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re-post (avec correction de la ligne d'horizon): voici le visuel que nous avons choisi pour la présentation de l'expo intitulée "Paysage d'Arbres" qui aura lieu les 24 et 25 août à Gravelines dans le cadre du "Chemin des Arts". Amis flickeriens, n'hésitez pas à contacter le service culture de Gravelines (m.raimbault@ville-gravelines.fr), y'a d'autres dates dispos de juin à septembre: www.lavoixdunord.fr/422841/article/2018-07-26/le-chemin-d...

 

Soundscape // Paysage sonore: JONSI ("We Bought A Zoo"): www.youtube.com/watch?v=pw1ahI_o388

 

Le terme de "polders", ces étendues de terre gagnées sur l'eau et dont le niveau est inférieur à celui de la mer, est généralement associé à des pays comme les Pays-bas et la Belgique, notamment la région de Flandre occidentale (Adinkerke en haut et Veurne en bas). Mais on en trouve un peu partout dans le monde, au Québec, au Japon ou en France (estuaire de la Gironde, île de Ré...)

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The term "polders", these lands reclaimed from the water and whose level is below the sea, is generally associated with countries like the Netherlands and Belgium, including West Flanders region (Adinkerke above / Veurne below). But they can be found everywhere in the world, in Quebec, Japan and France (Gironde estuary, Ile de Ré ...)

 

Other views // Autres vues:

www.flickr.com/photos/regisa/18215777316/in/photolist-AAm...

www.flickr.com/photos/regisa/17618777854/in/photolist-AAm...

 

"Brilliant composition--anchor with the tree and follow the road to wherever !" / "S'enraciner avec les arbres ou prendre la route pour on ne sait où... Brillante compo !" (1WITHONE / www.flickr.com/photos/38256859@N00/ )

 

"Belle lumière et la composition sur deux plans est excellente

bravo Régisa !" / "Lovely light. This two-levelled composition is excellent." (Régis DUBUS / www.flickr.com/photos/dubusregis )

 

"Tu as un grand talent pour la composition et la gestion de la lumière." / "You've got a great talent for composition and light management." (Dominique BONNET / www.flickr.com/photos/doms/)

 

"Une estampe que je trouve particulièrement remarquable !!! Le graphisme, les quelques couleurs... la beauté singulière du plat pays." / A particularly remarkable print. The graphic effect, the few colours... the singular beauty of the lowlands. (VINCENT / www.flickr.com/photos/58769600@N07/ )

 

"Reminds me of the movie "The Road". Splendid but chilling." // "Voilà qui m'évoque le film "La Route"". A la fois magnifique et effrayant." (John ARNOLD / www.flickr.com/photos/115202286@N06/)

 

"Intriguing image; interesting treatment." (Terry PRIDEMORE / www.flickr.com/photos/tpridemore/)

installation by Penelope Umbrico for Images Vevey 2020, Biennale des arts visuels

Pierre Roy 1880-1950 Milan

La rue du port ou Doux souvenir.

The rue du port or Sweet memory. 1943

Nantes Musée d'Arts.

 

ART MODERNE : LA CONTINUITE DANS LA BEAUTE ET LE SENS

  

Nos manuels d’histoire font généralement commencer les Temps Modernes à la prise de Constantinople par les Turcs en 1453 (ou à la découverte de l’Amérique en 1492)

Cette date coïncide avec une grande période artistique : la Renaissance. On était à la veille de la Réforme qui devait si fort bouleverser l’évolution des arts. Pourtant malgré tant d’importants changements il n’y eut pas alors de véritable rupture dans les traditions. L’art conservait sa place selon les mêmes conceptions, le but que poursuivaient les artistes restait dans son essence le même et personne ne songeait à le mettre en question : il s’agissait de fournir de beaux objets. L’art c’était le Beau.

Certes on disputait de la définition du Beau : imitation fidèle de la nature ? Idéalisation de la nature ?

Vers la fin du XVIII è siècle ce fonds commun semble se désagréger peu à peu. On atteint au seuil des véritables temps modernes qui commencent avec la révolution française qui allait mettre fin à quantité de croyances admises durant des siècles.

Les nouvelles conceptions artistiques tiraient leur origine du siècle des Lumières.

On remit en question la notion de style correct et celle de bon goût.

ERNST GOMBRICH Histoire de l'Art

  

L'Art Moderne ( en dates grosses 1830/50-1950) se caractérise par la grande diversité de ses thèmes, aussi bien religieux que profanes (ces derniers en majorité), et par sa recherche d'un renouvellement constant des formes esthétiques. Mais sans abandonner ni rejeter les pratiques de figuration plus classiques héritées de l'histoire européenne de la peinture ou de la sculpture. Il n'est pas en rupture avec l'art européen du passé mais en évolution douce.

Ce renouvellement des techniques pour exprimer le Beau ( peinture plate, flou, esquisse, tachisme, arbitraire des couleurs, décomposition des lignes et des volumes, art non figuratif) c'est ce qui lui a valu son appellation d'Art Moderne. Une approche nouvelle, par rapport à la peinture des siècles passés, dans les modes d'expressions esthétiques.

La nouveauté est d'ailleurs relative, car les techniques utilisées par l'Art Moderne ne sont pas toutes absolument originales. Des techniques anciennes, sont redécouvertes et exploitées de manière systématique, dans un esprit nouveau. Et c'est cette façon méthodique de mettre en oeuvre des procédés ancestraux, en renouvelant aussi les thèmes de la peinture, qui caractérise l'Art Moderne.

Par contre l'Art Moderne est en totale continuité avec les arts anciens sur deux points fondamentaux : Le Beau et le Sens.

L'Art moderne est en recherche constante d'un certain renouvellement, mais il reste fidèle à deux principes immémoriaux de l'histoire de l'art européen, et même mondial :

L'Esthétique, c'est à dire "ce qui est beau et ce qui est harmonique".

Le Sens, c'est à dire ce qui est aisément compris par les membres d'une société. Le discours partagé, car il s'exprime dans une langue comprise par tous. La langue de l'image en l'occurrence.

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne sont à la recherche de l'expression du Beau. Leur but demeure identique à celui de leurs aînés des siècles passés : Créer une harmonie qui provoque chez le spectateur une émotion positive. Même quand les artistes cherchent à représenter une réalité qui n'est ni belle ni harmonieuse, la mort, la guerre.....

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne souhaitent, de même, et en parfaite continuité avec leurs prédécesseurs, communiquer avec le public, le plus large possible. Même s'ils n'y parviennent pas toujours immédiatement. L'artiste méconnu ou incompris à son époque n'est pas une nouveauté.

Les oeuvres de l'art moderne sont porteuses d'un discours accessibles à tous. Le langage de l'image est celui de "tous les jours". Il est tiré du monde environnant qui fait le quotidien des populations. La signification des tableaux est donc immédiatement perceptible par le spectateur, et les peintures ne demandent pas d'être "expliquées" par des notices compliquées.

La grande différence entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain est celle ci :

A partir des années 1950s l'Art Contemporain introduit deux nouveautés absolues en Occident:

1°Le Laid, assigné comme but légitime de la peinture et de la sculpture. La peinture occidentale cesse d'être esthétique et le proclame. Ce n'est pas seulement une circonstance de fait, un accident, c'est une doctrine et une volonté. Plus d'harmonie, vive la discordance !

2° Le Non-Sens, l'absence de discours compréhensible, et même plus, le discours absurde. L'artiste ne cherche plus à être compris par le plus grand nombre. Au contraire, l'artiste doit parler un langage totalement hermétique, incompréhensible, mieux aberrant. L'art n'est plus une vitrine, une porte ouverte, il doit être un mur opaque, une porte fermée. Et si par hasard l'art a un sens, ce sens devra être ésotérique, réservé à quelques initiés.

Deux nouveautés revendiquées comme un mode d'expression artistique non seulement normal, mais obligatoire. L'Art Contemporain Officiel a fait de la provocation et du rejet de l'esthétique ses deux règles fondamentales.

L'Art Moderne est toujours resté à l'intérieur de l'Esthétique. Il cherchait simplement à inventer un Beau nouveau. Un Beau qui obéisse à des règles autres que celles qui avaient gouverné la peinture depuis la Renaissance. Et pour ce faire il s'est d'ailleurs beaucoup inspiré de formules qui gouvernaient le Beau avant la Renaissance : "la peinture plate" notamment : aux volumes réduits et à la perspective écrasée. La peinture en deux dimensions et non pas en trois dimensions à laquelle était arrivée l'art de la fin du Gothique et de la Renaissance

L'Art Contemporain est sorti de l'Esthétique. C'est conformément à sa doctrine que l'on peut l'appeler le Non Art Contemporain Officiel. C'est une rupture culturelle considérable et certainement unique dans l'histoire des civilisations.

 

Il existe un art de transition entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain : c'est l'Art Abstrait, non figuratif. Une innovation totale ou presque totale, dans l'histoire de l'humanité, dont on n'aperçoit guère de précédents sauf dans la peinture des lettrés chinois. Du fait de son écriture logographique la Chine est formée depuis des millénaires à l'abstraction. Mais c'est une abstraction qui fait sens, qui est faite pour faire sens, sens commun ou exotérique. C'est une très grande différence avec l'abstraction qui va naître puis se développer en Occident, une abstraction qui va devenir une rupture avec le sens commun et même avec tout sens, même ésotérique. Il ne faut pas les croire quand ils vous disent qu'ils sont "conceptuels", et essaient de se faire passer pour plus intelligents. C'est aussi mensonger qu'une publicité pour une crème qui fait maigrir.

Par définition, même, l'art abstrait, non figuratif, ne "figure rien", c'est à dire qu'il ne représente rien d'immédiatement perceptible par l'homme, dans son monde environnant, au travers du sens de la vue. Il ne parle pas le langage visuel spontané et commun à tous les hommes. Sur ce point il est une introduction à l'art du non sens, et une préfiguration de l'art contemporain.

Mais à l'exception de quelques individualités, tous les artistes non figuratifs de la période moderne demeurent en accord sur un point : exprimer le Beau. Le but esthétique est toujours celui très généralement poursuivi par les artistes peintres et les sculpteurs de l'Art Moderne.

C'est quand le Laid devient un impératif artistique proclamé, que l'art contemporain nait. Le Laid dans l'art, le refus de l'esthétique, c'est la plus évidente rupture avec le passé artistique européen. Quant à l'absence de signification qui est nécessairement au bout du chemin de l'art abstrait il devient une systématique de l'absurde. Le Non Art s'installe alors dans les musées occidentaux.

Les spécialistes ne lui donnent évidemment pas ce nom, mais par exemple, entre autres appellations euphémiques, celui d'art minimaliste, d'art conceptuel ou d'arte povera. Parce que toute critique de l'art contemporain officiel est interdite, un moderne blasphème. Dire que l'art contemporain n'est pas de l'art, c'est exactement comme proclamer, dans l'Europe du 13è siècle, que Dieu est une invention de l'homme.

 

En effet l 'Art Contemporain, celui officiel des musées, l'AC de Christine Sourgins, démontre que l'homme actuel, en Occident, vit exactement comme au Moyen Age, enrobé dans une atmosphère de croyances autorisées. Conditionné par une religion qui ne s'affiche pas comme telle, mais porte le masque de la laïcité, de la rationalité, de la science, et de l'anti-religion. L'homme européen, devenu occidental depuis la conquête des Amériques, a en réalité seulement changé de catéchismes. Les conceptions du monde de l'homme d'Occident sont profanes, matérialistes et rationalistes, et non sacrées, spiritualistes et intuitives. L'homme d'Occident croit en l'homme, ou essaie d'y croire, ou croit en rien, ou en n'importe quoi, au lieu de croire en Dieu. Mais cela ne change rien au fait que l'Occident actuel baigne dans un culte qui proclame une Vérité, une seule: la sienne. Les hommes des "Lumières" avec leur adoration de la Déesse bifrons, Raison et Modernité, et toute une cohorte de Saints laïcs (Liberté, Égalité, Fraternité, Droits de l'Homme, Démocratie, Progrès, Science, Technique, Évolution, Bonheur....) se comportent exactement à l'identique des hommes des "Ombres" du passé, dont ils dénoncent les croyances dans la Sainte Trinité, ou dans les enseignements de l'Antiquité Gréco-romaine.

La science et la technique, ces deux éminentes conquêtes de l'Europe et de l'Occident au 19è siècle, n'ont que peu à voir dans ce schéma évolutif des idéologies. Elles sont seulement utilisées pas les élites idéologiques et politiques pour légitimer leurs doctrines. Ce sont les scientifiques et les techniciens qui, comme les artistes conformes, aspirent à la reconnaissance publique, et plient devant les idéologues et les politiques. Ils plient pour être en accord, au moins en apparence, avec leur époque, parce qu'il est plus facile de vivre en conformité avec les idées de son temps, qu'en marge. Ils plient aussi parce qu' un acteur essentiel de la Modernité triomphante est le profit. Vive l'Ancien Testament ! "Enrichissez vous", commandement prêté au protestant François Guizot dans les années 1840 est une illustration du triomphe d'un état d'esprit nouveau, mais dont les racines remontent bien plus loin dans le temps: il est inscrit dans la Bible Judaïque. L'histoire de Job est un acte de foi dans la richesse. Depuis la Réforme et les Lumières, le profit, progressivement réhabilité par rapport à la morale des Evangiles, est sorti triomphant de l'échec de la version communiste de la modernité. Il gouverne l'art contemporain de l'Occident comme d'autres secteurs de la société. Les marchands ne sont pas seulement revenus dans le Temple, ils sont le Temple.

  

MODERN ART: CONTINUITY IN BEAUTY AND MEANING

 

Our history textbooks generally start "Modern Times" with the taking of Constantinople by the Turks in 1453 (or the discovery of America in 1492)

This date coincides with a great artistic period: the Renaissance. We were on the eve of the Reformation, which was to revolutionize the evolution of the arts so much. However, despite so many important changes, there was no real break in traditions. Art retained its place according to the same conceptions, the aim pursued by the artists remained in its essence and no one thought to question it: it was to provide beautiful objects. Art was beauty.

Certainly the definition of Beautiful was disputed: faithful imitation of nature? Idealization of nature?

Towards the end of the 18th century, this common collection seemed to gradually disintegrate. We are reaching the threshold of true modern times, which began with the French revolution that would put an end to many beliefs that had been accepted for centuries.

New artistic conceptions had their origin in the Enlightenment.

The notion of correct style and good taste was questioned.

ERNST GOMBRICH Art History

 

Modern Art (in large dates 1830/50-1950) is characterized by the great diversity of its themes, both religious and secular (the latter in majority), and by its search for a constant renewal of aesthetic forms. But without abandoning or rejecting the more classical figuration practices inherited from the European history of painting or sculpture. This art is not in breach with the European art of the past but in soft evolution.

This renewal of the techniques to express the Beauty (flat painting, blur, sketch, tachism, arbitrary colors, decomposition of lines and volumes, non-figurative art) is what earned its appellation Modern Art. A new approach, in relation to the painting of past centuries, in the modes of aesthetic expressions.

The novelty is however relative, because the techniques used by Modern Art are not absolutely original. Old techniques are rediscovered and exploited in a systematic way, in a new spirit. And it is this methodical way of implementing ancestral processes, renewing also the themes of painting, which characterizes the Modern Art.

By cons, the Modern Art is in total continuity with the ancient arts on two fundamental points: The Beauty and the Meaning.

Modern Art is in constant search for a certain renewal, but it remains faithful to two immemorial principles of the history of European and even world art:

The Aesthetics, ie "what is beauty and what is harmonic".

Meaning, that is, what is easily understood by the members of a society. The shared discourse, because it is expressed in a language understood by all. The language of the image in this case.

The great majority of the artists of the Modern Art are in search of the expression of the Beauty. Their goal remains identical to that of their elders of past centuries: To create a harmony which provokes in the spectator a positive emotion. Even when artists seek to represent a reality that is neither beautiful nor harmonious, death, war ..

The great majority of Modern Art artists also want, in perfect continuity with their predecessors, to communicate with the public as widely as possible. Even if they do not always succeed immediately. The artist unknown or misunderstood in his time is not a novelty.

 

The works of modern art carry a discourse accessible to all. The language of the image is that of "every day". It is derived from the surrounding world which makes the daily life of the populations. The meaning of the paintings is therefore immediately perceptible by the viewer, and the paintings do not require to be "explained" by complicated notices.

The great difference between Modern and Contemporary Art is this:

From the 1950s, Contemporary Art introduced two absolute novelties in the West:

1. The Ugliness, assigned as the legitimate aim of painting and sculpture. Western painting ceases to be aesthetic and proclaims it. It is not only a circumstance of fact, an accident, but a doctrine and a will. Gone are the search for harmony, long live the discordance!

2. The Non-Sense, the absence of comprehensible speech, and even more, the absurd discourse. The artist no longer seeks to be understood by the greatest number. On the contrary, the artist must speak a totally hermetic, incomprehensible, aberrant language. Art is no longer a showcase, an open door, it must be an opaque wall, a closed door. And if by chance the art has a meaning, this meaning will have to be esoteric, reserved for a few initiates.

Two novelties claimed as a way of artistic expression not only normal, but obligatory.

Official Contemporary Art has made provocation and rejection of aesthetics its two fundamental rules.

Modern Art has always remained inside Aesthetics. He was simply trying to invent a new Beauty. A Beauty who obeys rules other than those that had governed painting since the Renaissance. And to do so, he has been inspired by formulas that governed the beautiful before the Renaissance: "The flat painting" in particular: the reduced volumes and the crushed perspective. The two-dimensional and not three-dimensional painting of late Gothic and Renaissance art

Contemporary Art is out of Aesthetics. It is in accordance with his doctrine that it may be called the "Non Art Contemporain Officiel". It is a considerable cultural break and certainly unique in the history of civilizations.

There is an art of transition between Modern and Contemporary Art: it is abstract Art, not figurative. A total or almost total innovation in the history of humanity, of which there are hardly any precedents except in the painting of the Chinese letters. Because of its logographic writing China has been formed since thousands of years to abstraction.

But it is an abstraction that makes sense, that is made to make sense, common sense or exoteric.. It is a very big difference with the abstraction that will be born and develop in the West, an abstraction that will become a break with common meaning and even with all meaning, esoteric. Don't believe them when they say they are "conceptual" and try to look more smart. It's as false as an advertisement for a cream that makes you lose weight.

By definition, abstract, non-figurative art does not represent anything, that is, it reproduces nothing immediately perceptible by man, in his surrounding world, by the sense of sight. Abstract art does not speak a spontaneous visual language common to all men. On this point, it is an introduction to the art of nonsense, and a prefiguration of contemporary art

 

But, with the exception of a few individualities, all the non-figurative artists of the modern period remain in agreement on one point: to express the Beauty. The aesthetic goal is always that very generally pursued by the painters and sculptors of the Modern Art.

It is when the ugly becomes a proclaimed artistic imperative that contemporary art is born. The ugly in art, the rejection of aesthetics, is the most obvious break with the European artistic past. As for the lack of meaning that is necessarily at the end of the path of abstract art it becomes a systematic of the absurd. The Non Art settled in Western museums.

The specialists obviously do not give this name, but for example, among other euphemistic names, that of "minimalist art", of "conceptual art" or of "arte povera" . Because any criticism of official contemporary art is forbidden, a modern blasphemy. To say that contemporary art is not art is exactly like proclaiming in Europe of the 13th century that God is an invention of man.

Indeed the Contemporary Art, the official art of the museums, the AC of Christine Sourgins, demonstrates that the present man, in the West, lives exactly as in the Middle Ages, wrapped in an atmosphere of authorized beliefs. Conditioned by a religion that does not appear as such, but wears the mask of secularism, rationality, science, and anti-religion. The European man, having become Western since the conquest of the Americas, has in reality only changed catechisms. The conceptions of the Western world of man are secular, materialistic and rationalistic, and not more sacred, spiritualistic and intuitive. The man of the West believes in man, or tries to believe in it, or believes in nothing or in anyone, instead of believing in God. But that does not change the fact that the modern West is bathed in a worship that proclaims a Truth, only one: its own.

The men of the "Enlightenment" with their adoration of the Goddess with two faces, Reason and Modernity, and a whole cohort of Secular Saints (Liberty, Equality, Fraternity, Human Rights, Democracy, Progress, Science, Technique, Evolution, Happiness. ...) behave exactly the same as the men of the "Shadows" of the past, of which they denounce the beliefs in the Holy Trinity, or in the teachings of Greco-Roman Antiquity.

Science and technology, these two eminent conquests of Europe and the West in the nineteenth century, have little to do with this evolutionary scheme of ideologies. They are only used by ideological and political elites to legitimize their doctrines. It is scientists and technicians who, like conforming artists, aspire to public recognition, and bow to ideologues and policies. They bend to agree, at least in appearance, with their time, because it is easier to live in accordance with the ideas of his time, than in the margins. They also bend because an essential actor of triumphant Modernity is profit. Long live the Old Testament! "Enrich yourself," commandment of the Protestant François Guizot in the 1840s is an illustration of the triumph of a new state of mind, but whose roots go back much further in time: it is written in the Judaic Bible. The story of Job is an act of faith in wealth. Since the Reformation and the Enlightenment, profit, progressively rehabilitated in relation to the morality of the Gospels, has emerged triumphant from the failure of the Communist version of modernity. He governs contemporary Western art like other sectors of society. Merchants have not only returned to the Temple, they are the Temple.

   

Une fresque dessinée et réalisée par l’artiste français 2Shy vient de voir le jour sur le mur pignon au 19 Boulevard de la Constitution à 4020 Liège.

Lauréate de l’année 2016 du prix Co-Legia, l’asbl Spray Can Arts, avec le soutien de l'opération Paliss’art de la Ville de Liège, a en effet invité l’artiste français 2Shy a réaliser une fresque de plus de 200 m² dans le quartier liégeois d’Outremeuse. Par la même occasion, l’artiste a imaginé et procédé à la décoration du préau du Centre psychothérapeutique de jour pour Enfants « La Manivelle » avec la participation des enfants et de l’équipe du Centre.

Issu du graffiti, l’artiste parisien 2Shy explore un langage visuel oscillant entre illustrations, créations graphiques et typographies. Dans ses fresques, il décline un univers abstrait, géométrique, spontané et coloré depuis plus d’une décennie.

La fresque de 2Shy est donc une collaboration inédite entre Spray Can Arts, Co-Legia et l'opération Paliss’art de la Ville de Liège.

 

A fresco designed and produced by the French artist 2Shy has just been born on the gable wall at 19 Boulevard de la Constitution in 4020 Liège.

Winner of the year 2016 of the Co-Legia prize, the non-profit organization Spray Can Arts, with the support of the Paliss'art operation of the City of Liège, has indeed invited the French artist 2Shy to create a fresco of more 200 m² in the neighborhood of Liège Outremeuse. At the same time, the artist imagined and proceeded to decorate the courtyard of the Children's Day Psychotherapy Center "La Manivelle" with the participation of the children and the team of the Center.

Derived from graffiti, the Parisian artist 2Shy explores a visual language oscillating between illustrations, graphic creations and typography. In his frescoes, he declines an abstract, geometrical, spontaneous and colored universe for more than a decade.

The fresco of 2Shy is therefore an unprecedented collaboration between Spray Can Arts, Co-Legia and the Paliss'art operation of the City of Liège.

 

À gauche: Apollon Laforêt

Objets trouvés, fini acrylique, hauteur: 173 cm / 68’’

 

À droite: La Tour de garde

Acier émaillé et grand-duc.

L’oiseau est décédé de causes naturelles au

Centre d’observation de la faune - Zoo de St-Édouard

et a été préparé par M. Éric Bories, taxidermiste.

Hauteur: 198 cm / 78’’

 

To the left : Apollon Laforêt

Found objects, acrylic finish, height: 173 cm / 68’’

 

To the right: The Watchtower

Enamelled steel et grand-duc.

The bird died of natural causes at

Centre d’observation de la faune - Zoo de St-Édouard

and was prepared by M. Éric Bories, taxidermist.

height: 198 cm / 78’’

   

Palacio de Valle

"Jeff Bridges : Lebowski and other Big Shots", by Jeff Bridges - Biennale des arts visuels de Vevey (Switzerland)

Dans les années 1950, Josep Lluís Sert réalise le vaste atelier de son ami Joan Miró, également catalan, à Palma de Majorque. Aimé Maeght, galeriste et éditeur de Miró depuis 1947, décide de lui confier son grand projet : la réalisation de la première fondation privée, reconnue d’utilité publique, dédiée aux arts visuels en Europe.

C’est en moderniste que Sert réinterprète ici les codes du village méditerranéen, la blancheur, la terre, les patios... Sans brutalisme, son lexique intègre la géométrie, la rationalité fonctionnelle, la netteté des formes. Les couleurs primaires sont présentes et donnent vie à l’ensemble.

Sert nourrit en outre sa pensée architecturale des arts visuels. Il intègre dans sa construction des éléments inspirés des œuvres. C’est ainsi, main dans la main avec Aimé Maeght, mais également avec Miró et les artistes présents, qu’il réalise la Fondation.

Pour admirer les œuvres, il conçoit un éclairage naturel indirect et un parcours spatial propice à la contemplation. Avec seulement 850 m2 d’espaces couverts, il propose une variété unique et modulable de volumes et d’espaces, intérieurs et extérieurs.

 

In the 1950s, Josep Lluís Sert realized the vast workshop of his friend Joan Miró, also Catalan, in Palma de Mallorca. Aimé Maeght, gallery owner and publisher of Miró since 1947, decides to entrust to him his big project: the realization of the first private foundation, recognized of public utility, dedicated to the visual arts in Europe.

It is in modernist that Sert reinterprets here the codes of the Mediterranean village, the whiteness, the earth, the patios ... Without brutalism, his lexicon integrates the geometry, the functional rationality, the sharpness of the forms. The primary colors are present and give life to the whole.

Serves further nurtures his architectural thinking of the visual arts. He incorporates into his construction elements inspired by the works. Thus, hand in hand with Aimé Maeght, but also with Miró and the artists present, he realizes the Foundation.

To admire the works, he designs an indirect natural light and a space path that is conducive to contemplation. With only 850 m2 of covered space, it offers a unique and flexible variety of volumes and spaces, interior and exterior.

Here's a pict of my current show at Arts Sutton Gallery, on until March25. Pict by SOL LANG.

 

madonna & child or re-parenting my inner child, a film by mary bogdan www.lulu.tv/?p=7650

   

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METAMORPHOSIS | Mixed Media, Digital Art, Video

february 22 - march 25, 2007 | vernissage: saturday, february 24, 2-5 pm

 

Arts Sutton Gallery presents an exhibition of current works by Mary Bogdan and Ted Yudelson which deal with the theme of change or the hope of change. The two artists address the issue of personal evolution in their own unique way through their encounter with the creative process. Within the moments of incidental illuminations that occur along the way, each discovers hope for metamorphosis, leading to transformation and ultimately, transcendence.

 

The work involves the recycling, recovery, manipulation and alteration of “found” objects and demonstrates the pursuit of reinvention of self, of an approach to life or a way of being. It addresses the shaping of the self through the creation of art, both on a personal and collective level. The work looks at inner struggles and seeks a better understanding of self and its place in our society. It portrays a quest for healing – a way to undo the past or, at least, to understand the present and invent a better future.

 

Special Event: An Artist Talk by Mary Bogdan, Saturday, March 10th at 2 pm. No entry fee.

 

Curator: Kathy Feig

 

Mary Bogdan holds a bachelor of Fine Arts degree from Concordia University, and has participated in creative painting at the Saidye Bronfman Centre for the Arts, and assemblage at the Visual Arts Centre. A graphic designer by profession, she is co-founder and partner of Crayon Design & Communication, a graphic design firm, with husband photographer, Sol Lang, and has won numerous international awards. Her paintings, assemblages and limited edition prints, as well as video, have been exhibited internationally and are in public and private collections.

 

Ted Yudelson holds a Bachelor of Architecture degree from McGill University and has participated in sketching at McGill, stained glass at the Visual Arts Centre and pottery at the Gora Studio. An architect by profession, he is an Associate with the IBI Group, a multidisciplinary international design firm. Ted recently embarked on a project of assemblages, his first major body of work. The mixed media series, called Broken Promises, employs computer components as its primary element.

 

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METAMORPHOSIS | Techniques mixtes, art digital, vidéo

22 février au 25 mars 2007 | vernissage: samedi 24 février de 14h à 17h

 

La Galerie Arts Sutton présente une exposition des oeuvres récentes de Mary Bogdan et Ted Yudelson. Celles-ci ont pour thème le changement ou l'espérance du changement. À leur manière unique, les deux artistes étudient la question de l'évolution personnelle dans leur processus de création. Chacun y découvre, lors de moments d'inspiration fortuite, l'espoir de la métamorphose qui mène vers le changement et finalement, vers la transcendance.

 

L'oeuvre consiste au recyclage, à la récupération, à la manipulation et à la modification d'objets «trouvés» et pas laquelle se manifeste la quête du renouvellement de soi, une façon d'aborder la vie ou une manière d'être. Cette création de l'art, tant au niveau personnel que collectif, modèle le «moi». L'oeuvre scrute les conflits intérieurs et cherche une meilleure compréhension du «moi» et de sa place dans la société. Elle dépeint la recherche de guérison – comment défaire le passé ou, à tout le moins, comment comprendre le présent et inventer un futur meilleur.

 

Événement spécial: Dans le cadre de l'exposition, une conférence avec Mary Bogdan est prévue le samedi 10 mars à 14h00. L'entrée est gratuite.

 

Commissaire: Kathy Feig

 

Mary Bogdan est diplômée des Beaux-arts de l'Université Concordia. Elle a suivi divers cours en peinture et en assemblage au Centre des arts Saidye Bronfman et au Centre des arts visuels de Montréal. Graphiste de profession, elle dirige avec son conjoint, le photographe Sol Lang, une entreprise de graphisme Crayon Design & Communication, laquelle s'est méritée de nombreux prix internationaux. Ses tableaux, assemblages, gravures à tirage limité et vidéo, sont exposés partout dans le monde et ses oeuvres font partie de collections privées et publiques.

 

Ted Yudelson est diplômé en architecture de l'Université McGill. Il a suivi des cours de dessin à McGill, de vitrail au Centre des arts visuels et de poterie au studio Gora. Architecte de profession, il est associé au Groupe IBI, une entreprise internationale de design multidisciplinaire. Tout récemment, Yudelson a entrepris un projet d'assemblage, sa première oeuvre majeure. Des composantes d'ordinateurs constituent les éléments de base de la série Promesses non-tenues (médias mixtes).

 

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Galerie ArtsSutton Gallery | 7, rue Academy, Sutton | 450.538.2563

info@artssutton.com | www.artssutton.com

 

opening hours: Thurs. to Sun. 11:00 to 5:00 | heures d'ouverture: jeu. au dim. 11h à 17h

installation of burnt ladders by Sandrine Pelletier in St François church, 500th anniversary of the Reformation.

video and article here

(9,5 on the Luther scale; scale and ladder being the same word in French)

Felice Casorati. 1883-1963.

La fille avec un bol, le matin 1920 The girl with bowl, morning 1920.

Turin Galleria d'Arte Moderna e Contemporanea

 

ART MODERNE : LA CONTINUITE DANS LA BEAUTE ET LE SENS

 

L'Art Moderne ( en dates grosses 1815-1950) se caractérise par la grande diversité de ses thèmes, aussi bien religieux que profanes (ces derniers en majorité), et par sa recherche d'un renouvellement constant des formes esthétiques. Mais sans abandonner ni rejeter les pratiques de figuration plus classiques héritées de l'histoire européenne de la peinture ou de la sculpture. Il n'est pas en rupture avec l'art européen du passé mais en évolution douce.

Ce renouvellement des techniques pour exprimer le Beau ( peinture plate, flou, esquisse, tachisme, arbitraire des couleurs, décomposition des lignes et des volumes, art non figuratif) c'est ce qui lui a valu son appellation d'Art Moderne. Une approche nouvelle, par rapport à la peinture des siècles passés, dans les modes d'expressions esthétiques.

La nouveauté est d'ailleurs relative, car les techniques utilisées par l'Art Moderne ne sont pas toutes absolument originales. Des techniques anciennes, sont redécouvertes et exploitées de manière systématique, dans un esprit nouveau. Et c'est cette façon méthodique de mettre en oeuvre des procédés ancestraux, en renouvelant aussi les thèmes de la peinture, qui caractérise l'Art Moderne.

Par contre l'Art Moderne est en totale continuité avec les arts anciens sur deux points fondamentaux : Le Beau et le Sens.

L'Art moderne est en recherche constante d'un certain renouvellement, mais il reste fidèle à deux principes immémoriaux de l'histoire de l'art européen, et même mondial :

L'Esthétique, c'est à dire "ce qui est beau et ce qui est harmonique".

Le Sens, c'est à dire ce qui est aisément compris par les membres d'une société. Le discours partagé, car il s'exprime dans une langue comprise par tous. La langue de l'image en l'occurrence.

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne sont à la recherche de l'expression du Beau. Leur but demeure identique à celui de leurs aînés des siècles passés : Créer une harmonie qui provoque chez le spectateur une émotion positive. Même quand les artistes cherchent à représenter une réalité qui n'est ni belle ni harmonieuse, la mort, la guerre.....

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne souhaitent, de même, et en parfaite continuité avec leurs prédécesseurs, communiquer avec le public, le plus large possible. Même s'ils n'y parviennent pas toujours immédiatement. L'artiste méconnu ou incompris à son époque n'est pas une nouveauté.

Les oeuvres de l'art moderne sont porteuses d'un discours accessibles à tous. Le langage de l'image est celui de "tous les jours". Il est tiré du monde environnant qui fait le quotidien des populations. La signification des tableaux est donc immédiatement perceptible par le spectateur, et les peintures ne demandent pas d'être "expliquées" par des notices compliquées.

La grande différence entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain est celle ci :

A partir des années 1950s l'Art Contemporain introduit deux nouveautés absolues en Occident:

1°Le Laid, assigné comme but légitime de la peinture et de la sculpture. La peinture occidentale cesse d'être esthétique et le proclame. Ce n'est pas seulement une circonstance de fait, un accident, c'est une doctrine et une volonté. Plus d'harmonie, vive la discordance !

2° Le Non-Sens, l'absence de discours compréhensible, et même plus, le discours absurde. L'artiste ne cherche plus à être compris par le plus grand nombre. Au contraire, l'artiste doit parler un langage totalement hermétique, incompréhensible, mieux aberrant. L'art n'est plus une vitrine, une porte ouverte, il doit être un mur opaque, une porte fermée. Et si par hasard l'art a un sens, ce sens devra être ésotérique, réservé à quelques initiés.

Deux nouveautés revendiquées comme un mode d'expression artistique non seulement normal, mais obligatoire.

Il existe un art de transition entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain : c'est l'Art Abstrait, non figuratif. Une innovation totale ou presque totale, dans l'histoire de l'humanité, dont on n'aperçoit guère de précédents sauf dans la peinture des lettrés chinois. Du fait de son écriture logographique la Chine est formée depuis des millénaires à l'abstraction.

Par définition, même, l'art abstrait, non figuratif, ne "figure rien", c'est à dire qu'il ne représente rien d'immédiatement perceptible par l'homme, dans son monde environnant, au travers du sens de la vue. Il ne parle pas le langage visuel spontané et commun à tous les hommes. Sur ce point il est une introduction à l'art du non sens, et une préfiguration de l'art contemporain.

Mais; à l'exception de quelques individualités, tous les artistes non figuratifs de la période moderne demeurent en accord sur un point : exprimer le Beau. Le but esthétique est toujours celui très généralement poursuivi par les artistes peintres et les sculpteurs de l'Art Moderne.

C'est quand le Laid devient un impératif artistique proclamé, que l'art contemporain nait. Le Laid dans l'art, c'est la plus évidente rupture avec le passé artistique européen.

Le Non Art s'installe alors dans les musées occidentaux.

Les spécialistes ne lui donnent évidemment pas ce nom, mais par exemple, entre autres appellations euphémiques, celui d'art minimaliste, d'art conceptuel ou d'arte povera. Parce que toute critique de l'art contemporain officiel est interdite, un moderne blasphème. Dire que l'art contemporain n'est pas de l'art, c'est exactement comme proclamer, dans l'Europe du 13è siècle, que Dieu est une invention de l'homme.

  

MODERN ART: CONTINUITY IN BEAUTY AND SENSE

 

Modern Art (in large dates 1815-1950) is characterized by the great diversity of its themes, both religious and secular (the latter in majority), and by its search for a constant renewal of aesthetic forms. But without abandoning or rejecting the more classical figuration practices inherited from the European history of painting or sculpture. This art is not in breach with the European art of the past but in soft evolution.

This renewal of the techniques to express the Beautiful (flat painting, blur, sketch, tachism, arbitrary colors, decomposition of lines and volumes, non-figurative art) is what earned its appellation Modern Art. A new approach, in relation to the painting of past centuries, in the modes of aesthetic expressions.

The novelty is however relative, because the techniques used by Modern Art are not absolutely original. Old techniques are rediscovered and exploited in a systematic way, in a new spirit. And it is this methodical way of implementing ancestral processes, renewing also the themes of painting, which characterizes the Modern Art.

By cons, the Modern Art is in total continuity with the ancient arts on two fundamental points: The Beautiful and the Sense.

Modern Art is in constant search for a certain renewal, but it remains faithful to two immemorial principles of the history of European and even world art:

The Aesthetics, ie "what is beautiful and what is harmonic".

The Sense, that is, what is easily understood by the members of a society. The shared discourse, because it is expressed in a language understood by all. The language of the image in this case.

The great majority of the artists of the Modern Art are in search of the expression of the Beautiful. Their goal remains identical to that of their elders of past centuries: To create a harmony which provokes in the spectator a positive emotion. Even when artists seek to represent a reality that is neither beautiful nor harmonious, death, war ..

The great majority of Modern Art artists also want, in perfect continuity with their predecessors, to communicate with the public as widely as possible. Even if they do not always succeed immediately. The artist unknown or misunderstood in his time is not a novelty.

The works of modern art carry a discourse accessible to all. The language of the image is that of "every day". It is derived from the surrounding world which makes the daily life of the populations. The meaning of the paintings is therefore immediately perceptible by the viewer, and the paintings do not require to be "explained" by complicated notices.

The great difference between Modern and Contemporary Art is this:

From the 1950s, Contemporary Art introduced two absolute novelties in the West:

1. The Laid, assigned as the legitimate aim of painting and sculpture. Western painting ceases to be aesthetic and proclaims it. It is not only a circumstance of fact, an accident, but a doctrine and a will. Gone are the search for harmony, long live the discordance!

2. The Non-Sense, the absence of comprehensible speech, and even more, the absurd discourse. The artist no longer seeks to be understood by the greatest number. On the contrary, the artist must speak a totally hermetic, incomprehensible, aberrant language. Art is no longer a showcase, an open door, it must be an opaque wall, a closed door. And if by chance the art has a meaning, this meaning will have to be esoteric, reserved for a few initiates.

Two novelties claimed as a way of artistic expression not only normal, but obligatory.

There is an art of transition between Modern and Contemporary Art: it is abstract Art, not figurative. A total or almost total innovation in the history of humanity, of which there are hardly any precedents except in the painting of the Chinese letters. Because of its logographic writing China has been formed since thousands of years to abstraction.

By definition, abstract, non-figurative art does not represent anything, that is, it reproduces nothing immediately perceptible by man, in his surrounding world, by the sense of sight. Abstract art does not speak a spontaneous visual language common to all men. On this point, it is an introduction to the art of nonsense, and a prefiguration of contemporary art

But, with the exception of a few individualities, all the non-figurative artists of the modern period remain in agreement on one point: to express the Beautiful. The aesthetic goal is always that very generally pursued by the painters and sculptors of the Modern Art.

It is when the Laid becomes a proclaimed artistic imperative that contemporary art is born. The ugly in art, is the most obvious break with the European artistic past.

The Non Art settled in Western museums.

The specialists obviously do not give this name, but for example, among other euphemistic names, that of "minimalist art", of "conceptual art" or of "arte povera" . Because any criticism of official contemporary art is forbidden, a modern blasphemy. To say that contemporary art is not art is exactly like proclaiming in Europe of the 13th century that God is an invention of man.

  

MBAM, Montréal

 

"« In memoriam I » et « In memoriam II » (1981) sont deux têtes d’hommes en bronze de taille monumentale. L’œuvre, produite en une édition de six exemplaires, est conçue comme une paire indissociable. Les traits des visages sont quelque peu simplifiés et équarris. Frink donne une finition à son œuvre en taillant des lignes brutes, donnant l’effet de rides ou de cicatrices. « In Memoriam I » a la tête légèrement tournée vers la droite et cet angle laisse entrevoir une tension musculaire dans le cou. La deuxième tête, « In Memoriam II », est centrée et regarde droit devant ce qui crée un contraste visuel au sein du duo.

Les visages des deux hommes laissent transparaître des regards vides et intériorisés. Leur réserve exprime une force masculine et un air héroïque. L’état d’esprit que Frink parvient à communiquer évoque les rudes réalités humaines. Comme le titre de l’œuvre peut le laisser entendre, In Memoriam est un hommage aux victimes de guerre. Frink décrit son oeuvre ainsi : « The group of heads that I started in 1975, a group of four heads with their eyes shut, are the Tribute heads and refer to people who have died for the beliefs. In a sense these sculptures are a tribute to Amnesty International. The more recent heads of 1981, which I call In Memoriam and which form a pair, have their eyes open but are still an extension of the same theme: people who have been tortured for their beliefs, whatever they are. » C’est la vitalité, la force et la vulnérabilité qui intéresse Frink et elle parvient à faire transparaître ces émotions complexes avec une exactitude remarquable."

 

artpublicmontreal.ca/oeuvre/in-memoriam-i-et-in-memoriam-ii/

Bohumir Matal. 1922-1988. The umbrella maker's family. 1947.

Prague Narodni Galerie Veletrzni Palac

 

ART MODERNE : LA CONTINUITE DANS LA BEAUTE ET LE SENS

 

L'Art Moderne ( en dates grosses 1815-1950) se caractérise par la grande diversité de ses thèmes, aussi bien religieux que profanes (ces derniers en majorité), et par sa recherche d'un renouvellement constant des formes esthétiques. Mais sans abandonner ni rejeter les pratiques de figuration plus classiques héritées de l'histoire européenne de la peinture ou de la sculpture. Il n'est pas en rupture avec l'art européen du passé mais en évolution douce.

Ce renouvellement des techniques pour exprimer le Beau ( peinture plate, flou, esquisse, tachisme, arbitraire des couleurs, décomposition des lignes et des volumes, art non figuratif) c'est ce qui lui a valu son appellation d'Art Moderne. Une approche nouvelle, par rapport à la peinture des siècles passés, dans les modes d'expressions esthétiques.

La nouveauté est d'ailleurs relative, car les techniques utilisées par l'Art Moderne ne sont pas toutes absolument originales. Des techniques anciennes, sont redécouvertes et exploitées de manière systématique, dans un esprit nouveau. Et c'est cette façon méthodique de mettre en oeuvre des procédés ancestraux, en renouvelant aussi les thèmes de la peinture, qui caractérise l'Art Moderne.

Par contre l'Art Moderne est en totale continuité avec les arts anciens sur deux points fondamentaux : Le Beau et le Sens.

L'Art moderne est en recherche constante d'un certain renouvellement, mais il reste fidèle à deux principes immémoriaux de l'histoire de l'art européen, et même mondial :

L'Esthétique, c'est à dire "ce qui est beau et ce qui est harmonique".

Le Sens, c'est à dire ce qui est aisément compris par les membres d'une société. Le discours partagé, car il s'exprime dans une langue comprise par tous. La langue de l'image en l'occurrence.

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne sont à la recherche de l'expression du Beau. Leur but demeure identique à celui de leurs aînés des siècles passés : Créer une harmonie qui provoque chez le spectateur une émotion positive. Même quand les artistes cherchent à représenter une réalité qui n'est ni belle ni harmonieuse, la mort, la guerre.....

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne souhaitent, de même, et en parfaite continuité avec leurs prédécesseurs, communiquer avec le public, le plus large possible. Même s'ils n'y parviennent pas toujours immédiatement. L'artiste méconnu ou incompris à son époque n'est pas une nouveauté.

Les oeuvres de l'art moderne sont porteuses d'un discours accessibles à tous. Le langage de l'image est celui de "tous les jours". Il est tiré du monde environnant qui fait le quotidien des populations. La signification des tableaux est donc immédiatement perceptible par le spectateur, et les peintures ne demandent pas d'être "expliquées" par des notices compliquées.

La grande différence entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain est celle ci :

A partir des années 1950s l'Art Contemporain introduit deux nouveautés absolues en Occident:

1°Le Laid, assigné comme but légitime de la peinture et de la sculpture. La peinture occidentale cesse d'être esthétique et le proclame. Ce n'est pas seulement une circonstance de fait, un accident, c'est une doctrine et une volonté. Plus d'harmonie, vive la discordance !

2° Le Non-Sens, l'absence de discours compréhensible, et même plus, le discours absurde. L'artiste ne cherche plus à être compris par le plus grand nombre. Au contraire, l'artiste doit parler un langage totalement hermétique, incompréhensible, mieux aberrant. L'art n'est plus une vitrine, une porte ouverte, il doit être un mur opaque, une porte fermée. Et si par hasard l'art a un sens, ce sens devra être ésotérique, réservé à quelques initiés.

Deux nouveautés revendiquées comme un mode d'expression artistique non seulement normal, mais obligatoire.

Il existe un art de transition entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain : c'est l'Art Abstrait, non figuratif. Une innovation totale ou presque totale, dans l'histoire de l'humanité, dont on n'aperçoit guère de précédents sauf dans la peinture des lettrés chinois. Du fait de son écriture logographique la Chine est formée depuis des millénaires à l'abstraction.

Par définition, même, l'art abstrait, non figuratif, ne "figure rien", c'est à dire qu'il ne représente rien d'immédiatement perceptible par l'homme, dans son monde environnant, au travers du sens de la vue. Il ne parle pas le langage visuel spontané et commun à tous les hommes. Sur ce point il est une introduction à l'art du non sens, et une préfiguration de l'art contemporain.

Mais; à l'exception de quelques individualités, tous les artistes non figuratifs de la période moderne demeurent en accord sur un point : exprimer le Beau. Le but esthétique est toujours celui très généralement poursuivi par les artistes peintres et les sculpteurs de l'Art Moderne.

C'est quand le Laid devient un impératif artistique proclamé, que l'art contemporain nait. Le Laid dans l'art, c'est la plus évidente rupture avec le passé artistique européen.

Le Non Art s'installe alors dans les musées occidentaux.

Les spécialistes ne lui donnent évidemment pas ce nom, mais par exemple, entre autres appellations euphémiques, celui d'art minimaliste. Parce que toute critique de l'art contemporain officiel est interdite, un moderne blasphème. Dire que l'art contemporain n'est pas de l'art, c'est exactement comme proclamer, dans l'Europe du 13è siècle, que Dieu est une invention de l'homme.

  

MODERN ART: CONTINUITY IN BEAUTY AND SENSE

 

Modern Art (in large dates 1815-1950) is characterized by the great diversity of its themes, both religious and secular (the latter in majority), and by its search for a constant renewal of aesthetic forms. But without abandoning or rejecting the more classical figuration practices inherited from the European history of painting or sculpture. This art is not in breach with the European art of the past but in soft evolution.

This renewal of the techniques to express the Beautiful (flat painting, blur, sketch, tachism, arbitrary colors, decomposition of lines and volumes, non-figurative art) is what earned its appellation Modern Art. A new approach, in relation to the painting of past centuries, in the modes of aesthetic expressions.

The novelty is however relative, because the techniques used by Modern Art are not absolutely original. Old techniques are rediscovered and exploited in a systematic way, in a new spirit. And it is this methodical way of implementing ancestral processes, renewing also the themes of painting, which characterizes the Modern Art.

By cons, the Modern Art is in total continuity with the ancient arts on two fundamental points: The Beautiful and the Sense.

Modern Art is in constant search for a certain renewal, but it remains faithful to two immemorial principles of the history of European and even world art:

The Aesthetics, ie "what is beautiful and what is harmonic".

The Sense, that is, what is easily understood by the members of a society. The shared discourse, because it is expressed in a language understood by all. The language of the image in this case.

The great majority of the artists of the Modern Art are in search of the expression of the Beautiful. Their goal remains identical to that of their elders of past centuries: To create a harmony which provokes in the spectator a positive emotion. Even when artists seek to represent a reality that is neither beautiful nor harmonious, death, war ..

The great majority of Modern Art artists also want, in perfect continuity with their predecessors, to communicate with the public as widely as possible. Even if they do not always succeed immediately. The artist unknown or misunderstood in his time is not a novelty.

The works of modern art carry a discourse accessible to all. The language of the image is that of "every day". It is derived from the surrounding world which makes the daily life of the populations. The meaning of the paintings is therefore immediately perceptible by the viewer, and the paintings do not require to be "explained" by complicated notices.

The great difference between Modern and Contemporary Art is this:

From the 1950s, Contemporary Art introduced two absolute novelties in the West:

1. The Laid, assigned as the legitimate aim of painting and sculpture. Western painting ceases to be aesthetic and proclaims it. It is not only a circumstance of fact, an accident, but a doctrine and a will. Gone are the search for harmony, long live the discordance!

2. The Non-Sense, the absence of comprehensible speech, and even more, the absurd discourse. The artist no longer seeks to be understood by the greatest number. On the contrary, the artist must speak a totally hermetic, incomprehensible, aberrant language. Art is no longer a showcase, an open door, it must be an opaque wall, a closed door. And if by chance the art has a meaning, this meaning will have to be esoteric, reserved for a few initiates.

Two novelties claimed as a way of artistic expression not only normal, but obligatory.

There is an art of transition between Modern and Contemporary Art: it is abstract Art, not figurative. A total or almost total innovation in the history of humanity, of which there are hardly any precedents except in the painting of the Chinese letters. Because of its logographic writing China has been formed since thousands of years to abstraction.

By definition, abstract, non-figurative art does not represent anything, that is, it reproduces nothing immediately perceptible by man, in his surrounding world, by the sense of sight. Abstract art does not speak a spontaneous visual language common to all men. On this point, it is an introduction to the art of nonsense, and a prefiguration of contemporary art

But, with the exception of a few individualities, all the non-figurative artists of the modern period remain in agreement on one point: to express the Beautiful. The aesthetic goal is always that very generally pursued by the painters and sculptors of the Modern Art.

It is when the Laid becomes a proclaimed artistic imperative that contemporary art is born. The ugly in art, is the most obvious break with the European artistic past.

The Non Art settled in Western museums.

The specialists obviously do not give this name, but for example, among other euphemistic names, that of minimalist art. Because any criticism of official contemporary art is forbidden, a modern blasphemy. To say that contemporary art is not art is exactly like proclaiming in Europe of the 13th century that God is an invention of man.

  

Robert Delaunay 1885-1941 Paris

Symphonie colorée Colorful Symphony 1917

Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (Palais de Tokyo)

 

MUSEE PARIS. "ART MODERNE". PALAIS DE TOKYO

  

Le musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, dans le Palais de Tokyo, est un musée qui rassemble des peintures de deux périodes : celle de l'Art Moderne (1850-1950 environ) et celle de l'Art Contemporain Institutionnel (après 1950 environ). Les raisons du regroupement de ces œuvres sous une seule dénomination, celle d'Art Moderne, en supprimant l'appellation Art Contemporain ont été développées dans d'autres textes. Notamment :

"Art et Non-Art. Art Moderne et Art Contemporain"

"Art Ancien, Art Moderne, Art abstrait, Art contemporain"

"Art Moderne et Art Contemporain officiel"

"Musée des Beaux Arts. Musée d'Art Moderne. Musée d'Art Contemporain"

Ce regroupement d'œuvres appartenant à deux périodes historiques distinctes de l'histoire de la peinture européenne permet de bien voir, de ressentir clairement, la profonde différence qui sépare ces deux expressions dites artistiques : l'Art, et son contraire, le Non-Art. L'Art Vivant et l'Art Mort.

A vrai dire l'Art Moderne est Européen. Alors que l'Art Contemporain Officiel, Institutionnel, l'Art Ultra-Moderne est Occidental. Car entre temps le centre politique et idéologique décisionnaire de l'art s'est déplacé de Paris, capitale de l'art moderne, à New York capitale de l'Art Mondialiste.

 

Il est donc intéressant d'alterner la présentation des tableaux ou des installations caractéristiques de l'une et l'autre de ces deux périodes de l'histoire de l'art européen et occidental. Cette alternance est particulièrement éclairante : elle démontre certes l'existence d'une certaine continuité dans l'idéologie qui anime ces deux périodes, mais plus encore les ruptures qui existent entre elles.

La continuité c'est, en bref, la religion de la Modernité et du Progrès, qui explique le titre revendiqué pour toute la période par les décideurs.

La rupture c'est le passage de l'Art au Non-Art, de l'Esthétique au refus de l'esthétique. Du Beau au Laid, du Sens à l'Absurde et de l'art partagé à l'art réservé à une élite gouvernante: idéologique, politique et économique.

L'Art Contemporain en peinture et en sculpture ne se résume en effet pas à cet Art Officiel, l'Art Institutionnel, étatique et international. L'Art Contemporain c'est aussi des arts plus populaires : l'art commercial national, régional, local, c'est aussi l'art des rues qui a pris beaucoup d'importance en Europe depuis les années 1990s, et autre art visuel contemporain, important mais plus ancien, la photographie.

  

THE MUSEUM OF MODERN ART OF THE CITY OF PARIS

 

The Museum of Modern Art of the City of Paris, in the Palais de Tokyo, is a museum that brings together paintings from two periods: that of Modern Art (around 1850-1950) and that of Institutional Contemporary Art (after around 1950). The reasons for grouping these works under a single name, that of Modern Art, by removing the name Contemporary Art have been developed in other texts. In particular:

"Art and Non-Art. Modern Art and Contemporary Art"

"Ancient Art, Modern Art, Abstract Art, Contemporary Art"

"Modern Art and Official Contemporary Art"

"Museum of Fine Arts. Museum of Modern Art. Museum of Contemporary Art"

This grouping of works belonging to two distinct historical periods in the history of European painting allows us to clearly see and feel the profound difference that separates these two so-called artistic expressions: Art and its opposite, the Non-Art. Living Art and Dead Art. To tell, Modern Art is European. While Official Contemporary Art, Institutional Art, Ultra-Modern Art is Western. Because in the meantime the political and ideological decision-making center of art has moved from Paris, the capital of modern art, to New York, the capital of Globalist Art.

  

It is therefore interesting to alternate the presentation of paintings or "installations" characteristic of either of these two periods in the history of European and Western art. This alternation is particularly enlightening: it certainly shows the existence of a certain continuity in the ideology that animates these two periods, but even more so the ruptures that exist between them.

Continuity is, in short, the religion of Modernity and Progress, which explains the title claimed for the whole period by decision-makers.

The rupture is the passage from Art to Non-Art, from Aesthetics to the refusal of aesthetics. From Beautiful to ugly, from Meaning to Absurdity and from shared art to art reserved for a governing elite: ideological, political and economic.

Effectively, the Contemporary Art in painting and sculpture is not only this Official Art, Institutional, State and International Art. The Contemporary Art it is also more popular arts: national, regional and local commercial art, the street art that has also gained importance in Europe since the 1990s, and other contemporary visual art, important but older, photography.

   

Centro de Arte Moderna (CAM), Calouste Gulbenkian Foundation, Lisboa, Portugal

 

Materials : Acrylic painter on cut-out and articulated wooden parts

 

Collection: Calouste Gulbenkian Foundation

 

BIOGRAPHY:

 

EN DATES:

 

1946 Naissance à Carcassonne (Aude).

 

1968 Entre à l’Idhec, Paris.

 

1973 Court-métrage sur Sonia Delaunay.

 

1982 Enseigne à l’École nationale des beaux-arts de Lyon.

 

1994 Directeur du post-diplôme de l’École régionale des beaux-arts de Nantes.

 

1997 Directeur des Beaux-Arts de Nantes.

 

1999 Directeur de l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy.

 

2002 Directeur de l’École nationale supérieure des arts décoratifs, à Paris.

 

Patrick Raynaud est directeur de l’École nationale supérieure des arts décoratifs

 

Tour à tour artiste, enseignant puis directeur d’école, Patrick Raynaud a abordé l’art à travers différentes focales. Portrait d’un homme sans ego.

Patrick Raynaud est de la famille des taiseux. Plus précisément des industrieux taiseux, de ceux qui ne portent pas leur narcissisme en bandoulière. Secret, le directeur de l’École nationale supérieure des arts décoratifs (Ensad), à Paris, croit plus aux vertus de l’élégance distante qu’à celles de l’agit-prop. « Il ressemble à son œuvre, il est comme ses boîtes transportables, ses dépliages qu’il faut prendre le temps d’ouvrir, de déployer pour voir de quel bois il est fait », remarque Henry-Claude Cousseau, directeur de l’École nationale supérieure des beaux-arts (Ensba), à Paris. Singulier, l’homme l’est indéniablement, puisqu’il a mis depuis quinze ans un couvercle sur son ego de plasticien pour former d’autres créateurs. Syndrome de l’artiste raté ? Pas vraiment, car ce choix s’est fait en plein succès.

 

La vie de Patrick Raynaud s’est construite à la fois par strates et par tournants. Né à Carcassonne (Aude), d’un père sculpteur classique et d’une mère peintre amateur, il échappe au désert culturel local en dévorant des revues d’art. Son goût pour la littérature et le récit l’oriente d’abord vers le cinéma. Formé à l’Idhec (Institut des hautes études cinématographiques), il vient à l’art grâce à Sonia Delaunay, qu’il rencontre vers 1970 et avec laquelle il réalise quarante-cinq heures d’entretiens.

 

« Sonia s’est comportée avec Patrick comme une grande sœur, se souvient l’éditeur Jacques Damase. Elle a accepté de lui ce qu’elle n’aurait accepté de personne, par exemple de faire une partie de commentaire dans le film qu’il a réalisé sur Robert Delaunay. » Grâce à elle, il découvrira que l’art peut s’agripper aussi bien à un tableau qu’à un foulard. De fait, Delaunay représente l’un des deux grands sémaphores de sa vie, le second étant le réalisateur Jacques Tati, dont il fut l’assistant sur le film Trafic (1971).

  

OEUVRE TRANSPORTABLE

 

Parallèlement à son activité cinématographique, il exposera dès 1977 ses premiers dépliants à la galerie Harry Jancovici, à Paris. Sans être convaincante, cette expérience le pousse à changer de branche. Une bifurcation nette, car il n’y aura aucune contamination du cinéma dans son œuvre plastique. Très tôt, ses préoccupations le portent vers les périphéries de l’art, le nomadisme de l’artiste, son cortège d’obligations et de résidences. « J’aurais préféré qu’on me donne une subvention pour créer dans mon atelier plutôt qu’à Fontevraud [Maine-et-Loire], ironise-t-il. Lorsque j’ai fait un “in situ déménageable” au Canada en 1986, à cette époque, on vous sommait de faire des pièces in situ. Tout était prévu, sauf le retour des pièces. J’ai alors intégré à l’installation la caisse d’emballage. » Peu à peu, celle-ci se mue en cercueil accueillant des gisants. En revisitant l’histoire de l’art, il « débite » ses icônes les plus célèbres en autant de détails reproduits sur des cartes postales. « Il a anticipé beaucoup de choses reprises par d’autres aujourd’hui, souligne l’historienne de l’art Catherine Strasser. La question de l’œuvre transportable est devenue un concept institutionnalisé, mais, malheureusement, le monde de l’art a la mémoire courte ! » Son travail fut d’ailleurs plus soutenu en Allemagne qu’en France, où son mélange de coquetterie dandy et de discrétion épidermique a suscité agacements ou rejets. « Il était accueilli avec jalousie et méfiance par les autres artistes et par la critique, insiste Jacques Damase. Pourtant son succès est venu par son travail, et non par vantardise. Il était mal à l’aise dans les vernissages. Il est même incapable de s’occuper d’argent ou de demander l’argent qu’on lui doit. Il était “rentable”, mais ne savait pas gérer sa rentabilité. »

 

La fatigue de l’« artiste VRP », piégé dans le caravansérail des expositions, n’est pas étrangère à la mise en sourdine de sa carrière. « De 1980 à 1995, je n’ai refusé aucun projet, je faisais dix expositions personnelles par an, une dizaine d’expos de groupe, j’avais une vie un peu folle, rappelle-t-il. J’avais l’impression de ne plus défaire ma trousse de toilette. Je ne suis pas de ceux qui jouissent d’être le roi des fêtes d’un soir. » Et d’ajouter : « Ce que je n’aimais pas dans le statut d’artiste, c’était d’être tributaire de décideurs qui vous invitent ou pas. Je continue à penser qu’être artiste, c’est un travail de jeune… »

 

Avant de basculer dans l’enseignement et le directorat, il mènera de front les deux activités. C’est en 1983, à l’École des beaux-arts de Lyon, qu’il découvre les joies de la maïeutique. « Il était très différent du reste du corps enseignant. Il nous apportait une ouverture, relate le galeriste Laurent Godin, alors étudiant à l’école. Il était attentif à des gestes par nature fragiles ou maladroits. Sa logique était de faire éclore des individus et non de les embrigader dans une pensée. » Pour le directeur du CAC Brétigny Pierre Bal-Blanc, « il associait provocation et pédagogie, nous remettait en question en nous demandant d’affiner un positionnement.

 

Il avait le don de donner de l’ambition aux gens ». Mais Lyon ne fut pas nécessairement une sinécure. « Une bonne partie des professeurs le voyait comme le paradigme de la branchitude parisienne, précise un observateur. Il y avait une forme d’hostilité envers quelqu’un vu comme un intrus. » Après une petite parenthèse, il dirige le post-diplôme de Nantes avant de prendre la direction de l’école d’art. En deux ans à peine, il y crée une galerie, comme il le fera plus tard à Cergy (Val-d’Oise), où il organise des expositions en invitant Orlan ou Pierrick Sorin.

  

FLUIDITE

 

Lorsqu’il prend la direction des Beaux-Arts de Cergy, il quitte une province tranquille pour une banlieue revêche et une institution dure, privée depuis près d’un an de direction. « Patrick n’a pas voulu rentrer dans une guerre de clans. Il respecte beaucoup les situations qu’il trouve et s’y adapte », glisse Catherine Strasser. Raynaud joue alors les pacificateurs. « Il avait repéré avec précision les problèmes de Cergy, que l’école était loin, isolée, que les artistes n’y venaient plus, souligne l’artiste Loris Gréaud. Il ne voulait pas d’une école qui se regarde le nombril. Il a alors invité des artistes importants comme Fabrice Hyber ou Dominique Gonzalez-Foerster. » Pour rapprocher symboliquement l’école de la capitale, il crée un point de chute parisien avec l’espace d’exposition La Vitrine.

 

Son départ de Cergy pour la direction de l’Ensad sera vécu par certains comme une fuite vers le confort. Rue d’Ulm, le territoire est certes plus large, mais la section arts plastiques, exsangue. Surtout, il hérite de locaux exigus et d’un projet de réaménagement sépulcral. « Nantes était comme une Maserati, une petite voiture nerveuse et maniable.

 

Ici c’est plutôt une Rolls, luxueuse, mais lourde, plaisante Patrick Raynaud. Les projets prennent plus de temps à se mettre en place qu’ailleurs. Pendant longtemps, l’école s’est nourrie d’elle-même, dans un esprit consanguin. »

 

Il exige de fait que les deux tiers du recrutement des enseignants puisent ailleurs que dans le vivier des anciens de l’Ensad. « Il a apporté les choses les plus positives des écoles d’art dans une école professionnalisante, indique Joëlle Malichaud, chargée de mission à la délégation aux Arts plastiques. Il a su créer une fluidité qui n’existe pas forcément ailleurs, car il travaille en bonne intelligence avec ses collaborateurs. »

Une fluidité qui ne va pas sans anicroches.

 

En confiant l’identité visuelle de l’établissement au duo M/M (Paris), il essuie une levée interne de boucliers. « Certains dans l’administration ont menacé de faire grève en disant que la charte graphique affectait leurs yeux, rappelle Mathias Augustyniak, de M/M. Patrick Raynaud a fait preuve de diplomatie, sans pour autant céder aux pressions. Il a dit que l’administration pouvait ne pas utiliser notre charte, mais que lui, en tant que directeur, l’utiliserait dans ses courriers. »

 

Ce dernier a aussi dû affronter voilà quelques mois une méchante cabale lancée par des étudiants. Un conflit qu’il désamorce par une lettre ouverte rédigée sous forme de fable.

Et sa pratique artistique dans tout ça ? L’homme, qui entamera en septembre son troisième mandat à l’Ensad, l’aurait-il totalement étouffée ?

« Il n’a pas arrêté, il s’est un peu écarté, mais je pense que ça reviendra. Il reste un artiste à part entière », assure sa galeriste Patricia Dorfmann (Paris). « Un projet de commande publique peut m’exciter, lâche l’intéressé.

Je suis tenté quand il y a un cahier des charges, une complexité.

Ce qui m’a toujours intéressé dans l’art, c’est qu’il y a plusieurs portes d’entrée. »

En tout cas, il est une porte de sortie qui titille aujourd’hui Patrick Raynaud, celle de la Villa Médicis, à Rome, dont il fut un candidat de la première heure.

 

Roxana Azimi

 

Source : WikiArt

Frantisek Hudecek. 1909-1990.

Railroad station with a windmill. 1941.

Prague Narodni Galerie Veletrzni Palac

 

ART MODERNE : LA CONTINUITE DANS LA BEAUTE ET LE SENS

 

L'Art Moderne ( en dates grosses 1815-1950) se caractérise par la grande diversité de ses thèmes, aussi bien religieux que profanes (ces derniers en majorité), et par sa recherche d'un renouvellement constant des formes esthétiques. Mais sans abandonner ni rejeter les pratiques de figuration plus classiques héritées de l'histoire européenne de la peinture ou de la sculpture. Il n'est pas en rupture avec l'art européen du passé mais en évolution douce.

Ce renouvellement des techniques pour exprimer le Beau ( peinture plate, flou, esquisse, tachisme, arbitraire des couleurs, décomposition des lignes et des volumes, art non figuratif) c'est ce qui lui a valu son appellation d'Art Moderne. Une approche nouvelle, par rapport à la peinture des siècles passés, dans les modes d'expressions esthétiques.

La nouveauté est d'ailleurs relative, car les techniques utilisées par l'Art Moderne ne sont pas toutes absolument originales. Des techniques anciennes, sont redécouvertes et exploitées de manière systématique, dans un esprit nouveau. Et c'est cette façon méthodique de mettre en oeuvre des procédés ancestraux, en renouvelant aussi les thèmes de la peinture, qui caractérise l'Art Moderne.

Par contre l'Art Moderne est en totale continuité avec les arts anciens sur deux points fondamentaux : Le Beau et le Sens.

L'Art moderne est en recherche constante d'un certain renouvellement, mais il reste fidèle à deux principes immémoriaux de l'histoire de l'art européen, et même mondial :

L'Esthétique, c'est à dire "ce qui est beau et ce qui est harmonique".

Le Sens, c'est à dire ce qui est aisément compris par les membres d'une société. Le discours partagé, car il s'exprime dans une langue comprise par tous. La langue de l'image en l'occurrence.

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne sont à la recherche de l'expression du Beau. Leur but demeure identique à celui de leurs aînés des siècles passés : Créer une harmonie qui provoque chez le spectateur une émotion positive. Même quand les artistes cherchent à représenter une réalité qui n'est ni belle ni harmonieuse, la mort, la guerre.....

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne souhaitent, de même, et en parfaite continuité avec leurs prédécesseurs, communiquer avec le public, le plus large possible. Même s'ils n'y parviennent pas toujours immédiatement. L'artiste méconnu ou incompris à son époque n'est pas une nouveauté.

Les oeuvres de l'art moderne sont porteuses d'un discours accessibles à tous. Le langage de l'image est celui de "tous les jours". Il est tiré du monde environnant qui fait le quotidien des populations. La signification des tableaux est donc immédiatement perceptible par le spectateur, et les peintures ne demandent pas d'être "expliquées" par des notices compliquées.

La grande différence entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain est celle ci :

A partir des années 1950s l'Art Contemporain introduit deux nouveautés absolues en Occident:

1°Le Laid, assigné comme but légitime de la peinture et de la sculpture. La peinture occidentale cesse d'être esthétique et le proclame. Ce n'est pas seulement une circonstance de fait, un accident, c'est une doctrine et une volonté. Plus d'harmonie, vive la discordance !

2° Le Non-Sens, l'absence de discours compréhensible, et même plus, le discours absurde. L'artiste ne cherche plus à être compris par le plus grand nombre. Au contraire, l'artiste doit parler un langage totalement hermétique, incompréhensible, mieux aberrant. L'art n'est plus une vitrine, une porte ouverte, il doit être un mur opaque, une porte fermée. Et si par hasard l'art a un sens, ce sens devra être ésotérique, réservé à quelques initiés.

Deux nouveautés revendiquées comme un mode d'expression artistique non seulement normal, mais obligatoire.

Il existe un art de transition entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain : c'est l'Art Abstrait, non figuratif. Une innovation totale ou presque totale, dans l'histoire de l'humanité, dont on n'aperçoit guère de précédents sauf dans la peinture des lettrés chinois. Du fait de son écriture logographique la Chine est formée depuis des millénaires à l'abstraction.

Par définition, même, l'art abstrait, non figuratif, ne "figure rien", c'est à dire qu'il ne représente rien d'immédiatement perceptible par l'homme, dans son monde environnant, au travers du sens de la vue. Il ne parle pas le langage visuel spontané et commun à tous les hommes. Sur ce point il est une introduction à l'art du non sens, et une préfiguration de l'art contemporain.

Mais; à l'exception de quelques individualités, tous les artistes non figuratifs de la période moderne demeurent en accord sur un point : exprimer le Beau. Le but esthétique est toujours celui très généralement poursuivi par les artistes peintres et les sculpteurs de l'Art Moderne.

C'est quand le Laid devient un impératif artistique proclamé, que l'art contemporain nait. Le Laid dans l'art, c'est la plus évidente rupture avec le passé artistique européen.

Le Non Art s'installe alors dans les musées occidentaux.

Les spécialistes ne lui donnent évidemment pas ce nom, mais par exemple, entre autres appellations euphémiques, celui d'art minimaliste. Parce que toute critique de l'art contemporain officiel est interdite, un moderne blasphème. Dire que l'art contemporain n'est pas de l'art, c'est exactement comme proclamer, dans l'Europe du 13è siècle, que Dieu est une invention de l'homme.

  

MODERN ART: CONTINUITY IN BEAUTY AND SENSE

 

Modern Art (in large dates 1815-1950) is characterized by the great diversity of its themes, both religious and secular (the latter in majority), and by its search for a constant renewal of aesthetic forms. But without abandoning or rejecting the more classical figuration practices inherited from the European history of painting or sculpture. This art is not in breach with the European art of the past but in soft evolution.

This renewal of the techniques to express the Beautiful (flat painting, blur, sketch, tachism, arbitrary colors, decomposition of lines and volumes, non-figurative art) is what earned its appellation Modern Art. A new approach, in relation to the painting of past centuries, in the modes of aesthetic expressions.

The novelty is however relative, because the techniques used by Modern Art are not absolutely original. Old techniques are rediscovered and exploited in a systematic way, in a new spirit. And it is this methodical way of implementing ancestral processes, renewing also the themes of painting, which characterizes the Modern Art.

By cons, the Modern Art is in total continuity with the ancient arts on two fundamental points: The Beautiful and the Sense.

Modern Art is in constant search for a certain renewal, but it remains faithful to two immemorial principles of the history of European and even world art:

The Aesthetics, ie "what is beautiful and what is harmonic".

The Sense, that is, what is easily understood by the members of a society. The shared discourse, because it is expressed in a language understood by all. The language of the image in this case.

The great majority of the artists of the Modern Art are in search of the expression of the Beautiful. Their goal remains identical to that of their elders of past centuries: To create a harmony which provokes in the spectator a positive emotion. Even when artists seek to represent a reality that is neither beautiful nor harmonious, death, war ..

The great majority of Modern Art artists also want, in perfect continuity with their predecessors, to communicate with the public as widely as possible. Even if they do not always succeed immediately. The artist unknown or misunderstood in his time is not a novelty.

The works of modern art carry a discourse accessible to all. The language of the image is that of "every day". It is derived from the surrounding world which makes the daily life of the populations. The meaning of the paintings is therefore immediately perceptible by the viewer, and the paintings do not require to be "explained" by complicated notices.

The great difference between Modern and Contemporary Art is this:

From the 1950s, Contemporary Art introduced two absolute novelties in the West:

1. The Laid, assigned as the legitimate aim of painting and sculpture. Western painting ceases to be aesthetic and proclaims it. It is not only a circumstance of fact, an accident, but a doctrine and a will. Gone are the search for harmony, long live the discordance!

2. The Non-Sense, the absence of comprehensible speech, and even more, the absurd discourse. The artist no longer seeks to be understood by the greatest number. On the contrary, the artist must speak a totally hermetic, incomprehensible, aberrant language. Art is no longer a showcase, an open door, it must be an opaque wall, a closed door. And if by chance the art has a meaning, this meaning will have to be esoteric, reserved for a few initiates.

Two novelties claimed as a way of artistic expression not only normal, but obligatory.

There is an art of transition between Modern and Contemporary Art: it is abstract Art, not figurative. A total or almost total innovation in the history of humanity, of which there are hardly any precedents except in the painting of the Chinese letters. Because of its logographic writing China has been formed since thousands of years to abstraction.

By definition, abstract, non-figurative art does not represent anything, that is, it reproduces nothing immediately perceptible by man, in his surrounding world, by the sense of sight. Abstract art does not speak a spontaneous visual language common to all men. On this point, it is an introduction to the art of nonsense, and a prefiguration of contemporary art

But, with the exception of a few individualities, all the non-figurative artists of the modern period remain in agreement on one point: to express the Beautiful. The aesthetic goal is always that very generally pursued by the painters and sculptors of the Modern Art.

It is when the Laid becomes a proclaimed artistic imperative that contemporary art is born. The ugly in art, is the most obvious break with the European artistic past.

The Non Art settled in Western museums.

The specialists obviously do not give this name, but for example, among other euphemistic names, that of minimalist art. Because any criticism of official contemporary art is forbidden, a modern blasphemy. To say that contemporary art is not art is exactly like proclaiming in Europe of the 13th century that God is an invention of man.

  

CECI N'EST PAS…

 

LA TRAHISON DES IMAGES

 

Une cage de verre au cœur de la cité. À l’intérieur, un tableau vivant change chaque jour. Des scènes déconcertantes qui gênent les uns, intriguent les autres, ne laissent personne indifférent. L’artiste néerlandais Dries Verhoeven conçoit des images déstabilisantes, potentiellement explosives, et bouscule sans détour nos tabous. 10 jours, 10 événements, 10 douches froides.

 

Ceci n’est pas... expose en vitrine des personnes dans des situations qui ne répondent pas aux critères de perfection et de réussite assénés par la propagande commerciale. En cette ère de frilosité visuelle où le passant est submergé de clichés publicitaires rassurants pour les consommateurs frénétiques que nous sommes, cette boîte à surprises subversive s’insinue au centre de la ville, ébranle nos certitudes bien-pensantes, chambarde notre train-train quotidien. Interloqué, voire choqué, on se positionne, on argumente, on réfléchit. L’espace public, subitement théâtre de la défectuosité et du trouble, devient lieu de parole et d’échange. Ceci n’est pas une pause publicitaire.

 

Made in Breizh

colormerad.com/

 

fr.wikipedia.org/wiki/Holi

 

www.facebook.com/colormeradfr

Bernard Buffet 1928-1999 Paris

Nature morte au révolver

Still life with revolver 1949

Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (Palais de Tokyo)

 

MUSEE PARIS. "ART MODERNE". PALAIS DE TOKYO

  

Le musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, dans le Palais de Tokyo, est un musée qui rassemble des peintures de deux périodes : celle de l'Art Moderne (1850-1950 environ) et celle de l'Art Contemporain Institutionnel (après 1950 environ). Les raisons du regroupement de ces œuvres sous une seule dénomination, celle d'Art Moderne, en supprimant l'appellation Art Contemporain ont été développées dans d'autres textes. Notamment :

"Art et Non-Art. Art Moderne et Art Contemporain"

"Art Ancien, Art Moderne, Art abstrait, Art contemporain"

"Art Moderne et Art Contemporain officiel"

"Musée des Beaux Arts. Musée d'Art Moderne. Musée d'Art Contemporain"

Ce regroupement d'œuvres appartenant à deux périodes historiques distinctes de l'histoire de la peinture européenne permet de bien voir, de ressentir clairement, la profonde différence qui sépare ces deux expressions dites artistiques : l'Art, et son contraire, le Non-Art. L'Art Vivant et l'Art Mort.

A vrai dire l'Art Moderne est Européen. Alors que l'Art Contemporain Officiel, Institutionnel, l'Art Ultra-Moderne est Occidental. Car entre temps le centre politique et idéologique décisionnaire de l'art s'est déplacé de Paris, capitale de l'art moderne, à New York capitale de l'Art Mondialiste.

 

Il est donc intéressant d'alterner la présentation des tableaux ou des installations caractéristiques de l'une et l'autre de ces deux périodes de l'histoire de l'art européen et occidental. Cette alternance est particulièrement éclairante : elle démontre certes l'existence d'une certaine continuité dans l'idéologie qui anime ces deux périodes, mais plus encore les ruptures qui existent entre elles.

La continuité c'est, en bref, la religion de la Modernité et du Progrès, qui explique le titre revendiqué pour toute la période par les décideurs.

La rupture c'est le passage de l'Art au Non-Art, de l'Esthétique au refus de l'esthétique. Du Beau au Laid, du Sens à l'Absurde et de l'art partagé à l'art réservé à une élite gouvernante: idéologique, politique et économique.

L'Art Contemporain en peinture et en sculpture ne se résume en effet pas à cet Art Officiel, l'Art Institutionnel, étatique et international. L'Art Contemporain c'est aussi des arts plus populaires : l'art commercial national, régional, local, c'est aussi l'art des rues qui a pris beaucoup d'importance en Europe depuis les années 1990s, et autre art visuel contemporain, important mais plus ancien, la photographie.

  

THE MUSEUM OF MODERN ART OF THE CITY OF PARIS

 

The Museum of Modern Art of the City of Paris, in the Palais de Tokyo, is a museum that brings together paintings from two periods: that of Modern Art (around 1850-1950) and that of Institutional Contemporary Art (after around 1950). The reasons for grouping these works under a single name, that of Modern Art, by removing the name Contemporary Art have been developed in other texts. In particular:

"Art and Non-Art. Modern Art and Contemporary Art"

"Ancient Art, Modern Art, Abstract Art, Contemporary Art"

"Modern Art and Official Contemporary Art"

"Museum of Fine Arts. Museum of Modern Art. Museum of Contemporary Art"

This grouping of works belonging to two distinct historical periods in the history of European painting allows us to clearly see and feel the profound difference that separates these two so-called artistic expressions: Art and its opposite, the Non-Art. Living Art and Dead Art. To tell, Modern Art is European. While Official Contemporary Art, Institutional Art, Ultra-Modern Art is Western. Because in the meantime the political and ideological decision-making center of art has moved from Paris, the capital of modern art, to New York, the capital of Globalist Art.

  

It is therefore interesting to alternate the presentation of paintings or "installations" characteristic of either of these two periods in the history of European and Western art. This alternation is particularly enlightening: it certainly shows the existence of a certain continuity in the ideology that animates these two periods, but even more so the ruptures that exist between them.

Continuity is, in short, the religion of Modernity and Progress, which explains the title claimed for the whole period by decision-makers.

The rupture is the passage from Art to Non-Art, from Aesthetics to the refusal of aesthetics. From Beautiful to ugly, from Meaning to Absurdity and from shared art to art reserved for a governing elite: ideological, political and economic.

Effectively, the Contemporary Art in painting and sculpture is not only this Official Art, Institutional, State and International Art. The Contemporary Art it is also more popular arts: national, regional and local commercial art, the street art that has also gained importance in Europe since the 1990s, and other contemporary visual art, important but older, photography.

   

Paul Gauguin. 1848-1903. Paris Tahiti. La fenaison en Bretagne. Haymaking in Brittany. 1888 Paris Orsay.

 

ART MODERNE : LA CONTINUITE DANS LA BEAUTE ET LE SENS

 

L'Art Moderne ( en dates grosses 1815-1950) se caractérise par la grande diversité de ses thèmes, aussi bien religieux que profanes (ces derniers en majorité), et par sa recherche d'un renouvellement constant des formes esthétiques. Mais sans abandonner ni rejeter les pratiques de figuration plus classiques héritées de l'histoire européenne de la peinture ou de la sculpture. Il n'est pas en rupture avec l'art européen du passé mais en évolution douce.

Ce renouvellement des techniques pour exprimer le Beau ( peinture plate, flou, esquisse, tachisme, arbitraire des couleurs, décomposition des lignes et des volumes, art non figuratif) c'est ce qui lui a valu son appellation d'Art Moderne. Une approche nouvelle, par rapport à la peinture des siècles passés, dans les modes d'expressions esthétiques.

La nouveauté est d'ailleurs relative, car les techniques utilisées par l'Art Moderne ne sont pas toutes absolument originales. Des techniques anciennes, sont redécouvertes et exploitées de manière systématique, dans un esprit nouveau. Et c'est cette façon méthodique de mettre en oeuvre des procédés ancestraux, en renouvelant aussi les thèmes de la peinture, qui caractérise l'Art Moderne.

Par contre l'Art Moderne est en totale continuité avec les arts anciens sur deux points fondamentaux : Le Beau et le Sens.

L'Art moderne est en recherche constante d'un certain renouvellement, mais il reste fidèle à deux principes immémoriaux de l'histoire de l'art européen, et même mondial :

L'Esthétique, c'est à dire "ce qui est beau et ce qui est harmonique".

Le Sens, c'est à dire ce qui est aisément compris par les membres d'une société. Le discours partagé, car il s'exprime dans une langue comprise par tous. La langue de l'image en l'occurrence.

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne sont à la recherche de l'expression du Beau. Leur but demeure identique à celui de leurs aînés des siècles passés : Créer une harmonie qui provoque chez le spectateur une émotion positive. Même quand les artistes cherchent à représenter une réalité qui n'est ni belle ni harmonieuse, la mort, la guerre.....

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne souhaitent, de même, et en parfaite continuité avec leurs prédécesseurs, communiquer avec le public, le plus large possible. Même s'ils n'y parviennent pas toujours immédiatement. L'artiste méconnu ou incompris à son époque n'est pas une nouveauté.

Les oeuvres de l'art moderne sont porteuses d'un discours accessibles à tous. Le langage de l'image est celui de "tous les jours". Il est tiré du monde environnant qui fait le quotidien des populations. La signification des tableaux est donc immédiatement perceptible par le spectateur, et les peintures ne demandent pas d'être "expliquées" par des notices compliquées.

La grande différence entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain est celle ci :

A partir des années 1950s l'Art Contemporain introduit deux nouveautés absolues en Occident:

1°Le Laid, assigné comme but légitime de la peinture et de la sculpture. La peinture occidentale cesse d'être esthétique et le proclame. Ce n'est pas seulement une circonstance de fait, un accident, c'est une doctrine et une volonté. Plus d'harmonie, vive la discordance !

2° Le Non-Sens, l'absence de discours compréhensible, et même plus, le discours absurde. L'artiste ne cherche plus à être compris par le plus grand nombre. Au contraire, l'artiste doit parler un langage totalement hermétique, incompréhensible, mieux aberrant. L'art n'est plus une vitrine, une porte ouverte, il doit être un mur opaque, une porte fermée. Et si par hasard l'art a un sens, ce sens devra être ésotérique, réservé à quelques initiés.

Deux nouveautés revendiquées comme un mode d'expression artistique non seulement normal, mais obligatoire.

Il existe un art de transition entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain : c'est l'Art Abstrait, non figuratif. Une innovation totale ou presque totale, dans l'histoire de l'humanité, dont on n'aperçoit guère de précédents sauf dans la peinture des lettrés chinois. Du fait de son écriture logographique la Chine est formée depuis des millénaires à l'abstraction.

Par définition, même, l'art abstrait, non figuratif, ne "figure rien", c'est à dire qu'il ne représente rien d'immédiatement perceptible par l'homme, dans son monde environnant, au travers du sens de la vue. Il ne parle pas le langage visuel spontané et commun à tous les hommes. Sur ce point il est une introduction à l'art du non sens, et une préfiguration de l'art contemporain.

Mais; à l'exception de quelques individualités, tous les artistes non figuratifs de la période moderne demeurent en accord sur un point : exprimer le Beau. Le but esthétique est toujours celui très généralement poursuivi par les artistes peintres et les sculpteurs de l'Art Moderne.

C'est quand le Laid devient un impératif artistique proclamé, que l'art contemporain nait. Le Laid dans l'art, c'est la plus évidente rupture avec le passé artistique européen.

Le Non Art s'installe alors dans les musées occidentaux.

Les spécialistes ne lui donnent évidemment pas ce nom, mais par exemple, entre autres appellations euphémiques, celui d'art minimaliste, d'art conceptuel ou d'arte povera. Parce que toute critique de l'art contemporain officiel est interdite, un moderne blasphème. Dire que l'art contemporain n'est pas de l'art, c'est exactement comme proclamer, dans l'Europe du 13è siècle, que Dieu est une invention de l'homme.

  

MODERN ART: CONTINUITY IN BEAUTY AND SENSE

 

Modern Art (in large dates 1815-1950) is characterized by the great diversity of its themes, both religious and secular (the latter in majority), and by its search for a constant renewal of aesthetic forms. But without abandoning or rejecting the more classical figuration practices inherited from the European history of painting or sculpture. This art is not in breach with the European art of the past but in soft evolution.

This renewal of the techniques to express the Beautiful (flat painting, blur, sketch, tachism, arbitrary colors, decomposition of lines and volumes, non-figurative art) is what earned its appellation Modern Art. A new approach, in relation to the painting of past centuries, in the modes of aesthetic expressions.

The novelty is however relative, because the techniques used by Modern Art are not absolutely original. Old techniques are rediscovered and exploited in a systematic way, in a new spirit. And it is this methodical way of implementing ancestral processes, renewing also the themes of painting, which characterizes the Modern Art.

By cons, the Modern Art is in total continuity with the ancient arts on two fundamental points: The Beautiful and the Sense.

Modern Art is in constant search for a certain renewal, but it remains faithful to two immemorial principles of the history of European and even world art:

The Aesthetics, ie "what is beautiful and what is harmonic".

The Sense, that is, what is easily understood by the members of a society. The shared discourse, because it is expressed in a language understood by all. The language of the image in this case.

The great majority of the artists of the Modern Art are in search of the expression of the Beautiful. Their goal remains identical to that of their elders of past centuries: To create a harmony which provokes in the spectator a positive emotion. Even when artists seek to represent a reality that is neither beautiful nor harmonious, death, war ..

The great majority of Modern Art artists also want, in perfect continuity with their predecessors, to communicate with the public as widely as possible. Even if they do not always succeed immediately. The artist unknown or misunderstood in his time is not a novelty.

The works of modern art carry a discourse accessible to all. The language of the image is that of "every day". It is derived from the surrounding world which makes the daily life of the populations. The meaning of the paintings is therefore immediately perceptible by the viewer, and the paintings do not require to be "explained" by complicated notices.

The great difference between Modern and Contemporary Art is this:

From the 1950s, Contemporary Art introduced two absolute novelties in the West:

1. The Laid, assigned as the legitimate aim of painting and sculpture. Western painting ceases to be aesthetic and proclaims it. It is not only a circumstance of fact, an accident, but a doctrine and a will. Gone are the search for harmony, long live the discordance!

2. The Non-Sense, the absence of comprehensible speech, and even more, the absurd discourse. The artist no longer seeks to be understood by the greatest number. On the contrary, the artist must speak a totally hermetic, incomprehensible, aberrant language. Art is no longer a showcase, an open door, it must be an opaque wall, a closed door. And if by chance the art has a meaning, this meaning will have to be esoteric, reserved for a few initiates.

Two novelties claimed as a way of artistic expression not only normal, but obligatory.

There is an art of transition between Modern and Contemporary Art: it is abstract Art, not figurative. A total or almost total innovation in the history of humanity, of which there are hardly any precedents except in the painting of the Chinese letters. Because of its logographic writing China has been formed since thousands of years to abstraction.

By definition, abstract, non-figurative art does not represent anything, that is, it reproduces nothing immediately perceptible by man, in his surrounding world, by the sense of sight. Abstract art does not speak a spontaneous visual language common to all men. On this point, it is an introduction to the art of nonsense, and a prefiguration of contemporary art

But, with the exception of a few individualities, all the non-figurative artists of the modern period remain in agreement on one point: to express the Beautiful. The aesthetic goal is always that very generally pursued by the painters and sculptors of the Modern Art.

It is when the Laid becomes a proclaimed artistic imperative that contemporary art is born. The ugly in art, is the most obvious break with the European artistic past.

The Non Art settled in Western museums.

The specialists obviously do not give this name, but for example, among other euphemistic names, that of "minimalist art", of "conceptual art" or of "arte povera" . Because any criticism of official contemporary art is forbidden, a modern blasphemy. To say that contemporary art is not art is exactly like proclaiming in Europe of the 13th century that God is an invention of man.

  

Vincent Van Gogh. 1853-1890. Paris. Chaumes de Cordeville à Auvers sur Oise. 1890. Paris Orsay.

 

ART MODERNE : LA CONTINUITE DANS LA BEAUTE ET LE SENS

 

L'Art Moderne ( en dates grosses 1815-1950) se caractérise par la grande diversité de ses thèmes, aussi bien religieux que profanes (ces derniers en majorité), et par sa recherche d'un renouvellement constant des formes esthétiques. Mais sans abandonner ni rejeter les pratiques de figuration plus classiques héritées de l'histoire européenne de la peinture ou de la sculpture. Il n'est pas en rupture avec l'art européen du passé mais en évolution douce.

Ce renouvellement des techniques pour exprimer le Beau ( peinture plate, flou, esquisse, tachisme, arbitraire des couleurs, décomposition des lignes et des volumes, art non figuratif) c'est ce qui lui a valu son appellation d'Art Moderne. Une approche nouvelle, par rapport à la peinture des siècles passés, dans les modes d'expressions esthétiques.

La nouveauté est d'ailleurs relative, car les techniques utilisées par l'Art Moderne ne sont pas toutes absolument originales. Des techniques anciennes, sont redécouvertes et exploitées de manière systématique, dans un esprit nouveau. Et c'est cette façon méthodique de mettre en oeuvre des procédés ancestraux, en renouvelant aussi les thèmes de la peinture, qui caractérise l'Art Moderne.

Par contre l'Art Moderne est en totale continuité avec les arts anciens sur deux points fondamentaux : Le Beau et le Sens.

L'Art moderne est en recherche constante d'un certain renouvellement, mais il reste fidèle à deux principes immémoriaux de l'histoire de l'art européen, et même mondial :

L'Esthétique, c'est à dire "ce qui est beau et ce qui est harmonique".

Le Sens, c'est à dire ce qui est aisément compris par les membres d'une société. Le discours partagé, car il s'exprime dans une langue comprise par tous. La langue de l'image en l'occurrence.

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne sont à la recherche de l'expression du Beau. Leur but demeure identique à celui de leurs aînés des siècles passés : Créer une harmonie qui provoque chez le spectateur une émotion positive. Même quand les artistes cherchent à représenter une réalité qui n'est ni belle ni harmonieuse, la mort, la guerre.....

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne souhaitent, de même, et en parfaite continuité avec leurs prédécesseurs, communiquer avec le public, le plus large possible. Même s'ils n'y parviennent pas toujours immédiatement. L'artiste méconnu ou incompris à son époque n'est pas une nouveauté.

Les oeuvres de l'art moderne sont porteuses d'un discours accessibles à tous. Le langage de l'image est celui de "tous les jours". Il est tiré du monde environnant qui fait le quotidien des populations. La signification des tableaux est donc immédiatement perceptible par le spectateur, et les peintures ne demandent pas d'être "expliquées" par des notices compliquées.

La grande différence entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain est celle ci :

A partir des années 1950s l'Art Contemporain introduit deux nouveautés absolues en Occident:

1°Le Laid, assigné comme but légitime de la peinture et de la sculpture. La peinture occidentale cesse d'être esthétique et le proclame. Ce n'est pas seulement une circonstance de fait, un accident, c'est une doctrine et une volonté. Plus d'harmonie, vive la discordance !

2° Le Non-Sens, l'absence de discours compréhensible, et même plus, le discours absurde. L'artiste ne cherche plus à être compris par le plus grand nombre. Au contraire, l'artiste doit parler un langage totalement hermétique, incompréhensible, mieux aberrant. L'art n'est plus une vitrine, une porte ouverte, il doit être un mur opaque, une porte fermée. Et si par hasard l'art a un sens, ce sens devra être ésotérique, réservé à quelques initiés.

Deux nouveautés revendiquées comme un mode d'expression artistique non seulement normal, mais obligatoire.

Il existe un art de transition entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain : c'est l'Art Abstrait, non figuratif. Une innovation totale ou presque totale, dans l'histoire de l'humanité, dont on n'aperçoit guère de précédents sauf dans la peinture des lettrés chinois. Du fait de son écriture logographique la Chine est formée depuis des millénaires à l'abstraction.

Par définition, même, l'art abstrait, non figuratif, ne "figure rien", c'est à dire qu'il ne représente rien d'immédiatement perceptible par l'homme, dans son monde environnant, au travers du sens de la vue. Il ne parle pas le langage visuel spontané et commun à tous les hommes. Sur ce point il est une introduction à l'art du non sens, et une préfiguration de l'art contemporain.

Mais; à l'exception de quelques individualités, tous les artistes non figuratifs de la période moderne demeurent en accord sur un point : exprimer le Beau. Le but esthétique est toujours celui très généralement poursuivi par les artistes peintres et les sculpteurs de l'Art Moderne.

C'est quand le Laid devient un impératif artistique proclamé, que l'art contemporain nait. Le Laid dans l'art, c'est la plus évidente rupture avec le passé artistique européen.

Le Non Art s'installe alors dans les musées occidentaux.

Les spécialistes ne lui donnent évidemment pas ce nom, mais par exemple, entre autres appellations euphémiques, celui d'art minimaliste, d'art conceptuel ou d'arte povera. Parce que toute critique de l'art contemporain officiel est interdite, un moderne blasphème. Dire que l'art contemporain n'est pas de l'art, c'est exactement comme proclamer, dans l'Europe du 13è siècle, que Dieu est une invention de l'homme.

  

MODERN ART: CONTINUITY IN BEAUTY AND SENSE

 

Modern Art (in large dates 1815-1950) is characterized by the great diversity of its themes, both religious and secular (the latter in majority), and by its search for a constant renewal of aesthetic forms. But without abandoning or rejecting the more classical figuration practices inherited from the European history of painting or sculpture. This art is not in breach with the European art of the past but in soft evolution.

This renewal of the techniques to express the Beautiful (flat painting, blur, sketch, tachism, arbitrary colors, decomposition of lines and volumes, non-figurative art) is what earned its appellation Modern Art. A new approach, in relation to the painting of past centuries, in the modes of aesthetic expressions.

The novelty is however relative, because the techniques used by Modern Art are not absolutely original. Old techniques are rediscovered and exploited in a systematic way, in a new spirit. And it is this methodical way of implementing ancestral processes, renewing also the themes of painting, which characterizes the Modern Art.

By cons, the Modern Art is in total continuity with the ancient arts on two fundamental points: The Beautiful and the Sense.

Modern Art is in constant search for a certain renewal, but it remains faithful to two immemorial principles of the history of European and even world art:

The Aesthetics, ie "what is beautiful and what is harmonic".

The Sense, that is, what is easily understood by the members of a society. The shared discourse, because it is expressed in a language understood by all. The language of the image in this case.

The great majority of the artists of the Modern Art are in search of the expression of the Beautiful. Their goal remains identical to that of their elders of past centuries: To create a harmony which provokes in the spectator a positive emotion. Even when artists seek to represent a reality that is neither beautiful nor harmonious, death, war ..

The great majority of Modern Art artists also want, in perfect continuity with their predecessors, to communicate with the public as widely as possible. Even if they do not always succeed immediately. The artist unknown or misunderstood in his time is not a novelty.

The works of modern art carry a discourse accessible to all. The language of the image is that of "every day". It is derived from the surrounding world which makes the daily life of the populations. The meaning of the paintings is therefore immediately perceptible by the viewer, and the paintings do not require to be "explained" by complicated notices.

The great difference between Modern and Contemporary Art is this:

From the 1950s, Contemporary Art introduced two absolute novelties in the West:

1. The Laid, assigned as the legitimate aim of painting and sculpture. Western painting ceases to be aesthetic and proclaims it. It is not only a circumstance of fact, an accident, but a doctrine and a will. Gone are the search for harmony, long live the discordance!

2. The Non-Sense, the absence of comprehensible speech, and even more, the absurd discourse. The artist no longer seeks to be understood by the greatest number. On the contrary, the artist must speak a totally hermetic, incomprehensible, aberrant language. Art is no longer a showcase, an open door, it must be an opaque wall, a closed door. And if by chance the art has a meaning, this meaning will have to be esoteric, reserved for a few initiates.

Two novelties claimed as a way of artistic expression not only normal, but obligatory.

There is an art of transition between Modern and Contemporary Art: it is abstract Art, not figurative. A total or almost total innovation in the history of humanity, of which there are hardly any precedents except in the painting of the Chinese letters. Because of its logographic writing China has been formed since thousands of years to abstraction.

By definition, abstract, non-figurative art does not represent anything, that is, it reproduces nothing immediately perceptible by man, in his surrounding world, by the sense of sight. Abstract art does not speak a spontaneous visual language common to all men. On this point, it is an introduction to the art of nonsense, and a prefiguration of contemporary art

But, with the exception of a few individualities, all the non-figurative artists of the modern period remain in agreement on one point: to express the Beautiful. The aesthetic goal is always that very generally pursued by the painters and sculptors of the Modern Art.

It is when the Laid becomes a proclaimed artistic imperative that contemporary art is born. The ugly in art, is the most obvious break with the European artistic past.

The Non Art settled in Western museums.

The specialists obviously do not give this name, but for example, among other euphemistic names, that of "minimalist art", of "conceptual art" or of "arte povera" . Because any criticism of official contemporary art is forbidden, a modern blasphemy. To say that contemporary art is not art is exactly like proclaiming in Europe of the 13th century that God is an invention of man.

  

Kenya Airways?

Masais (or massais) warriors jumping, Nkama village, Kenya. Many people in Kenya (local ones) told me that Masais will no longer exist in the next years, as they live in the most touristic area. The Masais meet a lot of foreigners, and even if most of them have now a mobile phone, and use MPesa (mobile paiement), they still live in mud houses, and their cattle is their only wealth. I must confess that most of the pictures of Masais i saw from Kenya before my trip were not ...Masais, but Samburu, Turkana, etc! I will try to show you the differences!

 

The Maasais live only on the Tanzania-Kenya border, along the Great Rift Valley on semi-arid and arid lands.They have been deported from their best traditional grazing lands, that are now known as the Maasai Mara National Reserve, the Amboseli National Park, and other protected forests. The Maasai comprise 5 clans. They have reputation of fierce warriors. But they are traditionally seminomadic, and live off their cattle almost exclusively. The Maasai believe that all cattle belong to them and they are known to be cattle raiders. Cattle raiding used to be a common inter tribal activity. The livestock is a sign of wealth and is traditionally used to pay bridewealth for the wedding. Women are worth 10 cows. They consistently come from another village. Parents are the ones who negociate for the marriage. In the Maasai community, women construct the huts, collect firewood, bring water, milk the herds of cattle and cook for the family. Young boys look after the beasts while the warriors protect the clan. Older men take care of the daily operations in the community. The Maasai live in families in a Manyatta (a form of enclosed homestead), surrounded by a fence made of thorny bushes to protect them and their livestock from intruders and predators. Each Manyatta has about 10 to 20 huts known as "Inkajijik". These huts are made of tree branches, mud, grass and cow dung. If a man has more than one woman, he must build another house to welcome his second wife (to avoid rivalry). So a man who has 3 wifes must own 3 houses and therefore be rich. In the Maasai culture, the colorful ornaments are dedicated to their beauty, which is one of the most important aspects. Visual arts consist mainly of body decoration and beaded ornaments. These decorations are displayed in their dances, which are a popular art form. Women wear beaded necklaces and bangles, and men a red checked shuka (Maasai blanket). The warriors carry a spear and a ball-ended club, and paint their body with ochre. Maasai's diet includes meat, cow blood 2 times a week, and a lot of milk. The cows are bled by opening a vein in the neck with a blunt arrow or knife. The blood is then drunk on it’s own or with milk. The Maasai speak a Nilotic language, called Maa. They believe in one God, Ngai (meaning "One Creator God"), the creator and giver of all things. They also believe in witchcraft. In each tribal group, there is a prophet who is seen as helping to cope with the endemic sorcery, by the means of protective medicines and advices for the rituals. In addition to the prophets, they also have diviners who are supposed to have the power to diagnose illnesses and causes of misfortune, and can prescribe a range of herbal medicines and ritual cures. Despite the fact that some members have moved to cities, many have kept their customs. The most distinctive feature of Maasai society is the age system for men, divided in sets and spaced apart by about fifteen years. Excision, as well as circoncision, is an initiatory ceremony that mark the passage to adulthood. Although excisions are prohibited in Kenya, it is widespread throughout the country, especially in rural areas. Only 4 ethnic groups (Luo, Luhya, Teso and Turkana) out of 42 don't practise it. According to the ethnies and regions, excisions vary considerably and range from 4.1% in the western region to 98.8% in the North-Est. They are common within the Somali (97%), Kisii (96%) and Maasai (93%) while they are less frequent among the Kikuyu (34%) and Kamba (27%). The kenyan law is rarely enforced and it sometimes lead this practice to clandestinity instead of slowing it down. For the 3 months of recovery period after excision, Maasai girls wear jewellery and chalk make-up, to show they must not be seen by men. Circumcision happens at the age of 18 in the Maasai tribes. Maasai woman are not allowed to attend the ceremony. Boys who show their pain with tears during the operation, are considered as cowards and bear this shame all his life. On the contrary, the ones who don't cry during circumcision are authorized to hunt colorful birds with their bow and arrows. Then they make a headdress indicating their new warrior's status. After the operation, boys go in their mother's hut to drink cow's fresh blood to recover their forces. The promotion of warriors to elderhood involve two distinct ceremonies. The 4 days eunoto ceremony raise the warriors to the senior warrior status. For this occasion, warriors gather in the same village. They are led by a ritual leader (olotuno). Each one of them has a part of his head shaved by his mother, which often makes them cry. It symbolizes the end of their freedom and of the bond with their mother. At the end of the ritual, the warrior can select any girl to marry. The olghesher ceremony promote them to senior elderhood thanks to which they have the power to bless and curse, and become protective leaders of the next new age-set. During one of the ceremonies, maasai girls accompany their lover to the ceremonial dance. Pearl neacklaces and headbands follow the rhythm. This is the sole moment when girls can choose freely 3 lovers among the warriors.Traditionally, as long as the father was alive, no son has final control over his cattle nor over his choice in marriage. At marriage, the bride is allocated a herd of cattle, from which all her sons will build up herds of their own. In any case, women are raised to accept her submission to her future husband.

  

Les Maasais vivent seulement sur la frontière entre la Tanzanie et le Kenya, le long de la Grande Valley du Rift sur des terres arides et semi-arides. Ils ont été déplacés de leurs meilleurs pâturages, qui sont maintenant devenus la Réserve Nationale Maasai Mara, le Parc National Amboseli, et d'autres forêts protégées.Les Maasai comprennent 5 clans. Ils ont la réputation de farouches guerriers. Mais ils sont traditionnellement semi-nomades, et vivent de leur bétail presque exclusivement. Les Pour les Maasai, le bétail leur appartient et ils sont connus pour le piller chez d'autres tribus. Le pillage de bétail a longtemps été chose commune dans les activités inter-tribales. Le bétail est signe de richesse et est traditionnellement utilisé pour payer la prix de la mariée pour le mariage. Les femmes valent 10 vaches. Elles viennent systématiquement d'un autre village. Les parents sont ceux qui négocient pour le mariage. Dans la communauté Maasai, les femmes construisent les huttes, collectent le bois pour le feu, apportent de l'eau, traient les troupeaux de bétail et cuisinent pour la famille. Les jeunes garçons surveillent les bêtes tandis que les guerriers protègent le clan. Les aînés s'occupent des opérations quotidiennes dans la communauté. Les Maasai vivent en famille dans une Manyatta (une sorte de propriété familiale rurale fermée), entourée d'une barrière faite de buissons épineux pour les protéger avec leur bétail des intrus et prédateurs. Chaque Manyatta a environ 10 à 20 huttes appelées "Inkajijik". Ces huttes sont faites de branches d'arbre, boue, herbe et bouse de vache. Si un homme a plus d'une femme, il doit construire une autre maison pour accueillir sa seconde femme (pour éviter la rivalité). De fait, un homme qui a 3 femmes doit posséder 3 maisons et donc être riche. Dans la culture Maasai, les parures colorées sont dédiées à leur beauté, ce qui est un des aspects les plus importants. Les arts visuels consistent principalement en des décorations corporelles et des parures avec des perles. Ces décorations sont affichées dans leurs dances, qui sont la forme d'art la plus populaire. Les femmes Maasai portent des colliers de perles et des bracelets et les hommes des « shuka » (couvertures Maasai) à carreaux rouges. Les guerriers portent une lance et une massue dont l'extrémité est composée d'une boule, et se peignent le corps avec de l'ocre. L'alimentation des Maasai inclut de la viande, du sang 2 fois par semaine et beaucoup de lait. Les vaches sont saignées en leur ouvrant une veine dans le cou avec une flèche spéciale ou un couteau. Le sang est ensuite bu tout seul ou avec du lait. Les Maasai parlent une langue nilotique, appelée Maa.Ils croient en un Dieu, Ngai (ce qui signifie "Dieu créateur"), le créateur et donateur de toute chose. Ils croient aussi dans la sorcellerie. Dans chaque groupe tribal, il y a un prophète qui est considéré comme aidant à affronter les sortilèges endémiques, au moyen de traitements protecteurs et de conseils pour les rituels. En plus des prophètes, ils ont aussi des devins qui sont censés avoir le pouvoir de diagnostiquer les maladies et les causes d'infortune, et peuvent prescrire une série de médicaments à base de plantes et de remèdes rituels. Malgré le fait que certains membres se soient installés dans les villes, beaucoup ont gardé leurs coutumes. La caractéristique la plus remarquable de la société Maasai est le système d'âges pour les hommes, divisé en sections et séparé par environ une quinzaine d'années. L'excision, comme la circoncision, est une cérémonie initiatique qui marque le passage à l'âge adulte. Malgré le fait que les excisions soient interdites au Kenya; cela reste répandu à travers le pays, surtout dans les régions rurales. Seuls quatre groupes ethniques (les Luo, Luhya, Teso and Turkana) sur 42 ne pratiquent pas les excisions. Selon les ethnies et les régions, les excisions varient considérablement, allant d’une moyenne de 4,1% dans la région occidentale à 98,8% dans le Nord Est du pays. Elles sont communes chez les Somali(97%), Kisii (96%) et Maasai (93%), alors qu’elles sont les moins fréquentes chez les femmes Kikuyu (34%) et Kamba (27%).La loi kenyane est rarement appliquée et a parfois poussé la pratique à la clandestinité au lieu de la freiner. Pour la convalescence de 3 mois après l'excision, les filles Maasai portent des bijoux et du maquillage à la craie, pour montrer qu'elles ne doivent pas être vues par les hommes. La circoncision se passe à l'âge de 18 ans dans les tribus Maasai. Aucune femme Maasai n'est autorisée à assister à la cérémonie. Les garçons qui ne montrent pas leur douleur avec des larmes durant l'opération, sont considérés comme peureux et portent cette honte toute leur vie. Au contraire, ceux qui ne pleurent pas durant la circoncision sont autorisés à chasser des oiseaux colorés avec leur arc et flèches. Ensuite ils fabriquent des coiffes indiquant leur nouveau statut de guerrier. Après l'opération, les garçons vont dans la hutte de leur mère pour boire du sang de vache frais afin de recouvrer leurs forces. La promotion des guerriers à la sagesse implique deux cérémonies distinctes. La cérémonie eunoto de 4 jours élève les guerriers au rang de guerrier supérieur. Pour cette occasion, les guerriers se rassemblent dans le même village. Ils sont menés par un chef de rituel (olotuno). Chacun d'entre eux a une partie de sa tête rasée par sa mère, ce qui les fait souvent pleurer. Cela symbolise la fin de leur liberté et du lien avec leur mère. A la fin du rituel, le guerrier peut sélectionner la fille qu'il veut pour se marier. La cérémonie olghesher les promeut à la sagesse des aînés grâce à laquelle ils ont le pouvoir de bénir et maudire, et deviennent les chefs protecteurs de la classe d'âge suivante.Durant l'une des cérémonies, les filles maasai accompagnent leur amoureux à la danse cérémoniale. Les colliers et bandeaux de perles suivent le rythme.C'est le seul moment où les filles peuvent choisir librement 3 amants parmi les guerriers. Traditionnellement, tant que le père est vivant, aucun fils n'a le contrôle sur le bétail ni sur le choix pour son mariage. Lors du mariage, on attribue à la fiancée un troupeau de bêtes, à partir desquels tous ses fils accumuleront leurs propres troupeaux. Dans tous les cas, les femmes sont élevées pour accepter la soumission à leur futur mari.

  

© Eric Lafforgue

www.ericlafforgue.com

    

Eugène Boudin. 1824-1898. Deauville.

Nature morte aux fruits. Still life with fruits. vers 1855.

Quimper. Musée des Beaux Arts.

 

ART MODERNE : LA CONTINUITE DANS LA BEAUTE ET LE SENS

 

L'Art Moderne ( en dates grosses 1830/50-1950) se caractérise par la grande diversité de ses thèmes, aussi bien religieux que profanes (ces derniers en majorité), et par sa recherche d'un renouvellement constant des formes esthétiques. Mais sans abandonner ni rejeter les pratiques de figuration plus classiques héritées de l'histoire européenne de la peinture ou de la sculpture. Il n'est pas en rupture avec l'art européen du passé mais en évolution douce.

Ce renouvellement des techniques pour exprimer le Beau ( peinture plate, flou, esquisse, tachisme, arbitraire des couleurs, décomposition des lignes et des volumes, art non figuratif) c'est ce qui lui a valu son appellation d'Art Moderne. Une approche nouvelle, par rapport à la peinture des siècles passés, dans les modes d'expressions esthétiques.

La nouveauté est d'ailleurs relative, car les techniques utilisées par l'Art Moderne ne sont pas toutes absolument originales. Des techniques anciennes, sont redécouvertes et exploitées de manière systématique, dans un esprit nouveau. Et c'est cette façon méthodique de mettre en oeuvre des procédés ancestraux, en renouvelant aussi les thèmes de la peinture, qui caractérise l'Art Moderne.

Par contre l'Art Moderne est en totale continuité avec les arts anciens sur deux points fondamentaux : Le Beau et le Sens.

L'Art moderne est en recherche constante d'un certain renouvellement, mais il reste fidèle à deux principes immémoriaux de l'histoire de l'art européen, et même mondial :

L'Esthétique, c'est à dire "ce qui est beau et ce qui est harmonique".

Le Sens, c'est à dire ce qui est aisément compris par les membres d'une société. Le discours partagé, car il s'exprime dans une langue comprise par tous. La langue de l'image en l'occurrence.

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne sont à la recherche de l'expression du Beau. Leur but demeure identique à celui de leurs aînés des siècles passés : Créer une harmonie qui provoque chez le spectateur une émotion positive. Même quand les artistes cherchent à représenter une réalité qui n'est ni belle ni harmonieuse, la mort, la guerre.....

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne souhaitent, de même, et en parfaite continuité avec leurs prédécesseurs, communiquer avec le public, le plus large possible. Même s'ils n'y parviennent pas toujours immédiatement. L'artiste méconnu ou incompris à son époque n'est pas une nouveauté.

Les oeuvres de l'art moderne sont porteuses d'un discours accessibles à tous. Le langage de l'image est celui de "tous les jours". Il est tiré du monde environnant qui fait le quotidien des populations. La signification des tableaux est donc immédiatement perceptible par le spectateur, et les peintures ne demandent pas d'être "expliquées" par des notices compliquées.

La grande différence entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain est celle ci :

A partir des années 1950s l'Art Contemporain introduit deux nouveautés absolues en Occident:

1°Le Laid, assigné comme but légitime de la peinture et de la sculpture. La peinture occidentale cesse d'être esthétique et le proclame. Ce n'est pas seulement une circonstance de fait, un accident, c'est une doctrine et une volonté. Plus d'harmonie, vive la discordance !

2° Le Non-Sens, l'absence de discours compréhensible, et même plus, le discours absurde. L'artiste ne cherche plus à être compris par le plus grand nombre. Au contraire, l'artiste doit parler un langage totalement hermétique, incompréhensible, mieux aberrant. L'art n'est plus une vitrine, une porte ouverte, il doit être un mur opaque, une porte fermée. Et si par hasard l'art a un sens, ce sens devra être ésotérique, réservé à quelques initiés.

Deux nouveautés revendiquées comme un mode d'expression artistique non seulement normal, mais obligatoire.

Il existe un art de transition entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain : c'est l'Art Abstrait, non figuratif. Une innovation totale ou presque totale, dans l'histoire de l'humanité, dont on n'aperçoit guère de précédents sauf dans la peinture des lettrés chinois. Du fait de son écriture logographique la Chine est formée depuis des millénaires à l'abstraction.

Par définition, même, l'art abstrait, non figuratif, ne "figure rien", c'est à dire qu'il ne représente rien d'immédiatement perceptible par l'homme, dans son monde environnant, au travers du sens de la vue. Il ne parle pas le langage visuel spontané et commun à tous les hommes. Sur ce point il est une introduction à l'art du non sens, et une préfiguration de l'art contemporain.

Mais; à l'exception de quelques individualités, tous les artistes non figuratifs de la période moderne demeurent en accord sur un point : exprimer le Beau. Le but esthétique est toujours celui très généralement poursuivi par les artistes peintres et les sculpteurs de l'Art Moderne.

C'est quand le Laid devient un impératif artistique proclamé, que l'art contemporain nait. Le Laid dans l'art, c'est la plus évidente rupture avec le passé artistique européen.

Le Non Art s'installe alors dans les musées occidentaux.

Les spécialistes ne lui donnent évidemment pas ce nom, mais par exemple, entre autres appellations euphémiques, celui d'art minimaliste, d'art conceptuel ou d'arte povera. Parce que toute critique de l'art contemporain officiel est interdite, un moderne blasphème. Dire que l'art contemporain n'est pas de l'art, c'est exactement comme proclamer, dans l'Europe du 13è siècle, que Dieu est une invention de l'homme.

  

MODERN ART: CONTINUITY IN BEAUTY AND SENSE

 

Modern Art (in large dates 1830/50-1950) is characterized by the great diversity of its themes, both religious and secular (the latter in majority), and by its search for a constant renewal of aesthetic forms. But without abandoning or rejecting the more classical figuration practices inherited from the European history of painting or sculpture. This art is not in breach with the European art of the past but in soft evolution.

This renewal of the techniques to express the Beautiful (flat painting, blur, sketch, tachism, arbitrary colors, decomposition of lines and volumes, non-figurative art) is what earned its appellation Modern Art. A new approach, in relation to the painting of past centuries, in the modes of aesthetic expressions.

The novelty is however relative, because the techniques used by Modern Art are not absolutely original. Old techniques are rediscovered and exploited in a systematic way, in a new spirit. And it is this methodical way of implementing ancestral processes, renewing also the themes of painting, which characterizes the Modern Art.

By cons, the Modern Art is in total continuity with the ancient arts on two fundamental points: The Beautiful and the Sense.

Modern Art is in constant search for a certain renewal, but it remains faithful to two immemorial principles of the history of European and even world art:

The Aesthetics, ie "what is beautiful and what is harmonic".

The Sense, that is, what is easily understood by the members of a society. The shared discourse, because it is expressed in a language understood by all. The language of the image in this case.

The great majority of the artists of the Modern Art are in search of the expression of the Beautiful. Their goal remains identical to that of their elders of past centuries: To create a harmony which provokes in the spectator a positive emotion. Even when artists seek to represent a reality that is neither beautiful nor harmonious, death, war ..

The great majority of Modern Art artists also want, in perfect continuity with their predecessors, to communicate with the public as widely as possible. Even if they do not always succeed immediately. The artist unknown or misunderstood in his time is not a novelty.

The works of modern art carry a discourse accessible to all. The language of the image is that of "every day". It is derived from the surrounding world which makes the daily life of the populations. The meaning of the paintings is therefore immediately perceptible by the viewer, and the paintings do not require to be "explained" by complicated notices.

The great difference between Modern and Contemporary Art is this:

From the 1950s, Contemporary Art introduced two absolute novelties in the West:

1. The Laid, assigned as the legitimate aim of painting and sculpture. Western painting ceases to be aesthetic and proclaims it. It is not only a circumstance of fact, an accident, but a doctrine and a will. Gone are the search for harmony, long live the discordance!

2. The Non-Sense, the absence of comprehensible speech, and even more, the absurd discourse. The artist no longer seeks to be understood by the greatest number. On the contrary, the artist must speak a totally hermetic, incomprehensible, aberrant language. Art is no longer a showcase, an open door, it must be an opaque wall, a closed door. And if by chance the art has a meaning, this meaning will have to be esoteric, reserved for a few initiates.

Two novelties claimed as a way of artistic expression not only normal, but obligatory.

There is an art of transition between Modern and Contemporary Art: it is abstract Art, not figurative. A total or almost total innovation in the history of humanity, of which there are hardly any precedents except in the painting of the Chinese letters. Because of its logographic writing China has been formed since thousands of years to abstraction.

By definition, abstract, non-figurative art does not represent anything, that is, it reproduces nothing immediately perceptible by man, in his surrounding world, by the sense of sight. Abstract art does not speak a spontaneous visual language common to all men. On this point, it is an introduction to the art of nonsense, and a prefiguration of contemporary art

But, with the exception of a few individualities, all the non-figurative artists of the modern period remain in agreement on one point: to express the Beautiful. The aesthetic goal is always that very generally pursued by the painters and sculptors of the Modern Art.

It is when the Laid becomes a proclaimed artistic imperative that contemporary art is born. The ugly in art, is the most obvious break with the European artistic past.

The Non Art settled in Western museums.

The specialists obviously do not give this name, but for example, among other euphemistic names, that of "minimalist art", of "conceptual art" or of "arte povera" . Because any criticism of official contemporary art is forbidden, a modern blasphemy. To say that contemporary art is not art is exactly like proclaiming in Europe of the 13th century that God is an invention of man.

   

Armand Seguin. 1869-1903

La Bretonne The Breton woman 1893

Brest Musée des Beaux Arts

 

ART MODERNE : LA CONTINUITE DANS LA BEAUTE ET LE SENS

 

L'Art Moderne ( en dates grosses 1830/50-1950) se caractérise par la grande diversité de ses thèmes, aussi bien religieux que profanes (ces derniers en majorité), et par sa recherche d'un renouvellement constant des formes esthétiques. Mais sans abandonner ni rejeter les pratiques de figuration plus classiques héritées de l'histoire européenne de la peinture ou de la sculpture. Il n'est pas en rupture avec l'art européen du passé mais en évolution douce.

Ce renouvellement des techniques pour exprimer le Beau ( peinture plate, flou, esquisse, tachisme, arbitraire des couleurs, décomposition des lignes et des volumes, art non figuratif) c'est ce qui lui a valu son appellation d'Art Moderne. Une approche nouvelle, par rapport à la peinture des siècles passés, dans les modes d'expressions esthétiques.

La nouveauté est d'ailleurs relative, car les techniques utilisées par l'Art Moderne ne sont pas toutes absolument originales. Des techniques anciennes, sont redécouvertes et exploitées de manière systématique, dans un esprit nouveau. Et c'est cette façon méthodique de mettre en oeuvre des procédés ancestraux, en renouvelant aussi les thèmes de la peinture, qui caractérise l'Art Moderne.

Par contre l'Art Moderne est en totale continuité avec les arts anciens sur deux points fondamentaux : Le Beau et le Sens.

L'Art moderne est en recherche constante d'un certain renouvellement, mais il reste fidèle à deux principes immémoriaux de l'histoire de l'art européen, et même mondial :

L'Esthétique, c'est à dire "ce qui est beau et ce qui est harmonique".

Le Sens, c'est à dire ce qui est aisément compris par les membres d'une société. Le discours partagé, car il s'exprime dans une langue comprise par tous. La langue de l'image en l'occurrence.

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne sont à la recherche de l'expression du Beau. Leur but demeure identique à celui de leurs aînés des siècles passés : Créer une harmonie qui provoque chez le spectateur une émotion positive. Même quand les artistes cherchent à représenter une réalité qui n'est ni belle ni harmonieuse, la mort, la guerre.....

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne souhaitent, de même, et en parfaite continuité avec leurs prédécesseurs, communiquer avec le public, le plus large possible. Même s'ils n'y parviennent pas toujours immédiatement. L'artiste méconnu ou incompris à son époque n'est pas une nouveauté.

Les oeuvres de l'art moderne sont porteuses d'un discours accessibles à tous. Le langage de l'image est celui de "tous les jours". Il est tiré du monde environnant qui fait le quotidien des populations. La signification des tableaux est donc immédiatement perceptible par le spectateur, et les peintures ne demandent pas d'être "expliquées" par des notices compliquées.

La grande différence entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain est celle ci :

A partir des années 1950s l'Art Contemporain introduit deux nouveautés absolues en Occident:

1°Le Laid, assigné comme but légitime de la peinture et de la sculpture. La peinture occidentale cesse d'être esthétique et le proclame. Ce n'est pas seulement une circonstance de fait, un accident, c'est une doctrine et une volonté. Plus d'harmonie, vive la discordance !

2° Le Non-Sens, l'absence de discours compréhensible, et même plus, le discours absurde. L'artiste ne cherche plus à être compris par le plus grand nombre. Au contraire, l'artiste doit parler un langage totalement hermétique, incompréhensible, mieux aberrant. L'art n'est plus une vitrine, une porte ouverte, il doit être un mur opaque, une porte fermée. Et si par hasard l'art a un sens, ce sens devra être ésotérique, réservé à quelques initiés.

Deux nouveautés revendiquées comme un mode d'expression artistique non seulement normal, mais obligatoire. L'Art Contemporain Officiel a fait de la provocation et du rejet de l'esthétique ses deux règles fondamentales.

L'Art Moderne est toujours resté à l'intérieur de l'Esthétique. Il cherchait simplement à inventer un Beau nouveau. Un Beau qui obéisse à des règles autres que celles qui avaient gouverné la peinture depuis la Renaissance. Et pour ce faire il s'est d'ailleurs beaucoup inspiré de formules qui gouvernaient le Beau avant la Renaissance : "la peinture plate" notamment : aux volumes réduits et à la perspective écrasée. La peinture en deux dimensions et non pas en trois dimensions à laquelle était arrivée l'art de la fin du Gothique et de la Renaissance

L'Art Contemporain est sorti de l'Esthétique. C'est conformément à sa doctrine que l'on peut l'appeler le Non Art Contemporain Officiel. C'est une rupture culturelle considérable et certainement unique dans l'histoire des civilisations.

 

Il existe un art de transition entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain : c'est l'Art Abstrait, non figuratif. Une innovation totale ou presque totale, dans l'histoire de l'humanité, dont on n'aperçoit guère de précédents sauf dans la peinture des lettrés chinois. Du fait de son écriture logographique la Chine est formée depuis des millénaires à l'abstraction. Mais c'est une abstraction qui fait sens, qui est faite pour faire sens, sens commun ou ésotérique. C'est une très grande différence avec l'abstraction qui va naître puis se développer en Occident, une abstraction qui va devenir une rupture avec le sens commun et même avec tout sens, même ésotérique. Il ne faut pas les croire quand ils vous disent qu'ils sont "conceptuels", et essaient de se faire passer pour intelligents. C'est aussi mensonger qu'une publicité pour une crème qui fait maigrir.

Par définition, même, l'art abstrait, non figuratif, ne "figure rien", c'est à dire qu'il ne représente rien d'immédiatement perceptible par l'homme, dans son monde environnant, au travers du sens de la vue. Il ne parle pas le langage visuel spontané et commun à tous les hommes. Sur ce point il est une introduction à l'art du non sens, et une préfiguration de l'art contemporain.

Mais à l'exception de quelques individualités, tous les artistes non figuratifs de la période moderne demeurent en accord sur un point : exprimer le Beau. Le but esthétique est toujours celui très généralement poursuivi par les artistes peintres et les sculpteurs de l'Art Moderne.

C'est quand le Laid devient un impératif artistique proclamé, que l'art contemporain nait. Le Laid dans l'art, le refus de l'esthétique, c'est la plus évidente rupture avec le passé artistique européen. Quant à l'absence de signification qui est nécessairement au bout du chemin de l'art abstrait il devient une systématique de l'absurde. Le Non Art s'installe alors dans les musées occidentaux.

Les spécialistes ne lui donnent évidemment pas ce nom, mais par exemple, entre autres appellations euphémiques, celui d'art minimaliste, d'art conceptuel ou d'arte povera. Parce que toute critique de l'art contemporain officiel est interdite, un moderne blasphème. Dire que l'art contemporain n'est pas de l'art, c'est exactement comme proclamer, dans l'Europe du 13è siècle, que Dieu est une invention de l'homme.

 

En effet l 'Art Contemporain, celui officiel des musées, l'AC de Christine Sourgins, démontre que l'homme actuel, en Occident, vit exactement comme au Moyen Age, enrobé dans une atmosphère de croyances autorisées. Conditionné par une religion qui ne s'affiche pas comme telle, mais porte le masque de la laïcité, de la rationalité, de la science, et de l'anti-religion. L'homme européen, devenu occidental depuis la conquête des Amériques, a en réalité seulement changé de catéchismes. Les conceptions du monde de l'homme d'Occident sont profanes, matérialistes et rationalistes, et non sacrées, spiritualistes et intuitives. L'homme d'Occident croit en l'homme, ou essaie d'y croire, ou croit en rien, ou en n'importe quoi, au lieu de croire en Dieu. Mais cela ne change rien au fait que l'Occident actuel baigne dans un culte qui proclame une Vérité, une seule: la sienne. Les hommes des "Lumières" avec leur adoration de la Déesse bifrons, Raison et Modernité, et toute une cohorte de Saints laïcs (Liberté, Égalité, Fraternité, Droits de l'Homme, Démocratie, Progrès, Science, Technique, Évolution, Bonheur....) se comportent exactement à l'identique des hommes des "Ombres" du passé, dont ils dénoncent les croyances dans la Sainte Trinité, ou dans les enseignements de l'Antiquité Gréco-romaine.

La science et la technique, ces deux éminentes conquêtes de l'Europe et de l'Occident au 19è siècle, n'ont que peu à voir dans ce schéma évolutif des idéologies. Elles sont seulement utilisées pas les élites idéologiques et politiques pour légitimer leurs doctrines. Ce sont les scientifiques et les techniciens qui, comme les artistes conformes, aspirent à la reconnaissance publique, et plient devant les idéologues et les politiques. Ils plient pour être en accord, au moins en apparence, avec leur époque, parce qu'il est plus facile de vivre en conformité avec les idées de son temps, qu'en marge. Ils plient aussi parce qu' un acteur essentiel de la Modernité triomphante est le profit. Vive l'Ancien Testament ! "Enrichissez vous", commandement prêté au protestant François Guizot dans les années 1840 est une illustration du triomphe d'un état d'esprit nouveau, mais dont les racines remontent bien plus loin dans le temps: il est inscrit dans la Bible Judaïque. L'histoire de Job est un acte de foi dans la richesse. Depuis la Réforme et les Lumières, le profit, progressivement réhabilité par rapport à la morale des Evangiles, est sorti triomphant de l'échec de la version communiste de la modernité. Il gouverne l'art contemporain de l'Occident comme d'autres secteurs de la société. Les marchands ne sont pas seulement revenus dans le Temple, ils sont le Temple.

  

MODERN ART: CONTINUITY IN BEAUTY AND MEANING

 

Modern Art (in large dates 1830/50-1950) is characterized by the great diversity of its themes, both religious and secular (the latter in majority), and by its search for a constant renewal of aesthetic forms. But without abandoning or rejecting the more classical figuration practices inherited from the European history of painting or sculpture. This art is not in breach with the European art of the past but in soft evolution.

This renewal of the techniques to express the Beautiful (flat painting, blur, sketch, tachism, arbitrary colors, decomposition of lines and volumes, non-figurative art) is what earned its appellation Modern Art. A new approach, in relation to the painting of past centuries, in the modes of aesthetic expressions.

The novelty is however relative, because the techniques used by Modern Art are not absolutely original. Old techniques are rediscovered and exploited in a systematic way, in a new spirit. And it is this methodical way of implementing ancestral processes, renewing also the themes of painting, which characterizes the Modern Art.

By cons, the Modern Art is in total continuity with the ancient arts on two fundamental points: The Beautiful and the Sense.

Modern Art is in constant search for a certain renewal, but it remains faithful to two immemorial principles of the history of European and even world art:

The Aesthetics, ie "what is beautiful and what is harmonic".

The Sense, that is, what is easily understood by the members of a society. The shared discourse, because it is expressed in a language understood by all. The language of the image in this case.

The great majority of the artists of the Modern Art are in search of the expression of the Beautiful. Their goal remains identical to that of their elders of past centuries: To create a harmony which provokes in the spectator a positive emotion. Even when artists seek to represent a reality that is neither beautiful nor harmonious, death, war ..

The great majority of Modern Art artists also want, in perfect continuity with their predecessors, to communicate with the public as widely as possible. Even if they do not always succeed immediately. The artist unknown or misunderstood in his time is not a novelty.

The works of modern art carry a discourse accessible to all. The language of the image is that of "every day". It is derived from the surrounding world which makes the daily life of the populations. The meaning of the paintings is therefore immediately perceptible by the viewer, and the paintings do not require to be "explained" by complicated notices.

The great difference between Modern and Contemporary Art is this:

From the 1950s, Contemporary Art introduced two absolute novelties in the West:

1. The Ugly, assigned as the legitimate aim of painting and sculpture. Western painting ceases to be aesthetic and proclaims it. It is not only a circumstance of fact, an accident, but a doctrine and a will. Gone are the search for harmony, long live the discordance!

2. The Non-Sense, the absence of comprehensible speech, and even more, the absurd discourse. The artist no longer seeks to be understood by the greatest number. On the contrary, the artist must speak a totally hermetic, incomprehensible, aberrant language. Art is no longer a showcase, an open door, it must be an opaque wall, a closed door. And if by chance the art has a meaning, this meaning will have to be esoteric, reserved for a few initiates.

Two novelties claimed as a way of artistic expression not only normal, but obligatory.

Official Contemporary Art has made provocation and rejection of aesthetics its two fundamental rules.

Modern Art has always remained inside Aesthetics. He was simply trying to invent a new Beautiful. A Beautiful who obeys rules other than those that had governed painting since the Renaissance. And to do so, he has been inspired by formulas that governed the beautiful before the Renaissance: "The flat painting" in particular: the reduced volumes and the crushed perspective. The two-dimensional and not three-dimensional painting of late Gothic and Renaissance art

Contemporary Art is out of Aesthetics. It is in accordance with his doctrine that it may be called the "Non Art Contemporain Officiel". It is a considerable cultural break and certainly unique in the history of civilizations.

 

There is an art of transition between Modern and Contemporary Art: it is abstract Art, not figurative. A total or almost total innovation in the history of humanity, of which there are hardly any precedents except in the painting of the Chinese letters. Because of its logographic writing China has been formed since thousands of years to abstraction.

But it is an abstraction that makes sense, that is made to make sense, common sense or esoteric. It is a very big difference with the abstraction that will be born and develop in the West, an abstraction that will become a break with common meaning and even with all meaning, even esoteric. Do not believe them when they say they are "conceptual" and try to be smart. It's as false as an advertisement for a cream that makes you lose weight.

By definition, abstract, non-figurative art does not represent anything, that is, it reproduces nothing immediately perceptible by man, in his surrounding world, by the sense of sight. Abstract art does not speak a spontaneous visual language common to all men. On this point, it is an introduction to the art of nonsense, and a prefiguration of contemporary art

But, with the exception of a few individualities, all the non-figurative artists of the modern period remain in agreement on one point: to express the Beautiful. The aesthetic goal is always that very generally pursued by the painters and sculptors of the Modern Art.

It is when the ugly becomes a proclaimed artistic imperative that contemporary art is born. The ugly in art, the rejection of aesthetics, is the most obvious break with the European artistic past. As for the lack of meaning that is necessarily at the end of the path of abstract art it becomes a systematic of the absurd. The Non Art settled in Western museums.

The specialists obviously do not give this name, but for example, among other euphemistic names, that of "minimalist art", of "conceptual art" or of "arte povera" . Because any criticism of official contemporary art is forbidden, a modern blasphemy. To say that contemporary art is not art is exactly like proclaiming in Europe of the 13th century that God is an invention of man.

 

Indeed the Contemporary Art, the official art one of the museums, the AC of Christine Sourgins, demonstrates that the present man, in the West, lives exactly as in the Middle Ages, wrapped in an atmosphere of authorized beliefs. Conditioned by a religion that does not appear as such, but wears the mask of secularism, rationality, science, and anti-religion. The European man, having become Western since the conquest of the Americas, has in reality only changed catechisms. The conceptions of the Western world of man are secular, materialistic and rationalistic, and not more sacred, spiritualistic and intuitive. The man of the West believes in man, or tries to believe in it, or believes in nothing or in anything, instead of believing in God. But that does not change the fact that the modern West is bathed in a worship that proclaims a Truth, only one: its own.

The men of the "Enlightenment" with their adoration of the Bifrons Goddess, Reason and Modernity, and a whole cohort of Secular Saints (Liberty, Equality, Fraternity, Human Rights, Democracy, Progress, Science, Technique, Evolution, Happiness. ...) behave exactly the same as the men of the "Shadows" of the past, of which they denounce the beliefs in the Holy Trinity, or in the teachings of Greco-Roman Antiquity.

Science and technology, these two eminent conquests of Europe and the West in the nineteenth century, have little to do with this evolutionary scheme of ideologies. They are only used by ideological and political elites to legitimize their doctrines. It is scientists and technicians who, like conforming artists, aspire to public recognition, and bow to ideologues and policies. They bend to agree, at least in appearance, with their time, because it is easier to live in accordance with the ideas of his time, than in the margins. They also bend because an essential actor of triumphant Modernity is profit. Long live the Old Testament! "Enrich yourself," command lent to the Protestant François Guizot in the 1840s is an illustration of the triumph of a new state of mind, but whose roots go back much further in time: it is written in the Judaic Bible. The story of Job is an act of faith in wealth. Since the Reformation and the Enlightenment, profit, progressively rehabilitated in relation to the morality of the Gospels, has emerged triumphant from the failure of the Communist version of modernity. He governs contemporary Western art like other sectors of society. Merchants have not only returned to the Temple, they are the Temple.

   

Henri Matisse 1869-1954 Paris

La Danse inachevée The Unfinished Dance 1931-33

Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (Palais de Tokyo)

 

MUSEE PARIS. "ART MODERNE". PALAIS DE TOKYO

  

Le musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, dans le Palais de Tokyo, est un musée qui rassemble des peintures de deux périodes : celle de l'Art Moderne (1850-1950 environ) et celle de l'Art Contemporain Institutionnel (après 1950 environ). Les raisons du regroupement de ces œuvres sous une seule dénomination, celle d'Art Moderne, en supprimant l'appellation Art Contemporain ont été développées dans d'autres textes. Notamment :

"Art et Non-Art. Art Moderne et Art Contemporain"

"Art Ancien, Art Moderne, Art abstrait, Art contemporain"

"Art Moderne et Art Contemporain officiel"

"Musée des Beaux Arts. Musée d'Art Moderne. Musée d'Art Contemporain"

Ce regroupement d'œuvres appartenant à deux périodes historiques distinctes de l'histoire de la peinture européenne permet de bien voir, de ressentir clairement, la profonde différence qui sépare ces deux expressions dites artistiques : l'Art, et son contraire, le Non-Art. L'Art Vivant et l'Art Mort.

A vrai dire l'Art Moderne est Européen. Alors que l'Art Contemporain Officiel, Institutionnel, l'Art Ultra-Moderne est Occidental. Car entre temps le centre politique et idéologique décisionnaire de l'art s'est déplacé de Paris, capitale de l'art moderne, à New York capitale de l'Art Mondialiste.

 

Il est donc intéressant d'alterner la présentation des tableaux ou des installations caractéristiques de l'une et l'autre de ces deux périodes de l'histoire de l'art européen et occidental. Cette alternance est particulièrement éclairante : elle démontre certes l'existence d'une certaine continuité dans l'idéologie qui anime ces deux périodes, mais plus encore les ruptures qui existent entre elles.

La continuité c'est, en bref, la religion de la Modernité et du Progrès, qui explique le titre revendiqué pour toute la période par les décideurs.

La rupture c'est le passage de l'Art au Non-Art, de l'Esthétique au refus de l'esthétique. Du Beau au Laid, du Sens à l'Absurde et de l'art partagé à l'art réservé à une élite gouvernante: idéologique, politique et économique.

L'Art Contemporain en peinture et en sculpture ne se résume en effet pas à cet Art Officiel, l'Art Institutionnel, étatique et international. L'Art Contemporain c'est aussi des arts plus populaires : l'art commercial national, régional, local, c'est aussi l'art des rues qui a pris beaucoup d'importance en Europe depuis les années 1990s, et autre art visuel contemporain, important mais plus ancien, la photographie.

  

THE MUSEUM OF MODERN ART OF THE CITY OF PARIS

 

The Museum of Modern Art of the City of Paris, in the Palais de Tokyo, is a museum that brings together paintings from two periods: that of Modern Art (around 1850-1950) and that of Institutional Contemporary Art (after around 1950). The reasons for grouping these works under a single name, that of Modern Art, by removing the name Contemporary Art have been developed in other texts. In particular:

"Art and Non-Art. Modern Art and Contemporary Art"

"Ancient Art, Modern Art, Abstract Art, Contemporary Art"

"Modern Art and Official Contemporary Art"

"Museum of Fine Arts. Museum of Modern Art. Museum of Contemporary Art"

This grouping of works belonging to two distinct historical periods in the history of European painting allows us to clearly see and feel the profound difference that separates these two so-called artistic expressions: Art and its opposite, the Non-Art. Living Art and Dead Art. To tell, Modern Art is European. While Official Contemporary Art, Institutional Art, Ultra-Modern Art is Western. Because in the meantime the political and ideological decision-making center of art has moved from Paris, the capital of modern art, to New York, the capital of Globalist Art.

  

It is therefore interesting to alternate the presentation of paintings or "installations" characteristic of either of these two periods in the history of European and Western art. This alternation is particularly enlightening: it certainly shows the existence of a certain continuity in the ideology that animates these two periods, but even more so the ruptures that exist between them.

Continuity is, in short, the religion of Modernity and Progress, which explains the title claimed for the whole period by decision-makers.

The rupture is the passage from Art to Non-Art, from Aesthetics to the refusal of aesthetics. From Beautiful to ugly, from Meaning to Absurdity and from shared art to art reserved for a governing elite: ideological, political and economic.

Effectively, the Contemporary Art in painting and sculpture is not only this Official Art, Institutional, State and International Art. The Contemporary Art it is also more popular arts: national, regional and local commercial art, the street art that has also gained importance in Europe since the 1990s, and other contemporary visual art, important but older, photography.

   

Isaac Israels. 1864-1934. La Haye.

Essayeuses chez Paquin. Models at Paquin

Dordrecht Museum

 

ART MODERNE : LA CONTINUITE DANS LA BEAUTE ET LE SENS

 

L'Art Moderne ( en dates grosses 1815-1950) se caractérise par la grande diversité de ses thèmes, aussi bien religieux que profanes (ces derniers en majorité), et par sa recherche d'un renouvellement constant des formes esthétiques. Mais sans abandonner ni rejeter les pratiques de figuration plus classiques héritées de l'histoire européenne de la peinture ou de la sculpture. Il n'est pas en rupture avec l'art européen du passé mais en évolution douce.

Ce renouvellement des techniques pour exprimer le Beau ( peinture plate, flou, esquisse, tachisme, arbitraire des couleurs, décomposition des lignes et des volumes, art non figuratif) c'est ce qui lui a valu son appellation d'Art Moderne. Une approche nouvelle, par rapport à la peinture des siècles passés, dans les modes d'expressions esthétiques.

La nouveauté est d'ailleurs relative, car les techniques utilisées par l'Art Moderne ne sont pas toutes absolument originales. Des techniques anciennes, sont redécouvertes et exploitées de manière systématique, dans un esprit nouveau. Et c'est cette façon méthodique de mettre en oeuvre des procédés ancestraux, en renouvelant aussi les thèmes de la peinture, qui caractérise l'Art Moderne.

Par contre l'Art Moderne est en totale continuité avec les arts anciens sur deux points fondamentaux : Le Beau et le Sens.

L'Art moderne est en recherche constante d'un certain renouvellement, mais il reste fidèle à deux principes immémoriaux de l'histoire de l'art européen, et même mondial :

L'Esthétique, c'est à dire "ce qui est beau et ce qui est harmonique".

Le Sens, c'est à dire ce qui est aisément compris par les membres d'une société. Le discours partagé, car il s'exprime dans une langue comprise par tous. La langue de l'image en l'occurrence.

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne sont à la recherche de l'expression du Beau. Leur but demeure identique à celui de leurs aînés des siècles passés : Créer une harmonie qui provoque chez le spectateur une émotion positive. Même quand les artistes cherchent à représenter une réalité qui n'est ni belle ni harmonieuse, la mort, la guerre.....

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne souhaitent, de même, et en parfaite continuité avec leurs prédécesseurs, communiquer avec le public, le plus large possible. Même s'ils n'y parviennent pas toujours immédiatement. L'artiste méconnu ou incompris à son époque n'est pas une nouveauté.

Les oeuvres de l'art moderne sont porteuses d'un discours accessibles à tous. Le langage de l'image est celui de "tous les jours". Il est tiré du monde environnant qui fait le quotidien des populations. La signification des tableaux est donc immédiatement perceptible par le spectateur, et les peintures ne demandent pas d'être "expliquées" par des notices compliquées.

La grande différence entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain est celle ci :

A partir des années 1950s l'Art Contemporain introduit deux nouveautés absolues en Occident:

1°Le Laid, assigné comme but légitime de la peinture et de la sculpture. La peinture occidentale cesse d'être esthétique et le proclame. Ce n'est pas seulement une circonstance de fait, un accident, c'est une doctrine et une volonté. Plus d'harmonie, vive la discordance !

2° Le Non-Sens, l'absence de discours compréhensible, et même plus, le discours absurde. L'artiste ne cherche plus à être compris par le plus grand nombre. Au contraire, l'artiste doit parler un langage totalement hermétique, incompréhensible, mieux aberrant. L'art n'est plus une vitrine, une porte ouverte, il doit être un mur opaque, une porte fermée. Et si par hasard l'art a un sens, ce sens devra être ésotérique, réservé à quelques initiés.

Deux nouveautés revendiquées comme un mode d'expression artistique non seulement normal, mais obligatoire.

Il existe un art de transition entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain : c'est l'Art Abstrait, non figuratif. Une innovation totale ou presque totale, dans l'histoire de l'humanité, dont on n'aperçoit guère de précédents sauf dans la peinture des lettrés chinois. Du fait de son écriture logographique la Chine est formée depuis des millénaires à l'abstraction.

Par définition, même, l'art abstrait, non figuratif, ne "figure rien", c'est à dire qu'il ne représente rien d'immédiatement perceptible par l'homme, dans son monde environnant, au travers du sens de la vue. Il ne parle pas le langage visuel spontané et commun à tous les hommes. Sur ce point il est une introduction à l'art du non sens, et une préfiguration de l'art contemporain.

Mais; à l'exception de quelques individualités, tous les artistes non figuratifs de la période moderne demeurent en accord sur un point : exprimer le Beau. Le but esthétique est toujours celui très généralement poursuivi par les artistes peintres et les sculpteurs de l'Art Moderne.

C'est quand le Laid devient un impératif artistique proclamé, que l'art contemporain nait. Le Laid dans l'art, c'est la plus évidente rupture avec le passé artistique européen.

Le Non Art s'installe alors dans les musées occidentaux.

Les spécialistes ne lui donnent évidemment pas ce nom, mais par exemple, entre autres appellations euphémiques, celui d'art minimaliste, d'art conceptuel ou d'arte povera. Parce que toute critique de l'art contemporain officiel est interdite, un moderne blasphème. Dire que l'art contemporain n'est pas de l'art, c'est exactement comme proclamer, dans l'Europe du 13è siècle, que Dieu est une invention de l'homme.

  

MODERN ART: CONTINUITY IN BEAUTY AND SENSE

 

Modern Art (in large dates 1815-1950) is characterized by the great diversity of its themes, both religious and secular (the latter in majority), and by its search for a constant renewal of aesthetic forms. But without abandoning or rejecting the more classical figuration practices inherited from the European history of painting or sculpture. This art is not in breach with the European art of the past but in soft evolution.

This renewal of the techniques to express the Beautiful (flat painting, blur, sketch, tachism, arbitrary colors, decomposition of lines and volumes, non-figurative art) is what earned its appellation Modern Art. A new approach, in relation to the painting of past centuries, in the modes of aesthetic expressions.

The novelty is however relative, because the techniques used by Modern Art are not absolutely original. Old techniques are rediscovered and exploited in a systematic way, in a new spirit. And it is this methodical way of implementing ancestral processes, renewing also the themes of painting, which characterizes the Modern Art.

By cons, the Modern Art is in total continuity with the ancient arts on two fundamental points: The Beautiful and the Sense.

Modern Art is in constant search for a certain renewal, but it remains faithful to two immemorial principles of the history of European and even world art:

The Aesthetics, ie "what is beautiful and what is harmonic".

The Sense, that is, what is easily understood by the members of a society. The shared discourse, because it is expressed in a language understood by all. The language of the image in this case.

The great majority of the artists of the Modern Art are in search of the expression of the Beautiful. Their goal remains identical to that of their elders of past centuries: To create a harmony which provokes in the spectator a positive emotion. Even when artists seek to represent a reality that is neither beautiful nor harmonious, death, war ..

The great majority of Modern Art artists also want, in perfect continuity with their predecessors, to communicate with the public as widely as possible. Even if they do not always succeed immediately. The artist unknown or misunderstood in his time is not a novelty.

The works of modern art carry a discourse accessible to all. The language of the image is that of "every day". It is derived from the surrounding world which makes the daily life of the populations. The meaning of the paintings is therefore immediately perceptible by the viewer, and the paintings do not require to be "explained" by complicated notices.

The great difference between Modern and Contemporary Art is this:

From the 1950s, Contemporary Art introduced two absolute novelties in the West:

1. The Laid, assigned as the legitimate aim of painting and sculpture. Western painting ceases to be aesthetic and proclaims it. It is not only a circumstance of fact, an accident, but a doctrine and a will. Gone are the search for harmony, long live the discordance!

2. The Non-Sense, the absence of comprehensible speech, and even more, the absurd discourse. The artist no longer seeks to be understood by the greatest number. On the contrary, the artist must speak a totally hermetic, incomprehensible, aberrant language. Art is no longer a showcase, an open door, it must be an opaque wall, a closed door. And if by chance the art has a meaning, this meaning will have to be esoteric, reserved for a few initiates.

Two novelties claimed as a way of artistic expression not only normal, but obligatory.

There is an art of transition between Modern and Contemporary Art: it is abstract Art, not figurative. A total or almost total innovation in the history of humanity, of which there are hardly any precedents except in the painting of the Chinese letters. Because of its logographic writing China has been formed since thousands of years to abstraction.

By definition, abstract, non-figurative art does not represent anything, that is, it reproduces nothing immediately perceptible by man, in his surrounding world, by the sense of sight. Abstract art does not speak a spontaneous visual language common to all men. On this point, it is an introduction to the art of nonsense, and a prefiguration of contemporary art

But, with the exception of a few individualities, all the non-figurative artists of the modern period remain in agreement on one point: to express the Beautiful. The aesthetic goal is always that very generally pursued by the painters and sculptors of the Modern Art.

It is when the Laid becomes a proclaimed artistic imperative that contemporary art is born. The ugly in art, is the most obvious break with the European artistic past.

The Non Art settled in Western museums.

The specialists obviously do not give this name, but for example, among other euphemistic names, that of "minimalist art", of "conceptual art" or of "arte povera" . Because any criticism of official contemporary art is forbidden, a modern blasphemy. To say that contemporary art is not art is exactly like proclaiming in Europe of the 13th century that God is an invention of man.

  

Festival Images Vevey and my 15, 000 Flickr's friends . 25.9.16 , 15:13:58. No. DSC_4129

  

Vevey , visiting the "Festival Images Vevey is Switzerland’s first visual arts biennale. Every other year, the festival features unique large-scale photography exhibitions in the streets of Vevey as well as a series of exhibitions in indoor venues, and presents the winning project of the international photography competition Grand Prix Images Vevey."

After seeing this wonderful festival you should take a picture for yourself and for your Flickr's friends..More then 15, 000 already ...! )))

  

"Le Festival Images Vevey est la plus importante biennale d’arts visuels de Suisse. Il produit tous les deux ans des expositions de photographie monumentale inédites dans les rues de Vevey; il propose aussi de nombreuses expositions dans divers lieux de la région dédiés à l’image et présente les lauréats du concours qu’il organise: le Grand Prix Images Vevey."

  

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Festival Images Vevey and my 15, 000 Flickr's friends . 25.9.16 , 25.09.16, 15:09:37. No. DSC_4143.

  

Vevey , visiting the "Festival Images Vevey is Switzerland’s first visual arts biennale. Every other year, the festival features unique large-scale photography exhibitions in the streets of Vevey as well as a series of exhibitions in indoor venues, and presents the winning project of the international photography competition Grand Prix Images Vevey."

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Travail en chantier - expérimentations au sujet du dessin avec la lumière, la couleur et les ombres.

 

Work in progress - something about drawing with light, colors and shadows.

 

jacqueslebleu.com/

"Narrow House", by Erwin Wurm - Biennale des arts visuels de Vevey (Switzerland)

"Feu (au lac)", by Philippe Durand - Biennale des arts visuels de Vevey (Switzerland)

Belem, Berardo Collection, Centro Cultural de Belem, Lisbon, Portugal

 

Materials : Oil on canvas

 

Jacques, Marie, Bertrand, Mahé de La Villeglé, dit « Jacques Villeglé », né le 27 mars 1926 à Quimper, est un plasticien et un peintre français.

  

BIOGRAPHIE

 

Jacques Villeglé étudie la peinture et le dessin à l'école des beaux-arts de Rennes où il fait la connaissance de Raymond Hains (1945), avec qui il liera une complicité définitive. Il travaille quelque temps chez un architecte, où il se familiarise avec les questions d'urbanisme et d'espace public, avant d'étudier l'architecture aux beaux-arts de Nantes (janvier 1947-décembre 1949). Dès 1947, il se met à récolter à Saint-Malo des débris du Mur de l'Atlantique, qu'il regarde comme des sculptures.

 

De 1950 à 1954, il coréalise « Pénélope », film conçu par Raymond Hains qui restera inachevé. Sur les déchets des pellicules surexposées, avec de l'encre de Chine grasse, qui craquellera en séchant, Villeglé, suivant son habitude ad-hociste, fera des graffiti. Ce qui en a subsisté sera diffusé par le Centre Georges-Pompidou sous le titre « Paris - Saint-Brieuc 1950-1952 ».

 

En 1991, la réglementation sur l'affichage dans Paris ayant tari la collecte, il se décentralise en province.

 

En 1997, il crée l'Atelier d'Aquitaine avec Michèle et Yves di Folco au Marteret à Calignac (47). Cette structure informelle (joint-venture ou société de fait) a produit de 1997 à 2011, 871 œuvres en affiches lacérées et diverses sculptures ou autres objets en écritures socio-politique. Plus de 30 expositions en France et à l'étranger (Buenos-Aires, Valence, Knokke, etc.) et autant de catalogues ou documents divers ont été publiés. En 2008, lors de la grande rétrospective de Villeglé au centre Pompidou à Paris, la majeure partie de la dernière salle était consacrée à l'Atelier d'Aquitaine.

 

Il part aussi Rue Littré à Lille en 2000, puis à l'étranger, Metropolis Buenos Aires en 2003 (avec l'Atelier d'Aquitaine).

 

Dernièrement, il a produit une œuvre sur l'un des murs de la piscine Molitor située dans le XVIème arrondissement de Paris. Pour la cinquième édition de Lille Art Fair, Jacques Villegle était l'invité phare de l'exposition organisée du 12 au 15 avril 2012 au Grand Palais.

 

Depuis 1957, date de sa première exposition, à la galerie Colette Allendy (Paris), l'œuvre sélective de Villeglé a fait l'objet de plus de 200 expositions personnelles en Europe, en Amérique et en Afrique, et l'artiste a participé à des manifestations collectives sur les cinq continents. Ses œuvres ont été acquises par les plus importants musées européens, américains et du Moyen-Orient.

 

ŒUVRES

 

Le lacérateur anonyme[modifier | modifier le code]

À partir de décembre 1949, avec Hains, Jacques Villeglé commence à récolter des affiches lacérées, leur première affiche, « Ach Alma Manétro », est une œuvre commune. Il limite son comportement appropriatif aux seules affiches lacérées. Pour lui, le véritable artiste est le « lacérateur anonyme », la collecte pouvant être effectuée par n'importe qui.

 

Il crée donc des œuvres à partir d'affiches lacérées par des passants anonymes ou abîmées par les conditions climatiques en les décollant de leur support dans la rue. Après avoir découpé et décollé les affiches et les avoir choisies, il les recompose, les superpose, les recadre, les maroufle sur toile et les signe. L'enjeu est bien de faire une œuvre populaire avec ces affiches de rue « reflets de la culture dominante ». Cette superposition de principales parties d'affiches révèle une infinité d'associations et de nouvelles significations. Son ouverture thématique est totale : des affiches lacérées monochromes, abstraites et lyriques, des images politiques protestataires (des affiches traitant de l'actualité comme la guerre d'Algérie avec des ajouts par les passants au marqueur ou à la bombe avec notamment le sigle des anarchistes, Giscard / Mitterrand 1974 ou 1981), des affiches marketing détournées, des affiches de spectacles ou des journaux remplis de graffitis (L'humanité c'est la vie en 1957).

 

En 1961, Jacques Villeglé crée Carrefour Sèvres / Montparnasse, une affiche lacérée aux couleurs éclatantes repérée par les américains et permettra à l'artiste d'obtenir l'étiquette de précurseur du Pop Art. Jacques Villeglé se différencie d'Andy Warhol ou de Roy Lichtenstein par l'importance accordée à la dimension formelle, aux qualités plastiques de l'affiche et non aux slogans et aux marques. Pour lui, « un artiste se doit d'apporter une nouvelle beauté ». La recherche sur la couleur est constante chez cet artiste : « L'affiche, émanation de la propagande des pouvoirs politiques et financiers, c'est par les couleurs qui débordent des déchirures qu'elle devient fleur de la vie contemporaine, affirmation d'optimisme et de gaieté ».

 

L'archéologue de la rue[modifier | modifier le code]

Jacques Villeglé se transforme en archéologue de la rue en restituant une part de la mémoire collective dévolue à l'oubli ou à la destruction. Ses sources d'inspiration se multiplient avec l 'émergence et le développement de la société de consommation avec la domination progressive de la publicité. Les affiches officielles ou sauvages sont d'une grande diversité formelle avec une large palette de couleurs. En utilisant ces affiches, il était nécessaire que le slogan soit illisible en retirant un mot, une lettre pour qu'il ne soit plus reconnaissable. Il ne s'agit pas de faire de la propagande mais de raconter des histoires. L'image doit devenir une œuvre avec des allusions commerciales ou politiques.

 

« Ravir, collectionner, signer des affiches lacérées, vivre chez soi avec elles, les exposer dans les galeries, les salons, les musées, ce n'est pas la mise en question de l'œuvre d'art au sens du ready-made de Marcel Duchamp, mais bien une mise en question de l'artiste traditionnel et professionnel ». Il remet en cause le statut de l’artiste et condamne le mythe de la création individuelle. Sa devise « Le ravir plutôt que le faire », le dispense du geste créatif purement personnel. Ces œuvres révèlent à quel point notre regard est conditionné par cet environnement visuel quotidien idéologiquement biaisé, et réactive notre mémoire de façon critique, mais aussi ludique.

 

Il intervient rarement sur les images trouvées. Il s'agit de révéler dans la superposition de différentes épaisseurs de papiers lacérés la beauté d'une forme, d'une couleur, d'une épaisseur de déchirures, d'une trace laissée par la main d'un anonyme avec un graffiti ou une écriture pour faire percevoir la dimension sauvage et réactive de la vie urbaine et civilisée. Il réorganise différentes parties d'affiches distinctes pour s'approprier ces « reflets de la culture dominante » et en révéler des composantes typographiques devenues abstraites. Pour l'artiste, la lacération transforme les mots et les images comme une écriture automatique.Ces œuvres sont la mémoire vivante de périodes dans leur déroulement et leur épaisseur illustrant la fuite de l'illusion urbaine de la vie exprimée sur les murs de lieux géographiques précis. Il précise : « En prenant l'affiche, je prends l'histoire ».

 

En juin 1953, Raymond Hains et Jacques Villeglé publient « Hépérile éclaté », poème phonétique de Camille Bryen rendu illisible à travers les trames de verre cannelé de Raymond Hains. À la fin des années 1940, Raymond Hains invente un procédé de distorsion optique en photographiant des formes lumineuses et des objets en utilisant des plaques de verre cannelé. Ces recherches porteront le nom de photographies hypnagogniques, terme médical qui définit les états de ré-sommeil ou semi-sommeil avec spécialement les hallucinations que ces états impliquent. Une machine appelée Hypnagogoscope a été inventée. » Jacques Villeglé avec Raymond Hains propose donc au poète Camille Bryen en 1953 « l'éclatement » de son poème Hépérile devenant ainsi Hépérile éclaté. Hépérile est un micro-livre de 5cm de côté publié en 1950 chez Pierre-André Benoît. Raymond Hains explique ainsi le procédé des verres cannelés : « Nous nous servons de trames de verres cannelés pour débarrasser les écrits de leur signification originelle. Par une démarche analogue, il est possible de faire éclater la parole en ultra-mots qu 'aucune bouche humaine ne saurait dire. Le verre cannelé nous semble l'un des plus sûrs moyens de s'écarter de la légèreté poétique. Hépérile éclaté est un livre bouc-émissaire ». Avec l'intervention des deux artistes sur ce texte poétique, ils transforment un poème incompréhensif, un texte illisible, du sonore en visuel. Camille Bryen est enthousiaste quant au résultat obtenu : « Nous sommes saturés de communiqués, de lectures, d'humanisme. Vive le courant d'air de l'illisible, de l'inintelligible, de l'ouvert ! En écrivant Hépérile en mots inconnus, je criais organiquement sans référence au vocabulaire- cette police des mots... Aujourd'hui, grâce à Raymond Hains et à Jacques Villeglé, les deux Christophe Colomb des « ultra-lettres », voici le premier livre heureusement illisible... Hépérile éclaté, nouveau degré poétique, fait réapparaître le non-humain inexplicable à travers le machinisme dépassé...le premier poème à dé-lire ».

  

En 1958, Jacques Villeglé rédige une mise au point sur les affiches lacérées intitulée « Des réalités collectives », préfiguration du manifeste du Nouveau Réalisme ; il est considéré comme l'historien du Lacéré anonyme, entité qu'il crée en 1959.

 

En février 1954, Jacques Villeglé et Raymond Hains font la connaissance du poète lettriste François Dufrêne, qui se met à travailler sur les affiches lacérées dont il interroge l'envers (les « dessous »). François Dufrêne les présente à Yves Klein, puis à Jean Tinguely et à Pierre Restany . Après leur participation commune à la première Biennale de Paris, ils constituent en 1960 le groupe des Nouveaux Réalistes. En 1957, Villeglé fait la connaissance de Gérard Deschamps qui expose à la galerie Colette Allendy, et qui sera membre des Nouveaux Réalistes en 1961, au retour de son service militaire.

 

L'ALPHABET SOCIO-POLITIQUE

 

Si Villeglé est féru du monde des images, il témoigne aussi d'un grand intérêt pour la typographie, la recherche graphique et la poésie. Releveur de traces de civilisation, plus particulièrement lorsqu'elles sont anonymes, Villeglé imagine, à partir de 1969, un « alphabet sociopolitique » en hommage à Serge Tchakhotine, auteur en 1939 d'un essai intitulé Le Viol des foules par la propagande. La création de son Alphabet socio-politique débute avec le repérage en 1969 d'un graffiti particulier sur un mur de métro. Le nom de Nixon est composé de la lettre N avec trois flèches qui renvoient à l'ancien parti socialiste, le I rappelle la croix de Lorraine, le X est une croix gammée et le O est un cercle enfermant une croix celtique. Les lettres de son alphabet sont transformées par des signes porteurs le plus souvent de sens totalitaire ou autoritaire, deux D accouplés forment le support de la croix celtique, le V est porteur de la croix de Lorraine, le F se mue en svastika, etc., interrompant à étapes régulières l'épellation par le signe $. Il affiche son invention telle quelle ou l'applique à la bombe, Alphabet guérilla, (1983), Entre 1998 et 2008, il réalise avec l'aide de Michèle et Yves di Folco dans le cadre de l'Atelier d'aquitaine une œuvre intitulée "La Mémoire Insoluble", composée de 237 ardoises d'écolier recouvertes (à l'aide d'effaceur Pentex) par des citations et des maximes d'auteurs connus et inconnus en alphbet-socio politique. Cette œuvre importante a été présentée en 2008 au centre Georges Pompidou dans le cadre de l'exposition rétrospective de Villeglé : "La Comédie Urbaine".

 

POSTÉRITÉ

 

Jacques Villeglé en 1999.

Le lieu d'art contemporain de la ville de Saint-Gratien (95) porte depuis le 24 septembre 2007 son nom (espace Jacques-Villeglé).

 

L’Éclatement des célestins, œuvre de 1964 a inspiré les physiciens Eugenio Hamm (université de Santiago), Pedro Reis (MIT) et Benoît Roman (ESPCI ParisTech) qui ont publié une étude des motifs des affiches arrachées dans la revue scientifique Nature en 20081.

  

Ombres et lumière, travail en chantier / Shadows and light, work in progress

 

jacqueslebleu.com/

Maurice Denis. 1870-1943. Paris

Soir de septembre Evening of September 1911

Nantes Musée d'Arts.

La famille du peintre. Une sainte famille laïcisée. Et sans le père ? Joseph est parti nager, ou c'est lui qui prend la photographie.

The painter's family. A holy family, secujlarized. And without the father? Joseph gone swimming, or he's taking the picture.

  

ART MODERNE : LA CONTINUITE DANS LA BEAUTE ET LE SENS

 

Nos manuels d’histoire font généralement commencer les Temps Modernes à la prise de Constantinople par les Turcs en 1453 (ou à la découverte de l’Amérique en 1492)

Cette date coïncide avec une grande période artistique : la Renaissance. On était à la veille de la Réforme qui devait si fort bouleverser l’évolution des arts. Pourtant malgré tant d’importants changements il n’y eut pas alors de véritable rupture dans les traditions. L’art conservait sa place selon les mêmes conceptions, le but que poursuivaient les artistes restait dans son essence le même et personne ne songeait à le mettre en question : il s’agissait de fournir de beaux objets. L’art c’était le Beau.

Certes on disputait de la définition du Beau : imitation fidèle de la nature ? Idéalisation de la nature ?

Vers la fin du XVIII è siècle ce fonds commun semble se désagréger peu à peu. On atteint au seuil des véritables temps modernes qui commencent avec la révolution française qui allait mettre fin à quantité de croyances admises durant des siècles.

Les nouvelles conceptions artistiques tiraient leur origine du siècle des Lumières.

On remit en question la notion de style correct et celle de bon goût.

ERNST GOMBRICH Histoire de l'Art

 

L'Art Moderne ( en dates grosses 1830/50-1950) se caractérise par la grande diversité de ses thèmes, aussi bien religieux que profanes (ces derniers en majorité), et par sa recherche d'un renouvellement constant des formes esthétiques. Mais sans abandonner ni rejeter les pratiques de figuration plus classiques héritées de l'histoire européenne de la peinture ou de la sculpture. Il n'est pas en rupture avec l'art européen du passé mais en évolution douce.

Ce renouvellement des techniques pour exprimer le Beau ( peinture plate, flou, esquisse, tachisme, arbitraire des couleurs, décomposition des lignes et des volumes, art non figuratif) c'est ce qui lui a valu son appellation d'Art Moderne. Une approche nouvelle, par rapport à la peinture des siècles passés, dans les modes d'expressions esthétiques.

La nouveauté est d'ailleurs relative, car les techniques utilisées par l'Art Moderne ne sont pas toutes absolument originales. Des techniques anciennes, sont redécouvertes et exploitées de manière systématique, dans un esprit nouveau. Et c'est cette façon méthodique de mettre en oeuvre des procédés ancestraux, en renouvelant aussi les thèmes de la peinture, qui caractérise l'Art Moderne.

Par contre l'Art Moderne est en totale continuité avec les arts anciens sur deux points fondamentaux : Le Beau et le Sens.

L'Art moderne est en recherche constante d'un certain renouvellement, mais il reste fidèle à deux principes immémoriaux de l'histoire de l'art européen, et même mondial :

L'Esthétique, c'est à dire "ce qui est beau et ce qui est harmonique".

Le Sens, c'est à dire ce qui est aisément compris par les membres d'une société. Le discours partagé, car il s'exprime dans une langue comprise par tous. La langue de l'image en l'occurrence.

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne sont à la recherche de l'expression du Beau. Leur but demeure identique à celui de leurs aînés des siècles passés : Créer une harmonie qui provoque chez le spectateur une émotion positive. Même quand les artistes cherchent à représenter une réalité qui n'est ni belle ni harmonieuse, la mort, la guerre.....

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne souhaitent, de même, et en parfaite continuité avec leurs prédécesseurs, communiquer avec le public, le plus large possible. Même s'ils n'y parviennent pas toujours immédiatement. L'artiste méconnu ou incompris à son époque n'est pas une nouveauté.

Les oeuvres de l'art moderne sont porteuses d'un discours accessibles à tous. Le langage de l'image est celui de "tous les jours". Il est tiré du monde environnant qui fait le quotidien des populations. La signification des tableaux est donc immédiatement perceptible par le spectateur, et les peintures ne demandent pas d'être "expliquées" par des notices compliquées.

La grande différence entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain est celle ci :

A partir des années 1950s l'Art Contemporain introduit deux nouveautés absolues en Occident:

1°Le Laid, assigné comme but légitime de la peinture et de la sculpture. La peinture occidentale cesse d'être esthétique et le proclame. Ce n'est pas seulement une circonstance de fait, un accident, c'est une doctrine et une volonté. Plus d'harmonie, vive la discordance !

2° Le Non-Sens, l'absence de discours compréhensible, et même plus, le discours absurde. L'artiste ne cherche plus à être compris par le plus grand nombre. Au contraire, l'artiste doit parler un langage totalement hermétique, incompréhensible, mieux aberrant. L'art n'est plus une vitrine, une porte ouverte, il doit être un mur opaque, une porte fermée. Et si par hasard l'art a un sens, ce sens devra être ésotérique, réservé à quelques initiés.

Deux nouveautés revendiquées comme un mode d'expression artistique non seulement normal, mais obligatoire. L'Art Contemporain Officiel a fait de la provocation et du rejet de l'esthétique ses deux règles fondamentales.

L'Art Moderne est toujours resté à l'intérieur de l'Esthétique. Il cherchait simplement à inventer un Beau nouveau. Un Beau qui obéisse à des règles autres que celles qui avaient gouverné la peinture depuis la Renaissance. Et pour ce faire il s'est d'ailleurs beaucoup inspiré de formules qui gouvernaient le Beau avant la Renaissance : "la peinture plate" notamment : aux volumes réduits et à la perspective écrasée. La peinture en deux dimensions et non pas en trois dimensions à laquelle était arrivée l'art de la fin du Gothique et de la Renaissance

L'Art Contemporain est sorti de l'Esthétique. C'est conformément à sa doctrine que l'on peut l'appeler le Non Art Contemporain Officiel. C'est une rupture culturelle considérable et certainement unique dans l'histoire des civilisations.

 

Il existe un art de transition entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain : c'est l'Art Abstrait, non figuratif. Une innovation totale ou presque totale, dans l'histoire de l'humanité, dont on n'aperçoit guère de précédents sauf dans la peinture des lettrés chinois. Du fait de son écriture logographique la Chine est formée depuis des millénaires à l'abstraction. Mais c'est une abstraction qui fait sens, qui est faite pour faire sens, sens commun ou exotérique. C'est une très grande différence avec l'abstraction qui va naître puis se développer en Occident, une abstraction qui va devenir une rupture avec le sens commun et même avec tout sens, même ésotérique. Il ne faut pas les croire quand ils vous disent qu'ils sont "conceptuels", et essaient de se faire passer pour intelligents. C'est aussi mensonger qu'une publicité pour une crème qui fait maigrir.

Par définition, même, l'art abstrait, non figuratif, ne "figure rien", c'est à dire qu'il ne représente rien d'immédiatement perceptible par l'homme, dans son monde environnant, au travers du sens de la vue. Il ne parle pas le langage visuel spontané et commun à tous les hommes. Sur ce point il est une introduction à l'art du non sens, et une préfiguration de l'art contemporain.

Mais à l'exception de quelques individualités, tous les artistes non figuratifs de la période moderne demeurent en accord sur un point : exprimer le Beau. Le but esthétique est toujours celui très généralement poursuivi par les artistes peintres et les sculpteurs de l'Art Moderne.

C'est quand le Laid devient un impératif artistique proclamé, que l'art contemporain nait. Le Laid dans l'art, le refus de l'esthétique, c'est la plus évidente rupture avec le passé artistique européen. Quant à l'absence de signification qui est nécessairement au bout du chemin de l'art abstrait il devient une systématique de l'absurde. Le Non Art s'installe alors dans les musées occidentaux.

Les spécialistes ne lui donnent évidemment pas ce nom, mais par exemple, entre autres appellations euphémiques, celui d'art minimaliste, d'art conceptuel ou d'arte povera. Parce que toute critique de l'art contemporain officiel est interdite, un moderne blasphème. Dire que l'art contemporain n'est pas de l'art, c'est exactement comme proclamer, dans l'Europe du 13è siècle, que Dieu est une invention de l'homme.

 

En effet l 'Art Contemporain, celui officiel des musées, l'AC de Christine Sourgins, démontre que l'homme actuel, en Occident, vit exactement comme au Moyen Age, enrobé dans une atmosphère de croyances autorisées. Conditionné par une religion qui ne s'affiche pas comme telle, mais porte le masque de la laïcité, de la rationalité, de la science, et de l'anti-religion. L'homme européen, devenu occidental depuis la conquête des Amériques, a en réalité seulement changé de catéchismes. Les conceptions du monde de l'homme d'Occident sont profanes, matérialistes et rationalistes, et non sacrées, spiritualistes et intuitives. L'homme d'Occident croit en l'homme, ou essaie d'y croire, ou croit en rien, ou en n'importe quoi, au lieu de croire en Dieu. Mais cela ne change rien au fait que l'Occident actuel baigne dans un culte qui proclame une Vérité, une seule: la sienne. Les hommes des "Lumières" avec leur adoration de la Déesse bifrons, Raison et Modernité, et toute une cohorte de Saints laïcs (Liberté, Égalité, Fraternité, Droits de l'Homme, Démocratie, Progrès, Science, Technique, Évolution, Bonheur....) se comportent exactement à l'identique des hommes des "Ombres" du passé, dont ils dénoncent les croyances dans la Sainte Trinité, ou dans les enseignements de l'Antiquité Gréco-romaine.

La science et la technique, ces deux éminentes conquêtes de l'Europe et de l'Occident au 19è siècle, n'ont que peu à voir dans ce schéma évolutif des idéologies. Elles sont seulement utilisées pas les élites idéologiques et politiques pour légitimer leurs doctrines. Ce sont les scientifiques et les techniciens qui, comme les artistes conformes, aspirent à la reconnaissance publique, et plient devant les idéologues et les politiques. Ils plient pour être en accord, au moins en apparence, avec leur époque, parce qu'il est plus facile de vivre en conformité avec les idées de son temps, qu'en marge. Ils plient aussi parce qu' un acteur essentiel de la Modernité triomphante est le profit. Vive l'Ancien Testament ! "Enrichissez vous", commandement prêté au protestant François Guizot dans les années 1840 est une illustration du triomphe d'un état d'esprit nouveau, mais dont les racines remontent bien plus loin dans le temps: il est inscrit dans la Bible Judaïque. L'histoire de Job est un acte de foi dans la richesse. Depuis la Réforme et les Lumières, le profit, progressivement réhabilité par rapport à la morale des Evangiles, est sorti triomphant de l'échec de la version communiste de la modernité. Il gouverne l'art contemporain de l'Occident comme d'autres secteurs de la société. Les marchands ne sont pas seulement revenus dans le Temple, ils sont le Temple.

  

MODERN ART: CONTINUITY IN BEAUTY AND MEANING

 

Our history textbooks generally start "Modern Times" with the taking of Constantinople by the Turks in 1453 (or the discovery of America in 1492)

This date coincides with a great artistic period: the Renaissance. We were on the eve of the Reformation, which was to revolutionize the evolution of the arts so much. However, despite so many important changes, there was no real break in traditions. Art retained its place according to the same conceptions, the aim pursued by the artists remained in its essence and no one thought to question it: it was to provide beautiful objects. Art was beauty.

Certainly the definition of Beautiful was disputed: faithful imitation of nature? Idealization of nature?

Towards the end of the 18th century, this common collection seemed to gradually disintegrate. We are reaching the threshold of true modern times, which began with the French revolution that would put an end to many beliefs that had been accepted for centuries.

New artistic conceptions had their origin in the Enlightenment.

The notion of correct style and good taste was questioned.

ERNST GOMBRICH Art History

 

Modern Art (in large dates 1830/50-1950) is characterized by the great diversity of its themes, both religious and secular (the latter in majority), and by its search for a constant renewal of aesthetic forms. But without abandoning or rejecting the more classical figuration practices inherited from the European history of painting or sculpture. This art is not in breach with the European art of the past but in soft evolution.

This renewal of the techniques to express the Beauty (flat painting, blur, sketch, tachism, arbitrary colors, decomposition of lines and volumes, non-figurative art) is what earned its appellation Modern Art. A new approach, in relation to the painting of past centuries, in the modes of aesthetic expressions.

The novelty is however relative, because the techniques used by Modern Art are not absolutely original. Old techniques are rediscovered and exploited in a systematic way, in a new spirit. And it is this methodical way of implementing ancestral processes, renewing also the themes of painting, which characterizes the Modern Art.

By cons, the Modern Art is in total continuity with the ancient arts on two fundamental points: The Beauty and the Meaning.

Modern Art is in constant search for a certain renewal, but it remains faithful to two immemorial principles of the history of European and even world art:

The Aesthetics, ie "what is beauty and what is harmonic".

Meaning, that is, what is easily understood by the members of a society. The shared discourse, because it is expressed in a language understood by all. The language of the image in this case.

The great majority of the artists of the Modern Art are in search of the expression of the Beauty. Their goal remains identical to that of their elders of past centuries: To create a harmony which provokes in the spectator a positive emotion. Even when artists seek to represent a reality that is neither beautiful nor harmonious, death, war ..

The great majority of Modern Art artists also want, in perfect continuity with their predecessors, to communicate with the public as widely as possible. Even if they do not always succeed immediately. The artist unknown or misunderstood in his time is not a novelty.

 

The works of modern art carry a discourse accessible to all. The language of the image is that of "every day". It is derived from the surrounding world which makes the daily life of the populations. The meaning of the paintings is therefore immediately perceptible by the viewer, and the paintings do not require to be "explained" by complicated notices.

The great difference between Modern and Contemporary Art is this:

From the 1950s, Contemporary Art introduced two absolute novelties in the West:

1. The Ugliness, assigned as the legitimate aim of painting and sculpture. Western painting ceases to be aesthetic and proclaims it. It is not only a circumstance of fact, an accident, but a doctrine and a will. Gone are the search for harmony, long live the discordance!

2. The Non-Sense, the absence of comprehensible speech, and even more, the absurd discourse. The artist no longer seeks to be understood by the greatest number. On the contrary, the artist must speak a totally hermetic, incomprehensible, aberrant language. Art is no longer a showcase, an open door, it must be an opaque wall, a closed door. And if by chance the art has a meaning, this meaning will have to be esoteric, reserved for a few initiates.

Two novelties claimed as a way of artistic expression not only normal, but obligatory.

Official Contemporary Art has made provocation and rejection of aesthetics its two fundamental rules.

Modern Art has always remained inside Aesthetics. He was simply trying to invent a new Beauty. A Beauty who obeys rules other than those that had governed painting since the Renaissance. And to do so, he has been inspired by formulas that governed the beautiful before the Renaissance: "The flat painting" in particular: the reduced volumes and the crushed perspective. The two-dimensional and not three-dimensional painting of late Gothic and Renaissance art

Contemporary Art is out of Aesthetics. It is in accordance with his doctrine that it may be called the "Non Art Contemporain Officiel". It is a considerable cultural break and certainly unique in the history of civilizations.

There is an art of transition between Modern and Contemporary Art: it is abstract Art, not figurative. A total or almost total innovation in the history of humanity, of which there are hardly any precedents except in the painting of the Chinese letters. Because of its logographic writing China has been formed since thousands of years to abstraction.

But it is an abstraction that makes sense, that is made to make sense, common sense or exoteric.. It is a very big difference with the abstraction that will be born and develop in the West, an abstraction that will become a break with common meaning and even with all meaning, esoteric. Don't believe them when they say they are "conceptual" and try to look smart. It's as false as an advertisement for a cream that makes you lose weight.

By definition, abstract, non-figurative art does not represent anything, that is, it reproduces nothing immediately perceptible by man, in his surrounding world, by the sense of sight. Abstract art does not speak a spontaneous visual language common to all men. On this point, it is an introduction to the art of nonsense, and a prefiguration of contemporary art

 

But, with the exception of a few individualities, all the non-figurative artists of the modern period remain in agreement on one point: to express the Beauty. The aesthetic goal is always that very generally pursued by the painters and sculptors of the Modern Art.

It is when the ugly becomes a proclaimed artistic imperative that contemporary art is born. The ugly in art, the rejection of aesthetics, is the most obvious break with the European artistic past. As for the lack of meaning that is necessarily at the end of the path of abstract art it becomes a systematic of the absurd. The Non Art settled in Western museums.

The specialists obviously do not give this name, but for example, among other euphemistic names, that of "minimalist art", of "conceptual art" or of "arte povera" . Because any criticism of official contemporary art is forbidden, a modern blasphemy. To say that contemporary art is not art is exactly like proclaiming in Europe of the 13th century that God is an invention of man.

Indeed the Contemporary Art, the official art of the museums, the AC of Christine Sourgins, demonstrates that the present man, in the West, lives exactly as in the Middle Ages, wrapped in an atmosphere of authorized beliefs. Conditioned by a religion that does not appear as such, but wears the mask of secularism, rationality, science, and anti-religion. The European man, having become Western since the conquest of the Americas, has in reality only changed catechisms. The conceptions of the Western world of man are secular, materialistic and rationalistic, and not more sacred, spiritualistic and intuitive. The man of the West believes in man, or tries to believe in it, or believes in nothing or in anyone, instead of believing in God. But that does not change the fact that the modern West is bathed in a worship that proclaims a Truth, only one: its own.

The men of the "Enlightenment" with their adoration of the Goddess with two faces, Reason and Modernity, and a whole cohort of Secular Saints (Liberty, Equality, Fraternity, Human Rights, Democracy, Progress, Science, Technique, Evolution, Happiness. ...) behave exactly the same as the men of the "Shadows" of the past, of which they denounce the beliefs in the Holy Trinity, or in the teachings of Greco-Roman Antiquity.

Science and technology, these two eminent conquests of Europe and the West in the nineteenth century, have little to do with this evolutionary scheme of ideologies. They are only used by ideological and political elites to legitimize their doctrines. It is scientists and technicians who, like conforming artists, aspire to public recognition, and bow to ideologues and policies. They bend to agree, at least in appearance, with their time, because it is easier to live in accordance with the ideas of his time, than in the margins. They also bend because an essential actor of triumphant Modernity is profit. Long live the Old Testament! "Enrich yourself," commandment of the Protestant François Guizot in the 1840s is an illustration of the triumph of a new state of mind, but whose roots go back much further in time: it is written in the Judaic Bible. The story of Job is an act of faith in wealth. Since the Reformation and the Enlightenment, profit, progressively rehabilitated in relation to the morality of the Gospels, has emerged triumphant from the failure of the Communist version of modernity. He governs contemporary Western art like other sectors of society. Merchants have not only returned to the Temple, they are the Temple.

   

Work in progress in the studio / Travail en chantier dans l'atelier

Louis Welden Hawkins 1849-1910. Paris

Le Foyer. The home 1899

Nantes Musée d'Arts.

Le symbolisme

 

ART MODERNE : LA CONTINUITE DANS LA BEAUTE ET LE SENS

  

Nos manuels d’histoire font généralement commencer les Temps Modernes à la prise de Constantinople par les Turcs en 1453 (ou à la découverte de l’Amérique en 1492)

Cette date coïncide avec une grande période artistique : la Renaissance. On était à la veille de la Réforme qui devait si fort bouleverser l’évolution des arts. Pourtant malgré tant d’importants changements il n’y eut pas alors de véritable rupture dans les traditions. L’art conservait sa place selon les mêmes conceptions, le but que poursuivaient les artistes restait dans son essence le même et personne ne songeait à le mettre en question : il s’agissait de fournir de beaux objets. L’art c’était le Beau.

Certes on disputait de la définition du Beau : imitation fidèle de la nature ? Idéalisation de la nature ?

Vers la fin du XVIII è siècle ce fonds commun semble se désagréger peu à peu. On atteint au seuil des véritables temps modernes qui commencent avec la révolution française qui allait mettre fin à quantité de croyances admises durant des siècles.

Les nouvelles conceptions artistiques tiraient leur origine du siècle des Lumières.

On remit en question la notion de style correct et celle de bon goût.

ERNST GOMBRICH Histoire de l'Art

  

L'Art Moderne ( en dates grosses 1830/50-1950) se caractérise par la grande diversité de ses thèmes, aussi bien religieux que profanes (ces derniers en majorité), et par sa recherche d'un renouvellement constant des formes esthétiques. Mais sans abandonner ni rejeter les pratiques de figuration plus classiques héritées de l'histoire européenne de la peinture ou de la sculpture. Il n'est pas en rupture avec l'art européen du passé mais en évolution douce.

Ce renouvellement des techniques pour exprimer le Beau ( peinture plate, flou, esquisse, tachisme, arbitraire des couleurs, décomposition des lignes et des volumes, art non figuratif) c'est ce qui lui a valu son appellation d'Art Moderne. Une approche nouvelle, par rapport à la peinture des siècles passés, dans les modes d'expressions esthétiques.

La nouveauté est d'ailleurs relative, car les techniques utilisées par l'Art Moderne ne sont pas toutes absolument originales. Des techniques anciennes, sont redécouvertes et exploitées de manière systématique, dans un esprit nouveau. Et c'est cette façon méthodique de mettre en oeuvre des procédés ancestraux, en renouvelant aussi les thèmes de la peinture, qui caractérise l'Art Moderne.

Par contre l'Art Moderne est en totale continuité avec les arts anciens sur deux points fondamentaux : Le Beau et le Sens.

L'Art moderne est en recherche constante d'un certain renouvellement, mais il reste fidèle à deux principes immémoriaux de l'histoire de l'art européen, et même mondial :

L'Esthétique, c'est à dire "ce qui est beau et ce qui est harmonique".

Le Sens, c'est à dire ce qui est aisément compris par les membres d'une société. Le discours partagé, car il s'exprime dans une langue comprise par tous. La langue de l'image en l'occurrence.

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne sont à la recherche de l'expression du Beau. Leur but demeure identique à celui de leurs aînés des siècles passés : Créer une harmonie qui provoque chez le spectateur une émotion positive. Même quand les artistes cherchent à représenter une réalité qui n'est ni belle ni harmonieuse, la mort, la guerre.....

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne souhaitent, de même, et en parfaite continuité avec leurs prédécesseurs, communiquer avec le public, le plus large possible. Même s'ils n'y parviennent pas toujours immédiatement. L'artiste méconnu ou incompris à son époque n'est pas une nouveauté.

Les oeuvres de l'art moderne sont porteuses d'un discours accessibles à tous. Le langage de l'image est celui de "tous les jours". Il est tiré du monde environnant qui fait le quotidien des populations. La signification des tableaux est donc immédiatement perceptible par le spectateur, et les peintures ne demandent pas d'être "expliquées" par des notices compliquées.

La grande différence entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain est celle ci :

A partir des années 1950s l'Art Contemporain introduit deux nouveautés absolues en Occident:

1°Le Laid, assigné comme but légitime de la peinture et de la sculpture. La peinture occidentale cesse d'être esthétique et le proclame. Ce n'est pas seulement une circonstance de fait, un accident, c'est une doctrine et une volonté. Plus d'harmonie, vive la discordance !

2° Le Non-Sens, l'absence de discours compréhensible, et même plus, le discours absurde. L'artiste ne cherche plus à être compris par le plus grand nombre. Au contraire, l'artiste doit parler un langage totalement hermétique, incompréhensible, mieux aberrant. L'art n'est plus une vitrine, une porte ouverte, il doit être un mur opaque, une porte fermée. Et si par hasard l'art a un sens, ce sens devra être ésotérique, réservé à quelques initiés.

Deux nouveautés revendiquées comme un mode d'expression artistique non seulement normal, mais obligatoire. L'Art Contemporain Officiel a fait de la provocation et du rejet de l'esthétique ses deux règles fondamentales.

L'Art Moderne est toujours resté à l'intérieur de l'Esthétique. Il cherchait simplement à inventer un Beau nouveau. Un Beau qui obéisse à des règles autres que celles qui avaient gouverné la peinture depuis la Renaissance. Et pour ce faire il s'est d'ailleurs beaucoup inspiré de formules qui gouvernaient le Beau avant la Renaissance : "la peinture plate" notamment : aux volumes réduits et à la perspective écrasée. La peinture en deux dimensions et non pas en trois dimensions à laquelle était arrivée l'art de la fin du Gothique et de la Renaissance

L'Art Contemporain est sorti de l'Esthétique. C'est conformément à sa doctrine que l'on peut l'appeler le Non Art Contemporain Officiel. C'est une rupture culturelle considérable et certainement unique dans l'histoire des civilisations.

 

Il existe un art de transition entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain : c'est l'Art Abstrait, non figuratif. Une innovation totale ou presque totale, dans l'histoire de l'humanité, dont on n'aperçoit guère de précédents sauf dans la peinture des lettrés chinois. Du fait de son écriture logographique la Chine est formée depuis des millénaires à l'abstraction. Mais c'est une abstraction qui fait sens, qui est faite pour faire sens, sens commun ou exotérique. C'est une très grande différence avec l'abstraction qui va naître puis se développer en Occident, une abstraction qui va devenir une rupture avec le sens commun et même avec tout sens, même ésotérique. Il ne faut pas les croire quand ils vous disent qu'ils sont "conceptuels", et essaient de se faire passer pour plus intelligents. C'est aussi mensonger qu'une publicité pour une crème qui fait maigrir.

Par définition, même, l'art abstrait, non figuratif, ne "figure rien", c'est à dire qu'il ne représente rien d'immédiatement perceptible par l'homme, dans son monde environnant, au travers du sens de la vue. Il ne parle pas le langage visuel spontané et commun à tous les hommes. Sur ce point il est une introduction à l'art du non sens, et une préfiguration de l'art contemporain.

Mais à l'exception de quelques individualités, tous les artistes non figuratifs de la période moderne demeurent en accord sur un point : exprimer le Beau. Le but esthétique est toujours celui très généralement poursuivi par les artistes peintres et les sculpteurs de l'Art Moderne.

C'est quand le Laid devient un impératif artistique proclamé, que l'art contemporain nait. Le Laid dans l'art, le refus de l'esthétique, c'est la plus évidente rupture avec le passé artistique européen. Quant à l'absence de signification qui est nécessairement au bout du chemin de l'art abstrait il devient une systématique de l'absurde. Le Non Art s'installe alors dans les musées occidentaux.

Les spécialistes ne lui donnent évidemment pas ce nom, mais par exemple, entre autres appellations euphémiques, celui d'art minimaliste, d'art conceptuel ou d'arte povera. Parce que toute critique de l'art contemporain officiel est interdite, un moderne blasphème. Dire que l'art contemporain n'est pas de l'art, c'est exactement comme proclamer, dans l'Europe du 13è siècle, que Dieu est une invention de l'homme.

 

En effet l 'Art Contemporain, celui officiel des musées, l'AC de Christine Sourgins, démontre que l'homme actuel, en Occident, vit exactement comme au Moyen Age, enrobé dans une atmosphère de croyances autorisées. Conditionné par une religion qui ne s'affiche pas comme telle, mais porte le masque de la laïcité, de la rationalité, de la science, et de l'anti-religion. L'homme européen, devenu occidental depuis la conquête des Amériques, a en réalité seulement changé de catéchismes. Les conceptions du monde de l'homme d'Occident sont profanes, matérialistes et rationalistes, et non sacrées, spiritualistes et intuitives. L'homme d'Occident croit en l'homme, ou essaie d'y croire, ou croit en rien, ou en n'importe quoi, au lieu de croire en Dieu. Mais cela ne change rien au fait que l'Occident actuel baigne dans un culte qui proclame une Vérité, une seule: la sienne. Les hommes des "Lumières" avec leur adoration de la Déesse bifrons, Raison et Modernité, et toute une cohorte de Saints laïcs (Liberté, Égalité, Fraternité, Droits de l'Homme, Démocratie, Progrès, Science, Technique, Évolution, Bonheur....) se comportent exactement à l'identique des hommes des "Ombres" du passé, dont ils dénoncent les croyances dans la Sainte Trinité, ou dans les enseignements de l'Antiquité Gréco-romaine.

La science et la technique, ces deux éminentes conquêtes de l'Europe et de l'Occident au 19è siècle, n'ont que peu à voir dans ce schéma évolutif des idéologies. Elles sont seulement utilisées pas les élites idéologiques et politiques pour légitimer leurs doctrines. Ce sont les scientifiques et les techniciens qui, comme les artistes conformes, aspirent à la reconnaissance publique, et plient devant les idéologues et les politiques. Ils plient pour être en accord, au moins en apparence, avec leur époque, parce qu'il est plus facile de vivre en conformité avec les idées de son temps, qu'en marge. Ils plient aussi parce qu' un acteur essentiel de la Modernité triomphante est le profit. Vive l'Ancien Testament ! "Enrichissez vous", commandement prêté au protestant François Guizot dans les années 1840 est une illustration du triomphe d'un état d'esprit nouveau, mais dont les racines remontent bien plus loin dans le temps: il est inscrit dans la Bible Judaïque. L'histoire de Job est un acte de foi dans la richesse. Depuis la Réforme et les Lumières, le profit, progressivement réhabilité par rapport à la morale des Evangiles, est sorti triomphant de l'échec de la version communiste de la modernité. Il gouverne l'art contemporain de l'Occident comme d'autres secteurs de la société. Les marchands ne sont pas seulement revenus dans le Temple, ils sont le Temple.

  

MODERN ART: CONTINUITY IN BEAUTY AND MEANING

 

Our history textbooks generally start "Modern Times" with the taking of Constantinople by the Turks in 1453 (or the discovery of America in 1492)

This date coincides with a great artistic period: the Renaissance. We were on the eve of the Reformation, which was to revolutionize the evolution of the arts so much. However, despite so many important changes, there was no real break in traditions. Art retained its place according to the same conceptions, the aim pursued by the artists remained in its essence and no one thought to question it: it was to provide beautiful objects. Art was beauty.

Certainly the definition of Beautiful was disputed: faithful imitation of nature? Idealization of nature?

Towards the end of the 18th century, this common collection seemed to gradually disintegrate. We are reaching the threshold of true modern times, which began with the French revolution that would put an end to many beliefs that had been accepted for centuries.

New artistic conceptions had their origin in the Enlightenment.

The notion of correct style and good taste was questioned.

ERNST GOMBRICH Art History

 

Modern Art (in large dates 1830/50-1950) is characterized by the great diversity of its themes, both religious and secular (the latter in majority), and by its search for a constant renewal of aesthetic forms. But without abandoning or rejecting the more classical figuration practices inherited from the European history of painting or sculpture. This art is not in breach with the European art of the past but in soft evolution.

This renewal of the techniques to express the Beauty (flat painting, blur, sketch, tachism, arbitrary colors, decomposition of lines and volumes, non-figurative art) is what earned its appellation Modern Art. A new approach, in relation to the painting of past centuries, in the modes of aesthetic expressions.

The novelty is however relative, because the techniques used by Modern Art are not absolutely original. Old techniques are rediscovered and exploited in a systematic way, in a new spirit. And it is this methodical way of implementing ancestral processes, renewing also the themes of painting, which characterizes the Modern Art.

By cons, the Modern Art is in total continuity with the ancient arts on two fundamental points: The Beauty and the Meaning.

Modern Art is in constant search for a certain renewal, but it remains faithful to two immemorial principles of the history of European and even world art:

The Aesthetics, ie "what is beauty and what is harmonic".

Meaning, that is, what is easily understood by the members of a society. The shared discourse, because it is expressed in a language understood by all. The language of the image in this case.

The great majority of the artists of the Modern Art are in search of the expression of the Beauty. Their goal remains identical to that of their elders of past centuries: To create a harmony which provokes in the spectator a positive emotion. Even when artists seek to represent a reality that is neither beautiful nor harmonious, death, war ..

The great majority of Modern Art artists also want, in perfect continuity with their predecessors, to communicate with the public as widely as possible. Even if they do not always succeed immediately. The artist unknown or misunderstood in his time is not a novelty.

 

The works of modern art carry a discourse accessible to all. The language of the image is that of "every day". It is derived from the surrounding world which makes the daily life of the populations. The meaning of the paintings is therefore immediately perceptible by the viewer, and the paintings do not require to be "explained" by complicated notices.

The great difference between Modern and Contemporary Art is this:

From the 1950s, Contemporary Art introduced two absolute novelties in the West:

1. The Ugliness, assigned as the legitimate aim of painting and sculpture. Western painting ceases to be aesthetic and proclaims it. It is not only a circumstance of fact, an accident, but a doctrine and a will. Gone are the search for harmony, long live the discordance!

2. The Non-Sense, the absence of comprehensible speech, and even more, the absurd discourse. The artist no longer seeks to be understood by the greatest number. On the contrary, the artist must speak a totally hermetic, incomprehensible, aberrant language. Art is no longer a showcase, an open door, it must be an opaque wall, a closed door. And if by chance the art has a meaning, this meaning will have to be esoteric, reserved for a few initiates.

Two novelties claimed as a way of artistic expression not only normal, but obligatory.

Official Contemporary Art has made provocation and rejection of aesthetics its two fundamental rules.

Modern Art has always remained inside Aesthetics. He was simply trying to invent a new Beauty. A Beauty who obeys rules other than those that had governed painting since the Renaissance. And to do so, he has been inspired by formulas that governed the beautiful before the Renaissance: "The flat painting" in particular: the reduced volumes and the crushed perspective. The two-dimensional and not three-dimensional painting of late Gothic and Renaissance art

Contemporary Art is out of Aesthetics. It is in accordance with his doctrine that it may be called the "Non Art Contemporain Officiel". It is a considerable cultural break and certainly unique in the history of civilizations.

There is an art of transition between Modern and Contemporary Art: it is abstract Art, not figurative. A total or almost total innovation in the history of humanity, of which there are hardly any precedents except in the painting of the Chinese letters. Because of its logographic writing China has been formed since thousands of years to abstraction.

But it is an abstraction that makes sense, that is made to make sense, common sense or exoteric.. It is a very big difference with the abstraction that will be born and develop in the West, an abstraction that will become a break with common meaning and even with all meaning, esoteric. Don't believe them when they say they are "conceptual" and try to look more smart. It's as false as an advertisement for a cream that makes you lose weight.

By definition, abstract, non-figurative art does not represent anything, that is, it reproduces nothing immediately perceptible by man, in his surrounding world, by the sense of sight. Abstract art does not speak a spontaneous visual language common to all men. On this point, it is an introduction to the art of nonsense, and a prefiguration of contemporary art

 

But, with the exception of a few individualities, all the non-figurative artists of the modern period remain in agreement on one point: to express the Beauty. The aesthetic goal is always that very generally pursued by the painters and sculptors of the Modern Art.

It is when the ugly becomes a proclaimed artistic imperative that contemporary art is born. The ugly in art, the rejection of aesthetics, is the most obvious break with the European artistic past. As for the lack of meaning that is necessarily at the end of the path of abstract art it becomes a systematic of the absurd. The Non Art settled in Western museums.

The specialists obviously do not give this name, but for example, among other euphemistic names, that of "minimalist art", of "conceptual art" or of "arte povera" . Because any criticism of official contemporary art is forbidden, a modern blasphemy. To say that contemporary art is not art is exactly like proclaiming in Europe of the 13th century that God is an invention of man.

Indeed the Contemporary Art, the official art of the museums, the AC of Christine Sourgins, demonstrates that the present man, in the West, lives exactly as in the Middle Ages, wrapped in an atmosphere of authorized beliefs. Conditioned by a religion that does not appear as such, but wears the mask of secularism, rationality, science, and anti-religion. The European man, having become Western since the conquest of the Americas, has in reality only changed catechisms. The conceptions of the Western world of man are secular, materialistic and rationalistic, and not more sacred, spiritualistic and intuitive. The man of the West believes in man, or tries to believe in it, or believes in nothing or in anyone, instead of believing in God. But that does not change the fact that the modern West is bathed in a worship that proclaims a Truth, only one: its own.

The men of the "Enlightenment" with their adoration of the Goddess with two faces, Reason and Modernity, and a whole cohort of Secular Saints (Liberty, Equality, Fraternity, Human Rights, Democracy, Progress, Science, Technique, Evolution, Happiness. ...) behave exactly the same as the men of the "Shadows" of the past, of which they denounce the beliefs in the Holy Trinity, or in the teachings of Greco-Roman Antiquity.

Science and technology, these two eminent conquests of Europe and the West in the nineteenth century, have little to do with this evolutionary scheme of ideologies. They are only used by ideological and political elites to legitimize their doctrines. It is scientists and technicians who, like conforming artists, aspire to public recognition, and bow to ideologues and policies. They bend to agree, at least in appearance, with their time, because it is easier to live in accordance with the ideas of his time, than in the margins. They also bend because an essential actor of triumphant Modernity is profit. Long live the Old Testament! "Enrich yourself," commandment of the Protestant François Guizot in the 1840s is an illustration of the triumph of a new state of mind, but whose roots go back much further in time: it is written in the Judaic Bible. The story of Job is an act of faith in wealth. Since the Reformation and the Enlightenment, profit, progressively rehabilitated in relation to the morality of the Gospels, has emerged triumphant from the failure of the Communist version of modernity. He governs contemporary Western art like other sectors of society. Merchants have not only returned to the Temple, they are the Temple.

  

Le carrousel céleste.

Sculpture cinétique centrale de l'installation / Kinetic sculpture that is at the heart of this installation

 

jacqueslebleu.com/

"Sugar Loafer", by Marcos Chaves - Biennale des arts visuels de Vevey (Switzerland)

Dans les années 1950, Josep Lluís Sert réalise le vaste atelier de son ami Joan Miró, également catalan, à Palma de Majorque. Aimé Maeght, galeriste et éditeur de Miró depuis 1947, décide de lui confier son grand projet : la réalisation de la première fondation privée, reconnue d’utilité publique, dédiée aux arts visuels en Europe.

C’est en moderniste que Sert réinterprète ici les codes du village méditerranéen, la blancheur, la terre, les patios... Sans brutalisme, son lexique intègre la géométrie, la rationalité fonctionnelle, la netteté des formes. Les couleurs primaires sont présentes et donnent vie à l’ensemble.

Sert nourrit en outre sa pensée architecturale des arts visuels. Il intègre dans sa construction des éléments inspirés des œuvres. C’est ainsi, main dans la main avec Aimé Maeght, mais également avec Miró et les artistes présents, qu’il réalise la Fondation.

Pour admirer les œuvres, il conçoit un éclairage naturel indirect et un parcours spatial propice à la contemplation. Avec seulement 850 m2 d’espaces couverts, il propose une variété unique et modulable de volumes et d’espaces, intérieurs et extérieurs.

 

In the 1950s, Josep Lluís Sert realized the vast workshop of his friend Joan Miró, also Catalan, in Palma de Mallorca. Aimé Maeght, gallery owner and publisher of Miró since 1947, decides to entrust to him his big project: the realization of the first private foundation, recognized of public utility, dedicated to the visual arts in Europe.

It is in modernist that Sert reinterprets here the codes of the Mediterranean village, the whiteness, the earth, the patios ... Without brutalism, his lexicon integrates the geometry, the functional rationality, the sharpness of the forms. The primary colors are present and give life to the whole.

Serves further nurtures his architectural thinking of the visual arts. He incorporates into his construction elements inspired by the works. Thus, hand in hand with Aimé Maeght, but also with Miró and the artists present, he realizes the Foundation.

To admire the works, he designs an indirect natural light and a space path that is conducive to contemplation. With only 850 m2 of covered space, it offers a unique and flexible variety of volumes and spaces, interior and exterior.

Peter Puklus exhibit, part of Images festival, in west apartment, Vevey railway station

Henri Matisse. 1869-1954. Paris. Femme sur un tabouret. (Germaine Raynal) Woman on a high stool. New York. The Museum of Modern Art. Exposition temporaire Fondation Louis Vuitton. Paris.

 

ART MODERNE : LA CONTINUITE DANS LA BEAUTE ET LE SENS

 

L'Art Moderne ( en dates grosses 1815-1950) se caractérise par la grande diversité de ses thèmes, aussi bien religieux que profanes (ces derniers en majorité), et par sa recherche d'un renouvellement constant des formes esthétiques. Mais sans abandonner ni rejeter les pratiques de figuration plus classiques héritées de l'histoire européenne de la peinture ou de la sculpture. Il n'est pas en rupture avec l'art européen du passé mais en évolution douce.

Ce renouvellement des techniques pour exprimer le Beau ( peinture plate, flou, esquisse, tachisme, arbitraire des couleurs, décomposition des lignes et des volumes, art non figuratif) c'est ce qui lui a valu son appellation d'Art Moderne. Une approche nouvelle, par rapport à la peinture des siècles passés, dans les modes d'expressions esthétiques.

La nouveauté est d'ailleurs relative, car les techniques utilisées par l'Art Moderne ne sont pas toutes absolument originales. Des techniques anciennes, sont redécouvertes et exploitées de manière systématique, dans un esprit nouveau. Et c'est cette façon méthodique de mettre en oeuvre des procédés ancestraux, en renouvelant aussi les thèmes de la peinture, qui caractérise l'Art Moderne.

Par contre l'Art Moderne est en totale continuité avec les arts anciens sur deux points fondamentaux : Le Beau et le Sens.

L'Art moderne est en recherche constante d'un certain renouvellement, mais il reste fidèle à deux principes immémoriaux de l'histoire de l'art européen, et même mondial :

L'Esthétique, c'est à dire "ce qui est beau et ce qui est harmonique".

Le Sens, c'est à dire ce qui est aisément compris par les membres d'une société. Le discours partagé, car il s'exprime dans une langue comprise par tous. La langue de l'image en l'occurrence.

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne sont à la recherche de l'expression du Beau. Leur but demeure identique à celui de leurs aînés des siècles passés : Créer une harmonie qui provoque chez le spectateur une émotion positive. Même quand les artistes cherchent à représenter une réalité qui n'est ni belle ni harmonieuse, la mort, la guerre.....

La grande majorité des artistes de l'Art Moderne souhaitent, de même, et en parfaite continuité avec leurs prédécesseurs, communiquer avec le public, le plus large possible. Même s'ils n'y parviennent pas toujours immédiatement. L'artiste méconnu ou incompris à son époque n'est pas une nouveauté.

Les oeuvres de l'art moderne sont porteuses d'un discours accessibles à tous. Le langage de l'image est celui de "tous les jours". Il est tiré du monde environnant qui fait le quotidien des populations. La signification des tableaux est donc immédiatement perceptible par le spectateur, et les peintures ne demandent pas d'être "expliquées" par des notices compliquées.

La grande différence entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain est celle ci :

A partir des années 1950s l'Art Contemporain introduit deux nouveautés absolues en Occident:

1°Le Laid, assigné comme but légitime de la peinture et de la sculpture. La peinture occidentale cesse d'être esthétique et le proclame. Ce n'est pas seulement une circonstance de fait, un accident, c'est une doctrine et une volonté. Plus d'harmonie, vive la discordance !

2° Le Non-Sens, l'absence de discours compréhensible, et même plus, le discours absurde. L'artiste ne cherche plus à être compris par le plus grand nombre. Au contraire, l'artiste doit parler un langage totalement hermétique, incompréhensible, mieux aberrant. L'art n'est plus une vitrine, une porte ouverte, il doit être un mur opaque, une porte fermée. Et si par hasard l'art a un sens, ce sens devra être ésotérique, réservé à quelques initiés.

Deux nouveautés revendiquées comme un mode d'expression artistique non seulement normal, mais obligatoire.

Il existe un art de transition entre l'Art Moderne et l'Art Contemporain : c'est l'Art Abstrait, non figuratif. Une innovation totale ou presque totale, dans l'histoire de l'humanité, dont on n'aperçoit guère de précédents sauf dans la peinture des lettrés chinois. Du fait de son écriture logographique la Chine est formée depuis des millénaires à l'abstraction.

Par définition, même, l'art abstrait, non figuratif, ne "figure rien", c'est à dire qu'il ne représente rien d'immédiatement perceptible par l'homme, dans son monde environnant, au travers du sens de la vue. Il ne parle pas le langage visuel spontané et commun à tous les hommes. Sur ce point il est une introduction à l'art du non sens, et une préfiguration de l'art contemporain.

Mais; à l'exception de quelques individualités, tous les artistes non figuratifs de la période moderne demeurent en accord sur un point : exprimer le Beau. Le but esthétique est toujours celui très généralement poursuivi par les artistes peintres et les sculpteurs de l'Art Moderne.

C'est quand le Laid devient un impératif artistique proclamé, que l'art contemporain nait. Le Laid dans l'art, c'est la plus évidente rupture avec le passé artistique européen.

Le Non Art s'installe alors dans les musées occidentaux.

Les spécialistes ne lui donnent évidemment pas ce nom, mais par exemple, entre autres appellations euphémiques, celui d'art minimaliste. Parce que toute critique de l'art contemporain officiel est interdite, un moderne blasphème. Dire que l'art contemporain n'est pas de l'art, c'est exactement comme proclamer, dans l'Europe du 13è siècle, que Dieu est une invention de l'homme.

  

MODERN ART: CONTINUITY IN BEAUTY AND SENSE

 

Modern Art (in large dates 1815-1950) is characterized by the great diversity of its themes, both religious and secular (the latter in majority), and by its search for a constant renewal of aesthetic forms. But without abandoning or rejecting the more classical figuration practices inherited from the European history of painting or sculpture. This art is not in breach with the European art of the past but in soft evolution.

This renewal of the techniques to express the Beautiful (flat painting, blur, sketch, tachism, arbitrary colors, decomposition of lines and volumes, non-figurative art) is what earned its appellation Modern Art. A new approach, in relation to the painting of past centuries, in the modes of aesthetic expressions.

The novelty is however relative, because the techniques used by Modern Art are not absolutely original. Old techniques are rediscovered and exploited in a systematic way, in a new spirit. And it is this methodical way of implementing ancestral processes, renewing also the themes of painting, which characterizes the Modern Art.

By cons, the Modern Art is in total continuity with the ancient arts on two fundamental points: The Beautiful and the Sense.

Modern Art is in constant search for a certain renewal, but it remains faithful to two immemorial principles of the history of European and even world art:

The Aesthetics, ie "what is beautiful and what is harmonic".

The Sense, that is, what is easily understood by the members of a society. The shared discourse, because it is expressed in a language understood by all. The language of the image in this case.

The great majority of the artists of the Modern Art are in search of the expression of the Beautiful. Their goal remains identical to that of their elders of past centuries: To create a harmony which provokes in the spectator a positive emotion. Even when artists seek to represent a reality that is neither beautiful nor harmonious, death, war ..

The great majority of Modern Art artists also want, in perfect continuity with their predecessors, to communicate with the public as widely as possible. Even if they do not always succeed immediately. The artist unknown or misunderstood in his time is not a novelty.

The works of modern art carry a discourse accessible to all. The language of the image is that of "every day". It is derived from the surrounding world which makes the daily life of the populations. The meaning of the paintings is therefore immediately perceptible by the viewer, and the paintings do not require to be "explained" by complicated notices.

The great difference between Modern and Contemporary Art is this:

From the 1950s, Contemporary Art introduced two absolute novelties in the West:

1. The Laid, assigned as the legitimate aim of painting and sculpture. Western painting ceases to be aesthetic and proclaims it. It is not only a circumstance of fact, an accident, but a doctrine and a will. Gone are the search for harmony, long live the discordance!

2. The Non-Sense, the absence of comprehensible speech, and even more, the absurd discourse. The artist no longer seeks to be understood by the greatest number. On the contrary, the artist must speak a totally hermetic, incomprehensible, aberrant language. Art is no longer a showcase, an open door, it must be an opaque wall, a closed door. And if by chance the art has a meaning, this meaning will have to be esoteric, reserved for a few initiates.

Two novelties claimed as a way of artistic expression not only normal, but obligatory.

There is an art of transition between Modern and Contemporary Art: it is abstract Art, not figurative. A total or almost total innovation in the history of humanity, of which there are hardly any precedents except in the painting of the Chinese letters. Because of its logographic writing China has been formed since thousands of years to abstraction.

By definition, abstract, non-figurative art does not represent anything, that is, it reproduces nothing immediately perceptible by man, in his surrounding world, by the sense of sight. Abstract art does not speak a spontaneous visual language common to all men. On this point, it is an introduction to the art of nonsense, and a prefiguration of contemporary art

But, with the exception of a few individualities, all the non-figurative artists of the modern period remain in agreement on one point: to express the Beautiful. The aesthetic goal is always that very generally pursued by the painters and sculptors of the Modern Art.

It is when the Laid becomes a proclaimed artistic imperative that contemporary art is born. The ugly in art, is the most obvious break with the European artistic past.

The Non Art settled in Western museums.

The specialists obviously do not give this name, but for example, among other euphemistic names, that of minimalist art. Because any criticism of official contemporary art is forbidden, a modern blasphemy. To say that contemporary art is not art is exactly like proclaiming in Europe of the 13th century that God is an invention of man.

  

J’ai été invité, comme 22 autres artistes, à participer à une exposition à la Galerie du Viaduc au 5806, boulevard St-Laurent, dans le Mile-End. L'homme derrière la galerie, Pierre Lamarche, m’as décrit la soirée du vernissage de cette expo de groupe comme son party de bureau de fin d'année.

 

Ma contribution est à la sculpture cinétique à gauche de la photo. L'exposition se poursuit jusqu'au 16 Janvier.

 

I was invited, like twenty-two other artists, to take part to an exhibition at the Galerie du Viaduc, at 5806 Boulevard St-Laurent, in Montreal’s Mile-End. The man behind the gallery, Pierre Lamarche, describes the opening night to this group show as his year-end office party.

 

My contribution is the Kinetic sculpture on the left hand side of the photo. The exhibition goes on until January 16th.

 

jacqueslebleu.com/

  

Galerie du Viaduc, 5806, boulevard Saint-Laurent

Montréal (Québec) H2T 1T3

Téléphone : 514.817.9500

   

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