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Rembrandt Harmenszoon van Rijn 1606 1669. Amsterdam

Man with helmet. Homme avec casque sans date.

Groningen. Groninger museum

 

LE BEAU EST UNE EXPÉRIENCE PARTAGÉE

 

"Le monde discerne la beauté, et, par là le laid se révèle. Le monde reconnaît le bien et, par là le mal se révèle."

Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu

LAO TSEU (Laozi)

 

"The world discerns beauty, and hence the ugly is revealed. The world recognizes good and hence evil is revealed."

Dao De Jing, the Book of the Way and Virtue

LAO TSEU (Laozi)

  

"Tout l’art florentin depuis Giotto et tout au long du Quattrocento, possède cette stupéfiante qualité de vérité absolue, reconnue. L’effet immédiat d’un grand Giotto ou d’un Masaccio est de laisser le spectateur sans voix. Cela s’appelait autrefois la Beauté."

MARIE MAC CARTHY "Les Pierres de Florence" 1956.

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

  

Contrairement à une idée reçue, toute nouvelle, considérée comme une évidence à notre époque, le Beau n'est pas subjectif. Non, le Beau n'est pas seulement une question de goût personnel, un arbitraire total, absolument égocentrique. Le beau n'est pas autiste, il est un partage, même si certaines de ses formes peuvent être plus accessibles à certaines personnes qu'à d'autres, à certaines cultures et pas à d'autres.

La preuve que le Beau existe est qu'il est reconnu et admis de manière unanime par les opinions publiques, et celle des spécialistes, pour des millions d' oeuvres dont les dates de création vont de - 3000 à nos jours. Le Beau est d'ailleurs reconnu, vécu comme une expérience généralement partagée, non seulement dans l'art mais dans tout le spectacle de la Nature.

Il faut laisser de côté les définitions abstraites. Les Philosophes n'ont jamais réussi à donner une définition satisfaisante et incontestable du Beau. Laissons à Platon son Idée d'un Beau transcendant impossible à atteindre. Restons à un niveau plus trivial, celui de la beauté remarquable, concrète : il n'y a absolument aucune discussion sérieuse quant à l'existence du Beau, d'une sensation commune, une émotion poétique, partagée par des millions d'hommes, depuis L'Art Paléolithique, l'Art Egyptien jusqu'à l'Art Moderne, depuis la Chine jusqu'à l'Europe et l'Amérique.

Le Beau ne se définit pas, il se ressent individuellement et collectivement. Individuellement ressenti le beau est seulement subjectif, il n'a d'importance que pour une personne, collectivement ressenti, partagé par les élites et les populations, ensemble, il s'objective. Il devient une réalité à l'échelle d'une collectivité plus ou moins large, et même jusqu'à la Terre entière. Le Beau est tout simplement un fait vérifié par l'expérience de milliers de générations d'humains sur l'ensemble de la Terre.

On peut même soutenir que des trois idées fondamentales Beau, Bien, Vrai, le Beau est la première dont nous pouvons repérer l'apparition avec certitude dans l'histoire des hommes: Parce qu'il laisse des traces que nous constatons. Quand apparait l'idée de Bien? Quand apparaît l'idée de Vrai ?

Le Beau ne se définit pas, il se ressent et il évolue en fonction du temps. Sans doute l'erreur de l'Académisme a-t-elle été de vouloir définir les règles du Beau, in abstracto, et les impressionnistes ont eu très vite raison contre lui.

Le Beau peut prendre des formes différentes selon les cultures ou les civilisations. Il est reconnu comme Beau à l'intérieur de son domaine culturel, mais aussi souvent à l'extérieur.

La peinture des lettrés chinois est très particulière, il est possible à titre individuel de ne pas l'apprécier, mais il serait faux de parler à son propos d'un Art du laid, et elle n'est pas jugée comme tel par l'épreuve du temps et de sa confrontation avec d'autres cultures comme celle occidentale.

Le Beau est tout simplement un fait vérifié par l'expérience de milliers de générations d'humains sur l'ensemble de la Terre. Le tableau de Léonard de Vinci, la Joconde (Mona Lisa) et le succès qu'il rencontre auprès des populations extrême orientales est une preuve de cette universalité du Beau.

Il existe "un sens du Beau, commun à toute l'humanité" qui est indépendant des modes, des religions et des idéologies et même des cultures. Même s'il ne faut pas négliger certaines spécificités ou variabilités tenant à telle culture ou à telle époque. Le constat global reste celui d'un partage du sentiment du beau à l'échelle universelle.

Le beau s'identifie par une intense satisfaction, un sentiment de bonheur, de joie, d'ordre sensuel ou intellectuel qui envahit la personne, c'est son point de départ subjectif . Ce point de départ subjectif qui s'objective par le partage de ce sentiment avec une foule d'autres personnes, de cultures et d'époques différentes, pour parvenir à l'émergence d'une quasi unanimité et d'une quasi universalité.

Le beau est certes un vécu subjectif en ce qu'il est ressenti individuellement, mais il s'objective par l'opinion convergente, formulée au cours du temps, par les peuples et les élites. C'est ce jugement commun des peuples et des élites, cette expérience partagée, qui objective et prouve le Beau.

Ce qui est subjectif ce sont les préférences des individus. Ce qui est subjectif c'est quand une personne préfère les fresques romanes ou l'art du gothique international à la peinture de la Renaissance Italienne.

Quand une personne préfère l'art du paysage ou la peinture de moeurs à la peinture religieuse.

Si on avait dit à Fra Angelico, à Raphaël ou à Rubens que le Beau n'existe pas et est affaire purement subjective, ils auraient haussé les épaules.

Non seulement le sentiment du Beau est un fait d'expérience, un bien commun à l'humanité, qui traverse les temps et les cultures, mais le Beau peut être ressenti alors que les idéologies qui ont inspiré les oeuvres d'art à une époque donnée, dans une région de la Terre, sont mortes en tant que croyances actives.

Il n'est pas nécessaire de croire dans les Esprits, les Dieux Egyptiens, Grecs, Hindous ou dans les Bouddhas pour apprécier la beauté de l'art des cavernes, de l'Egypte antique, de la Grèce, de l'Inde, ou de l'Asie du Sud Est.

De même, les représentations de Dieu et du monde qui sont celles des églises chrétiennes, qui ont été vivantes et profondément significatives pour les populations européennes pendant plus d'un millénaire, peuvent ne plus avoir de sens pour une très large majorité des populations de l'Europe de l'Ouest et du Nord au 21è siècle. Il reste cependant que ces populations, comme d'autres peuples dans d'autres cultures, peuvent reconnaître le Beau dans des oeuvres d'art dont les symboles ne sont plus idéologiquement significatifs pour elles, voire même leur paraissent absurdes. Les croyances changent mais le sentiment du Beau dure.

Le Beau est donc un fait constaté au travers de toute l'histoire des civilisations.

Le Beau est certes une idée, mais pendant des siècles ce n'était pas une idéologie. Et encore moins son contraire le Laid. Les multiples idéologies, le plus souvent religieuses, qui ont habité durant des millénaires l'esprit des hommes ont utilisé l'idée du beau pour soutenir leurs croyances les plus diverses et même opposées.

A partir de la seconde moitié du 20è siècle les élites idéologiques et politiques de l'Occident, athées, ont décidé d' imposer la croyance que le Beau n'existait pas, et de faire croire que le Laid est une valeur recommandable. L'art contemporain officiel en est la démonstration.

L'affirmation que le Beau n'existe pas, est purement subjectif, est une idée fausse, conçue et répandue au cours de la seconde moitié du 20è siècle pour des motifs idéologiques et économiques.

Les motifs idéologiques sont, notamment, que ce relativisme permet de justifier l'Art Laid officiel et que l'art laid est un critère de distinction entre les Eclairés et ceux qui ne le sont pas. L'homme peut en effet inventer des idéologies, des croyances, qui nient le Beau et le Bien. Cette capacité d'invention de croyances les plus diverses et contraires fait la différence entre l'homme et les animaux.

C'est une évolution mais ce n'est pas nécessairement un progrès. Ce peut être, c'est toujours, inévitablement, sous certains aspects, aussi une régression. La capacité d'inventer le Beau rencontre son contraire, celle d'inventer le Laid. Et même, comme dans l'art contemporain officiel, d'en faire une règle, une doctrine. La capacité au Bien est inséparable de celle de faire le Mal. Et la formulation de vérités ouvre toute grande la porte aux mensonges.

Outre les motifs idéologiques, cette affirmation permet aussi de fabriquer et de vendre du Laid, ce qui est une excellente affaire.

 

THE BEAUTIFUL IS A SHARED EXPERIENCE

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

 

Contrary to an accepted idea, all new, considered as obvious in our time, the Beautiful is not subjective. No, the beautiful is not only a matter of personal taste, a total arbitrary, absolutely egocentric. The beautiful is not autistic, it is a sharing, although some of its forms may be more accessible to some people than others, to some cultures and not to others.

The proof that the Beau exists is that it is recognized and unanimously accepted by the public opinion, and that of the specialists, for millions of works whose creation dates range from - 3000 to the present day. The Beautiful is recognized, lived as an experience generally shared, not only in art, but in all the spectacle of Nature

The abstract definitions must be left aside. The Philosophers have never succeeded in giving a satisfactory and incontestable definition of the Beautiful. Let us leave Plato his idea of a beautiful transcendent impossible to reach. Let's stay at a more trivial level, that of remarkable, concrete beauty : there is absolutely no serious discussion about the existence of Beau, a common sensation, a poetic emotion, shared by millions of men, from Egyptian Art to Modern Art, since China to Europe and America. The Beautiful does not define itself, it is felt individually and collectively. Individually felt the beautiful is only subjective, it only matters for a person, collectively felt, shared by the elites and the people, together, he is objectively. The Beautiful becomes a reality at the scale of a community more or less wide and even to the whole earth. The Beautiful is simply a fact verified by the experience of thousands of generations of humans on the whole Earth.

One can even argue that of the three fundamental ideas, Beautiful, Well, Truth, the Beautiful is the first of which we can spot the appearance with certainty in the history of men: Because the Beautiful leaves traces that we see. When does the idea of the Well appear? When does the idea of Truth appear?

The beautifful is not defined, it is felt and it evolves with time. No doubt the mistake of Academism has been to want to define the rules of the Beautiful, in abstracto, and the impressionists were very quickly right against him .

But there is absolutely no serious discussion about the existence of Beauty, a common sensation, a poetic émotion, shared by millions of people, since the Paleolithic art, the Egyptian Art to Modern Art, from China to Europe and America.

The Beautiful can take different forms according to cultures or civilizations. It is recognized as beautiful inside its cultural domain, but also often outside.

The painting of the Chinese scholars is very particular, it is possible individually not to appreciate it, but it would be wrong to speak about it an Art of the ugly, and it is not judged as such by the the test of time and its confrontation with other cultures like the Western one. The Beautiful is simply a fact verified by the experience of thousands of generations of humans all over the Earth. The painting of Leonardo da Vinci, the Mona Lisa (Mona Lisa) and the success met among the populations of the Far East testify to this universality of the Beautiful.

There is "a sense of beauty, common to all mankind" which is independent of modes, religions and ideologies and even cultures. Even though certain specificities or variability should not be neglected in relation to such a culture or at that time. The overall observation remains that of a sharing of the feeling of beauty on a universal scale.

The beauty is identified by an intense satisfaction, a feeling of happiness, of joy, of sensual or intellectual order that invades the person, it is his subjective starting point. This subjective starting point becomes objective by sharing this sentiment with a multitude of other people, cultures and different eras, in order to achieve the emergence of almost unanimity and almost universality.

The beauty is certainly a subjective experience in that it is felt individually, but it is objective by the convergent opinion, formulated in the course of time, by the peoples and the elites. It is this common judgement of peoples and elites, this shared experience, which objective and proves the beautiful.

 

What is subjective what are the preferences of individuals. What is subjective is when a person prefers Romanesque frescoes or the art of international Gothic painting of the Italian Renaissance. When a person prefers the art of the landscape or the painting of morals to religious painting.

If someone had told to Fra Angelico, Raphaël or Rubens that beauty does not exist and is purely subjective matter, they would have shrugged.

The Beautiful is certainly a subjective, individually felt, but it is objectified by the synthesis of the multiple opinions of peoples and their elites.

Not only is the feeling of the Beautiful a fact of experience, a common heritage of humanity, which passes through times and cultures, but the Beautiful can be felt while the ideologies that inspired the works of art at a certain time, in a region of the Earth, have died as active beliefs.

There is no need to believe in spirits, in the Gods of the Egyptians, Greeks, Hindus or in the Buddhas for to appreciate the beauty of the cave art, or of the ancient Egypt, the Greece, of the India, or of South East Asia. Similarly, the representations of God and of the world, which are those of the Christian churches, which have been alive and profoundly meaningful to European populations for more than a millennium, may no longer make sense for a very large majority of the Western and Northern of the Europe in the 21st century. However, these populations, like other peoples in other cultures, can recognize the Beautiful in works of art whose the symbols are no longer ideologically significant for them, or even appear absurd to them. The beliefs change but the feeling of the Beautiful lasts.

The beautiful is therefore a fact of experience found throughout the history of civilizations.

The beautiful is certainly an idea, but for centuries it was not an ideology. And even less its opposite the Ugly. The multiple ideologies, most often religious, that have inhabited men's minds for thousands of years have used the idea of the beautiful to support their beliefs the most diverse and even opposite.

The assertion that Beauty does not exist, is purely subjective, is a false idea, conceived and spread in the second half of the 20th century for ideological and economic reasons. Man can indeed invent ideologies, beliefs, who deny the Beautiful and the Good. This capacity for invention of the most diverse and contrary beliefs makes the difference between man and animals.

It is an evolution but it is not necessarily a progress. It may be, it is always, inevitably, in some aspects, also a regression. The ability to invent the beautiful meets its opposite, that of inventing the Ugly. And even, as in official contemporary art, to make it a rule, a doctrine. The capacity for good is inseparable from that of doing evil. And the formulation of truths opens the door wide to lies.

The ideological motives are that this relativism makes it possible to justify the ugly art, the academic art , and that the ugly Art is a criterion of distinction between the Enlightened and those who are not.

In addition to the ideological motives, this statement also makes it possible to manufacture and sell the Laid, which is an excellent deal.

   

Jean Dubuffet. 1901-1985. Paris

Société d'outillage. 1964

Aix en Provence. Musée Granet.

  

*****"L'ASSASSINAT DE LA PEINTURE"

 

Joan Miro avait proclamé son intention "d'assassiner la peinture". A la fin de sa vie quelques tableaux, comme "toile brûlée" ou "Sobreteixim" montrent qu'il y est presque arrivé. Mais pas réellement, car l'oeuvre de toute sa vie témoigne en sens contraire : Miro n'est pas parvenu à s'installer dans l'Absurde et le Laid, systématiques, les deux inventions de la peinture contemporaine.

Globalement l'oeuvre de Miro reste marquée par les objectifs de la période appelée de "l'Art Moderne" : Une recherche obstinée du Nouveau, de l'original, mais sans abandon de l'idée que le Beau, la création d'émotions positives à destination d'un public le plus large possible, reste la finalité de l'art.

L'oeuvre de Miro montre l'intention manifeste de créer un art beau, aimable, souriant, humoristique, partagé sinon par le plus grand nombre, tout à moins par un public encore très large.

C'est seulement avec l'Art Contemporain que le Non Sens, conséquence nécessaire de l'art abstrait, se transforme en Absurde, et que le Laid est devenu le but du peintre, à la place du Beau. A quelques exceptions près, comme Georges Mathieu.

Les artistes ne sont responsables qu'en seconde ligne de cette évolution. L'Art de tous les temps est idéologique, il est commandé par des choix politiques et doctrinaux qui sont le fait des élites d'une société. Les artistes, même les plus grands, font ce que leur demande "l'intelligentsia" de leur époque. Les artistes créent pour être reconnus comme tels, et si la réussite passe par le Laid et l'Absurde, bien sûr, ils agissent en conséquence.

Par contre il est intéressant de se demander pourquoi les élites occidentales imposent cet Art du Laid et de l'Absurde.

Les réponses sont multiples, citons seulement deux d'entre elles :

1° Parce que l'Absurde et le Laid permettent aux élites contemporaines de se distinguer de leurs prédécesseurs et de la masse des peuples. Le laid c'était une idée nouvelle et pour une élite idéologique totalement obsédée par le Progrès et la Nouveauté, c'était une bonne idée. D'autre part à une époque où la doctrine politique officielle, exotérique (mais pas la doctrine ésotérique) enseigne que la légitimité politique est dans le peuple, il est d'autant plus urgent de se distinguer de la masse. Et si le Laid et l'Absurde permettent d'afficher sa différence, ils sont bienvenus : L'élite se distinguera en se conformant au Laid et à l'Absurde: un nouvel Académisme, original, jamais vu, est né. Elle en est fière et regarde les peuples du haut de cette originalité fabriquée. Ces peuples dépassés par la modernité, qui en sont restés à l'art beau, ou pire à l'art figuratif, alors qu'eux mêmes pratiquent "la peinture conceptuelle".

 

Et le "Salon des Refusés" est ailleurs : dans la publicité, l'art privé commercial, les peintures murales et les tags.

2° Parce que les Elites ont réussi à obtenir que l'Absurde et le Laid les enrichissent. Car la distinction n'est rien sans la richesse. L'art de tous les temps a été un marché, et il est manifeste que l'Argent a pris une importance tout à fait considérable dans la société contemporaine. Cette évolution, très déterminante dans la culture européenne, est une conséquence de la Réforme protestante et d'une revalorisation de la morale du Premier Testament ( on ne dit plus l'Ancien Testament !) c'est à dire de la Bible Judaïque. La richesse n'est plus suspecte, comme la doctrine catholique ou orthodoxe l' a enseigné pendant plus de 1500 ans, la richesse est au contraire le signe de la Grâce de Dieu, ou de la Faveur du Ciel et de la Raison. Quel soulagement !

Et c'est ainsi qu'un collectionneur d'art contemporain, l'élite, peut proclamer fièrement : "moins je comprends une peinture, plus je l'achète".

  

"THE ASSASSINATION OF PAINTING"

 

Joan Miro had proclaimed his intention to "assassinate the painting". At the end of his life some paintings, like "burned canvas" or "Sobreteixim" show that it is almost there. But not really, because the work of all his life testifies in the contrary direction: Miro has not succeeded to settle in the systematic Absurd and the Laid, the two inventions of contemporary painting.

Overall Miro's work remains marked by the objectives of the period called the"Modern Art": An obstinate search of the New, of the original, but without abandoning the idea that the Beautiful, the creation of positive emotions for the widest possible audience, remains the purpose of Art.

Miro's work shows the obvious intention of creating a beautiful, kind, smiling, humorous art, shared by, if not by the greatest number, unless by a very wide audience.

It is only with the Contemporary Art that the Non-Sens, a necessary consequence of the abstract art, is transformed into Absurd, and that the Laid has become the painter's goal, in place of the Beautiful. With a few exceptions, like Georges Mathieu.

Artists are responsible only in the second line of this evolution. The art of all times is ideological, it is controlled by political and doctrinal choices that are made by the elites of a society. The artists, even the greatest, do what is demanded by the intelligentsia of their time.. Artists create to be recognized as such, and if the success passes through the Laid and the Absurd, of course, they act accordingly.

The answers are many, only two of them:

1. Because the Absurd and the ugly allow contemporary elites to distinguish themselves from their predecessors and the mass of peoples. The ugly was a new idea and for an ideological elite totally obsessed with Progress and Novelty, it was a good idea. On the other hand, at a time when the official, exoteric (but not esoteric) political doctrine teaches that political legitimacy is in the people, it is all the more urgent to distinguish oneself from the masses. And if the ugly and the absurd allow to display its difference, they are welcome: The elite will be distinguished by conforming to the Laid and the Absurd: a new Academism, original, never seen, was born. She is proud of it and looks at the peoples from the top of this fabricated originality. These peoples overwhelmed by modernity, who have remained in fine art, or worse at figurative art, while they themselves practice "conceptual painting".

And the "Salon des Refusés" is elsewhere: in advertising, private commercial art, murals and tags.

 

2. Because the Elites have succeeded in obtaining that the Absurd and the Laid enrich them. Because the distinction is nothing without the wealth. The art of all times has been a market, and it is clear that the money has assumed a considerable importance in the contemporary society. This evolution, which is very decisive in European culture, is a consequence of the Protestant Reformation and of a revaluation of the morality of the First Testament (no longer called the Old Testament!) That is to say of the Judaic Bible. The Wealth is no longer suspect, as the Catholic or Orthodox doctrine has taught it for more than 1500 years. The Wealth is, on the contrary, a sign of the grace of God, or the favor of the heaven and of the Reason. What a relief ! And this is how a collector of contemporary art, the elite, can proclaim proudly: "The less I understand a painting, the more I buy it."

   

Jean Jacques Henner. 1828-1905. Paris

Paysage d'Italie. Pins Parasols.

Italian landscape. Parasols pines. vers 1860

Paris Petit Palais (Musée des Beaux Arts de la Ville de Paris)

  

Un Artiste indépendant qui a mis en œuvre des techniques très modernistes mais a su ne pas entrer en conflit avec l'Académie, notamment par ses thèmes et ses coloris plutôt sombres

 

An independent artist who has implemented very modern techniques but knew how not to clash with the Academy, especially by its themes and its rather dark colors

 

1815/30-1940 UNE PERIODE PLURIELLE

DE LA PEINTURE EUROPENNE 1

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815/30 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING 1

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought

  

Old Palace, was the royal residence of the Obrenović dynasty. Today it houses the City Assembly of Belgrade.

The palace itself was built between 1882 and 1884, according to the design of Aleksandar Bugarski, in the style of academism of the 19th century,

Quai des Carmes 92, SERAING (Jemeppe)

 

Pumping station

The coal basin of Liège (BE) have been, and still are, affected by ground subsidence or collapses related to the extraction of coal. This subsidence lowers the ground level under the river. This poses important problems, among others obliging the local authorities to install special pumping station systems to collect the sewage and eject it in the river several meters higher.

The first works are firmly in the modern movement, a reaction against academism and the decorative arts. The facades are made of concrete, without masonry equipment. Details such as pediments, bay frames, pilasters or fences are neat and preserve the architecture of excessive functionalism.

The characteristic tower of these buildings is involved in the priming technique of vacuum pumps.

 

A Seraing, les affaissements miniers sont très importants à certains endroits, par conséquent l'écoulement gravitaire des eaux en Meuse n'est plus possible. Le relevage de ces eaux est donc nécessaire en permanence. En conséquence des stations de pompage sont construites près de la rive du fleuve, aux endroits où l'affaissement est le plus important.

Les premiers ouvrages s'inscrivent résolument dans le mouvement moderne, réaction à l'encontre de l'académisme et des arts décoratifs. Les façades sont en béton, sans appareillage de maçonnerie. Les détails tels que frontons, encadrements de baies, pilastres ou clôtures sont soignés et préservent l'architecture d'un fonctionnalisme excessif.

La tour caractéristique de ces bâtiments participe à la technique d'amorçage des pompes par vide d'air.

 

Station de Pompage - Seraing no. 2

 

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photographie argentique film analog photography

compact Leica Minilux / Fuji Sensia 100

B07-213

via WordPress ift.tt/2OwYqYL

 

Ask any gardener: If you’re attractive for burning gratification, attending elsewhere. Unless, that is, you’re a applicant of Harrison Green—the New York mural abutting that specializes in abundant burghal terraces, allées, and rooftops for the brand of Marc Jacobs, The Row, and alike MoMA. “You can actualize an alfresco allowance in a day,” says Jacqueline Harrison, who founded the aggregation with her husband, Damien, in 2013.

 

As a design/build firm, Harrison Green prides itself on adorning burghal plots from birth to accession and again some, with approved aliment as allotment of the package. For Manhattan’s Baccarat Hotel, the aggregation installed abundant spheres of boxwood in Versailles planters and a three-story ivy treillage to arm-twist the academism of 18th-century France; for Jacobs, they marshaled ferns, hosta, ivy, viburnum, and a blue-blooded 15-foot barrier of European hornbeam to reimagine the garden of his Greenwich Village townhouse as an baronial oasis.

 

Jacobs was their aboriginal client. The Harrisons, not yet married, met him back they were active at the aforementioned New York Burghal firm, area Jacqueline and Damien had anniversary landed a few years out of school. (She advised mural architectonics at Penn State, he at his built-in Australia’s University of New South Wales.) In abatement 2012, anon afterwards that abutting had tucked its final fronds into Jacobs’s landscape, Hurricane Sandy angry it into a wading pond. Back he revisited it the afterward spring, he broke the Harrisons, who had affiliated and launched their own business. It was accidental timing for all.

 

One of the couple’s motivations for activity solo, Damien says, was to abutting the advice gap amid landscapers and their clients. Observing the way autogenous designers worked, they wondered why their own relationships couldn’t be that “intimate and thoughtful.” Offering design/build casework allows them to breed assurance and advance ascendancy over the result. Autogenous designers are now amid their better fans. “They are berserk accomplished but additionally affably accessible to account from the not-so-green-thumbed,” says Monique Gibson, whose East Village courtyard is now a blooming addendum of her active room.

 

Behind such feats approach acumen different to burghal gardens, from artful clay weights for rooftop beds to snagging crane permits to elevate a Sub-Zero-size boxwood into position. Jacqueline oversees accession and maintenance, while Damien runs the architecture studio. He counts classical Italian gardens—structured, functional, predominantly green—as influences, forth with Australia’s burghal garden culture.

 

Until adequately recently, the Harrisons accept catered to audience like themselves: high-achieving New Yorkers. That’s starting to change, but the brace assert they’ll never about-face their backs on their Gotham friends—like Neville, Jacobs’s balderdash terrier. “Neville is a admiring guy,” says Jacqueline. “He’s aloof a abundant basset client.” harrisongreen.com

 

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Gabriele Münter 1877-1962 Munich

View from the window in Sèvres 1906

Musée d'Art Moderne de Louisiana

Exposition temporaire

Copenhague

 

LE BEAU EST UNE EXPÉRIENCE PARTAGÉE

 

"Le monde discerne la beauté, et, par là le laid se révèle. Le monde reconnaît le bien et, par là le mal se révèle."

Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu

LAO TSEU (Laozi)

 

"The world discerns beauty, and hence the ugly is revealed. The world recognizes good and hence evil is revealed."

Dao De Jing, the Book of the Way and Virtue

LAO TSEU (Laozi)

  

"Tout l’art florentin depuis Giotto et tout au long du Quattrocento, possède cette stupéfiante qualité de vérité absolue, reconnue. L’effet immédiat d’un grand Giotto ou d’un Masaccio est de laisser le spectateur sans voix. Cela s’appelait autrefois la Beauté."

MARIE MAC CARTHY "Les Pierres de Florence" 1956.

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

  

Contrairement à une idée reçue, toute nouvelle, considérée comme une évidence à notre époque, le Beau n'est pas subjectif. Non, le Beau n'est pas seulement une question de goût personnel, un arbitraire total, absolument égocentrique. Le beau n'est pas autiste, il est un partage, même si certaines de ses formes peuvent être plus accessibles à certaines personnes qu'à d'autres, à certaines cultures et pas à d'autres.

La preuve que le Beau existe est qu'il est reconnu et admis de manière unanime par les opinions publiques, et celle des spécialistes, pour des millions d' oeuvres dont les dates de création vont de - 3000 à nos jours. Le Beau est d'ailleurs reconnu, vécu comme une expérience généralement partagée, non seulement dans l'art mais dans tout le spectacle de la Nature.

Il faut laisser de côté les définitions abstraites. Les Philosophes n'ont jamais réussi à donner une définition satisfaisante et incontestable du Beau. Laissons à Platon son Idée d'un Beau transcendant impossible à atteindre. Restons à un niveau plus trivial, celui de la beauté remarquable, concrète : il n'y a absolument aucune discussion sérieuse quant à l'existence du Beau, d'une sensation commune, une émotion poétique, partagée par des millions d'hommes, depuis L'Art Paléolithique, l'Art Egyptien jusqu'à l'Art Moderne, depuis la Chine jusqu'à l'Europe et l'Amérique.

Le Beau ne se définit pas, il se ressent individuellement et collectivement. Individuellement ressenti le beau est seulement subjectif, il n'a d'importance que pour une personne, collectivement ressenti, partagé par les élites et les populations, ensemble, il s'objective. Il devient une réalité à l'échelle d'une collectivité plus ou moins large, et même jusqu'à la Terre entière. Le Beau est tout simplement un fait vérifié par l'expérience de milliers de générations d'humains sur l'ensemble de la Terre.

On peut même soutenir que des trois idées fondamentales Beau, Bien, Vrai, le Beau est la première dont nous pouvons repérer l'apparition avec certitude dans l'histoire des hommes: Parce qu'il laisse des traces que nous constatons. Quand apparait l'idée de Bien? Quand apparaît l'idée de Vrai ?

Le Beau ne se définit pas, il se ressent et il évolue en fonction du temps. Sans doute l'erreur de l'Académisme a-t-elle été de vouloir définir les règles du Beau, in abstracto, et les impressionnistes ont eu très vite raison contre lui.

Le Beau peut prendre des formes différentes selon les cultures ou les civilisations. Il est reconnu comme Beau à l'intérieur de son domaine culturel, mais aussi souvent à l'extérieur.

La peinture des lettrés chinois est très particulière, il est possible à titre individuel de ne pas l'apprécier, mais il serait faux de parler à son propos d'un Art du laid, et elle n'est pas jugée comme tel par l'épreuve du temps et de sa confrontation avec d'autres cultures comme celle occidentale.

Le Beau est tout simplement un fait vérifié par l'expérience de milliers de générations d'humains sur l'ensemble de la Terre. Le tableau de Léonard de Vinci, la Joconde (Mona Lisa) et le succès qu'il rencontre auprès des populations extrême orientales est une preuve de cette universalité du Beau.

Il existe "un sens du Beau, commun à toute l'humanité" qui est indépendant des modes, des religions et des idéologies et même des cultures. Même s'il ne faut pas négliger certaines spécificités ou variabilités tenant à telle culture ou à telle époque. Le constat global reste celui d'un partage du sentiment du beau à l'échelle universelle.

Le beau s'identifie par une intense satisfaction, un sentiment de bonheur, de joie, d'ordre sensuel ou intellectuel qui envahit la personne, c'est son point de départ subjectif . Ce point de départ subjectif qui s'objective par le partage de ce sentiment avec une foule d'autres personnes, de cultures et d'époques différentes, pour parvenir à l'émergence d'une quasi unanimité et d'une quasi universalité.

Le beau est certes un vécu subjectif en ce qu'il est ressenti individuellement, mais il s'objective par l'opinion convergente, formulée au cours du temps, par les peuples et les élites. C'est ce jugement commun des peuples et des élites, cette expérience partagée, qui objective et prouve le Beau.

Ce qui est subjectif ce sont les préférences des individus. Ce qui est subjectif c'est quand une personne préfère les fresques romanes ou l'art du gothique international à la peinture de la Renaissance Italienne.

Quand une personne préfère l'art du paysage ou la peinture de moeurs à la peinture religieuse.

Si on avait dit à Fra Angelico, à Raphaël ou à Rubens que le Beau n'existe pas et est affaire purement subjective, ils auraient haussé les épaules.

Non seulement le sentiment du Beau est un fait d'expérience, un bien commun à l'humanité, qui traverse les temps et les cultures, mais le Beau peut être ressenti alors que les idéologies qui ont inspiré les oeuvres d'art à une époque donnée, dans une région de la Terre, sont mortes en tant que croyances actives.

Il n'est pas nécessaire de croire dans les Esprits, les Dieux Egyptiens, Grecs, Hindous ou dans les Bouddhas pour apprécier la beauté de l'art des cavernes, de l'Egypte antique, de la Grèce, de l'Inde, ou de l'Asie du Sud Est.

De même, les représentations de Dieu et du monde qui sont celles des églises chrétiennes, qui ont été vivantes et profondément significatives pour les populations européennes pendant plus d'un millénaire, peuvent ne plus avoir de sens pour une très large majorité des populations de l'Europe de l'Ouest et du Nord au 21è siècle. Il reste cependant que ces populations, comme d'autres peuples dans d'autres cultures, peuvent reconnaître le Beau dans des oeuvres d'art dont les symboles ne sont plus idéologiquement significatifs pour elles, voire même leur paraissent absurdes. Les croyances changent mais le sentiment du Beau dure.

Le Beau est donc un fait constaté au travers de toute l'histoire des civilisations.

Le Beau est certes une idée, mais pendant des siècles ce n'était pas une idéologie. Et encore moins son contraire le Laid. Les multiples idéologies, le plus souvent religieuses, qui ont habité durant des millénaires l'esprit des hommes ont utilisé l'idée du beau pour soutenir leurs croyances les plus diverses et même opposées.

A partir de la seconde moitié du 20è siècle les élites idéologiques et politiques de l'Occident, athées, ont décidé d' imposer la croyance que le Beau n'existait pas, et de faire croire que le Laid est une valeur recommandable. L'art contemporain officiel en est la démonstration.

L'affirmation que le Beau n'existe pas, est purement subjectif, est une idée fausse, conçue et répandue au cours de la seconde moitié du 20è siècle pour des motifs idéologiques et économiques.

Les motifs idéologiques sont, notamment, que ce relativisme permet de justifier l'Art Laid officiel et que l'art laid est un critère de distinction entre les Eclairés et ceux qui ne le sont pas. L'homme peut en effet inventer des idéologies, des croyances, qui nient le Beau et le Bien. Cette capacité d'invention de croyances les plus diverses et contraires fait la différence entre l'homme et les animaux.

C'est une évolution mais ce n'est pas nécessairement un progrès. Ce peut être, c'est toujours, inévitablement, sous certains aspects, aussi une régression. La capacité d'inventer le Beau rencontre son contraire, celle d'inventer le Laid. Et même, comme dans l'art contemporain officiel, d'en faire une règle, une doctrine. La capacité au Bien est inséparable de celle de faire le Mal. Et la formulation de vérités ouvre toute grande la porte aux mensonges.

Outre les motifs idéologiques, cette affirmation permet aussi de fabriquer et de vendre du Laid, ce qui est une excellente affaire.

 

THE BEAUTIFUL IS A SHARED EXPERIENCE

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

 

Contrary to an accepted idea, all new, considered as obvious in our time, the Beautiful is not subjective. No, the beautiful is not only a matter of personal taste, a total arbitrary, absolutely egocentric. The beautiful is not autistic, it is a sharing, although some of its forms may be more accessible to some people than others, to some cultures and not to others.

The proof that the Beau exists is that it is recognized and unanimously accepted by the public opinion, and that of the specialists, for millions of works whose creation dates range from - 3000 to the present day. The Beautiful is recognized, lived as an experience generally shared, not only in art, but in all the spectacle of Nature

The abstract definitions must be left aside. The Philosophers have never succeeded in giving a satisfactory and incontestable definition of the Beautiful. Let us leave Plato his idea of a beautiful transcendent impossible to reach. Let's stay at a more trivial level, that of remarkable, concrete beauty : there is absolutely no serious discussion about the existence of Beau, a common sensation, a poetic emotion, shared by millions of men, from Egyptian Art to Modern Art, since China to Europe and America. The Beautiful does not define itself, it is felt individually and collectively. Individually felt the beautiful is only subjective, it only matters for a person, collectively felt, shared by the elites and the people, together, he is objectively. The Beautiful becomes a reality at the scale of a community more or less wide and even to the whole earth. The Beautiful is simply a fact verified by the experience of thousands of generations of humans on the whole Earth.

One can even argue that of the three fundamental ideas, Beautiful, Well, Truth, the Beautiful is the first of which we can spot the appearance with certainty in the history of men: Because the Beautiful leaves traces that we see. When does the idea of the Well appear? When does the idea of Truth appear?

The beautifful is not defined, it is felt and it evolves with time. No doubt the mistake of Academism has been to want to define the rules of the Beautiful, in abstracto, and the impressionists were very quickly right against him .

But there is absolutely no serious discussion about the existence of Beauty, a common sensation, a poetic émotion, shared by millions of people, since the Paleolithic art, the Egyptian Art to Modern Art, from China to Europe and America.

The Beautiful can take different forms according to cultures or civilizations. It is recognized as beautiful inside its cultural domain, but also often outside.

The painting of the Chinese scholars is very particular, it is possible individually not to appreciate it, but it would be wrong to speak about it an Art of the ugly, and it is not judged as such by the the test of time and its confrontation with other cultures like the Western one. The Beautiful is simply a fact verified by the experience of thousands of generations of humans all over the Earth. The painting of Leonardo da Vinci, the Mona Lisa (Mona Lisa) and the success met among the populations of the Far East testify to this universality of the Beautiful.

There is "a sense of beauty, common to all mankind" which is independent of modes, religions and ideologies and even cultures. Even though certain specificities or variability should not be neglected in relation to such a culture or at that time. The overall observation remains that of a sharing of the feeling of beauty on a universal scale.

The beauty is identified by an intense satisfaction, a feeling of happiness, of joy, of sensual or intellectual order that invades the person, it is his subjective starting point. This subjective starting point becomes objective by sharing this sentiment with a multitude of other people, cultures and different eras, in order to achieve the emergence of almost unanimity and almost universality.

The beauty is certainly a subjective experience in that it is felt individually, but it is objective by the convergent opinion, formulated in the course of time, by the peoples and the elites. It is this common judgement of peoples and elites, this shared experience, which objective and proves the beautiful.

 

What is subjective what are the preferences of individuals. What is subjective is when a person prefers Romanesque frescoes or the art of international Gothic painting of the Italian Renaissance. When a person prefers the art of the landscape or the painting of morals to religious painting.

If someone had told to Fra Angelico, Raphaël or Rubens that beauty does not exist and is purely subjective matter, they would have shrugged.

The Beautiful is certainly a subjective, individually felt, but it is objectified by the synthesis of the multiple opinions of peoples and their elites.

Not only is the feeling of the Beautiful a fact of experience, a common heritage of humanity, which passes through times and cultures, but the Beautiful can be felt while the ideologies that inspired the works of art at a certain time, in a region of the Earth, have died as active beliefs.

There is no need to believe in spirits, in the Gods of the Egyptians, Greeks, Hindus or in the Buddhas for to appreciate the beauty of the cave art, or of the ancient Egypt, the Greece, of the India, or of South East Asia. Similarly, the representations of God and of the world, which are those of the Christian churches, which have been alive and profoundly meaningful to European populations for more than a millennium, may no longer make sense for a very large majority of the Western and Northern of the Europe in the 21st century. However, these populations, like other peoples in other cultures, can recognize the Beautiful in works of art whose the symbols are no longer ideologically significant for them, or even appear absurd to them. The beliefs change but the feeling of the Beautiful lasts.

The beautiful is therefore a fact of experience found throughout the history of civilizations.

The beautiful is certainly an idea, but for centuries it was not an ideology. And even less its opposite the Ugly. The multiple ideologies, most often religious, that have inhabited men's minds for thousands of years have used the idea of the beautiful to support their beliefs the most diverse and even opposite.

The assertion that Beauty does not exist, is purely subjective, is a false idea, conceived and spread in the second half of the 20th century for ideological and economic reasons. Man can indeed invent ideologies, beliefs, who deny the Beautiful and the Good. This capacity for invention of the most diverse and contrary beliefs makes the difference between man and animals.

It is an evolution but it is not necessarily a progress. It may be, it is always, inevitably, in some aspects, also a regression. The ability to invent the beautiful meets its opposite, that of inventing the Ugly. And even, as in official contemporary art, to make it a rule, a doctrine. The capacity for good is inseparable from that of doing evil. And the formulation of truths opens the door wide to lies.

The ideological motives are that this relativism makes it possible to justify the ugly art, the academic art , and that the ugly Art is a criterion of distinction between the Enlightened and those who are not.

In addition to the ideological motives, this statement also makes it possible to manufacture and sell the Laid, which is an excellent deal.

  

Carel Willink. 1900-1983. Amsterdam.

Artist with his wife. 1934.

Eindhoven Van Abbemuseum

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Anton Melbye 1818-1875 Copenhague Hambourg... Paris

Seascape Marine. 1856

Copenhague Collection Hirschsprung

 

1815/30-1940 UNE PERIODE PLURIELLE

DE LA PEINTURE EUROPENNE 1

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815/30 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING 1

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

  

Ludolf Backhuysen 1630-1708 Amsterdam

Beginnender Sturm. Début de tempête.

Beginning storm

Schwerin.Staatliches Museum

 

LE BEAU EST UNE EXPÉRIENCE PARTAGÉE

 

"Le monde discerne la beauté, et, par là le laid se révèle. Le monde reconnaît le bien et, par là le mal se révèle."

Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu

LAO TSEU (Laozi)

 

"The world discerns beauty, and hence the ugly is revealed. The world recognizes good and hence evil is revealed."

Dao De Jing, the Book of the Way and Virtue

LAO TSEU (Laozi)

  

"Tout l’art florentin depuis Giotto et tout au long du Quattrocento, possède cette stupéfiante qualité de vérité absolue, reconnue. L’effet immédiat d’un grand Giotto ou d’un Masaccio est de laisser le spectateur sans voix. Cela s’appelait autrefois la Beauté."

MARIE MAC CARTHY "Les Pierres de Florence" 1956.

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

  

Contrairement à une idée reçue, toute nouvelle, considérée comme une évidence à notre époque, le Beau n'est pas subjectif. Non, le Beau n'est pas seulement une question de goût personnel, un arbitraire total, absolument égocentrique. Le beau n'est pas autiste, il est un partage, même si certaines de ses formes peuvent être plus accessibles à certaines personnes qu'à d'autres, à certaines cultures et pas à d'autres.

La preuve que le Beau existe est qu'il est reconnu et admis de manière unanime par les opinions publiques, et celle des spécialistes, pour des millions d' oeuvres dont les dates de création vont de - 3000 à nos jours. Le Beau est d'ailleurs reconnu, vécu comme une expérience généralement partagée, non seulement dans l'art mais dans tout le spectacle de la Nature.

Il faut laisser de côté les définitions abstraites. Les Philosophes n'ont jamais réussi à donner une définition satisfaisante et incontestable du Beau. Laissons à Platon son Idée d'un Beau transcendant impossible à atteindre. Restons à un niveau plus trivial, celui de la beauté remarquable, concrète : il n'y a absolument aucune discussion sérieuse quant à l'existence du Beau, d'une sensation commune, une émotion poétique, partagée par des millions d'hommes, depuis L'Art Paléolithique, l'Art Egyptien jusqu'à l'Art Moderne, depuis la Chine jusqu'à l'Europe et l'Amérique.

Le Beau ne se définit pas, il se ressent individuellement et collectivement. Individuellement ressenti le beau est seulement subjectif, il n'a d'importance que pour une personne, collectivement ressenti, partagé par les élites et les populations, ensemble, il s'objective. Il devient une réalité à l'échelle d'une collectivité plus ou moins large, et même jusqu'à la Terre entière. Le Beau est tout simplement un fait vérifié par l'expérience de milliers de générations d'humains sur l'ensemble de la Terre.

On peut même soutenir que des trois idées fondamentales Beau, Bien, Vrai, le Beau est la première dont nous pouvons repérer l'apparition avec certitude dans l'histoire des hommes: Parce qu'il laisse des traces que nous constatons. Quand apparait l'idée de Bien? Quand apparaît l'idée de Vrai ?

Le Beau ne se définit pas, il se ressent et il évolue en fonction du temps. Sans doute l'erreur de l'Académisme a-t-elle été de vouloir définir les règles du Beau, in abstracto, et les impressionnistes ont eu très vite raison contre lui.

Le Beau peut prendre des formes différentes selon les cultures ou les civilisations. Il est reconnu comme Beau à l'intérieur de son domaine culturel, mais aussi souvent à l'extérieur.

La peinture des lettrés chinois est très particulière, il est possible à titre individuel de ne pas l'apprécier, mais il serait faux de parler à son propos d'un Art du laid, et elle n'est pas jugée comme tel par l'épreuve du temps et de sa confrontation avec d'autres cultures comme celle occidentale.

Le Beau est tout simplement un fait vérifié par l'expérience de milliers de générations d'humains sur l'ensemble de la Terre. Le tableau de Léonard de Vinci, la Joconde (Mona Lisa) et le succès qu'il rencontre auprès des populations extrême orientales est une preuve de cette universalité du Beau.

Il existe "un sens du Beau, commun à toute l'humanité" qui est indépendant des modes, des religions et des idéologies et même des cultures. Même s'il ne faut pas négliger certaines spécificités ou variabilités tenant à telle culture ou à telle époque. Le constat global reste celui d'un partage du sentiment du beau à l'échelle universelle.

Le beau s'identifie par une intense satisfaction, un sentiment de bonheur, de joie, d'ordre sensuel ou intellectuel qui envahit la personne, c'est son point de départ subjectif . Ce point de départ subjectif qui s'objective par le partage de ce sentiment avec une foule d'autres personnes, de cultures et d'époques différentes, pour parvenir à l'émergence d'une quasi unanimité et d'une quasi universalité.

Le beau est certes un vécu subjectif en ce qu'il est ressenti individuellement, mais il s'objective par l'opinion convergente, formulée au cours du temps, par les peuples et les élites. C'est ce jugement commun des peuples et des élites, cette expérience partagée, qui objective et prouve le Beau.

Ce qui est subjectif ce sont les préférences des individus. Ce qui est subjectif c'est quand une personne préfère les fresques romanes ou l'art du gothique international à la peinture de la Renaissance Italienne.

Quand une personne préfère l'art du paysage ou la peinture de moeurs à la peinture religieuse.

Si on avait dit à Fra Angelico, à Raphaël ou à Rubens que le Beau n'existe pas et est affaire purement subjective, ils auraient haussé les épaules.

Non seulement le sentiment du Beau est un fait d'expérience, un bien commun à l'humanité, qui traverse les temps et les cultures, mais le Beau peut être ressenti alors que les idéologies qui ont inspiré les oeuvres d'art à une époque donnée, dans une région de la Terre, sont mortes en tant que croyances actives.

Il n'est pas nécessaire de croire dans les Esprits, les Dieux Egyptiens, Grecs, Hindous ou dans les Bouddhas pour apprécier la beauté de l'art des cavernes, de l'Egypte antique, de la Grèce, de l'Inde, ou de l'Asie du Sud Est.

De même, les représentations de Dieu et du monde qui sont celles des églises chrétiennes, qui ont été vivantes et profondément significatives pour les populations européennes pendant plus d'un millénaire, peuvent ne plus avoir de sens pour une très large majorité des populations de l'Europe de l'Ouest et du Nord au 21è siècle. Il reste cependant que ces populations, comme d'autres peuples dans d'autres cultures, peuvent reconnaître le Beau dans des oeuvres d'art dont les symboles ne sont plus idéologiquement significatifs pour elles, voire même leur paraissent absurdes. Les croyances changent mais le sentiment du Beau dure.

Le Beau est donc un fait constaté au travers de toute l'histoire des civilisations.

Le Beau est certes une idée, mais pendant des siècles ce n'était pas une idéologie. Et encore moins son contraire le Laid. Les multiples idéologies, le plus souvent religieuses, qui ont habité durant des millénaires l'esprit des hommes ont utilisé l'idée du beau pour soutenir leurs croyances les plus diverses et même opposées.

A partir de la seconde moitié du 20è siècle les élites idéologiques et politiques de l'Occident, athées, ont décidé d' imposer la croyance que le Beau n'existait pas, et de faire croire que le Laid est une valeur recommandable. L'art contemporain officiel en est la démonstration.

L'affirmation que le Beau n'existe pas, est purement subjectif, est une idée fausse, conçue et répandue au cours de la seconde moitié du 20è siècle pour des motifs idéologiques et économiques.

Les motifs idéologiques sont, notamment, que ce relativisme permet de justifier l'Art Laid officiel et que l'art laid est un critère de distinction entre les Eclairés et ceux qui ne le sont pas. L'homme peut en effet inventer des idéologies, des croyances, qui nient le Beau et le Bien. Cette capacité d'invention de croyances les plus diverses et contraires fait la différence entre l'homme et les animaux.

C'est une évolution mais ce n'est pas nécessairement un progrès. Ce peut être, c'est toujours, inévitablement, sous certains aspects, aussi une régression. La capacité d'inventer le Beau rencontre son contraire, celle d'inventer le Laid. Et même, comme dans l'art contemporain officiel, d'en faire une règle, une doctrine. La capacité au Bien est inséparable de celle de faire le Mal. Et la formulation de vérités ouvre toute grande la porte aux mensonges.

Outre les motifs idéologiques, cette affirmation permet aussi de fabriquer et de vendre du Laid, ce qui est une excellente affaire.

 

THE BEAUTIFUL IS A SHARED EXPERIENCE

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

 

Contrary to an accepted idea, all new, considered as obvious in our time, the Beautiful is not subjective. No, the beautiful is not only a matter of personal taste, a total arbitrary, absolutely egocentric. The beautiful is not autistic, it is a sharing, although some of its forms may be more accessible to some people than others, to some cultures and not to others.

The proof that the Beau exists is that it is recognized and unanimously accepted by the public opinion, and that of the specialists, for millions of works whose creation dates range from - 3000 to the present day. The Beautiful is recognized, lived as an experience generally shared, not only in art, but in all the spectacle of Nature

The abstract definitions must be left aside. The Philosophers have never succeeded in giving a satisfactory and incontestable definition of the Beautiful. Let us leave Plato his idea of a beautiful transcendent impossible to reach. Let's stay at a more trivial level, that of remarkable, concrete beauty : there is absolutely no serious discussion about the existence of Beau, a common sensation, a poetic emotion, shared by millions of men, from Egyptian Art to Modern Art, since China to Europe and America. The Beautiful does not define itself, it is felt individually and collectively. Individually felt the beautiful is only subjective, it only matters for a person, collectively felt, shared by the elites and the people, together, he is objectively. The Beautiful becomes a reality at the scale of a community more or less wide and even to the whole earth. The Beautiful is simply a fact verified by the experience of thousands of generations of humans on the whole Earth.

One can even argue that of the three fundamental ideas, Beautiful, Well, Truth, the Beautiful is the first of which we can spot the appearance with certainty in the history of men: Because the Beautiful leaves traces that we see. When does the idea of the Well appear? When does the idea of Truth appear?

The beautifful is not defined, it is felt and it evolves with time. No doubt the mistake of Academism has been to want to define the rules of the Beautiful, in abstracto, and the impressionists were very quickly right against him .

But there is absolutely no serious discussion about the existence of Beauty, a common sensation, a poetic émotion, shared by millions of people, since the Paleolithic art, the Egyptian Art to Modern Art, from China to Europe and America.

The Beautiful can take different forms according to cultures or civilizations. It is recognized as beautiful inside its cultural domain, but also often outside.

The painting of the Chinese scholars is very particular, it is possible individually not to appreciate it, but it would be wrong to speak about it an Art of the ugly, and it is not judged as such by the the test of time and its confrontation with other cultures like the Western one. The Beautiful is simply a fact verified by the experience of thousands of generations of humans all over the Earth. The painting of Leonardo da Vinci, the Mona Lisa (Mona Lisa) and the success met among the populations of the Far East testify to this universality of the Beautiful.

There is "a sense of beauty, common to all mankind" which is independent of modes, religions and ideologies and even cultures. Even though certain specificities or variability should not be neglected in relation to such a culture or at that time. The overall observation remains that of a sharing of the feeling of beauty on a universal scale.

The beauty is identified by an intense satisfaction, a feeling of happiness, of joy, of sensual or intellectual order that invades the person, it is his subjective starting point. This subjective starting point becomes objective by sharing this sentiment with a multitude of other people, cultures and different eras, in order to achieve the emergence of almost unanimity and almost universality.

The beauty is certainly a subjective experience in that it is felt individually, but it is objective by the convergent opinion, formulated in the course of time, by the peoples and the elites. It is this common judgement of peoples and elites, this shared experience, which objective and proves the beautiful.

 

What is subjective what are the preferences of individuals. What is subjective is when a person prefers Romanesque frescoes or the art of international Gothic painting of the Italian Renaissance. When a person prefers the art of the landscape or the painting of morals to religious painting.

If someone had told to Fra Angelico, Raphaël or Rubens that beauty does not exist and is purely subjective matter, they would have shrugged.

The Beautiful is certainly a subjective, individually felt, but it is objectified by the synthesis of the multiple opinions of peoples and their elites.

Not only is the feeling of the Beautiful a fact of experience, a common heritage of humanity, which passes through times and cultures, but the Beautiful can be felt while the ideologies that inspired the works of art at a certain time, in a region of the Earth, have died as active beliefs.

There is no need to believe in spirits, in the Gods of the Egyptians, Greeks, Hindus or in the Buddhas for to appreciate the beauty of the cave art, or of the ancient Egypt, the Greece, of the India, or of South East Asia. Similarly, the representations of God and of the world, which are those of the Christian churches, which have been alive and profoundly meaningful to European populations for more than a millennium, may no longer make sense for a very large majority of the Western and Northern of the Europe in the 21st century. However, these populations, like other peoples in other cultures, can recognize the Beautiful in works of art whose the symbols are no longer ideologically significant for them, or even appear absurd to them. The beliefs change but the feeling of the Beautiful lasts.

The beautiful is therefore a fact of experience found throughout the history of civilizations.

The beautiful is certainly an idea, but for centuries it was not an ideology. And even less its opposite the Ugly. The multiple ideologies, most often religious, that have inhabited men's minds for thousands of years have used the idea of the beautiful to support their beliefs the most diverse and even opposite.

The assertion that Beauty does not exist, is purely subjective, is a false idea, conceived and spread in the second half of the 20th century for ideological and economic reasons. Man can indeed invent ideologies, beliefs, who deny the Beautiful and the Good. This capacity for invention of the most diverse and contrary beliefs makes the difference between man and animals.

It is an evolution but it is not necessarily a progress. It may be, it is always, inevitably, in some aspects, also a regression. The ability to invent the beautiful meets its opposite, that of inventing the Ugly. And even, as in official contemporary art, to make it a rule, a doctrine. The capacity for good is inseparable from that of doing evil. And the formulation of truths opens the door wide to lies.

The ideological motives are that this relativism makes it possible to justify the ugly art, the academic art , and that the ugly Art is a criterion of distinction between the Enlightened and those who are not.

In addition to the ideological motives, this statement also makes it possible to manufacture and sell the Laid, which is an excellent deal.

   

Jan Davidsz de Heem 1606-1684 Anvers

Früchte Stillleben mit Hering.

Fruits still life with herring.

Nature morte avec fruits et hareng

Schwerin.Staatliches Museum

 

LE BEAU EST UNE EXPÉRIENCE PARTAGÉE

 

"Le monde discerne la beauté, et, par là le laid se révèle. Le monde reconnaît le bien et, par là le mal se révèle."

Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu

LAO TSEU (Laozi)

 

"The world discerns beauty, and hence the ugly is revealed. The world recognizes good and hence evil is revealed."

Dao De Jing, the Book of the Way and Virtue

LAO TSEU (Laozi)

  

"Tout l’art florentin depuis Giotto et tout au long du Quattrocento, possède cette stupéfiante qualité de vérité absolue, reconnue. L’effet immédiat d’un grand Giotto ou d’un Masaccio est de laisser le spectateur sans voix. Cela s’appelait autrefois la Beauté."

MARIE MAC CARTHY "Les Pierres de Florence" 1956.

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

  

Contrairement à une idée reçue, toute nouvelle, considérée comme une évidence à notre époque, le Beau n'est pas subjectif. Non, le Beau n'est pas seulement une question de goût personnel, un arbitraire total, absolument égocentrique. Le beau n'est pas autiste, il est un partage, même si certaines de ses formes peuvent être plus accessibles à certaines personnes qu'à d'autres, à certaines cultures et pas à d'autres.

La preuve que le Beau existe est qu'il est reconnu et admis de manière unanime par les opinions publiques, et celle des spécialistes, pour des millions d' oeuvres dont les dates de création vont de - 3000 à nos jours. Le Beau est d'ailleurs reconnu, vécu comme une expérience généralement partagée, non seulement dans l'art mais dans tout le spectacle de la Nature.

Il faut laisser de côté les définitions abstraites. Les Philosophes n'ont jamais réussi à donner une définition satisfaisante et incontestable du Beau. Laissons à Platon son Idée d'un Beau transcendant impossible à atteindre. Restons à un niveau plus trivial, celui de la beauté remarquable, concrète : il n'y a absolument aucune discussion sérieuse quant à l'existence du Beau, d'une sensation commune, une émotion poétique, partagée par des millions d'hommes, depuis L'Art Paléolithique, l'Art Egyptien jusqu'à l'Art Moderne, depuis la Chine jusqu'à l'Europe et l'Amérique.

Le Beau ne se définit pas, il se ressent individuellement et collectivement. Individuellement ressenti le beau est seulement subjectif, il n'a d'importance que pour une personne, collectivement ressenti, partagé par les élites et les populations, ensemble, il s'objective. Il devient une réalité à l'échelle d'une collectivité plus ou moins large, et même jusqu'à la Terre entière. Le Beau est tout simplement un fait vérifié par l'expérience de milliers de générations d'humains sur l'ensemble de la Terre.

On peut même soutenir que des trois idées fondamentales Beau, Bien, Vrai, le Beau est la première dont nous pouvons repérer l'apparition avec certitude dans l'histoire des hommes: Parce qu'il laisse des traces que nous constatons. Quand apparait l'idée de Bien? Quand apparaît l'idée de Vrai ?

Le Beau ne se définit pas, il se ressent et il évolue en fonction du temps. Sans doute l'erreur de l'Académisme a-t-elle été de vouloir définir les règles du Beau, in abstracto, et les impressionnistes ont eu très vite raison contre lui.

Le Beau peut prendre des formes différentes selon les cultures ou les civilisations. Il est reconnu comme Beau à l'intérieur de son domaine culturel, mais aussi souvent à l'extérieur.

La peinture des lettrés chinois est très particulière, il est possible à titre individuel de ne pas l'apprécier, mais il serait faux de parler à son propos d'un Art du laid, et elle n'est pas jugée comme tel par l'épreuve du temps et de sa confrontation avec d'autres cultures comme celle occidentale.

Le Beau est tout simplement un fait vérifié par l'expérience de milliers de générations d'humains sur l'ensemble de la Terre. Le tableau de Léonard de Vinci, la Joconde (Mona Lisa) et le succès qu'il rencontre auprès des populations extrême orientales est une preuve de cette universalité du Beau.

Il existe "un sens du Beau, commun à toute l'humanité" qui est indépendant des modes, des religions et des idéologies et même des cultures. Même s'il ne faut pas négliger certaines spécificités ou variabilités tenant à telle culture ou à telle époque. Le constat global reste celui d'un partage du sentiment du beau à l'échelle universelle.

Le beau s'identifie par une intense satisfaction, un sentiment de bonheur, de joie, d'ordre sensuel ou intellectuel qui envahit la personne, c'est son point de départ subjectif . Ce point de départ subjectif qui s'objective par le partage de ce sentiment avec une foule d'autres personnes, de cultures et d'époques différentes, pour parvenir à l'émergence d'une quasi unanimité et d'une quasi universalité.

Le beau est certes un vécu subjectif en ce qu'il est ressenti individuellement, mais il s'objective par l'opinion convergente, formulée au cours du temps, par les peuples et les élites. C'est ce jugement commun des peuples et des élites, cette expérience partagée, qui objective et prouve le Beau.

Ce qui est subjectif ce sont les préférences des individus. Ce qui est subjectif c'est quand une personne préfère les fresques romanes ou l'art du gothique international à la peinture de la Renaissance Italienne.

Quand une personne préfère l'art du paysage ou la peinture de moeurs à la peinture religieuse.

Si on avait dit à Fra Angelico, à Raphaël ou à Rubens que le Beau n'existe pas et est affaire purement subjective, ils auraient haussé les épaules.

Non seulement le sentiment du Beau est un fait d'expérience, un bien commun à l'humanité, qui traverse les temps et les cultures, mais le Beau peut être ressenti alors que les idéologies qui ont inspiré les oeuvres d'art à une époque donnée, dans une région de la Terre, sont mortes en tant que croyances actives.

Il n'est pas nécessaire de croire dans les Esprits, les Dieux Egyptiens, Grecs, Hindous ou dans les Bouddhas pour apprécier la beauté de l'art des cavernes, de l'Egypte antique, de la Grèce, de l'Inde, ou de l'Asie du Sud Est.

De même, les représentations de Dieu et du monde qui sont celles des églises chrétiennes, qui ont été vivantes et profondément significatives pour les populations européennes pendant plus d'un millénaire, peuvent ne plus avoir de sens pour une très large majorité des populations de l'Europe de l'Ouest et du Nord au 21è siècle. Il reste cependant que ces populations, comme d'autres peuples dans d'autres cultures, peuvent reconnaître le Beau dans des oeuvres d'art dont les symboles ne sont plus idéologiquement significatifs pour elles, voire même leur paraissent absurdes. Les croyances changent mais le sentiment du Beau dure.

Le Beau est donc un fait constaté au travers de toute l'histoire des civilisations.

Le Beau est certes une idée, mais pendant des siècles ce n'était pas une idéologie. Et encore moins son contraire le Laid. Les multiples idéologies, le plus souvent religieuses, qui ont habité durant des millénaires l'esprit des hommes ont utilisé l'idée du beau pour soutenir leurs croyances les plus diverses et même opposées.

A partir de la seconde moitié du 20è siècle les élites idéologiques et politiques de l'Occident, athées, ont décidé d' imposer la croyance que le Beau n'existait pas, et de faire croire que le Laid est une valeur recommandable. L'art contemporain officiel en est la démonstration.

L'affirmation que le Beau n'existe pas, est purement subjectif, est une idée fausse, conçue et répandue au cours de la seconde moitié du 20è siècle pour des motifs idéologiques et économiques.

Les motifs idéologiques sont, notamment, que ce relativisme permet de justifier l'Art Laid officiel et que l'art laid est un critère de distinction entre les Eclairés et ceux qui ne le sont pas. L'homme peut en effet inventer des idéologies, des croyances, qui nient le Beau et le Bien. Cette capacité d'invention de croyances les plus diverses et contraires fait la différence entre l'homme et les animaux.

C'est une évolution mais ce n'est pas nécessairement un progrès. Ce peut être, c'est toujours, inévitablement, sous certains aspects, aussi une régression. La capacité d'inventer le Beau rencontre son contraire, celle d'inventer le Laid. Et même, comme dans l'art contemporain officiel, d'en faire une règle, une doctrine. La capacité au Bien est inséparable de celle de faire le Mal. Et la formulation de vérités ouvre toute grande la porte aux mensonges.

Outre les motifs idéologiques, cette affirmation permet aussi de fabriquer et de vendre du Laid, ce qui est une excellente affaire.

 

THE BEAUTIFUL IS A SHARED EXPERIENCE

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

 

Contrary to an accepted idea, all new, considered as obvious in our time, the Beautiful is not subjective. No, the beautiful is not only a matter of personal taste, a total arbitrary, absolutely egocentric. The beautiful is not autistic, it is a sharing, although some of its forms may be more accessible to some people than others, to some cultures and not to others.

The proof that the Beau exists is that it is recognized and unanimously accepted by the public opinion, and that of the specialists, for millions of works whose creation dates range from - 3000 to the present day. The Beautiful is recognized, lived as an experience generally shared, not only in art, but in all the spectacle of Nature

The abstract definitions must be left aside. The Philosophers have never succeeded in giving a satisfactory and incontestable definition of the Beautiful. Let us leave Plato his idea of a beautiful transcendent impossible to reach. Let's stay at a more trivial level, that of remarkable, concrete beauty : there is absolutely no serious discussion about the existence of Beau, a common sensation, a poetic emotion, shared by millions of men, from Egyptian Art to Modern Art, since China to Europe and America. The Beautiful does not define itself, it is felt individually and collectively. Individually felt the beautiful is only subjective, it only matters for a person, collectively felt, shared by the elites and the people, together, he is objectively. The Beautiful becomes a reality at the scale of a community more or less wide and even to the whole earth. The Beautiful is simply a fact verified by the experience of thousands of generations of humans on the whole Earth.

One can even argue that of the three fundamental ideas, Beautiful, Well, Truth, the Beautiful is the first of which we can spot the appearance with certainty in the history of men: Because the Beautiful leaves traces that we see. When does the idea of the Well appear? When does the idea of Truth appear?

The beautifful is not defined, it is felt and it evolves with time. No doubt the mistake of Academism has been to want to define the rules of the Beautiful, in abstracto, and the impressionists were very quickly right against him .

But there is absolutely no serious discussion about the existence of Beauty, a common sensation, a poetic émotion, shared by millions of people, since the Paleolithic art, the Egyptian Art to Modern Art, from China to Europe and America.

The Beautiful can take different forms according to cultures or civilizations. It is recognized as beautiful inside its cultural domain, but also often outside.

The painting of the Chinese scholars is very particular, it is possible individually not to appreciate it, but it would be wrong to speak about it an Art of the ugly, and it is not judged as such by the the test of time and its confrontation with other cultures like the Western one. The Beautiful is simply a fact verified by the experience of thousands of generations of humans all over the Earth. The painting of Leonardo da Vinci, the Mona Lisa (Mona Lisa) and the success met among the populations of the Far East testify to this universality of the Beautiful.

There is "a sense of beauty, common to all mankind" which is independent of modes, religions and ideologies and even cultures. Even though certain specificities or variability should not be neglected in relation to such a culture or at that time. The overall observation remains that of a sharing of the feeling of beauty on a universal scale.

The beauty is identified by an intense satisfaction, a feeling of happiness, of joy, of sensual or intellectual order that invades the person, it is his subjective starting point. This subjective starting point becomes objective by sharing this sentiment with a multitude of other people, cultures and different eras, in order to achieve the emergence of almost unanimity and almost universality.

The beauty is certainly a subjective experience in that it is felt individually, but it is objective by the convergent opinion, formulated in the course of time, by the peoples and the elites. It is this common judgement of peoples and elites, this shared experience, which objective and proves the beautiful.

 

What is subjective what are the preferences of individuals. What is subjective is when a person prefers Romanesque frescoes or the art of international Gothic painting of the Italian Renaissance. When a person prefers the art of the landscape or the painting of morals to religious painting.

If someone had told to Fra Angelico, Raphaël or Rubens that beauty does not exist and is purely subjective matter, they would have shrugged.

The Beautiful is certainly a subjective, individually felt, but it is objectified by the synthesis of the multiple opinions of peoples and their elites.

Not only is the feeling of the Beautiful a fact of experience, a common heritage of humanity, which passes through times and cultures, but the Beautiful can be felt while the ideologies that inspired the works of art at a certain time, in a region of the Earth, have died as active beliefs.

There is no need to believe in spirits, in the Gods of the Egyptians, Greeks, Hindus or in the Buddhas for to appreciate the beauty of the cave art, or of the ancient Egypt, the Greece, of the India, or of South East Asia. Similarly, the representations of God and of the world, which are those of the Christian churches, which have been alive and profoundly meaningful to European populations for more than a millennium, may no longer make sense for a very large majority of the Western and Northern of the Europe in the 21st century. However, these populations, like other peoples in other cultures, can recognize the Beautiful in works of art whose the symbols are no longer ideologically significant for them, or even appear absurd to them. The beliefs change but the feeling of the Beautiful lasts.

The beautiful is therefore a fact of experience found throughout the history of civilizations.

The beautiful is certainly an idea, but for centuries it was not an ideology. And even less its opposite the Ugly. The multiple ideologies, most often religious, that have inhabited men's minds for thousands of years have used the idea of the beautiful to support their beliefs the most diverse and even opposite.

The assertion that Beauty does not exist, is purely subjective, is a false idea, conceived and spread in the second half of the 20th century for ideological and economic reasons. Man can indeed invent ideologies, beliefs, who deny the Beautiful and the Good. This capacity for invention of the most diverse and contrary beliefs makes the difference between man and animals.

It is an evolution but it is not necessarily a progress. It may be, it is always, inevitably, in some aspects, also a regression. The ability to invent the beautiful meets its opposite, that of inventing the Ugly. And even, as in official contemporary art, to make it a rule, a doctrine. The capacity for good is inseparable from that of doing evil. And the formulation of truths opens the door wide to lies.

The ideological motives are that this relativism makes it possible to justify the ugly art, the academic art , and that the ugly Art is a criterion of distinction between the Enlightened and those who are not.

In addition to the ideological motives, this statement also makes it possible to manufacture and sell the Laid, which is an excellent deal.

   

Jean Jouvenet. 1644-1717 Paris

L'Annonciation 1685

Rouen Musée des Beaux Arts.

 

CLASSICISME ET BAROQUE EN EUROPE

 

Toute l'histoire de l'art européen alterne les périodes où triomphe une esthétique à tendances classiques, et les périodes où s'imposent des tendances plus expressives.

Le Classicisme: C'est une esthétique de l'harmonie dans la mesure et l'équilibre. Il est caractérisé par la rigueur du dessin et des formes, la consonance et la retenue des couleurs, la modération raisonnable et raisonnée et la subtilité dans l'expression des sentiments.

L'esthétique Expressive prend diverses formes qui tendent à éloigner la peinture du naturalisme et du réalisme mesuré du Classicisme pour favoriser l'emphase et l'émotion. Le dessin peut être plus souple, l'art du flou est privilégié, la touche est plus visible (empâtements, hachures...). les formes des figures sont accentuées, les silhouettes des personnages allongées, les musculatures amplifiées. Le mouvement et l'expression des sentiments sont amplifiés et même exagérés, quelque fois jusqu'à la limite de l'outrance. Les couleurs et les oppositions lumières/ombres sont souvent plus accentuées et contrastées.

Le classicisme, dont on considère que les Carracci sont les fondateurs, en réaction au maniérisme, prend différents noms selon les périodes de l'histoire, Atticisme, Poussinisme, Néo-classicisme, Académisme.

La manière expressive prend les noms de Maniérisme, Baroque, Caravagisme, Rubénisme, Rococo, Romantisme, Expressionnisme.

Evidemment toutes les gradations entre ces deux tendances existent.Le maniérisme italien était discrètement annoncé par des peintres de la Renaissance comme Perugino et son élève Raphaël, figure du classicisme par excellence.

Pendant tout le 17è et le 18è siècle la peinture européenne balance entre diverses formes de classicisme et de baroque, plus ou moins accentuées. Les Pays Bas du nord ne font pas exception sauf par les thèmes plus profanes, plus séculiers, de leur peinture.

L'Art français sous Louis XIII est plutôt classique. La peinture française sous Louis XIV hésite entre les deux tendances, et la peinture sous Louis XV est rococo.

 

Il faut toutefois insister sur le particularisme des Pays Bas au 17è et au 18è siècle. En dehors des Pays Bas, en Italie, en Espagne, en France, dans les pays germaniques, la peinture est essentiellement commanditée par les Rois, leurs ministres, la grande aristocratie, la haute bourgeoisie financière et bien sûr par l’Église catholique. L'art de ces pays continue dans la tradition des siècles antérieurs et pratique beaucoup "le grand genre" c'est à dire que ses thèmes sont le plus souvent religieux, historiques, mythologiques. La peinture européenne du 17è et du 18è siècle est à l'opposé de la peinture néerlandaise.

Les thèmes de la peinture européenne, sauf aux Pays Bas, ne sont pas les moeurs de la société, encore moins ceux de la petite bourgeoisie ou des artisans et des paysans. En France par exemple, Les frères Le Nain (1593-1607 environ) sont une exception, et leur réalisme est très loin d'être celui des peintres flamands et néerlandais. Leur paysannerie est traitée pour être appréciée dans les cabinets de la grande bourgeoisie. Si le paysan boit du vin, c'est un verre, il ne sombre jamais dans l'ivresse la plus totale, et son épouse encore moins. Les enfants sont très dignes, ils ne se battent pas comme des pouilleux, pas plus que leurs parents. Cette peinture n'a rien de commun avec celle d'Avercamp, d' Adriaen Brouwer, de Teniers II.

Les portraits sont ceux de l'élite aristocratique et non pas comme aux Pays Bas d'une bourgeoisie ordinaire. Les paysages sont traités tout à fait habituellement comme cadres d'une scène historique, mythologique ou religieuse, pratiquement jamais pour eux mêmes. Les marines européennes sont des souvenirs de batailles navales célèbres. Elles ne se limitent pas ou rarement comme aux Pays Bas à la peinture d'un voilier sur une mer démontée. Le Lorrain (Claude Gellée) peint des paysages magnifiques généralement intitulés "Départ de Cléopâtre", "Arrivée d'Ulysse" ou "Enée chassant le cerf". Il est très rare, même si cela se produit quelque fois, que les paysages du Lorrain n'aient aucun thème emprunté à l'histoire, à la mythologie ou à la tradition comme les "pastorales".

Cette particularité des Pays Bas est la conséquence de la rupture idéologique qui est résultée de la Réforme protestante. (cf l'Art et les croyances. Réforme)

  

CLASSICISM AND BAROQUE IN EUROPE

 

The whole history of European art, alternates the periods in which triumph the aesthetic to classic trends, and the periods in which the more expressive tendencies to impose.

The Classicism: It is an aesthetic of the harmony in the measure and the balance. It is characterized by the rigor of the drawing and shapes, the consonance and the restraint of colors, the reasonable and reasoned moderation, and the subtlety in the expression of feelings.

The Aesthetic Expressive takes various forms that tend to move the painting out of naturalism and the measured realism of the Classicism, to favor the emphasis and emotion. The drawing can be more flexible, the art of the blur is privileged, the touch of the brush is more visible (impastos, hatching ...). the shapes of the figures are emphasized, the silhouettes of the characters, lengthened, the musculature, increased. The movement and the expression of feelings are exaggerated, sometimes to the limit of the excess. The colors and oppositions of lights / shadows are often more accentuated and contrasted.

The classicism, of which the Carracci are considered to be the founders, in reaction to Mannerism, takes different names according to the periods of history, Atticism, Poussinisme, Neo-Classicism, Academism.

The expressive style takes the names of Mannerism, Baroque, Caravagism, Rubénisme, Rococo, Romanticism, Expressionism ...

Obviously all the gradations between these two tendencies exist. Italian Mannerism was quietly announced by painters listed in the classical school, as Perugino and his pupil Raphael figure of classicism par excellence.

Throughout the 17th and 18th centuries, the European painting balanced between various forms of classicism and baroque, more or less accentuated. The northern Low Countries are no exception except for the more secular and secular themes of their painting.

The French Art of Louis XIII is pretty classic. All French painting under Louis XIV hesitates between the two tendencies, and the painting under Louis XV is Rococo.

 

However, it is necessary to insist on the particularism of the Netherlands in the 17th and the 18th century. Outside the Netherlands, in Italy, in Spain, in France, in the Germanic countries, painting is essentially sponsored by Kings, their ministers, the great aristocracy, the financial upper middle class and of course by the Catholic Church. The art of these countries continues in the tradition of the previous centuries and practices a lot "the big genre" that is to say that its themes are most often religious, historical, mythological. 17th and 18th century European painting is the opposite of Dutch painting.

The themes of European painting, except in the Netherlands, are not the mores of society, still less those of the petty bourgeoisie or artisans and peasants. In France, for example, the Le Nain brothers (around 1593-1607) are an exception, but their realism is very far from that of the Flemish and Dutch painters. Their peasantry is treated to be appreciated in the cabinets of the big bourgeoisie. If the peasant drinks wine, it is a glass, he never sinks into total drunkenness, and his wife even less. The children are very worthy, they do not fight like lousy, any more than their parents. This art of painting has nothing in common with that of Avercamp, Adriaen Brouwer, Teniers II.

The portraits are those of the aristocratic elite and not as in the Netherlands of an ordinary bourgeoisie. Landscapes are usually treated as frames of a historical, mythological or religious scene, almost never for themselves. European navies are memories of famous naval battles. They are not limited or seldom as in the Netherlands to the painting of a sailboat on a dismantled sea. The Lorrain (Claude Gellée) paints beautiful landscapes generally entitled "Departure of Cleopatra", "Arrival of Ulysses" or "Aeneas hunting deer". It is very rare, even if it happens sometimes, that the landscapes of Lorrain have no theme borrowed from history, mythology or tradition like the "pastoral".

This peculiarity of the Netherlands is the consequence of the ideological break that resulted from the Protestant Reformation. (see Art and Beliefs, Reform)

 

Jean-Baptiste Corot. 1796-1875. Paris

Vue du château de Pierrefonds. View of Pierrefonds Castle. 1840s

Quimper. Musée des Beaux Arts.

 

LA PEINTURE ENTRE 1815 ET 1880 EN FRANCE

 

Il faut attendre la fin des guerres imposées à l'Europe par la Révolution et l'Empire français pour que la peinture reprenne vie et vigueur. Tout la première partie du 19è siècle voit coexister les deux grands courants classiques et romantiques. L'Académisme et les premières tendances modernistes.

Les thèmes de l'art se diversifient, la religion, l'histoire, la mythologie perdent du terrain, la peinture de moeurs, la nature morte et le paysage se répandent. Une école réaliste fait son apparition qui prend de l'importance et représente la première contestation de la "Grande Peinture" Académique.

La diversification et la sécularisation des thèmes de la peinture française et européenne, le recul de la peinture d'histoire et mythologique se fait en définitive à l'imitation de la peinture des Pays Bas, qui pratiquent l'art profane et séculier depuis le 17è siècle.

D'autre part certaines techniques nouvelles apparaissent qui annoncent l'Art Moderne.

Dès les années 1830 le romantique Delacroix a multiplié les esquisses et les tableaux peints à grandes ou petites touches de couleur juxtaposées, au détriment de la précision du dessin. C'est une révolution qui est qualifiée par la critique de "tartouillade". Et la critique, quoi qu'on en dise , n'avait pas absolument tort.

Dans les années 1840 Corot peint, notamment en Italie, des tableaux qui annoncent clairement "la peinture plate", le retour à une vision du monde en deux dimensions. Une esthétique qui atténue ou même supprime la perspective et les volumes. Corot abandonnera ensuite ce style pour inventer un "tachisme" très souple, très dilué, flou, tout à fait personnel, qui annonce aussi le recul du dessin par rapport à la couleur.

Dans les années 1840-50 les peintres de l'Ecole pré-impressionniste de Barbizon s'inspirent beaucoup du paysage néerlandais quant aux coloris, relarivement sombres et neutres, mais avec des techniques de peinture moins lisses, un accent mis sur la touche, et une imprécision du dessin, qui préfigurent l'impressionnisme.

Mais l'époque voit aussi se perpétuer "la Grande Peinture", attentive au dessin exact et précis, enseigné par Dominique Ingres, et attachée aux grands thèmes tirés de la religion, de la littérature ou de l'histoire européenne. Ces peintres Académiques, dont William Bouguereau fait partie, vont entrer en conflit avec les Réalistes, les Préimpressionnistes et les Impressionnistes et finiront par perdre le combat. Ils seront qualifiés de "Pompiers" par le siècle suivant. Dès les années 1860 le réaliste Courbet, et Manet, difficilement classable, représentent, de manière un peu différente, la peinture de contestation de l'Académisme.

 

Jean Jacques Henner entre précisément dans les cadres de cette période. Jean Jacques Henner a fait une carrière sans heurt, parfaitement bien insérée dans la société de son époque. Pourtant son style très personnel mêle intimement des tendances classiques et d'autres très audacieusement modernistes, anti-académiques. D'une part une peinture aux tonalités sombres, des thèmes tirés de la mythologie, un traitement plutôt traditionnel du portrait.

D'autre part une liberté très grande prise avec la rigueur du dessin, un emploi très audacieux du flou, du tachisme, et des techniques de la peinture plate, sans volume ni perspective.

 

PAINTING BETWEEN 1815 AND 1880 IN FRANCE.

Not until the end of the wars imposed on Europe by the French Revolution and the Empire for that the painting back to life and vigor. All the first part of the 19th century saw the two great classical and romantic currents coexist. The Academism and the first modernist tendencies.

The themes of art diversify, the religion, the history, the mythology lose ground, the paintings of manners, still life and landscape are spread. A realistic school is emerging which becomes important and represents the first challenge against the Academic Great Painting.

The diversification and the secularization of the themes of the French and European painting, the decline of historical and mythological painting is ultimately done in imitation of the painting of the Netherlands, which practiced profane and secular art since the 17th century.

As early as the 1830s, the romantic Delacroix multiplied the sketches and paintings with large or small touches of color juxtaposed, to the detriment of the precision of the drawing. It is a revolution which is described by critics as "tartouillade" (daub). And criticism, whatever may be said of it, was not absolutely wrong.

In the 1840s Corot painted, especially in Italy, paintings that clearly announce "the flat painting", the return to a two-dimensional worldview. An aesthetic that attenuates or even suppresses the perspective and the volumes. Corot then abandoned this style to invent a very flexible, diluted, fuzzy, completely personal "tachism", which also announces the recession of drawing in relation to color.

In the years 1840-50 the painters of the Pre-Impressionist School of Barbizon were inspired by the Dutch landscape as regards the colors, relatively dark and neutral, but with less smooth painting techniques, an accent on the touch, and an inaccuracy of the drawing, which prefigure the Impressionism.

But the era also saw the "Great Painting" perpetuate, attentive to the exact and precise drawing, taught by Dominique Ingres, and attached to the great themes drawn from religion, literature or European history. These Academic painters, including William Bouguereau, will enter into conflict with the Realists, the Pre-Impressionists and the Impressionists and will eventually lose the fight. They will be called "Firemen" by the next century. As early as the 1860s, the realistic Courbet, and Manet, hardly classifiable, represent, in a different way, the painting of contestation of Academism.

 

Jean Jacques Henner enters precisely within the framework of this period. Jean Jacques Henner has had a smooth career, perfectly well integrated into the society of his time. Yet his very personal style mixes intimately classical tendencies with others very audaciously modernist, anti-academic. On the one hand a painting with dark tones, themes taken from mythology, a rather traditional treatment of portraiture.

On the other hand a very great freedom taken with the rigor of the drawing, a very audacious use of blur, of tachism, and of techniques of the flat painting, without volume and perspective

   

Viggo Johansen. 1851-1935. Copenhague Skagen

Mother telling stories the little ones.

La mère raconte des histoires aux petits.1892

Skagens Museum. Denmark

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Anton Melbye 1818-1875 Copenhague Hambourg... Paris

Landscape with a river or lake in the foreground.

Paysage avec une rivière ou un lac au premier plan. 1856

Copenhague Collection Hirschsprung

 

1815/30-1940 UNE PERIODE PLURIELLE

DE LA PEINTURE EUROPENNE 1

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815/30 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING 1

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

  

Palatul Casei de Depuneri, Consemnațiuni și Economie (CEC). A fost construit pe locul fostului han, şi fostei mânăstiri "Sf. Ioan cel Mare" acestea datănd din secolele XVII-XVIII, fiind demolate la sfărşitul secolului XIX. Palatul CEC, început în 1897 şi terminat în 1900 (inaugurat în prezenţa Regelui Carol I), este opera arhitectului francez Paul Gottereau, în stilul academismului francez. Azi adăposteşte CEC Bank.

 

Bucharest CEC Palace, arch. Paul Gottereau, 1897-1900

The Palace of the House of Deposits, Consignments and Economics (CEC). It was built on the site of the former inn, and monastery of "St. John the Great" dating back to the 17th-18th centuries, being demolished at the end of the 19th century. The CEC palace, started in 1897 and was finished in 1900 (inaugurated in the presence of King Carol I), is the work of the French architect Paul Gottereau, in the style of French academism. Today, it hosts CEC Bank

 

Le Palais CEC, arch. Paul Gottereau, 1897-1900

Le Palais de la Maison des Dépôts, des Consignations et de l'économie (CEC). Il a été construit sur le site de l'ancienne auberge et de l'ancien monastère "Saint-Jean-le-Grand" datant des XVIIe et XVIIIe siècles qui fut démoli à la fin du XIXe siècle. Le palais CEC, inauguré en 1897 et terminé en 1900 (inauguré en présence du roi Carol I), est l'œuvre de l'architecte français Paul Gottereau,dans le style de l'academisme français. Aujourd'hui, il abrite la banque "CEC Bank"

Jean Jacques Henner. 1829-1905. Paris.

La pointe de la Campanella et l'ïle des Sirènes, le matin.

The point of the Campanella and the island of Sirens, in the morning.

1862.

Paris. Musée Jean Jacques Henner.

 

JEAN JACQUES HENNER

 

Jean Jacques Henner est un peintre d'origine alsacienne qui a été actif à Paris. Son style est très personnel, il ne peut être classé dans les grandes écoles de son époque comme l'Académisme, le Naturalisme , le Réalisme ou l'Impressionnisme. Il est très représentatif de son époque justement par le fait qu'il peut difficilement être rattaché à une école. Toute la peinture européenne entre 1815 et 1940 se caractérise par sa grande diversité de styles et de thèmes. La diversité des idéologies qui s'affrontent est un des facteurs de l'instabilité politique et la cause des guerres qui se succèdent, mais en art la période est riche par son pluralisme.

La manière de peindre de Henner est cependant très moderniste. On ne peut pas le confondre avec William Bouguereau. Son style privilégie l'esquisse et le coloris par rapport à la rigueur du dessin. Jean Jacques Henner n'est en aucun cas proche, par le style, des peintres académiques appelés à une certaine époque "peintres pompiers". Ce sont ses thèmes qui peuvent parfois l'apparenter aux académiques. Un peu comme Eugène Delacroix , Jean Baptiste Corot il peut peindre de manière "moderne" de "grands sujets" empruntés à la Mythologie ou à l'Histoire. Outre l'esquisse qu'il utilise de manière systématique, "la peinture plate" est une de ses techniques habituelles : atténuation des volumes et écrasement de la perspective.

Ces techniques modernistes n'ont nullement fait obstacle à sa désignation pour un Prix de Rome, et plus tard à son élection à l'Académie des Beaux Arts en 1889 au fauteuil de Alexandre Cabanel. Un peintre bien plus académique que lui. Jean Jacques Henner, travaille en atelier et non pas en extérieur, et il n'est pas tenté par les techniques impressionnistes, mais il fréquente les peintres de cette tendance et ne leur est nullement hostile.

  

Jean Jacques Henner is a painter of Alsatian origin who was active in Paris. His style is very personal, he can not be classified in the great schools of his time as Academism, Naturalism, Realism or Impressionism. It is very representative of its time precisely because it can hardly be attached to a school. All European painting between 1815 and 1940 is characterized by its great diversity of styles and themes. The diversity of opposing ideologies is one of the factors of political instability and the cause of successive wars, but in art the period is rich in its pluralism. Henner's manner of painting, however, is very modern. It can not be confused with Bouguereau. His style favors sketching and coloring compared to the rigor of the drawing.

Jean Jacques Henner is by no means close, by the style, of the academic painters called at one time "firefighters painters". It is his themes that can sometimes be related to the painters of the academic school. A bit like Eugene Delacroix, Jean Baptiste Corot, he can paint in a "modern way" "great subjects" borrowed from Mythology or History. In addition to the sketch, that he uses systematically, the "flat painting" is one of his usual techniques: attenuation of volumes and crushing of perspective.

These modernist techniques made no obstacle to his designation for a Prix de Rome, and later to his election the Académie des Beaux Arts in 1889 in Alexandre Cabanel's armchair. A painter much more academic than himself. Jean Jacques Henner, works in a workshop and not outdoors, and he is not tempted by Impressionist techniques, but he frequents the painters of this tendency and is by no means hostile to them.

 

Egbert Rubertus Derk Schaap. 1862-1939

Landscape with flowering trees.

Eindhoven Van Abbemuseum

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

  

Jacques Stella. 1596-1657. Paris

L'Assomption. The Assumption. 1627.

Nantes Musée d'Arts.

Tableau peint lors du séjour à Rome. Influence des Carrache.

Painted picture during the stay in Rome.

 

CLASSICISME ET BAROQUE

 

Toute l'histoire de l'art européen alterne les périodes où triomphe une esthétique à tendances classiques, et les périodes où s'imposent des tendances plus expressives.

Le Classicisme: C'est une esthétique de l'harmonie dans la mesure et l'équilibre. Il est caractérisé par la rigueur du dessin et des formes, la consonance et la retenue des couleurs, la modération raisonnable et raisonnée et la subtilité dans l'expression des sentiments.

L'esthétique Expressive prend diverses formes qui tendent à éloigner la peinture du naturalisme et du réalisme mesuré du Classicisme pour favoriser l'emphase et l'émotion. Le dessin peut être plus souple, l'art du flou est privilégié, la touche est plus visible (empâtements, hachures...). les formes des figures sont accentuées, les silhouettes des personnages allongées, les musculatures amplifiées. Le mouvement et l'expression des sentiments sont amplifiés et même exagérés, quelque fois jusqu'à la limite de l'outrance. Les couleurs et les oppositions lumières/ombres sont souvent plus accentuées et contrastées.

Le classicisme, dont on considère que les Carracci sont les fondateurs, en réaction au maniérisme, prend différents noms selon les périodes de l'histoire, Atticisme, Poussinisme, Néo-classicisme, Académisme.

La manière expressive prend les noms de Maniérisme, Baroque, Caravagisme, Rubénisme, Rococo, Romantisme, Expressionnisme.

Evidemment toutes les gradations entre ces deux tendances existent.Le maniérisme italien était discrètement annoncé par des peintres de la Renaissance comme Perugino et son élève Raphaël, figure du classicisme par excellence.

Pendant tout le 17è et le 18è siècle la peinture européenne balance entre diverses formes de classicisme et de baroque, plus ou moins accentuées. Les Pays Bas du nord ne font pas exception sauf par les thèmes plus profanes, plus séculiers, de leur peinture.

L'Art français sous Louis XIII est plutôt classique. La peinture française sous Louis XIV hésite entre les deux tendances, et la peinture sous Louis XV est rococo.

 

The whole history of European art, alternates the periods in which triumph the aesthetic to classic trends, and the periods in which the more expressive tendencies to impose.

The Classicism: It is an aesthetic of the harmony in the measure and the balance. It is characterized by the rigor of the drawing and shapes, the consonance and the restraint of colors, the reasonable and reasoned moderation, and the subtlety in the expression of feelings.

The Aesthetic Expressive takes various forms that tend to move the painting out of naturalism and the measured realism of the Classicism, to favor the emphasis and emotion. The drawing can be more flexible, the art of the blur is privileged, the touch of the brush is more visible (impastos, hatching ...). the shapes of the figures are emphasized, the silhouettes of the characters, lengthened, the musculature, increased. The movement and the expression of feelings are exaggerated, sometimes to the limit of the excess. The colors and oppositions of lights / shadows are often more accentuated and contrasted.

The classicism, of which the Carracci are considered to be the founders, in reaction to Mannerism, takes different names according to the periods of history, Atticism, Poussinisme, Neo-Classicism, Academism.

The expressive style takes the names of Mannerism, Baroque, Caravagism, Rubénisme, Rococo, Romanticism, Expressionism ...

Obviously all the gradations between these two tendencies exist. Italian Mannerism was quietly announced by painters listed in the classical school, as Perugino and his pupil Raphael figure of classicism par excellence.

Throughout the 17th and 18th centuries, the European painting balanced between various forms of classicism and baroque, more or less accentuated. The northern Low Countries are no exception except for the more secular and secular themes of their painting.

The French Art of Louis XIII is pretty classic. All French painting under Louis XIV hesitates between the two tendencies, and the painting under Louis XV is Rococo.

   

Peder Severin Krøyer 1851-1909. Copenhague, Paris, Skagen.

Loggia in Ravello. 1890

Copenhague Collection Hirschsprung

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Jean Jacques Henner. 1829-1905. Paris.

Vue de Tivoli. View of Tivoli. 1859

Paris. Musée Jean Jacques Henner.

 

JEAN JACQUES HENNER

 

Jean Jacques Henner est un peintre d'origine alsacienne qui a été actif à Paris. Son style est très personnel, il ne peut être classé dans les grandes écoles de son époque comme l'Académisme, le Naturalisme , le Réalisme ou l'Impressionnisme. Il est très représentatif de son époque justement par le fait qu'il peut difficilement être rattaché à une école. Toute la peinture européenne entre 1815 et 1940 se caractérise par sa grande diversité de styles et de thèmes. La diversité des idéologies qui s'affrontent est un des facteurs de l'instabilité politique et la cause des guerres qui se succèdent, mais en art la période est riche par son pluralisme.

La manière de peindre de Henner est cependant très moderniste. On ne peut pas le confondre avec William Bouguereau. Son style privilégie l'esquisse et le coloris par rapport à la rigueur du dessin. Jean Jacques Henner n'est en aucun cas proche, par le style, des peintres académiques appelés à une certaine époque "peintres pompiers". Ce sont ses thèmes qui peuvent parfois l'apparenter aux académiques. Un peu comme Eugène Delacroix , Jean Baptiste Corot il peut peindre de manière "moderne" de "grands sujets" empruntés à la Mythologie ou à l'Histoire. Outre l'esquisse qu'il utilise de manière systématique, "la peinture plate" est une de ses techniques habituelles : atténuation des volumes et écrasement de la perspective.

Ces techniques modernistes n'ont nullement fait obstacle à sa désignation pour un Prix de Rome, et plus tard à son élection à l'Académie des Beaux Arts en 1889 au fauteuil de Alexandre Cabanel. Un peintre bien plus académique que lui. Jean Jacques Henner, travaille en atelier et non pas en extérieur, et il n'est pas tenté par les techniques impressionnistes, mais il fréquente les peintres de cette tendance et ne leur est nullement hostile.

  

Jean Jacques Henner is a painter of Alsatian origin who was active in Paris. His style is very personal, he can not be classified in the great schools of his time as Academism, Naturalism, Realism or Impressionism. It is very representative of its time precisely because it can hardly be attached to a school. All European painting between 1815 and 1940 is characterized by its great diversity of styles and themes. The diversity of opposing ideologies is one of the factors of political instability and the cause of successive wars, but in art the period is rich in its pluralism. Henner's manner of painting, however, is very modern. It can not be confused with Bouguereau. His style favors sketching and coloring compared to the rigor of the drawing.

Jean Jacques Henner is by no means close, by the style, of the academic painters called at one time "firefighters painters". It is his themes that can sometimes be related to the painters of the academic school. A bit like Eugene Delacroix, Jean Baptiste Corot, he can paint in a "modern way" "great subjects" borrowed from Mythology or History. In addition to the sketch, that he uses systematically, the "flat painting" is one of his usual techniques: attenuation of volumes and crushing of perspective.

These modernist techniques made no obstacle to his designation for a Prix de Rome, and later to his election the Académie des Beaux Arts in 1889 in Alexandre Cabanel's armchair. A painter much more academic than himself. Jean Jacques Henner, works in a workshop and not outdoors, and he is not tempted by Impressionist techniques, but he frequents the painters of this tendency and is by no means hostile to them.

 

William Bouguereau. 1825-1905. Paris. Flore et Zéphyr. Flora and Zephyr. 1875. Mulhouse. Musée des Beaux Arts.

 

LA PEINTURE ENTRE 1815 ET 1880.

 

Il faut attendre la fin des guerres imposées à l'Europe par la Révolution et l'Empire français pour que la peinture reprenne vie et vigueur. Tout la première partie du 19è siècle voit coexister les deux grands courants classiques et romantiques. L'Académisme et les premières tendances modernistes.

Les thèmes de l'art se diversifient, la religion, l'histoire, la mythologie perdent du terrain, la peinture de moeurs, la nature morte et le paysage se répandent. Une école réaliste fait son apparition qui prend de l'importance et représente la première contestation de la "Grande Peinture" Académique.

La diversification et la sécularisation des thèmes de la peinture française et européenne, le recul de la peinture d'histoire et mythologique se fait en définitive à l'imitation de la peinture des Pays Bas, qui pratiquent l'art profane et séculier depuis le 17è siècle.

D'autre part certaines techniques nouvelles apparaissent qui annoncent l'Art Moderne.

Dès les années 1830 le romantique Delacroix a multiplié les esquisses et les tableaux peints à grandes ou petites touches de couleur juxtaposées, au détriment de la précision du dessin. C'est une révolution qui est qualifiée par la critique de "tartouillade". Et la critique, quoi qu'on en dise , n'avait pas absolument tort.

Dans les années 1840 Corot peint, notamment en Italie, des tableaux qui annoncent clairement "la peinture plate", le retour à une vision du monde en deux dimensions. Une esthétique qui atténue ou même supprime la perspective et les volumes. Corot abandonnera ensuite ce style pour inventer un "tachisme" très souple, très dilué, flou, tout à fait personnel, qui annonce aussi le recul du dessin par rapport à la couleur.

Dans les années 1840-50 les peintres de l'Ecole pré-impressionniste de Barbizon s'inspirent beaucoup du paysage néerlandais quant aux coloris, relarivement sombres et neutres, mais avec des techniques de peinture moins lisses, un accent mis sur la touche, et une imprécision du dessin, qui préfigurent l'impressionnisme.

Mais l'époque voit aussi se perpétuer "la Grande Peinture", attentive au dessin exact et précis, enseigné par Dominique Ingres, et attachée aux grands thèmes tirés de la religion, de la littérature ou de l'histoire européenne. Ces peintres Académiques, dont William Bouguereau fait partie, vont entrer en conflit avec les Réalistes, les Préimpressionnistes et les Impressionnistes et finiront par perdre le combat. Ils seront qualifiés de "Pompiers" par le siècle suivant. Dès les années 1860 le réaliste Courbet, et Manet, difficilement classable, représentent, de manière un peu différente, la peinture de contestation de l'Académisme.

 

PAINTING BETWEEN 1815 AND 1880.

Not until the end of the wars imposed on Europe by the French Revolution and the Empire for that the painting back to life and vigor. All the first part of the 19th century saw the two great classical and romantic currents coexist. The Academism and the first modernist tendencies.

The themes of art diversify, the religion, the history, the mythology lose ground, the paintings of manners, still life and landscape are spread. A realistic school is emerging which becomes important and represents the first challenge against the Academic Great Painting.

The diversification and the secularization of the themes of the French and European painting, the decline of historical and mythological painting is ultimately done in imitation of the painting of the Netherlands, which practiced profane and secular art since the 17th century.

As early as the 1830s, the romantic Delacroix multiplied the sketches and paintings with large or small touches of color juxtaposed, to the detriment of the precision of the drawing. It is a revolution which is described by critics as "tartouillade" (daub). And criticism, whatever may be said of it, was not absolutely wrong.

In the 1840s Corot painted, especially in Italy, paintings that clearly announce "the flat painting", the return to a two-dimensional worldview. An aesthetic that attenuates or even suppresses the perspective and the volumes. Corot then abandoned this style to invent a very flexible, diluted, fuzzy, completely personal "tachism", which also announces the recession of drawing in relation to color.

In the years 1840-50 the painters of the Pre-Impressionist School of Barbizon were inspired by the Dutch landscape as regards the colors, relatively dark and neutral, but with less smooth painting techniques, an accent on the touch, and an inaccuracy of the drawing, which prefigure the Impressionism.

But the era also saw the "Great Painting" perpetuate, attentive to the exact and precise drawing, taught by Dominique Ingres, and attached to the great themes drawn from religion, literature or European history. These Academic painters, including William Bouguereau, will enter into conflict with the Realists, the Pre-Impressionists and the Impressionists and will eventually lose the fight. They will be called "Firemen" by the next century. As early as the 1860s, the realistic Courbet, and Manet, hardly classifiable, represent, in a different way, the painting of contestation of Academism.

   

Auguste Xavier Leprince. 1799-1826. Paris

Le port de Honfleur, l'embarquement des bestiaux. The port of Honfleur, the embarkation of the cattle. 1823

Paris Petit Palais (Musée des Beaux Arts de la Ville de Paris)

Version réduite d'un tableau exposé au Louvre

Reduced version of a painting exhibited at the Louvre

 

LE DESSIN ET LA COULEUR

 

Les relations ont été souvent tendues entre le Dessin et la Couleur. L'art n'échappe pas plus aux querelles d'école qu'aux idéologies.

Les deux courants, le courant du dessin, que l'on peut dire classique, et celui coloriste, traversent une partie de l'histoire de la peinture européenne sous des appellations différentes selon les époques.

Il faut cependant attendre le 16è et "la peinture pleine", c'est dire la peinture imitant parfaitement la nature, la peinture capable de restituer les trois dimensions de notre monde visible, pour que cette distinction apparaisse clairement au travers de l'opposition entre l'école florentine (classique) et l'école vénitienne (coloriste).

Pour certains historiens de l'art Giorgione serait un des premiers peintres à peindre directement son tableau, sans passer par le préalable du dessin.

Giorgio Vasari auteur en 1550 des "Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes" avait critiqué sévèrement le Tintorêt pour sa négligence du dessin : " Ses croquis, dit-il, sont si rudes que les traits de son crayon manifestent plus de force que de jugement et semblent tracés au hasard."

et :" Si, au lieu de s'écarter de la bonne voie, il avait continué le noble style de ses prédécesseurs, il serait devenu un des plus grands peintres que Venise ait jamais eus." Ce en quoi il se trompait lourdement, le jugement du Temps ayant donné raison au Tintoret contre Vasari dont l'ouvrage très intéressant n'est pas exempt d'erreurs. Et en tant que peintre Vasari est estimé fort en dessous du Tintoretto.

 

Le courant classique est surtout caractérisé par la précision du dessin, la finesse de la touche, l'achèvement du tableau. Ensuite vient une relative sobriété des couleurs. Le courant classique préfère aussi, en principe, la modération dans l'expression des sentiments et une certaine retenue dans le mouvement. Mais le lien n'est pas direct entre le fond et la forme. Des thèmes baroques ou romantiques peuvent être traités de manière classique. De même, des sujets classiques peuvent être peints dans un style coloriste et expressif.

En Italie le courant classique a eu Florence et Bologne pour champions. Selon les époques il prend le nom de Classicisme, à partir des Carrraci, d'Atticisme, de Néo-classicisme, d'Académisme...

 

L' autre courant, que l'on peut appeller coloriste, privilégie nettement la couleur sur le dessin. Cette école de peinture ne dessine pas nécessairement le tableau avant de le peindre. Elle peint directement sur la toile sans passer par le dessin, ou tout au moins un dessin précis. On peut dire que cette école dessine avec les couleurs. Le courant coloriste s'autorise aussi un fini de la touche moindre, et accepte de considérer comme achevé des tableaux plus proches de l'esquisse. Par ailleurs, mais ce n'est pas une règle absolue, il préfère l'expression des sentiments à leur sobriété et le mouvement à la stabilité..

Le courant coloriste a pris des noms divers selon les époques : Maniérisme, Baroque, Rococo, Romantisme, Impressionnisme, Fauvisme, Expressionnisme...

Durant toute l'histoire de la peinture européenne nombreux ont été les peintres qui ont empruntés à chacun de ces deux courants. Toute l'école de la peinture française, sous Louis XIII et Louis XIV, est un mélange subtile de classicisme et de baroque, avec des accents plus classiques ou plus baroques, selon les époques et les peintres.

La France a entretenu la querelle des partisans de Rubens (Colorisme Baroque), opposés aux partisans de Poussin (Classique).

Au 19è la France verra l'affrontement entre les néo-classiques (Ingres) et l'Académisme (Couture, Bouguereau, Cabanel) d'une part, et d'autre part les peintres romantiques (Delacroix) puis réalistes (Millet, Courbet), les pré-impressionnistes (Ecole de Barbizon) et un peu plus tard les impressionnistes.

Delacroix et l'école romantique annonce déjà très clairement l'Art Moderne.

La fin du 19è siècle et surtout le début du 20è siècle vont être le chant du cygne puis la mort de l'esthétique classique dans la peinture européenne. A partir des Impressionnistes on peut dire que c'est le triomphe de l'esthétique coloriste dans la peinture figurative.

 

THE DRAWING AND THE COLOR.

 

The relations between the Drawing and the Color have often been strained. Art does not escape the ideologies. Similarly, art does not escape the quarrels of schools.

The two currents, the current of the drawing, which can be called classical, and the colorist, traverse part of the history of European painting under different names according to the epochs.

However, we must wait until the 16th century and the "full painting" ie the painting perfectly imitating the nature, the painting capable of reproducing the three dimensions of our visible world, so that this distinction can be seen clearly through the opposition between the Florentine school (classique) and the Venetian school (coloriste).

For some art historians Giorgione would be one of the first painters to paint his array directly on the canvas, without going through the preliminary of the drawing.

Giorgio Vasari, autor in 1550 of the "Lives of the Best Painters, Sculptors and Architects", had severely criticized Tintoretto for his negligence of the drawing: "His sketches," he says, "are so rude that the features of his pencil show more strength than of judgment and seem to be drawn at random. "

And: "If, instead of departing from the right path, he had continued the noble style of his predecessors, he would have become one of the greatest painters Venice ever had." In this he was mistaken, for the judgment of Time having given reason to Tintoretto against Vasari, whose very interesting work is not free of errors. And as a painter Vasari is esteemed far below the Tintoretto.

 

The classical current is mainly characterized by the precision of the drawing, the fineness of the paint touch, the completion of the painting. Then comes a relative sobriety of colors. The classical current also prefers, in principle, the moderation in the expression of feelings and a certain restraint in the movement. But the link is not direct between the substance and the form. Baroque or romantic themes can be treated in a classic way. Similarly, classical subjects can be painted in a colorist and expressive style.

In Italy the classical current had Florence and Bologna for champions. According to the times it takes the name of Classicism, starting from Carrraci, Atticism, Neoclassicism, Academism.

The other current, which may be called colourist, clearly favors color on the drawing. This school of painting does not necessarily draw the picture before painting it. She paints directly on the canvas without going through the drawing, or at least a precise drawing. It can be said that this school draws with colors. The Colorist current also allows a touch less finite, less perfect, less detailed, and accepts completed tables closest the sketch. Also, but it is not an absolute rule, he prefers the expression of feelings to their sobriety and movement to stability.

The colorist current has taken various names according to the epochs: Mannerism, Baroque, Rococo, Romanticism, Impressionism, Fauvism, Expressionism ...

Throughout the history of European painting many have been the painters who borrowed from each of these two currents. The whole school of French painting, under Louis XIII and Louis XIV, is a subtle blend of classicism and baroque, with more classic or more baroque accents, according to the epochs and the painters.

France has maintained the quarrel between the partisans of Rubens ((Colourism Baroque)), opposed to the partisans of Poussin (Classic).

In the 19th century, France experienced a confrontation between the neo-classics (Ingres) and the Académisme (Couture, Bouguereau, Cabanel) on the one hand, and, secondly, the romantics (Delacroix) then realistics painters (Millet, Courbet ), the pre-impressionists (Barbizon School) and a little later the Impressionists.

Delacroix and the Romantic school already clearly announces the Modern Art.

The end of the 19th century and especially the beginning of the 20th century were to be the song of the swan and then the death of the classical aesthetics in European painting. From the Impressionists one can say that it is the triumph of colorist aesthetics in figurative painting.

 

Edouard Manet 1832-1883. Paris. Chez la modiste. At the milliner's. 1881. Paris Orsay. Prêt du Fine Arts Museums de San Francisco. Oeuvre non achevée. Loan from the Fine Arts Museums of San Francisco. Work not completed

  

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

  

Jean Jacques Henner. 1829-1905. Paris.

Nature morte à la poire. Still life with pear. 1890-1905

Paris. Musée Jean Jacques Henner.

 

JEAN JACQUES HENNER

 

Jean Jacques Henner est un peintre d'origine alsacienne qui a été actif à Paris. Son style est très personnel, il ne peut être classé dans les grandes écoles de son époque comme l'Académisme, le Naturalisme , le Réalisme ou l'Impressionnisme. Il est très représentatif de son époque justement par le fait qu'il peut difficilement être rattaché à une école. Toute la peinture européenne entre 1815 et 1940 se caractérise par sa grande diversité de styles et de thèmes. La diversité des idéologies qui s'affrontent est un des facteurs de l'instabilité politique et la cause des guerres qui se succèdent, mais en art la période est riche par son pluralisme.

JJ Henner est parfaitement capable de peindre, de manière classique, une oeuvre achevée, au dessin précis, comme le démontrent certains de ses portraits ( le sous-préfet d'Altkirch). Mais la manière de peindre la plus habituelle de Henner est très moderniste. On ne peut pas le confondre avec William Bouguereau. Son style privilégie l'esquisse et le coloris par rapport à la rigueur du dessin. Jean Jacques Henner n'est en aucun cas proche, par le style, des peintres académiques appelés à une certaine époque "peintres pompiers". Ce sont ses thèmes et ses coloris qui peuvent l'apparenter aux peintres académiques. Un peu comme Eugène Delacroix , Jean Baptiste Corot, Jean Jacques Henner peut peindre de manière "moderne" de "grands sujets" empruntés à la Mythologie ou à l'Histoire.

Outre l'esquisse qu'il utilise de manière très systématique, "la peinture plate", notamment pour les paysages, est une de ses techniques habituelles : Atténuation des volumes et écrasement de la perspective.

Ces techniques modernistes n'ont nullement fait obstacle à sa désignation pour un Prix de Rome, et plus tard à son élection à l'Académie des Beaux Arts en 1889 au fauteuil de Alexandre Cabanel. Un peintre bien plus académique que lui. Jean Jacques Henner, travaille en atelier et non pas en extérieur, et il n'est pas tenté par les techniques impressionnistes. Notamment pas par l'accent que les impressionnistes mettent sur la luminosité et leur choix d'une peinture claire. Les tonalités dominantes de JJ Henner restent dans la tradition classique : plutôt sombres. Mais il fréquente les peintres impressionnistes et ne leur est nullement hostile.

  

Jean Jacques Henner is a painter of Alsatian origin who was active in Paris. His style is very personal, he can not be classified in the great schools of his time as Academism, Naturalism, Realism or Impressionism. It is very representative of its time precisely because it can hardly be attached to a school. All European painting between 1815 and 1940 is characterized by its great diversity of styles and themes. The diversity of opposing ideologies is one of the factors of political instability and the cause of successive wars, but in art the period is rich in its pluralism. JJ Henner is perfectly capable of painting, in a classic way, a finished work, with precise drawing, as demonstrated by some of his portraits (the sub-prefect of Altkirch). But the most usual way of painting Henner is very modern. It can not be confused with Bouguereau. His style favors sketching and coloring compared to the rigor of the drawing.

Jean Jacques Henner is by no means close, by the style, of the academic painters called at one time "firefighters painters". It is his themes that can sometimes be related to the painters of the academic school. It is his themes and colors that can relate him to academic painters. A bit like Eugene Delacroix, Jean Baptiste Corot, Jean Jacques Henner can paint in a "modern way" "great subjects" borrowed from Mythology or History. In addition to the sketch, that he uses very systematically, the "flat painting", particularly for landscapes, is one of his usual techniques: Attenuation of volumes and crushing of perspective.

These modernist techniques made no obstacle to his designation for a Prix de Rome, and later to his election the Académie des Beaux Arts in 1889 in Alexandre Cabanel's armchair. A painter much more academic than himself. Jean Jacques Henner, works in a workshop and not outdoors, and he is not tempted by Impressionist techniques. Especially not by the emphasis that the impressionists put on the luminosity and their choice of a clear painting. The dominant tones of JJ Henner remain in the classical tradition: rather dark. But he frequents the impressionist painters and is not at all hostile to them.

  

Georges Michel. 1763-1843. Paris.

Troupeau sous l'orage. Flock under the storm. 1796

Paris Petit Palais (Musée des Beaux Arts de la Ville de Paris)

Un précurseur des pré-impressionnistes de l'école de Barbizon.

 

1815/30-1940 UNE PERIODE PLURIELLE

DE LA PEINTURE EUROPENNE 1

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815/30 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING 1

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

  

Alida Pott 1888-1931 Groningen

Orchard Blauwborgje Verger Blauwborgje vers 1920

Groningen. Groninger museum

 

Cette suite de tableaux figuratifs, mais déjà avancés sur le chemin de l'abstraction, montre bien la transition qui va s'opérer, à l'époque de l'art moderne, entre 1850 et 1930, entre l'art porteur d'une signification évidente pour tous les publics, et l'art non figuratif, abstrait qui achève sa course dans l'art du non-sens. Le non sens entendu seulement comme absence de signification clairement perceptible par le spectateur.

Elle permet aussi de mieux comprendre, la différence, mais aussi le passage à l'art contemporain, après 1950, vers l'art du non-sens devenu l'absurde, et l'art du laid, une invention qui ne s'imposera qu'après la seconde guerre mondiale. Avec cette série de tableaux nous sommes encore très loin de cet aboutissement mais il s'annonce. Cette série de 9 tableaux montre seulement le passage de l'art figuratif simplifié à l'art abstrait. Le dernier tableau porte un titre "paysage" mais c'est de l'art abstrait c'est à dire que le public ne peut plus y reconnaître un paysage si on ne le lui suggère pas.

Ce dernier tableau peut être présenté dans tous les sens que l'on voudra, la tête en bas ou la droite à la place de la gauche, personne ne verrait de différence. C'est cela le non-sens auquel conduit l'art non figuratif dit aussi abstrait.

  

This series of figurative paintings, but already advanced on the path of abstraction, shows the transition that will take place, in the era of modern art, between 1850 and 1930, between the art, carrying a obvious meaning for all audiences, and the art non-figurative, the abstract art, that finishes its course in the art of nonsense. The nonsense understood, only as lack of meaning clearly perceptible by the spectator.

It also helps to better understand, the difference, but also the transition to the contemporary art, after 1950, to the art of nonsense that has become the Absurd, and the art of ugly, an invention that will not be imposed until after the Second World War. With this series of paintings we are still very far from this outcome, but it is announced. This series of 9 paintings shows only the passage from simplified figurative art to abstract art. The last painting has a title "landscape" but it is abstract art, that is to say that the public can no longer recognize a landscape if it is not suggested. This last table can be presented in every direction you want, upside down or right in place of the left, no one will see any difference. This is the nonsense to which non-figurative art, also called abstract art, leads.

 

ART MODERNE ET ART CONTEMPORAIN

 

Certains musées exposent uniquement des oeuvres de l'Art Ancien, d'autres regroupent l'Art ancien et l' Art Moderne, ou encore sont spécialisés dans l'Art Moderne ou dans l'Art Contemporain, séparément. Certains musées proposent, des oeuvres appartenant aux deux dernières périodes : celle de l'Art Moderne (1850-1950) et celle de l'Art Contemporain (Après 1950).

Le regroupement de l'Art Moderne et de l'Art Contemporain dans un même lieu d'exposition présente l'intérêt de faire bien apercevoir les différences très nettes de conception de l'art (en peinture et sculpture) qui caractérisent et opposent ces deux périodes, et l'art qu'elles proposent.

On comprend très bien la particularité de l'art contemporain (après 1950 en date approximative) :

1° L'art non figuratif (abstrait) est une création majeure de la période dite Moderne. Inévitablement l'art abstrait ouvre la porte au Non-sens, à l'absence de tout discours intelligible, et donc partagé entre l'artiste et le public. Mais avec l'Art Contemporain, le non sens devient l'Absurde. L'absence de signification se transforme en une apologie systématique de la dérision et de l'aberration.

2° Sauf exceptions très rares, le Beau n'est plus une finalité de l'artiste contemporain, et le Laid le remplace comme but de l'oeuvre d'art. C'est la nouveauté, la plus caractéristique sans doute, de l'Art Contemporain. Une rupture majeure dans l'histoire de l'art universel. Créer du Laid à la place du Beau n'est pas une invention innocente, et encore moins un accident, mais une volonté délibérée, révélatrice d'un état d'esprit. Un total renversement des valeurs reconnues universellement depuis des millénaires par toutes les civilisations. Un renversement révélateur de l'état d'esprit d'une élite idéologique et politique qui élève l'abjection au niveau d'un culte obligatoire, et fonde ainsi une nouvelle religion séparée des peuples, réservées aux Initiés.

3° La recherche d'une communication, d'un dialogue, d'une émotion partagée, avec un public le plus large possible, qui était le but des Arts Anciens et encore celui de l'Art Moderne au cours du 19è siècle, est devenu esprit de coterie, égotisme, refus de communiquer, obsession de la provocation distinctive et exclusive. De l'art dialogue entre les élites et les peuples, l'Occident est passé à l'art rupture entre les élites et les peuples.

4° L'étonnante diversité, l'esprit de recherche de la nouveauté, la spontanéité créatrice qui caractérise l'Art Moderne, s'est stérilisée, et s'est transformée en une systématique de la provocation dans l'absurde et le laid. Les provocations de l'Art Contemporain officiel n'ont absolument rien d'une liberté de création, rien d'une innovation spontanée né dans un milieu d'artistes populaires comme l'a été par exemple l’Impressionnisme. Ces provocations sont tout au contraire imposées d'en haut par une secte de bien-pensants et leurs exécutants. C'est un art totalement conforme à des règles définies a priori et imposées sous peine d'exclusion. Bref, c'est un art académique, comme l'était l'art imposé par l' Académie de Peinture parisienne à l'époque des Impressionnistes. Mais les commandements de l'Académisme Contemporain sont en rupture totale avec les principes qui ont gouverné l'art européen tout au long de son histoire: Plus c'est laid, plus c'est absurde, plus c'est abject, plus c'est conforme.

 

5° L'échec total de la peinture et de la sculpture officielle contemporaine dans leur dialogue avec le public est à comparer et à opposer aux réussites esthétiques, partagées et reconnues, que connaît l'architecture contemporaine. La raison en est simple et se résume en quelques mots : Les architectes sont contraints, par différentes circonstances de fait incontournables, de créer des oeuvres qui durent, qui servent et qui plaisent au public, au grand public, et pas seulement à une coterie de prétendus éclairés. Ces contraintes sont leur sauvegarde. La grande majorité des tableaux de peinture contemporaine peuvent être présentés la tête en bas : personne n'y verra rien. Pas même les initiés et les auteurs de notices explicatives. C'est impossible à faire pour un bâtiment, même pas pour un musée d'art contemporain.

 

On observe une évolution récente dans les appellations des musées et la présentation des œuvres.

L'appellation des musées : De plus en plus souvent les musées tentent de supprimer ou de minorer l'appellation "Art Contemporain" pour adopter et généraliser celle d'Art Moderne pour toute la période qui va de l'impressionnisme aux temps actuels. Exit l'Art Contemporain, mieux vaut parler de l'Art Moderne. Le musée d'art moderne et contemporain de Nice (MAMAC) ne comporte aucune œuvre de la période de l'Art Moderne. Il est en réalité entièrement consacré à l'art d'après la seconde guerre mondiale. Mais il s'est intitulé quand même Musée d'Art Moderne. C'est très révélateur d'une tendance qui vient des USA, une fois de plus.

Les raisons de ces changements d'appellation sont multiples. On en retiendra seulement deux.

1° Le contemporain, par définition, cela ne dure pas, c'est juste un moment de l'histoire. Il n'est pas possible de faire durer l'appellation d'art contemporain au delà d'une ou deux générations. Et surtout la contemporanéité n'est pas une valeur.

Par contre la "Modernité" est une valeur. C'est même sans doute une des valeurs principales de notre époque en Occident. La "Déesse Raison", la "Déesse de la Modernité" "la Déesse de l'Evolution" sont parmi les institutions incontournables de la nouvelle sacralité profane.

2° L'appellation globale et unique "d'Art Moderne" pour tout l'art occidental depuis l'industrialisation permet de relativiser les différences et les oppositions entre l'art des années 1850-1950 et l'art apparu après 1950. Notamment cette nouveauté caractéristique de l'art d'après la seconde guerre mondiale : le laid et l'absurde. Il faut imposer l'idée que le Non-Art n'est pas une rupture, c'est juste une évolution, tout ce qu'il y a de plus ordinaire et innocente. Une évolution inévitable et normale, à propos de laquelle il est inutile de s'interroger, et surtout dont il est interdit de questionner la légitimité. C'est comme ça. Pas par la grâce de Dieu, non ! Par la grâce de l'évolution.

Dans le même ordre d'idée la présentation des musées change aussi : de plus en plus souvent les responsables mélangent les oeuvres d'époques différentes. L'exposition des oeuvres n'est plus nécessairement commandée par la succession des siècles. La présentation simultanée de tous les arts permet de distribuer effectivement les visiteurs dans toutes les salles, au lieu qu'ils traversent sans s'arrêter les salles d'art contemporain.

Sur le plan idéologique ce mixage des époques et des esthétiques, ce choc organisé des cultures a l'inestimable avantage d'être tout à fait conforme à la religion mondialiste.

 

Selon un article paru dans le journal "Le Monde" au début des années 2000, l'art contemporain est apprécié par environ 30% des français, mais l'art contemporain est aussi la victime de "beaucoup d'incompréhension". Une manière éclairée de dire qu'il existe 70% d'imbéciles en France, qu'il faudra aider à mieux comprendre l'art contemporain, par une "bonne" éducation, ou rééducation. C'est typiquement le langage des "Lumières" On peut penser que ces statistiques sont encore très loin du réel, et que sur les 30% de sondés qui ont déclaré "comprendre l'art contemporain", une bonne moitié n'a certainement rien compris du tout, mais a fait semblant de comprendre, pour avoir l'air intelligent et branché.

Soyons exact : L'art contemporain a bien un public. Les élèves des écoles, collèges et lycées.

En France les Musée des Beaux Arts ne sont pas fréquentés par les classes des écoles, des collèges et des lycées. Sauf par les classes des tous petits : maternelle, préparatoire, élémentaire à la rigueur.

Les Musées d'Art Moderne voient à peine un peu plus de collégiens ou de lycéens.

Ce sont surtout les Musées d'Art Contemporain qui rencontrent un vif succès auprès des enseignants et des enseignés des collèges et des lycées. Pourquoi?

1° La clientèle est captive : elle est obligée d'être là. On ne lui demande pas son avis. Ni à l'enseignant, ni à l'enseigné. C'est au programme, point.

2° Contrairement à la peinture et à la sculpture, l'architecture contemporaine n'est pas un échec. Elle peut être belle, et elle n'est pas absurde, elle est parfaitement fonctionnelle. Or les Musées d'Art Contemporain sont toujours hébergés dans des immeubles modernes. Les locaux sont vastes, bien éclairés. Les œuvres sont très espacées, il est possible de courir dans un musée d'art contemporain et même faire du bruit, car les autres visiteurs sont rares et pressés. Les sièges sont nombreux et confortables. Les vestiaires, les toilettes sont très vastes aussi.

3° Et le plus important : Les œuvres exposées dans les musées d'art contemporain n'ont aucune signification apparente. Elles ne sont reliées, du moins avec évidence, à aucune vision du monde religieuse ou même laïque. C'est en définitive leur atout principal. L'Art contemporain ne se veut pas porteur d'un message clair et l'idéologie qui le sous-tend n'est pas explicite. Le non sens, le refus d'un discours clairement compréhensible, présentent cet avantage d'une neutralité apparente des convictions et l'absurde déroute les esprits, désarme la critique. Ces "œuvres d'art" contemporain qui parlent de rien, précisément parce qu'elles parlent de rien, ou parce qu'elles sont absurdes ne peuvent pas agresser les diverses convictions religieuses ou profanes de l'agglomérat cosmopolite d' élèves qui constitue les classes actuelles. Un balai c'est un balai. Un tas de vêtements jetés au sol, on peut en dire ce que l'on voudra, y compris que c'est beau et fulgurant d'intelligence, mais culturellement c'est bien moins provocant qu'une Vierge à l'Enfant, un verset du Coran, une Vénus au bain ou l'Enlèvement des Sabines.

 

On peut donc être certain d'une chose : On n'a pas fini de voir dans nos musées d'art contemporain ou moderne, des toiles unies, colorées ou pas, des lignes, des points, des traits et des cercles, des taches, des gravats, des tuyaux, des balais, des échelles, des chaises....Tout cet "art" est nécessaire à la formation de la pensée des petites amibes citoyennes de la future République Universelle. Ces amibes doivent comprendre une seule chose : l'art, le seul vrai art, international, universaliste, digne d'un musée d'état, vient d'en haut. Pour les gens d'en bas, il y a le cinéma, la télévision, la publicité et aussi l'art local, commercial et des rues.

  

MODERN AND CONTEMPORARY ART

 

Some museums exhibit only works of Ancient Art, others include Ancient and Modern Art, or are specialized in Modern Art or Contemporary Art, separately. Some museums offer works belonging to the last two periods: Modern Art (1850-1950) and Contemporary Art (after 1950).

The regrouping of Modern and Contemporary Art in the same place of exhibition presents the interest of making clear the very clear differences of conception of art (in painting and sculpture) that characterize and contrast these two Period and the art they propose.

We can then understand very well the peculiarity of contemporary art (after 1950 in approximate dates):

1) Non-figurative art (abstract art) is a major creation of the Modern period. Inevitably, abstract art opens the door to the nonsense, to the absence of any intelligible discourse, and therefore shared between the artist and the public. But with Contemporary Art, the non sense becomes the Absurd. The absence of meaning is transformed into a systematic apology of derision and aberration.

2) Except for very rare exceptions, the Beau is no longer an end of the contemporary artist , and the Laid (ugly) replaces it as the goal of the work of art. This is the novelty, undoubtedly the most characteristic of Contemporary Art. A major break in the history of universal art. Creating the Ugly instead of the beautiful is not an innocent invention, let alone an accident, but a deliberate will, revealing a state of mind. A total reversal of values universally recognized for millennia by all civilizations. A revealing reversal of the state of mind of an ideological and political elite that elevates abjection to the level of an obligatory worship, and thus founds a new religion separate from the peoples, reserved for the Initiates.

3. The search for a communication, a dialogue, a shared emotion, with as wide a public as possible, which was the goal of the Ancient Arts and still that of Modern Art during the 19th century, is become coterie, egotism, refusal to communicate, obsession with distinctive and exclusive provocation. From the art of the dialogue between elites and peoples, the West has moved to the art of the breaking between the elites and the peoples.

4. The astonishing diversity, the spirit of research of novelty, the creative spontaneity which characterizes Modern Art, has become sterile, and has evolved into a systematic of provocation in the absurd and the ugly. The provocations of the Official Contemporary Art have absolutely nothing of a freedom of creation, nothing of a spontaneous innovation born in a medium of popular artists as for example Impressionism. These provocations are, on the contrary, imposed from above by a sect of self-righteous ideologues and merchants and by their performers.. It is an art totally in accordance with rules defined a priori and imposed under pain of exclusion. In short, it is an academic art, as was the art imposed by the Parisian Painting Academy at the time of the Impressionists. But the commandments of Contemporary Academism are in complete rupture with the principles that have governed European art throughout its history: The more it is ugly, the more it is absurd, the more it is abject, the more it is is conform.

5. The total failure of contemporary official painting and sculpture in their dialogue with the public is to be compared and contrasted with the aesthetic successes, shared and recognized, of contemporary architecture. The reason for this is simple and can be summarized in a few words: Architects are constrained by various essential facts to create works that last, that serve and that pleases to the public, the general public, and not only to a coterie of supposedly enlighteneds. These constraints are their safeguard. The vast majority of contemporary paintings can be presented upside down: no one will see anything. Not even insiders and authors of explanatory leaflets. It's impossible to do for a building, not even for a museum of contemporary art.

  

There is a recent evolution in the appellations of museums and the presentation of works.

The name of the museums: More and more often the museums try to suppress or reduce the appellation "Contemporary Art" to adopt and generalize that of Modern Art for the whole period which goes from the impressionism to the present times. Exit Contemporary Art, it is better to speak of Modern Art. The Museum of Modern and Contemporary Art in Nice (MAMAC) does not include any work from the period of Modern Art. It is in fact entirely devoted to art after the Second World War. But he still titled Museum of Modern Art. It's very revealing of a trend that comes from the US, once again.

The reasons for these name changes are multiple. We will only retain two.

1. The contemporary, by definition, it does not last, it's just a moment in history. It is not possible to prolong the term of contemporary art beyond one or two generations. And especially contemporaneity is not a value.

On the other hand, Modernity is a value. It is undoubtedly one of the main values of our time in the West. The "Goddess of Reason", the "Goddess of Modernity" "the Goddess of Evolution" are among the indispensable institutions of the new profane sacredness.

2 ° The global and unique name of "Modern Art" for all Western art since the industrialization allows to relativize the differences and oppositions between art from the 1850s and 1950s and the art that appeared after 1950. Notably this characteristic novelty of art after the Second World War: the ugly and the absurd. It is necessary to impose the idea that non-art is not a rupture, it is just an evolution, all that is more ordinary and innocent. An inevitable and normal evolution, about which it is useless to question oneself, and especially of which it is forbidden to question the legitimacy. It's like that. Not by the grace of God, no! By the grace of evolution.

In the same vein, the presentation of museums is also changing: more and more often, those responsible are mixing works from different periods. The exhibition of works is no longer necessarily controlled by the succession of centuries. The simultaneous presentation of all the arts makes it possible to effectively distribute the visitors in all the halls, instead that they cross, without stop, the rooms of contemporary art.

On the ideological level this mix of eras and aesthetics, this organized clash of cultures has the inestimable advantage of being quite consistent with the globalist religion.

 

According to an article published in the newspaper "Le Monde", at the beginning of the 2000's, contemporary art is appreciated by approximately 30% of the French, but contemporary art is also the victim of " a considerable misunderstanding." An enlightened way of saying that there are 70% of fools in France. Fools need help to better understand contemporary art, with a "good" education, or rehabilitation. This is typically the language of the "Enlightenment". We can think that these statistics are still very far from the real, and that out of the 30% of respondents who said ' understand contemporary art ', a good half certainly did not understand anything at all, but pretended to understand, in order to appear intelligent and plugged in.

Let's be exact: Contemporary art has an audience. Students from schools, colleges and high schools.

In France the Museums of Fine Arts are not frequented by classes of schools, colleges and high schools. Except by the classes of the little ones: maternal, preparatory, elementary to the rigor.

The Museums of Modern Art see just a few more college students or high school students.

It is especially the Museums of Contemporary Art that meet a great success with teachers and students of the colleges and high schools. Why?

1 ° The clientele is captive: she is obliged to be there. He is not asked his opinion. Neither to the teacher nor to the student. It's in the program,It's enough.

2 ° Unlike painting and sculpture, contemporary architecture is not a failure. She can be beautiful, and she is not absurd, she is perfectly functional. Contemporary art museums are still housed in modern buildings. The premises are modern, large, well lit. The works are widely spaced, it is possible to run in a museum of contemporary art and even make noise, because other visitors are rare and in a hurry. The seats are numerous and comfortable. Cloakrooms, toilets are very large too.

3 ° And the most important: The works exhibited in contemporary art museums have no apparent meaning. They are not linked, at least obviously, to any vision of the religious or even secular world. This is ultimately their main asset. Contemporary art does not want to carry a clear message and the ideology that underlies it is not explicit. The nonsense, the refusal of a clearly comprehensible discourse, have the advantage of an apparent neutrality of convictions, and the absurd routs the spirits, disarms criticism. These contemporary "works of art" which speak of nothing, precisely because they speak of nothing, or because they are absurd, can not attack the various religious or profane convictions of the cosmopolitan agglomeration of pupils which constitutes the current classes. A broom is a broom. A pile of clothes thrown to the ground, we can say what we want, including that it is beautiful and dazzling of intelligence, but culturally it is much less provocative than a Virgin with the Child, a verse of the Koran, a Venus in the bath or the Sabines' Abduction.

 

So we can be certain of one thing: We have not finished seeing in our museums of contemporary or modern art, united canvases, colored or not, lines, dots, strokes and circles, spots , rubble, pipes, brooms, ladders, chairs ... All this "art" is necessary for the formation of the thought of the little citizen amoebae of the future Universal Republic. These amoebae must understand one thing: art, the only true art, international, universalist, worthy of a state museum, comes from above. For people from below, there is cinema, television, advertising and also local, commercial and street art.

   

property of the Metropolitan Museum of Art, New York

 

for educational purpose only

 

please do not use without permission

Alfred Stevens. 1823-1905. Paris. Le bain.The bath. 1867.

Paris Orsay.

 

Peintre Belge, il fait une carrière essentiellement parisienne mais reste en contact étroit avec son pays natal. Elève d'Ingres, il est l'ami de Manet et de Berthe Morisot. Il reste longtemps en retrait par rapport au style impressionniste, avant d'en subir l'influence à la fin de sa carrière. Il a été très apprécié de son temps pour ses portraits de jeune femme à la mode.

 

A Belgian painter, he made a career mainly in Paris but remained in close contact with his native country. Pupil of Ingres, he is the friend of Manet and Berthe Morisot. He remained a long way behind the impressionist style, before being influenced at the end of his career. He was much appreciated in his time for his portraits of fashionable young woman.

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Octave Tassaert. 1800-1874. Paris.

Une famille malheureuse. An unhappy family.

Salon de Paris de 1850. Paris Orsay

  

Octave Tassaert n'a pas connu le succès. Ce tableau est bien représentatif d'une oeuvre de qualité dont les sujets sont souvent tirés de la société contemporaine et traités de manière mélodramatique.

 

Octave Tassaert did not succeed. This painting is very representative of a quality work whose subjects are often taken from contemporary society and treated in a melodramatic manner.

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Jean Jouvenet. 1644-1717 Paris

L'Annonciation 1685

Rouen Musée des Beaux Arts.

 

CLASSICISME ET BAROQUE EN EUROPE

 

Toute l'histoire de l'art européen alterne les périodes où triomphe une esthétique à tendances classiques, et les périodes où s'imposent des tendances plus expressives.

Le Classicisme: C'est une esthétique de l'harmonie dans la mesure et l'équilibre. Il est caractérisé par la rigueur du dessin et des formes, la consonance et la retenue des couleurs, la modération raisonnable et raisonnée et la subtilité dans l'expression des sentiments.

L'esthétique Expressive prend diverses formes qui tendent à éloigner la peinture du naturalisme et du réalisme mesuré du Classicisme pour favoriser l'emphase et l'émotion. Le dessin peut être plus souple, l'art du flou est privilégié, la touche est plus visible (empâtements, hachures...). les formes des figures sont accentuées, les silhouettes des personnages allongées, les musculatures amplifiées. Le mouvement et l'expression des sentiments sont amplifiés et même exagérés, quelque fois jusqu'à la limite de l'outrance. Les couleurs et les oppositions lumières/ombres sont souvent plus accentuées et contrastées.

Le classicisme, dont on considère que les Carracci sont les fondateurs, en réaction au maniérisme, prend différents noms selon les périodes de l'histoire, Atticisme, Poussinisme, Néo-classicisme, Académisme.

La manière expressive prend les noms de Maniérisme, Baroque, Caravagisme, Rubénisme, Rococo, Romantisme, Expressionnisme.

Evidemment toutes les gradations entre ces deux tendances existent.Le maniérisme italien était discrètement annoncé par des peintres de la Renaissance comme Perugino et son élève Raphaël, figure du classicisme par excellence.

Pendant tout le 17è et le 18è siècle la peinture européenne balance entre diverses formes de classicisme et de baroque, plus ou moins accentuées. Les Pays Bas du nord ne font pas exception sauf par les thèmes plus profanes, plus séculiers, de leur peinture.

L'Art français sous Louis XIII est plutôt classique. La peinture française sous Louis XIV hésite entre les deux tendances, et la peinture sous Louis XV est rococo.

 

Il faut toutefois insister sur le particularisme des Pays Bas au 17è et au 18è siècle. En dehors des Pays Bas, en Italie, en Espagne, en France, dans les pays germaniques, la peinture est essentiellement commanditée par les Rois, leurs ministres, la grande aristocratie, la haute bourgeoisie financière et bien sûr par l’Église catholique. L'art de ces pays continue dans la tradition des siècles antérieurs et pratique beaucoup "le grand genre" c'est à dire que ses thèmes sont le plus souvent religieux, historiques, mythologiques. La peinture européenne du 17è et du 18è siècle est à l'opposé de la peinture néerlandaise.

Les thèmes de la peinture européenne, sauf aux Pays Bas, ne sont pas les moeurs de la société, encore moins ceux de la petite bourgeoisie ou des artisans et des paysans. En France par exemple, Les frères Le Nain (1593-1607 environ) sont une exception, et leur réalisme est très loin d'être celui des peintres flamands et néerlandais. Leur paysannerie est traitée pour être appréciée dans les cabinets de la grande bourgeoisie. Si le paysan boit du vin, c'est un verre, il ne sombre jamais dans l'ivresse la plus totale, et son épouse encore moins. Les enfants sont très dignes, ils ne se battent pas comme des pouilleux, pas plus que leurs parents. Cette peinture n'a rien de commun avec celle d'Avercamp, d' Adriaen Brouwer, de Teniers II.

Les portraits sont ceux de l'élite aristocratique et non pas comme aux Pays Bas d'une bourgeoisie ordinaire. Les paysages sont traités tout à fait habituellement comme cadres d'une scène historique, mythologique ou religieuse, pratiquement jamais pour eux mêmes. Les marines européennes sont des souvenirs de batailles navales célèbres. Elles ne se limitent pas ou rarement comme aux Pays Bas à la peinture d'un voilier sur une mer démontée. Le Lorrain (Claude Gellée) peint des paysages magnifiques généralement intitulés "Départ de Cléopâtre", "Arrivée d'Ulysse" ou "Enée chassant le cerf". Il est très rare, même si cela se produit quelque fois, que les paysages du Lorrain n'aient aucun thème emprunté à l'histoire, à la mythologie ou à la tradition comme les "pastorales".

Cette particularité des Pays Bas est la conséquence de la rupture idéologique qui est résultée de la Réforme protestante. (cf l'Art et les croyances. Réforme)

  

CLASSICISM AND BAROQUE IN EUROPE

 

The whole history of European art, alternates the periods in which triumph the aesthetic to classic trends, and the periods in which the more expressive tendencies to impose.

The Classicism: It is an aesthetic of the harmony in the measure and the balance. It is characterized by the rigor of the drawing and shapes, the consonance and the restraint of colors, the reasonable and reasoned moderation, and the subtlety in the expression of feelings.

The Aesthetic Expressive takes various forms that tend to move the painting out of naturalism and the measured realism of the Classicism, to favor the emphasis and emotion. The drawing can be more flexible, the art of the blur is privileged, the touch of the brush is more visible (impastos, hatching ...). the shapes of the figures are emphasized, the silhouettes of the characters, lengthened, the musculature, increased. The movement and the expression of feelings are exaggerated, sometimes to the limit of the excess. The colors and oppositions of lights / shadows are often more accentuated and contrasted.

The classicism, of which the Carracci are considered to be the founders, in reaction to Mannerism, takes different names according to the periods of history, Atticism, Poussinisme, Neo-Classicism, Academism.

The expressive style takes the names of Mannerism, Baroque, Caravagism, Rubénisme, Rococo, Romanticism, Expressionism ...

Obviously all the gradations between these two tendencies exist. Italian Mannerism was quietly announced by painters listed in the classical school, as Perugino and his pupil Raphael figure of classicism par excellence.

Throughout the 17th and 18th centuries, the European painting balanced between various forms of classicism and baroque, more or less accentuated. The northern Low Countries are no exception except for the more secular and secular themes of their painting.

The French Art of Louis XIII is pretty classic. All French painting under Louis XIV hesitates between the two tendencies, and the painting under Louis XV is Rococo.

 

However, it is necessary to insist on the particularism of the Netherlands in the 17th and the 18th century. Outside the Netherlands, in Italy, in Spain, in France, in the Germanic countries, painting is essentially sponsored by Kings, their ministers, the great aristocracy, the financial upper middle class and of course by the Catholic Church. The art of these countries continues in the tradition of the previous centuries and practices a lot "the big genre" that is to say that its themes are most often religious, historical, mythological. 17th and 18th century European painting is the opposite of Dutch painting.

The themes of European painting, except in the Netherlands, are not the mores of society, still less those of the petty bourgeoisie or artisans and peasants. In France, for example, the Le Nain brothers (around 1593-1607) are an exception, but their realism is very far from that of the Flemish and Dutch painters. Their peasantry is treated to be appreciated in the cabinets of the big bourgeoisie. If the peasant drinks wine, it is a glass, he never sinks into total drunkenness, and his wife even less. The children are very worthy, they do not fight like lousy, any more than their parents. This art of painting has nothing in common with that of Avercamp, Adriaen Brouwer, Teniers II.

The portraits are those of the aristocratic elite and not as in the Netherlands of an ordinary bourgeoisie. Landscapes are usually treated as frames of a historical, mythological or religious scene, almost never for themselves. European navies are memories of famous naval battles. They are not limited or seldom as in the Netherlands to the painting of a sailboat on a dismantled sea. The Lorrain (Claude Gellée) paints beautiful landscapes generally entitled "Departure of Cleopatra", "Arrival of Ulysses" or "Aeneas hunting deer". It is very rare, even if it happens sometimes, that the landscapes of Lorrain have no theme borrowed from history, mythology or tradition like the "pastoral".

This peculiarity of the Netherlands is the consequence of the ideological break that resulted from the Protestant Reformation. (see Art and Beliefs, Reform)

 

Louis Carrier- Belleuse. 1848-1913. Paris. Porteurs de farine. Carriers of flour. 1885. Paris Petit Palais (Musée des Beaux de la Ville de Paris)

Ecole naturaliste réaliste.

Tous ces peintres de l'école naturaliste-réaliste sont dans la tradition fondée par les peintres des Pays Bas au 17è siècle.

 

Realistic naturalistic school.

All these painters of the naturalistic-realistic school are in the tradition founded by painters of the Netherlands in the 17th century.

  

LA PEINTURE ENTRE 1815 ET 1870.

 

Il faut attendre la fin des guerres imposées à l'Europe par la Révolution et l'Empire français pour que la peinture reprenne vie et vigueur. Tout la première partie du 19è siècle voit coexister les deux grands courants classiques et romantiques. L'Académisme et les premières tendances modernistes.

Les thèmes de l'art se diversifient, la religion, l'histoire, la mythologie perdent du terrain, la peinture de moeurs, la nature morte et le paysage se répandent. Une école réaliste fait son apparition qui prend de l'importance et représente la première contestation de la "Grande Peinture" Académique.

La diversification et la sécularisation des thèmes de la peinture française et européenne, le recul de la peinture d'histoire et mythologique se fait en définitive à l'imitation de la peinture des Pays Bas, qui pratiquent l'art profane et séculier depuis le 17è siècle.

D'autre part certaines techniques nouvelles apparaissent qui annoncent l'Art Moderne.

Dès les années 1830 le romantique Delacroix a multiplié les esquisses et les tableaux peints à grandes ou petites touches de couleur juxtaposées, au détriment de la précision du dessin. C'est une révolution qui est qualifiée par la critique de "tartouillade". Et la critique, quoi qu'on en dise , n'avait pas absolument tort.

Dans les années 1840 Corot peint, notamment en Italie, des tableaux qui annoncent clairement "la peinture plate", le retour à une vision du monde en deux dimensions. Une esthétique qui atténue ou même supprime la perspective et les volumes. Corot abandonnera ensuite ce style pour inventer un "tachisme" très souple, très dilué, flou, tout à fait personnel, qui annonce aussi le recul du dessin par rapport à la couleur.

Dans les années 1840-50 les peintres de l'Ecole pré-impressionniste de Barbizon s'inspirent beaucoup du paysage néerlandais quant aux coloris, relarivement sombres et neutres, mais avec des techniques de peinture moins lisses, un accent mis sur la touche, et une imprécision du dessin, qui préfigurent l'impressionnisme.

Mais l'époque voit aussi se perpétuer "la Grande Peinture", attentive au dessin exact et précis, enseigné par Dominique Ingres, et attachée aux grands thèmes tirés de la religion, de la littérature ou de l'histoire européenne. Ces peintres Académiques vont entrer en conflit avec les Réalistes, les Préimpressionnistes et les Impressionnistes et finiront par perdre le combat. Ils seront qualifiés de "Pompiers" par le siècle suivant. Dès les années 1860 le réaliste Courbet, et Manet, difficilement classable, représentent, de manière un peu différente, la peinture de contestation de l'Académisme.

 

PAINTING BETWEEN 1815 AND 1870.

Not until the end of the wars imposed on Europe by the French Revolution and the Empire for that the painting back to life and vigor. All the first part of the 19th century saw the two great classical and romantic currents coexist. The Academism and the first modernist tendencies.

The themes of art diversify, the religion, the history, the mythology lose ground, the paintings of manners, still life and landscape are spread. A realistic school is emerging which becomes important and represents the first challenge against the Academic Great Painting.

The diversification and the secularization of the themes of the French and European painting, the decline of historical and mythological painting is ultimately done in imitation of the painting of the Netherlands, which practiced profane and secular art since the 17th century.

As early as the 1830s, the romantic Delacroix multiplied the sketches and paintings with large or small touches of color juxtaposed, to the detriment of the precision of the drawing. It is a revolution which is described by critics as "tartouillade" (daub). And criticism, whatever may be said of it, was not absolutely wrong.

In the 1840s Corot painted, especially in Italy, paintings that clearly announce "the flat painting", the return to a two-dimensional worldview. An aesthetic that attenuates or even suppresses the perspective and the volumes. Corot then abandoned this style to invent a very flexible, diluted, fuzzy, completely personal "tachism", which also announces the recession of drawing in relation to color.

In the years 1840-50 the painters of the Pre-Impressionist School of Barbizon were inspired by the Dutch landscape as regards the colors, relatively dark and neutral, but with less smooth painting techniques, an accent on the touch, and an inaccuracy of the drawing, which prefigure the Impressionism.

But the era also saw the "Great Painting" perpetuate, attentive to the exact and precise drawing, taught by Dominique Ingres, and attached to the great themes drawn from religion, literature or European history. These Academic painters will enter into conflict with the Realists, the Pre-Impressionists and the Impressionists and will eventually lose the fight. They will be called "Firemen" by the next century. As early as the 1860s, the realistic Courbet, and Manet, hardly classifiable, represent, in a different way, the painting of contestation of Academism.

   

Eustache Lesueur. 1616-1655. Paris La muse Terpsichore. (Danse). The muse Terpsichore. (Dance) vers 1655. Louvre. (832)

(décor de l'Hôtel Lambert à Paris).(Decor of the Hotel Lambert in Paris).

Les muses sont les filles de Zeus et de Mnemosyne la déesse de la Mémoire.

 

Eustache Lesueur est un des principaux représentant du classicisme français dans sa version la plus "classique" dite atticiste ( dérivé du nom de la région qui entoure Athènes: l'Attique). Le classicisme européen peut en effet prendre des aspects plus baroque, notamment en France sous Louis XIV.

 

The Muses are the daughters of Zeus and Mnemosyne, the goddess of Memory.

Eustache Lesueur is one of the main representatives of French classicism in its most "classic" version known as Atticist (derived from the name of the region that surrounds Athens: Attica). European classicism can indeed take on more baroque aspects, especially in France under Louis XIV....

 

CLASSICISME ET BAROQUE

 

Toute l'histoire de l'art européen alterne les périodes où triomphe une esthétique à tendances classiques, et les périodes où s'imposent des tendances plus expressives.

Le Classicisme: C'est une esthétique de l'harmonie dans la mesure et l'équilibre. Il est caractérisé par la rigueur du dessin et des formes, la consonance et la retenue des couleurs, la modération raisonnable et raisonnée et la subtilité dans l'expression des sentiments.

L'esthétique Expressive prend diverses formes qui tendent à éloigner la peinture du naturalisme et du réalisme mesuré du Classicisme pour favoriser l'emphase et l'émotion. Le dessin peut être plus souple, l'art du flou est privilégié, la touche est plus visible (empâtements, hachures...). les formes des figures sont accentuées, les silhouettes des personnages allongées, les musculatures amplifiées. Le mouvement et l'expression des sentiments sont amplifiés et même exagérés, quelque fois jusqu'à la limite de l'outrance. Les couleurs et les oppositions lumières/ombres sont souvent plus accentuées et contrastées.

Le classicisme, dont on considère que les Carracci sont les fondateurs, en réaction au maniérisme, prend différents noms selon les périodes de l'histoire, Atticisme, Poussinisme, Néo-classicisme, Académisme.

La manière expressive prend les noms de Maniérisme, Baroque, Caravagisme, Rubénisme, Rococo, Romantisme, Expressionnisme.

Evidemment toutes les gradations entre ces deux tendances existent.Le maniérisme italien était discrètement annoncé par des peintres de la Renaissance comme Perugino et son élève Raphaël, figure du classicisme par excellence.

Pendant tout le 17è et le 18è siècle la peinture européenne balance entre diverses formes de classicisme et de baroque, plus ou moins accentuées. Les Pays Bas du nord ne font pas exception sauf par les thèmes plus profanes, plus séculiers, de leur peinture.

L'Art français sous Louis XIII est plutôt classique. La peinture française sous Louis XIV hésite entre les deux tendances, et la peinture sous Louis XV est rococo.

 

The whole history of European art, alternates the periods in which triumph the aesthetic to classic trends, and the periods in which the more expressive tendencies to impose.

The Classicism: It is an aesthetic of the harmony in the measure and the balance. It is characterized by the rigor of the drawing and shapes, the consonance and the restraint of colors, the reasonable and reasoned moderation, and the subtlety in the expression of feelings.

The Aesthetic Expressive takes various forms that tend to move the painting out of naturalism and the measured realism of the Classicism, to favor the emphasis and emotion. The drawing can be more flexible, the art of the blur is privileged, the touch of the brush is more visible (impastos, hatching ...). the shapes of the figures are emphasized, the silhouettes of the characters, lengthened, the musculature, increased. The movement and the expression of feelings are exaggerated, sometimes to the limit of the excess. The colors and oppositions of lights / shadows are often more accentuated and contrasted.

The classicism, of which the Carracci are considered to be the founders, in reaction to Mannerism, takes different names according to the periods of history, Atticism, Poussinisme, Neo-Classicism, Academism.

The expressive style takes the names of Mannerism, Baroque, Caravagism, Rubénisme, Rococo, Romanticism, Expressionism ...

Obviously all the gradations between these two tendencies exist. Italian Mannerism was quietly announced by painters listed in the classical school, as Perugino and his pupil Raphael figure of classicism par excellence.

Throughout the 17th and 18th centuries, the European painting balanced between various forms of classicism and baroque, more or less accentuated. The northern Low Countries are no exception except for the more secular and secular themes of their painting.

The French Art of Louis XIII is pretty classic. All French painting under Louis XIV hesitates between the two tendencies, and the painting under Louis XV is Rococo.

   

Jean Jacques Henner. 1829-1905. Paris.

Hélène Loeb future Madame Victor Lyon (1883-1936) Louvre.

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Palatul Casei de Depuneri, Consemnațiuni și Economie (CEC). A fost construit pe locul fostului han, şi fostei mânăstiri "Sf. Ioan cel Mare" acestea datănd din secolele XVII-XVIII, fiind demolate la sfărşitul secolului XIX. Palatul CEC, început în 1897 şi terminat în 1900 (inaugurat în prezenţa Regelui Carol I), este opera arhitectului francez Paul Gottereau, în stilul academismului francez. Azi adăposteşte CEC Bank.

 

Bucharest CEC Palace, arch. Paul Gottereau, 1897-1900

The Palace of the House of Deposits, Consignments and Economics (CEC). It was built on the site of the former inn, and monastery of "St. John the Great" dating back to the 17th-18th centuries, being demolished at the end of the 19th century. The CEC palace, started in 1897 and was finished in 1900 (inaugurated in the presence of King Carol I), is the work of the French architect Paul Gottereau, in the style of French academism. Today, it hosts CEC Bank

 

Le Palais CEC, arch. Paul Gottereau, 1897-1900

Le Palais de la Maison des Dépôts, des Consignations et de l'économie (CEC). Il a été construit sur le site de l'ancienne auberge et de l'ancien monastère "Saint-Jean-le-Grand" datant des XVIIe et XVIIIe siècles qui fut démoli à la fin du XIXe siècle. Le palais CEC, inauguré en 1897 et terminé en 1900 (inauguré en présence du roi Carol I), est l'œuvre de l'architecte français Paul Gottereau,dans le style de l'academisme français. Aujourd'hui, il abrite la banque "CEC Bank"

Pierre Puvis de Chavannes. 1824-1898. Paris.

La pêcheuse. The fisherwoman. Louvre.

 

Les thèmes de la peinture de Puvis de Chavannes sont le plus souvent très classiques, très académiques. Mais son style est très moderniste par certains aspects et notamment ses réminiscences de l'esthétique de la "peinture plate" caractéristique de l'art roman et gothique. Pierre Puvis de Chavannes découpe ses sujets très distinctement en silhouettes dont les volumes sont estompés sur un paysage dont la perspective est elle aussi réduite.

 

The themes of Puvis de Chavannes' painting are usually very classical, very academic. But his style is very modernist in certain respects and particularly his reminiscences of the aesthetics of the "flat painting" characteristic of Romanesque and Gothic art. Pierre Puvis de Chavannes cut his subjects very distinctly into silhouettes whose volumes are dimned on a landscape whose perspective is also reduced.

  

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Simon Vouet. 1590-1649. Paris. La Sainte Famille. The Holy Family. Vers 1642. Louvre

 

CLASSICISME ET BAROQUE

 

Toute l'histoire de l'art européen alterne les périodes où triomphe une esthétique à tendances classiques, et les périodes où s'imposent des tendances plus expressives.

Le Classicisme: C'est une esthétique de l'harmonie dans la mesure et l'équilibre. Il est caractérisé par la rigueur du dessin et des formes, la consonance et la retenue des couleurs, la modération raisonnable et raisonnée et la subtilité dans l'expression des sentiments.

L'esthétique Expressive prend diverses formes qui tendent à éloigner la peinture du naturalisme et du réalisme mesuré du Classicisme pour favoriser l'emphase et l'émotion. Le dessin peut être plus souple, l'art du flou est privilégié, la touche est plus visible (empâtements, hachures...). les formes des figures sont accentuées, les silhouettes des personnages allongées, les musculatures amplifiées. Le mouvement et l'expression des sentiments sont amplifiés et même exagérés, quelque fois jusqu'à la limite de l'outrance. Les couleurs et les oppositions lumières/ombres sont souvent plus accentuées et contrastées.

Le classicisme, dont on considère que les Carracci sont les fondateurs, en réaction au maniérisme, prend différents noms selon les périodes de l'histoire, Atticisme, Poussinisme, Néo-classicisme, Académisme.

La manière expressive prend les noms de Maniérisme, Baroque, Caravagisme, Rubénisme, Rococo, Romantisme, Expressionnisme.

Evidemment toutes les gradations entre ces deux tendances existent.Le maniérisme italien était discrètement annoncé par des peintres de la Renaissance comme Perugino et son élève Raphaël, figure du classicisme par excellence.

Pendant tout le 17è et le 18è siècle la peinture européenne balance entre diverses formes de classicisme et de baroque, plus ou moins accentuées. Les Pays Bas du nord ne font pas exception sauf par les thèmes plus profanes, plus séculiers, de leur peinture.

L'Art français sous Louis XIII est plutôt classique. La peinture française sous Louis XIV hésite entre les deux tendances, et la peinture sous Louis XV est rococo.

 

The whole history of European art, alternates the periods in which triumph the aesthetic to classic trends, and the periods in which the more expressive tendencies to impose.

The Classicism: It is an aesthetic of the harmony in the measure and the balance. It is characterized by the rigor of the drawing and shapes, the consonance and the restraint of colors, the reasonable and reasoned moderation, and the subtlety in the expression of feelings.

The Aesthetic Expressive takes various forms that tend to move the painting out of naturalism and the measured realism of the Classicism, to favor the emphasis and emotion. The drawing can be more flexible, the art of the blur is privileged, the touch of the brush is more visible (impastos, hatching ...). the shapes of the figures are emphasized, the silhouettes of the characters, lengthened, the musculature, increased. The movement and the expression of feelings are exaggerated, sometimes to the limit of the excess. The colors and oppositions of lights / shadows are often more accentuated and contrasted.

The classicism, of which the Carracci are considered to be the founders, in reaction to Mannerism, takes different names according to the periods of history, Atticism, Poussinisme, Neo-Classicism, Academism.

The expressive style takes the names of Mannerism, Baroque, Caravagism, Rubénisme, Rococo, Romanticism, Expressionism ...

Obviously all the gradations between these two tendencies exist. Italian Mannerism was quietly announced by painters listed in the classical school, as Perugino and his pupil Raphael figure of classicism par excellence.

Throughout the 17th and 18th centuries, the European painting balanced between various forms of classicism and baroque, more or less accentuated. The northern Low Countries are no exception except for the more secular and secular themes of their painting.

The French Art of Louis XIII is pretty classic. All French painting under Louis XIV hesitates between the two tendencies, and the painting under Louis XV is Rococo.

   

Eugène Boudin. 1824-1898. Paris. Deauville. Marine. Seascape. 1894. Mulhouse. Musée des Beaux Arts.

 

UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

  

Palatul Casei de Depuneri, Consemnațiuni și Economie (CEC). A fost construit pe locul fostului han, şi fostei mânăstiri "Sf. Ioan cel Mare" acestea datănd din secolele XVII-XVIII, fiind demolate la sfărşitul secolului XIX. Palatul CEC, început în 1897 şi terminat în 1900 (inaugurat în prezenţa Regelui Carol I), este opera arhitectului francez Paul Gottereau, în stilul academismului francez. Azi adăposteşte CEC Bank.

 

Bucharest CEC Palace, arch. Paul Gottereau, 1897-1900

The Palace of the House of Deposits, Consignments and Economics (CEC). It was built on the site of the former inn, and monastery of "St. John the Great" dating back to the 17th-18th centuries, being demolished at the end of the 19th century. The CEC palace, started in 1897 and was finished in 1900 (inaugurated in the presence of King Carol I), is the work of the French architect Paul Gottereau, in the style of French academism. Today, it hosts CEC Bank

 

Le Palais CEC, arch. Paul Gottereau, 1897-1900

Le Palais de la Maison des Dépôts, des Consignations et de l'économie (CEC). Il a été construit sur le site de l'ancienne auberge et de l'ancien monastère "Saint-Jean-le-Grand" datant des XVIIe et XVIIIe siècles qui fut démoli à la fin du XIXe siècle. Le palais CEC, inauguré en 1897 et terminé en 1900 (inauguré en présence du roi Carol I), est l'œuvre de l'architecte français Paul Gottereau,dans le style de l'academisme français. Aujourd'hui, il abrite la banque "CEC Bank"

Jan Boeckhorst 1604-1668 Anvers

Anbetung der Könige Adoration des Mages

Adoration of the Magi vers 1640

Schwerin.Staatliches Museum

 

LE BEAU EST UNE EXPÉRIENCE PARTAGÉE

 

"Le monde discerne la beauté, et, par là le laid se révèle. Le monde reconnaît le bien et, par là le mal se révèle."

Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu

LAO TSEU (Laozi)

 

"The world discerns beauty, and hence the ugly is revealed. The world recognizes good and hence evil is revealed."

Dao De Jing, the Book of the Way and Virtue

LAO TSEU (Laozi)

  

"Tout l’art florentin depuis Giotto et tout au long du Quattrocento, possède cette stupéfiante qualité de vérité absolue, reconnue. L’effet immédiat d’un grand Giotto ou d’un Masaccio est de laisser le spectateur sans voix. Cela s’appelait autrefois la Beauté."

MARIE MAC CARTHY "Les Pierres de Florence" 1956.

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

  

Contrairement à une idée reçue, toute nouvelle, considérée comme une évidence à notre époque, le Beau n'est pas subjectif. Non, le Beau n'est pas seulement une question de goût personnel, un arbitraire total, absolument égocentrique. Le beau n'est pas autiste, il est un partage, même si certaines de ses formes peuvent être plus accessibles à certaines personnes qu'à d'autres, à certaines cultures et pas à d'autres.

La preuve que le Beau existe est qu'il est reconnu et admis de manière unanime par les opinions publiques, et celle des spécialistes, pour des millions d' oeuvres dont les dates de création vont de - 3000 à nos jours. Le Beau est d'ailleurs reconnu, vécu comme une expérience généralement partagée, non seulement dans l'art mais dans tout le spectacle de la Nature.

Il faut laisser de côté les définitions abstraites. Les Philosophes n'ont jamais réussi à donner une définition satisfaisante et incontestable du Beau. Laissons à Platon son Idée d'un Beau transcendant impossible à atteindre. Restons à un niveau plus trivial, celui de la beauté remarquable, concrète : il n'y a absolument aucune discussion sérieuse quant à l'existence du Beau, d'une sensation commune, une émotion poétique, partagée par des millions d'hommes, depuis L'Art Paléolithique, l'Art Egyptien jusqu'à l'Art Moderne, depuis la Chine jusqu'à l'Europe et l'Amérique.

Le Beau ne se définit pas, il se ressent individuellement et collectivement. Individuellement ressenti le beau est seulement subjectif, il n'a d'importance que pour une personne, collectivement ressenti, partagé par les élites et les populations, ensemble, il s'objective. Il devient une réalité à l'échelle d'une collectivité plus ou moins large, et même jusqu'à la Terre entière. Le Beau est tout simplement un fait vérifié par l'expérience de milliers de générations d'humains sur l'ensemble de la Terre.

On peut même soutenir que des trois idées fondamentales Beau, Bien, Vrai, le Beau est la première dont nous pouvons repérer l'apparition avec certitude dans l'histoire des hommes: Parce qu'il laisse des traces que nous constatons. Quand apparait l'idée de Bien? Quand apparaît l'idée de Vrai ?

Le Beau ne se définit pas, il se ressent et il évolue en fonction du temps. Sans doute l'erreur de l'Académisme a-t-elle été de vouloir définir les règles du Beau, in abstracto, et les impressionnistes ont eu très vite raison contre lui.

Le Beau peut prendre des formes différentes selon les cultures ou les civilisations. Il est reconnu comme Beau à l'intérieur de son domaine culturel, mais aussi souvent à l'extérieur.

La peinture des lettrés chinois est très particulière, il est possible à titre individuel de ne pas l'apprécier, mais il serait faux de parler à son propos d'un Art du laid, et elle n'est pas jugée comme tel par l'épreuve du temps et de sa confrontation avec d'autres cultures comme celle occidentale.

Le Beau est tout simplement un fait vérifié par l'expérience de milliers de générations d'humains sur l'ensemble de la Terre. Le tableau de Léonard de Vinci, la Joconde (Mona Lisa) et le succès qu'il rencontre auprès des populations extrême orientales est une preuve de cette universalité du Beau.

Il existe "un sens du Beau, commun à toute l'humanité" qui est indépendant des modes, des religions et des idéologies et même des cultures. Même s'il ne faut pas négliger certaines spécificités ou variabilités tenant à telle culture ou à telle époque. Le constat global reste celui d'un partage du sentiment du beau à l'échelle universelle.

Le beau s'identifie par une intense satisfaction, un sentiment de bonheur, de joie, d'ordre sensuel ou intellectuel qui envahit la personne, c'est son point de départ subjectif . Ce point de départ subjectif qui s'objective par le partage de ce sentiment avec une foule d'autres personnes, de cultures et d'époques différentes, pour parvenir à l'émergence d'une quasi unanimité et d'une quasi universalité.

Le beau est certes un vécu subjectif en ce qu'il est ressenti individuellement, mais il s'objective par l'opinion convergente, formulée au cours du temps, par les peuples et les élites. C'est ce jugement commun des peuples et des élites, cette expérience partagée, qui objective et prouve le Beau.

Ce qui est subjectif ce sont les préférences des individus. Ce qui est subjectif c'est quand une personne préfère les fresques romanes ou l'art du gothique international à la peinture de la Renaissance Italienne.

Quand une personne préfère l'art du paysage ou la peinture de moeurs à la peinture religieuse.

Si on avait dit à Fra Angelico, à Raphaël ou à Rubens que le Beau n'existe pas et est affaire purement subjective, ils auraient haussé les épaules.

Non seulement le sentiment du Beau est un fait d'expérience, un bien commun à l'humanité, qui traverse les temps et les cultures, mais le Beau peut être ressenti alors que les idéologies qui ont inspiré les oeuvres d'art à une époque donnée, dans une région de la Terre, sont mortes en tant que croyances actives.

Il n'est pas nécessaire de croire dans les Esprits, les Dieux Egyptiens, Grecs, Hindous ou dans les Bouddhas pour apprécier la beauté de l'art des cavernes, de l'Egypte antique, de la Grèce, de l'Inde, ou de l'Asie du Sud Est.

De même, les représentations de Dieu et du monde qui sont celles des églises chrétiennes, qui ont été vivantes et profondément significatives pour les populations européennes pendant plus d'un millénaire, peuvent ne plus avoir de sens pour une très large majorité des populations de l'Europe de l'Ouest et du Nord au 21è siècle. Il reste cependant que ces populations, comme d'autres peuples dans d'autres cultures, peuvent reconnaître le Beau dans des oeuvres d'art dont les symboles ne sont plus idéologiquement significatifs pour elles, voire même leur paraissent absurdes. Les croyances changent mais le sentiment du Beau dure.

Le Beau est donc un fait constaté au travers de toute l'histoire des civilisations.

Le Beau est certes une idée, mais pendant des siècles ce n'était pas une idéologie. Et encore moins son contraire le Laid. Les multiples idéologies, le plus souvent religieuses, qui ont habité durant des millénaires l'esprit des hommes ont utilisé l'idée du beau pour soutenir leurs croyances les plus diverses et même opposées.

A partir de la seconde moitié du 20è siècle les élites idéologiques et politiques de l'Occident, athées, ont décidé d' imposer la croyance que le Beau n'existait pas, et de faire croire que le Laid est une valeur recommandable. L'art contemporain officiel en est la démonstration.

L'affirmation que le Beau n'existe pas, est purement subjectif, est une idée fausse, conçue et répandue au cours de la seconde moitié du 20è siècle pour des motifs idéologiques et économiques.

Les motifs idéologiques sont, notamment, que ce relativisme permet de justifier l'Art Laid officiel et que l'art laid est un critère de distinction entre les Eclairés et ceux qui ne le sont pas. L'homme peut en effet inventer des idéologies, des croyances, qui nient le Beau et le Bien. Cette capacité d'invention de croyances les plus diverses et contraires fait la différence entre l'homme et les animaux.

C'est une évolution mais ce n'est pas nécessairement un progrès. Ce peut être, c'est toujours, inévitablement, sous certains aspects, aussi une régression. La capacité d'inventer le Beau rencontre son contraire, celle d'inventer le Laid. Et même, comme dans l'art contemporain officiel, d'en faire une règle, une doctrine. La capacité au Bien est inséparable de celle de faire le Mal. Et la formulation de vérités ouvre toute grande la porte aux mensonges.

Outre les motifs idéologiques, cette affirmation permet aussi de fabriquer et de vendre du Laid, ce qui est une excellente affaire.

 

THE BEAUTIFUL IS A SHARED EXPERIENCE

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

 

Contrary to an accepted idea, all new, considered as obvious in our time, the Beautiful is not subjective. No, the beautiful is not only a matter of personal taste, a total arbitrary, absolutely egocentric. The beautiful is not autistic, it is a sharing, although some of its forms may be more accessible to some people than others, to some cultures and not to others.

The proof that the Beau exists is that it is recognized and unanimously accepted by the public opinion, and that of the specialists, for millions of works whose creation dates range from - 3000 to the present day. The Beautiful is recognized, lived as an experience generally shared, not only in art, but in all the spectacle of Nature

The abstract definitions must be left aside. The Philosophers have never succeeded in giving a satisfactory and incontestable definition of the Beautiful. Let us leave Plato his idea of a beautiful transcendent impossible to reach. Let's stay at a more trivial level, that of remarkable, concrete beauty : there is absolutely no serious discussion about the existence of Beau, a common sensation, a poetic emotion, shared by millions of men, from Egyptian Art to Modern Art, since China to Europe and America. The Beautiful does not define itself, it is felt individually and collectively. Individually felt the beautiful is only subjective, it only matters for a person, collectively felt, shared by the elites and the people, together, he is objectively. The Beautiful becomes a reality at the scale of a community more or less wide and even to the whole earth. The Beautiful is simply a fact verified by the experience of thousands of generations of humans on the whole Earth.

One can even argue that of the three fundamental ideas, Beautiful, Well, Truth, the Beautiful is the first of which we can spot the appearance with certainty in the history of men: Because the Beautiful leaves traces that we see. When does the idea of the Well appear? When does the idea of Truth appear?

The beautifful is not defined, it is felt and it evolves with time. No doubt the mistake of Academism has been to want to define the rules of the Beautiful, in abstracto, and the impressionists were very quickly right against him .

But there is absolutely no serious discussion about the existence of Beauty, a common sensation, a poetic émotion, shared by millions of people, since the Paleolithic art, the Egyptian Art to Modern Art, from China to Europe and America.

The Beautiful can take different forms according to cultures or civilizations. It is recognized as beautiful inside its cultural domain, but also often outside.

The painting of the Chinese scholars is very particular, it is possible individually not to appreciate it, but it would be wrong to speak about it an Art of the ugly, and it is not judged as such by the the test of time and its confrontation with other cultures like the Western one. The Beautiful is simply a fact verified by the experience of thousands of generations of humans all over the Earth. The painting of Leonardo da Vinci, the Mona Lisa (Mona Lisa) and the success met among the populations of the Far East testify to this universality of the Beautiful.

There is "a sense of beauty, common to all mankind" which is independent of modes, religions and ideologies and even cultures. Even though certain specificities or variability should not be neglected in relation to such a culture or at that time. The overall observation remains that of a sharing of the feeling of beauty on a universal scale.

The beauty is identified by an intense satisfaction, a feeling of happiness, of joy, of sensual or intellectual order that invades the person, it is his subjective starting point. This subjective starting point becomes objective by sharing this sentiment with a multitude of other people, cultures and different eras, in order to achieve the emergence of almost unanimity and almost universality.

The beauty is certainly a subjective experience in that it is felt individually, but it is objective by the convergent opinion, formulated in the course of time, by the peoples and the elites. It is this common judgement of peoples and elites, this shared experience, which objective and proves the beautiful.

 

What is subjective what are the preferences of individuals. What is subjective is when a person prefers Romanesque frescoes or the art of international Gothic painting of the Italian Renaissance. When a person prefers the art of the landscape or the painting of morals to religious painting.

If someone had told to Fra Angelico, Raphaël or Rubens that beauty does not exist and is purely subjective matter, they would have shrugged.

The Beautiful is certainly a subjective, individually felt, but it is objectified by the synthesis of the multiple opinions of peoples and their elites.

Not only is the feeling of the Beautiful a fact of experience, a common heritage of humanity, which passes through times and cultures, but the Beautiful can be felt while the ideologies that inspired the works of art at a certain time, in a region of the Earth, have died as active beliefs.

There is no need to believe in spirits, in the Gods of the Egyptians, Greeks, Hindus or in the Buddhas for to appreciate the beauty of the cave art, or of the ancient Egypt, the Greece, of the India, or of South East Asia. Similarly, the representations of God and of the world, which are those of the Christian churches, which have been alive and profoundly meaningful to European populations for more than a millennium, may no longer make sense for a very large majority of the Western and Northern of the Europe in the 21st century. However, these populations, like other peoples in other cultures, can recognize the Beautiful in works of art whose the symbols are no longer ideologically significant for them, or even appear absurd to them. The beliefs change but the feeling of the Beautiful lasts.

The beautiful is therefore a fact of experience found throughout the history of civilizations.

The beautiful is certainly an idea, but for centuries it was not an ideology. And even less its oppos