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Jean Joseph Benjamin-Constant; 1845-1902. Paris. L'Odalisque allongée.

 

The lying down Odalisque. Vers 1870. Paris Orsay. (Collection particullère)

 

L'orient a été très à la mode à la période romantique, surtout en en France (avec le Maghreb) et aussi en Angleterre. Pour l'Allemagne, l'Orient c'était surtout l'Italie et la Grèce. L'Espagne et surtout l'Italie ont été peut concernées par ce mouvement. L'orientalisme s'exprime aussi bien dans un style académique que romantique et prémoderne comme avec Delacroix.

 

The Orient was very fashionable in the Romantic period, especially in France ( with the Maghreb) and also in England. For Germany, the Orient was mainly Italy and Greece. Spain and especially Italy have been affected by this movement.

Orientalism is expressed both in an academic style and in a romantic and premodern style as with Delacroix.

  

LA PEINTURE ENTRE 1815 ET 1870.

 

Il faut attendre la fin des guerres imposées à l'Europe par la Révolution et l'Empire français pour que la peinture reprenne vie et vigueur. Tout la première partie du 19è siècle voit coexister les deux grands courants classiques et romantiques. L'Académisme et les premières tendances modernistes.

Les thèmes de l'art se diversifient, la religion, l'histoire, la mythologie perdent du terrain, la peinture de moeurs, la nature morte et le paysage se répandent. Une école réaliste fait son apparition qui prend de l'importance et représente la première contestation de la "Grande Peinture" Académique.

La diversification et la sécularisation des thèmes de la peinture française et européenne, le recul de la peinture d'histoire et mythologique se fait en définitive à l'imitation de la peinture des Pays Bas, qui pratiquent l'art profane et séculier depuis le 17è siècle.

D'autre part certaines techniques nouvelles apparaissent qui annoncent l'Art Moderne.

Dès les années 1830 le romantique Delacroix a multiplié les esquisses et les tableaux peints à grandes ou petites touches de couleur juxtaposées, au détriment de la précision du dessin. C'est une révolution qui est qualifiée par la critique de "tartouillade". Et la critique, quoi qu'on en dise , n'avait pas absolument tort.

Dans les années 1840 Corot peint, notamment en Italie, des tableaux qui annoncent clairement "la peinture plate", le retour à une vision du monde en deux dimensions. Une esthétique qui atténue ou même supprime la perspective et les volumes. Corot abandonnera ensuite ce style pour inventer un "tachisme" très souple, très dilué, flou, tout à fait personnel, qui annonce aussi le recul du dessin par rapport à la couleur.

Dans les années 1840-50 les peintres de l'Ecole pré-impressionniste de Barbizon s'inspirent beaucoup du paysage néerlandais quant aux coloris, relarivement sombres et neutres, mais avec des techniques de peinture moins lisses, un accent mis sur la touche, et une imprécision du dessin, qui préfigurent l'impressionnisme.

Mais l'époque voit aussi se perpétuer "la Grande Peinture", attentive au dessin exact et précis, enseigné par Dominique Ingres, et attachée aux grands thèmes tirés de la religion, de la littérature ou de l'histoire européenne. Ces peintres Académiques vont entrer en conflit avec les Réalistes, les Préimpressionnistes et les Impressionnistes et finiront par perdre le combat. Ils seront qualifiés de "Pompiers" par le siècle suivant. Dès les années 1860 le réaliste Courbet, et Manet, difficilement classable, représentent, de manière un peu différente, la peinture de contestation de l'Académisme.

 

PAINTING BETWEEN 1815 AND 1870.

Not until the end of the wars imposed on Europe by the French Revolution and the Empire for that the painting back to life and vigor. All the first part of the 19th century saw the two great classical and romantic currents coexist. The Academism and the first modernist tendencies.

The themes of art diversify, the religion, the history, the mythology lose ground, the paintings of manners, still life and landscape are spread. A realistic school is emerging which becomes important and represents the first challenge against the Academic Great Painting.

The diversification and the secularization of the themes of the French and European painting, the decline of historical and mythological painting is ultimately done in imitation of the painting of the Netherlands, which practiced profane and secular art since the 17th century.

As early as the 1830s, the romantic Delacroix multiplied the sketches and paintings with large or small touches of color juxtaposed, to the detriment of the precision of the drawing. It is a revolution which is described by critics as "tartouillade" (daub). And criticism, whatever may be said of it, was not absolutely wrong.

In the 1840s Corot painted, especially in Italy, paintings that clearly announce "the flat painting", the return to a two-dimensional worldview. An aesthetic that attenuates or even suppresses the perspective and the volumes. Corot then abandoned this style to invent a very flexible, diluted, fuzzy, completely personal "tachism", which also announces the recession of drawing in relation to color.

In the years 1840-50 the painters of the Pre-Impressionist School of Barbizon were inspired by the Dutch landscape as regards the colors, relatively dark and neutral, but with less smooth painting techniques, an accent on the touch, and an inaccuracy of the drawing, which prefigure the Impressionism.

But the era also saw the "Great Painting" perpetuate, attentive to the exact and precise drawing, taught by Dominique Ingres, and attached to the great themes drawn from religion, literature or European history. These Academic painters will enter into conflict with the Realists, the Pre-Impressionists and the Impressionists and will eventually lose the fight. They will be called "Firemen" by the next century. As early as the 1860s, the realistic Courbet, and Manet, hardly classifiable, represent, in a different way, the painting of contestation of Academism.

   

Giovanni Battista Tiepolo. 1696-1770. Venise. La Cène. The Lord's Supper. vers 1745.

Louvre.

 

LE DESSIN ET LA COULEUR 2

 

deux courants, le courant du dessin, que l'on peut dire classique, et celui coloriste, traversent une partie de l'histoire de la peinture européenne sous des appellations différentes selon les époques.

 

Le courant classique est surtout caractérisé par la précision du dessin, la finesse de la touche, l'achèvement du tableau. Ensuite vient une relative sobriété des couleurs. Le courant classique préfère aussi, en principe, la modération dans l'expression des sentiments et une certaine retenue dans le mouvement. Mais le lien n'est pas direct entre le fond et la forme. Des thèmes baroques ou romantiques peuvent être traités de manière classique. De même, des sujets classiques peuvent être peints dans un style coloriste et expressif.

En Italie le courant classique a eu Florence et Bologne pour champions. Selon les époques il prend le nom de Classicisme, à partir des Carrraci, d'Atticisme, de Néo-classicisme, d'Académisme...

 

L' autre tendance, que l'on peut appeller coloriste, privilégie nettement la couleur sur le dessin. Cette école de peinture ne dessine pas nécessairement le tableau avant de le peindre. Elle peint directement sur la toile sans passer par le dessin, ou tout au moins un dessin précis. On peut dire que cette école dessine avec les couleurs. Le courant coloriste s'autorise aussi un fini de la touche moindre, et accepte de considérer comme achevé des tableaux plus proches de l'esquisse. Par ailleurs, mais ce n'est pas une règle absolue, il préfère l'expression des sentiments à leur sobriété et le mouvement à la stabilité..

Le courant coloriste a pris des noms divers selon les époques : Maniérisme, Baroque, Rococo, Romantisme, Impressionnisme, Fauvisme, Expressionnisme...

Durant toute l'histoire de la peinture européenne nombreux ont été les peintres qui ont empruntés à chacun de ces deux courants. Toute l'école de la peinture française, sous Louis XIII et Louis XIV, est un mélange subtile de classicisme et de baroque, avec des accents plus classiques ou plus baroques, selon les époques et les peintres.

La France a entretenu la querelle des partisans de Rubens (Colorisme Baroque), opposés aux partisans de Poussin (Classique).

 

Au 18è siècle en Italie Giambattista Tiepolo (1696-1770) et ses fils sont des représentants notables du courant coloriste maniériste, baroque, appelé à leur époque le rococo. Avec un siècle d'avance ils privilégient l'esquisse, la touche floue, hachée. Ils pratiquent des effets de lumière tout à fait précurseurs de l'impressionnisme. Leurs thèmes sont toujours ceux de l'Europe catholique : un partage à peu près égal entre les représentations religieuses, traitées sans trop y croire, en sceptiques, car ils sont très représentatifs des Lumières, et les thèmes historiques et mythologiques.

 

THE DRAWING AND THE COLOR 2

 

The two currents, the current of the drawing, which can be called classical, and the colorist, traverse part of the history of European painting under different names according to the epochs.

 

The classical current is mainly characterized by the precision of the drawing, the fineness of the paint touch, the completion of the painting. Then comes a relative sobriety of colors. The classical current also prefers, in principle, the moderation in the expression of feelings and a certain restraint in the movement. But the link is not direct between the substance and the form. Baroque or romantic themes can be treated in a classic way. Similarly, classical subjects can be painted in a colorist and expressive style.

In Italy the classical current had Florence and Bologna for champions. According to the times it takes the name of Classicism, starting from Carrraci, Atticism, Neoclassicism, Academism.

The other current, which may be called colourist, clearly favors color on the drawing. This school of painting does not necessarily draw the picture before painting it. She paints directly on the canvas without going through the drawing, or at least a precise drawing. It can be said that this school draws with colors. The Colorist current also allows a touch less finite, less perfect, less detailed, and accepts completed tables closest the sketch. Also, but it is not an absolute rule, he prefers the expression of feelings to their sobriety and movement to stability.

 

The colorist current has taken various names according to the epochs: Mannerism, Baroque, Rococo, Romanticism, Impressionism, Fauvism, Expressionism ...

Throughout the history of European painting many have been the painters who borrowed from each of these two currents. The whole school of French painting, under Louis XIII and Louis XIV, is a subtle blend of classicism and baroque, with more classic or more baroque accents, according to the epochs and the painters.

France has maintained the quarrel between the partisans of Rubens ((Colourism Baroque)), opposed to the partisans of Poussin (Classic).

 

In the 18th century in Italy Giambattista Tiepolo (1696-1770) and his sons are notable representatives of the colourist tradition, mannerist, baroque, called in their time the rococo. With a century in advance they prefer the sketch, the fuzzy, chopped touch. They practice the effects of light which are very precursors of Impressionism. Their themes are always those of Catholic Europe: an almost equal division between religious representations, treated without much belief, as skeptics, for they are very representative of the Enlightenment, and the historical and mythological themes.

  

Alexandre Rodtchenko. 1881-1956. Construction en blanc. Construction in Withe. 1920. Thessalonique. Musée d'art Contemporain. Exposition temporaire Fondation Louis Vuitton. Paris. )

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Eustache Lesueur. 1616-1655. Paris La muse Terpsichore. (Danse). The muse Terpsichore. (Dance) vers 1655. Louvre. (832)

(décor de l'Hôtel Lambert à Paris).(Decor of the Hotel Lambert in Paris).

Les muses sont les filles de Zeus et de Mnemosyne la déesse de la Mémoire.

 

Eustache Lesueur est un des principaux représentant du classicisme français dans sa version la plus "classique" dite atticiste ( dérivé du nom de la région qui entoure Athènes: l'Attique). Le classicisme européen peut en effet prendre des aspects plus baroque, notamment en France sous Louis XIV.

 

The Muses are the daughters of Zeus and Mnemosyne, the goddess of Memory.

Eustache Lesueur is one of the main representatives of French classicism in its most "classic" version known as Atticist (derived from the name of the region that surrounds Athens: Attica). European classicism can indeed take on more baroque aspects, especially in France under Louis XIV....

 

CLASSICISME ET BAROQUE

 

Toute l'histoire de l'art européen alterne les périodes où triomphe une esthétique à tendances classiques, et les périodes où s'imposent des tendances plus expressives.

Le Classicisme: C'est une esthétique de l'harmonie dans la mesure et l'équilibre. Il est caractérisé par la rigueur du dessin et des formes, la consonance et la retenue des couleurs, la modération raisonnable et raisonnée et la subtilité dans l'expression des sentiments.

L'esthétique Expressive prend diverses formes qui tendent à éloigner la peinture du naturalisme et du réalisme mesuré du Classicisme pour favoriser l'emphase et l'émotion. Le dessin peut être plus souple, l'art du flou est privilégié, la touche est plus visible (empâtements, hachures...). les formes des figures sont accentuées, les silhouettes des personnages allongées, les musculatures amplifiées. Le mouvement et l'expression des sentiments sont amplifiés et même exagérés, quelque fois jusqu'à la limite de l'outrance. Les couleurs et les oppositions lumières/ombres sont souvent plus accentuées et contrastées.

Le classicisme, dont on considère que les Carracci sont les fondateurs, en réaction au maniérisme, prend différents noms selon les périodes de l'histoire, Atticisme, Poussinisme, Néo-classicisme, Académisme.

La manière expressive prend les noms de Maniérisme, Baroque, Caravagisme, Rubénisme, Rococo, Romantisme, Expressionnisme.

Evidemment toutes les gradations entre ces deux tendances existent.Le maniérisme italien était discrètement annoncé par des peintres de la Renaissance comme Perugino et son élève Raphaël, figure du classicisme par excellence.

Pendant tout le 17è et le 18è siècle la peinture européenne balance entre diverses formes de classicisme et de baroque, plus ou moins accentuées. Les Pays Bas du nord ne font pas exception sauf par les thèmes plus profanes, plus séculiers, de leur peinture.

L'Art français sous Louis XIII est plutôt classique. La peinture française sous Louis XIV hésite entre les deux tendances, et la peinture sous Louis XV est rococo.

 

The whole history of European art, alternates the periods in which triumph the aesthetic to classic trends, and the periods in which the more expressive tendencies to impose.

The Classicism: It is an aesthetic of the harmony in the measure and the balance. It is characterized by the rigor of the drawing and shapes, the consonance and the restraint of colors, the reasonable and reasoned moderation, and the subtlety in the expression of feelings.

The Aesthetic Expressive takes various forms that tend to move the painting out of naturalism and the measured realism of the Classicism, to favor the emphasis and emotion. The drawing can be more flexible, the art of the blur is privileged, the touch of the brush is more visible (impastos, hatching ...). the shapes of the figures are emphasized, the silhouettes of the characters, lengthened, the musculature, increased. The movement and the expression of feelings are exaggerated, sometimes to the limit of the excess. The colors and oppositions of lights / shadows are often more accentuated and contrasted.

The classicism, of which the Carracci are considered to be the founders, in reaction to Mannerism, takes different names according to the periods of history, Atticism, Poussinisme, Neo-Classicism, Academism.

The expressive style takes the names of Mannerism, Baroque, Caravagism, Rubénisme, Rococo, Romanticism, Expressionism ...

Obviously all the gradations between these two tendencies exist. Italian Mannerism was quietly announced by painters listed in the classical school, as Perugino and his pupil Raphael figure of classicism par excellence.

Throughout the 17th and 18th centuries, the European painting balanced between various forms of classicism and baroque, more or less accentuated. The northern Low Countries are no exception except for the more secular and secular themes of their painting.

The French Art of Louis XIII is pretty classic. All French painting under Louis XIV hesitates between the two tendencies, and the painting under Louis XV is Rococo.

   

Giandomenico Tiepolo.1727-1804. Venise. Rebecca au puits. Rebecca at the well. 1751. Louvre. Ancien Testament.

 

La représentation des épisodes de l'ancien testament en costumes de l'époque du peintre n'est pas un anachronisme dû à une méconnaissance des peintres ou de leurs commanditaires, mais permet d'actualiser les scènes et de les faire mieux comprendre par le public. Symboliquement elle est l'affirmation du caractère toujours actuel des enseignements bibliques.

 

The representation of the episodes of the Old Testament in costumes of the painter's time is not an anachronism due to a lack of knowledge of the painters or their sponsors but allows to update the scenes and make them better understood by the public . Symbolically it is the affirmation of the ever-present character of biblical teachings.

  

LE DESSIN ET LA COULEUR 2

 

deux courants, le courant du dessin, que l'on peut dire classique, et celui coloriste, traversent une partie de l'histoire de la peinture européenne sous des appellations différentes selon les époques.

 

Le courant classique est surtout caractérisé par la précision du dessin, la finesse de la touche, l'achèvement du tableau. Ensuite vient une relative sobriété des couleurs. Le courant classique préfère aussi, en principe, la modération dans l'expression des sentiments et une certaine retenue dans le mouvement. Mais le lien n'est pas direct entre le fond et la forme. Des thèmes baroques ou romantiques peuvent être traités de manière classique. De même, des sujets classiques peuvent être peints dans un style coloriste et expressif.

En Italie le courant classique a eu Florence et Bologne pour champions. Selon les époques il prend le nom de Classicisme, à partir des Carrraci, d'Atticisme, de Néo-classicisme, d'Académisme...

 

L' autre tendance, que l'on peut appeller coloriste, privilégie nettement la couleur sur le dessin. Cette école de peinture ne dessine pas nécessairement le tableau avant de le peindre. Elle peint directement sur la toile sans passer par le dessin, ou tout au moins un dessin précis. On peut dire que cette école dessine avec les couleurs. Le courant coloriste s'autorise aussi un fini de la touche moindre, et accepte de considérer comme achevé des tableaux plus proches de l'esquisse. Par ailleurs, mais ce n'est pas une règle absolue, il préfère l'expression des sentiments à leur sobriété et le mouvement à la stabilité..

Le courant coloriste a pris des noms divers selon les époques : Maniérisme, Baroque, Rococo, Romantisme, Impressionnisme, Fauvisme, Expressionnisme...

Durant toute l'histoire de la peinture européenne nombreux ont été les peintres qui ont empruntés à chacun de ces deux courants. Toute l'école de la peinture française, sous Louis XIII et Louis XIV, est un mélange subtile de classicisme et de baroque, avec des accents plus classiques ou plus baroques, selon les époques et les peintres.

La France a entretenu la querelle des partisans de Rubens (Colorisme Baroque), opposés aux partisans de Poussin (Classique).

 

Au 18è siècle en Italie Giambattista Tiepolo (1696-1770) et ses fils sont des représentants notables du courant coloriste maniériste, baroque, appelé à leur époque le rococo. Avec un siècle d'avance ils privilégient l'esquisse, la touche floue, hachée. Ils pratiquent des effets de lumière tout à fait précurseurs de l'impressionnisme. Leurs thèmes sont toujours ceux de l'Europe catholique : un partage à peu près égal entre les représentations religieuses, traitées sans trop y croire, en sceptiques, car ils sont très représentatifs des Lumières, et les thèmes historiques et mythologiques.

 

THE DRAWING AND THE COLOR 2

 

The two currents, the current of the drawing, which can be called classical, and the colorist, traverse part of the history of European painting under different names according to the epochs.

 

The classical current is mainly characterized by the precision of the drawing, the fineness of the paint touch, the completion of the painting. Then comes a relative sobriety of colors. The classical current also prefers, in principle, the moderation in the expression of feelings and a certain restraint in the movement. But the link is not direct between the substance and the form. Baroque or romantic themes can be treated in a classic way. Similarly, classical subjects can be painted in a colorist and expressive style.

In Italy the classical current had Florence and Bologna for champions. According to the times it takes the name of Classicism, starting from Carrraci, Atticism, Neoclassicism, Academism.

The other current, which may be called colourist, clearly favors color on the drawing. This school of painting does not necessarily draw the picture before painting it. She paints directly on the canvas without going through the drawing, or at least a precise drawing. It can be said that this school draws with colors. The Colorist current also allows a touch less finite, less perfect, less detailed, and accepts completed tables closest the sketch. Also, but it is not an absolute rule, he prefers the expression of feelings to their sobriety and movement to stability.

 

The colorist current has taken various names according to the epochs: Mannerism, Baroque, Rococo, Romanticism, Impressionism, Fauvism, Expressionism ...

Throughout the history of European painting many have been the painters who borrowed from each of these two currents. The whole school of French painting, under Louis XIII and Louis XIV, is a subtle blend of classicism and baroque, with more classic or more baroque accents, according to the epochs and the painters.

France has maintained the quarrel between the partisans of Rubens ((Colourism Baroque)), opposed to the partisans of Poussin (Classic).

 

In the 18th century in Italy Giambattista Tiepolo (1696-1770) and his sons are notable representatives of the colourist tradition, mannerist, baroque, called in their time the rococo. With a century in advance they prefer the sketch, the fuzzy, chopped touch. They practice the effects of light which are very precursors of Impressionism. Their themes are always those of Catholic Europe: an almost equal division between religious representations, treated without much belief, as skeptics, for they are very representative of the Enlightenment, and the historical and mythological themes.

  

Simon Vouet. 1590-1649. Paris. La Sainte Famille. The Holy Family. Vers 1642. Louvre

 

CLASSICISME ET BAROQUE

 

Toute l'histoire de l'art européen alterne les périodes où triomphe une esthétique à tendances classiques, et les périodes où s'imposent des tendances plus expressives.

Le Classicisme: C'est une esthétique de l'harmonie dans la mesure et l'équilibre. Il est caractérisé par la rigueur du dessin et des formes, la consonance et la retenue des couleurs, la modération raisonnable et raisonnée et la subtilité dans l'expression des sentiments.

L'esthétique Expressive prend diverses formes qui tendent à éloigner la peinture du naturalisme et du réalisme mesuré du Classicisme pour favoriser l'emphase et l'émotion. Le dessin peut être plus souple, l'art du flou est privilégié, la touche est plus visible (empâtements, hachures...). les formes des figures sont accentuées, les silhouettes des personnages allongées, les musculatures amplifiées. Le mouvement et l'expression des sentiments sont amplifiés et même exagérés, quelque fois jusqu'à la limite de l'outrance. Les couleurs et les oppositions lumières/ombres sont souvent plus accentuées et contrastées.

Le classicisme, dont on considère que les Carracci sont les fondateurs, en réaction au maniérisme, prend différents noms selon les périodes de l'histoire, Atticisme, Poussinisme, Néo-classicisme, Académisme.

La manière expressive prend les noms de Maniérisme, Baroque, Caravagisme, Rubénisme, Rococo, Romantisme, Expressionnisme.

Evidemment toutes les gradations entre ces deux tendances existent.Le maniérisme italien était discrètement annoncé par des peintres de la Renaissance comme Perugino et son élève Raphaël, figure du classicisme par excellence.

Pendant tout le 17è et le 18è siècle la peinture européenne balance entre diverses formes de classicisme et de baroque, plus ou moins accentuées. Les Pays Bas du nord ne font pas exception sauf par les thèmes plus profanes, plus séculiers, de leur peinture.

L'Art français sous Louis XIII est plutôt classique. La peinture française sous Louis XIV hésite entre les deux tendances, et la peinture sous Louis XV est rococo.

 

The whole history of European art, alternates the periods in which triumph the aesthetic to classic trends, and the periods in which the more expressive tendencies to impose.

The Classicism: It is an aesthetic of the harmony in the measure and the balance. It is characterized by the rigor of the drawing and shapes, the consonance and the restraint of colors, the reasonable and reasoned moderation, and the subtlety in the expression of feelings.

The Aesthetic Expressive takes various forms that tend to move the painting out of naturalism and the measured realism of the Classicism, to favor the emphasis and emotion. The drawing can be more flexible, the art of the blur is privileged, the touch of the brush is more visible (impastos, hatching ...). the shapes of the figures are emphasized, the silhouettes of the characters, lengthened, the musculature, increased. The movement and the expression of feelings are exaggerated, sometimes to the limit of the excess. The colors and oppositions of lights / shadows are often more accentuated and contrasted.

The classicism, of which the Carracci are considered to be the founders, in reaction to Mannerism, takes different names according to the periods of history, Atticism, Poussinisme, Neo-Classicism, Academism.

The expressive style takes the names of Mannerism, Baroque, Caravagism, Rubénisme, Rococo, Romanticism, Expressionism ...

Obviously all the gradations between these two tendencies exist. Italian Mannerism was quietly announced by painters listed in the classical school, as Perugino and his pupil Raphael figure of classicism par excellence.

Throughout the 17th and 18th centuries, the European painting balanced between various forms of classicism and baroque, more or less accentuated. The northern Low Countries are no exception except for the more secular and secular themes of their painting.

The French Art of Louis XIII is pretty classic. All French painting under Louis XIV hesitates between the two tendencies, and the painting under Louis XV is Rococo.

   

Edouard Manet 1832-1883. Paris. Chez la modiste. At the milliner's. 1881. Paris Orsay. Prêt du Fine Arts Museums de San Francisco. Oeuvre non achevée. Loan from the Fine Arts Museums of San Francisco. Work not completed

  

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

  

Domenichino. (Le Dominiquin. Domenico Zampieri). 1581-1641. Bologne et Rome. Sainte Cécile avec un ange tenant une partition. Sainte Cécile with an angel holding a score. vers 1618. Louvre. (+856)

Le tableau est inspiré d'une oeuvre de Raphaël

The painting is inspired by a work by Raphael

  

CLASSICISME ET BAROQUE

 

Toute l'histoire de l'art européen alterne les périodes où triomphe une esthétique à tendances classiques, et les périodes où s'imposent des tendances plus expressives.

Le Classicisme: C'est une esthétique de l'harmonie dans la mesure et l'équilibre. Il est caractérisé par la rigueur du dessin et des formes, la consonance et la retenue des couleurs, la modération raisonnable et raisonnée et la subtilité dans l'expression des sentiments.

L'esthétique Expressive prend diverses formes qui tendent à éloigner la peinture du naturalisme et du réalisme mesuré du Classicisme pour favoriser l'emphase et l'émotion. Le dessin peut être plus souple, l'art du flou est privilégié, la touche est plus visible (empâtements, hachures...). les formes des figures sont accentuées, les silhouettes des personnages allongées, les musculatures amplifiées. Le mouvement et l'expression des sentiments sont amplifiés et même exagérés, quelque fois jusqu'à la limite de l'outrance. Les couleurs et les oppositions lumières/ombres sont souvent plus accentuées et contrastées.

Le classicisme, dont on considère que les Carracci sont les fondateurs, en réaction au maniérisme, prend différents noms selon les périodes de l'histoire, Atticisme, Poussinisme, Néo-classicisme, Académisme.

La manière expressive prend les noms de Maniérisme, Baroque, Caravagisme, Rubénisme, Rococo, Romantisme, Expressionnisme.

Evidemment toutes les gradations entre ces deux tendances existent.Le maniérisme italien était discrètement annoncé par des peintres de la Renaissance comme Perugino et son élève Raphaël, figure du classicisme par excellence.

Pendant tout le 17è et le 18è siècle la peinture européenne balance entre diverses formes de classicisme et de baroque, plus ou moins accentuées. Les Pays Bas du nord ne font pas exception sauf par les thèmes plus profanes, plus séculiers, de leur peinture.

L'Art français sous Louis XIII est plutôt classique. La peinture française sous Louis XIV hésite entre les deux tendances, et la peinture sous Louis XV est rococo.

 

The whole history of European art, alternates the periods in which triumph the aesthetic to classic trends, and the periods in which the more expressive tendencies to impose.

The Classicism: It is an aesthetic of the harmony in the measure and the balance. It is characterized by the rigor of the drawing and shapes, the consonance and the restraint of colors, the reasonable and reasoned moderation, and the subtlety in the expression of feelings.

The Aesthetic Expressive takes various forms that tend to move the painting out of naturalism and the measured realism of the Classicism, to favor the emphasis and emotion. The drawing can be more flexible, the art of the blur is privileged, the touch of the brush is more visible (impastos, hatching ...). the shapes of the figures are emphasized, the silhouettes of the characters, lengthened, the musculature, increased. The movement and the expression of feelings are exaggerated, sometimes to the limit of the excess. The colors and oppositions of lights / shadows are often more accentuated and contrasted.

The Classicism takes different names in different periods of history, Atticism, Poussinisme, Neo-Classicism, Academism.

The expressive style takes the names of Mannerism, Baroque, Caravagism, Rubénisme, Rococo, Romanticism, Expressionism ...

Obviously all the gradations between these two tendencies exist. Italian Mannerism was quietly announced by painters listed in the classical school, as Perugino and his pupil Raphael figure of classicism par excellence.

Throughout the 17th and 18th centuries, the European painting balanced between various forms of classicism and baroque, more or less accentuated. The northern Low Countries are no exception except for the more secular and secular themes of their painting.

The French Art of Louis XIII is pretty classic. All French painting under Louis XIV hesitates between the two tendencies, and the painting under Louis XV is Rococo.

   

Gustave Guillaumet. 1840-2887. Paris. Tisseuses à Bou-Saada. Weavers women in Bou-Saada. 1885. Paris Orsay

 

L'orient a été très à la mode à la période romantique, surtout en en France (avec le Maghreb) et aussi en Angleterre. Pour l'Allemagne, l'Orient c'était surtout l'Italie et la Grèce. L'Espagne et surtout l'Italie ont été peut concernées par ce mouvement. L'orientalisme s'exprime aussi bien dans un style académique que romantique et prémoderne comme avec Delacroix.

 

The Orient was very fashionable in the Romantic period, especially in France ( with the Maghreb) and also in England. For Germany, the Orient was mainly Italy and Greece. Spain and especially Italy have been affected by this movement.

Orientalism is expressed both in an academic style and in a romantic and premodern style as with Delacroix.

  

LA PEINTURE ACADEMIQUE

 

En France l'Académisme prolonge pendant le Second Empire et la III è République le Néo-classicisme qui dominait sous la Révolution et l'Empire. C'est le nom que prend le classicisme à ces époques, et il se retrouve aussi dans d'autres pays européens, notamment l'Allemagne, éventuellement sous d'autres appellations.

Thomas Couture (1815-1879) fut professeur à l'Ecole des Beaux Arts de Paris et forma Puvis de Chavannes et Edouard Manet.

Jean Léon Gérôme (1824-1904) Professeur à l'Ecole des Beaux Arts de Paris et membre de l'Académie des Beaux Arts, très célèbre de son vivant est un des représentants majeurs de la peinture académique et un adversaire des "Impressionnistes".

Alexandre Cabanel (1823-1889), autre très grand peintre académique, est dix sept fois membre du Jury du Salon. Sa "Naissance de Vénus" (1863) est pris comme cible par les partisans des impressionnistes comme Emile Zola.

L'Académisme Français est représenté encore par William Bouguereau (1825-1905) qui peint en 1879 une "Naissance de Vénus" et par Ernest Messonnier (1815-1891).

L'Académisme est un courant européen, pas seulement français. On peut citer en Allemagne Franz von Lenbach, Anselme Feuerbach, Franz Xaver Winterhalter, Karl Von Piloty, en Belgique Franz Stevens, en Angleterre Lawrence Alma Tadema, en Espagne Maria Fortuny. En Italie Francesco Hayez (1791-1882), célèbre pour son tableau de la Brera de Milan ( le Baiser)

L'esprit de l'Académisme est aussi bien romantique que classique, mais le point commun de tous ces peintres est une technique impeccable, un dessin précis, parfaitement fini. Des peintres pour lesquels il ne peut y avoir de confusion entre une esquisse et une oeuvre achevée. Ces peintres rejettent les techniques "tachistes" ou la "peinture plate" sans perspective ni profondeur. Il n'emploient pas les couleurs arbitraires ne correspondant pas à celles perçues dans la nature. Pour eux les chevaux ne sont pas rouges et les arbres ne sont pas bleus. Enfin les sujets de leurs tableaux sont "nobles", ils empruntent leurs thèmes à la Religion, l'Histoire, la Mythologie, la Littérature, ou un paysagisme significatif de l'histoire européenne. Ils sont dans la tradition de toute la peinture européenne depuis le 16è siècle.

 

THE ACADEMIC PAINTING

 

In France, the Academism extends during the Second Empire and the Third Republic the Neoclassicism which dominated under the Revolution and the Empire. This is the name that the classicism takes at these times, and it is also found in other European countries, notably Germany, possibly under other names.

Thomas Couture (1815-1879) was a professor at the School of Fine Arts in Paris, and formed Puvis de Chavannes and Edouard Manet.

Jean Léon Gérôme (1824-1904) Professor at the School of Fine Arts in Paris and member of the Academy of Fine Arts, very famous during his lifetime is one of the major representatives of academic painting and an opponent of the "Impressionists".

Alexandre Cabanel (1823-1889), another very great academic painter, is seventeen times member of the Jury of the Salon. His "Birth of Venus" (1863) is taken as a target by the supporters of the Impressionists as Emile Zola.

The French academicism is also represented by William Bouguereau (1825-1905) who painted in 1879 a "Birth of Venus" and by Ernest Messonnier (1815-1891) well represented also in the Musée d'Orsay

Academism is a European current, not just French. In Germany Franz von Lenbach, Anselme Feuerbach, Franz Xaver Winterhalter, Karl Von Piloty, in Belgium Franz Stevens, in England Lawrence Alma Tadema, in Spain Maria Fortuny. In Italy Francesco Hayez (1791-1882), famous for his painting of the Brera of Milan (the Kiss)

The spirit of Academism is as romantic as it is classical, but the common point of all these painters is an impeccable technique, a precise, perfectly finished drawing. Painters for whom there can be no confusion between a sketch and a finished work. These painters reject the techniques of "tachism", or the "flat painting" without perspective or depth.

They do not use arbitrary colors that do not match those perceived in nature. For them the horses are not red and the trees are not blue. Finally the subjects of their paintings are "noble", they borrow their themes from Religion, History, Mythology, Literature, or a significant landscape of European history. They are in the tradition of all European painting since the 16th century.

   

Louis Carrier- Belleuse. 1848-1913. Paris. Porteurs de farine. Carriers of flour. 1885. Paris Petit Palais (Musée des Beaux de la Ville de Paris)

Ecole naturaliste réaliste.

Tous ces peintres de l'école naturaliste-réaliste sont dans la tradition fondée par les peintres des Pays Bas au 17è siècle.

 

Realistic naturalistic school.

All these painters of the naturalistic-realistic school are in the tradition founded by painters of the Netherlands in the 17th century.

  

LA PEINTURE ENTRE 1815 ET 1870.

 

Il faut attendre la fin des guerres imposées à l'Europe par la Révolution et l'Empire français pour que la peinture reprenne vie et vigueur. Tout la première partie du 19è siècle voit coexister les deux grands courants classiques et romantiques. L'Académisme et les premières tendances modernistes.

Les thèmes de l'art se diversifient, la religion, l'histoire, la mythologie perdent du terrain, la peinture de moeurs, la nature morte et le paysage se répandent. Une école réaliste fait son apparition qui prend de l'importance et représente la première contestation de la "Grande Peinture" Académique.

La diversification et la sécularisation des thèmes de la peinture française et européenne, le recul de la peinture d'histoire et mythologique se fait en définitive à l'imitation de la peinture des Pays Bas, qui pratiquent l'art profane et séculier depuis le 17è siècle.

D'autre part certaines techniques nouvelles apparaissent qui annoncent l'Art Moderne.

Dès les années 1830 le romantique Delacroix a multiplié les esquisses et les tableaux peints à grandes ou petites touches de couleur juxtaposées, au détriment de la précision du dessin. C'est une révolution qui est qualifiée par la critique de "tartouillade". Et la critique, quoi qu'on en dise , n'avait pas absolument tort.

Dans les années 1840 Corot peint, notamment en Italie, des tableaux qui annoncent clairement "la peinture plate", le retour à une vision du monde en deux dimensions. Une esthétique qui atténue ou même supprime la perspective et les volumes. Corot abandonnera ensuite ce style pour inventer un "tachisme" très souple, très dilué, flou, tout à fait personnel, qui annonce aussi le recul du dessin par rapport à la couleur.

Dans les années 1840-50 les peintres de l'Ecole pré-impressionniste de Barbizon s'inspirent beaucoup du paysage néerlandais quant aux coloris, relarivement sombres et neutres, mais avec des techniques de peinture moins lisses, un accent mis sur la touche, et une imprécision du dessin, qui préfigurent l'impressionnisme.

Mais l'époque voit aussi se perpétuer "la Grande Peinture", attentive au dessin exact et précis, enseigné par Dominique Ingres, et attachée aux grands thèmes tirés de la religion, de la littérature ou de l'histoire européenne. Ces peintres Académiques vont entrer en conflit avec les Réalistes, les Préimpressionnistes et les Impressionnistes et finiront par perdre le combat. Ils seront qualifiés de "Pompiers" par le siècle suivant. Dès les années 1860 le réaliste Courbet, et Manet, difficilement classable, représentent, de manière un peu différente, la peinture de contestation de l'Académisme.

 

PAINTING BETWEEN 1815 AND 1870.

Not until the end of the wars imposed on Europe by the French Revolution and the Empire for that the painting back to life and vigor. All the first part of the 19th century saw the two great classical and romantic currents coexist. The Academism and the first modernist tendencies.

The themes of art diversify, the religion, the history, the mythology lose ground, the paintings of manners, still life and landscape are spread. A realistic school is emerging which becomes important and represents the first challenge against the Academic Great Painting.

The diversification and the secularization of the themes of the French and European painting, the decline of historical and mythological painting is ultimately done in imitation of the painting of the Netherlands, which practiced profane and secular art since the 17th century.

As early as the 1830s, the romantic Delacroix multiplied the sketches and paintings with large or small touches of color juxtaposed, to the detriment of the precision of the drawing. It is a revolution which is described by critics as "tartouillade" (daub). And criticism, whatever may be said of it, was not absolutely wrong.

In the 1840s Corot painted, especially in Italy, paintings that clearly announce "the flat painting", the return to a two-dimensional worldview. An aesthetic that attenuates or even suppresses the perspective and the volumes. Corot then abandoned this style to invent a very flexible, diluted, fuzzy, completely personal "tachism", which also announces the recession of drawing in relation to color.

In the years 1840-50 the painters of the Pre-Impressionist School of Barbizon were inspired by the Dutch landscape as regards the colors, relatively dark and neutral, but with less smooth painting techniques, an accent on the touch, and an inaccuracy of the drawing, which prefigure the Impressionism.

But the era also saw the "Great Painting" perpetuate, attentive to the exact and precise drawing, taught by Dominique Ingres, and attached to the great themes drawn from religion, literature or European history. These Academic painters will enter into conflict with the Realists, the Pre-Impressionists and the Impressionists and will eventually lose the fight. They will be called "Firemen" by the next century. As early as the 1860s, the realistic Courbet, and Manet, hardly classifiable, represent, in a different way, the painting of contestation of Academism.

   

Domenichino (Domenico Zampieri) 1581-1641. Bologne Rome. Renaud et Armide. vers 1620. Louvre.

Le sujet est tiré de "la Jérusalem délivrée" du Tasse (1581) The subject is taken from the "Delivered Jerusalem" of Tasso (1581) (+907)

 

CLASSICISME ET BAROQUE

 

Toute l'histoire de l'art européen alterne les périodes où triomphe une esthétique à tendances classiques, et les périodes où s'imposent des tendances plus expressives.

Le Classicisme: C'est une esthétique de l'harmonie dans la mesure et l'équilibre. Il est caractérisé par la rigueur du dessin et des formes, la consonance et la retenue des couleurs, la modération raisonnable et raisonnée et la subtilité dans l'expression des sentiments.

L'esthétique Expressive prend diverses formes qui tendent à éloigner la peinture du naturalisme et du réalisme mesuré du Classicisme pour favoriser l'emphase et l'émotion. Le dessin peut être plus souple, l'art du flou est privilégié, la touche est plus visible (empâtements, hachures...). les formes des figures sont accentuées, les silhouettes des personnages allongées, les musculatures amplifiées. Le mouvement et l'expression des sentiments sont amplifiés et même exagérés, quelque fois jusqu'à la limite de l'outrance. Les couleurs et les oppositions lumières/ombres sont souvent plus accentuées et contrastées.

Le classicisme, dont on considère que les Carracci sont les fondateurs, en réaction au maniérisme, prend différents noms selon les périodes de l'histoire, Atticisme, Poussinisme, Néo-classicisme, Académisme.

La manière expressive prend les noms de Maniérisme, Baroque, Caravagisme, Rubénisme, Rococo, Romantisme, Expressionnisme.

Evidemment toutes les gradations entre ces deux tendances existent.Le maniérisme italien était discrètement annoncé par des peintres de la Renaissance comme Perugino et son élève Raphaël, figure du classicisme par excellence.

Pendant tout le 17è et le 18è siècle la peinture européenne balance entre diverses formes de classicisme et de baroque, plus ou moins accentuées. Les Pays Bas du nord ne font pas exception sauf par les thèmes plus profanes, plus séculiers, de leur peinture.

L'Art français sous Louis XIII est plutôt classique. La peinture française sous Louis XIV hésite entre les deux tendances, et la peinture sous Louis XV est rococo.

 

The whole history of European art, alternates the periods in which triumph the aesthetic to classic trends, and the periods in which the more expressive tendencies to impose.

The Classicism: It is an aesthetic of the harmony in the measure and the balance. It is characterized by the rigor of the drawing and shapes, the consonance and the restraint of colors, the reasonable and reasoned moderation, and the subtlety in the expression of feelings.

The Aesthetic Expressive takes various forms that tend to move the painting out of naturalism and the measured realism of the Classicism, to favor the emphasis and emotion. The drawing can be more flexible, the art of the blur is privileged, the touch of the brush is more visible (impastos, hatching ...). the shapes of the figures are emphasized, the silhouettes of the characters, lengthened, the musculature, increased. The movement and the expression of feelings are exaggerated, sometimes to the limit of the excess. The colors and oppositions of lights / shadows are often more accentuated and contrasted.

The classicism, of which the Carracci are considered to be the founders, in reaction to Mannerism, takes different names according to the periods of history, Atticism, Poussinisme, Neo-Classicism, Academism.

The expressive style takes the names of Mannerism, Baroque, Caravagism, Rubénisme, Rococo, Romanticism, Expressionism ...

Obviously all the gradations between these two tendencies exist. Italian Mannerism was quietly announced by painters listed in the classical school, as Perugino and his pupil Raphael figure of classicism par excellence.

Throughout the 17th and 18th centuries, the European painting balanced between various forms of classicism and baroque, more or less accentuated. The northern Low Countries are no exception except for the more secular and secular themes of their painting.

The French Art of Louis XIII is pretty classic. All French painting under Louis XIV hesitates between the two tendencies, and the painting under Louis XV is Rococo.

  

Eustache Le Sueur. 1616-1655. Paris. Jésus portant sa croix. Jesus carrying his cross. 1651. Louvre.

 

CLASSICISME ET BAROQUE

 

Toute l'histoire de l'art européen alterne les périodes où triomphe une esthétique à tendances classiques, et les périodes où s'imposent des tendances plus expressives.

Le Classicisme: C'est une esthétique de l'harmonie dans la mesure et l'équilibre. Il est caractérisé par la rigueur du dessin et des formes, la consonance et la retenue des couleurs, la modération raisonnable et raisonnée et la subtilité dans l'expression des sentiments.

L'esthétique Expressive prend diverses formes qui tendent à éloigner la peinture du naturalisme et du réalisme mesuré du Classicisme pour favoriser l'emphase et l'émotion. Le dessin peut être plus souple, l'art du flou est privilégié, la touche est plus visible (empâtements, hachures...). les formes des figures sont accentuées, les silhouettes des personnages allongées, les musculatures amplifiées. Le mouvement et l'expression des sentiments sont amplifiés et même exagérés, quelque fois jusqu'à la limite de l'outrance. Les couleurs et les oppositions lumières/ombres sont souvent plus accentuées et contrastées.

Le classicisme, dont on considère que les Carracci sont les fondateurs, en réaction au maniérisme, prend différents noms selon les périodes de l'histoire, Atticisme, Poussinisme, Néo-classicisme, Académisme.

La manière expressive prend les noms de Maniérisme, Baroque, Caravagisme, Rubénisme, Rococo, Romantisme, Expressionnisme.

Evidemment toutes les gradations entre ces deux tendances existent.Le maniérisme italien était discrètement annoncé par des peintres de la Renaissance comme Perugino et son élève Raphaël, figure du classicisme par excellence.

Pendant tout le 17è et le 18è siècle la peinture européenne balance entre diverses formes de classicisme et de baroque, plus ou moins accentuées. Les Pays Bas du nord ne font pas exception sauf par les thèmes plus profanes, plus séculiers, de leur peinture.

L'Art français sous Louis XIII est plutôt classique. La peinture française sous Louis XIV hésite entre les deux tendances, et la peinture sous Louis XV est rococo.

 

The whole history of European art, alternates the periods in which triumph the aesthetic to classic trends, and the periods in which the more expressive tendencies to impose.

The Classicism: It is an aesthetic of the harmony in the measure and the balance. It is characterized by the rigor of the drawing and shapes, the consonance and the restraint of colors, the reasonable and reasoned moderation, and the subtlety in the expression of feelings.

The Aesthetic Expressive takes various forms that tend to move the painting out of naturalism and the measured realism of the Classicism, to favor the emphasis and emotion. The drawing can be more flexible, the art of the blur is privileged, the touch of the brush is more visible (impastos, hatching ...). the shapes of the figures are emphasized, the silhouettes of the characters, lengthened, the musculature, increased. The movement and the expression of feelings are exaggerated, sometimes to the limit of the excess. The colors and oppositions of lights / shadows are often more accentuated and contrasted.

The classicism, of which the Carracci are considered to be the founders, in reaction to Mannerism, takes different names according to the periods of history, Atticism, Poussinisme, Neo-Classicism, Academism.

The expressive style takes the names of Mannerism, Baroque, Caravagism, Rubénisme, Rococo, Romanticism, Expressionism ...

Obviously all the gradations between these two tendencies exist. Italian Mannerism was quietly announced by painters listed in the classical school, as Perugino and his pupil Raphael figure of classicism par excellence.

Throughout the 17th and 18th centuries, the European painting balanced between various forms of classicism and baroque, more or less accentuated. The northern Low Countries are no exception except for the more secular and secular themes of their painting.

The French Art of Louis XIII is pretty classic. All French painting under Louis XIV hesitates between the two tendencies, and the painting under Louis XV is Rococo.

   

Francesco Albani dit l'Albane. 1578-1660. Bologne. Apollon et Daphné. vers 1615. Louvre.

Sujet tiré des Metamorphoses d'Ovide L'Amour a tiré deux flèches, l'une faisant naître l'Amour, l'autre le repoussant. Collection de Louis XIV. Apollon Dieu réputé pour sa beauté n'a jamais été très heureux en amour.

Le style de l'Albane est tout à fait classique même s'il appartient à l'époque baroque.

 

Subject drawn from the Metamorphoses of Ovid Love has drawn two arrows, one arousing Love, the other pushing it back. Collection of Louis XIV. Apollo God renowned for his beauty has never been very happy in love.

The style of the Albane is quite classical even though it belongs to the Baroque

 

CLASSICISME ET BAROQUE

 

Toute l'histoire de l'art européen alterne les périodes où triomphe une esthétique à tendances classiques, et les périodes où s'imposent des tendances plus expressives.

Le Classicisme: C'est une esthétique de l'harmonie dans la mesure et l'équilibre. Il est caractérisé par la rigueur du dessin et des formes, la consonance et la retenue des couleurs, la modération raisonnable et raisonnée et la subtilité dans l'expression des sentiments.

L'esthétique Expressive prend diverses formes qui tendent à éloigner la peinture du naturalisme et du réalisme mesuré du Classicisme pour favoriser l'emphase et l'émotion. Le dessin peut être plus souple, l'art du flou est privilégié, la touche est plus visible (empâtements, hachures...). les formes des figures sont accentuées, les silhouettes des personnages allongées, les musculatures amplifiées. Le mouvement et l'expression des sentiments sont amplifiés et même exagérés, quelque fois jusqu'à la limite de l'outrance. Les couleurs et les oppositions lumières/ombres sont souvent plus accentuées et contrastées.

Le classicisme, dont on considère que les Carracci sont les fondateurs, en réaction au maniérisme, prend différents noms selon les périodes de l'histoire, Atticisme, Poussinisme, Néo-classicisme, Académisme.

La manière expressive prend les noms de Maniérisme, Baroque, Caravagisme, Rubénisme, Rococo, Romantisme, Expressionnisme.

Evidemment toutes les gradations entre ces deux tendances existent.Le maniérisme italien était discrètement annoncé par des peintres de la Renaissance comme Perugino et son élève Raphaël, figure du classicisme par excellence.

Pendant tout le 17è et le 18è siècle la peinture européenne balance entre diverses formes de classicisme et de baroque, plus ou moins accentuées. Les Pays Bas du nord ne font pas exception sauf par les thèmes plus profanes, plus séculiers, de leur peinture.

L'Art français sous Louis XIII est plutôt classique. La peinture française sous Louis XIV hésite entre les deux tendances, et la peinture sous Louis XV est rococo.

 

The whole history of European art, alternates the periods in which triumph the aesthetic to classic trends, and the periods in which the more expressive tendencies to impose.

The Classicism: It is an aesthetic of the harmony in the measure and the balance. It is characterized by the rigor of the drawing and shapes, the consonance and the restraint of colors, the reasonable and reasoned moderation, and the subtlety in the expression of feelings.

The Aesthetic Expressive takes various forms that tend to move the painting out of naturalism and the measured realism of the Classicism, to favor the emphasis and emotion. The drawing can be more flexible, the art of the blur is privileged, the touch of the brush is more visible (impastos, hatching ...). the shapes of the figures are emphasized, the silhouettes of the characters, lengthened, the musculature, increased. The movement and the expression of feelings are exaggerated, sometimes to the limit of the excess. The colors and oppositions of lights / shadows are often more accentuated and contrasted.

The classicism, of which the Carracci are considered to be the founders, in reaction to Mannerism, takes different names according to the periods of history, Atticism, Poussinisme, Neo-Classicism, Academism.

The expressive style takes the names of Mannerism, Baroque, Caravagism, Rubénisme, Rococo, Romanticism, Expressionism ...

Obviously all the gradations between these two tendencies exist. Italian Mannerism was quietly announced by painters listed in the classical school, as Perugino and his pupil Raphael figure of classicism par excellence.

Throughout the 17th and 18th centuries, the European painting balanced between various forms of classicism and baroque, more or less accentuated. The northern Low Countries are no exception except for the more secular and secular themes of their painting.

The French Art of Louis XIII is pretty classic. All French painting under Louis XIV hesitates between the two tendencies, and the painting under Louis XV is Rococo.

   

Paul Cézanne. 1839-1906. Paris. Cinq baigneurs. Five swimmers. 1904. Paris Orsay.

 

LA PEINTURE ENTRE 1815 ET 1870.

 

Il faut attendre la fin des guerres imposées à l'Europe par la Révolution et l'Empire français pour que la peinture reprenne vie et vigueur. Tout la première partie du 19è siècle voit coexister les deux grands courants classiques et romantiques. L'Académisme et les premières tendances modernistes.

Les thèmes de l'art se diversifient, la religion, l'histoire, la mythologie perdent du terrain, la peinture de moeurs, la nature morte et le paysage se répandent. Une école réaliste fait son apparition qui prend de l'importance et représente la première contestation de la "Grande Peinture" Académique.

La diversification et la sécularisation des thèmes de la peinture française et européenne, le recul de la peinture d'histoire et mythologique se fait en définitive à l'imitation de la peinture des Pays Bas, qui pratiquent l'art profane et séculier depuis le 17è siècle.

D'autre part certaines techniques nouvelles apparaissent qui annoncent l'Art Moderne.

Dès les années 1830 le romantique Delacroix a multiplié les esquisses et les tableaux peints à grandes ou petites touches de couleur juxtaposées, au détriment de la précision du dessin. C'est une révolution qui est qualifiée par la critique de "tartouillade". Et la critique, quoi qu'on en dise , n'avait pas absolument tort.

Dans les années 1840 Corot peint, notamment en Italie, des tableaux qui annoncent clairement "la peinture plate", le retour à une vision du monde en deux dimensions. Une esthétique qui atténue ou même supprime la perspective et les volumes. Corot abandonnera ensuite ce style pour inventer un "tachisme" très souple, très dilué, flou, tout à fait personnel, qui annonce aussi le recul du dessin par rapport à la couleur.

Dans les années 1840-50 les peintres de l'Ecole pré-impressionniste de Barbizon s'inspirent beaucoup du paysage néerlandais quant aux coloris, relarivement sombres et neutres, mais avec des techniques de peinture moins lisses, un accent mis sur la touche, et une imprécision du dessin, qui préfigurent l'impressionnisme.

Mais l'époque voit aussi se perpétuer "la Grande Peinture", attentive au dessin exact et précis, enseigné par Dominique Ingres, et attachée aux grands thèmes tirés de la religion, de la littérature ou de l'histoire européenne. Ces peintres Académiques vont entrer en conflit avec les Réalistes, les Préimpressionnistes et les Impressionnistes et finiront par perdre le combat. Ils seront qualifiés de "Pompiers" par le siècle suivant. Dès les années 1860 le réaliste Courbet, et Manet, difficilement classable, représentent, de manière un peu différente, la peinture de contestation de l'Académisme.

 

PAINTING BETWEEN 1815 AND 1870.

Not until the end of the wars imposed on Europe by the French Revolution and the Empire for that the painting back to life and vigor. All the first part of the 19th century saw the two great classical and romantic currents coexist. The Academism and the first modernist tendencies.

The themes of art diversify, the religion, the history, the mythology lose ground, the paintings of manners, still life and landscape are spread. A realistic school is emerging which becomes important and represents the first challenge against the Academic Great Painting.

The diversification and the secularization of the themes of the French and European painting, the decline of historical and mythological painting is ultimately done in imitation of the painting of the Netherlands, which practiced profane and secular art since the 17th century.

As early as the 1830s, the romantic Delacroix multiplied the sketches and paintings with large or small touches of color juxtaposed, to the detriment of the precision of the drawing. It is a revolution which is described by critics as "tartouillade" (daub). And criticism, whatever may be said of it, was not absolutely wrong.

In the 1840s Corot painted, especially in Italy, paintings that clearly announce "the flat painting", the return to a two-dimensional worldview. An aesthetic that attenuates or even suppresses the perspective and the volumes. Corot then abandoned this style to invent a very flexible, diluted, fuzzy, completely personal "tachism", which also announces the recession of drawing in relation to color.

In the years 1840-50 the painters of the Pre-Impressionist School of Barbizon were inspired by the Dutch landscape as regards the colors, relatively dark and neutral, but with less smooth painting techniques, an accent on the touch, and an inaccuracy of the drawing, which prefigure the Impressionism.

But the era also saw the "Great Painting" perpetuate, attentive to the exact and precise drawing, taught by Dominique Ingres, and attached to the great themes drawn from religion, literature or European history. These Academic painters will enter into conflict with the Realists, the Pre-Impressionists and the Impressionists and will eventually lose the fight. They will be called "Firemen" by the next century. As early as the 1860s, the realistic Courbet, and Manet, hardly classifiable, represent, in a different way, the painting of contestation of Academism.

   

Pierre Mignard. 1612-1695. Paris. Pan et Syrinx. Vers 1690. Louvre.

Le Dieu Pan poursuit la nymphe Syrinx dont il est amoureux. The God Pan continues the nymph Syrinx of which he is in love.

 

LE DESSIN ET LA COULEUR

 

Les relations ont été souvent tendues entre le Dessin et la Couleur. L'art n'échappe pas plus aux querelles d'école qu'aux idéologies.

Les deux courants, le courant du dessin, que l'on peut dire classique, et celui coloriste, traversent une partie de l'histoire de la peinture européenne sous des appellations différentes selon les époques.

Il faut cependant attendre le 16è et "la peinture pleine", c'est dire la peinture imitant parfaitement la nature, la peinture capable de restituer les trois dimensions de notre monde visible, pour que cette distinction apparaisse clairement au travers de l'opposition entre l'école florentine (classique) et l'école vénitienne (coloriste).

Pour certains historiens de l'art Giorgione serait un des premiers peintres à peindre directement son tableau, sans passer par le préalable du dessin.

Giorgio Vasari auteur en 1550 des "Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes" avait critiqué sévèrement le Tintorêt pour sa négligence du dessin : " Ses croquis, dit-il, sont si rudes que les traits de son crayon manifestent plus de force que de jugement et semblent tracés au hasard."

et :" Si, au lieu de s'écarter de la bonne voie, il avait continué le noble style de ses prédécesseurs, il serait devenu un des plus grands peintres que Venise ait jamais eus." Ce en quoi il se trompait lourdement, le jugement du Temps ayant donné raison au Tintoret contre Vasari dont l'ouvrage très intéressant n'est pas exempt d'erreurs. Et en tant que peintre Vasari est estimé fort en dessous du Tintoretto.

 

Le courant classique est surtout caractérisé par la précision du dessin, la finesse de la touche, l'achèvement du tableau. Ensuite vient une relative sobriété des couleurs. Le courant classique préfère aussi, en principe, la modération dans l'expression des sentiments et une certaine retenue dans le mouvement. Mais le lien n'est pas direct entre le fond et la forme. Des thèmes baroques ou romantiques peuvent être traités de manière classique. De même, des sujets classiques peuvent être peints dans un style coloriste et expressif.

En Italie le courant classique a eu Florence et Bologne pour champions. Selon les époques il prend le nom de Classicisme, à partir des Carrraci, d'Atticisme, de Néo-classicisme, d'Académisme...

 

L' autre courant, que l'on peut appeller coloriste, privilégie nettement la couleur sur le dessin. Cette école de peinture ne dessine pas nécessairement le tableau avant de le peindre. Elle peint directement sur la toile sans passer par le dessin, ou tout au moins un dessin précis. On peut dire que cette école dessine avec les couleurs. Le courant coloriste s'autorise aussi un fini de la touche moindre, et accepte de considérer comme achevé des tableaux plus proches de l'esquisse. Par ailleurs, mais ce n'est pas une règle absolue, il préfère l'expression des sentiments à leur sobriété et le mouvement à la stabilité..

Le courant coloriste a pris des noms divers selon les époques : Maniérisme, Baroque, Rococo, Romantisme, Impressionnisme, Fauvisme, Expressionnisme...

Durant toute l'histoire de la peinture européenne nombreux ont été les peintres qui ont empruntés à chacun de ces deux courants. Toute l'école de la peinture française, sous Louis XIII et Louis XIV, est un mélange subtile de classicisme et de baroque, avec des accents plus classiques ou plus baroques, selon les époques et les peintres.

La France a entretenu la querelle des partisans de Rubens (Colorisme Baroque), opposés aux partisans de Poussin (Classique).

Au 19è la France verra l'affrontement entre les néo-classiques (Ingres) et l'Académisme (Couture, Bouguereau, Cabanel) d'une part, et d'autre part les peintres romantiques (Delacroix) puis réalistes (Millet, Courbet), les pré-impressionnistes (Ecole de Barbizon) et un peu plus tard les impressionnistes.

Delacroix et l'école romantique annonce déjà très clairement l'Art Moderne.

La fin du 19è siècle et surtout le début du 20è siècle vont être le chant du cygne puis la mort de l'esthétique classique dans la peinture européenne. A partir des Impressionnistes on peut dire que c'est le triomphe de l'esthétique coloriste dans la peinture figurative.

 

THE DRAWING AND THE COLOR.

 

The relations between the Drawing and the Color have often been strained. Art does not escape the ideologies. Similarly, art does not escape the quarrels of schools.

The two currents, the current of the drawing, which can be called classical, and the colorist, traverse part of the history of European painting under different names according to the epochs.

However, we must wait until the 16th century and the "full painting" ie the painting perfectly imitating the nature, the painting capable of reproducing the three dimensions of our visible world, so that this distinction can be seen clearly through the opposition between the Florentine school (classique) and the Venetian school (coloriste).

For some art historians Giorgione would be one of the first painters to paint his array directly on the canvas, without going through the preliminary of the drawing.

Giorgio Vasari, autor in 1550 of the "Lives of the Best Painters, Sculptors and Architects", had severely criticized Tintoretto for his negligence of the drawing: "His sketches," he says, "are so rude that the features of his pencil show more strength than of judgment and seem to be drawn at random. "

And: "If, instead of departing from the right path, he had continued the noble style of his predecessors, he would have become one of the greatest painters Venice ever had." In this he was mistaken, for the judgment of Time having given reason to Tintoretto against Vasari, whose very interesting work is not free of errors. And as a painter Vasari is esteemed far below the Tintoretto.

 

The classical current is mainly characterized by the precision of the drawing, the fineness of the paint touch, the completion of the painting. Then comes a relative sobriety of colors. The classical current also prefers, in principle, the moderation in the expression of feelings and a certain restraint in the movement. But the link is not direct between the substance and the form. Baroque or romantic themes can be treated in a classic way. Similarly, classical subjects can be painted in a colorist and expressive style.

In Italy the classical current had Florence and Bologna for champions. According to the times it takes the name of Classicism, starting from Carrraci, Atticism, Neoclassicism, Academism.

The other current, which may be called colourist, clearly favors color on the drawing. This school of painting does not necessarily draw the picture before painting it. She paints directly on the canvas without going through the drawing, or at least a precise drawing. It can be said that this school draws with colors. The Colorist current also allows a touch less finite, less perfect, less detailed, and accepts completed tables closest the sketch. Also, but it is not an absolute rule, he prefers the expression of feelings to their sobriety and movement to stability.

The colorist current has taken various names according to the epochs: Mannerism, Baroque, Rococo, Romanticism, Impressionism, Fauvism, Expressionism ...

Throughout the history of European painting many have been the painters who borrowed from each of these two currents. The whole school of French painting, under Louis XIII and Louis XIV, is a subtle blend of classicism and baroque, with more classic or more baroque accents, according to the epochs and the painters.

France has maintained the quarrel between the partisans of Rubens ((Colourism Baroque)), opposed to the partisans of Poussin (Classic).

In the 19th century, France experienced a confrontation between the neo-classics (Ingres) and the Académisme (Couture, Bouguereau, Cabanel) on the one hand, and, secondly, the romantics (Delacroix) then realistics painters (Millet, Courbet ), the pre-impressionists (Barbizon School) and a little later the Impressionists.

Delacroix and the Romantic school already clearly announces the Modern Art.

The end of the 19th century and especially the beginning of the 20th century were to be the song of the swan and then the death of the classical aesthetics in European painting. From the Impressionists one can say that it is the triumph of colorist aesthetics in figurative painting.

  

Giovanni Battista Tiepolo. 1696-1770. Le triomphe de David. The triumph of David. vers 1716. Louvre.

Une esquisse. A sketch.

 

LE DESSIN ET LA COULEUR 2

 

deux courants, le courant du dessin, que l'on peut dire classique, et celui coloriste, traversent une partie de l'histoire de la peinture européenne sous des appellations différentes selon les époques.

 

Le courant classique est surtout caractérisé par la précision du dessin, la finesse de la touche, l'achèvement du tableau. Ensuite vient une relative sobriété des couleurs. Le courant classique préfère aussi, en principe, la modération dans l'expression des sentiments et une certaine retenue dans le mouvement. Mais le lien n'est pas direct entre le fond et la forme. Des thèmes baroques ou romantiques peuvent être traités de manière classique. De même, des sujets classiques peuvent être peints dans un style coloriste et expressif.

En Italie le courant classique a eu Florence et Bologne pour champions. Selon les époques il prend le nom de Classicisme, à partir des Carrraci, d'Atticisme, de Néo-classicisme, d'Académisme...

 

L' autre tendance, que l'on peut appeller coloriste, privilégie nettement la couleur sur le dessin. Cette école de peinture ne dessine pas nécessairement le tableau avant de le peindre. Elle peint directement sur la toile sans passer par le dessin, ou tout au moins un dessin précis. On peut dire que cette école dessine avec les couleurs. Le courant coloriste s'autorise aussi un fini de la touche moindre, et accepte de considérer comme achevé des tableaux plus proches de l'esquisse. Par ailleurs, mais ce n'est pas une règle absolue, il préfère l'expression des sentiments à leur sobriété et le mouvement à la stabilité..

Le courant coloriste a pris des noms divers selon les époques : Maniérisme, Baroque, Rococo, Romantisme, Impressionnisme, Fauvisme, Expressionnisme...

Durant toute l'histoire de la peinture européenne nombreux ont été les peintres qui ont empruntés à chacun de ces deux courants. Toute l'école de la peinture française, sous Louis XIII et Louis XIV, est un mélange subtile de classicisme et de baroque, avec des accents plus classiques ou plus baroques, selon les époques et les peintres.

La France a entretenu la querelle des partisans de Rubens (Colorisme Baroque), opposés aux partisans de Poussin (Classique).

 

Au 18è siècle en Italie Giambattista Tiepolo (1696-1770) et ses fils sont des représentants notables du courant coloriste maniériste, baroque, appelé à leur époque le rococo. Avec un siècle d'avance ils privilégient l'esquisse, la touche floue, hachée. Ils pratiquent des effets de lumière tout à fait précurseurs de l'impressionnisme. Leurs thèmes sont toujours ceux de l'Europe catholique : un partage à peu près égal entre les représentations religieuses, traitées sans trop y croire, en sceptiques, car ils sont très représentatifs des Lumières, et les thèmes historiques et mythologiques.

 

THE DRAWING AND THE COLOR 2

 

The two currents, the current of the drawing, which can be called classical, and the colorist, traverse part of the history of European painting under different names according to the epochs.

 

The classical current is mainly characterized by the precision of the drawing, the fineness of the paint touch, the completion of the painting. Then comes a relative sobriety of colors. The classical current also prefers, in principle, the moderation in the expression of feelings and a certain restraint in the movement. But the link is not direct between the substance and the form. Baroque or romantic themes can be treated in a classic way. Similarly, classical subjects can be painted in a colorist and expressive style.

In Italy the classical current had Florence and Bologna for champions. According to the times it takes the name of Classicism, starting from Carrraci, Atticism, Neoclassicism, Academism.

The other current, which may be called colourist, clearly favors color on the drawing. This school of painting does not necessarily draw the picture before painting it. She paints directly on the canvas without going through the drawing, or at least a precise drawing. It can be said that this school draws with colors. The Colorist current also allows a touch less finite, less perfect, less detailed, and accepts completed tables closest the sketch. Also, but it is not an absolute rule, he prefers the expression of feelings to their sobriety and movement to stability.

 

The colorist current has taken various names according to the epochs: Mannerism, Baroque, Rococo, Romanticism, Impressionism, Fauvism, Expressionism ...

Throughout the history of European painting many have been the painters who borrowed from each of these two currents. The whole school of French painting, under Louis XIII and Louis XIV, is a subtle blend of classicism and baroque, with more classic or more baroque accents, according to the epochs and the painters.

France has maintained the quarrel between the partisans of Rubens ((Colourism Baroque)), opposed to the partisans of Poussin (Classic).

 

In the 18th century in Italy Giambattista Tiepolo (1696-1770) and his sons are notable representatives of the colourist tradition, mannerist, baroque, called in their time the rococo. With a century in advance they prefer the sketch, the fuzzy, chopped touch. They practice the effects of light which are very precursors of Impressionism. Their themes are always those of Catholic Europe: an almost equal division between religious representations, treated without much belief, as skeptics, for they are very representative of the Enlightenment, and the historical and mythological themes.

  

Giandomenico Tiepolo.1727-1804. Venise. Le Charlatan ou l'Arracheur de dents. The Charlatan or the Tooth-Drainer. vers 1755. Louvre.

Les Tiepolo ont aussi proposé quelques scènes de leur temps, mais très peu en comparaison des peintres des Pays Bas du siècle précédent.

The Tiepolo also proposed some scenes of their time, but very little in comparison with the painters of the Netherlands of the previous century.

 

LE DESSIN ET LA COULEUR 2

 

deux courants, le courant du dessin, que l'on peut dire classique, et celui coloriste, traversent une partie de l'histoire de la peinture européenne sous des appellations différentes selon les époques.

 

Le courant classique est surtout caractérisé par la précision du dessin, la finesse de la touche, l'achèvement du tableau. Ensuite vient une relative sobriété des couleurs. Le courant classique préfère aussi, en principe, la modération dans l'expression des sentiments et une certaine retenue dans le mouvement. Mais le lien n'est pas direct entre le fond et la forme. Des thèmes baroques ou romantiques peuvent être traités de manière classique. De même, des sujets classiques peuvent être peints dans un style coloriste et expressif.

En Italie le courant classique a eu Florence et Bologne pour champions. Selon les époques il prend le nom de Classicisme, à partir des Carrraci, d'Atticisme, de Néo-classicisme, d'Académisme...

 

L' autre tendance, que l'on peut appeller coloriste, privilégie nettement la couleur sur le dessin. Cette école de peinture ne dessine pas nécessairement le tableau avant de le peindre. Elle peint directement sur la toile sans passer par le dessin, ou tout au moins un dessin précis. On peut dire que cette école dessine avec les couleurs. Le courant coloriste s'autorise aussi un fini de la touche moindre, et accepte de considérer comme achevé des tableaux plus proches de l'esquisse. Par ailleurs, mais ce n'est pas une règle absolue, il préfère l'expression des sentiments à leur sobriété et le mouvement à la stabilité..

Le courant coloriste a pris des noms divers selon les époques : Maniérisme, Baroque, Rococo, Romantisme, Impressionnisme, Fauvisme, Expressionnisme...

Durant toute l'histoire de la peinture européenne nombreux ont été les peintres qui ont empruntés à chacun de ces deux courants. Toute l'école de la peinture française, sous Louis XIII et Louis XIV, est un mélange subtile de classicisme et de baroque, avec des accents plus classiques ou plus baroques, selon les époques et les peintres.

La France a entretenu la querelle des partisans de Rubens (Colorisme Baroque), opposés aux partisans de Poussin (Classique).

 

Au 18è siècle en Italie Giambattista Tiepolo (1696-1770) et ses fils sont des représentants notables du courant coloriste maniériste, baroque, appelé à leur époque le rococo. Avec un siècle d'avance ils privilégient l'esquisse, la touche floue, hachée. Ils pratiquent des effets de lumière tout à fait précurseurs de l'impressionnisme. Leurs thèmes sont toujours ceux de l'Europe catholique : un partage à peu près égal entre les représentations religieuses, traitées sans trop y croire, en sceptiques, car ils sont très représentatifs des Lumières, et les thèmes historiques et mythologiques.

 

THE DRAWING AND THE COLOR 2

 

The two currents, the current of the drawing, which can be called classical, and the colorist, traverse part of the history of European painting under different names according to the epochs.

 

The classical current is mainly characterized by the precision of the drawing, the fineness of the paint touch, the completion of the painting. Then comes a relative sobriety of colors. The classical current also prefers, in principle, the moderation in the expression of feelings and a certain restraint in the movement. But the link is not direct between the substance and the form. Baroque or romantic themes can be treated in a classic way. Similarly, classical subjects can be painted in a colorist and expressive style.

In Italy the classical current had Florence and Bologna for champions. According to the times it takes the name of Classicism, starting from Carrraci, Atticism, Neoclassicism, Academism.

The other current, which may be called colourist, clearly favors color on the drawing. This school of painting does not necessarily draw the picture before painting it. She paints directly on the canvas without going through the drawing, or at least a precise drawing. It can be said that this school draws with colors. The Colorist current also allows a touch less finite, less perfect, less detailed, and accepts completed tables closest the sketch. Also, but it is not an absolute rule, he prefers the expression of feelings to their sobriety and movement to stability.

 

The colorist current has taken various names according to the epochs: Mannerism, Baroque, Rococo, Romanticism, Impressionism, Fauvism, Expressionism ...

Throughout the history of European painting many have been the painters who borrowed from each of these two currents. The whole school of French painting, under Louis XIII and Louis XIV, is a subtle blend of classicism and baroque, with more classic or more baroque accents, according to the epochs and the painters.

France has maintained the quarrel between the partisans of Rubens ((Colourism Baroque)), opposed to the partisans of Poussin (Classic).

 

In the 18th century in Italy Giambattista Tiepolo (1696-1770) and his sons are notable representatives of the colourist tradition, mannerist, baroque, called in their time the rococo. With a century in advance they prefer the sketch, the fuzzy, chopped touch. They practice the effects of light which are very precursors of Impressionism. Their themes are always those of Catholic Europe: an almost equal division between religious representations, treated without much belief, as skeptics, for they are very representative of the Enlightenment, and the historical and mythological themes.

  

L'Albane (Francesco Albani) 1578-1660. Actéon transformé en cerf. Actaeon transformed into deer. vers 1617. Louvre.

 

Sujet tiré des Metamorphoses d'Ovide

Le style de l'Albane est tout à fait classique même s'il appartient à l'époque baroque.

 

Subject drawn from the Metamorphoses of Ovid.

The style of the Albane is quite classical even though it belongs to the Baroque

 

CLASSICISME ET BAROQUE

 

Toute l'histoire de l'art européen alterne les périodes où triomphe une esthétique à tendances classiques, et les périodes où s'imposent des tendances plus expressives.

Le Classicisme: C'est une esthétique de l'harmonie dans la mesure et l'équilibre. Il est caractérisé par la rigueur du dessin et des formes, la consonance et la retenue des couleurs, la modération raisonnable et raisonnée et la subtilité dans l'expression des sentiments.

L'esthétique Expressive prend diverses formes qui tendent à éloigner la peinture du naturalisme et du réalisme mesuré du Classicisme pour favoriser l'emphase et l'émotion. Le dessin peut être plus souple, l'art du flou est privilégié, la touche est plus visible (empâtements, hachures...). les formes des figures sont accentuées, les silhouettes des personnages allongées, les musculatures amplifiées. Le mouvement et l'expression des sentiments sont amplifiés et même exagérés, quelque fois jusqu'à la limite de l'outrance. Les couleurs et les oppositions lumières/ombres sont souvent plus accentuées et contrastées.

Le classicisme, dont on considère que les Carracci sont les fondateurs, en réaction au maniérisme, prend différents noms selon les périodes de l'histoire, Atticisme, Poussinisme, Néo-classicisme, Académisme.

La manière expressive prend les noms de Maniérisme, Baroque, Caravagisme, Rubénisme, Rococo, Romantisme, Expressionnisme.

Evidemment toutes les gradations entre ces deux tendances existent.Le maniérisme italien était discrètement annoncé par des peintres de la Renaissance comme Perugino et son élève Raphaël, figure du classicisme par excellence.

Pendant tout le 17è et le 18è siècle la peinture européenne balance entre diverses formes de classicisme et de baroque, plus ou moins accentuées. Les Pays Bas du nord ne font pas exception sauf par les thèmes plus profanes, plus séculiers, de leur peinture.

L'Art français sous Louis XIII est plutôt classique. La peinture française sous Louis XIV hésite entre les deux tendances, et la peinture sous Louis XV est rococo.

 

The whole history of European art, alternates the periods in which triumph the aesthetic to classic trends, and the periods in which the more expressive tendencies to impose.

The Classicism: It is an aesthetic of the harmony in the measure and the balance. It is characterized by the rigor of the drawing and shapes, the consonance and the restraint of colors, the reasonable and reasoned moderation, and the subtlety in the expression of feelings.

The Aesthetic Expressive takes various forms that tend to move the painting out of naturalism and the measured realism of the Classicism, to favor the emphasis and emotion. The drawing can be more flexible, the art of the blur is privileged, the touch of the brush is more visible (impastos, hatching ...). the shapes of the figures are emphasized, the silhouettes of the characters, lengthened, the musculature, increased. The movement and the expression of feelings are exaggerated, sometimes to the limit of the excess. The colors and oppositions of lights / shadows are often more accentuated and contrasted.

The classicism, of which the Carracci are considered to be the founders, in reaction to Mannerism, takes different names according to the periods of history, Atticism, Poussinisme, Neo-Classicism, Academism.

The expressive style takes the names of Mannerism, Baroque, Caravagism, Rubénisme, Rococo, Romanticism, Expressionism ...

Obviously all the gradations between these two tendencies exist. Italian Mannerism was quietly announced by painters listed in the classical school, as Perugino and his pupil Raphael figure of classicism par excellence.

Throughout the 17th and 18th centuries, the European painting balanced between various forms of classicism and baroque, more or less accentuated. The northern Low Countries are no exception except for the more secular and secular themes of their painting.

The French Art of Louis XIII is pretty classic. All French painting under Louis XIV hesitates between the two tendencies, and the painting under Louis XV is Rococo.

  

Eugène Boudin. 1824-1898. Paris. Deauville. Marine. Seascape. 1894. Mulhouse. Musée des Beaux Arts.

 

UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

  

Giandomenico Tiepolo.1727-1804. Venise. Scène de Carnaval ou le Menuet. Carnival scene or the Minuet. vers 1755. Louvre.

 

Les Tiepolo ont aussi proposé quelques scènes de leur temps, mais très peu en comparaison des peintres des Pays Bas du siècle précédent. Surtout les scènes se situent dans un milieu qui n'a rien de paysan, les peintres représentent de préférence l'aristocratie ou une bonne bourgeoisie.

 

The Tiepolo also proposed some scenes of their time, but very little in comparison with the painters of the Netherlands of the previous century. Especially the scenes are situated in an environment that has nothing peasant, the painters preferably represent the aristocracy or a good bourgeoisie.

 

LE DESSIN ET LA COULEUR 2

 

deux courants, le courant du dessin, que l'on peut dire classique, et celui coloriste, traversent une partie de l'histoire de la peinture européenne sous des appellations différentes selon les époques.

 

Le courant classique est surtout caractérisé par la précision du dessin, la finesse de la touche, l'achèvement du tableau. Ensuite vient une relative sobriété des couleurs. Le courant classique préfère aussi, en principe, la modération dans l'expression des sentiments et une certaine retenue dans le mouvement. Mais le lien n'est pas direct entre le fond et la forme. Des thèmes baroques ou romantiques peuvent être traités de manière classique. De même, des sujets classiques peuvent être peints dans un style coloriste et expressif.

En Italie le courant classique a eu Florence et Bologne pour champions. Selon les époques il prend le nom de Classicisme, à partir des Carrraci, d'Atticisme, de Néo-classicisme, d'Académisme...

 

L' autre tendance, que l'on peut appeller coloriste, privilégie nettement la couleur sur le dessin. Cette école de peinture ne dessine pas nécessairement le tableau avant de le peindre. Elle peint directement sur la toile sans passer par le dessin, ou tout au moins un dessin précis. On peut dire que cette école dessine avec les couleurs. Le courant coloriste s'autorise aussi un fini de la touche moindre, et accepte de considérer comme achevé des tableaux plus proches de l'esquisse. Par ailleurs, mais ce n'est pas une règle absolue, il préfère l'expression des sentiments à leur sobriété et le mouvement à la stabilité..

Le courant coloriste a pris des noms divers selon les époques : Maniérisme, Baroque, Rococo, Romantisme, Impressionnisme, Fauvisme, Expressionnisme...

Durant toute l'histoire de la peinture européenne nombreux ont été les peintres qui ont empruntés à chacun de ces deux courants. Toute l'école de la peinture française, sous Louis XIII et Louis XIV, est un mélange subtile de classicisme et de baroque, avec des accents plus classiques ou plus baroques, selon les époques et les peintres.

La France a entretenu la querelle des partisans de Rubens (Colorisme Baroque), opposés aux partisans de Poussin (Classique).

 

Au 18è siècle en Italie Giambattista Tiepolo (1696-1770) et ses fils sont des représentants notables du courant coloriste maniériste, baroque, appelé à leur époque le rococo. Avec un siècle d'avance ils privilégient l'esquisse, la touche floue, hachée. Ils pratiquent des effets de lumière tout à fait précurseurs de l'impressionnisme. Leurs thèmes sont toujours ceux de l'Europe catholique : un partage à peu près égal entre les représentations religieuses, traitées sans trop y croire, en sceptiques, car ils sont très représentatifs des Lumières, et les thèmes historiques et mythologiques.

 

THE DRAWING AND THE COLOR 2

 

The two currents, the current of the drawing, which can be called classical, and the colorist, traverse part of the history of European painting under different names according to the epochs.

 

The classical current is mainly characterized by the precision of the drawing, the fineness of the paint touch, the completion of the painting. Then comes a relative sobriety of colors. The classical current also prefers, in principle, the moderation in the expression of feelings and a certain restraint in the movement. But the link is not direct between the substance and the form. Baroque or romantic themes can be treated in a classic way. Similarly, classical subjects can be painted in a colorist and expressive style.

In Italy the classical current had Florence and Bologna for champions. According to the times it takes the name of Classicism, starting from Carrraci, Atticism, Neoclassicism, Academism.

The other current, which may be called colourist, clearly favors color on the drawing. This school of painting does not necessarily draw the picture before painting it. She paints directly on the canvas without going through the drawing, or at least a precise drawing. It can be said that this school draws with colors. The Colorist current also allows a touch less finite, less perfect, less detailed, and accepts completed tables closest the sketch. Also, but it is not an absolute rule, he prefers the expression of feelings to their sobriety and movement to stability.

 

The colorist current has taken various names according to the epochs: Mannerism, Baroque, Rococo, Romanticism, Impressionism, Fauvism, Expressionism ...

Throughout the history of European painting many have been the painters who borrowed from each of these two currents. The whole school of French painting, under Louis XIII and Louis XIV, is a subtle blend of classicism and baroque, with more classic or more baroque accents, according to the epochs and the painters.

France has maintained the quarrel between the partisans of Rubens ((Colourism Baroque)), opposed to the partisans of Poussin (Classic).

 

In the 18th century in Italy Giambattista Tiepolo (1696-1770) and his sons are notable representatives of the colourist tradition, mannerist, baroque, called in their time the rococo. With a century in advance they prefer the sketch, the fuzzy, chopped touch. They practice the effects of light which are very precursors of Impressionism. Their themes are always those of Catholic Europe: an almost equal division between religious representations, treated without much belief, as skeptics, for they are very representative of the Enlightenment, and the historical and mythological themes.

  

Camille Pissarro. 1830-1903. Paris. La Seine et le Louvre. The Seine and the Louvre. 1903. Paris Orsay

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. L'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Art of the single thought.

  

Giovanni Battista Tiepolo. 1696-1770. Le Vierge et l'Enfant. vers 1734. The Virgin and the Child. Louvre.

  

Le 18è siècle européen est très féministe. Sur ce point, comme sur bien d'autres, contrairement à la Légende, la révolution française et le code civil constituent un recul considérable des droits de la femme dans toute l'Europe. Un recul qui durera jusqu'après la seconde guerre mondiale.

  

The 18th century European is very feminist. On this point, as on many others, contrary to the Legend, the French Revolution and the Civil Code constitute a considerable decline in the rights of women throughout Europe. A retreat that lasted until after the Second World War.

  

LE DESSIN ET LA COULEUR 2

 

deux courants, le courant du dessin, que l'on peut dire classique, et celui coloriste, traversent une partie de l'histoire de la peinture européenne sous des appellations différentes selon les époques.

 

Le courant classique est surtout caractérisé par la précision du dessin, la finesse de la touche, l'achèvement du tableau. Ensuite vient une relative sobriété des couleurs. Le courant classique préfère aussi, en principe, la modération dans l'expression des sentiments et une certaine retenue dans le mouvement. Mais le lien n'est pas direct entre le fond et la forme. Des thèmes baroques ou romantiques peuvent être traités de manière classique. De même, des sujets classiques peuvent être peints dans un style coloriste et expressif.

En Italie le courant classique a eu Florence et Bologne pour champions. Selon les époques il prend le nom de Classicisme, à partir des Carrraci, d'Atticisme, de Néo-classicisme, d'Académisme...

 

L' autre tendance, que l'on peut appeller coloriste, privilégie nettement la couleur sur le dessin. Cette école de peinture ne dessine pas nécessairement le tableau avant de le peindre. Elle peint directement sur la toile sans passer par le dessin, ou tout au moins un dessin précis. On peut dire que cette école dessine avec les couleurs. Le courant coloriste s'autorise aussi un fini de la touche moindre, et accepte de considérer comme achevé des tableaux plus proches de l'esquisse. Par ailleurs, mais ce n'est pas une règle absolue, il préfère l'expression des sentiments à leur sobriété et le mouvement à la stabilité..

Le courant coloriste a pris des noms divers selon les époques : Maniérisme, Baroque, Rococo, Romantisme, Impressionnisme, Fauvisme, Expressionnisme...

Durant toute l'histoire de la peinture européenne nombreux ont été les peintres qui ont empruntés à chacun de ces deux courants. Toute l'école de la peinture française, sous Louis XIII et Louis XIV, est un mélange subtile de classicisme et de baroque, avec des accents plus classiques ou plus baroques, selon les époques et les peintres.

La France a entretenu la querelle des partisans de Rubens (Colorisme Baroque), opposés aux partisans de Poussin (Classique).

 

Au 18è siècle en Italie Giambattista Tiepolo (1696-1770) et ses fils sont des représentants notables du courant coloriste maniériste, baroque, appelé à leur époque le rococo. Avec un siècle d'avance ils privilégient l'esquisse, la touche floue, hachée. Ils pratiquent des effets de lumière tout à fait précurseurs de l'impressionnisme. Leurs thèmes sont toujours ceux de l'Europe catholique : un partage à peu près égal entre les représentations religieuses, traitées sans trop y croire, en sceptiques, car ils sont très représentatifs des Lumières, et les thèmes historiques et mythologiques.

 

THE DRAWING AND THE COLOR 2

 

The two currents, the current of the drawing, which can be called classical, and the colorist, traverse part of the history of European painting under different names according to the epochs.

 

The classical current is mainly characterized by the precision of the drawing, the fineness of the paint touch, the completion of the painting. Then comes a relative sobriety of colors. The classical current also prefers, in principle, the moderation in the expression of feelings and a certain restraint in the movement. But the link is not direct between the substance and the form. Baroque or romantic themes can be treated in a classic way. Similarly, classical subjects can be painted in a colorist and expressive style.

In Italy the classical current had Florence and Bologna for champions. According to the times it takes the name of Classicism, starting from Carrraci, Atticism, Neoclassicism, Academism.

The other current, which may be called colourist, clearly favors color on the drawing. This school of painting does not necessarily draw the picture before painting it. She paints directly on the canvas without going through the drawing, or at least a precise drawing. It can be said that this school draws with colors. The Colorist current also allows a touch less finite, less perfect, less detailed, and accepts completed tables closest the sketch. Also, but it is not an absolute rule, he prefers the expression of feelings to their sobriety and movement to stability.

 

The colorist current has taken various names according to the epochs: Mannerism, Baroque, Rococo, Romanticism, Impressionism, Fauvism, Expressionism ...

Throughout the history of European painting many have been the painters who borrowed from each of these two currents. The whole school of French painting, under Louis XIII and Louis XIV, is a subtle blend of classicism and baroque, with more classic or more baroque accents, according to the epochs and the painters.

France has maintained the quarrel between the partisans of Rubens ((Colourism Baroque)), opposed to the partisans of Poussin (Classic).

 

In the 18th century in Italy Giambattista Tiepolo (1696-1770) and his sons are notable representatives of the colourist tradition, mannerist, baroque, called in their time the rococo. With a century in advance they prefer the sketch, the fuzzy, chopped touch. They practice the effects of light which are very precursors of Impressionism. Their themes are always those of Catholic Europe: an almost equal division between religious representations, treated without much belief, as skeptics, for they are very representative of the Enlightenment, and the historical and mythological themes.

  

Domenichino. (Le Dominiquin. Domenico Zampieri). 1581-1641. Bologne et Rome. Le Vierge et l'Enfant avec Saint Jean Baptiste. The Virgin and Child with Saint John the Baptist. vers 1605. Louvre.

Le tableau a été longtemps attribué à Annibal Carrache.

The picture has long been attributed to Annibal Carrache.

 

CLASSICISME ET BAROQUE

 

Toute l'histoire de l'art européen alterne les périodes où triomphe une esthétique à tendances classiques, et les périodes où s'imposent des tendances plus expressives.

Le Classicisme: C'est une esthétique de l'harmonie dans la mesure et l'équilibre. Il est caractérisé par la rigueur du dessin et des formes, la consonance et la retenue des couleurs, la modération raisonnable et raisonnée et la subtilité dans l'expression des sentiments.

L'esthétique Expressive prend diverses formes qui tendent à éloigner la peinture du naturalisme et du réalisme mesuré du Classicisme pour favoriser l'emphase et l'émotion. Le dessin peut être plus souple, l'art du flou est privilégié, la touche est plus visible (empâtements, hachures...). les formes des figures sont accentuées, les silhouettes des personnages allongées, les musculatures amplifiées. Le mouvement et l'expression des sentiments sont amplifiés et même exagérés, quelque fois jusqu'à la limite de l'outrance. Les couleurs et les oppositions lumières/ombres sont souvent plus accentuées et contrastées.

Le classicisme, dont on considère que les Carracci sont les fondateurs, en réaction au maniérisme, prend différents noms selon les périodes de l'histoire, Atticisme, Poussinisme, Néo-classicisme, Académisme.

La manière expressive prend les noms de Maniérisme, Baroque, Caravagisme, Rubénisme, Rococo, Romantisme, Expressionnisme.

Evidemment toutes les gradations entre ces deux tendances existent.Le maniérisme italien était discrètement annoncé par des peintres de la Renaissance comme Perugino et son élève Raphaël, figure du classicisme par excellence.

Pendant tout le 17è et le 18è siècle la peinture européenne balance entre diverses formes de classicisme et de baroque, plus ou moins accentuées. Les Pays Bas du nord ne font pas exception sauf par les thèmes plus profanes, plus séculiers, de leur peinture.

L'Art français sous Louis XIII est plutôt classique. La peinture française sous Louis XIV hésite entre les deux tendances, et la peinture sous Louis XV est rococo.

 

The whole history of European art, alternates the periods in which triumph the aesthetic to classic trends, and the periods in which the more expressive tendencies to impose.

The Classicism: It is an aesthetic of the harmony in the measure and the balance. It is characterized by the rigor of the drawing and shapes, the consonance and the restraint of colors, the reasonable and reasoned moderation, and the subtlety in the expression of feelings.

The Aesthetic Expressive takes various forms that tend to move the painting out of naturalism and the measured realism of the Classicism, to favor the emphasis and emotion. The drawing can be more flexible, the art of the blur is privileged, the touch of the brush is more visible (impastos, hatching ...). the shapes of the figures are emphasized, the silhouettes of the characters, lengthened, the musculature, increased. The movement and the expression of feelings are exaggerated, sometimes to the limit of the excess. The colors and oppositions of lights / shadows are often more accentuated and contrasted.

The classicism, of which the Carracci are considered to be the founders, in reaction to Mannerism, takes different names according to the periods of history, Atticism, Poussinisme, Neo-Classicism, Academism.

The expressive style takes the names of Mannerism, Baroque, Caravagism, Rubénisme, Rococo, Romanticism, Expressionism ...

Obviously all the gradations between these two tendencies exist. Italian Mannerism was quietly announced by painters listed in the classical school, as Perugino and his pupil Raphael figure of classicism par excellence.

Throughout the 17th and 18th centuries, the European painting balanced between various forms of classicism and baroque, more or less accentuated. The northern Low Countries are no exception except for the more secular and secular themes of their painting.

The French Art of Louis XIII is pretty classic. All French painting under Louis XIV hesitates between the two tendencies, and the painting under Louis XV is Rococo.

  

Gustave Dore. 1832-1883. Paris. L'Ascension. The Ascension. 1879. Paris Petit Palais (Musée des Beaux de la Ville de Paris)

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Fernand Pelez. 1848-1953. Paris. Au Lavoir. At the Lavoir. 1880. Paris Petit Palais (Musée des Beaux de la Ville de Paris)

Ecole naturaliste-réaliste

Naturalist-realistic school

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Gustave Courbet 1819-1877. Paris. Pompiers courant à l'incendie. Firefighters running to the fire. 1857. Paris Petit Palais (Musée des Beaux de la Ville de Paris).

Le tableau est certainement inspiré par la Ronde de nuit de Rembrandt.

The painting is certainly inspired by Rembrandt's Night Watch.

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Jean Auguste Dominique Ingres. 1780-1867. Paris. La Vierge adorant l'Hostie. The Virgin adoring the Host. 1854 Paris Orsay

 

Réplique d'époque d'un tableau peint pour Alexandre II (Musée Pouchkine Moscou)

 

Replica of time a picture painted for Alexander II (Moscow Pushkin Museum)

 

LE DESSIN ET LA COULEUR. CLASSICISME, ROMANTISME...

 

La peinture dans la France de la première moitié du 19è siècle voit s'affronter deux courants principaux :

 

1° Le Néoclassicisme, hérité de Vien et Jacques-Louis David, qui triomphe à la fin du 18è siècle, sous la révolution française et le Premier Empire. Classicisme qui est ensuite continué, avec des nuances, par Dominique Ingres. Cette école classique, appelée néo-classique pour la période qui couvre la Révolution, le Premier Empire, et la Restauration va recevoir l'appellation d'Académisme sous le Second Empire et la IIIè République.

2° Le Romantisme, qui nait après la révolution et le Premier Empire, avec des peintres comme Delacroix, Géricault, Chassériau, Ary Scheffer

Des peintres comme Gros, Gérard, Girodet Trioson ont développé un art intermédiaire entre ces deux tendances.

Ces deux courants traversent d'ailleurs toute l'histoire de la peinture européenne, pas seulement française, sous les mêmes noms ou sous d'autres un peu différents noms.

Pour illustrer cette histoire il est possible de partir d'un tableau que Guido Reni a peint vers 1625, un tableau allégorique de cette dialectique : "l'Union du Dessin et de la Couleur" qui est au Louvre. Ce tableau est d'ailleurs un pur manifeste de Classicisme tant par la précision du dessin que par la retenue des couleurs et des sentiments.

En réalité l'opposition entre le Dessin et la Couleur est tout aussi constante que l'union que privilégie le tableau de Guido Reni. Ingres et Delacroix illustrent bien cet antagonisme des tendances.

Le 19è siècle en France mais aussi en Europe va voir s'affronter les deux écoles, celle du dessin et celle de la couleur. La couleur va clairement triompher à la fin du siècle.

 

Le courant classique est surtout caractérisé par la précision du dessin, la finesse de la touche, l'achèvement du tableau. Ensuite vient une relative sobriété des couleurs. Le courant classique préfère aussi, en principe, la modération dans l'expression des sentiments et une certaine retenue dans le mouvement. Mais le lien n'est pas direct entre le fond et la forme. Des thèmes baroques ou romantiques peuvent être traités de manière classique. De même, des sujets classiques peuvent être peints dans un style coloriste et expressif.

En Italie le courant classique a eu Florence et Bologne pour champions. Selon les époques il prend le nom de Classicisme, à partir des Carrraci, d'Atticisme, de Néo-classicisme, d'Académisme...

 

L' autre courant, que l'on peut appeller coloriste, privilégie nettement la couleur sur le dessin. Cette école de peinture ne dessine pas nécessairement le tableau avant de le peindre. Elle peint directement sur la toile sans passer par le dessin, ou tout au moins un dessin précis. On peut dire que cette école dessine avec les couleurs. Le courant coloriste s'autorise aussi un fini de la touche moindre, et accepte de considérer comme achevé des tableaux plus proches de l'esquisse. Par ailleurs, mais ce n'est pas une règle absolue, il préfère l'expression des sentiments à leur sobriété et le mouvement à la stabilité..

Ce courant s'est particulièrement bien exprimé à Venise avec notamment Giorgione qui est souvent considéré comme son fondateur. Il a pris des noms divers selon les époques : Maniérisme, Baroque, Rococo, Romantisme, Expressionnisme...

Durant toute l'histoire de la peinture européenne nombreux ont été les peintres qui ont empruntés à chacun de ces deux courants. Toute l'école de la peinture française, sous Louis XIII et Louis XIV, est un mélange subtile de classicisme et de baroque, avec des accents plus classiques ou plus baroques, selon les époques et les peintres.

La France a entretenu la querelle des partisans de Rubens (Baroque), opposés aux partisans de Poussin (Classique).

Au 19è la France verra l'affrontement entre les néo-classiques (Ingres) et l'Académisme (Couture, Bouguereau, Cabanel) d'une part, et d'autre part les peintres romantiques (Delacroix) puis réalistes (Millet, Courbet), les pré-impressionnistes (Ecole de Barbizon) et un peu plus tard les impressionnistes.

Delacroix et l'école romantique annonce déjà très clairement l'Art Moderne.

La fin du 19è siècle et surtout le début du 20è siècle vont être le chant du cygne puis la mort de l'esthétique classique dans la peinture européenne. A partir des Impressionnistes on peut dire que c'est le triomphe de l'esthétique coloriste dans la peinture figurative.

La réhabilitation relativement récente dans l'histoire de l'art des peintres néo-classiques et académiques (dits en France, pendant plusieurs décennies, " pompiers") est un exemple du fait que le Beau demande pour être reconnu comme un fait incontestable l'intervention d'un certain recul dans le temps, recul qui permet d'écarter les effets de mode. La durée est donc bien un élément de la définition pragmatique, expérimentale, du Beau.

  

THE DRAWING AND THE COLOR. CLASSICISM, ROMANTISM ...

 

The painting in France of the first half of the 19th century saw two main currents confront each other:

 

1. The Neoclassicism, inherited from Vien and Jacques-Louis David, which triumphed at the end of the 18th century under the French Revolution and the First Empire. Classicism which is then continued, with nuances, by Dominique Ingres. This classical school, called neo-classical for the period that covers the Revolution, the First Empire, and the Restoration was to receive the appellation of Academism under the Second Empire and the Third Republic.

2. The Romanticism, which was born after the Revolution and the First Empire, with painters like Delacroix, Géricault, Chassériau, Ary Scheffer

Painters such as Gros, Gérard and Girodet Trioson have developed an art that is intermediate between these two trends.

These two currents go through the whole history of European painting, not only French painting, under the same names, or under somewhat different names.

To illustrate this story it is possible to start from a painting that Guido Reni painted around 1625, an allegorical painting of this dialectic: "Union of Design and Color" which is in the Louvre. This painting is, moreover, a pure manifesto of Classicism as much by the precision of the drawing as by the restraint of the colors and the feelings.

In reality the opposition between Drawing and Color is just as constant as the union favored by Guido Reni's painting. Ingres and Delacroix illustrate this antagonism of trends.

The 19th century in France but also in Europe will see the two schools confront each other, that of drawing and that of color. Color will clearly triumph at the end of the century.

 

The classical current is mainly characterized by the precision of the drawing, the fineness of the paint touch, the completion of the painting. Then comes a relative sobriety of colors. The classical current also prefers, in principle, the moderation in the expression of feelings and a certain restraint in the movement. But the link is not direct between the substance and the form. Baroque or romantic themes can be treated in a classic way. Similarly, classical subjects can be painted in a colorist and expressive style.

In Italy the classical current had Florence and Bologna for champions. According to the times it takes the name of Classicism, starting from Carrraci, Atticism, Neoclassicism, Academism.

The other current, which may be called colourist, clearly favors color on the drawing. This school of painting does not necessarily draw the picture before painting it. She paints directly on the canvas without going through the drawing, or at least a precise drawing. It can be said that this school draws with colors. The Colorist current also allows a touch less finite, less perfect, less detailed, and accepts completed tables closest the sketch. Also, but it is not an absolute rule, he prefers the expression of feelings to their sobriety and movement to stability.

This trend has been particularly well expressed in Venice, notably with Giorgione, who is often regarded as its founder. It took various names according to the epochs: Mannerism, Baroque, Rococo, Romanticism, Expressionism.

Throughout the history of European painting many have been the painters who borrowed from each of these two currents. The whole school of French painting, under Louis XIII and Louis XIV, is a subtle blend of classicism and baroque, with more classic or more baroque accents, according to the epochs and the painters.

France has maintained the quarrel between the partisans of Rubens (Baroque), opposed to the partisans of Poussin (Classic).

In the 19th century, France experienced a confrontation between the neo-classics (Ingres) and the Académisme (Couture, Bouguereau, Cabanel) on the one hand, and, secondly, the romantics (Delacroix) then realistics painters (Millet, Courbet ), the pre-impressionists (Barbizon School) and a little later the Impressionists.

Delacroix and the Romantic school already clearly announces the Modern Art.

The end of the 19th century and especially the beginning of the 20th century were to be the song of the swan and then the death of the classical aesthetics in European painting. From the Impressionists one can say that it is the triumph of colorist aesthetics in figurative painting.

The relatively recent rehabilitation in the history of the art of neo-classical and academic painters (called in France, for several decades, "firemen") is an example of the fact that the Beau demands to be recognized as an incontestable fact the Intervention of a certain distance in time, a retreat which makes it possible to eliminate the effects of fashion. The duration is therefore an element of the pragmatic, experimental definition of the Beautiful.

  

Frits Thaulow. 1847-1906. Le Boulevard de la Madeleine à Paris.The Boulevard de la Madeleine in Paris. 1895. (Collection Chtchoukine. Moscou. Musée Pouchkine. Exposition temporaire Fondation Louis Vuitton. Paris. )

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. L'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Art of the single thought.

  

Ernest Hebert. 1817-1908. Paris. La Malaria. The Malaria 1867. Salon de Paris de 1850. Paris Orsay. Ecole académique.

 

LA PEINTURE ACADEMIQUE

 

En France l'Académisme prolonge pendant le Second Empire et la III è République le Néo-classicisme qui dominait sous la Révolution et l'Empire. C'est le nom que prend le classicisme à ces époques, et il se retrouve aussi dans d'autres pays européens, notamment l'Allemagne, éventuellement sous d'autres appellations.

Thomas Couture (1815-1879) fut professeur à l'Ecole des Beaux Arts de Paris et forma Puvis de Chavannes et Edouard Manet.

Jean Léon Gérôme (1824-1904) Professeur à l'Ecole des Beaux Arts de Paris et membre de l'Académie des Beaux Arts, très célèbre de son vivant est un des représentants majeurs de la peinture académique et un adversaire des "Impressionnistes".

Alexandre Cabanel (1823-1889), autre très grand peintre académique, est dix sept fois membre du Jury du Salon. Sa "Naissance de Vénus" (1863) est pris comme cible par les partisans des impressionnistes comme Emile Zola.

L'Académisme Français est représenté encore par William Bouguereau (1825-1905) qui peint en 1879 une "Naissance de Vénus" et par Ernest Messonnier (1815-1891).

L'Académisme est un courant européen, pas seulement français. On peut citer en Allemagne Franz von Lenbach, Anselme Feuerbach, Franz Xaver Winterhalter, Karl Von Piloty, en Belgique Franz Stevens, en Angleterre Lawrence Alma Tadema, en Espagne Maria Fortuny. En Italie Francesco Hayez (1791-1882), célèbre pour son tableau de la Brera de Milan ( le Baiser)

L'esprit de l'Académisme est aussi bien romantique que classique, mais le point commun de tous ces peintres est une technique impeccable, un dessin précis, parfaitement fini. Des peintres pour lesquels il ne peut y avoir de confusion entre une esquisse et une oeuvre achevée. Ces peintres rejettent les techniques "tachistes" ou la "peinture plate" sans perspective ni profondeur. Il n'emploient pas les couleurs arbitraires ne correspondant pas à celles perçues dans la nature. Pour eux les chevaux ne sont pas rouges et les arbres ne sont pas bleus. Enfin les sujets de leurs tableaux sont "nobles", ils empruntent leurs thèmes à la Religion, l'Histoire, la Mythologie, la Littérature, ou un paysagisme significatif de l'histoire européenne. Ils sont dans la tradition de toute la peinture européenne depuis le 16è siècle.

 

THE ACADEMIC PAINTING

 

In France, the Academism extends during the Second Empire and the Third Republic the Neoclassicism which dominated under the Revolution and the Empire. This is the name that the classicism takes at these times, and it is also found in other European countries, notably Germany, possibly under other names.

Thomas Couture (1815-1879) was a professor at the School of Fine Arts in Paris, and formed Puvis de Chavannes and Edouard Manet.

Jean Léon Gérôme (1824-1904) Professor at the School of Fine Arts in Paris and member of the Academy of Fine Arts, very famous during his lifetime is one of the major representatives of academic painting and an opponent of the "Impressionists".

Alexandre Cabanel (1823-1889), another very great academic painter, is seventeen times member of the Jury of the Salon. His "Birth of Venus" (1863) is taken as a target by the supporters of the Impressionists as Emile Zola.

The French academicism is also represented by William Bouguereau (1825-1905) who painted in 1879 a "Birth of Venus" and by Ernest Messonnier (1815-1891) well represented also in the Musée d'Orsay

Academism is a European current, not just French. In Germany Franz von Lenbach, Anselme Feuerbach, Franz Xaver Winterhalter, Karl Von Piloty, in Belgium Franz Stevens, in England Lawrence Alma Tadema, in Spain Maria Fortuny. In Italy Francesco Hayez (1791-1882), famous for his painting of the Brera of Milan (the Kiss)

The spirit of Academism is as romantic as it is classical, but the common point of all these painters is an impeccable technique, a precise, perfectly finished drawing. Painters for whom there can be no confusion between a sketch and a finished work. These painters reject the techniques of "tachism", or the "flat painting" without perspective or depth.

They do not use arbitrary colors that do not match those perceived in nature. For them the horses are not red and the trees are not blue. Finally the subjects of their paintings are "noble", they borrow their themes from Religion, History, Mythology, Literature, or a significant landscape of European history. They are in the tradition of all European painting since the 16th century.

  

Lionello Spada. 1576-1622. Bologne et Parme. Concert. Concert. vers 1615. Louvre.

 

CLASSICISME ET BAROQUE

 

Toute l'histoire de l'art européen alterne les périodes où triomphe une esthétique à tendances classiques, et les périodes où s'imposent des tendances plus expressives.

Le Classicisme: C'est une esthétique de l'harmonie dans la mesure et l'équilibre. Il est caractérisé par la rigueur du dessin et des formes, la consonance et la retenue des couleurs, la modération raisonnable et raisonnée et la subtilité dans l'expression des sentiments.

L'esthétique Expressive prend diverses formes qui tendent à éloigner la peinture du naturalisme et du réalisme mesuré du Classicisme pour favoriser l'emphase et l'émotion. Le dessin peut être plus souple, l'art du flou est privilégié, la touche est plus visible (empâtements, hachures...). les formes des figures sont accentuées, les silhouettes des personnages allongées, les musculatures amplifiées. Le mouvement et l'expression des sentiments sont amplifiés et même exagérés, quelque fois jusqu'à la limite de l'outrance. Les couleurs et les oppositions lumières/ombres sont souvent plus accentuées et contrastées.

Le classicisme, dont on considère que les Carracci sont les fondateurs, en réaction au maniérisme, prend différents noms selon les périodes de l'histoire, Atticisme, Poussinisme, Néo-classicisme, Académisme.

La manière expressive prend les noms de Maniérisme, Baroque, Caravagisme, Rubénisme, Rococo, Romantisme, Expressionnisme.

Evidemment toutes les gradations entre ces deux tendances existent.Le maniérisme italien était discrètement annoncé par des peintres de la Renaissance comme Perugino et son élève Raphaël, figure du classicisme par excellence.

Pendant tout le 17è et le 18è siècle la peinture européenne balance entre diverses formes de classicisme et de baroque, plus ou moins accentuées. Les Pays Bas du nord ne font pas exception sauf par les thèmes plus profanes, plus séculiers, de leur peinture.

L'Art français sous Louis XIII est plutôt classique. La peinture française sous Louis XIV hésite entre les deux tendances, et la peinture sous Louis XV est rococo.

 

The whole history of European art, alternates the periods in which triumph the aesthetic to classic trends, and the periods in which the more expressive tendencies to impose.

The Classicism: It is an aesthetic of the harmony in the measure and the balance. It is characterized by the rigor of the drawing and shapes, the consonance and the restraint of colors, the reasonable and reasoned moderation, and the subtlety in the expression of feelings.

The Aesthetic Expressive takes various forms that tend to move the painting out of naturalism and the measured realism of the Classicism, to favor the emphasis and emotion. The drawing can be more flexible, the art of the blur is privileged, the touch of the brush is more visible (impastos, hatching ...). the shapes of the figures are emphasized, the silhouettes of the characters, lengthened, the musculature, increased. The movement and the expression of feelings are exaggerated, sometimes to the limit of the excess. The colors and oppositions of lights / shadows are often more accentuated and contrasted.

The classicism, of which the Carracci are considered to be the founders, in reaction to Mannerism, takes different names according to the periods of history, Atticism, Poussinisme, Neo-Classicism, Academism.

The expressive style takes the names of Mannerism, Baroque, Caravagism, Rubénisme, Rococo, Romanticism, Expressionism ...

Obviously all the gradations between these two tendencies exist. Italian Mannerism was quietly announced by painters listed in the classical school, as Perugino and his pupil Raphael figure of classicism par excellence.

Throughout the 17th and 18th centuries, the European painting balanced between various forms of classicism and baroque, more or less accentuated. The northern Low Countries are no exception except for the more secular and secular themes of their painting.

The French Art of Louis XIII is pretty classic. All French painting under Louis XIV hesitates between the two tendencies, and the painting under Louis XV is Rococo.

  

Jean Auguste Dominique Ingres. 1780-1867. Avec Paul Balze (1815-1884) et Alexandre Desgoffe (1805-1882) Paris. La Source. The Source. 1856. Paris Orsay.

 

Les deux élèves d'Ingres ont peint les accessoires et le fond.

 

The two students of Ingres painted the accessories and the background.

 

LE DESSIN ET LA COULEUR. CLASSICISME, ROMANTISME...

 

La peinture dans la France de la première moitié du 19è siècle voit s'affronter deux courants principaux :

 

1° Le Néoclassicisme, hérité de Vien et Jacques-Louis David, qui triomphe à la fin du 18è siècle, sous la révolution française et le Premier Empire. Classicisme qui est ensuite continué, avec des nuances, par Dominique Ingres. Cette école classique, appelée néo-classique pour la période qui couvre la Révolution, le Premier Empire, et la Restauration va recevoir l'appellation d'Académisme sous le Second Empire et la IIIè République.

2° Le Romantisme, qui nait après la révolution et le Premier Empire, avec des peintres comme Delacroix, Géricault, Chassériau, Ary Scheffer

Des peintres comme Gros, Gérard, Girodet Trioson ont développé un art intermédiaire entre ces deux tendances.

Ces deux courants traversent d'ailleurs toute l'histoire de la peinture européenne, pas seulement française, sous les mêmes noms ou sous d'autres un peu différents noms.

Pour illustrer cette histoire il est possible de partir d'un tableau que Guido Reni a peint vers 1625, un tableau allégorique de cette dialectique : "l'Union du Dessin et de la Couleur" qui est au Louvre. Ce tableau est d'ailleurs un pur manifeste de Classicisme tant par la précision du dessin que par la retenue des couleurs et des sentiments.

En réalité l'opposition entre le Dessin et la Couleur est tout aussi constante que l'union que privilégie le tableau de Guido Reni. Ingres et Delacroix illustrent bien cet antagonisme des tendances.

Le 19è siècle en France mais aussi en Europe va voir s'affronter les deux écoles, celle du dessin et celle de la couleur. La couleur va clairement triompher à la fin du siècle.

 

Le courant classique est surtout caractérisé par la précision du dessin, la finesse de la touche, l'achèvement du tableau. Ensuite vient une relative sobriété des couleurs. Le courant classique préfère aussi, en principe, la modération dans l'expression des sentiments et une certaine retenue dans le mouvement. Mais le lien n'est pas direct entre le fond et la forme. Des thèmes baroques ou romantiques peuvent être traités de manière classique. De même, des sujets classiques peuvent être peints dans un style coloriste et expressif.

En Italie le courant classique a eu Florence et Bologne pour champions. Selon les époques il prend le nom de Classicisme, à partir des Carrraci, d'Atticisme, de Néo-classicisme, d'Académisme...

 

L' autre courant, que l'on peut appeller coloriste, privilégie nettement la couleur sur le dessin. Cette école de peinture ne dessine pas nécessairement le tableau avant de le peindre. Elle peint directement sur la toile sans passer par le dessin, ou tout au moins un dessin précis. On peut dire que cette école dessine avec les couleurs. Le courant coloriste s'autorise aussi un fini de la touche moindre, et accepte de considérer comme achevé des tableaux plus proches de l'esquisse. Par ailleurs, mais ce n'est pas une règle absolue, il préfère l'expression des sentiments à leur sobriété et le mouvement à la stabilité..

Ce courant s'est particulièrement bien exprimé à Venise avec notamment Giorgione qui est souvent considéré comme son fondateur. Il a pris des noms divers selon les époques : Maniérisme, Baroque, Rococo, Romantisme, Expressionnisme...

Durant toute l'histoire de la peinture européenne nombreux ont été les peintres qui ont empruntés à chacun de ces deux courants. Toute l'école de la peinture française, sous Louis XIII et Louis XIV, est un mélange subtile de classicisme et de baroque, avec des accents plus classiques ou plus baroques, selon les époques et les peintres.

La France a entretenu la querelle des partisans de Rubens (Baroque), opposés aux partisans de Poussin (Classique).

Au 19è la France verra l'affrontement entre les néo-classiques (Ingres) et l'Académisme (Couture, Bouguereau, Cabanel) d'une part, et d'autre part les peintres romantiques (Delacroix) puis réalistes (Millet, Courbet), les pré-impressionnistes (Ecole de Barbizon) et un peu plus tard les impressionnistes.

Delacroix et l'école romantique annonce déjà très clairement l'Art Moderne.

La fin du 19è siècle et surtout le début du 20è siècle vont être le chant du cygne puis la mort de l'esthétique classique dans la peinture européenne. A partir des Impressionnistes on peut dire que c'est le triomphe de l'esthétique coloriste dans la peinture figurative.

La réhabilitation relativement récente dans l'histoire de l'art des peintres néo-classiques et académiques (dits en France, pendant plusieurs décennies, " pompiers") est un exemple du fait que le Beau demande pour être reconnu comme un fait incontestable l'intervention d'un certain recul dans le temps, recul qui permet d'écarter les effets de mode. La durée est donc bien un élément de la définition pragmatique, expérimentale, du Beau.

  

THE DRAWING AND THE COLOR. CLASSICISM, ROMANTISM ...

 

The painting in France of the first half of the 19th century saw two main currents confront each other:

 

1. The Neoclassicism, inherited from Vien and Jacques-Louis David, which triumphed at the end of the 18th century under the French Revolution and the First Empire. Classicism which is then continued, with nuances, by Dominique Ingres. This classical school, called neo-classical for the period that covers the Revolution, the First Empire, and the Restoration was to receive the appellation of Academism under the Second Empire and the Third Republic.

2. The Romanticism, which was born after the Revolution and the First Empire, with painters like Delacroix, Géricault, Chassériau, Ary Scheffer

Painters such as Gros, Gérard and Girodet Trioson have developed an art that is intermediate between these two trends.

These two currents go through the whole history of European painting, not only French painting, under the same names, or under somewhat different names.

To illustrate this story it is possible to start from a painting that Guido Reni painted around 1625, an allegorical painting of this dialectic: "Union of Design and Color" which is in the Louvre. This painting is, moreover, a pure manifesto of Classicism as much by the precision of the drawing as by the restraint of the colors and the feelings.

In reality the opposition between Drawing and Color is just as constant as the union favored by Guido Reni's painting. Ingres and Delacroix illustrate this antagonism of trends.

The 19th century in France but also in Europe will see the two schools confront each other, that of drawing and that of color. Color will clearly triumph at the end of the century.

 

The classical current is mainly characterized by the precision of the drawing, the fineness of the paint touch, the completion of the painting. Then comes a relative sobriety of colors. The classical current also prefers, in principle, the moderation in the expression of feelings and a certain restraint in the movement. But the link is not direct between the substance and the form. Baroque or romantic themes can be treated in a classic way. Similarly, classical subjects can be painted in a colorist and expressive style.

In Italy the classical current had Florence and Bologna for champions. According to the times it takes the name of Classicism, starting from Carrraci, Atticism, Neoclassicism, Academism.

The other current, which may be called colourist, clearly favors color on the drawing. This school of painting does not necessarily draw the picture before painting it. She paints directly on the canvas without going through the drawing, or at least a precise drawing. It can be said that this school draws with colors. The Colorist current also allows a touch less finite, less perfect, less detailed, and accepts completed tables closest the sketch. Also, but it is not an absolute rule, he prefers the expression of feelings to their sobriety and movement to stability.

This trend has been particularly well expressed in Venice, notably with Giorgione, who is often regarded as its founder. It took various names according to the epochs: Mannerism, Baroque, Rococo, Romanticism, Expressionism.

Throughout the history of European painting many have been the painters who borrowed from each of these two currents. The whole school of French painting, under Louis XIII and Louis XIV, is a subtle blend of classicism and baroque, with more classic or more baroque accents, according to the epochs and the painters.

France has maintained the quarrel between the partisans of Rubens (Baroque), opposed to the partisans of Poussin (Classic).

In the 19th century, France experienced a confrontation between the neo-classics (Ingres) and the Académisme (Couture, Bouguereau, Cabanel) on the one hand, and, secondly, the romantics (Delacroix) then realistics painters (Millet, Courbet ), the pre-impressionists (Barbizon School) and a little later the Impressionists.

Delacroix and the Romantic school already clearly announces the Modern Art.

The end of the 19th century and especially the beginning of the 20th century were to be the song of the swan and then the death of the classical aesthetics in European painting. From the Impressionists one can say that it is the triumph of colorist aesthetics in figurative painting.

The relatively recent rehabilitation in the history of the art of neo-classical and academic painters (called in France, for several decades, "firemen") is an example of the fact that the Beau demands to be recognized as an incontestable fact the Intervention of a certain distance in time, a retreat which makes it possible to eliminate the effects of fashion. The duration is therefore an element of the pragmatic, experimental definition of the Beautiful.

  

Domenichino (Domenico Zampieri) 1581-1641. Bologne Rome. Renaud et Armide. vers 1620. Louvre.

Le sujet est tiré de "la Jérusalem délivrée" du Tasse (1581) The subject is taken from the "Delivered Jerusalem" of Tasso (1581)

 

CLASSICISME ET BAROQUE

 

Toute l'histoire de l'art européen alterne les périodes où triomphe une esthétique à tendances classiques, et les périodes où s'imposent des tendances plus expressives.

Le Classicisme: C'est une esthétique de l'harmonie dans la mesure et l'équilibre. Il est caractérisé par la rigueur du dessin et des formes, la consonance et la retenue des couleurs, la modération raisonnable et raisonnée et la subtilité dans l'expression des sentiments.

L'esthétique Expressive prend diverses formes qui tendent à éloigner la peinture du naturalisme et du réalisme mesuré du Classicisme pour favoriser l'emphase et l'émotion. Le dessin peut être plus souple, l'art du flou est privilégié, la touche est plus visible (empâtements, hachures...). les formes des figures sont accentuées, les silhouettes des personnages allongées, les musculatures amplifiées. Le mouvement et l'expression des sentiments sont amplifiés et même exagérés, quelque fois jusqu'à la limite de l'outrance. Les couleurs et les oppositions lumières/ombres sont souvent plus accentuées et contrastées.

Le classicisme, dont on considère que les Carracci sont les fondateurs, en réaction au maniérisme, prend différents noms selon les périodes de l'histoire, Atticisme, Poussinisme, Néo-classicisme, Académisme.

La manière expressive prend les noms de Maniérisme, Baroque, Caravagisme, Rubénisme, Rococo, Romantisme, Expressionnisme.

Evidemment toutes les gradations entre ces deux tendances existent.Le maniérisme italien était discrètement annoncé par des peintres de la Renaissance comme Perugino et son élève Raphaël, figure du classicisme par excellence.

Pendant tout le 17è et le 18è siècle la peinture européenne balance entre diverses formes de classicisme et de baroque, plus ou moins accentuées. Les Pays Bas du nord ne font pas exception sauf par les thèmes plus profanes, plus séculiers, de leur peinture.

L'Art français sous Louis XIII est plutôt classique. La peinture française sous Louis XIV hésite entre les deux tendances, et la peinture sous Louis XV est rococo.

 

The whole history of European art, alternates the periods in which triumph the aesthetic to classic trends, and the periods in which the more expressive tendencies to impose.

The Classicism: It is an aesthetic of the harmony in the measure and the balance. It is characterized by the rigor of the drawing and shapes, the consonance and the restraint of colors, the reasonable and reasoned moderation, and the subtlety in the expression of feelings.

The Aesthetic Expressive takes various forms that tend to move the painting out of naturalism and the measured realism of the Classicism, to favor the emphasis and emotion. The drawing can be more flexible, the art of the blur is privileged, the touch of the brush is more visible (impastos, hatching ...). the shapes of the figures are emphasized, the silhouettes of the characters, lengthened, the musculature, increased. The movement and the expression of feelings are exaggerated, sometimes to the limit of the excess. The colors and oppositions of lights / shadows are often more accentuated and contrasted.

The classicism, of which the Carracci are considered to be the founders, in reaction to Mannerism, takes different names according to the periods of history, Atticism, Poussinisme, Neo-Classicism, Academism.

The expressive style takes the names of Mannerism, Baroque, Caravagism, Rubénisme, Rococo, Romanticism, Expressionism ...

Obviously all the gradations between these two tendencies exist. Italian Mannerism was quietly announced by painters listed in the classical school, as Perugino and his pupil Raphael figure of classicism par excellence.

Throughout the 17th and 18th centuries, the European painting balanced between various forms of classicism and baroque, more or less accentuated. The northern Low Countries are no exception except for the more secular and secular themes of their painting.

The French Art of Louis XIII is pretty classic. All French painting under Louis XIV hesitates between the two tendencies, and the painting under Louis XV is Rococo.

  

Gustave Courbet. 1819-1877. Paris. La sieste pendant les foins. The siesta during the hay. 1868. Paris Musée du Petit Palais

  

LA PEINTURE ENTRE 1815 ET 1870.

 

Il faut attendre la fin des guerres imposées à l'Europe par la Révolution et l'Empire français pour que la peinture reprenne vie et vigueur. Tout la première partie du 19è siècle voit coexister les deux grands courants classiques et romantiques. L'Académisme et les premières tendances modernistes.

Les thèmes de l'art se diversifient, la religion, l'histoire, la mythologie perdent du terrain, la peinture de moeurs, la nature morte et le paysage se répandent. Une école réaliste fait son apparition qui prend de l'importance et représente la première contestation de la "Grande Peinture" Académique.

La diversification et la sécularisation des thèmes de la peinture française et européenne, le recul de la peinture d'histoire et mythologique se fait en définitive à l'imitation de la peinture des Pays Bas, qui pratiquent l'art profane et séculier depuis le 17è siècle.

D'autre part certaines techniques nouvelles apparaissent qui annoncent l'Art Moderne.

Dès les années 1830 le romantique Delacroix a multiplié les esquisses et les tableaux peints à grandes ou petites touches de couleur juxtaposées, au détriment de la précision du dessin. C'est une révolution qui est qualifiée par la critique de "tartouillade". Et la critique, quoi qu'on en dise , n'avait pas absolument tort.

Dans les années 1840 Corot peint, notamment en Italie, des tableaux qui annoncent clairement "la peinture plate", le retour à une vision du monde en deux dimensions. Une esthétique qui atténue ou même supprime la perspective et les volumes. Corot abandonnera ensuite ce style pour inventer un "tachisme" très souple, très dilué, flou, tout à fait personnel, qui annonce aussi le recul du dessin par rapport à la couleur.

Dans les années 1840-50 les peintres de l'Ecole pré-impressionniste de Barbizon s'inspirent beaucoup du paysage néerlandais quant aux coloris, relarivement sombres et neutres, mais avec des techniques de peinture moins lisses, un accent mis sur la touche, et une imprécision du dessin, qui préfigurent l'impressionnisme.

Mais l'époque voit aussi se perpétuer "la Grande Peinture", attentive au dessin exact et précis, enseigné par Dominique Ingres, et attachée aux grands thèmes tirés de la religion, de la littérature ou de l'histoire européenne. Ces peintres Académiques vont entrer en conflit avec les Réalistes, les Préimpressionnistes et les Impressionnistes et finiront par perdre le combat. Ils seront qualifiés de "Pompiers" par le siècle suivant. Dès les années 1860 le réaliste Courbet, et Manet, difficilement classable, représentent, de manière un peu différente, la peinture de contestation de l'Académisme.

 

PAINTING BETWEEN 1815 AND 1870.

Not until the end of the wars imposed on Europe by the French Revolution and the Empire for that the painting back to life and vigor. All the first part of the 19th century saw the two great classical and romantic currents coexist. The Academism and the first modernist tendencies.

The themes of art diversify, the religion, the history, the mythology lose ground, the paintings of manners, still life and landscape are spread. A realistic school is emerging which becomes important and represents the first challenge against the Academic Great Painting.

The diversification and the secularization of the themes of the French and European painting, the decline of historical and mythological painting is ultimately done in imitation of the painting of the Netherlands, which practiced profane and secular art since the 17th century.

As early as the 1830s, the romantic Delacroix multiplied the sketches and paintings with large or small touches of color juxtaposed, to the detriment of the precision of the drawing. It is a revolution which is described by critics as "tartouillade" (daub). And criticism, whatever may be said of it, was not absolutely wrong.

In the 1840s Corot painted, especially in Italy, paintings that clearly announce "the flat painting", the return to a two-dimensional worldview. An aesthetic that attenuates or even suppresses the perspective and the volumes. Corot then abandoned this style to invent a very flexible, diluted, fuzzy, completely personal "tachism", which also announces the recession of drawing in relation to color.

In the years 1840-50 the painters of the Pre-Impressionist School of Barbizon were inspired by the Dutch landscape as regards the colors, relatively dark and neutral, but with less smooth painting techniques, an accent on the touch, and an inaccuracy of the drawing, which prefigure the Impressionism.

But the era also saw the "Great Painting" perpetuate, attentive to the exact and precise drawing, taught by Dominique Ingres, and attached to the great themes drawn from religion, literature or European history. These Academic painters will enter into conflict with the Realists, the Pre-Impressionists and the Impressionists and will eventually lose the fight. They will be called "Firemen" by the next century. As early as the 1860s, the realistic Courbet, and Manet, hardly classifiable, represent, in a different way, the painting of contestation of Academism.

   

Gustave Courbet 1819-1877. Paris. Les trois baigneuses. The three bathers. Paris Petit Palais (Musée des Beaux de la Ville de Paris)

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Alessandro Turchi. 1578-1649. Rome. La mort de Cléopâtre. The death of Cleopatra.. vers 1640. Louvre.

 

Le sujet est traité par Plutarque. Après la défaite d'Actium, Marc Antoine vient de se suicider par l'épée. Cléopâtre se fait mordre par un serpent.

 

The subject is treated by Plutarch. After the defeat of Actium, Marc Antoine has just committed suicide by the sword. Cleopatra gets bitten by a snake.

 

CLASSICISME ET BAROQUE

 

Toute l'histoire de l'art européen alterne les périodes où triomphe une esthétique à tendances classiques, et les périodes où s'imposent des tendances plus expressives.

Le Classicisme: C'est une esthétique de l'harmonie dans la mesure et l'équilibre. Il est caractérisé par la rigueur du dessin et des formes, la consonance et la retenue des couleurs, la modération raisonnable et raisonnée et la subtilité dans l'expression des sentiments.

L'esthétique Expressive prend diverses formes qui tendent à éloigner la peinture du naturalisme et du réalisme mesuré du Classicisme pour favoriser l'emphase et l'émotion. Le dessin peut être plus souple, l'art du flou est privilégié, la touche est plus visible (empâtements, hachures...). les formes des figures sont accentuées, les silhouettes des personnages allongées, les musculatures amplifiées. Le mouvement et l'expression des sentiments sont amplifiés et même exagérés, quelque fois jusqu'à la limite de l'outrance. Les couleurs et les oppositions lumières/ombres sont souvent plus accentuées et contrastées.

Le classicisme, dont on considère que les Carracci sont les fondateurs, en réaction au maniérisme, prend différents noms selon les périodes de l'histoire, Atticisme, Poussinisme, Néo-classicisme, Académisme.

La manière expressive prend les noms de Maniérisme, Baroque, Caravagisme, Rubénisme, Rococo, Romantisme, Expressionnisme.

Evidemment toutes les gradations entre ces deux tendances existent.Le maniérisme italien était discrètement annoncé par des peintres de la Renaissance comme Perugino et son élève Raphaël, figure du classicisme par excellence.

Pendant tout le 17è et le 18è siècle la peinture européenne balance entre diverses formes de classicisme et de baroque, plus ou moins accentuées. Les Pays Bas du nord ne font pas exception sauf par les thèmes plus profanes, plus séculiers, de leur peinture.

L'Art français sous Louis XIII est plutôt classique. La peinture française sous Louis XIV hésite entre les deux tendances, et la peinture sous Louis XV est rococo.

 

The whole history of European art, alternates the periods in which triumph the aesthetic to classic trends, and the periods in which the more expressive tendencies to impose.

The Classicism: It is an aesthetic of the harmony in the measure and the balance. It is characterized by the rigor of the drawing and shapes, the consonance and the restraint of colors, the reasonable and reasoned moderation, and the subtlety in the expression of feelings.

The Aesthetic Expressive takes various forms that tend to move the painting out of naturalism and the measured realism of the Classicism, to favor the emphasis and emotion. The drawing can be more flexible, the art of the blur is privileged, the touch of the brush is more visible (impastos, hatching ...). the shapes of the figures are emphasized, the silhouettes of the characters, lengthened, the musculature, increased. The movement and the expression of feelings are exaggerated, sometimes to the limit of the excess. The colors and oppositions of lights / shadows are often more accentuated and contrasted.

The classicism, of which the Carracci are considered to be the founders, in reaction to Mannerism, takes different names according to the periods of history, Atticism, Poussinisme, Neo-Classicism, Academism.

The expressive style takes the names of Mannerism, Baroque, Caravagism, Rubénisme, Rococo, Romanticism, Expressionism ...

Obviously all the gradations between these two tendencies exist. Italian Mannerism was quietly announced by painters listed in the classical school, as Perugino and his pupil Raphael figure of classicism par excellence.

Throughout the 17th and 18th centuries, the European painting balanced between various forms of classicism and baroque, more or less accentuated. The northern Low Countries are no exception except for the more secular and secular themes of their painting.

The French Art of Louis XIII is pretty classic. All French painting under Louis XIV hesitates between the two tendencies, and the painting under Louis XV is Rococo.

  

Bartolomeo Manfredi 1582-1622 Rome Le triomphe de David. The triumph of David Louvre Livre de Samuel.

(+743)

David rentre triomphant à Jérusalem après sa victoire sur Goliath.La figure féminine est la Renommée.

 

David returns triumphant to Jerusalem after his victory over Goliath. The female figure is the Fame.

 

CLASSICISME ET BAROQUE

 

Toute l'histoire de l'art européen alterne les périodes où triomphe une esthétique à tendances classiques, et les périodes où s'imposent des tendances plus expressives.

Le Classicisme: C'est une esthétique de l'harmonie dans la mesure et l'équilibre. Il est caractérisé par la rigueur du dessin et des formes, la consonance et la retenue des couleurs, la modération raisonnable et raisonnée et la subtilité dans l'expression des sentiments.

L'esthétique Expressive prend diverses formes qui tendent à éloigner la peinture du naturalisme et du réalisme mesuré du Classicisme pour favoriser l'emphase et l'émotion. Le dessin peut être plus souple, l'art du flou est privilégié, la touche est plus visible (empâtements, hachures...). les formes des figures sont accentuées, les silhouettes des personnages allongées, les musculatures amplifiées. Le mouvement et l'expression des sentiments sont amplifiés et même exagérés, quelque fois jusqu'à la limite de l'outrance. Les couleurs et les oppositions lumières/ombres sont souvent plus accentuées et contrastées.

Le classicisme, dont on considère que les Carracci sont les fondateurs, en réaction au maniérisme, prend différents noms selon les périodes de l'histoire, Atticisme, Poussinisme, Néo-classicisme, Académisme.

La manière expressive prend les noms de Maniérisme, Baroque, Caravagisme, Rubénisme, Rococo, Romantisme, Expressionnisme.

Evidemment toutes les gradations entre ces deux tendances existent.Le maniérisme italien était discrètement annoncé par des peintres de la Renaissance comme Perugino et son élève Raphaël, figure du classicisme par excellence.

Pendant tout le 17è et le 18è siècle la peinture européenne balance entre diverses formes de classicisme et de baroque, plus ou moins accentuées. Les Pays Bas du nord ne font pas exception sauf par les thèmes plus profanes, plus séculiers, de leur peinture.

L'Art français sous Louis XIII est plutôt classique. La peinture française sous Louis XIV hésite entre les deux tendances, et la peinture sous Louis XV est rococo.

 

The whole history of European art, alternates the periods in which triumph the aesthetic to classic trends, and the periods in which the more expressive tendencies to impose.

The Classicism: It is an aesthetic of the harmony in the measure and the balance. It is characterized by the rigor of the drawing and shapes, the consonance and the restraint of colors, the reasonable and reasoned moderation, and the subtlety in the expression of feelings.

The Aesthetic Expressive takes various forms that tend to move the painting out of naturalism and the measured realism of the Classicism, to favor the emphasis and emotion. The drawing can be more flexible, the art of the blur is privileged, the touch of the brush is more visible (impastos, hatching ...). the shapes of the figures are emphasized, the silhouettes of the characters, lengthened, the musculature, increased. The movement and the expression of feelings are exaggerated, sometimes to the limit of the excess. The colors and oppositions of lights / shadows are often more accentuated and contrasted.

The classicism, of which the Carracci are considered to be the founders, in reaction to Mannerism, takes different names according to the periods of history, Atticism, Poussinisme, Neo-Classicism, Academism.

The expressive style takes the names of Mannerism, Baroque, Caravagism, Rubénisme, Rococo, Romanticism, Expressionism ...

Obviously all the gradations between these two tendencies exist. Italian Mannerism was quietly announced by painters listed in the classical school, as Perugino and his pupil Raphael figure of classicism par excellence.

Throughout the 17th and 18th centuries, the European painting balanced between various forms of classicism and baroque, more or less accentuated. The northern Low Countries are no exception except for the more secular and secular themes of their painting.

The French Art of Louis XIII is pretty classic. All French painting under Louis XIV hesitates between the two tendencies, and the painting under Louis XV is Rococo.

  

Alexandre Cabanel. 1823-1889. Paris. Phèdre 1880. Montpellier Musée Fabre. Exposition temporaire à Paris Orsay. La peinture académique. Academic painting.

 

LA PEINTURE ACADEMIQUE

 

En France l'Académisme prolonge pendant le Second Empire et la III è République le Néo-classicisme qui dominait sous la Révolution et l'Empire. C'est le nom que prend le classicisme à ces époques, et il se retrouve aussi dans d'autres pays européens, notamment l'Allemagne, éventuellement sous d'autres appellations.

Thomas Couture (1815-1879) fut professeur à l'Ecole des Beaux Arts de Paris et forma Puvis de Chavannes et Edouard Manet.

Jean Léon Gérôme (1824-1904) Professeur à l'Ecole des Beaux Arts de Paris et membre de l'Académie des Beaux Arts, très célèbre de son vivant est un des représentants majeurs de la peinture académique et un adversaire des "Impressionnistes".

Alexandre Cabanel (1823-1889), autre très grand peintre académique, est dix sept fois membre du Jury du Salon. Sa "Naissance de Vénus" (1863) est pris comme cible par les partisans des impressionnistes comme Emile Zola.

L'Académisme Français est représenté encore par William Bouguereau (1825-1905) qui peint en 1879 une "Naissance de Vénus" et par Ernest Messonnier (1815-1891).

L'Académisme est un courant européen, pas seulement français. On peut citer en Allemagne Franz von Lenbach, Anselme Feuerbach, Franz Xaver Winterhalter, Karl Von Piloty, en Belgique Franz Stevens, en Angleterre Lawrence Alma Tadema, en Espagne Maria Fortuny. En Italie Francesco Hayez (1791-1882), célèbre pour son tableau de la Brera de Milan ( le Baiser)

L'esprit de l'Académisme est aussi bien romantique que classique, mais le point commun de tous ces peintres est une technique impeccable, un dessin précis, parfaitement fini. Des peintres pour lesquels il ne peut y avoir de confusion entre une esquisse et une oeuvre achevée. Ces peintres rejettent les techniques "tachistes" ou la "peinture plate" sans perspective ni profondeur. Il n'emploient pas les couleurs arbitraires ne correspondant pas à celles perçues dans la nature. Pour eux les chevaux ne sont pas rouges et les arbres ne sont pas bleus. Enfin les sujets de leurs tableaux sont "nobles", ils empruntent leurs thèmes à la Religion, l'Histoire, la Mythologie, la Littérature, ou un paysagisme significatif de l'histoire européenne. Ils sont dans la tradition de toute la peinture européenne depuis le 16è siècle.

 

THE ACADEMIC PAINTING

 

In France, the Academism extends during the Second Empire and the Third Republic the Neoclassicism which dominated under the Revolution and the Empire. This is the name that the classicism takes at these times, and it is also found in other European countries, notably Germany, possibly under other names.

Thomas Couture (1815-1879) was a professor at the School of Fine Arts in Paris, and formed Puvis de Chavannes and Edouard Manet.

Jean Léon Gérôme (1824-1904) Professor at the School of Fine Arts in Paris and member of the Academy of Fine Arts, very famous during his lifetime is one of the major representatives of academic painting and an opponent of the "Impressionists".

Alexandre Cabanel (1823-1889), another very great academic painter, is seventeen times member of the Jury of the Salon. His "Birth of Venus" (1863) is taken as a target by the supporters of the Impressionists as Emile Zola.

The French academicism is also represented by William Bouguereau (1825-1905) who painted in 1879 a "Birth of Venus" and by Ernest Messonnier (1815-1891) well represented also in the Musée d'Orsay

Academism is a European current, not just French. In Germany Franz von Lenbach, Anselme Feuerbach, Franz Xaver Winterhalter, Karl Von Piloty, in Belgium Franz Stevens, in England Lawrence Alma Tadema, in Spain Maria Fortuny. In Italy Francesco Hayez (1791-1882), famous for his painting of the Brera of Milan (the Kiss)

The spirit of Academism is as romantic as it is classical, but the common point of all these painters is an impeccable technique, a precise, perfectly finished drawing. Painters for whom there can be no confusion between a sketch and a finished work. These painters reject the techniques of "tachism", or the "flat painting" without perspective or depth.

They do not use arbitrary colors that do not match those perceived in nature. For them the horses are not red and the trees are not blue. Finally the subjects of their paintings are "noble", they borrow their themes from Religion, History, Mythology, Literature, or a significant landscape of European history. They are in the tradition of all European painting since the 16th century.

   

Georges Clairin. Portrait de Sarah Bernhardt. 1876. Paris Petit Palais (Musée des Beaux de la Ville de Paris)

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Jean Auguste Dominique Ingres. 1780-1867. Paris. Jupiter et Antiope. 1851. Paris Orsay.

L'Ecole néo-classique. The neo-classical school.

 

LE DESSIN ET LA COULEUR. CLASSICISME, ROMANTISME...

 

La peinture dans la France de la première moitié du 19è siècle voit s'affronter deux courants principaux :

 

1° Le Néoclassicisme, hérité de Vien et Jacques-Louis David, qui triomphe à la fin du 18è siècle, sous la révolution française et le Premier Empire. Classicisme qui est ensuite continué, avec des nuances, par Dominique Ingres. Cette école classique, appelée néo-classique pour la période qui couvre la Révolution, le Premier Empire, et la Restauration va recevoir l'appellation d'Académisme sous le Second Empire et la IIIè République.

2° Le Romantisme, qui nait après la révolution et le Premier Empire, avec des peintres comme Delacroix, Géricault, Chassériau, Ary Scheffer

Des peintres comme Gros, Gérard, Girodet Trioson ont développé un art intermédiaire entre ces deux tendances.

Ces deux courants traversent d'ailleurs toute l'histoire de la peinture européenne, pas seulement française, sous les mêmes noms ou sous d'autres un peu différents noms.

Pour illustrer cette histoire il est possible de partir d'un tableau que Guido Reni a peint vers 1625, un tableau allégorique de cette dialectique : "l'Union du Dessin et de la Couleur" qui est au Louvre. Ce tableau est d'ailleurs un pur manifeste de Classicisme tant par la précision du dessin que par la retenue des couleurs et des sentiments.

En réalité l'opposition entre le Dessin et la Couleur est tout aussi constante que l'union que privilégie le tableau de Guido Reni. Ingres et Delacroix illustrent bien cet antagonisme des tendances.

Le 19è siècle en France mais aussi en Europe va voir s'affronter les deux écoles, celle du dessin et celle de la couleur. La couleur va clairement triompher à la fin du siècle.

 

Le courant classique est surtout caractérisé par la précision du dessin, la finesse de la touche, l'achèvement du tableau. Ensuite vient une relative sobriété des couleurs. Le courant classique préfère aussi, en principe, la modération dans l'expression des sentiments et une certaine retenue dans le mouvement. Mais le lien n'est pas direct entre le fond et la forme. Des thèmes baroques ou romantiques peuvent être traités de manière classique. De même, des sujets classiques peuvent être peints dans un style coloriste et expressif.

En Italie le courant classique a eu Florence et Bologne pour champions. Selon les époques il prend le nom de Classicisme, à partir des Carrraci, d'Atticisme, de Néo-classicisme, d'Académisme...

 

L' autre courant, que l'on peut appeller coloriste, privilégie nettement la couleur sur le dessin. Cette école de peinture ne dessine pas nécessairement le tableau avant de le peindre. Elle peint directement sur la toile sans passer par le dessin, ou tout au moins un dessin précis. On peut dire que cette école dessine avec les couleurs. Le courant coloriste s'autorise aussi un fini de la touche moindre, et accepte de considérer comme achevé des tableaux plus proches de l'esquisse. Par ailleurs, mais ce n'est pas une règle absolue, il préfère l'expression des sentiments à leur sobriété et le mouvement à la stabilité..

Ce courant s'est particulièrement bien exprimé à Venise avec notamment Giorgione qui est souvent considéré comme son fondateur. Il a pris des noms divers selon les époques : Maniérisme, Baroque, Rococo, Romantisme, Expressionnisme...

Durant toute l'histoire de la peinture européenne nombreux ont été les peintres qui ont empruntés à chacun de ces deux courants. Toute l'école de la peinture française, sous Louis XIII et Louis XIV, est un mélange subtile de classicisme et de baroque, avec des accents plus classiques ou plus baroques, selon les époques et les peintres.

La France a entretenu la querelle des partisans de Rubens (Baroque), opposés aux partisans de Poussin (Classique).

Au 19è la France verra l'affrontement entre les néo-classiques (Ingres) et l'Académisme (Couture, Bouguereau, Cabanel) d'une part, et d'autre part les peintres romantiques (Delacroix) puis réalistes (Millet, Courbet), les pré-impressionnistes (Ecole de Barbizon) et un peu plus tard les impressionnistes.

Delacroix et l'école romantique annonce déjà très clairement l'Art Moderne.

La fin du 19è siècle et surtout le début du 20è siècle vont être le chant du cygne puis la mort de l'esthétique classique dans la peinture européenne. A partir des Impressionnistes on peut dire que c'est le triomphe de l'esthétique coloriste dans la peinture figurative.

La réhabilitation relativement récente dans l'histoire de l'art des peintres néo-classiques et académiques (dits en France, pendant plusieurs décennies, " pompiers") est un exemple du fait que le Beau demande pour être reconnu comme un fait incontestable l'intervention d'un certain recul dans le temps, recul qui permet d'écarter les effets de mode. La durée est donc bien un élément de la définition pragmatique, expérimentale, du Beau.

  

THE DRAWING AND THE COLOR. CLASSICISM, ROMANTISM ...

 

The painting in France of the first half of the 19th century saw two main currents confront each other:

 

1. The Neoclassicism, inherited from Vien and Jacques-Louis David, which triumphed at the end of the 18th century under the French Revolution and the First Empire. Classicism which is then continued, with nuances, by Dominique Ingres. This classical school, called neo-classical for the period that covers the Revolution, the First Empire, and the Restoration was to receive the appellation of Academism under the Second Empire and the Third Republic.

2. The Romanticism, which was born after the Revolution and the First Empire, with painters like Delacroix, Géricault, Chassériau, Ary Scheffer

Painters such as Gros, Gérard and Girodet Trioson have developed an art that is intermediate between these two trends.

These two currents go through the whole history of European painting, not only French painting, under the same names, or under somewhat different names.

To illustrate this story it is possible to start from a painting that Guido Reni painted around 1625, an allegorical painting of this dialectic: "Union of Design and Color" which is in the Louvre. This painting is, moreover, a pure manifesto of Classicism as much by the precision of the drawing as by the restraint of the colors and the feelings.

In reality the opposition between Drawing and Color is just as constant as the union favored by Guido Reni's painting. Ingres and Delacroix illustrate this antagonism of trends.

The 19th century in France but also in Europe will see the two schools confront each other, that of drawing and that of color. Color will clearly triumph at the end of the century.

 

The classical current is mainly characterized by the precision of the drawing, the fineness of the paint touch, the completion of the painting. Then comes a relative sobriety of colors. The classical current also prefers, in principle, the moderation in the expression of feelings and a certain restraint in the movement. But the link is not direct between the substance and the form. Baroque or romantic themes can be treated in a classic way. Similarly, classical subjects can be painted in a colorist and expressive style.

In Italy the classical current had Florence and Bologna for champions. According to the times it takes the name of Classicism, starting from Carrraci, Atticism, Neoclassicism, Academism.

The other current, which may be called colourist, clearly favors color on the drawing. This school of painting does not necessarily draw the picture before painting it. She paints directly on the canvas without going through the drawing, or at least a precise drawing. It can be said that this school draws with colors. The Colorist current also allows a touch less finite, less perfect, less detailed, and accepts completed tables closest the sketch. Also, but it is not an absolute rule, he prefers the expression of feelings to their sobriety and movement to stability.

This trend has been particularly well expressed in Venice, notably with Giorgione, who is often regarded as its founder. It took various names according to the epochs: Mannerism, Baroque, Rococo, Romanticism, Expressionism.

Throughout the history of European painting many have been the painters who borrowed from each of these two currents. The whole school of French painting, under Louis XIII and Louis XIV, is a subtle blend of classicism and baroque, with more classic or more baroque accents, according to the epochs and the painters.

France has maintained the quarrel between the partisans of Rubens (Baroque), opposed to the partisans of Poussin (Classic).

In the 19th century, France experienced a confrontation between the neo-classics (Ingres) and the Académisme (Couture, Bouguereau, Cabanel) on the one hand, and, secondly, the romantics (Delacroix) then realistics painters (Millet, Courbet ), the pre-impressionists (Barbizon School) and a little later the Impressionists.

Delacroix and the Romantic school already clearly announces the Modern Art.

The end of the 19th century and especially the beginning of the 20th century were to be the song of the swan and then the death of the classical aesthetics in European painting. From the Impressionists one can say that it is the triumph of colorist aesthetics in figurative painting.

The relatively recent rehabilitation in the history of the art of neo-classical and academic painters (called in France, for several decades, "firemen") is an example of the fact that the Beau demands to be recognized as an incontestable fact the Intervention of a certain distance in time, a retreat which makes it possible to eliminate the effects of fashion. The duration is therefore an element of the pragmatic, experimental definition of the Beautiful.

  

Jean Auguste Dominique Ingres. 1780-1867. Paris. La Source. The Source. 1856. Paris Orsay.

L'école Néo-classique. The Neo-classical school.

 

LE DESSIN ET LA COULEUR. CLASSICISME, ROMANTISME...

 

La peinture dans la France de la première moitié du 19è siècle voit s'affronter deux courants principaux :

 

1° Le Néoclassicisme, hérité de Vien et Jacques-Louis David, qui triomphe à la fin du 18è siècle, sous la révolution française et le Premier Empire. Classicisme qui est ensuite continué, avec des nuances, par Dominique Ingres. Cette école classique, appelée néo-classique pour la période qui couvre la Révolution, le Premier Empire, et la Restauration va recevoir l'appellation d'Académisme sous le Second Empire et la IIIè République.

2° Le Romantisme, qui nait après la révolution et le Premier Empire, avec des peintres comme Delacroix, Géricault, Chassériau, Ary Scheffer

Des peintres comme Gros, Gérard, Girodet Trioson ont développé un art intermédiaire entre ces deux tendances.

Ces deux courants traversent d'ailleurs toute l'histoire de la peinture européenne, pas seulement française, sous les mêmes noms ou sous d'autres un peu différents noms.

Pour illustrer cette histoire il est possible de partir d'un tableau que Guido Reni a peint vers 1625, un tableau allégorique de cette dialectique : "l'Union du Dessin et de la Couleur" qui est au Louvre. Ce tableau est d'ailleurs un pur manifeste de Classicisme tant par la précision du dessin que par la retenue des couleurs et des sentiments.

En réalité l'opposition entre le Dessin et la Couleur est tout aussi constante que l'union que privilégie le tableau de Guido Reni. Ingres et Delacroix illustrent bien cet antagonisme des tendances.

Le 19è siècle en France mais aussi en Europe va voir s'affronter les deux écoles, celle du dessin et celle de la couleur. La couleur va clairement triompher à la fin du siècle.

 

Le courant classique est surtout caractérisé par la précision du dessin, la finesse de la touche, l'achèvement du tableau. Ensuite vient une relative sobriété des couleurs. Le courant classique préfère aussi, en principe, la modération dans l'expression des sentiments et une certaine retenue dans le mouvement. Mais le lien n'est pas direct entre le fond et la forme. Des thèmes baroques ou romantiques peuvent être traités de manière classique. De même, des sujets classiques peuvent être peints dans un style coloriste et expressif.

En Italie le courant classique a eu Florence et Bologne pour champions. Selon les époques il prend le nom de Classicisme, à partir des Carrraci, d'Atticisme, de Néo-classicisme, d'Académisme...

 

L' autre courant, que l'on peut appeller coloriste, privilégie nettement la couleur sur le dessin. Cette école de peinture ne dessine pas nécessairement le tableau avant de le peindre. Elle peint directement sur la toile sans passer par le dessin, ou tout au moins un dessin précis. On peut dire que cette école dessine avec les couleurs. Le courant coloriste s'autorise aussi un fini de la touche moindre, et accepte de considérer comme achevé des tableaux plus proches de l'esquisse. Par ailleurs, mais ce n'est pas une règle absolue, il préfère l'expression des sentiments à leur sobriété et le mouvement à la stabilité..

Ce courant s'est particulièrement bien exprimé à Venise avec notamment Giorgione qui est souvent considéré comme son fondateur. Il a pris des noms divers selon les époques : Maniérisme, Baroque, Rococo, Romantisme, Expressionnisme...

Durant toute l'histoire de la peinture européenne nombreux ont été les peintres qui ont empruntés à chacun de ces deux courants. Toute l'école de la peinture française, sous Louis XIII et Louis XIV, est un mélange subtile de classicisme et de baroque, avec des accents plus classiques ou plus baroques, selon les époques et les peintres.

La France a entretenu la querelle des partisans de Rubens (Baroque), opposés aux partisans de Poussin (Classique).

Au 19è la France verra l'affrontement entre les néo-classiques (Ingres) et l'Académisme (Couture, Bouguereau, Cabanel) d'une part, et d'autre part les peintres romantiques (Delacroix) puis réalistes (Millet, Courbet), les pré-impressionnistes (Ecole de Barbizon) et un peu plus tard les impressionnistes.

Delacroix et l'école romantique annonce déjà très clairement l'Art Moderne.

La fin du 19è siècle et surtout le début du 20è siècle vont être le chant du cygne puis la mort de l'esthétique classique dans la peinture européenne. A partir des Impressionnistes on peut dire que c'est le triomphe de l'esthétique coloriste dans la peinture figurative.

La réhabilitation relativement récente dans l'histoire de l'art des peintres néo-classiques et académiques (dits en France, pendant plusieurs décennies, " pompiers") est un exemple du fait que le Beau demande pour être reconnu comme un fait incontestable l'intervention d'un certain recul dans le temps, recul qui permet d'écarter les effets de mode. La durée est donc bien un élément de la définition pragmatique, expérimentale, du Beau.

  

THE DRAWING AND THE COLOR. CLASSICISM, ROMANTISM ...

 

The painting in France of the first half of the 19th century saw two main currents confront each other:

 

1. The Neoclassicism, inherited from Vien and Jacques-Louis David, which triumphed at the end of the 18th century under the French Revolution and the First Empire. Classicism which is then continued, with nuances, by Dominique Ingres. This classical school, called neo-classical for the period that covers the Revolution, the First Empire, and the Restoration was to receive the appellation of Academism under the Second Empire and the Third Republic.

2. The Romanticism, which was born after the Revolution and the First Empire, with painters like Delacroix, Géricault, Chassériau, Ary Scheffer

Painters such as Gros, Gérard and Girodet Trioson have developed an art that is intermediate between these two trends.

These two currents go through the whole history of European painting, not only French painting, under the same names, or under somewhat different names.

To illustrate this story it is possible to start from a painting that Guido Reni painted around 1625, an allegorical painting of this dialectic: "Union of Design and Color" which is in the Louvre. This painting is, moreover, a pure manifesto of Classicism as much by the precision of the drawing as by the restraint of the colors and the feelings.

In reality the opposition between Drawing and Color is just as constant as the union favored by Guido Reni's painting. Ingres and Delacroix illustrate this antagonism of trends.

The 19th century in France but also in Europe will see the two schools confront each other, that of drawing and that of color. Color will clearly triumph at the end of the century.

 

The classical current is mainly characterized by the precision of the drawing, the fineness of the paint touch, the completion of the painting. Then comes a relative sobriety of colors. The classical current also prefers, in principle, the moderation in the expression of feelings and a certain restraint in the movement. But the link is not direct between the substance and the form. Baroque or romantic themes can be treated in a classic way. Similarly, classical subjects can be painted in a colorist and expressive style.

In Italy the classical current had Florence and Bologna for champions. According to the times it takes the name of Classicism, starting from Carrraci, Atticism, Neoclassicism, Academism.

The other current, which may be called colourist, clearly favors color on the drawing. This school of painting does not necessarily draw the picture before painting it. She paints directly on the canvas without going through the drawing, or at least a precise drawing. It can be said that this school draws with colors. The Colorist current also allows a touch less finite, less perfect, less detailed, and accepts completed tables closest the sketch. Also, but it is not an absolute rule, he prefers the expression of feelings to their sobriety and movement to stability.

This trend has been particularly well expressed in Venice, notably with Giorgione, who is often regarded as its founder. It took various names according to the epochs: Mannerism, Baroque, Rococo, Romanticism, Expressionism.

Throughout the history of European painting many have been the painters who borrowed from each of these two currents. The whole school of French painting, under Louis XIII and Louis XIV, is a subtle blend of classicism and baroque, with more classic or more baroque accents, according to the epochs and the painters.

France has maintained the quarrel between the partisans of Rubens (Baroque), opposed to the partisans of Poussin (Classic).

In the 19th century, France experienced a confrontation between the neo-classics (Ingres) and the Académisme (Couture, Bouguereau, Cabanel) on the one hand, and, secondly, the romantics (Delacroix) then realistics painters (Millet, Courbet ), the pre-impressionists (Barbizon School) and a little later the Impressionists.

Delacroix and the Romantic school already clearly announces the Modern Art.

The end of the 19th century and especially the beginning of the 20th century were to be the song of the swan and then the death of the classical aesthetics in European painting. From the Impressionists one can say that it is the triumph of colorist aesthetics in figurative painting.

The relatively recent rehabilitation in the history of the art of neo-classical and academic painters (called in France, for several decades, "firemen") is an example of the fact that the Beau demands to be recognized as an incontestable fact the Intervention of a certain distance in time, a retreat which makes it possible to eliminate the effects of fashion. The duration is therefore an element of the pragmatic, experimental definition of the Beautiful.

  

Amaury Duval. 1808-1885. Paris. La Salutation à la Vierge. The Salutation to the Virgin.. 1860. Paris Orsay.

Un des premiers élèves d'Ingres. Néoclassicisme. One of the first students of Ingres. Neoclassicism.

 

LE DESSIN ET LA COULEUR. CLASSICISME, ROMANTISME...

 

La peinture dans la France de la première moitié du 19è siècle voit s'affronter deux courants principaux :

 

1° Le Néoclassicisme, hérité de Vien et Jacques-Louis David, qui triomphe à la fin du 18è siècle, sous la révolution française et le Premier Empire. Classicisme qui est ensuite continué, avec des nuances, par Dominique Ingres. Cette école classique, appelée néo-classique pour la période qui couvre la Révolution, le Premier Empire, et la Restauration va recevoir l'appellation d'Académisme sous le Second Empire et la IIIè République.

2° Le Romantisme, qui nait après la révolution et le Premier Empire, avec des peintres comme Delacroix, Géricault, Chassériau, Ary Scheffer

Des peintres comme Gros, Gérard, Girodet Trioson ont développé un art intermédiaire entre ces deux tendances.

Ces deux courants traversent d'ailleurs toute l'histoire de la peinture européenne, pas seulement française, sous les mêmes noms ou sous d'autres un peu différents noms.

Pour illustrer cette histoire il est possible de partir d'un tableau que Guido Reni a peint vers 1625, un tableau allégorique de cette dialectique : "l'Union du Dessin et de la Couleur" qui est au Louvre. Ce tableau est d'ailleurs un pur manifeste de Classicisme tant par la précision du dessin que par la retenue des couleurs et des sentiments.

En réalité l'opposition entre le Dessin et la Couleur est tout aussi constante que l'union que privilégie le tableau de Guido Reni. Ingres et Delacroix illustrent bien cet antagonisme des tendances.

Le 19è siècle en France mais aussi en Europe va voir s'affronter les deux écoles, celle du dessin et celle de la couleur. La couleur va clairement triompher à la fin du siècle.

 

Le courant classique est surtout caractérisé par la précision du dessin, la finesse de la touche, l'achèvement du tableau. Ensuite vient une relative sobriété des couleurs. Le courant classique préfère aussi, en principe, la modération dans l'expression des sentiments et une certaine retenue dans le mouvement. Mais le lien n'est pas direct entre le fond et la forme. Des thèmes baroques ou romantiques peuvent être traités de manière classique. De même, des sujets classiques peuvent être peints dans un style coloriste et expressif.

En Italie le courant classique a eu Florence et Bologne pour champions. Selon les époques il prend le nom de Classicisme, à partir des Carrraci, d'Atticisme, de Néo-classicisme, d'Académisme...

 

L' autre courant, que l'on peut appeller coloriste, privilégie nettement la couleur sur le dessin. Cette école de peinture ne dessine pas nécessairement le tableau avant de le peindre. Elle peint directement sur la toile sans passer par le dessin, ou tout au moins un dessin précis. On peut dire que cette école dessine avec les couleurs. Le courant coloriste s'autorise aussi un fini de la touche moindre, et accepte de considérer comme achevé des tableaux plus proches de l'esquisse. Par ailleurs, mais ce n'est pas une règle absolue, il préfère l'expression des sentiments à leur sobriété et le mouvement à la stabilité..

Ce courant s'est particulièrement bien exprimé à Venise avec notamment Giorgione qui est souvent considéré comme son fondateur. Il a pris des noms divers selon les époques : Maniérisme, Baroque, Rococo, Romantisme, Expressionnisme...

Durant toute l'histoire de la peinture européenne nombreux ont été les peintres qui ont empruntés à chacun de ces deux courants. Toute l'école de la peinture française, sous Louis XIII et Louis XIV, est un mélange subtile de classicisme et de baroque, avec des accents plus classiques ou plus baroques, selon les époques et les peintres.

La France a entretenu la querelle des partisans de Rubens (Baroque), opposés aux partisans de Poussin (Classique).

Au 19è la France verra l'affrontement entre les néo-classiques (Ingres) et l'Académisme (Couture, Bouguereau, Cabanel) d'une part, et d'autre part les peintres romantiques (Delacroix) puis réalistes (Millet, Courbet), les pré-impressionnistes (Ecole de Barbizon) et un peu plus tard les impressionnistes.

Delacroix et l'école romantique annonce déjà très clairement l'Art Moderne.

La fin du 19è siècle et surtout le début du 20è siècle vont être le chant du cygne puis la mort de l'esthétique classique dans la peinture européenne. A partir des Impressionnistes on peut dire que c'est le triomphe de l'esthétique coloriste dans la peinture figurative.

La réhabilitation relativement récente dans l'histoire de l'art des peintres néo-classiques et académiques (dits en France, pendant plusieurs décennies, " pompiers") est un exemple du fait que le Beau demande pour être reconnu comme un fait incontestable l'intervention d'un certain recul dans le temps, recul qui permet d'écarter les effets de mode. La durée est donc bien un élément de la définition pragmatique, expérimentale, du Beau.

  

THE DRAWING AND THE COLOR. CLASSICISM, ROMANTISM ...

 

The painting in France of the first half of the 19th century saw two main currents confront each other:

 

1. The Neoclassicism, inherited from Vien and Jacques-Louis David, which triumphed at the end of the 18th century under the French Revolution and the First Empire. Classicism which is then continued, with nuances, by Dominique Ingres. This classical school, called neo-classical for the period that covers the Revolution, the First Empire, and the Restoration was to receive the appellation of Academism under the Second Empire and the Third Republic.

2. The Romanticism, which was born after the Revolution and the First Empire, with painters like Delacroix, Géricault, Chassériau, Ary Scheffer

Painters such as Gros, Gérard and Girodet Trioson have developed an art that is intermediate between these two trends.

These two currents go through the whole history of European painting, not only French painting, under the same names, or under somewhat different names.

To illustrate this story it is possible to start from a painting that Guido Reni painted around 1625, an allegorical painting of this dialectic: "Union of Design and Color" which is in the Louvre. This painting is, moreover, a pure manifesto of Classicism as much by the precision of the drawing as by the restraint of the colors and the feelings.

In reality the opposition between Drawing and Color is just as constant as the union favored by Guido Reni's painting. Ingres and Delacroix illustrate this antagonism of trends.

The 19th century in France but also in Europe will see the two schools confront each other, that of drawing and that of color. Color will clearly triumph at the end of the century.

 

The classical current is mainly characterized by the precision of the drawing, the fineness of the paint touch, the completion of the painting. Then comes a relative sobriety of colors. The classical current also prefers, in principle, the moderation in the expression of feelings and a certain restraint in the movement. But the link is not direct between the substance and the form. Baroque or romantic themes can be treated in a classic way. Similarly, classical subjects can be painted in a colorist and expressive style.

In Italy the classical current had Florence and Bologna for champions. According to the times it takes the name of Classicism, starting from Carrraci, Atticism, Neoclassicism, Academism.

The other current, which may be called colourist, clearly favors color on the drawing. This school of painting does not necessarily draw the picture before painting it. She paints directly on the canvas without going through the drawing, or at least a precise drawing. It can be said that this school draws with colors. The Colorist current also allows a touch less finite, less perfect, less detailed, and accepts completed tables closest the sketch. Also, but it is not an absolute rule, he prefers the expression of feelings to their sobriety and movement to stability.

This trend has been particularly well expressed in Venice, notably with Giorgione, who is often regarded as its founder. It took various names according to the epochs: Mannerism, Baroque, Rococo, Romanticism, Expressionism.

Throughout the history of European painting many have been the painters who borrowed from each of these two currents. The whole school of French painting, under Louis XIII and Louis XIV, is a subtle blend of classicism and baroque, with more classic or more baroque accents, according to the epochs and the painters.

France has maintained the quarrel between the partisans of Rubens (Baroque), opposed to the partisans of Poussin (Classic).

In the 19th century, France experienced a confrontation between the neo-classics (Ingres) and the Académisme (Couture, Bouguereau, Cabanel) on the one hand, and, secondly, the romantics (Delacroix) then realistics painters (Millet, Courbet ), the pre-impressionists (Barbizon School) and a little later the Impressionists.

Delacroix and the Romantic school already clearly announces the Modern Art.

The end of the 19th century and especially the beginning of the 20th century were to be the song of the swan and then the death of the classical aesthetics in European painting. From the Impressionists one can say that it is the triumph of colorist aesthetics in figurative painting.

The relatively recent rehabilitation in the history of the art of neo-classical and academic painters (called in France, for several decades, "firemen") is an example of the fact that the Beau demands to be recognized as an incontestable fact the Intervention of a certain distance in time, a retreat which makes it possible to eliminate the effects of fashion. The duration is therefore an element of the pragmatic, experimental definition of the Beautiful.

  

William Bouguereau. 1825-1905. Paris. Dante et Virgile. 1850. Paris Orsay. Combat de deux damnés aux Enfers. Combat of two damned in the Underworld.

 

Bouguereau est un des représentants majeurs de l'école Académique.

Ce tableau est un exemple de sujet romantique traité de manière classique. Le dessin est impeccable et le tableau est parfaitement fini, la touche du pinceau très fine.

 

Bouguereau is one of the major representatives of the Academic School.

This painting is an example of a romantic subject treated in a classic way. The design is impeccable and the painting is perfectly finished, the touch of the brush very fine.

 

LE DESSIN ET LA COULEUR

 

Le tableau de Guido Reni est une allégorie paisible des relations du Dessin et de la Couleur. Mais en réalité les relations ont été souvent tendues entre le Dessin et la Couleur.

Les deux courants, le courant du dessin, que l'on peut dire classique, et celui coloriste, traversent une partie de l'histoire de la peinture européenne sous des appellations différentes selon les époques.

Il faut cependant attendre le 16è et "la peinture pleine", c'est dire la peinture imitant parfaitement la nature, la peinture capable de restituer les trois dimensions de notre monde visible, pour que cette distinction apparaisse clairement au travers de l'opposition entre l'école florentine (classique) et l'école vénitienne (coloriste).

Pour certains historiens de l'art Giorgione serait un des premiers peintres à peindre directement son tableau, sans passer par le préalable du dessin.

Giorgio Vasari auteur en 1550 des "Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes" avait critiqué sévèrement le Tintorêt pour sa négligence du dessin : " Ses croquis, dit-il, sont si rudes que les traits de son crayon manifestent plus de force que de jugement et semblent tracés au hasard."

et :" Si, au lieu de s'écarter de la bonne voie, il avait continué le noble style de ses prédécesseurs, il serait devenu un des plus grands peintres que Venise ait jamais eus." Ce en quoi il se trompait lourdement, le jugement du Temps ayant donné raison au Tintoret contre Vasari dont l'ouvrage très intéressant n'est pas exempt d'erreurs. Et en tant que peintre Vasari est estimé fort en dessous du Tintoretto.

 

Le courant classique est surtout caractérisé par la précision du dessin, la finesse de la touche, l'achèvement du tableau. Ensuite vient une relative sobriété des couleurs. Le courant classique préfère aussi, en principe, la modération dans l'expression des sentiments et une certaine retenue dans le mouvement. Mais le lien n'est pas direct entre le fond et la forme. Des thèmes baroques ou romantiques peuvent être traités de manière classique. De même, des sujets classiques peuvent être peints dans un style coloriste et expressif.

En Italie le courant classique a eu Florence et Bologne pour champions. Selon les époques il prend le nom de Classicisme, à partir des Carrraci, d'Atticisme, de Néo-classicisme, d'Académisme...

 

L' autre courant, que l'on peut appeller coloriste, privilégie nettement la couleur sur le dessin. Cette école de peinture ne dessine pas nécessairement le tableau avant de le peindre. Elle peint directement sur la toile sans passer par le dessin, ou tout au moins un dessin précis. On peut dire que cette école dessine avec les couleurs. Le courant coloriste s'autorise aussi un fini de la touche moindre, et accepte de considérer comme achevé des tableaux plus proches de l'esquisse. Par ailleurs, mais ce n'est pas une règle absolue, il préfère l'expression des sentiments à leur sobriété et le mouvement à la stabilité..

Le courant coloriste a pris des noms divers selon les époques : Maniérisme, Baroque, Rococo, Romantisme, Impressionnisme, Fauvisme, Expressionnisme...

Durant toute l'histoire de la peinture européenne nombreux ont été les peintres qui ont empruntés à chacun de ces deux courants. Toute l'école de la peinture française, sous Louis XIII et Louis XIV, est un mélange subtile de classicisme et de baroque, avec des accents plus classiques ou plus baroques, selon les époques et les peintres.

La France a entretenu la querelle des partisans de Rubens (Colorisme Baroque), opposés aux partisans de Poussin (Classique).

Au 19è la France verra l'affrontement entre les néo-classiques (Ingres) et l'Académisme (Couture, Bouguereau, Cabanel) d'une part, et d'autre part les peintres romantiques (Delacroix) puis réalistes (Millet, Courbet), les pré-impressionnistes (Ecole de Barbizon) et un peu plus tard les impressionnistes.

Delacroix et l'école romantique annonce déjà très clairement l'Art Moderne.

La fin du 19è siècle et surtout le début du 20è siècle vont être le chant du cygne puis la mort de l'esthétique classique dans la peinture européenne. A partir des Impressionnistes on peut dire que c'est le triomphe de l'esthétique coloriste dans la peinture figurative.

 

THE DRAWING AND THE COLOR.

 

The painting by Guido Reni is a peaceful allegory of the relations between the Drawing and the Color. But in reality the relations have often been strained between the Drawing and the Color.

The two currents, the current of the drawing, which can be called classical, and the colorist, traverse part of the history of European painting under different names according to the epochs.

However, we must wait until the 16th century and the "full painting" ie the painting perfectly imitating the nature, the painting capable of reproducing the three dimensions of our visible world, so that this distinction can be seen clearly through the opposition between the Florentine school (classique) and the Venetian school (coloriste).

For some art historians Giorgione would be one of the first painters to paint his array directly on the canvas, without going through the preliminary of the drawing.

Giorgio Vasari, autor in 1550 of the "Lives of the Best Painters, Sculptors and Architects", had severely criticized Tintoretto for his negligence of the drawing: "His sketches," he says, "are so rude that the features of his pencil show more strength than of judgment and seem to be drawn at random. "

And: "If, instead of departing from the right path, he had continued the noble style of his predecessors, he would have become one of the greatest painters Venice ever had." In this he was mistaken, for the judgment of Time having given reason to Tintoretto against Vasari, whose very interesting work is not free of errors. And as a painter Vasari is esteemed far below the Tintoretto.

 

The classical current is mainly characterized by the precision of the drawing, the fineness of the paint touch, the completion of the painting. Then comes a relative sobriety of colors. The classical current also prefers, in principle, the moderation in the expression of feelings and a certain restraint in the movement. But the link is not direct between the substance and the form. Baroque or romantic themes can be treated in a classic way. Similarly, classical subjects can be painted in a colorist and expressive style.

In Italy the classical current had Florence and Bologna for champions. According to the times it takes the name of Classicism, starting from Carrraci, Atticism, Neoclassicism, Academism.

The other current, which may be called colourist, clearly favors color on the drawing. This school of painting does not necessarily draw the picture before painting it. She paints directly on the canvas without going through the drawing, or at least a precise drawing. It can be said that this school draws with colors. The Colorist current also allows a touch less finite, less perfect, less detailed, and accepts completed tables closest the sketch. Also, but it is not an absolute rule, he prefers the expression of feelings to their sobriety and movement to stability.

The colorist current has taken various names according to the epochs: Mannerism, Baroque, Rococo, Romanticism, Impressionism, Fauvism, Expressionism ...

Throughout the history of European painting many have been the painters who borrowed from each of these two currents. The whole school of French painting, under Louis XIII and Louis XIV, is a subtle blend of classicism and baroque, with more classic or more baroque accents, according to the epochs and the painters.

France has maintained the quarrel between the partisans of Rubens ((Colourism Baroque)), opposed to the partisans of Poussin (Classic).

In the 19th century, France experienced a confrontation between the neo-classics (Ingres) and the Académisme (Couture, Bouguereau, Cabanel) on the one hand, and, secondly, the romantics (Delacroix) then realistics painters (Millet, Courbet ), the pre-impressionists (Barbizon School) and a little later the Impressionists.

Delacroix and the Romantic school already clearly announces the Modern Art.

The end of the 19th century and especially the beginning of the 20th century were to be the song of the swan and then the death of the classical aesthetics in European painting. From the Impressionists one can say that it is the triumph of colorist aesthetics in figurative painting.

  

Giandomenico Tiepolo.1727-1804. Venise. Le Christ et la femme adultère. Christ and the adulteress. 1751. Louvre.

  

LE DESSIN ET LA COULEUR 2

 

deux courants, le courant du dessin, que l'on peut dire classique, et celui coloriste, traversent une partie de l'histoire de la peinture européenne sous des appellations différentes selon les époques.

 

Le courant classique est surtout caractérisé par la précision du dessin, la finesse de la touche, l'achèvement du tableau. Ensuite vient une relative sobriété des couleurs. Le courant classique préfère aussi, en principe, la modération dans l'expression des sentiments et une certaine retenue dans le mouvement. Mais le lien n'est pas direct entre le fond et la forme. Des thèmes baroques ou romantiques peuvent être traités de manière classique. De même, des sujets classiques peuvent être peints dans un style coloriste et expressif.

En Italie le courant classique a eu Florence et Bologne pour champions. Selon les époques il prend le nom de Classicisme, à partir des Carrraci, d'Atticisme, de Néo-classicisme, d'Académisme...

 

L' autre tendance, que l'on peut appeller coloriste, privilégie nettement la couleur sur le dessin. Cette école de peinture ne dessine pas nécessairement le tableau avant de le peindre. Elle peint directement sur la toile sans passer par le dessin, ou tout au moins un dessin précis. On peut dire que cette école dessine avec les couleurs. Le courant coloriste s'autorise aussi un fini de la touche moindre, et accepte de considérer comme achevé des tableaux plus proches de l'esquisse. Par ailleurs, mais ce n'est pas une règle absolue, il préfère l'expression des sentiments à leur sobriété et le mouvement à la stabilité..

Le courant coloriste a pris des noms divers selon les époques : Maniérisme, Baroque, Rococo, Romantisme, Impressionnisme, Fauvisme, Expressionnisme...

Durant toute l'histoire de la peinture européenne nombreux ont été les peintres qui ont empruntés à chacun de ces deux courants. Toute l'école de la peinture française, sous Louis XIII et Louis XIV, est un mélange subtile de classicisme et de baroque, avec des accents plus classiques ou plus baroques, selon les époques et les peintres.

La France a entretenu la querelle des partisans de Rubens (Colorisme Baroque), opposés aux partisans de Poussin (Classique).

 

Au 18è siècle en Italie Giambattista Tiepolo (1696-1770) et ses fils sont des représentants notables du courant coloriste maniériste, baroque, appelé à leur époque le rococo. Avec un siècle d'avance ils privilégient l'esquisse, la touche floue, hachée. Ils pratiquent des effets de lumière tout à fait précurseurs de l'impressionnisme. Leurs thèmes sont toujours ceux de l'Europe catholique : un partage à peu près égal entre les représentations religieuses, traitées sans trop y croire, en sceptiques, car ils sont très représentatifs des Lumières, et les thèmes historiques et mythologiques.

 

THE DRAWING AND THE COLOR 2

 

The two currents, the current of the drawing, which can be called classical, and the colorist, traverse part of the history of European painting under different names according to the epochs.

 

The classical current is mainly characterized by the precision of the drawing, the fineness of the paint touch, the completion of the painting. Then comes a relative sobriety of colors. The classical current also prefers, in principle, the moderation in the expression of feelings and a certain restraint in the movement. But the link is not direct between the substance and the form. Baroque or romantic themes can be treated in a classic way. Similarly, classical subjects can be painted in a colorist and expressive style.

In Italy the classical current had Florence and Bologna for champions. According to the times it takes the name of Classicism, starting from Carrraci, Atticism, Neoclassicism, Academism.

The other current, which may be called colourist, clearly favors color on the drawing. This school of painting does not necessarily draw the picture before painting it. She paints directly on the canvas without going through the drawing, or at least a precise drawing. It can be said that this school draws with colors. The Colorist current also allows a touch less finite, less perfect, less detailed, and accepts completed tables closest the sketch. Also, but it is not an absolute rule, he prefers the expression of feelings to their sobriety and movement to stability.

 

The colorist current has taken various names according to the epochs: Mannerism, Baroque, Rococo, Romanticism, Impressionism, Fauvism, Expressionism ...

Throughout the history of European painting many have been the painters who borrowed from each of these two currents. The whole school of French painting, under Louis XIII and Louis XIV, is a subtle blend of classicism and baroque, with more classic or more baroque accents, according to the epochs and the painters.

France has maintained the quarrel between the partisans of Rubens ((Colourism Baroque)), opposed to the partisans of Poussin (Classic).

 

In the 18th century in Italy Giambattista Tiepolo (1696-1770) and his sons are notable representatives of the colourist tradition, mannerist, baroque, called in their time the rococo. With a century in advance they prefer the sketch, the fuzzy, chopped touch. They practice the effects of light which are very precursors of Impressionism. Their themes are always those of Catholic Europe: an almost equal division between religious representations, treated without much belief, as skeptics, for they are very representative of the Enlightenment, and the historical and mythological themes.

  

Jean Auguste Dominique Ingres. 1780-1867. et Alexandre Desgoffe. 1805-1882. Paris. Vénus à Paphos. vers 1852. Paris Orsay.

 

Tableau inachevé qui est aussi un portrait de Mme Antonie Balaÿ. Desgoffe élève d'Ingres a peint les feuillages.

 

Table unfinished who is also a Mrs. Antonie Balaÿ portrait. Desgoffe, a pupil of Ingres, painted the foliage.

 

LE DESSIN ET LA COULEUR

 

Le tableau de Guido Reni est une allégorie paisible des relations du Dessin et de la Couleur. Mais en réalité les relations ont été souvent tendues entre le Dessin et la Couleur.

Les deux courants, le courant du dessin, que l'on peut dire classique, et celui coloriste, traversent une partie de l'histoire de la peinture européenne sous des appellations différentes selon les époques.

Il faut cependant attendre le 16è et "la peinture pleine", c'est dire la peinture imitant parfaitement la nature, la peinture capable de restituer les trois dimensions de notre monde visible, pour que cette distinction apparaisse clairement au travers de l'opposition entre l'école florentine (classique) et l'école vénitienne (coloriste).

Pour certains historiens de l'art Giorgione serait un des premiers peintres à peindre directement son tableau, sans passer par le préalable du dessin.

Giorgio Vasari auteur en 1550 des "Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes" avait critiqué sévèrement le Tintorêt pour sa négligence du dessin : " Ses croquis, dit-il, sont si rudes que les traits de son crayon manifestent plus de force que de jugement et semblent tracés au hasard."

et :" Si, au lieu de s'écarter de la bonne voie, il avait continué le noble style de ses prédécesseurs, il serait devenu un des plus grands peintres que Venise ait jamais eus." Ce en quoi il se trompait lourdement, le jugement du Temps ayant donné raison au Tintoret contre Vasari dont l'ouvrage très intéressant n'est pas exempt d'erreurs. Et en tant que peintre Vasari est estimé fort en dessous du Tintoretto.

 

Le courant classique est surtout caractérisé par la précision du dessin, la finesse de la touche, l'achèvement du tableau. Ensuite vient une relative sobriété des couleurs. Le courant classique préfère aussi, en principe, la modération dans l'expression des sentiments et une certaine retenue dans le mouvement. Mais le lien n'est pas direct entre le fond et la forme. Des thèmes baroques ou romantiques peuvent être traités de manière classique. De même, des sujets classiques peuvent être peints dans un style coloriste et expressif.

En Italie le courant classique a eu Florence et Bologne pour champions. Selon les époques il prend le nom de Classicisme, à partir des Carrraci, d'Atticisme, de Néo-classicisme, d'Académisme...

 

L' autre courant, que l'on peut appeller coloriste, privilégie nettement la couleur sur le dessin. Cette école de peinture ne dessine pas nécessairement le tableau avant de le peindre. Elle peint directement sur la toile sans passer par le dessin, ou tout au moins un dessin précis. On peut dire que cette école dessine avec les couleurs. Le courant coloriste s'autorise aussi un fini de la touche moindre, et accepte de considérer comme achevé des tableaux plus proches de l'esquisse. Par ailleurs, mais ce n'est pas une règle absolue, il préfère l'expression des sentiments à leur sobriété et le mouvement à la stabilité..

Le courant coloriste a pris des noms divers selon les époques : Maniérisme, Baroque, Rococo, Romantisme, Impressionnisme, Fauvisme, Expressionnisme...

Durant toute l'histoire de la peinture européenne nombreux ont été les peintres qui ont empruntés à chacun de ces deux courants. Toute l'école de la peinture française, sous Louis XIII et Louis XIV, est un mélange subtile de classicisme et de baroque, avec des accents plus classiques ou plus baroques, selon les époques et les peintres.

La France a entretenu la querelle des partisans de Rubens (Colorisme Baroque), opposés aux partisans de Poussin (Classique).

Au 19è la France verra l'affrontement entre les néo-classiques (Ingres) et l'Académisme (Couture, Bouguereau, Cabanel) d'une part, et d'autre part les peintres romantiques (Delacroix) puis réalistes (Millet, Courbet), les pré-impressionnistes (Ecole de Barbizon) et un peu plus tard les impressionnistes.

Delacroix et l'école romantique annonce déjà très clairement l'Art Moderne.

La fin du 19è siècle et surtout le début du 20è siècle vont être le chant du cygne puis la mort de l'esthétique classique dans la peinture européenne. A partir des Impressionnistes on peut dire que c'est le triomphe de l'esthétique coloriste dans la peinture figurative.

 

THE DRAWING AND THE COLOR.

 

The painting by Guido Reni is a peaceful allegory of the relations between the Drawing and the Color. But in reality the relations have often been strained between the Drawing and the Color.

The two currents, the current of the drawing, which can be called classical, and the colorist, traverse part of the history of European painting under different names according to the epochs.

However, we must wait until the 16th century and the "full painting" ie the painting perfectly imitating the nature, the painting capable of reproducing the three dimensions of our visible world, so that this distinction can be seen clearly through the opposition between the Florentine school (classique) and the Venetian school (coloriste).

For some art historians Giorgione would be one of the first painters to paint his array directly on the canvas, without going through the preliminary of the drawing.

Giorgio Vasari, autor in 1550 of the "Lives of the Best Painters, Sculptors and Architects", had severely criticized Tintoretto for his negligence of the drawing: "His sketches," he says, "are so rude that the features of his pencil show more strength than of judgment and seem to be drawn at random. "

And: "If, instead of departing from the right path, he had continued the noble style of his predecessors, he would have become one of the greatest painters Venice ever had." In this he was mistaken, for the judgment of Time having given reason to Tintoretto against Vasari, whose very interesting work is not free of errors. And as a painter Vasari is esteemed far below the Tintoretto.

 

The classical current is mainly characterized by the precision of the drawing, the fineness of the paint touch, the completion of the painting. Then comes a relative sobriety of colors. The classical current also prefers, in principle, the moderation in the expression of feelings and a certain restraint in the movement. But the link is not direct between the substance and the form. Baroque or romantic themes can be treated in a classic way. Similarly, classical subjects can be painted in a colorist and expressive style.

In Italy the classical current had Florence and Bologna for champions. According to the times it takes the name of Classicism, starting from Carrraci, Atticism, Neoclassicism, Academism.

The other current, which may be called colourist, clearly favors color on the drawing. This school of painting does not necessarily draw the picture before painting it. She paints directly on the canvas without going through the drawing, or at least a precise drawing. It can be said that this school draws with colors. The Colorist current also allows a touch less finite, less perfect, less detailed, and accepts completed tables closest the sketch. Also, but it is not an absolute rule, he prefers the expression of feelings to their sobriety and movement to stability.

The colorist current has taken various names according to the epochs: Mannerism, Baroque, Rococo, Romanticism, Impressionism, Fauvism, Expressionism ...

Throughout the history of European painting many have been the painters who borrowed from each of these two currents. The whole school of French painting, under Louis XIII and Louis XIV, is a subtle blend of classicism and baroque, with more classic or more baroque accents, according to the epochs and the painters.

France has maintained the quarrel between the partisans of Rubens ((Colourism Baroque)), opposed to the partisans of Poussin (Classic).

In the 19th century, France experienced a confrontation between the neo-classics (Ingres) and the Académisme (Couture, Bouguereau, Cabanel) on the one hand, and, secondly, the romantics (Delacroix) then realistics painters (Millet, Courbet ), the pre-impressionists (Barbizon School) and a little later the Impressionists.

Delacroix and the Romantic school already clearly announces the Modern Art.

The end of the 19th century and especially the beginning of the 20th century were to be the song of the swan and then the death of the classical aesthetics in European painting. From the Impressionists one can say that it is the triumph of colorist aesthetics in figurative painting.

  

William Bouguereau. 1825-1905. Paris. La Vierge aux anges. The Virgin with the Angels. 1900. Paris Petit Palais (Musée des Beaux de la Ville de Paris)

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Eugène Boudin. 1824. 1898. Honfleur. Un moulin en Hollande. A mill in Holland. Douai. Musée de la Chartreuse.

 

UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

  

Francesco Albani. 1578-1660. Bologne. Le repos de Vénus et de Vulcain. The rest of Venus and Vulcan. Vers 1630. Louvre.

Iconographie très rare montrant Vénus et Vulcain comme un couple uni.

Very rare iconography showing Venus and Vulcan as a united couple.

 

Le style de l'Albane est tout à fait classique même s'il appartient à l'époque baroque.

 

The style of the Albane is quite classical even though it belongs to the Baroque period.

 

CLASSICISME ET BAROQUE

 

Toute l'histoire de l'art européen alterne les périodes où triomphe une esthétique à tendances classiques, et les périodes où s'imposent des tendances plus expressives.

Le Classicisme: C'est une esthétique de l'harmonie dans la mesure et l'équilibre. Il est caractérisé par la rigueur du dessin et des formes, la consonance et la retenue des couleurs, la modération raisonnable et raisonnée et la subtilité dans l'expression des sentiments.

L'esthétique Expressive prend diverses formes qui tendent à éloigner la peinture du naturalisme et du réalisme mesuré du Classicisme pour favoriser l'emphase et l'émotion. Le dessin peut être plus souple, l'art du flou est privilégié, la touche est plus visible (empâtements, hachures...). les formes des figures sont accentuées, les silhouettes des personnages allongées, les musculatures amplifiées. Le mouvement et l'expression des sentiments sont amplifiés et même exagérés, quelque fois jusqu'à la limite de l'outrance. Les couleurs et les oppositions lumières/ombres sont souvent plus accentuées et contrastées.

Le classicisme, dont on considère que les Carracci sont les fondateurs, en réaction au maniérisme, prend différents noms selon les périodes de l'histoire, Atticisme, Poussinisme, Néo-classicisme, Académisme.

La manière expressive prend les noms de Maniérisme, Baroque, Caravagisme, Rubénisme, Rococo, Romantisme, Expressionnisme.

Evidemment toutes les gradations entre ces deux tendances existent.Le maniérisme italien était discrètement annoncé par des peintres de la Renaissance comme Perugino et son élève Raphaël, figure du classicisme par excellence.

Pendant tout le 17è et le 18è siècle la peinture européenne balance entre diverses formes de classicisme et de baroque, plus ou moins accentuées. Les Pays Bas du nord ne font pas exception sauf par les thèmes plus profanes, plus séculiers, de leur peinture.

L'Art français sous Louis XIII est plutôt classique. La peinture française sous Louis XIV hésite entre les deux tendances, et la peinture sous Louis XV est rococo.

 

The whole history of European art, alternates the periods in which triumph the aesthetic to classic trends, and the periods in which the more expressive tendencies to impose.

The Classicism: It is an aesthetic of the harmony in the measure and the balance. It is characterized by the rigor of the drawing and shapes, the consonance and the restraint of colors, the reasonable and reasoned moderation, and the subtlety in the expression of feelings.

The Aesthetic Expressive takes various forms that tend to move the painting out of naturalism and the measured realism of the Classicism, to favor the emphasis and emotion. The drawing can be more flexible, the art of the blur is privileged, the touch of the brush is more visible (impastos, hatching ...). the shapes of the figures are emphasized, the silhouettes of the characters, lengthened, the musculature, increased. The movement and the expression of feelings are exaggerated, sometimes to the limit of the excess. The colors and oppositions of lights / shadows are often more accentuated and contrasted.

The classicism, of which the Carracci are considered to be the founders, in reaction to Mannerism, takes different names according to the periods of history, Atticism, Poussinisme, Neo-Classicism, Academism.

The expressive style takes the names of Mannerism, Baroque, Caravagism, Rubénisme, Rococo, Romanticism, Expressionism ...

Obviously all the gradations between these two tendencies exist. Italian Mannerism was quietly announced by painters listed in the classical school, as Perugino and his pupil Raphael figure of classicism par excellence.

Throughout the 17th and 18th centuries, the European painting balanced between various forms of classicism and baroque, more or less accentuated. The northern Low Countries are no exception except for the more secular and secular themes of their painting.

The French Art of Louis XIII is pretty classic. All French painting under Louis XIV hesitates between the two tendencies, and the painting under Louis XV is Rococo.

  

Pablo Picasso. 1881-1973. Portrait of Benet Soler. 1903. (Collection Chtchoukine. Saint Pétersbourg. Ermitage. Exposition temporaire Fondation Louis Vuitton. Paris. )

  

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sen