Guggenheim Museum Bilbao ist ein moderner und zeitgenössischer Kunst -Museum in Bilbao im Baskenland, Spanien, das für die Öffentlichkeit im Jahr 1997 eröffnet. Dies ist eines der drei Museen der Stiftung Solomon R. Guggenheim . Die innovative Struktur des Gebäudes wurde von Frank Gehry in dem Stil, der ihn berühmt gemacht konzipiert. Seine Silhouette ist das Ergebnis einer einzigartigen Mischung aus Stein und Glas , Wasser und Titan. Das Museum wurde schnell zu einem der bekanntesten und beliebtesten zeitgenössischen Gebäude der Welt , tun so viel für die Erneuerung und das Bewusstsein für die town1 2 . Diese Auswirkungen auf die Stadt ist von den Forschern als " Guggenheim -Effekt" genannt.

Neben vorübergehend von der Mutter Stiftung in New York und anderen Teilen Museen geliehen hat das Museum seine eigene ständige Sammlung , sammeln unterzeichnet Werke bedeutender Künstler der Nachkriegszeit .

Das Museumsgebäude wurde von der baskischen Regierung und der Regierung von Biskaya beschlossen, ein Bild, um die Region und die Stadt, die , nachdem sie in einer Krise aufgrund der Umwandlung der Schwerindustrie eingetaucht war, erholt geben aufgrund der großen Investitionen, die von der Region, in der Ebene Bilbao Ria 2000 Erweiterung des Flughafens Sondika gemacht Trunking europäischen Autobahnen, Wirtschaftszonen günstigen Steuer vor neuen Technologien , etc.. Das Museum ist nur ein Schritt in einem sehr viel ehrgeiziger Wirtschaftsplan und regelmäßig verwendet werden, um den Bau von ikonischen Gebäuden Bilbao-Effekt rechtfertigt nicht ohne ein erweitertes Verständnis von all der Dynamik durch die eingebrachte diskutiert werden Region, darunter das Guggenheim-Museum ist nur der sichtbarste Teil . Die Kosten für das Museum, das von der " Provincial Council" von Biskaya und der baskischen Regierung finanziert betrug 100 Millionen US-Dollar Sammlungen und Verwaltung liegt in der Verantwortung der Guggenheim Foundation . Die Eröffnung des Museums fand am 17. Oktober 1997 .

Das Museum selbst schafft einen sehr großen Zustrom von Touristen manchmal mehr Interesse an dem Gebäude durch die Sammlungen , weil sie mehr Interesse an der Freude zu sehen, das Museum im Vergnügen, Ausstellungen . Vierzehn Jahre nach seiner Eröffnung wird anerkannt, dass das Museum, das eine Million Besucher pro Jahr veranstaltet , trägt 1570000000 € im spanischen Baskenland Wirtschaft und erzeugt 4.500 direkte und indirekte Arbeitsplätze über den Zeitraum .

Der bisherige CEO des Museums wird von Juan Ignacio Vidarte 13 Managing Partner unterstützt.

Das von Frank Gehry und sein Architekturbüro , war das Gebäude sehr innovativ in ihren technologischen Ansatz aus der Sicht der Realisierung des Designs und Simulation Machbarkeits Kurven, die durch Computer Aided Design (CAD) Software durch die entwickelte das Unternehmen Traum PGM , zunächst für die Luftfahrt-und Automobilindustrie ( CATIA ) , nur den Aspekt der Ästhetik. Das Projekt entwickelt den dekonstruktivistischen Ansatz Gehry Förderung der Bio- und wellenförmige Formen , Materialien und Licht spielen .

Zu den wichtigen Werken aus dem Guggenheim Bilbao sind die gigantischen Skulpturen von Richard Serra, Einrichtungen Jenny Holzer, eine Spinne von Louise Bourgeois (1999) , oder auch die Hund gekleidet riesige Blumen Jeff Koons (1992) liegt Eintrag , rufen Sie die Basken emotional " Welpe" . Die Gemälde und Skulpturen sind traditionelle Minderheit im Vergleich zu weniger akademische Kunst.

  

متحف جوجنهايم بلباو هو متحف الفن الحديث والمعاصر في بلباو في اقليم الباسك اسبانيا ، الذي افتتح للجمهور في عام 1997. هذا هو واحد من ثلاثة متاحف للمؤسسة سولومون ر. غوغنهايم . وقد تم تصميم بنية مبتكرة للمبنى عن طريق فرانك جيري في النمط الذي جعلته الشهيرة. صورة ظلية ل هو نتيجة ل مزيج فريد من الحجر والزجاج والماء و التيتانيوم. المتحف وسرعان ما أصبحت واحدة من المباني المعاصرة الأكثر شهرة و شعبية في العالم ، فعل الكثير من أجل التجديد و الوعي town1 2 . وقد سميت هذه الآثار على المدينة من قبل الباحثين باسم " تأثير غوغنهايم " .

بالإضافة إلى أقرض مؤقتا من قبل المؤسسة الأم في نيويورك وأجزاء أخرى من المتاحف ، و المتحف مجموعة دائمة خاصة بها ، وجمع المصنفات التي وقعتها الفنانين الكبار من فترة ما بعد الحرب .

وتقرر بناء المتحف من قبل حكومة الباسك وحكومة بسكاي لإعطاء صورة للمنطقة والمدينة، والتي، بعد أن مغمورة في ركود بسبب تحويل الصناعات الثقيلة كان يتعافى وذلك بفضل الاستثمارات الهامة التي قامت بها المنطقة في عام 2000 تمديد الطائرة بلباو ريا من المطار سونديكا الكابلات الطرق السريعة الأوروبية ، والمناطق الاقتصادية الضريبية المواتية التي تواجه التكنولوجيات الجديدة، وما إلى ذلك. المتحف هو خطوة واحدة فقط في خطة اقتصادية أكثر طموحا بكثير، و تستخدم بانتظام لتبرير تشييد المباني الأيقونية بلباو تأثير لا يمكن مناقشتها دون فهم أوسع من كل الديناميات التي أدخلتها المنطقة، بما في ذلك متحف غوغنهايم ليست سوى الجزء الأكثر وضوحا . كانت تكلفة المتحف، بتمويل من " مجلس محافظة " بسكاي وحكومة الباسك 100 مليون دولار، وإدارة مجموعات هي مسؤولية مؤسسة جوجنهايم . استغرق افتتاح المتحف في 17 أكتوبر 1997.

المتحف نفسه يخلق تدفق أعداد كبيرة جدا من السياح أكثر اهتماما في بعض الأحيان في المبنى من قبل مجموعات ، لأنهم أكثر اهتماما في دواعي سروري لرؤية المتحف في متعة مشاهدة العروض. بعد أربعة عشر عاما افتتاحه، فمن المسلم به أن المتحف، الذي يستضيف من مليون زائر سنويا، وتساهم 1570000000 € في الاقتصاد الباسك الإسبانية و لدت 4،500 فرصة عمل مباشرة و غير مباشرة خلال تلك الفترة.

ويساعد الرئيس التنفيذي الحالي للمتحف من قبل خوان اجناسيو Vidarte 13 شركاء إدارة.

صممه فرانك جيري و شركة الهندسة المعمارية له، وكان المبنى مبتكرة للغاية في النهج التكنولوجية من وجهة نظر إعمال التصاميم و المنحنيات المحاكاة الجدوى التي كتبها التصميم بمساعدة الحاسوب ( CAD ) والبرمجيات التي طورتها شركة دريم PGM ، في البداية للطيران والسيارات ( CATIA ) ، إلا جانب من جوانب الجماليات. يطور المشروع النهج deconstructivist جيري تعزيز الأشكال العضوية و متموجة ، ومواد اللعب و الاضواء.

من بين الأعمال المهمة من غوغنهايم بلباو تشمل تماثيل عملاقة ل ريتشارد سيرا ، ومرافق جيني هولزر ، العنكبوت التي كتبها لويز بورجوا (1999 ) ، أو حتى الكلب يرتدي الزهور العملاقة جيف كونز (1992 ) الواقعة الدخول، الباسك استدعاء عاطفيا " جرو " . اللوحات و المنحوتات هي الأقلية التقليدية بالمقارنة مع الفنون الأكاديمي أقل.

  

Музей Гуггенхайма в Бильбао является современным и музей современного искусства в Бильбао в Стране Басков Испании , который открылся для публики в 1997 году. Это один из трех музеев Фонда Соломона Р. Гуггенхайма. Инновационная структура здания была разработана Фрэнком Гери в стиле , который сделал его знаменитым. Его силуэт является результатом уникальной смеси камня и стекла , воды и титана. Музей быстро стал одним из самых известных и популярных современных зданий в мире , делает так много для обновления и осознания town1 2. Это воздействие на город был назван исследователями как "эффект Гуггенхайма " .

Кроме того , чтобы временно одолжил материнской основания в Нью-Йорке и других частей музеев , музей имеет собственную постоянную коллекцию , собирая подписанные произведения крупных художников послевоенного периода .

Здание музея было решено правительством Басков и Правительством Бискайском дать изображение на области и города , который после погружения в кризис за счет конверсии тяжелой промышленности был восстанавливается благодаря значительным капиталовложениям, осуществленным регионе в самолет Бильбао Риа 2000 расширение аэропорта Sondika магистральные европейских дорог, экономические зоны благоприятный налоговый сталкивается с новыми технологиями и т.д. . Музей является лишь одним шагом в гораздо более амбициозного экономического плана и регулярно используется для оправдания строительства знаковых зданий Бильбао эффекта не может обсуждаться без широкого понимания всех динамики введенным область, в том числе в музее Гуггенхайма только самая видимая часть . Стоимость музея , финансируется « провинциального совета " Бискайском и баскского правительства составила $ 100 млн. , коллекции и управление является обязанностью Фонда Гуггенхайма . Открытие музея состоялось 17 октября 1997 года .

Сам музей создает очень большой приток туристов иногда больше заинтересованных в здании по коллекций , потому что они более заинтересованы в удовольствие видеть музей в удовольствии смотреть шоу. Четырнадцать лет после его открытия , признается, что музей , в котором находится один миллион посетителей в год, способствует 1570000000 евро в испанской Страны Басков экономики и генерируется 4500 прямых и косвенных рабочих мест за период .

Нынешний генеральный директор музея помогают Хуан Игнасио Vidarte 13 управляющих партнеров .

Построен по проекту Франка Гери и его архитектурной фирмы , здание было очень инновационный в своем технологического подхода с точки зрения реализации проектов и кривых моделирования технико-экономических по автоматизированного проектирования (САПР ) , разработанной компания Мечта PGM , первоначально для авиации и автомобильной ( CATIA ) , только аспект эстетики. Проект развивает деконструктивистской подход Гери способствуя органические и волнообразные формы , играя материалы и источники света .

Среди важных работ из музей Гуггенхайма в Бильбао включают гигантские скульптуры Ричарда Серра , объектов Дженни Хольцер , паук Луизы Буржуа (1999) , или даже собака одетый гигантские цветы Джефф Кунс (1992) , расположенных вход, баски называют эмоционально " Щенок " . Картины и скульптуры традиционным меньшинством по сравнению с менее академических искусств.

Johan Barthold Jongkind. 1819-1891. Paris. Cours d'eau en Hollande avec barque et moulin. Rivers in Holland with boat and mill. 1877. Louvre.

 

ART MODERNE : LE RENOUVELLEMENT DES FORMES

 

L'Art Moderne, annoncé dès le début du 20è siècle par les peintres romantiques (Delacroix) et les pré-impressionnistes a été un facteur tout à fait remarquable de renouvellement des formes esthétiques dans la peinture européenne.

Sa caractéristique essentielle est certainement sa volonté d'invention, de changement qui s'exprime en peinture, dans l'emploi des couleurs, dans la recherche d'un nouveau dessin, dans la diversité des thèmes abordés. On peut dire que la civilisation européenne se distingue d'autres grandes civilisations par cette recherche constante, à l'échelle des siècles, de l'innovation. Cela n'a pas été le cas par exemple des civilisations islamiques ou chinoises dont les valeurs ont infiniment plus accordé la priorité à la pérennité et au maintien des traditions. Une fois encore on constate que l'art est un révélateur des valeurs qui animent les sociétés.

 

Les techniques utilisées par les peintres européens, au cours du 19è siècle, pour créer un art nouveau sont multiples, sauf omission, on peut les recenser ainsi :

1°"La Peinture Plate": par exemple avec Manet, plus tard Gauguin, Maurice Denis, Raoul Dufy, les Nabis... Cette technique réduit ou supprime les volumes et la perspective et privilégie les lignes. Le peintre ne s'efforce plus de rendre le monde en trois dimensions, comme il l'a fait pendant des siècles. Le peintre propose une vision du monde qui accepte la planéité du tableau. L'artiste peint en deux dimensions. C'est un retour à une esthétique qui était celle de la peinture Byzantine, Romane et Gothique. Avec d'autres thèmes évidemment, puisque une des caractéristiques de l'art moderne est la raréfaction des motifs religieux, ou inspirés par l'antiquité grecque et romaine.

2° La décomposition de la lumière et des couleurs, en taches et en points."Le Tachisme". Les Préimpressionnistes (Ecole de Barbizon, Corot) Les Impressionnistes. Les Pointillistes (Seurat, Signac)

3° Les couleurs arbitraires ou symboliques. L'artiste s'écarte des couleurs "réelles", celles perçues par l'oeil et le cerveau humain, et invente des couleurs apparemment arbitraires: Gauguin, les Fauves, le symbolisme, le surréalisme ... C'est une technique que la peinture romane et gothique avaient mis en pratique très régulièrement.

4° La valorisation de l'Esquisse. L'esquisse a été pendant des siècles, seulement, ce que son nom indique : une Etude préparatoire à un tableau définitif. Au 19è l'esquisse devient un procédé définitif, terminal, d'expression artistique.

5° La décomposition de l'espace et des volumes du monde réel, en lignes et surfaces, plus ou moins synthétiques et significatives. (Cézanne, Braque).

6° La "multiplicité des points de vue" sur un objet ou un sujet. Technique qui cherche à rendre le réel comme si on le regardait, en même temps, depuis plusieurs points de l'espace. (Les Cubistes)

7° L'art Abstrait, enfin, une nouveauté à peu près totale dans l'art européen.

 

L'Art a toujours été, une manière de rêver le monde réel. Mais les nouvelles techniques de l'Art Moderne, s'éloignent toutes, de manière très intentionnelle, volontariste, de la représentation exacte du réel.

Les peintres tendent à créer un art dans lequel l'interprétation du réel l'emporte sur sa reproduction.

L'artiste "moderne" reproduit le réel, mais aussi le rêve et l'invente. Ces tendances ont abouti à l'art non figuratif, autrement appelé l'art abstrait.

Ce renouvellement des formes en peinture est total.

Il a apporté de nouvelles possibilités, très intéressantes, et très belles, d'expression artistique.

 

Il ne faut pas confondre Art Moderne et Art Contemporain. Ils ne recouvrent pas la même période. Ils n'ont pas les mêmes caractéristiques esthétiques ni les mêmes fondements idéologiques.

L'Art Moderne recouvre une période qui va depuis les pré-impressionnistes, vers 1850-60, jusqu'à la seconde guerre mondiale. C'est du moins la périodisation la plus couramment acceptée par les historiens de l'art.

D'autres historiens le font débuter un peu plus tardivement avec les post-impressionnistes et l'art abstrait, vers 1900. La définition la plus large est certainement la meilleure car les impressionnistes sont des artistes pleinement "modernes". On peut même penser que l'Art Moderne débute dès 1815, avec certains peintres romantiques comme le français Eugène Delacroix, ou avec William Turner, fantastique novateur, annonciateur de l'impressionnisme et de l'art non figuratif, qui meurt en 1853.

Ces deux artistes ont fait de l'esquisse un moyen d'expression artistique privilégié.

Les peintres de cette époque sont déjà profondément inspirés par la volonté d'innovation qui caractérise l'Art Moderne. La période de l'Art Moderne, extrêmement dynamique, est d'autre part, autre caractéristique majeure, riche de diversité. Elle s'inscrit tout à fait dans l'histoire de l'art européen. Elle ne renie pas le passé, l'art académique est tout à fait pratiqué, mais elle est aussi remarquablement créatrice d'oeuvres multiples, inventive de formes tout à fait nouvelles d'expression esthétique.

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L'Art Contemporain est postérieur à 1945. Certains fixent sa naissance dans les années 1950. On peut aussi prétendre, avec quelques raisons, que sa date de naissance, en tout cas idéologique et politique, est la création à New York du Moma par les Rockefeller (1929). Les dates sont bien sûr approximatives et certains peintres comme Picasso ou Miro appartiennent à l'esprit de l'Art Moderne, alors qu'ils restent très créatifs après 1945.

En peinture et en sculpture, la diversité fait alors place à une profonde uniformité dissimulée derrière les apparences de l'innovation et même de la provocation. L'explosion d'originalité et de non conformisme qui caractérise l'Art Moderne devient un Système qui se fige dans l'idéologiquement et l'esthétiquement correct. Contrairement à ce qu'il prétend être l'Art Contemporain, officiel, celui qui est installé dans les collections permanentes des musées, est un art figé, académique, épuisé par un système et une obsession : le Nouveau. C'est l'Art de la Table Rase du Passé : un art sans racines, réservé à une élite de prétendus "Comprenants".

  

MODERN ART: THE RENEWAL OF FORMS

Modern Art, announced from the beginning of the 20th century by the romantic painters (Delacroix) and pre-impressionists has been a factor quite remarkable renewal of aesthetic forms in European painting. Its essential characteristic is certainly his invention will, his desire for change, expressed in painting, in the use of colors, in the search for a new design, in the diversity of topics. It can be said that European civilization differs from other great civilizations through the constant research, on the scale of centuries, of innovation. This was not the case for example of Islamic and Chinese civilizations whose values have infinitely more given priority to the sustainability and the maintenance of traditions. Once again we see that art is a developer of the values that drive the societies.

 

The techniques used by European painters during the 19th century to create a new art, are many. Except omission, and we can enumerate:

1° "The Flat Painting", for example with Manet, Gauguin, Maurice Denis, the Nabis ... This technique reduces or removes volumes and perspective and focuses on lines. The painter no longer tries to represent the world in three dimensions, as he has done for centuries. The painter proposes a vision of the world that accepts the flatness of the table. The artist paints in two dimensions. She returned to an aesthetic that was practiced by the Byzantine painting, Roman and Gothic. With other themes obviously, since one of the features of modern art is the increasing scarcity of religious motives or inspired by Greek and Roman antiquity.

2° The decomposition of light and colors with spots and dots. "The Tachism". The Pre-Impressionists, the Barbizon School, Corot, The Impressionists. the Pointillist (Seurat, Signac)

3° The arbitrary and symbolic colors. The artist moves away of the colors "real", those perceived by the eye and the human brain, and invents arbitrary colors: Gauguin, the Fauves, symbolism, surrealism ... It is a technique that painting Romanesque and Gothic had practiced regularly.

4° The valorization of the Sketch. The sketch was, for centuries, only what its name indicates: a preparatory study for a final painting. In the 19th the sketch becomes a permanent process, terminal, completed, of artistic expression.

5° . The decomposition of space and volumes of the real world into lines and surfaces, more or less synthetic and significant. (Cézanne, Braque).

6° The "multiplicity of perspectives" on an object. Technique that seeks to make the real, as if you looked at him, at the same time, from several points of space. (The Cubist)

7° Abstract art, finally, a novelty almost complete in European art.

 

Art has always been a way to dream the real world. But news techniques of Modern Art, are moving away from, a manner very intentional, voluntarist, of the exact representation of reality.

The painters tend to create an art in which the interpretation of reality prevails over its reproduction.

The "modern" artist reproduces reality, but also the dream and invents it. These tendencies have led to non-figurative art, otherwise known as abstract art.

This renewal forms in painting is total.

It has brought new opportunities, exciting, and beautiful, artistic expression.

 

It must not confuse Modern and Contemporary Art. They do not cover the same period. They do not have the same aesthetic characteristics or the same ideological foundations.

The Modern Art covers a period that goes from pre-Impressionists, to 1850 to 1860, until the Second World War. This is at least the periodization most commonly accepted by art historians.

Other historians begin Modern Art a little later with the post-impressionist and abstract art, circa 1900. The broadest definition is certainly the best because Impressionist artists are fully "modern".

 

One may even think that Modern Art begins in 1815, with some romantic painters such as Eugène Delacroix, or William Turner, innovative fantastic, annunciator of the impressionism and non-figurative art, who died in 1853.

These two artists have made with the sketch a privileged means of artistic expression.

The painters of this period are already deeply inspired by the desire for innovation that characterizes modern art. The period of Modern Art, extremely dynamic, is the other, another major feature rich diversity. It fits perfectly in the history of European art. She does not repudiate the past, academic art is quite practiced, but it is also remarkably creative multiple works, inventive forms entirely new of aesthetic expression.

 

The Contemporary Art is subsequent to 1945. Some historians establish its birth in the 1950s.

One can also argue, with some reason, that his date of birth in any ideological and political cases, is the creation of the Moma in New York, by the Rockefeller (1929). The dates are of course approximate and certain painters like Picasso or Miro belong to the spirit of the Modern Art, while they remain very creative after 1945.

In painting and sculpture, diversity gives way to a profound uniformity dissimulated behind the appearances of innovation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes Modern Art becomes a system that freezes in the ideologically and the aesthetically correct.

 

In painting and sculpture, diversity gives way to a deep uniformity, hidden behind the appearances of innovation and even of the provocation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes modern art becomes a system that freezes in the ideologically and aesthetically correct. Contrary to what he claims to be, contemporary art, official, one installed in the permanent collections of museums, is a static, academic, exhausted by a system and an obsession: the New. This is the Art of the Table Rase of the Past of Europa : an art without roots, for the elite, so-called "comprenants".

  

Louis Carrier- Belleuse. 1848-1913. Paris. Porteurs de farine. Carriers of flour. 1885. Paris Petit Palais (Musée des Beaux de la Ville de Paris)

Ecole naturaliste réaliste.

Tous ces peintres de l'école naturaliste-réaliste sont dans la tradition fondée par les peintres des Pays Bas au 17è siècle.

 

Realistic naturalistic school.

All these painters of the naturalistic-realistic school are in the tradition founded by painters of the Netherlands in the 17th century.

  

LA PEINTURE ENTRE 1815 ET 1870.

 

Il faut attendre la fin des guerres imposées à l'Europe par la Révolution et l'Empire français pour que la peinture reprenne vie et vigueur. Tout la première partie du 19è siècle voit coexister les deux grands courants classiques et romantiques. L'Académisme et les premières tendances modernistes.

Les thèmes de l'art se diversifient, la religion, l'histoire, la mythologie perdent du terrain, la peinture de moeurs, la nature morte et le paysage se répandent. Une école réaliste fait son apparition qui prend de l'importance et représente la première contestation de la "Grande Peinture" Académique.

La diversification et la sécularisation des thèmes de la peinture française et européenne, le recul de la peinture d'histoire et mythologique se fait en définitive à l'imitation de la peinture des Pays Bas, qui pratiquent l'art profane et séculier depuis le 17è siècle.

D'autre part certaines techniques nouvelles apparaissent qui annoncent l'Art Moderne.

Dès les années 1830 le romantique Delacroix a multiplié les esquisses et les tableaux peints à grandes ou petites touches de couleur juxtaposées, au détriment de la précision du dessin. C'est une révolution qui est qualifiée par la critique de "tartouillade". Et la critique, quoi qu'on en dise , n'avait pas absolument tort.

Dans les années 1840 Corot peint, notamment en Italie, des tableaux qui annoncent clairement "la peinture plate", le retour à une vision du monde en deux dimensions. Une esthétique qui atténue ou même supprime la perspective et les volumes. Corot abandonnera ensuite ce style pour inventer un "tachisme" très souple, très dilué, flou, tout à fait personnel, qui annonce aussi le recul du dessin par rapport à la couleur.

Dans les années 1840-50 les peintres de l'Ecole pré-impressionniste de Barbizon s'inspirent beaucoup du paysage néerlandais quant aux coloris, relarivement sombres et neutres, mais avec des techniques de peinture moins lisses, un accent mis sur la touche, et une imprécision du dessin, qui préfigurent l'impressionnisme.

Mais l'époque voit aussi se perpétuer "la Grande Peinture", attentive au dessin exact et précis, enseigné par Dominique Ingres, et attachée aux grands thèmes tirés de la religion, de la littérature ou de l'histoire européenne. Ces peintres Académiques vont entrer en conflit avec les Réalistes, les Préimpressionnistes et les Impressionnistes et finiront par perdre le combat. Ils seront qualifiés de "Pompiers" par le siècle suivant. Dès les années 1860 le réaliste Courbet, et Manet, difficilement classable, représentent, de manière un peu différente, la peinture de contestation de l'Académisme.

 

PAINTING BETWEEN 1815 AND 1870.

Not until the end of the wars imposed on Europe by the French Revolution and the Empire for that the painting back to life and vigor. All the first part of the 19th century saw the two great classical and romantic currents coexist. The Academism and the first modernist tendencies.

The themes of art diversify, the religion, the history, the mythology lose ground, the paintings of manners, still life and landscape are spread. A realistic school is emerging which becomes important and represents the first challenge against the Academic Great Painting.

The diversification and the secularization of the themes of the French and European painting, the decline of historical and mythological painting is ultimately done in imitation of the painting of the Netherlands, which practiced profane and secular art since the 17th century.

As early as the 1830s, the romantic Delacroix multiplied the sketches and paintings with large or small touches of color juxtaposed, to the detriment of the precision of the drawing. It is a revolution which is described by critics as "tartouillade" (daub). And criticism, whatever may be said of it, was not absolutely wrong.

In the 1840s Corot painted, especially in Italy, paintings that clearly announce "the flat painting", the return to a two-dimensional worldview. An aesthetic that attenuates or even suppresses the perspective and the volumes. Corot then abandoned this style to invent a very flexible, diluted, fuzzy, completely personal "tachism", which also announces the recession of drawing in relation to color.

In the years 1840-50 the painters of the Pre-Impressionist School of Barbizon were inspired by the Dutch landscape as regards the colors, relatively dark and neutral, but with less smooth painting techniques, an accent on the touch, and an inaccuracy of the drawing, which prefigure the Impressionism.

But the era also saw the "Great Painting" perpetuate, attentive to the exact and precise drawing, taught by Dominique Ingres, and attached to the great themes drawn from religion, literature or European history. These Academic painters will enter into conflict with the Realists, the Pre-Impressionists and the Impressionists and will eventually lose the fight. They will be called "Firemen" by the next century. As early as the 1860s, the realistic Courbet, and Manet, hardly classifiable, represent, in a different way, the painting of contestation of Academism.

   

Jean Jacques Henner. 1829-1905. Paris.

Nicolas Le Roux

Paris. Musée Jean Jacques Henner.

  

JEAN JACQUES HENNER

 

Jean Jacques Henner est un peintre d'origine alsacienne qui a été actif à Paris. Son style est très personnel, il ne peut être classé dans les grandes écoles de son époque comme l'Académisme, le Naturalisme , le Réalisme ou l'Impressionnisme. Il est très représentatif de son époque justement par le fait qu'il peut difficilement être rattaché à une école. Toute la peinture européenne entre 1815 et 1940 se caractérise par sa grande diversité de styles et de thèmes. La diversité des idéologies qui s'affrontent est un des facteurs de l'instabilité politique et la cause des guerres qui se succèdent, mais en art la période est riche par son pluralisme.

JJ Henner est parfaitement capable de peindre, de manière classique, une oeuvre achevée, au dessin précis, comme le démontrent certains de ses portraits ( le sous-préfet d'Altkirch). Mais la manière de peindre la plus habituelle de Henner est très moderniste. On ne peut pas le confondre avec William Bouguereau. Son style privilégie l'esquisse et le coloris par rapport à la rigueur du dessin. Jean Jacques Henner n'est en aucun cas proche, par le style, des peintres académiques appelés à une certaine époque "peintres pompiers". Ce sont ses thèmes et ses coloris qui peuvent l'apparenter aux peintres académiques. Un peu comme Eugène Delacroix , Jean Baptiste Corot, Jean Jacques Henner peut peindre de manière "moderne" de "grands sujets" empruntés à la Mythologie ou à l'Histoire.

Outre l'esquisse qu'il utilise de manière très systématique, "la peinture plate", notamment pour les paysages, est une de ses techniques habituelles : Atténuation des volumes et écrasement de la perspective.

Ces techniques modernistes n'ont nullement fait obstacle à sa désignation pour un Prix de Rome, et plus tard à son élection à l'Académie des Beaux Arts en 1889 au fauteuil de Alexandre Cabanel. Un peintre bien plus académique que lui. Jean Jacques Henner, travaille en atelier et non pas en extérieur, et il n'est pas tenté par les techniques impressionnistes. Notamment pas par l'accent que les impressionnistes mettent sur la luminosité et leur choix d'une peinture claire. Les tonalités dominantes de JJ Henner restent dans la tradition classique : plutôt sombres. Mais il fréquente les peintres impressionnistes et ne leur est nullement hostile.

  

Jean Jacques Henner is a painter of Alsatian origin who was active in Paris. His style is very personal, he can not be classified in the great schools of his time as Academism, Naturalism, Realism or Impressionism. It is very representative of its time precisely because it can hardly be attached to a school. All European painting between 1815 and 1940 is characterized by its great diversity of styles and themes. The diversity of opposing ideologies is one of the factors of political instability and the cause of successive wars, but in art the period is rich in its pluralism. JJ Henner is perfectly capable of painting, in a classic way, a finished work, with precise drawing, as demonstrated by some of his portraits (the sub-prefect of Altkirch). But the most usual way of painting Henner is very modern. It can not be confused with Bouguereau. His style favors sketching and coloring compared to the rigor of the drawing.

Jean Jacques Henner is by no means close, by the style, of the academic painters called at one time "firefighters painters". It is his themes that can sometimes be related to the painters of the academic school. It is his themes and colors that can relate him to academic painters. A bit like Eugene Delacroix, Jean Baptiste Corot, Jean Jacques Henner can paint in a "modern way" "great subjects" borrowed from Mythology or History. In addition to the sketch, that he uses very systematically, the "flat painting", particularly for landscapes, is one of his usual techniques: Attenuation of volumes and crushing of perspective.

These modernist techniques made no obstacle to his designation for a Prix de Rome, and later to his election the Académie des Beaux Arts in 1889 in Alexandre Cabanel's armchair. A painter much more academic than himself. Jean Jacques Henner, works in a workshop and not outdoors, and he is not tempted by Impressionist techniques. Especially not by the emphasis that the impressionists put on the luminosity and their choice of a clear painting. The dominant tones of JJ Henner remain in the classical tradition: rather dark. But he frequents the impressionist painters and is not at all hostile to them.

  

Slideshow:

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Album:

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Official site Madame Daenna Gao Master Chinese Art:

www.deanna-gao.com/?Peintures_et_Calligraphies:Chats_et_C...

Carnet de Voyage Vietnam Travel log:

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Deanna Gao naît à Shanghai, d’un père industriel chinois et d’une mère anglaise. Elle grandit dans une famille d’artistes de renom ce qui lui permet de faire éclore ses talents de peintre, calligraphe, musicienne, chorégraphe et présentatrice de spectacle.

Sur l’invitation du Consul Général de France à Hong Kong, elle vient à Paris où elle contribue au rayonnement de la culture chinoise en France, alors que la Révolution Culturelle gronde encore en Chine.

Elle réalise une trentaine d’expositions individuelles à Paris, à Shanghai, à Rotterdam,à Monaco, et d’autres villes en France, dans les musées, galeries, centres culturels, mairies et autres lieus prestigieux. Elle est invitée à participer à des expositions au Grand Palais, à l’Espace d’ Auteuil : « Salon Biennale de la Société Nationale des Beaux-Arts », « Salon du Dessin et de la Peinture à l’Eau ». En 2005, elle expose à Shanghai, au musée de Madame Sun Yat-sen. En 2006, elle expose à Monaco, en hommage à la Princesse Grace de Monaco.

Ses œuvres et ses expositions sont présentées à la télévision, dans les journaux et des émissions culturelles de TF1, A2, FR3, La Cinq ...Elle a présenté la calligraphie chinoise à « Apostrophes ». Monsieur Bernard Pivot l’a appréciée en disant qu’elle « nous apporté toute la finesse et la beauté de la Chine ».

Ses œuvres sont présentées dans des livres : « Le livre des Chats » - Editions Solar, « Le Chat vu par les Peintres » - Editions Vilo, et reproduites en cartes, posters, ainsi qu’un calendrier « Chine et Chat » (2004, 2005, 2006, 2007, 2008), par les Editions Hazan.

Excellente pédagogue, elle donne de nombreuses conférences à l’Ecole du Louvre, au Musée Guimet, au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, au Musée Kwok On, à la Bibliothèque Nationale, à la Maison de l’Asie du Sud-Est, à la Maison de la Chine, dans des mairies, centres culturels et entreprises françaises. Elle a l’honneur d’initier la Princesse Grâce de Monaco à la calligraphie, la langue et la culture chinoises en 1982

Présidente - Fondatrice de l’Association Culturelle Franco-Chinoise, elle reçoit la Grande Médaille de Vermeil de la Ville de Paris. Elle est nommée Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques en juin 2001.

Elle a fondé le Festival du Cinéma Chinois de Paris en 2004.

 

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Jean Jacques Henner. 1829-1905. Paris.

Hélène Loeb future Madame Victor Lyon (1883-1936) Louvre.

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Pierre Soulages. 1919. Composition 1951.

Turin Galleria d'Arte Moderna e Contemporanea

 

ART MODERNE ET CONTEMPORAIN

 

Certains musées exposent uniquement des oeuvres de l'Art Ancien, d'autres regroupent l'Art ancien et l' Art Moderne, ou encore sont spécialisés dans l'Art Moderne ou dans l'Art Contemporain, séparément. Certains musées, comme le musée de Turin, proposent, des oeuvres appartenant aux deux dernières périodes : celle de l'Art Moderne (1850-1950) et celle de l'Art Contemporain (Après 1950). Les oeuvres ne sont pas présentées successivement, en suivant la logique de l'histoire, mais alternativement et parfois dans la même salle.

Cette représentation en simultanée de l'Art Moderne et de l'Art Contemporain dans un même lieu d'exposition présente l'intérêt de faire bien apercevoir les différences très nettes de conception de l'art (en peinture et sculpture) qui caractérisent et opposent ces deux périodes et l'art qu'elles proposent.

On comprend très bien la particularité de l'art contemporain :

1° L'art non figuratif (abstrait) est une création majeure de la période dite Moderne. Inévitablement l'art abstrait ouvre la porte au Non-sens, à l'absence de tout discours intelligible, et donc partagé entre l'artiste et le public. Mais avec l'Art Contemporain, le non sens devient l'Absurde. L'absence de signification se transforme en une apologie systématique de la dérision et de l'aberration.

2° Sauf exceptions très rares, le Beau n'est plus une finalité de l'artiste, et le Laid le remplace comme but de l'oeuvre d'art. C'est la nouveauté, la plus caractéristique sans doute, de l'Art Contemporain. Une rupture majeure dans l'histoire de l'art universel. Créer du Laid à la place du Beau n'est pas une invention innocente, et encore moins un accident, mais une volonté révélatrice d'un état d'esprit. Un profond renversement des valeurs, révélateur de l'état d'une société.

3° La recherche d'une communication, d'un dialogue, d'une émotion partagée, avec un public le plus large possible, est devenu esprit de coterie, égotisme, refus de communiquer, obsession de la provocation distinctive et exclusive. De l'art Dialogue entre les élites et les peuples, l'Occident est passé à l'art Rupture entre les élites et les peuples.

4° L'étonnante diversité, l'esprit de recherche de la nouveauté, qui caractérise l'Art Moderne, s'est stérilisée, et s'est transformée en une systématique de l'absurde et du laid. Les provocations de l'Art Contemporain officiel n'ont absolument rien d'une liberté de création, rien d'une innovation, mais sont tout au contraire stériles, totalitaires, conformistes, académiques.

5° L'échec total de la peinture et de la sculpture officielle contemporaine dans leur dialogue avec le public est à comparer et à opposer aux réussites esthétiques que connaît l'architecture contemporaine. La raison en est simple et se résume en quelques mots : Les architectes sont contraints par différentes circonstances de fait incontournables de créer des oeuvres qui durent, qui servent et qui plaisent au public, au grand public, et pas seulement à une coterie de prétendus éclairés.

Ces contraintes sont leur sauvegarde. Ces contraintes sont aussi la sauvegarde en architecture contemporaine d'un art véritable. Alors que la peinture officielle n'a d'art que le nom. L'art officiel a pu favoriser en peinture, non seulement l'art minimal mais tout simplement le non-art : à la fois laid, sinistre, et absurde. En architecture, les oeuvres laides, sinistres et absurdes existent bien sûr; mais ce sont tout simplement des échecs qui sont reconnus comme tels. Alors qu'en peinture et en sculpture ce sont ces échecs qui sont niés, et même plus proclamés comme étant des réussites. La grande majorité des tableaux de peinture contemporaine peuvent être présentés la tête en bas : personne n'y verra rien. Pas même les auteurs de notices explicatives. C'est impossible à faire pour un bâtiment, même pas pour un musée d'art contemporain.

  

MODERN AND CONTEMPORARY ART

 

Some museums exhibit only works of Ancient Art, others include Ancient and Modern Art, or are specialized in Modern Art or Contemporary Art, separately. Some museums, such as the Turin Museum, offer works belonging to the last two periods: Modern Art (1850-1950) and Contemporary Art (after 1950). The works are not presented successively, following the logic of history, but alternately and sometimes in the same room.

This simultaneous representation of Modern and Contemporary Art in the same place of exhibition presents the interest of making clear the very clear differences of conception of art (in painting and sculpture) that characterize and contrast these two Period and the art they propose.

We can then understand very well the peculiarity of contemporary art:

1) Non-figurative art (abstract art) is a major creation of the Modern period. Inevitably, abstract art opens the door to the nonsense, to the absence of any intelligible discourse, and therefore shared between the artist and the public. But with Contemporary Art, the non sense becomes the Absurd. The absence of meaning is transformed into a systematic apology of derision and aberration.

2) Except for very rare exceptions, the Beau is no longer an end of the artist, and the Laid (ugly) replaces it as the goal of the work of art. This is the novelty, undoubtedly the most characteristic of Contemporary Art. A major break in the history of universal art. Creating ugliness in place of the Beautiful is not an innocent invention, much less an accident, but a will revealing a state of mind. A profound reversal of values, revealing of the state of a society.

3) The search of a communication, a dialogue, and shared emotion, with a the widest possible public, is become a spirit of coterie, egotism, a refusal to communicate, an obsession with the distinctive and exclusive provocation. From the Art Dialogue between the elites and the peoples, the West has passed in the 1950s to art Rupture between the elites and the peoples

4) The astonishing diversity, the spirit of search for novelty, which characterizes Modern Art, has sterilized itself, and has been transformed into a systematics of the absurd and of the ugly. The provocations of contemporary art have absolutely nothing of a freedom of a creation, nothing of an innovation, but are, on the contrary, sterile, totalitarian, conformist, academic.

5. The total failure of contemporary official painting and sculpture in their dialogue with the public is to be compared and contrasted with the aesthetic successes of contemporary architecture. The reason for this is simple and can be summarized in a few words: Architects are constrained by various essential facts to create works that last, that serve and that pleases to the public, the general public, and not only to a coterie of so-called enlightened . These constraints are their safeguard. These constraints are also the safeguard in contemporary architecture of a true art. While the official painting has only the name of art. The official art was able to promote in painting not only the minimal art but simply the non-art: at once ugly, sinister, and absurd. In architecture the works ugly, sinister and absurd exist of course; But they are simply failures that are recognized as such. On the contrary, in painting and sculpture, these failures are denied, and even more proclaimed as successes.

The vast majority of contemporary paintings can be presented upside down: no one will see anything. Not even the authors of explanatory notes. It's impossible to do for a building, not even for a museum of contemporary art.

   

Carl Locher 1851-1915 Copenhague Skagen.

Windy day on the north shore of France near Le Havre.

Jour venteux sur la côte nord de la France près du Havre.

Skagens Museum Denmark

Connu aussi comme graveur. Also known as an engraver.

 

L'ÂGE D'OR DE LA PEINTURE DANOISE ET EUROPÉENNE

 

L'âge d'or de la peinture danoise se situe au 19è siècle. Deux périodes sont à distinguer.

La première partie du siècle voit coexister les deux mêmes tendances que partout ailleurs en Europe une fois achevées les guerres de la révolution et de l'Empire français : Romantisme et Classicisme. Les thèmes sont ceux de l'époque, très divers, mais avec une tendance très nette à l'observation de la société danoise, les paysages du Danemark, et bien sûr de l'Italie. Ces deux tendances vont en fait perdurer tout le 19è siècle.

La second partie du siècle est illustrée par l'Ecole de Skagen, une peinture souvent plus influencée par l'impressionnisme français et donc plus orientée vers la peinture de paysage. Une peinture qui développe plus les techniques de l'Art Moderne, esquisse, tachisme, peinture plate. La peinture de style romantique, classique ou réaliste continue cependant à exister pleinement. La grande attention portée à la vie quotidienne des populations est une caractéristique de cette peinture, qui la rapproche de l'art des Pays Bas protestants du siècle d'or, mais nous donne à apercevoir les moeurs et les modes de vie deux siècles après. Et bien sûr les marines.

 

Le 19è siècle et les toutes premières années du 20è, en Europe, se caractérisent en peinture par la très grande diversité des thèmes abordés par les peintres, dans un registre aussi bien profane que religieux. De même que par la grande diversité des techniques picturales, tantôt classiques, tantôt modernes, utilisées souvent simultanément. Cette période de la peinture européenne est multiple, comme en équilibre entre son riche passé et un avenir encore mal défini. Pendant tout ce siècle l'Europe n'obéit pas à une idéologie unique. Au contraire, des élites partisanes de doctrines très différentes, prétendent à la domination du continent, mais sans pouvoir s'imposer seules et exclure leurs rivaux. Les artistes bénéficient de cette situation de concurrence idéologique : ils y gagnent la liberté de peindre selon leurs goûts et leurs idées propres. Ils ne sont pas contraints d'obéir aux injonctions d'institutions officielles ou dominantes. En France la résistance de l'Académie à la peinture impressionniste n'a duré que quelques années. Le 19è siècle est très certainement dans toute l'histoire de la peinture européenne le siècle où les artistes ont jouit de la plus grande liberté. La peinture officielle, académique, idéologiquement monolithique et totalitaire ne renaîtra qu'à partir des années 1950 et suivantes, en provenance de New York, où elle était apparue dans les années 1920 et suivantes. C'est l'Art Contemporain. Les artistes libres se réfugieront alors dans l'art commercial privé et l'art des rues.

 

THE GOLDEN AGE OF DANISH AND EUROPEAN PAINTING

 

The golden age of Danish painting is in the 19th century. Two periods are to be distinguished.

The first half of the century saw the two same trends coexist as everywhere else in Europe when the wars of the French Revolution and Empire were completed: Romanticism and Classicism. The themes are those of the time, very diverse, but with a clear tendency to the observation of Danish society, the landscapes of Denmark, and of course of Italy. These two trends will in fact continue throughout the 19th century.

The second part of the century is illustrated by the Skagen School, a painting often influenced by French Impressionism and therefore more oriented towards landscape painting. A painting that develops more the techniques of Modern Art, sketch, tachism, flat paint. The romantic, classical or realistic style painting, however, continues to exist fully. The great attention paid to the daily life of the population is a characteristic of this painting, which brings it closer to the art of Protestant Netherlands of the golden age, but gives us to see the customs and ways of life two centuries later. And of course the seascapes

 

The 19th century and the first years of the 20th, in Europe, are characterized in painting by the very great diversity of the themes addressed by the painters, in a register as well profane as religious. As well as by the great diversity of pictorial techniques, sometimes classical, sometimes modern, often used simultaneously. This period of European painting is multiple, as in balance between its rich past and a future still ill-defined. Throughout this century Europe does not obey a single ideology. On the contrary, partsan elites from very different doctrines claim to dominate the continent, but can not impose themselves and exclude their rivals.

Artists benefit from this situation of ideological competition: they gain the freedom to paint according to their own tastes and ideas. They are not forced to obey the injunctions of official or dominant institutions. In France, the Academy's resistance to Impressionist painting lasted only a few years. The 19th century is certainly in the history of European painting the century when artists have enjoyed the greatest freedom. The official, academic, ideologically monolithic and totalitarian painting will only be reborn from the 1950s onwards, coming from New York, where it appeared in the 1920s and following. It is the Contemporary Art. Free artists will then take refuge in private commercial art and street art.

  

Georges Seurat. 1853-1891. Paris.

Le Cirque. The circus. 1891.

Paris Orsay.

 

GEORGES SEURAT. PAUL SIGNAC. HENRI EDMOND CROSS. LE POINTILLISME.

 

Georges Seurat est l'inventeur du pointillisme et Paul Signac son représentant majeur après la disparition de Signac en 1891. Henri Edmond Cross, ami de Paul Signac, fut aussi un adepte de cette technique. Seurat revendiquait à l'origine de son art l'influence de Delacroix. Effectivement. Le pointillisme ou encore "divisionnisme" doit beaucoup à l'art de Delacroix. Art de Delacroix, qu'un critique de son temps qualifiait de “tartouillade” ( traduire par “tachisme”) . Un jugement négatif tout à fait compréhensible si on compare certains tableaux de Delacroix aux oeuvres d'Ingres, son exact contemporain et rival. Ingres a écrit “le dessin est la probité de l'art”. On comprend bien ce qu'il voulait dire. Cette opinion contient une grande part de vérité. Même si ce n'est pas toute la vérité ! Le Beau n'est pas pure subjectivité individuelle, à un niveau collectif il s'objective, mais le Beau est affaire de convention, d'habitudes du regard et aussi de modes.

Le pointillisme (ou divisionnisme) est très caractéristique de la religion moderne du "Nouveau" à tout prix quand cette religion affecte l' art. Même au prix du beau. Le pointillisme offre quelques réussites, mais quand il s'enferme dans un système cette technique prend vite un aspect très artificiel. La religion moderne du Nouveau, dont le pointillisme n'est qu'une première annonce, a encore pris plus d'importance avec l'art contemporain, à partir de la seconde moitié du 20è siècle, jusqu'à devenir un fanatisme, un art officiel, imposé, totalement académique, au détriment du Sens et du Beau.

  

Georges Seurat is the inventor of pointillism and Paul Signac its major representative after the disappearance of Signac in 1891. Henri Edmond Cross, friend of Paul Signac, was also a follower of this technique. Seurat was claiming the source of his art the influence of Delacroix. Effectively. The Pointillism, or Divisionism, owes much to the art of Delacroix. Art of Delacroix, that a critic of his time described as "tartouillade" (translated as "tachism"). A negative judgment quite understandable if we compare some paintings by Delacroix to the works of Ingres, his exact contemporary and rival. Ingres wrote "the drawing is the probity of art." One understands what he meant. This opinion contains a large element of truth. Although this is not the whole truth!

The Beauty is not pure individual subjectivity, on a collective level it is objectified, but the Beau is a matter of convention, habits of the eye and also fashions.

Pointillism (or divisionism) is very characteristic of the modern religion of the "New" at all costs when this religion affects art. Even at the price of the beautiful. Pointillism offers some successes, but when it locks itself into a system this technique quickly takes on a very artificial appearance. The modern religion of the New, whose pointillism is only a first announcement, took on more importance with contemporary art, from the second half of the 20th century, until becoming a fanaticism, an official art, imposed, totally academic, to the detriment of Meaning and Beauty.