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Freedom of thought and expression are two of the most basic tenants of any free society.

Without those two things, you do not have a free society.

 

We went to a must see movie this weekend. In Ben Stein’s (“Ferris Bueller's Day Off.”) new documentary movie Expelled: No Intelligence Allowed Ben shows how little academic freedom exists in our universities if you want to discuss unpopular topics like the origins of life.

 

Much of the academic world thinks that the conversation should be closed because Darwinian Evolution has answered all of those questions… But, is that true????

 

If you do not think that is true as a professor, get ready to loose you job. Yes, that politically incorrect thought has been banned in the university… I thought the university was a place of open discussion and thought???? Think again…

 

At one point in the movie… (this most unbelievable point I think ) Ben is interviewing Richard Dawkins and pressing him on the point of where did that actual first cell come from for all life to begin so that everything could evolve from it.

Richard actually believes that some advanced life source from outer space seeded our planet with that first cell… Can you believe this stuff???? And he is the one that gets paraded out all the time as the expert in this area…

 

Well, my recommendation is to go see the movie…

 

Expelled: No Intelligence Allowed

 

Copyright Wayne Moran Photography 2008

All rights reserved

What are my own personal favourite photographs of 2013? May's photograph here.

 

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Henri Fantin Latour. 1836-1904. Paris. Fleurs. Flowers

Louvre.

Un délicat équlibre entre le classicisme et la modernité

  

ART MODERNE : LE RENOUVELLEMENT DES FORMES

 

L'Art Moderne, annoncé dès le début du 20è siècle par les peintres romantiques (Delacroix) et les pré-impressionnistes a été un facteur tout à fait remarquable de renouvellement des formes esthétiques dans la peinture européenne.

Sa caractéristique essentielle est certainement sa volonté d'invention, de changement qui s'exprime en peinture, dans l'emploi des couleurs, dans la recherche d'un nouveau dessin, dans la diversité des thèmes abordés. On peut dire que la civilisation européenne se distingue d'autres grandes civilisations par cette recherche constante, à l'échelle des siècles, de l'innovation. Cela n'a pas été le cas par exemple des civilisations islamiques ou chinoises dont les valeurs ont infiniment plus accordé la priorité à la pérennité et au maintien des traditions. Une fois encore on constate que l'art est un révélateur des valeurs qui animent les sociétés.

 

Les techniques utilisées par les peintres européens, au cours du 19è siècle, pour créer un art nouveau sont multiples, sauf omission, on peut les recenser ainsi :

1°"La Peinture Plate": par exemple avec Manet, plus tard Gauguin, Maurice Denis, Raoul Dufy, les Nabis... Cette technique réduit ou supprime les volumes et la perspective et privilégie les lignes. Le peintre ne s'efforce plus de rendre le monde en trois dimensions, comme il l'a fait pendant des siècles. Le peintre propose une vision du monde qui accepte la planéité du tableau. L'artiste peint en deux dimensions. C'est un retour à une esthétique qui était celle de la peinture Byzantine, Romane et Gothique. Avec d'autres thèmes évidemment, puisque une des caractéristiques de l'art moderne est la raréfaction des motifs religieux, ou inspirés par l'antiquité grecque et romaine.

2° La décomposition de la lumière et des couleurs, en taches et en points."Le Tachisme". Les Préimpressionnistes (Ecole de Barbizon, Corot) Les Impressionnistes. Les Pointillistes (Seurat, Signac)

3° Les couleurs arbitraires ou symboliques. L'artiste s'écarte des couleurs "réelles", celles perçues par l'oeil et le cerveau humain, et invente des couleurs apparemment arbitraires: Gauguin, les Fauves, le symbolisme, le surréalisme ... C'est une technique que la peinture romane et gothique avaient mis en pratique très régulièrement.

4° La valorisation de l'Esquisse. L'esquisse a été pendant des siècles, seulement, ce que son nom indique : une Etude préparatoire à un tableau définitif. Au 19è l'esquisse devient un procédé définitif, terminal, d'expression artistique.

5° La décomposition de l'espace et des volumes du monde réel, en lignes et surfaces, plus ou moins synthétiques et significatives. (Cézanne, Braque).

6° La "multiplicité des points de vue" sur un objet ou un sujet. Technique qui cherche à rendre le réel comme si on le regardait, en même temps, depuis plusieurs points de l'espace. (Les Cubistes)

7° L'art Abstrait, enfin, une nouveauté à peu près totale dans l'art européen.

 

L'Art a toujours été, une manière de rêver le monde réel. Mais les nouvelles techniques de l'Art Moderne, s'éloignent toutes, de manière très intentionnelle, volontariste, de la représentation exacte du réel.

Les peintres tendent à créer un art dans lequel l'interprétation du réel l'emporte sur sa reproduction.

L'artiste "moderne" reproduit le réel, mais aussi le rêve et l'invente. Ces tendances ont abouti à l'art non figuratif, autrement appelé l'art abstrait.

Ce renouvellement des formes en peinture est total.

Il a apporté de nouvelles possibilités, très intéressantes, et très belles, d'expression artistique.

 

Il ne faut pas confondre Art Moderne et Art Contemporain. Ils ne recouvrent pas la même période. Ils n'ont pas les mêmes caractéristiques esthétiques ni les mêmes fondements idéologiques.

L'Art Moderne recouvre une période qui va depuis les pré-impressionnistes, vers 1850-60, jusqu'à la seconde guerre mondiale. C'est du moins la périodisation la plus couramment acceptée par les historiens de l'art.

D'autres historiens le font débuter un peu plus tardivement avec les post-impressionnistes et l'art abstrait, vers 1900. La définition la plus large est certainement la meilleure car les impressionnistes sont des artistes pleinement "modernes". On peut même penser que l'Art Moderne débute dès 1815, avec certains peintres romantiques comme le français Eugène Delacroix, ou avec William Turner, fantastique novateur, annonciateur de l'impressionnisme et de l'art non figuratif, qui meurt en 1853.

Ces deux artistes ont fait de l'esquisse un moyen d'expression artistique privilégié.

Les peintres de cette époque sont déjà profondément inspirés par la volonté d'innovation qui caractérise l'Art Moderne. La période de l'Art Moderne, extrêmement dynamique, est d'autre part, autre caractéristique majeure, riche de diversité. Elle s'inscrit tout à fait dans l'histoire de l'art européen. Elle ne renie pas le passé, l'art académique est tout à fait pratiqué, mais elle est aussi remarquablement créatrice d'oeuvres multiples, inventive de formes tout à fait nouvelles d'expression esthétique.

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L'Art Contemporain est postérieur à 1945. Certains fixent sa naissance dans les années 1950. On peut aussi prétendre, avec quelques raisons, que sa date de naissance, en tout cas idéologique et politique, est la création à New York du Moma par les Rockefeller (1929). Les dates sont bien sûr approximatives et certains peintres comme Picasso ou Miro appartiennent à l'esprit de l'Art Moderne, alors qu'ils restent très créatifs après 1945.

En peinture et en sculpture, la diversité fait alors place à une profonde uniformité dissimulée derrière les apparences de l'innovation et même de la provocation. L'explosion d'originalité et de non conformisme qui caractérise l'Art Moderne devient un Système qui se fige dans l'idéologiquement et l'esthétiquement correct. Contrairement à ce qu'il prétend être l'Art Contemporain, officiel, celui qui est installé dans les collections permanentes des musées, est un art figé, académique, épuisé par un système et une obsession : le Nouveau. C'est l'Art de la Table Rase du Passé : un art sans racines, réservé à une élite de prétendus "Comprenants".

  

MODERN ART: THE RENEWAL OF FORMS

Modern Art, announced from the beginning of the 20th century by the romantic painters (Delacroix) and pre-impressionists has been a factor quite remarkable renewal of aesthetic forms in European painting. Its essential characteristic is certainly his invention will, his desire for change, expressed in painting, in the use of colors, in the search for a new design, in the diversity of topics. It can be said that European civilization differs from other great civilizations through the constant research, on the scale of centuries, of innovation. This was not the case for example of Islamic and Chinese civilizations whose values have infinitely more given priority to the sustainability and the maintenance of traditions. Once again we see that art is a developer of the values that drive the societies.

 

The techniques used by European painters during the 19th century to create a new art, are many. Except omission, and we can enumerate:

1° "The Flat Painting", for example with Manet, Gauguin, Maurice Denis, the Nabis ... This technique reduces or removes volumes and perspective and focuses on lines. The painter no longer tries to represent the world in three dimensions, as he has done for centuries. The painter proposes a vision of the world that accepts the flatness of the table. The artist paints in two dimensions. She returned to an aesthetic that was practiced by the Byzantine painting, Roman and Gothic. With other themes obviously, since one of the features of modern art is the increasing scarcity of religious motives or inspired by Greek and Roman antiquity.

2° The decomposition of light and colors with spots and dots. "The Tachism". The Pre-Impressionists, the Barbizon School, Corot, The Impressionists. the Pointillist (Seurat, Signac)

3° The arbitrary and symbolic colors. The artist moves away of the colors "real", those perceived by the eye and the human brain, and invents arbitrary colors: Gauguin, the Fauves, symbolism, surrealism ... It is a technique that painting Romanesque and Gothic had practiced regularly.

4° The valorization of the Sketch. The sketch was, for centuries, only what its name indicates: a preparatory study for a final painting. In the 19th the sketch becomes a permanent process, terminal, completed, of artistic expression.

5° . The decomposition of space and volumes of the real world into lines and surfaces, more or less synthetic and significant. (Cézanne, Braque).

6° The "multiplicity of perspectives" on an object. Technique that seeks to make the real, as if you looked at him, at the same time, from several points of space. (The Cubist)

7° Abstract art, finally, a novelty almost complete in European art.

 

Art has always been a way to dream the real world. But news techniques of Modern Art, are moving away from, a manner very intentional, voluntarist, of the exact representation of reality.

The painters tend to create an art in which the interpretation of reality prevails over its reproduction.

The "modern" artist reproduces reality, but also the dream and invents it. These tendencies have led to non-figurative art, otherwise known as abstract art.

This renewal forms in painting is total.

It has brought new opportunities, exciting, and beautiful, artistic expression.

 

It must not confuse Modern and Contemporary Art. They do not cover the same period. They do not have the same aesthetic characteristics or the same ideological foundations.

The Modern Art covers a period that goes from pre-Impressionists, to 1850 to 1860, until the Second World War. This is at least the periodization most commonly accepted by art historians.

Other historians begin Modern Art a little later with the post-impressionist and abstract art, circa 1900. The broadest definition is certainly the best because Impressionist artists are fully "modern".

 

One may even think that Modern Art begins in 1815, with some romantic painters such as Eugène Delacroix, or William Turner, innovative fantastic, annunciator of the impressionism and non-figurative art, who died in 1853.

These two artists have made with the sketch a privileged means of artistic expression.

The painters of this period are already deeply inspired by the desire for innovation that characterizes modern art. The period of Modern Art, extremely dynamic, is the other, another major feature rich diversity. It fits perfectly in the history of European art. She does not repudiate the past, academic art is quite practiced, but it is also remarkably creative multiple works, inventive forms entirely new of aesthetic expression.

 

The Contemporary Art is subsequent to 1945. Some historians establish its birth in the 1950s.

One can also argue, with some reason, that his date of birth in any ideological and political cases, is the creation of the Moma in New York, by the Rockefeller (1929). The dates are of course approximate and certain painters like Picasso or Miro belong to the spirit of the Modern Art, while they remain very creative after 1945.

In painting and sculpture, diversity gives way to a profound uniformity dissimulated behind the appearances of innovation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes Modern Art becomes a system that freezes in the ideologically and the aesthetically correct.

 

In painting and sculpture, diversity gives way to a deep uniformity, hidden behind the appearances of innovation and even of the provocation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes modern art becomes a system that freezes in the ideologically and aesthetically correct. Contrary to what he claims to be, contemporary art, official, one installed in the permanent collections of museums, is a static, academic, exhausted by a system and an obsession: the New. This is the Art of the Table Rase of the Past of Europa : an art without roots, for the elite, so-called "comprenants".

  

The forgotten art shop (HDR)

"The Drawing Group" is in the city center of Kingston Upon Hull.

Has been shut for about six moths and I really miss it. :(

Unfortunately these days, more and more people study academic

subjects.

Roelof Jansz van Vries. 1630-1702. Paysage de rivière. River landscape. 1650-1670.

Turin Sabauda.

 

LE BEAU N'EST PAS SUBJECTIF. LE BEAU EST UN FAIT D'EXPERIENCE QUI TRANSCENDE LES CULTURES.

 

"Le monde discerne la beauté, et, par là le laid se révèle. Le monde reconnaît le bien et, par là le mal se révèle."

Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu

LAO TSEU (Laozi)

 

"The world discerns beauty, and hence the ugly is revealed. The world recognizes good and hence evil is revealed."

Dao De Jing, the Book of the Way and Virtue

LAO TSEU (Laozi)

  

"Tout l’art florentin depuis Giotto et tout au long du Quattrocento, possède cette stupéfiante qualité de vérité absolue, reconnue. L’effet immédiat d’un grand Giotto ou d’un Masaccio est de laisser le spectateur sans voix. Cela s’appelait autrefois la Beauté."

MARIE MAC CARTHY "Les Pierres de Florence" 1956.

Contrairement à une idée reçue, toute nouvelle, considérée comme une évidence à notre époque, le Beau n'est pas subjectif. Non, le Beau n'est pas seulement une question de goût personnel.

La preuve que le Beau existe est qu'il est reconnu et admis de manière unanime par les opinions publiques, et celle des spécialistes, pour des millions d' oeuvres dont les dates de création vont de - 3000 à nos jours.

Il faut laisser de côté les définitions abstraites. Les Philosophes n'ont jamais réussi à donner une définition satisfaisante et incontestable du Beau. Mais il n'y a absolument aucune discussion sérieuse quant à l'existence du Beau, d'une sensation commune, partagée par des millions d'hommes, depuis l'Art Egyptien jusqu'à l'Art Moderne, depuis la Chine jusqu'à l'Europe et l'Amérique.

Le Beau peut prendre des formes différentes selon les cultures ou les civilisations. Il est reconnu comme Beau à l'intérieur de son domaine culturel, mais aussi à l'extérieur.

La peinture des lettrés chinois est très particulière, il est possible à titre individuel de ne pas l'apprécier, mais il serait faux de parler à son propos d'un Art du laid

Le Beau est tout simplement un fait vérifié par l'expérience de milliers de générations d'humains sur l'ensemble de la Terre.

Toutes les arguties ne changeront rien à ce fait.

Ce qui est subjectif ce sont les préférences des individus. Ce qui est subjectif c'est quand une personne préfère les fresques romanes ou l'art du gothique international à la peinture de la Renaissance Italienne.

Quand une personne préfère l'art du paysage ou la peinture de moeurs à la peinture religieuse.

Si on avait dit à Fra Angelico, à Raphaël ou à Rubens que le Beau n'existe pas et est affaire purement subjective, ils auraient haussé les épaules.

Non seulement le sentiment du Beau est un fait d'expérience, un bien commun à l'humanité, qui traverse les temps et les cultures, mais le Beau peut être ressenti alors que les idéologies qui ont inspiré les oeuvres d'art à une époque donnée, dans une région de la Terre, sont mortes en tant que croyances actives.

Il n'est pas nécessaire de croire dans les Esprits, les Dieux Egyptiens, Grecs, Hindous ou dans les Bouddhas pour apprécier la beauté de l'art des cavernes, de l'Egypte antique, de la Grèce, de l'Inde, ou de l'Asie du Sud Est.

De même, les représentations de Dieu et du monde qui sont celles des églises chrétiennes, qui ont été vivantes et profondément significatives pour les populations européennes pendant plus d'un millénaire, peuvent ne plus avoir de sens pour une très large majorité des populations de l'Europe de l'Ouest et du Nord au 21è siècle. Il reste cependant que ces populations, comme d'autres peuples dans d'autres cultures, peuvent reconnaître le Beau dans des oeuvres d'art dont les symboles ne sont plus idéologiquement significatifs pour elles, voire même leur paraissent absurdes. Les croyances changent mais le sentiment du Beau dure.

Mais une élite peut toujours tenter d' imposer la croyance que le Beau n'existe pas, et faire croire que le Laid est une valeur recommandable. L'art contemporain officiel en est la démonstration.

L'affirmation que le Beau n'existe pas, est purement subjectif, est une idée fausse, conçue et répandue au cours de la seconde moitié du 20è siècle pour des motifs idéologiques et économiques.

Les motifs idéologiques sont, notamment, que ce relativisme permet de justifier l'Art Laid officiel et que l'art laid est un critère de distinction entre les Eclairés et ceux qui ne le sont pas. L'homme peut en effet inventer des idéologies, des croyances, qui nient le Beau et le Bien. Cette capacité d'invention de croyances les plus diverses et contraires fait la différence entre l'homme et les animaux.

Outre les motifs idéologiques, cette affirmation permet aussi de fabriquer et de vendre du Laid, ce qui est une excellente affaire.

Cette idée profitable largement diffusée dans le grand public ressort tout simplement de la désinformation. A notre époque il est possible de répandre en quelques heures dans le monde entier une idée fausse, et la faire passer pour une vérité d'évidence à force de la répéter. Nos élites ne s'en privent pas.

 

THE BEAUTIFUL IS NOT SUBJECTIVE. THE BEAUTIFUL IS A FACT OF EXPERIENCE THAT TRANSCENDS THE CULTURES.

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

Contrary to an accepted idea, all new, considered as obvious in our time, the Beautiful is not subjective. No, the Beautiful is not only a matter of personal taste.

The proof that the Beau exists is that it is recognized and unanimously accepted by the public opinion, and that of the specialists, for millions of works whose creation dates range from - 3000 to the present day.

The abstract definitions must be left aside. The Philosophers have never succeeded in giving a satisfactory and incontestable definition of the Beautiful. But there is absolutely no serious discussion about the existence of Beauty, a common sensation shared by millions of people, from Egyptian Art to Modern Art, from China to Europe and America.

The Beautiful can take different forms according to cultures or civilizations. It is recognized as beautiful inside its cultural domain, but also outside.

The painting of the Chinese scholars is very peculiar, it is possible individually not to appreciate it, but it would be false to speak about it an Art of the ugly

The Beautiful is simply a fact verified by the experience of thousands of generations of humans over the entire Earth.

All the quibbles will not change this fact.

What is subjective what are the preferences of individuals. What is subjective is when a person prefers Romanesque frescoes or the art of international Gothic painting of the Italian Renaissance. When a person prefers the art of the landscape or the painting of morals to religious painting.

If someone had told to Fra Angelico, Raphaël or Rubens that beauty does not exist and is purely subjective matter, they would have shrugged.

Not only is the feeling of the Beautiful a fact of experience, a common heritage of humanity, which passes through times and cultures, but the Beautiful can be felt while the ideologies that inspired the works of art at a certain time, in a region of the Earth, have died as active beliefs.

There is no need to believe in spirits, in the Gods of the Egyptians, Greeks, Hindus or in the Buddhas for to appreciate the beauty of the cave art, or of the ancient Egypt, the Greece, of the India, or of South East Asia. Similarly, the representations of God and of the world, which are those of the Christian churches, which have been alive and profoundly meaningful to European populations for more than a millennium, may no longer make sense for a very large majority of the Western and Northern of the Europe in the 21st century. However, these populations, like other peoples in other cultures, can recognize the Beautiful in works of art whose the symbols are no longer ideologically significant for them, or even appear absurd to them. The beliefs change but the feeling of the Beautiful lasts. But an elite can always try to impose the belief that Beauty does not exist, and make believe that the Ugly is a recommendable value. The official contemporary art is its demonstration.

The assertion that Beauty does not exist, is purely subjective, is a false idea, conceived and spread in the second half of the 20th century for ideological and economic reasons. Man can indeed invent ideologies, beliefs, who deny the Beautiful and the Good. This capacity for invention of the most diverse and contrary beliefs makes the difference between man and animals.

The ideological motives are that this relativism makes it possible to justify the ugly art, the academic art , and that the ugly Art is a criterion of distinction between the Enlightened and those who are not.

In addition to the ideological motives, this statement also makes it possible to manufacture and sell the Laid, which is an excellent deal.

This profitable idea widely disseminated in the general public is simply a matter of disinformation. In our time it is possible to spread a false idea in a few hours in the whole world, and to make it pass for a truth of evidence by dint of repeating it. Our elites do not deprive themselves of it.

  

Pablo Picasso. 1881-1973. Trois femmes. Three Women. 1907.

(Collection Chtchoukine. Saint Pétersbourg. Ermitage.

Exposition temporaire Fondation Louis Vuitton. Paris. )

 

PICASSO. ART MODERNE ART CONTEMPORAIN ART MARCHAND ART DES RUES

 

Pablo Picasso (1881-1973) est un peintre exemplaire de l'Art Moderne (1830-1950 en dates grosses) et annonce remarquablement, quoique encore très discrètement, l'Art Contemporain qui s'impose à partir des années 1950 et suivantes.

Il est un génial découvreur, et même un accumulateur de Formes Nouvelles d'expression artistique.

On peut penser que l'histoire de l'art reconnaîtra cette richesse d'invention esthétique et le classera parmi les plus grands maîtres européens.

Picasso est actif à la fin d'une des époques les plus fastes de la peinture européenne (1815-1940). Une période de très grande diversité idéologique, et en conséquence d'affrontements terribles, mais qui est aussi une époque de création artistique intense et de recherches formelles, esthétiques, les plus diverses. Parmi ces recherches l'Art Abstrait auquel Picasso introduit.

Picasso est un artiste essentiellement figuratif, toujours très attaché au valeurs du Beau et du Sens dans la peinture. Mais il annonce cependant déjà certaines impasses, qui apparaissent nécessairement quand va s'installer un Système, un Art officiel, Académique et même un Art Sacré. A partir de la fin de la seconde guerre mondiale : l'Art Contemporain

 

L'Art Contemporain est un Système, un Art Officiel, Politiquement Correct, qui est le reflet des valeurs, ou des non-valeurs, les valeurs inversées, imposées par les élites de notre actuelle société occidentale.

De tous temps, de nos jours comme dans le passé, l'Art se décide dans les niveaux supérieurs des sociétés. L'idéologie démocratique n' a absolument rien changé à ce fait. Au contraire.

L'Art contemporain officiel, celui des musées, est un drapeau distinctif et un vecteur idéologique. Cela n'est pas nouveau. Seule à changé l'idéologie en place dans la société européenne, et les valeurs qu'elle impose. Un changement que l'art reflète.

Le monde contemporain ne repose pas du tout sur les mêmes valeurs que l'Europe chrétienne (catholique et orthodoxe) qui a fait l'art européen de 500 à 1600.

Ces valeurs ont mis du temps à mourir en Europe, entre 1600 et 2000, au travers de deux étapes idéologiques essentielles : la Réforme et les Lumières.

Donc l'art européen ne peut pas être le même, mais le changement s'est fait lentement et même subrepticement.

En 1900, et même encore en 1940, l'Europe n'était pas encore entrée dans un autre monde, culturellement totalement différent. Mais en 2000 c'est totalement fait.

Un demi siècle, pendant lequel la démocratie libérale occidentale a mis en place son Art Sacré, qui est devenu omniprésent à partir de la seconde moitié du 20è siècle.

L'Art Contemporain est un art officiel qui véhicule, directement ou indirectement, certains des commandements principaux du catéchisme prêché par les élites actuelles : L’Évolution, L'Homme, le Matérialisme, l’Économie, la Richesse, La Science, La Technique, Le Progrès, La Démocratie, La Liberté, Les Droits, Le Changement, le Gouvernement Mondial. Mais aussi tout un ensemble complexe de messages, ésotériques, implicites, discrets, qui ne sont pas destinés au grand public, mais réservés à l'élite.

Plus encore que sous "l'Ancien Régime" les Élites de la Démocratie sont bien décidées à cultiver leur différence, et l'Art Contemporain est un des lieux privilégiés, un des clubs, où les élites "démocratiques" se retrouvent avec délice.

Tout ceci n'est pas encore totalement en place à l'époque de la grande activité de Picasso.

 

Mais déjà l'Art Moderne, précisément avec Picasso, est exemplaire de ce qui paraît être une nouveauté, du moins à cette échelle: l'Art Marchandise. Une nouveauté qui va s'imposer totalement avec l'Art Contemporain.

Tout le système de création de l'Art a été modifié par la révolution industrielle, l'idéologie matérialiste et la priorité à l'Economie et à la Richesse qui s'est installée en Occident au cours du 19è siècle.

L'art ne peut pas être le même quand les niveaux supérieurs d'une civilisation sont occupés par des banquiers et des grands marchands, assistés et servis par les idéologues, à la place des anciennes élites, beaucoup plus diversifiées. dans leurs origines et leurs valeurs.

Les élites européennes du passé étaient à la fois rivales et associées, affrontées et dialectiquement complémentaires :

Aristocratie foncière et guerrière. Ouverte au commerce aussi, dans certains pays européens (Italie, Pays Bas notamment).

Eglises (catholique et orthodoxe).

Bourgeoisie commerçante, plus ou moins frottée d'aristocratie selon les pays.

Haut Artisanat citadin, organisé en corporations et métiers, qu'il ne faut pas négliger car il était un des acteurs principaux du faire artistique.

Une diversité qui a été source d'une grande richesse culturelle.

 

Ce qui est tout à fait nouveau au cours de la période dite de l'Art Moderne c'est que l'Art ( peinture et sculpture) a commencé à devenir, de manière avouée, une marchandise.

L'Art contemporain est totalement conditionné par un marché très organisé, finalement très monolithique et parfaitement totalitaire dans ses valeurs, pour lequel les buts profitables sont tout à fait essentiels.

Ce n'était absolument pas le cas des mécènes des siècles précédents : aristocrates fonciers et guerriers, ploutocrates marchands, et Eglises, pour lesquels l'art n'était que très secondairement un placement financier. L'art, la peinture notamment, était pour eux un moyen de communication avec les peuples ou/et une dépense de prestige.

Il a certes toujours existé des marchands d'Art, dès l'Antiquité, mais ils ne décidaient pas des grandes orientations de l'Art de leur époque. Et certainement pas entre 500 et 1800.

Les marchands d'art étaient seulement des intermédiaires, et de temps en temps, ils faisaient des copies et des faux !

Le marchand d'art qui participe activement à la définition des orientations de l'art de son époque est une nouveauté apparue au cours du 19è siècle, à peu près à l'époque des impressionnistes, qui s'est répandue au début du 20è. Ils sont l'une des manifestations de la mercantilisation des valeurs de la société européenne.

Picasso, qui n'avait pas que les qualités d'un artiste, avait très bien compris et exploité ces deux réalités, la première ancienne, l'Art est idéologique, la seconde plus nouvelle, l'Art est marchandise, et l'artiste est à vendre.

Il faut compléter ce panorama très synthétique de l' évolution récente de l'art de la peinture européenne puis occidentale, en mentionnant, juste pour mémoire ici, car cette considération n'a rien à voir avec Picasso, une autre nouveauté, plus récente : l'Art des rues. Un art apparu dans les années 1960 et suivantes, principalement à New York. Un art populaire d'origine, en marge, et non pas officiel et élitiste.

Cet art ne fait que commencer son histoire.

  

PICASSO. MODERN ART. CONTEMPORARY ART. MERCHANT ART. ART OF THE STREETS

 

Pablo Picasso (1881-1973) is an exemplary painter of Modern Art (1830-1950 in big dates) and announces remarkably, although still very discreetly, the Contemporary Art which imposes itself from the years 1950 and following.

He is a brilliant discoverer, and even an accumulator of new forms of artistic expression.

One can think that the history of art will recognize this richness of aesthetic invention and classify it among the greatest European masters.

Picasso was active at the end of one of the most splendid eras of European painting (1815-1940). A period of great ideological diversity, and consequently of terrible confrontations, but which is also an era of intense artistic creation and of formal, aesthetic, and most diverse research. Among these researches the Abstract Art to which Picasso introduces.

Picasso is an essentially figurative artist, always very attached to the values of Beauty and Sense (Meaning) in painting. But it already announces certain impasses, which necessarily appear when a System, an Official Art, Academic, and even a Sacred Art will settle. From the end of the Second World War: Contemporary Art

Contemporary Art is a System, an Official, Politically Correct Art, which reflects the values, or the non-values, or the inverted values, imposed by the elites of our present Western society.

At all times, in our days as in the past, the Art is decided in the higher levels of society. The democratic ideology has absolutely nothing to do with this fact. On the contrary.

The Contemporary art, official art, that of museums, is a distinctive flag and an ideological vector. This is not new. Only changed the ideology in place in European society, and the values it imposes. A change that art reflects.

The contemporain world is not based at all on the same values as the Christian Europe (Catholic and Orthodox) which made the European art from 500 to 1600.

These values have taken a long time to die in Europe, between 1600 and 2000, through two essential ideological steps: the Reformation and the Enlightenment.

So European art can not be the same, but the change has taken place slowly and even surreptitiously.

In 1900, and even in 1940, Europe had not yet entered another world, culturally totally different. But in 2000 it is totally done.

A half century, during which the liberal Western democracy established its Sacred Art, which became ubiquitous from the second half of the 20th century.

Contemporary Art is an official art that carries, directly or indirectly, some of the main commandments of the catechism preached by the current elites: Evolution, Man, Materialism, Economy, Wealth, Science, Technology, Progress, Democracy , Freedom, Rights, Change, World Government. But also a whole complex of messages, esoteric, implicit, discrete, which are not intended for the general public but reserved for the elite.

Even more than under the "Ancien Régime", the Elites of Democracy are determined to cultivate their differences, and Contemporary Art is one of the privileged places, one of the clubs where the "democratic" elites find themselves with delight.

All this is not yet fully in place at the time of Picasso's great activity.

 

But already Modern Art, precisely with Picasso, is exemplary of what appears to be a novelty, at least on this scale: the Art of Merchandise. A novelty that will impose itself totally with the Contemporary Art.

The whole system of creation of Art was modified by the industrial revolution, materialistic ideology and priority to Economy and Wealth that settled in the West during the 19th century.

Art can not be the same when the higher levels of a civilization are occupied by bankers and big merchants, assisted and served by the ideologists, instead of the old elites, who are much more diversified. In their origins and values.

The European elites of the past were at the same time rival and associated, confronted and dialectically complementary:

Land and warrior aristocracy. Also open to trade, in some European countries (Italy, the Netherlands in particular).

Churches (Catholic and Orthodox).

Trading bourgeoisie, more or less rubbed with the aristocracy, according to country.

Top urban craft, organized in corporations and trades, which should not be neglected because it was one of the main actors of the artistic.

A diversity that has been a source of great cultural richness.

What is quite new during the period known as Modern Art is that Art (painting and sculpture) has begun to become, in an avowed way, a commodity.

Contemporary art is totally conditioned by a highly organized market, ultimately very monolithic and perfectly totalitarian in its values, for which profitable goals are absolutely essential.

This was absolutely not the case for the patrons of the previous centuries: land and warriors aristocrats, merchant plutocrats, and churches, for whom art was only very secondarily a financial investment. Art, painting in particular, was for them a means of communication with peoples and / or an expense of prestige.

Art traders have always existed, since Antiquity, but they did not decide the main orientations of the Art of their time. And certainly not between 500 and 1800.

The merchants of art were only intermediaries, and from time to time they made copies and fakes!

The art dealer who actively participates in defining the orientations of the art of his time is a novelty that appeared in the 19th century, at about the time of the Impressionists, which spread at the beginning of the 20th century. They are one of the manifestations of the mercantilisation of the values of the European society.

Picasso, who had not, only the qualities of an artist, had very well understood and exploited these two realities, the first ancient, Art is ideological, the second newest, Art is merchandise, and the artist Is for sale.

It is necessary to complete this very synthetic panorama of the recent evolution of the art of European and then Western painting, mentioning, just for the record here, because this consideration has nothing to do with Picasso, another novelty, more recent: The Art of the Streets. An art appeared in the 1960s and later, mainly in New York. A folk art of origin, on the margin, and unofficial and non-elitist.

This art is only beginning its history.

  

"The arts, quite simply, nourish the soul. They sustain, comfort, inspire. There is nothing like that exquisite moment when you first discover the beauty of connecting with others in celebration of larger ideals and shared wisdom."-Gordon Gee

 

We have a tradition in our school that is called Break-A-Rule. It is a day were students pay for privileges that are ordinarily denied to them as a matter of course in the building. For the price of $5 they get to chew gum in class, wear hats, leave class five minutes early and so on. Individual teachers also can be bought to give additional privileges. My youngest and his classmates pool their resources and bribe their teacher to allow them to eat a hearty breakfast on their first period rather than take their class. Others will sell homework passes good for delaying homework deadlines or allow students to buy back late slips. Another sells "goofball awards" which are given out following our regular end of term academic awards. Students will pay for the privilege to leave their class and join in another class. Seniors love to go to Kindergarten. Older sisters will go to visit younger siblings on the elementary side of the building.

 

Yesterday, I sold the seven benign powers of the principal in a silent auction. My eldest bid $17 dollars in a war with a senior for the right to go where ever he wanted in the school when he wanted. Another student bought the right to schedule and entire period of classes and promptly declared her class would have Physical Education for the last period of the day and the class she stole teacher from would go to her French period, the seniors would have a class with a man who only teaches juniors, and so forth. Our school dress code was set as pyjamas for the day by another senior. Another senior has the right to determine what games can be played in the gym during breaks and another chooses who gets the privilege of sitting where for the day. We do all these crazy activities for two reasons.

 

The first is that all the money raised goes to a local charity event that helps our underprivileged neighbours out during the holidays and throughout the coming year. The ancillary benefit of the activity is that it is a huge spirit booster in this time of short days and tired minds. Not much beyond these two aims will get accomplished today but it will be well worth it in my books. No education is complete if it does not teach responsibility to one's fellow man, if it does not recognize the inherent need to play among people, and if it does not foster a sense of community among its members - teachers and students alike. Smiles will be seen everywhere around my building today and that makes it one of the best days I share with my community in the year for me. When it is all over, the adults will be tired from the interruptions and lack of structure that it created but the students will be invigorated by those same things. I am quite certain too that I will be regaled with tales of madness and nonsense that occurred during the day at my dinner table tonight. If you stayed with me this long, you should know this is a good day for me but it is not the best day on my calendar. I am really fortunate to enjoy at least three other days that bring even greater joy to me on my annual calendar. There are also at least four other traditional activities in our community that generate as much excitement, in their own unique ways, among this community. In closing, I am counting blessings and reaping the harvest of a well tended garden today.

 

ODC - Old fashioned - as in still life or call me. I won't be offended.

A reaction to academic art of the 19th century was inspired by natural forms and structures, not only in flowers and plants, but also in curved lines. Architects tried to harmonize with the natural environment.[3]

 

Art Nouveau is considered a "total" art style, embracing architecture, graphic art, interior design, and most of the decorative arts, as well as the fine arts. According to the philosophy of the style, art should be a way of life. For many well-off Europeans, it was possible to live in an art nouveau-inspired house with art nouveau furniture, silverware, fabrics, ceramics including tableware, jewellery, cigarette cases, etc. Artists desired to combine the fine arts and applied arts, even for utilitarian objects.

 

The Japonisme that was popular in Europe during the 1880s and 1890s was particularly influential on many artists with its organic forms and references to the natural world.

  

Thanx, M, (*_*)

For more of my other work visit here: www.indigo2photography.co.uk

 

IT IS STRICTLY FORBIDDEN (BY LAW!!!) TO USE ANY OF MY image or TEXT on websites, blogs or any other media without my explicit permission. :copyright: All rights reserved

Edgar Degas. 1834-1917 Paris. La Sortie du bain. The Bath Exit. Louvre.

 

ART MODERNE : LE RENOUVELLEMENT DES FORMES

 

L'Art Moderne, annoncé dès le début du 20è siècle par les peintres romantiques (Delacroix) et les pré-impressionnistes a été un facteur tout à fait remarquable de renouvellement des formes esthétiques dans la peinture européenne.

Sa caractéristique essentielle est certainement sa volonté d'invention, de changement qui s'exprime en peinture, dans l'emploi des couleurs, dans la recherche d'un nouveau dessin, dans la diversité des thèmes abordés. On peut dire que la civilisation européenne se distingue d'autres grandes civilisations par cette recherche constante, à l'échelle des siècles, de l'innovation. Cela n'a pas été le cas par exemple des civilisations islamiques ou chinoises dont les valeurs ont infiniment plus accordé la priorité à la pérennité et au maintien des traditions. Une fois encore on constate que l'art est un révélateur des valeurs qui animent les sociétés.

 

Les techniques utilisées par les peintres européens, au cours du 19è siècle, pour créer un art nouveau sont multiples, sauf omission, on peut les recenser ainsi :

1°"La Peinture Plate": par exemple avec Manet, plus tard Gauguin, Maurice Denis, Raoul Dufy, les Nabis... Cette technique réduit ou supprime les volumes et la perspective et privilégie les lignes. Le peintre ne s'efforce plus de rendre le monde en trois dimensions, comme il l'a fait pendant des siècles. Le peintre propose une vision du monde qui accepte la planéité du tableau. L'artiste peint en deux dimensions. C'est un retour à une esthétique qui était celle de la peinture Byzantine, Romane et Gothique. Avec d'autres thèmes évidemment, puisque une des caractéristiques de l'art moderne est la raréfaction des motifs religieux, ou inspirés par l'antiquité grecque et romaine.

2° La décomposition de la lumière et des couleurs, en taches et en points."Le Tachisme". Les Préimpressionnistes (Ecole de Barbizon, Corot) Les Impressionnistes. Les Pointillistes (Seurat, Signac)

3° Les couleurs arbitraires ou symboliques. L'artiste s'écarte des couleurs "réelles", celles perçues par l'oeil et le cerveau humain, et invente des couleurs apparemment arbitraires: Gauguin, les Fauves, le symbolisme, le surréalisme ... C'est une technique que la peinture romane et gothique avaient mis en pratique très régulièrement.

4° La valorisation de l'Esquisse. L'esquisse a été pendant des siècles, seulement, ce que son nom indique : une Etude préparatoire à un tableau définitif. Au 19è l'esquisse devient un procédé définitif, terminal, d'expression artistique.

5° La décomposition de l'espace et des volumes du monde réel, en lignes et surfaces, plus ou moins synthétiques et significatives. (Cézanne, Braque).

6° La "multiplicité des points de vue" sur un objet ou un sujet. Technique qui cherche à rendre le réel comme si on le regardait, en même temps, depuis plusieurs points de l'espace. (Les Cubistes)

7° L'art Abstrait, enfin, une nouveauté à peu près totale dans l'art européen.

 

L'Art a toujours été, une manière de rêver le monde réel. Mais les nouvelles techniques de l'Art Moderne, s'éloignent toutes, de manière très intentionnelle, volontariste, de la représentation exacte du réel.

Les peintres tendent à créer un art dans lequel l'interprétation du réel l'emporte sur sa reproduction.

L'artiste "moderne" reproduit le réel, mais aussi le rêve et l'invente. Ces tendances ont abouti à l'art non figuratif, autrement appelé l'art abstrait.

Ce renouvellement des formes en peinture est total.

Il a apporté de nouvelles possibilités, très intéressantes, et très belles, d'expression artistique.

 

Il ne faut pas confondre Art Moderne et Art Contemporain. Ils ne recouvrent pas la même période. Ils n'ont pas les mêmes caractéristiques esthétiques ni les mêmes fondements idéologiques.

L'Art Moderne recouvre une période qui va depuis les pré-impressionnistes, vers 1850-60, jusqu'à la seconde guerre mondiale. C'est du moins la périodisation la plus couramment acceptée par les historiens de l'art.

D'autres historiens le font débuter un peu plus tardivement avec les post-impressionnistes et l'art abstrait, vers 1900. La définition la plus large est certainement la meilleure car les impressionnistes sont des artistes pleinement "modernes". On peut même penser que l'Art Moderne débute dès 1815, avec certains peintres romantiques comme le français Eugène Delacroix, ou avec William Turner, fantastique novateur, annonciateur de l'impressionnisme et de l'art non figuratif, qui meurt en 1853.

Ces deux artistes ont fait de l'esquisse un moyen d'expression artistique privilégié.

Les peintres de cette époque sont déjà profondément inspirés par la volonté d'innovation qui caractérise l'Art Moderne. La période de l'Art Moderne, extrêmement dynamique, est d'autre part, autre caractéristique majeure, riche de diversité. Elle s'inscrit tout à fait dans l'histoire de l'art européen. Elle ne renie pas le passé, l'art académique est tout à fait pratiqué, mais elle est aussi remarquablement créatrice d'oeuvres multiples, inventive de formes tout à fait nouvelles d'expression esthétique.

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L'Art Contemporain est postérieur à 1945. Certains fixent sa naissance dans les années 1950. On peut aussi prétendre, avec quelques raisons, que sa date de naissance, en tout cas idéologique et politique, est la création à New York du Moma par les Rockefeller (1929). Les dates sont bien sûr approximatives et certains peintres comme Picasso ou Miro appartiennent à l'esprit de l'Art Moderne, alors qu'ils restent très créatifs après 1945.

En peinture et en sculpture, la diversité fait alors place à une profonde uniformité dissimulée derrière les apparences de l'innovation et même de la provocation. L'explosion d'originalité et de non conformisme qui caractérise l'Art Moderne devient un Système qui se fige dans l'idéologiquement et l'esthétiquement correct. Contrairement à ce qu'il prétend être l'Art Contemporain, officiel, celui qui est installé dans les collections permanentes des musées, est un art figé, académique, épuisé par un système et une obsession : le Nouveau. C'est l'Art de la Table Rase du Passé : un art sans racines, réservé à une élite de prétendus "Comprenants".

  

MODERN ART: THE RENEWAL OF FORMS

Modern Art, announced from the beginning of the 20th century by the romantic painters (Delacroix) and pre-impressionists has been a factor quite remarkable renewal of aesthetic forms in European painting. Its essential characteristic is certainly his invention will, his desire for change, expressed in painting, in the use of colors, in the search for a new design, in the diversity of topics. It can be said that European civilization differs from other great civilizations through the constant research, on the scale of centuries, of innovation. This was not the case for example of Islamic and Chinese civilizations whose values have infinitely more given priority to the sustainability and the maintenance of traditions. Once again we see that art is a developer of the values that drive the societies.

 

The techniques used by European painters during the 19th century to create a new art, are many. Except omission, and we can enumerate:

1° "The Flat Painting", for example with Manet, Gauguin, Maurice Denis, the Nabis ... This technique reduces or removes volumes and perspective and focuses on lines. The painter no longer tries to represent the world in three dimensions, as he has done for centuries. The painter proposes a vision of the world that accepts the flatness of the table. The artist paints in two dimensions. She returned to an aesthetic that was practiced by the Byzantine painting, Roman and Gothic. With other themes obviously, since one of the features of modern art is the increasing scarcity of religious motives or inspired by Greek and Roman antiquity.

2° The decomposition of light and colors with spots and dots. "The Tachism". The Pre-Impressionists, the Barbizon School, Corot, The Impressionists. the Pointillist (Seurat, Signac)

3° The arbitrary and symbolic colors. The artist moves away of the colors "real", those perceived by the eye and the human brain, and invents arbitrary colors: Gauguin, the Fauves, symbolism, surrealism ... It is a technique that painting Romanesque and Gothic had practiced regularly.

4° The valorization of the Sketch. The sketch was, for centuries, only what its name indicates: a preparatory study for a final painting. In the 19th the sketch becomes a permanent process, terminal, completed, of artistic expression.

5° . The decomposition of space and volumes of the real world into lines and surfaces, more or less synthetic and significant. (Cézanne, Braque).

6° The "multiplicity of perspectives" on an object. Technique that seeks to make the real, as if you looked at him, at the same time, from several points of space. (The Cubist)

7° Abstract art, finally, a novelty almost complete in European art.

 

Art has always been a way to dream the real world. But news techniques of Modern Art, are moving away from, a manner very intentional, voluntarist, of the exact representation of reality.

The painters tend to create an art in which the interpretation of reality prevails over its reproduction.

The "modern" artist reproduces reality, but also the dream and invents it. These tendencies have led to non-figurative art, otherwise known as abstract art.

This renewal forms in painting is total.

It has brought new opportunities, exciting, and beautiful, artistic expression.

 

It must not confuse Modern and Contemporary Art. They do not cover the same period. They do not have the same aesthetic characteristics or the same ideological foundations.

The Modern Art covers a period that goes from pre-Impressionists, to 1850 to 1860, until the Second World War. This is at least the periodization most commonly accepted by art historians.

Other historians begin Modern Art a little later with the post-impressionist and abstract art, circa 1900. The broadest definition is certainly the best because Impressionist artists are fully "modern".

 

One may even think that Modern Art begins in 1815, with some romantic painters such as Eugène Delacroix, or William Turner, innovative fantastic, annunciator of the impressionism and non-figurative art, who died in 1853.

These two artists have made with the sketch a privileged means of artistic expression.

The painters of this period are already deeply inspired by the desire for innovation that characterizes modern art. The period of Modern Art, extremely dynamic, is the other, another major feature rich diversity. It fits perfectly in the history of European art. She does not repudiate the past, academic art is quite practiced, but it is also remarkably creative multiple works, inventive forms entirely new of aesthetic expression.

 

The Contemporary Art is subsequent to 1945. Some historians establish its birth in the 1950s.

One can also argue, with some reason, that his date of birth in any ideological and political cases, is the creation of the Moma in New York, by the Rockefeller (1929). The dates are of course approximate and certain painters like Picasso or Miro belong to the spirit of the Modern Art, while they remain very creative after 1945.

In painting and sculpture, diversity gives way to a profound uniformity dissimulated behind the appearances of innovation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes Modern Art becomes a system that freezes in the ideologically and the aesthetically correct.

 

In painting and sculpture, diversity gives way to a deep uniformity, hidden behind the appearances of innovation and even of the provocation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes modern art becomes a system that freezes in the ideologically and aesthetically correct. Contrary to what he claims to be, contemporary art, official, one installed in the permanent collections of museums, is a static, academic, exhausted by a system and an obsession: the New. This is the Art of the Table Rase of the Past of Europa : an art without roots, for the elite, so-called "comprenants".

  

Be it modern art or classical art, there is clear influence of Art Nouveau here : an international style of art, architecture and applied art, especially the decorative arts, that was most popular between 1890 and 1910. A reaction to the academic art of the 19th century, it was inspired by natural forms and structures, particularly the curved lines of plants and flowers, where the impact of Japanese art is also obvious ...

Gaspard de Witte. 1624-1681. Anvers. Cottages. Turin Sabauda.

 

LE BEAU N'EST PAS SUBJECTIF. LE BEAU EST UN FAIT D'EXPERIENCE QUI TRANSCENDE LES CULTURES.

 

"Le monde discerne la beauté, et, par là le laid se révèle. Le monde reconnaît le bien et, par là le mal se révèle."

Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu

LAO TSEU (Laozi)

 

"The world discerns beauty, and hence the ugly is revealed. The world recognizes good and hence evil is revealed."

Dao De Jing, the Book of the Way and Virtue

LAO TSEU (Laozi)

  

"Tout l’art florentin depuis Giotto et tout au long du Quattrocento, possède cette stupéfiante qualité de vérité absolue, reconnue. L’effet immédiat d’un grand Giotto ou d’un Masaccio est de laisser le spectateur sans voix. Cela s’appelait autrefois la Beauté."

MARIE MAC CARTHY "Les Pierres de Florence" 1956.

Contrairement à une idée reçue, toute nouvelle, considérée comme une évidence à notre époque, le Beau n'est pas subjectif. Non, le Beau n'est pas seulement une question de goût personnel.

La preuve que le Beau existe est qu'il est reconnu et admis de manière unanime par les opinions publiques, et celle des spécialistes, pour des millions d' oeuvres dont les dates de création vont de - 3000 à nos jours.

Il faut laisser de côté les définitions abstraites. Les Philosophes n'ont jamais réussi à donner une définition satisfaisante et incontestable du Beau. Mais il n'y a absolument aucune discussion sérieuse quant à l'existence du Beau, d'une sensation commune, partagée par des millions d'hommes, depuis l'Art Egyptien jusqu'à l'Art Moderne, depuis la Chine jusqu'à l'Europe et l'Amérique.

Le Beau peut prendre des formes différentes selon les cultures ou les civilisations. Il est reconnu comme Beau à l'intérieur de son domaine culturel, mais aussi à l'extérieur.

La peinture des lettrés chinois est très particulière, il est possible à titre individuel de ne pas l'apprécier, mais il serait faux de parler à son propos d'un Art du laid

Le Beau est tout simplement un fait vérifié par l'expérience de milliers de générations d'humains sur l'ensemble de la Terre.

Toutes les arguties ne changeront rien à ce fait.

Ce qui est subjectif ce sont les préférences des individus. Ce qui est subjectif c'est quand une personne préfère les fresques romanes ou l'art du gothique international à la peinture de la Renaissance Italienne.

Quand une personne préfère l'art du paysage ou la peinture de moeurs à la peinture religieuse.

Si on avait dit à Fra Angelico, à Raphaël ou à Rubens que le Beau n'existe pas et est affaire purement subjective, ils auraient haussé les épaules.

Non seulement le sentiment du Beau est un fait d'expérience, un bien commun à l'humanité, qui traverse les temps et les cultures, mais le Beau peut être ressenti alors que les idéologies qui ont inspiré les oeuvres d'art à une époque donnée, dans une région de la Terre, sont mortes en tant que croyances actives.

Il n'est pas nécessaire de croire dans les Esprits, les Dieux Egyptiens, Grecs, Hindous ou dans les Bouddhas pour apprécier la beauté de l'art des cavernes, de l'Egypte antique, de la Grèce, de l'Inde, ou de l'Asie du Sud Est.

De même, les représentations de Dieu et du monde qui sont celles des églises chrétiennes, qui ont été vivantes et profondément significatives pour les populations européennes pendant plus d'un millénaire, peuvent ne plus avoir de sens pour une très large majorité des populations de l'Europe de l'Ouest et du Nord au 21è siècle. Il reste cependant que ces populations, comme d'autres peuples dans d'autres cultures, peuvent reconnaître le Beau dans des oeuvres d'art dont les symboles ne sont plus idéologiquement significatifs pour elles, voire même leur paraissent absurdes. Les croyances changent mais le sentiment du Beau dure.

Mais une élite peut toujours tenter d' imposer la croyance que le Beau n'existe pas, et faire croire que le Laid est une valeur recommandable. L'art contemporain officiel en est la démonstration.

L'affirmation que le Beau n'existe pas, est purement subjectif, est une idée fausse, conçue et répandue au cours de la seconde moitié du 20è siècle pour des motifs idéologiques et économiques.

Les motifs idéologiques sont, notamment, que ce relativisme permet de justifier l'Art Laid officiel et que l'art laid est un critère de distinction entre les Eclairés et ceux qui ne le sont pas. L'homme peut en effet inventer des idéologies, des croyances, qui nient le Beau et le Bien. Cette capacité d'invention de croyances les plus diverses et contraires fait la différence entre l'homme et les animaux.

Outre les motifs idéologiques, cette affirmation permet aussi de fabriquer et de vendre du Laid, ce qui est une excellente affaire.

Cette idée profitable largement diffusée dans le grand public ressort tout simplement de la désinformation. A notre époque il est possible de répandre en quelques heures dans le monde entier une idée fausse, et la faire passer pour une vérité d'évidence à force de la répéter. Nos élites ne s'en privent pas.

 

THE BEAUTIFUL IS NOT SUBJECTIVE. THE BEAUTIFUL IS A FACT OF EXPERIENCE THAT TRANSCENDS THE CULTURES.

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

Contrary to an accepted idea, all new, considered as obvious in our time, the Beautiful is not subjective. No, the Beautiful is not only a matter of personal taste.

The proof that the Beau exists is that it is recognized and unanimously accepted by the public opinion, and that of the specialists, for millions of works whose creation dates range from - 3000 to the present day.

The abstract definitions must be left aside. The Philosophers have never succeeded in giving a satisfactory and incontestable definition of the Beautiful. But there is absolutely no serious discussion about the existence of Beauty, a common sensation shared by millions of people, from Egyptian Art to Modern Art, from China to Europe and America.

The Beautiful can take different forms according to cultures or civilizations. It is recognized as beautiful inside its cultural domain, but also outside.

The painting of the Chinese scholars is very peculiar, it is possible individually not to appreciate it, but it would be false to speak about it an Art of the ugly

The Beautiful is simply a fact verified by the experience of thousands of generations of humans over the entire Earth.

All the quibbles will not change this fact.

What is subjective what are the preferences of individuals. What is subjective is when a person prefers Romanesque frescoes or the art of international Gothic painting of the Italian Renaissance. When a person prefers the art of the landscape or the painting of morals to religious painting.

If someone had told to Fra Angelico, Raphaël or Rubens that beauty does not exist and is purely subjective matter, they would have shrugged.

Not only is the feeling of the Beautiful a fact of experience, a common heritage of humanity, which passes through times and cultures, but the Beautiful can be felt while the ideologies that inspired the works of art at a certain time, in a region of the Earth, have died as active beliefs.

There is no need to believe in spirits, in the Gods of the Egyptians, Greeks, Hindus or in the Buddhas for to appreciate the beauty of the cave art, or of the ancient Egypt, the Greece, of the India, or of South East Asia. Similarly, the representations of God and of the world, which are those of the Christian churches, which have been alive and profoundly meaningful to European populations for more than a millennium, may no longer make sense for a very large majority of the Western and Northern of the Europe in the 21st century. However, these populations, like other peoples in other cultures, can recognize the Beautiful in works of art whose the symbols are no longer ideologically significant for them, or even appear absurd to them. The beliefs change but the feeling of the Beautiful lasts. But an elite can always try to impose the belief that Beauty does not exist, and make believe that the Ugly is a recommendable value. The official contemporary art is its demonstration.

The assertion that Beauty does not exist, is purely subjective, is a false idea, conceived and spread in the second half of the 20th century for ideological and economic reasons. Man can indeed invent ideologies, beliefs, who deny the Beautiful and the Good. This capacity for invention of the most diverse and contrary beliefs makes the difference between man and animals.

The ideological motives are that this relativism makes it possible to justify the ugly art, the academic art , and that the ugly Art is a criterion of distinction between the Enlightened and those who are not.

In addition to the ideological motives, this statement also makes it possible to manufacture and sell the Laid, which is an excellent deal.

This profitable idea widely disseminated in the general public is simply a matter of disinformation. In our time it is possible to spread a false idea in a few hours in the whole world, and to make it pass for a truth of evidence by dint of repeating it. Our elites do not deprive themselves of it.

  

William Bouguereau. 1825-1905. Paris. Flore et Zéphyr. Flora and Zephyr. 1875. Mulhouse. Musée des Beaux Arts.

 

LA PEINTURE ENTRE 1815 ET 1880.

 

Il faut attendre la fin des guerres imposées à l'Europe par la Révolution et l'Empire français pour que la peinture reprenne vie et vigueur. Tout la première partie du 19è siècle voit coexister les deux grands courants classiques et romantiques. L'Académisme et les premières tendances modernistes.

Les thèmes de l'art se diversifient, la religion, l'histoire, la mythologie perdent du terrain, la peinture de moeurs, la nature morte et le paysage se répandent. Une école réaliste fait son apparition qui prend de l'importance et représente la première contestation de la "Grande Peinture" Académique.

La diversification et la sécularisation des thèmes de la peinture française et européenne, le recul de la peinture d'histoire et mythologique se fait en définitive à l'imitation de la peinture des Pays Bas, qui pratiquent l'art profane et séculier depuis le 17è siècle.

D'autre part certaines techniques nouvelles apparaissent qui annoncent l'Art Moderne.

Dès les années 1830 le romantique Delacroix a multiplié les esquisses et les tableaux peints à grandes ou petites touches de couleur juxtaposées, au détriment de la précision du dessin. C'est une révolution qui est qualifiée par la critique de "tartouillade". Et la critique, quoi qu'on en dise , n'avait pas absolument tort.

Dans les années 1840 Corot peint, notamment en Italie, des tableaux qui annoncent clairement "la peinture plate", le retour à une vision du monde en deux dimensions. Une esthétique qui atténue ou même supprime la perspective et les volumes. Corot abandonnera ensuite ce style pour inventer un "tachisme" très souple, très dilué, flou, tout à fait personnel, qui annonce aussi le recul du dessin par rapport à la couleur.

Dans les années 1840-50 les peintres de l'Ecole pré-impressionniste de Barbizon s'inspirent beaucoup du paysage néerlandais quant aux coloris, relarivement sombres et neutres, mais avec des techniques de peinture moins lisses, un accent mis sur la touche, et une imprécision du dessin, qui préfigurent l'impressionnisme.

Mais l'époque voit aussi se perpétuer "la Grande Peinture", attentive au dessin exact et précis, enseigné par Dominique Ingres, et attachée aux grands thèmes tirés de la religion, de la littérature ou de l'histoire européenne. Ces peintres Académiques, dont William Bouguereau fait partie, vont entrer en conflit avec les Réalistes, les Préimpressionnistes et les Impressionnistes et finiront par perdre le combat. Ils seront qualifiés de "Pompiers" par le siècle suivant. Dès les années 1860 le réaliste Courbet, et Manet, difficilement classable, représentent, de manière un peu différente, la peinture de contestation de l'Académisme.

 

PAINTING BETWEEN 1815 AND 1880.

Not until the end of the wars imposed on Europe by the French Revolution and the Empire for that the painting back to life and vigor. All the first part of the 19th century saw the two great classical and romantic currents coexist. The Academism and the first modernist tendencies.

The themes of art diversify, the religion, the history, the mythology lose ground, the paintings of manners, still life and landscape are spread. A realistic school is emerging which becomes important and represents the first challenge against the Academic Great Painting.

The diversification and the secularization of the themes of the French and European painting, the decline of historical and mythological painting is ultimately done in imitation of the painting of the Netherlands, which practiced profane and secular art since the 17th century.

As early as the 1830s, the romantic Delacroix multiplied the sketches and paintings with large or small touches of color juxtaposed, to the detriment of the precision of the drawing. It is a revolution which is described by critics as "tartouillade" (daub). And criticism, whatever may be said of it, was not absolutely wrong.

In the 1840s Corot painted, especially in Italy, paintings that clearly announce "the flat painting", the return to a two-dimensional worldview. An aesthetic that attenuates or even suppresses the perspective and the volumes. Corot then abandoned this style to invent a very flexible, diluted, fuzzy, completely personal "tachism", which also announces the recession of drawing in relation to color.

In the years 1840-50 the painters of the Pre-Impressionist School of Barbizon were inspired by the Dutch landscape as regards the colors, relatively dark and neutral, but with less smooth painting techniques, an accent on the touch, and an inaccuracy of the drawing, which prefigure the Impressionism.

But the era also saw the "Great Painting" perpetuate, attentive to the exact and precise drawing, taught by Dominique Ingres, and attached to the great themes drawn from religion, literature or European history. These Academic painters, including William Bouguereau, will enter into conflict with the Realists, the Pre-Impressionists and the Impressionists and will eventually lose the fight. They will be called "Firemen" by the next century. As early as the 1860s, the realistic Courbet, and Manet, hardly classifiable, represent, in a different way, the painting of contestation of Academism.

   

This is a painting I did about 19 years ago in studio class when I was just beginning to paint. The torso is unfinished.

Oil on canvas.

16 x 20 inches

 

Back in the 90’s, I used to take oil painting at the Art Students League, and the National Academy of Design. At both places I studied with Mary Beth McKenzie, who is a phenomenal painter, and whose advice and teachings still rattle around my head whenever I do anything creative. I don't oil paint anymore, but my work on animated TV shows, as well as my robot building is greatly informed and influenced by the time I spent with her.

Luminis Kanto

 

I want thanx Theoretical Afterthough and you for organize the unique meeting of last night!

Was really a piece of good culture.

Thanx also at all artists ,academics and intelligent peoples who work a lot and free just for love of culture and art ;)

Has anyone seen "Work of Art: The Next Great Artist"? Its really good. In fact, if there's a second season, I'm going to try out for it. The challenges the artists go through really seem fun. I have to be 21 to apply...so hopefully if they do cast, it wont be until next year :)

 

NOTE TO ALL OF YOU: I'm taking 4-5 days off. I'm judging a photo competition in Portland, starting on some new photoshoots, finishing up screenplays for my film crew, and preparing for my NEW photo showcases this summer in Sandy, Oregon, and at Vancouver School of Arts and Academics here in my hometown.

Plus, I need time to breathe.

I've been suffocated with so many things this week.

I'll try and respond to messages, and occassionally comment your new pictures.

Feel free to add me on Facebook!

Or

Become a fan of Galen Olson Photography!

Also, I tagged quite a few people. So look at their new work. Its fantastic. I went on a "picture viewing" spree at 4am this morning and these were the people's photostreams I looked at. They're good. In future photographs, I'll try and tag some other of my contacts to feature them. My way of saying "thank you" to all of you, whom continue to support me day after day.

 

This is one of my all time favorite black and white images, by the way.

Mestre de la Seu d'Urgell. Actif à Perpignan à la fin du 15è.

Saint Jérôme pénitent. vers 1495.

Barcelone Museu Nacional d'Art de Catalunya (MNAC)

 

LE BEAU N'EST PAS SUBJECTIF. LE BEAU EST UN FAIT D'EXPERIENCE QUI TRANSCENDE LES CULTURES.

 

"Tout l’art florentin depuis Giotto et tout au long du Quattrocento, possède cette stupéfiante qualité de vérité absolue, reconnue. L’effet immédiat d’un grand Giotto ou d’un Masaccio est de laisser le spectateur sans voix. Cela s’appelait autrefois la Beauté."

MARIE MAC CARTHY "Les Pierres de Florence" 1956.

Contrairement à une idée reçue, toute nouvelle, considérée comme une évidence à notre époque, le Beau n'est pas subjectif. Non, le Beau n'est pas seulement une question de goût personnel.

La preuve que le Beau existe est qu'il est reconnu et admis de manière unanime par les opinions publiques, et celle des spécialistes, pour des millions d' oeuvres dont les dates de création vont de - 3000 à nos jours.

Il faut laisser de côté les définitions abstraites. Les Philosophes n'ont jamais réussi à donner une définition satisfaisante et incontestable du Beau. Mais il n'y a absolument aucune discussion sérieuse quant à l'existence du Beau, d'une sensation commune, partagée par des millions d'hommes, depuis l'Art Egyptien jusqu'à l'Art Moderne, depuis la Chine jusqu'à l'Europe et l'Amérique.

Le Beau peut prendre des formes différentes selon les cultures ou les civilisations. Il est reconnu comme Beau à l'intérieur de son domaine culturel, mais aussi à l'extérieur.

La peinture des lettrés chinois est très particulière, il est possible à titre individuel de ne pas l'apprécier, mais il serait faux de parler à son propos d'un Art du laid

Le Beau est tout simplement un fait vérifié par l'expérience de milliers de générations d'humains sur l'ensemble de la Terre.

Toutes les arguties ne changeront rien à ce fait.

Ce qui est subjectif ce sont les préférences des individus. Ce qui est subjectif c'est quand une personne préfère les fresques romanes ou l'art du gothique international à la peinture de la Renaissance Italienne.

Quand une personne préfère l'art du paysage ou la peinture de moeurs à la peinture religieuse.

Si on avait dit à Fra Angelico, à Raphaël ou à Rubens que le Beau n'existe pas et est affaire purement subjective, ils auraient haussé les épaules.

Non seulement le sentiment du Beau est un fait d'expérience, un bien commun à l'humanité, qui traverse les temps et les cultures, mais le Beau peut être ressenti alors que les idéologies qui ont inspiré les oeuvres d'art à une époque donnée, dans une région de la Terre, sont mortes en tant que croyances actives.

Il n'est pas nécessaire de croire dans les Esprits, les Dieux Egyptiens, Grecs, Hindous ou dans les Bouddhas pour apprécier la beauté de l'art des cavernes, de l'Egypte antique, de la Grèce, de l'Inde, ou de l'Asie du Sud Est.

De même, les représentations de Dieu et du monde qui sont celles des églises chrétiennes, qui ont été vivantes et profondément significatives pour les populations européennes pendant plus d'un millénaire, peuvent ne plus avoir de sens pour une très large majorité des populations de l'Europe de l'Ouest et du Nord au 21è siècle. Il reste cependant que ces populations, comme d'autres peuples dans d'autres cultures, peuvent reconnaître le Beau dans des oeuvres d'art dont les symboles ne sont plus idéologiquement significatifs pour elles, voire même leur paraissent absurdes. Les croyances changent mais le sentiment du Beau dure.

Mais une élite peut toujours tenter d' imposer la croyance que le Beau n'existe pas, et faire croire que le Laid est une valeur recommandable. L'art contemporain officiel en est la démonstration.

L'affirmation que le Beau n'existe pas, est purement subjectif, est une idée fausse, conçue et répandue au cours de la seconde moitié du 20è siècle pour des motifs idéologiques et économiques.

Les motifs idéologiques sont, notamment, que ce relativisme permet de justifier l'Art Laid officiel et que l'art laid est un critère de distinction entre les Eclairés et ceux qui ne le sont pas. L'homme peut en effet inventer des idéologies, des croyances, qui nient le Beau et le Bien. Cette capacité d'invention de croyances les plus diverses et contraires fait la différence entre l'homme et les animaux.

Outre les motifs idéologiques, cette affirmation permet aussi de fabriquer et de vendre du Laid, ce qui est une excellente affaire.

Cette idée profitable largement diffusée dans le grand public ressort tout simplement de la désinformation. A notre époque il est possible de répandre en quelques heures dans le monde entier une idée fausse, et la faire passer pour une vérité d'évidence à force de la répéter. Nos élites ne s'en privent pas.

 

THE BEAUTIFUL IS NOT SUBJECTIVE. THE BEAUTIFUL IS A FACT OF EXPERIENCE THAT TRANSCENDS THE CULTURES.

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

Contrary to an accepted idea, all new, considered as obvious in our time, the Beautiful is not subjective. No, the Beautiful is not only a matter of personal taste.

The proof that the Beau exists is that it is recognized and unanimously accepted by the public opinion, and that of the specialists, for millions of works whose creation dates range from - 3000 to the present day.

The abstract definitions must be left aside. The Philosophers have never succeeded in giving a satisfactory and incontestable definition of the Beautiful. But there is absolutely no serious discussion about the existence of Beauty, a common sensation shared by millions of people, from Egyptian Art to Modern Art, from China to Europe and America.

The Beautiful can take different forms according to cultures or civilizations. It is recognized as beautiful inside its cultural domain, but also outside.

The painting of the Chinese scholars is very peculiar, it is possible individually not to appreciate it, but it would be false to speak about it an Art of the ugly

The Beautiful is simply a fact verified by the experience of thousands of generations of humans over the entire Earth.

All the quibbles will not change this fact.

What is subjective what are the preferences of individuals. What is subjective is when a person prefers Romanesque frescoes or the art of international Gothic painting of the Italian Renaissance. When a person prefers the art of the landscape or the painting of morals to religious painting.

If someone had told to Fra Angelico, Raphaël or Rubens that beauty does not exist and is purely subjective matter, they would have shrugged.

Not only is the feeling of the Beautiful a fact of experience, a common heritage of humanity, which passes through times and cultures, but the Beautiful can be felt while the ideologies that inspired the works of art at a certain time, in a region of the Earth, have died as active beliefs.

There is no need to believe in spirits, in the Gods of the Egyptians, Greeks, Hindus or in the Buddhas for to appreciate the beauty of the cave art, or of the ancient Egypt, the Greece, of the India, or of South East Asia. Similarly, the representations of God and of the world, which are those of the Christian churches, which have been alive and profoundly meaningful to European populations for more than a millennium, may no longer make sense for a very large majority of the Western and Northern of the Europe in the 21st century. However, these populations, like other peoples in other cultures, can recognize the Beautiful in works of art whose the symbols are no longer ideologically significant for them, or even appear absurd to them. The beliefs change but the feeling of the Beautiful lasts. But an elite can always try to impose the belief that Beauty does not exist, and make believe that the Ugly is a recommendable value. The official contemporary art is its demonstration.

The assertion that Beauty does not exist, is purely subjective, is a false idea, conceived and spread in the second half of the 20th century for ideological and economic reasons. Man can indeed invent ideologies, beliefs, who deny the Beautiful and the Good. This capacity for invention of the most diverse and contrary beliefs makes the difference between man and animals.

The ideological motives are that this relativism makes it possible to justify the ugly art, the academic art , and that the ugly Art is a criterion of distinction between the Enlightened and those who are not.

In addition to the ideological motives, this statement also makes it possible to manufacture and sell the Laid, which is an excellent deal.

This profitable idea widely disseminated in the general public is simply a matter of disinformation. In our time it is possible to spread a false idea in a few hours in the whole world, and to make it pass for a truth of evidence by dint of repeating it. Our elites do not deprive themselves of it.

  

Edouard Manet 1832-1883. Paris. Chez la modiste. At the milliner's. 1881. Paris Orsay. Prêt du Fine Arts Museums de San Francisco. Oeuvre non achevée. Loan from the Fine Arts Museums of San Francisco. Work not completed

  

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

  

Frantisek Janoušek 1890-1943. Prague et Paris. Man from the underground. L'Homme des Bas Fonds. 1936. Prague Narodni galerie Veletrzni Palac

 

ART MODERNE : LE RENOUVELLEMENT DES FORMES

 

L'Art Moderne, annoncé dès le début du 20è siècle par les peintres romantiques (Delacroix) et les pré-impressionnistes a été un facteur tout à fait remarquable de renouvellement des formes esthétiques dans la peinture européenne.

Sa caractéristique essentielle est certainement sa volonté d'invention, de changement qui s'exprime en peinture, dans l'emploi des couleurs, dans la recherche d'un nouveau dessin, dans la diversité des thèmes abordés. On peut dire que la civilisation européenne se distingue d'autres grandes civilisations par cette recherche constante, à l'échelle des siècles, de l'innovation. Cela n'a pas été le cas par exemple des civilisations islamiques ou chinoises dont les valeurs ont infiniment plus accordé la priorité à la pérennité et au maintien des traditions. Une fois encore on constate que l'art est un révélateur des valeurs qui animent les sociétés.

 

Les techniques utilisées par les peintres européens, au cours du 19è siècle, pour créer un art nouveau sont multiples, sauf omission, on peut les recenser ainsi :

1°"La Peinture Plate": par exemple avec Manet, plus tard Gauguin, Maurice Denis, Raoul Dufy, les Nabis... Cette technique réduit ou supprime les volumes et la perspective et privilégie les lignes. Le peintre ne s'efforce plus de rendre le monde en trois dimensions, comme il l'a fait pendant des siècles. Le peintre propose une vision du monde qui accepte la planéité du tableau. L'artiste peint en deux dimensions. C'est un retour à une esthétique qui était celle de la peinture Byzantine, Romane et Gothique. Avec d'autres thèmes évidemment, puisque une des caractéristiques de l'art moderne est la raréfaction des motifs religieux, ou inspirés par l'antiquité grecque et romaine.

2° La décomposition de la lumière et des couleurs, en taches et en points."Le Tachisme". Les Préimpressionnistes (Ecole de Barbizon, Corot) Les Impressionnistes. Les Pointillistes (Seurat, Signac)

3° Les couleurs arbitraires ou symboliques. L'artiste s'écarte des couleurs "réelles", celles perçues par l'oeil et le cerveau humain, et invente des couleurs apparemment arbitraires: Gauguin, les Fauves, le symbolisme, le surréalisme ... C'est une technique que la peinture romane et gothique avaient mis en pratique très régulièrement.

4° La valorisation de l'Esquisse. L'esquisse a été pendant des siècles, seulement, ce que son nom indique : une Etude préparatoire à un tableau définitif. Au 19è l'esquisse devient un procédé définitif, terminal, d'expression artistique.

5° La décomposition de l'espace et des volumes du monde réel, en lignes et surfaces, plus ou moins synthétiques et significatives. (Cézanne, Braque).

6° La "multiplicité des points de vue" sur un objet ou un sujet. Technique qui cherche à rendre le réel comme si on le regardait, en même temps, depuis plusieurs points de l'espace. (Les Cubistes)

7° L'art Abstrait, enfin, une nouveauté à peu près totale dans l'art européen.

 

L'Art a toujours été, une manière de rêver le monde réel. Mais les nouvelles techniques de l'Art Moderne, s'éloignent toutes, de manière très intentionnelle, volontariste, de la représentation exacte du réel.

Les peintres tendent à créer un art dans lequel l'interprétation du réel l'emporte sur sa reproduction.

L'artiste "moderne" reproduit le réel, mais aussi le rêve et l'invente. Ces tendances ont abouti à l'art non figuratif, autrement appelé l'art abstrait.

Ce renouvellement des formes en peinture est total.

Il a apporté de nouvelles possibilités, très intéressantes, et très belles, d'expression artistique.

 

Il ne faut pas confondre Art Moderne et Art Contemporain. Ils ne recouvrent pas la même période. Ils n'ont pas les mêmes caractéristiques esthétiques ni les mêmes fondements idéologiques.

L'Art Moderne recouvre une période qui va depuis les pré-impressionnistes, vers 1850-60, jusqu'à la seconde guerre mondiale. C'est du moins la périodisation la plus couramment acceptée par les historiens de l'art.

D'autres historiens le font débuter un peu plus tardivement avec les post-impressionnistes et l'art abstrait, vers 1900. La définition la plus large est certainement la meilleure car les impressionnistes sont des artistes pleinement "modernes". On peut même penser que l'Art Moderne débute dès 1815, avec certains peintres romantiques comme le français Eugène Delacroix, ou avec William Turner, fantastique novateur, annonciateur de l'impressionnisme et de l'art non figuratif, qui meurt en 1853.

Ces deux artistes ont fait de l'esquisse un moyen d'expression artistique privilégié.

Les peintres de cette époque sont déjà profondément inspirés par la volonté d'innovation qui caractérise l'Art Moderne. La période de l'Art Moderne, extrêmement dynamique, est d'autre part, autre caractéristique majeure, riche de diversité. Elle s'inscrit tout à fait dans l'histoire de l'art européen. Elle ne renie pas le passé, l'art académique est tout à fait pratiqué, mais elle est aussi remarquablement créatrice d'oeuvres multiples, inventive de formes tout à fait nouvelles d'expression esthétique.

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L'Art Contemporain est postérieur à 1945. Certains fixent sa naissance dans les années 1950. On peut aussi prétendre, avec quelques raisons, que sa date de naissance, en tout cas idéologique et politique, est la création à New York du Moma par les Rockefeller (1929). Les dates sont bien sûr approximatives et certains peintres comme Picasso ou Miro appartiennent à l'esprit de l'Art Moderne, alors qu'ils restent très créatifs après 1945.

En peinture et en sculpture, la diversité fait alors place à une profonde uniformité dissimulée derrière les apparences de l'innovation et même de la provocation. L'explosion d'originalité et de non conformisme qui caractérise l'Art Moderne devient un Système qui se fige dans l'idéologiquement et l'esthétiquement correct. Contrairement à ce qu'il prétend être l'Art Contemporain, officiel, celui qui est installé dans les collections permanentes des musées, est un art figé, académique, épuisé par un système et une obsession : le Nouveau. C'est l'Art de la Table Rase du Passé : un art sans racines, réservé à une élite de prétendus "Comprenants".

  

MODERN ART: THE RENEWAL OF FORMS

Modern Art, announced from the beginning of the 20th century by the romantic painters (Delacroix) and pre-impressionists has been a factor quite remarkable renewal of aesthetic forms in European painting. Its essential characteristic is certainly his invention will, his desire for change, expressed in painting, in the use of colors, in the search for a new design, in the diversity of topics. It can be said that European civilization differs from other great civilizations through the constant research, on the scale of centuries, of innovation. This was not the case for example of Islamic and Chinese civilizations whose values have infinitely more given priority to the sustainability and the maintenance of traditions. Once again we see that art is a developer of the values that drive the societies.

 

The techniques used by European painters during the 19th century to create a new art, are many. Except omission, and we can enumerate:

1° "The Flat Painting", for example with Manet, Gauguin, Maurice Denis, the Nabis ... This technique reduces or removes volumes and perspective and focuses on lines. The painter no longer tries to represent the world in three dimensions, as he has done for centuries. The painter proposes a vision of the world that accepts the flatness of the table. The artist paints in two dimensions. She returned to an aesthetic that was practiced by the Byzantine painting, Roman and Gothic. With other themes obviously, since one of the features of modern art is the increasing scarcity of religious motives or inspired by Greek and Roman antiquity.

2° The decomposition of light and colors with spots and dots. "The Tachism". The Pre-Impressionists, the Barbizon School, Corot, The Impressionists. the Pointillist (Seurat, Signac)

3° The arbitrary and symbolic colors. The artist moves away of the colors "real", those perceived by the eye and the human brain, and invents arbitrary colors: Gauguin, the Fauves, symbolism, surrealism ... It is a technique that painting Romanesque and Gothic had practiced regularly.

4° The valorization of the Sketch. The sketch was, for centuries, only what its name indicates: a preparatory study for a final painting. In the 19th the sketch becomes a permanent process, terminal, completed, of artistic expression.

5° . The decomposition of space and volumes of the real world into lines and surfaces, more or less synthetic and significant. (Cézanne, Braque).

6° The "multiplicity of perspectives" on an object. Technique that seeks to make the real, as if you looked at him, at the same time, from several points of space. (The Cubist)

7° Abstract art, finally, a novelty almost complete in European art.

 

Art has always been a way to dream the real world. But news techniques of Modern Art, are moving away from, a manner very intentional, voluntarist, of the exact representation of reality.

The painters tend to create an art in which the interpretation of reality prevails over its reproduction.

The "modern" artist reproduces reality, but also the dream and invents it. These tendencies have led to non-figurative art, otherwise known as abstract art.

This renewal forms in painting is total.

It has brought new opportunities, exciting, and beautiful, artistic expression.

 

It must not confuse Modern and Contemporary Art. They do not cover the same period. They do not have the same aesthetic characteristics or the same ideological foundations.

The Modern Art covers a period that goes from pre-Impressionists, to 1850 to 1860, until the Second World War. This is at least the periodization most commonly accepted by art historians.

Other historians begin Modern Art a little later with the post-impressionist and abstract art, circa 1900. The broadest definition is certainly the best because Impressionist artists are fully "modern".

 

One may even think that Modern Art begins in 1815, with some romantic painters such as Eugène Delacroix, or William Turner, innovative fantastic, annunciator of the impressionism and non-figurative art, who died in 1853.

These two artists have made with the sketch a privileged means of artistic expression.

The painters of this period are already deeply inspired by the desire for innovation that characterizes modern art. The period of Modern Art, extremely dynamic, is the other, another major feature rich diversity. It fits perfectly in the history of European art. She does not repudiate the past, academic art is quite practiced, but it is also remarkably creative multiple works, inventive forms entirely new of aesthetic expression.

 

The Contemporary Art is subsequent to 1945. Some historians establish its birth in the 1950s.

One can also argue, with some reason, that his date of birth in any ideological and political cases, is the creation of the Moma in New York, by the Rockefeller (1929). The dates are of course approximate and certain painters like Picasso or Miro belong to the spirit of the Modern Art, while they remain very creative after 1945.

In painting and sculpture, diversity gives way to a profound uniformity dissimulated behind the appearances of innovation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes Modern Art becomes a system that freezes in the ideologically and the aesthetically correct.

 

In painting and sculpture, diversity gives way to a deep uniformity, hidden behind the appearances of innovation and even of the provocation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes modern art becomes a system that freezes in the ideologically and aesthetically correct. Contrary to what he claims to be, contemporary art, official, one installed in the permanent collections of museums, is a static, academic, exhausted by a system and an obsession: the New. This is the Art of the Table Rase of the Past of Europa : an art without roots, for the elite, so-called "comprenants".

  

“You can understand nothing about art, particularly modern art, if you do not understand that imagination is a value in itself.”

(Milan Kundera - French writer (born Czech), b.1929)

 

Located at the end of Rajpath, nearby India Gate, this building was a former residential palace of the Maharaja of Jaipur, hence known as Jaipur House.

It was designed by Sir Arthur Bloomfield in 1936, after the construction of Lutyens' Delhi, it became The National Gallery of Modern Art inaugurated by Vice-president Dr S.Radhakrishnan in 1954, in the presence of Prime Minister Jawaharlal Nehru.

Hermann Goetz (1898–1976), a noted German art historian became its first curator and in time it added new facilities such as Art restoration services, an Art reference Library and a Documentation Centre.

Then in 2009, a new wing was inaugurated adding almost six times the space to the existing gallery, with a new auditorium, a preview theatre, conservation laboratory, library and academic section as well as a cafeteria and museum shop.

It is the only institution of it's kind in the country, run and administered by the Government of India.

It represents the evolution of the changing art forms through the passage of more than a hundred years starting from about 1857.

In The stately Jaipur House are on display paintings, sculpture and graphic art dating from the mid 19th century to the present day.

More than 14,000 works includes works by artists such as Abanindranath Tagore, (especially his Advent of the Rainy Season, Twilight and Landscape), Nandalal Bose, Ramkumar Kinkar, Rabindranath Tagore, Binod Behari Mukherjee, Amrita Sher-Gil, Thomas Daniell, Raja Ravi Verma among others.

The foremost responsibility of the National Gallery of Modern Art is to ensure quality and set and maintain a standard of excellence that pervades all it's activities.

 

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Avec William Merritt Chase (1849.1926), nous sommes au cœur de l’art romantique et académique, l’époque de l’impressionnisme en somme. Aux Etats-Unis, nous baignons en peinture avec Cassatt, Sargent (pour lequel on le compare beaucoup pour ne pas le dénoncer comme honnête « imitateur ») ou ce cher Whistler avec lequel on pourrait lui trouver parfois quelques affinités dans les touches « japonisantes » (ils étaient amis par ailleurs). On le dit également beaucoup influencé par le peintre belge Alfred Stevens. Eclectique, prolifique sont aussi des qualités qu’on lui a largement attribué car cet artiste américain était capable de tout peindre : portraits, nus, scènes du quotidien, paysages, natures mortes, dans des tonalités dépouillées ou luxuriantes, sombres ou colorées selon le thème. Il y en a pour tous les goûts. William M.C. savait aussi travailler sur tout type de supports (huile, pastel, encre).

 

::: On lui reconnait deux formes essentielles de palettes et d’inspirations selon deux périodes de sa vie : la première rayonne de portraits élégants, style étudié à l’Académie de Munich entre 1872-1877. La seconde, suite aux années 1890, à des scènes de Long Island inspirées de l’impressionnisme français qui ont aussi largement contribué à sa réputation et son basculement notoire pour l’impressionnisme.

 

::: Il y aurait encore deux trois petites choses à retenir de son parcours : il fut président de la Society of American Artists (dont il démissionnera en 1902), il deviendra membre du groupe dissident des Dix –The Ten) après la mort de John Henry Twachtman.

 

::: Et enfin à noter que William Merritt Chase fut aussi le professeur de l’illustre Edward Hopper (1882-1967).

 

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With William Merritt Chase (1849.1926), we are at the heart of academic and romantic art, the era of Impressionism in fact. United States, we are immersed in painting with Cassatt, Sargent (for which many compared to not denounce him as honest "imitator") or the dear Whistler with whom he could find some similarities in some cases the keys "japanese" (they were friends elsewhere). It also says much influenced by the Belgian painter Alfred Stevens. Eclectic, prolific are also qualities that he has been widely attributed for this American artist was able to paint everything: portraits, nudes, scenes from everyday life, landscapes, still lifes, in tones skinned or lush, dark or colored depending on the theme . There's something for everyone. William C. knew also work on any type of media (oil, pastel, ink).

 

He recognizes two basic forms of pallets and inspirations into two periods of his life: the first portrait radiates elegant style studied at the Munich Academy between 1872-1877. The second, following 1890's scenes of Long Island, inspired by French Impressionism who also contributed to its reputation and notorious for tipping Impressionism.

 

There would be two or three things to remember from his career: he was president of the Society of American Artists (which he resigned in 1902), he will join the splinter group of the Ten The Ten) after the death of John Henry Twachtman.

 

::: And finally, note that William Merritt Chase was also the teacher of the famous Edward Hopper (1882-1967).

 

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William Merritt Chase

Study of a Girl in a Japanese dress ©

Ivan Klioune. 1873-1943. Composition sphérique non objective. Non-objective spherical composition. 1925. Thessalonique. Musée National d'art contemporain. Exposition temporaire Fondation Louis Vuitton. Paris.

 

UNE HISTOIRE DE LA PEINTURE PLATE (3)

 

L'Art Moderne ?

A partir des années 1830-1850 environ, les peintres romantiques, les premiers, puis les préé-impressionnistes, les impressionnistes, les post-impressionnistes, "les peintres modernes", parcourent, en sens inverse, le chemin qu'avaient pris les peintres de l'art Roman, de l'art Gothique et de "la Renaissance".

A partir de la deuxième moitié du 19è siècle beaucoup de peintres européens rejettent la précision et le réalisme du dessin, refusent la vérité des couleurs telles que nos sens les perçoivent. Les peintres rejettent l'exigence d'une représentation naturaliste et réaliste du monde. Une exigence technique, qui a caractérisée toute la peinture européenne, depuis le gothique tardif et la renaissance.

Finie "la tyrannie" de l'illusion des trois dimensions sur la surface plane du tableau. Vive "la liberté" de la peinture plate, qui épouse son support.

Les peintres suppriment la perspective et les volumes, reviennent à des formes stéréotypées et stylisées. Ils pratiquent le "tachisme", usent et abusent de l'esquisse, inventent les couleurs arbitraires, décomposent les volumes, multiplient les points de vue sur le même objet. Les peintres européens s'éloignent ainsi toujours plus d'une représentation fidèle du monde qui les entoure, pour proposer les plus diverses interprétations et reconstructions, voire même inventions, du réel.

Il est très clair que ce chemin est suivi de manière tout à fait volontariste.

Nous ne sommes plus dans la situation des peintres et des mosaïstes de l'Empire romain finissant, dont les techniques étaient dictées par leurs méconnaissances des règles, techniques, du bien faire. Les imperfections, techniques, de la peinture plate et de l'esquisse, s'imposent non pas comme une incapacité à bien représenter, mais comme une ouverture sur une esthétique nouvelle

 

Les artistes veulent faire du "Nouveau". C'est même une obsession. Et pour faire du nouveau, parfois, il n'y a rien de mieux que l'Ancien ! Mais il ne faut pas trop le dire !

Les visages stéréotypés et les grands yeux inexpressifs des peintures et mosaïques Paléo-chrétiennes et Byzantines retrouvent un charme "moderne" avec Modigliani.

Les corps de femme peuvent aussi se passer des modelés subtiles, et se réduire à des lignes, comme aux temps de Byzance, de la peinture Siennoise et du gothique international (Maurice Denis, Henri Matisse, Edward Munch....).

Masaccio, "moderne" en 1410 parce qu'il donne une épaisseur et un volume plus réaliste à ses personnages, devient un peintre académique en 1900 !

C'est ainsi que, contre les peintres académiques, classiques, accusés d'être réactionnaires et dépassés, Edouard Manet et ses successeurs reviennent à une interprétation stylisée, symbolique, suggestive, inventée, du monde qui les entoure. En fait ils empruntent beaucoup à l'esthétique de Ravenne, des fresques romanes, de Giotto, de l'école de Sienne, et du Gothique international. Une esthétique dont ils avaient évidemment une parfaite connaissance par leurs fréquentations assidues des musées et lieux artistiques européens, leurs voyages en Italie...

Evidemment ces techniques s'appliquent à des thèmes tous différents de ceux de l'époque gothique. Mais c'est un autre aspect de l'histoire de la peinture européenne.

Au bout de ce chemin, la peinture européenne aboutit à l'art abstrait, non figuratif.

En effet, de simplifications et stylisations en synthèses, et d'interprétations et suggestions en inventions, les peintres s'éloignent toujours plus d'une représentation naturaliste et réaliste du réel, le réel tel que les hommes le perçoivent par leurs yeux, et finissent par le quitter.

Les villages et les églises de Lyonel Feininger ne sont bientôt plus que des lignes qui s'entrecroisent.

  

A HISTORY OF THE FLAT PAINTING (3)

 

Modern Art ?

From the years 1830-1850 approximately, The European Romantic painters, the firsts, then the pre-Impressionists, Impressionists, Post-Impressionists, in short the "moderns painters", browse, in the opposite direction, the path that have followed the painters of the Roman art, Gothic art, and "Renaissance."

From the second half of the 19th century, many European painters reject the accuracy and the realism of the drawing, are refusing the truth of the colors, such as our senses perceive them. The Painters reject the requirement of a naturalistic and realistic representation of the world. A technical requirement, which has characterized all European painting since the late Gothic and Renaissance.

Finished the "tyranny" of the illusion of the three dimensions on the flat surface of the painting. Long live the "freedom" of the flat paint, who marries his support.

The painters suppress the perspective and the volumes. They return to stereotyped and stylized forms. They practice the "tachisme", use and abuse of the sketch, invent the arbitrary colors, decompose the volumes, multiply the points of view on the same subject. The European painters move away so always more than a true representation of the world around them, for propose the most diverse interpretations and reconstructions and even inventions, of the real.

It is very clear that this path is followed entirely voluntarist.

We are no longer in the situation of the painters and mosaic artists of the late Roman Empire, whose techniques were dictated by their misunderstandings of the rules, technical, of the doing well. The imperfections, technical, of the flat painting and of the sketching, are needed not as an inability to well represent, but as a an opening on a new aesthetic.

The European artists want to make the "New", this is even an obsession. And to make the New, sometimes there's nothing better than the Old!

But Just don't say it too much!

The stereotyped faces and the big eyes expressionless of the paintings and mosaics Paleo-Christian and Byzantine found a charm "modern" with Modigliani.

The female body can also dispense with subtle patterns, and be reduced to lines, as in the time of Byzantium and Gothic painting XIVth international (Maurice Denis, Henri Matisse, Edward Munch...)

Masaccio, "modern" in 1410 because it gives a more realistic thickness and volumes to his characters, becomes an academic painter in 1900!

Thus, against the academic painters, classics, accused of being reactionary and surpassed, Edouard Manet and his followers return to a stylized interpretation, symbolic, suggestive, invented, of the world around them. In fact they borrow much from the aesthetics of Ravenna, of the Romanesque frescoes, of Giotto, of the Siena School, and of the International Gothic. An aesthetic which they obviously had a perfect knowledge of their courtship of European museums and artistic venues, their travels in Italy ...

Obviously these techniques apply to themes all differents from those of the Gothic period. But this is another aspect of the history of European painting.

At the end of this road, European painting comes to abstract art, non-figurative art.

Indeed, from simplification and stylisation into syntheses, from interpretations and suggestions into inventions, the painters always away more than a naturalistic and realistic representation of the real, this real, as men perceive with their eyes, and eventually leave him.

The villages and churches of Lyonel Feininger are soon more than lines that intersect.

  

At a time when even mega-malls are trembling in front of the Amazons of this world, I have the chance to live in a neighborhood of Montreal with a commercial street that is doing pretty well. It is still possible to shop on foot on Fleury Street. It has two main business areas with each their merchant association, FLO in the west and La Promenade Fleury in the east.

 

Competition obligates, each association held its summer promotion last weekend. Basically, these are sidewalk sales with street closure to traffic for three days. I live in the east, a block from Fleury East. This year's edition was interesting for its social aspect. The entire street front of the St-Paul-de-la-Croix Church was occupied by social organizations including the church itself and environmental movements. By a curious reversal of the situation, the parish is now animated by a missionary priest of Haitian origin, Father Désiré, who seems to have breathed new life into it and a given it a social presence.

 

On a sadder note, a little further east on the street, the organizers had allowed a car dealer to occupy the pavement without any consideration for the temporary pedestrianization of the street. Go figure what went through their minds.

 

To the west, there was a small scene. On Friday, three young musicians simply presented under the name of their keyboardist, Vivian, offered a well-paced show. A passer-by told me that their sound reminded him of the heydays of Weather Report. I’m sure they will eventually find a sound to call their own. They weren’t born when Weather Report was popular!

 

They were on the street at the invitation of a group that will organize a new festival of music and emerging arts in the neighborhood this fall, Artival Ahuntsic. Vivian told me after the show that this was their very first performance after a week playing together and that the band had just found a name: Moodring.

 

While I enjoyed their performance a couple of neighbors came to meet me. The lady, a recently retired director of a well-known nearby high school, introduced me to Gloria who is the graphic designer and treasurer of Artival.

You see her here in front of the scene where the trio is playing.

 

It was Gloria who designed the festival’s website. Like many of the members of the team, she has artistic and musical skills. Gloria later introduced me to her colleague Lorenzo, the organization's coordinator. Like Gloria, he sang several years in a choir. Among other activities, he now runs a vocal group.

The next day, I saw them both in a group of singers on the same stage. These young people have admirable academic trajectories and seem to have taken their future into their own hands.

 

The first edition of Artival will take place on the grounds of the Sophie-Barat high school on the first and second days of September.

 

You can find out more about it at the following link: artivalahuntsic.com/artistes__trashedequipe/

I wish Gloria a great success in her personal projects and the same to the young organization of and each member of its team whole team.

 

À l’époque où même les méga-centres commerciaux tremblent devant les Amazons de ce monde, j’ai la chance de vivre dans un quartier de Montréal avec une rue commerciale qui se porte plutôt bien. Il est encore possible de faire des achats à pied sur la rue Fleury. Elle a deux secteurs commerciaux principaux avec chacun leur association de marchands, FLO dans l’ouest et La Promenade Fleury, dans l’est.

 

Concurrence oblige, chaque association tenait sa promotion la fin de semaine dernière. Fondamentalement, ce sont des ventes de trottoirs avec fermeture de la rue à la circulation automobile pendant trois jours.

 

J’habite dans l’est, à un coin de rue de Fleury est. L’édition de cette année était intéressante pour son volet social. Tout le bloc devant l’église St-Paul-de-la-croix était occupé par des organismes sociaux, incluant l’église elle-même, et des mouvements environnementaux. Par un curieux renversement de situation, la paroisse est maintenant animée par un curé missionnaire d’origine haïtienne, le père Désiré, qui semble lui avoir insufflé un nouveau souffle et une vie citoyenne.

 

Seule ombre au tableau, un peu plus loin, les organisateurs avaient permis à un concessionnaire automobile d’occuper la chaussée sans aucune considération pour la piétonisation temporaire de la rue. Je ne sais pas ce qui leur a passé par la tête.

 

Un peu plus à l’ouest, il y avait une petite scène. Vendredi, trois jeunes musiciens simplement présentés sous le prénom de la claviériste, Vivian, offrait un spectacle bien rythmé. Un passant m’a dit que leur son lui rappelait la belle époque de Weather Report. Ils se trouveront bien un son à eux. Ils n’étaient pas nés quand Weather Report était populaire!

Ils étaient sur la rue à l’invitation d’un groupe qui organisera un tout nouveau festival de musique et d’arts émergents dans le quartier cet automne, Artival Ahuntsic. Vivian m’a précisé après le spectacle qu’il s’agissait de leur toute première prestation après une semaine à jouer ensemble et que le groupe venait de se trouver un nom : Moodring.

Pendant que j’appréciais leur prestation, un couple de voisins est venu à ma rencontre. La dame, une directrice de niveau récemment retraitée d’une école secondaire réputée du quartier, m’a présentée Gloria qui est la graphiste et trésorière d’Artival.

 

Vous la voyez ici devant la scène où jouait le trio.

C’est Gloria qui a conçu le site web du festival. Comme plusieurs des membres de l’équipe, elle a des aptitudes artistiques et musicales. Gloria m’a plus tard à son tour présenté son collègue Lorenzo, coordonnateur de l’organisme. Tout comme Gloria, il a chanté plusieurs années dans une chorale. Parmi d’autres activités, Il dirige maintenant un groupe vocal.

 

Je lendemain, je les ai d’ailleurs vu tous les deux au sien d’un groupe de chanteurs sur la même scène. Ces jeunes ont de beaux parcours académique et semblent bien avoir pris leur avenir en main.

 

La première édition d’Artival aura lieu sur le terrain de l’école secondaire Sophie-Barat le premier et le deux septembre prochain.

 

Vous pouvez en savoir plus au lien suivant : artivalahuntsic.com/artistes__trashedequipe/

Je souhaite un bon succès à Gloria dans ses projets personnels de même qu’au jeune organisme au jeune organisme et à toute son équipe.

 

This is my sixteenth submission to The Human Family group.

Visit the group here to see more portraits and stories: www.flickr.com/groups/thehumanfamily.

 

Pierre Puvis de Chavannes. 1824-1898. Paris.

Jean Cavalier jouant le choral de Luther devant sa mère mourante. Jean Cavalier playing the chorus of Luther in front of his dying mother.

1851. Lyon. Musée des Beaux Arts.

(Jean Cavalier 1671-1740) est un chef protestant français.

(Jean Cavalier 1671-1740) is a French Protestant leader.

 

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Pierre Puvis de Chavannes. 1824-1898. Paris.

La pêcheuse. The fisherwoman. Louvre.

 

Les thèmes de la peinture de Puvis de Chavannes sont le plus souvent très classiques, très académiques. Mais son style est très moderniste par certains aspects et notamment ses réminiscences de l'esthétique de la "peinture plate" caractéristique de l'art roman et gothique. Pierre Puvis de Chavannes découpe ses sujets très distinctement en silhouettes dont les volumes sont estompés sur un paysage dont la perspective est elle aussi réduite.

 

The themes of Puvis de Chavannes' painting are usually very classical, very academic. But his style is very modernist in certain respects and particularly his reminiscences of the aesthetics of the "flat painting" characteristic of Romanesque and Gothic art. Pierre Puvis de Chavannes cut his subjects very distinctly into silhouettes whose volumes are dimned on a landscape whose perspective is also reduced.

  

1815-1940 UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

   

Lviv National Academic Theatre of Opera and Ballet is an opera house located in Lviv, Ukraine's largest western city and one of its historic cultural centers.

According to the inscription in the theater lobby, the building was constructed between 1897 and 1900, and has remained standing throughout several changes in history. For four decades, the theater was known as the Ivan Franko Lviv State Academic Theatre of Opera and Ballet, having been rechristened in 1956 after the city's famous poet and political activist on the centenary of his birth. In 2000, the Lviv Opera celebrated its own centennial with another rechristening, this time after one of the city's native daughters, Solomiya Krushelnytska, a renowned soprano of the early 20th century.

The Lviv Theatre of Opera and Ballet is built in the classical tradition with using forms and details of Renaissance and Baroque architecture, also known as the Viennese neo-Renaissance style. The stucco mouldings and oil paintings on the walls and ceilings of the multi-tiered auditorium and foyer give it a richly festive appearance. The Opera's imposing facade is opulently decorated with numerous niches, Corinthian columns, pilasters, balustrades, cornices, statues, reliefs and stucco garlands. Standing in niches on either side of the main entrance are allegorical figures representing Comedy and Tragedy; figures of muses embellish the top of the cornice. The building is crowned by large bronze statues, symbolizing Glory, Poetry and Music.

The theatre, beautifully decorated inside and outside, became a centrefold of the achievements in sculpture and painting of Western Europe at the end of the 19th century.

Alfred Sisley 1839-1899. Paris. La neige à Louveciennes. The snow in Louveciennes. Paris Orsay

 

ART MODERNE : LE RENOUVELLEMENT DES FORMES

 

L'Art Moderne, annoncé dès le début du 20è siècle par les peintres romantiques (Delacroix) et les pré-impressionnistes a été un facteur tout à fait remarquable de renouvellement des formes esthétiques dans la peinture européenne.

Sa caractéristique essentielle est certainement sa volonté d'invention, de changement qui s'exprime en peinture, dans l'emploi des couleurs, dans la recherche d'un nouveau dessin, dans la diversité des thèmes abordés. On peut dire que la civilisation européenne se distingue d'autres grandes civilisations par cette recherche constante, à l'échelle des siècles, de l'innovation. Cela n'a pas été le cas par exemple des civilisations islamiques ou chinoises dont les valeurs ont infiniment plus accordé la priorité à la pérennité et au maintien des traditions. Une fois encore on constate que l'art est un révélateur des valeurs qui animent les sociétés.

 

Les techniques utilisées par les peintres européens, au cours du 19è siècle, pour créer un art nouveau sont multiples, sauf omission, on peut les recenser ainsi :

1°"La Peinture Plate": par exemple avec Manet, plus tard Gauguin, Maurice Denis, Raoul Dufy, les Nabis... Cette technique réduit ou supprime les volumes et la perspective et privilégie les lignes. Le peintre ne s'efforce plus de rendre le monde en trois dimensions, comme il l'a fait pendant des siècles. Le peintre propose une vision du monde qui accepte la planéité du tableau. L'artiste peint en deux dimensions. C'est un retour à une esthétique qui était celle de la peinture Byzantine, Romane et Gothique. Avec d'autres thèmes évidemment, puisque une des caractéristiques de l'art moderne est la raréfaction des motifs religieux, ou inspirés par l'antiquité grecque et romaine.

2° La décomposition de la lumière et des couleurs, en taches et en points."Le Tachisme". Les Préimpressionnistes (Ecole de Barbizon, Corot) Les Impressionnistes. Les Pointillistes (Seurat, Signac)

3° Les couleurs arbitraires ou symboliques. L'artiste s'écarte des couleurs "réelles", celles perçues par l'oeil et le cerveau humain, et invente des couleurs apparemment arbitraires: Gauguin, les Fauves, le symbolisme, le surréalisme ... C'est une technique que la peinture romane et gothique avaient mis en pratique très régulièrement.

4° La valorisation de l'Esquisse. L'esquisse a été pendant des siècles, seulement, ce que son nom indique : une Etude préparatoire à un tableau définitif. Au 19è l'esquisse devient un procédé définitif, terminal, d'expression artistique.

5° La décomposition de l'espace et des volumes du monde réel, en lignes et surfaces, plus ou moins synthétiques et significatives. (Cézanne, Braque).

6° La "multiplicité des points de vue" sur un objet ou un sujet. Technique qui cherche à rendre le réel comme si on le regardait, en même temps, depuis plusieurs points de l'espace. (Les Cubistes)

 

L'Art a toujours été, une manière de rêver le monde réel. Mais les nouvelles techniques de l'Art Moderne, s'éloignent toutes, de manière très intentionnelle, volontariste, de la représentation exacte du réel.

Les peintres tendent à créer un art dans lequel l'interprétation du réel l'emporte sur sa reproduction.

L'artiste "moderne" reproduit le réel, mais aussi le rêve et l'invente. Ces tendances ont abouti à l'art non figuratif, autrement appelé l'art abstrait.

Ce renouvellement des formes en peinture est total.

Il a apporté de nouvelles possibilités, très intéressantes, et très belles, d'expression artistique.

 

Il ne faut pas confondre Art Moderne et Art Contemporain. Ils ne recouvrent pas la même période. Ils n'ont pas les mêmes caractéristiques esthétiques ni les mêmes fondements idéologiques.

L'Art Moderne recouvre une période qui va depuis les pré-impressionnistes, vers 1850-60, jusqu'à la seconde guerre mondiale. C'est du moins la périodisation la plus couramment acceptée par les historiens de l'art.

D'autres historiens le font débuter un peu plus tardivement avec les post-impressionnistes et l'art abstrait, vers 1900. La définition la plus large est certainement la meilleure car les impressionnistes sont des artistes pleinement "modernes". On peut même penser que l'Art Moderne débute dès 1815, avec certains peintres romantiques comme le français Eugène Delacroix, ou avec William Turner, fantastique novateur, annonciateur de l'impressionnisme et de l'art non figuratif, qui meurt en 1853.

Ces deux artistes ont fait de l'esquisse un moyen d'expression artistique privilégié.

Les peintres de cette époque sont déjà profondément inspirés par la volonté d'innovation qui caractérise l'Art Moderne. La période de l'Art Moderne, extrêmement dynamique, est d'autre part, autre caractéristique majeure, riche de diversité. Elle s'inscrit tout à fait dans l'histoire de l'art européen. Elle ne renie pas le passé, l'art académique est tout à fait pratiqué, mais elle est aussi remarquablement créatrice d'oeuvres multiples, inventive de formes tout à fait nouvelles d'expression esthétique.

.

L'Art Contemporain est postérieur à 1945. Certains fixent sa naissance dans les années 1950. On peut aussi prétendre, avec quelques raisons, que sa date de naissance, en tout cas idéologique et politique, est la création à New York du Moma par les Rockefeller (1929). Les dates sont bien sûr approximatives et certains peintres comme Picasso ou Miro appartiennent à l'esprit de l'Art Moderne, alors qu'ils restent très créatifs après 1945.

En peinture et en sculpture, la diversité fait alors place à une profonde uniformité dissimulée derrière les apparences de l'innovation et même de la provocation. L'explosion d'originalité et de non conformisme qui caractérise l'Art Moderne devient un Système qui se fige dans l'idéologiquement et l'esthétiquement correct. Contrairement à ce qu'il prétend être l'Art Contemporain, officiel, celui qui est installé dans les collections permanentes des musées, est un art figé, académique, épuisé par un système et une obsession : le Nouveau. C'est l'Art de la Table Rase du Passé : un art sans racines, réservé à une élite de prétendus "Comprenants".

  

MODERN ART: THE RENEWAL OF FORMS

Modern Art, announced from the beginning of the 20th century by the romantic painters (Delacroix) and pre-impressionists has been a factor quite remarkable renewal of aesthetic forms in European painting. Its essential characteristic is certainly his invention will, his desire for change, expressed in painting, in the use of colors, in the search for a new design, in the diversity of topics. It can be said that European civilization differs from other great civilizations through the constant research, on the scale of centuries, of innovation. This was not the case for example of Islamic and Chinese civilizations whose values have infinitely more given priority to the sustainability and the maintenance of traditions. Once again we see that art is a developer of the values that drive the societies.

 

The techniques used by European painters during the 19th century to create a new art, are many. Except omission, and we can enumerate:

1° "The Flat Painting", for example with Manet, Gauguin, Maurice Denis, the Nabis ... This technique reduces or removes volumes and perspective and focuses on lines. The painter no longer tries to represent the world in three dimensions, as he has done for centuries. The painter proposes a vision of the world that accepts the flatness of the table. The artist paints in two dimensions. She returned to an aesthetic that was practiced by the Byzantine painting, Roman and Gothic. With other themes obviously, since one of the features of modern art is the increasing scarcity of religious motives or inspired by Greek and Roman antiquity.

2° The decomposition of light and colors with spots and dots. "The Tachism". The Pre-Impressionists, the Barbizon School, Corot, The Impressionists. the Pointillist (Seurat, Signac)

3° The arbitrary and symbolic colors. The artist moves away of the colors "real", those perceived by the eye and the human brain, and invents arbitrary colors: Gauguin, the Fauves, symbolism, surrealism ... It is a technique that painting Romanesque and Gothic had practiced regularly.

4° The valorization of the Sketch. The sketch was, for centuries, only what its name indicates: a preparatory study for a final painting. In the 19th the sketch becomes a permanent process, terminal, completed, of artistic expression.

5° . The decomposition of space and volumes of the real world into lines and surfaces, more or less synthetic and significant. (Cézanne, Braque).

6° The "multiplicity of perspectives" on an object. Technique that seeks to make the real, as if you looked at him, at the same time, from several points of space. (The Cubist)

  

Art has always been a way to dream the real world. But news techniques of Modern Art, are moving away from, a manner very intentional, voluntarist, of the exact representation of reality.

The painters tend to create an art in which the interpretation of reality prevails over its reproduction.

The "modern" artist reproduces reality, but also the dream and invents it. These tendencies have led to non-figurative art, otherwise known as abstract art.

This renewal forms in painting is total.

It has brought new opportunities, exciting, and beautiful, artistic expression.

 

It must not confuse Modern and Contemporary Art. They do not cover the same period. They do not have the same aesthetic characteristics or the same ideological foundations.

The Modern Art covers a period that goes from pre-Impressionists, to 1850 to 1860, until the Second World War. This is at least the periodization most commonly accepted by art historians.

Other historians begin Modern Art a little later with the post-impressionist and abstract art, circa 1900. The broadest definition is certainly the best because Impressionist artists are fully "modern".

 

One may even think that Modern Art begins in 1815, with some romantic painters such as Eugène Delacroix, or William Turner, innovative fantastic, annunciator of the impressionism and non-figurative art, who died in 1853.

These two artists have made with the sketch a privileged means of artistic expression.

The painters of this period are already deeply inspired by the desire for innovation that characterizes modern art. The period of Modern Art, extremely dynamic, is the other, another major feature rich diversity. It fits perfectly in the history of European art. She does not repudiate the past, academic art is quite practiced, but it is also remarkably creative multiple works, inventive forms entirely new of aesthetic expression.

 

The Contemporary Art is subsequent to 1945. Some historians establish its birth in the 1950s.

One can also argue, with some reason, that his date of birth in any ideological and political cases, is the creation of the Moma in New York, by the Rockefeller (1929). The dates are of course approximate and certain painters like Picasso or Miro belong to the spirit of the Modern Art, while they remain very creative after 1945.

In painting and sculpture, diversity gives way to a profound uniformity dissimulated behind the appearances of innovation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes Modern Art becomes a system that freezes in the ideologically and the aesthetically correct.

 

In painting and sculpture, diversity gives way to a deep uniformity, hidden behind the appearances of innovation and even of the provocation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes modern art becomes a system that freezes in the ideologically and aesthetically correct. Contrary to what he claims to be, contemporary art, official, one installed in the permanent collections of museums, is a static, academic, exhausted by a system and an obsession: the New. This is the Art of the Table Rase of the Past of Europa : an art without roots, for the elite, so-called "comprenants".

 

Filippo Lippi. 1407-1469. Florence. Madonna Trivulzio.

Vierge à l'Enfant avec des Saints et des Anges. Virgin and Child with Saints and Angels. Vers 1430.

Milan Pinacoteca Castello Sforzesco.

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LE BEAU N'EST PAS SUBJECTIF. LE BEAU EST UN FAIT D'EXPERIENCE QUI TRANSCENDE LES CULTURES.

 

"Le monde discerne la beauté, et, par là le laid se révèle. Le monde reconnaît le bien et, par là le mal se révèle."

Dao De Jing, le Livre de la Voie et de la Vertu

LAO TSEU (Laozi)

 

"The world discerns beauty, and hence the ugly is revealed. The world recognizes good and hence evil is revealed."

Dao De Jing, the Book of the Way and Virtue

LAO TSEU (Laozi)

  

"Tout l’art florentin depuis Giotto et tout au long du Quattrocento, possède cette stupéfiante qualité de vérité absolue, reconnue. L’effet immédiat d’un grand Giotto ou d’un Masaccio est de laisser le spectateur sans voix. Cela s’appelait autrefois la Beauté."

MARIE MAC CARTHY "Les Pierres de Florence" 1956.

Contrairement à une idée reçue, toute nouvelle, considérée comme une évidence à notre époque, le Beau n'est pas subjectif. Non, le Beau n'est pas seulement une question de goût personnel.

La preuve que le Beau existe est qu'il est reconnu et admis de manière unanime par les opinions publiques, et celle des spécialistes, pour des millions d' oeuvres dont les dates de création vont de - 3000 à nos jours.

Il faut laisser de côté les définitions abstraites. Les Philosophes n'ont jamais réussi à donner une définition satisfaisante et incontestable du Beau. Mais il n'y a absolument aucune discussion sérieuse quant à l'existence du Beau, d'une sensation commune, partagée par des millions d'hommes, depuis l'Art Egyptien jusqu'à l'Art Moderne, depuis la Chine jusqu'à l'Europe et l'Amérique.

Le Beau peut prendre des formes différentes selon les cultures ou les civilisations. Il est reconnu comme Beau à l'intérieur de son domaine culturel, mais aussi à l'extérieur.

La peinture des lettrés chinois est très particulière, il est possible à titre individuel de ne pas l'apprécier, mais il serait faux de parler à son propos d'un Art du laid

Le Beau est tout simplement un fait vérifié par l'expérience de milliers de générations d'humains sur l'ensemble de la Terre.

Toutes les arguties ne changeront rien à ce fait.

Ce qui est subjectif ce sont les préférences des individus. Ce qui est subjectif c'est quand une personne préfère les fresques romanes ou l'art du gothique international à la peinture de la Renaissance Italienne.

Quand une personne préfère l'art du paysage ou la peinture de moeurs à la peinture religieuse.

Si on avait dit à Fra Angelico, à Raphaël ou à Rubens que le Beau n'existe pas et est affaire purement subjective, ils auraient haussé les épaules.

Non seulement le sentiment du Beau est un fait d'expérience, un bien commun à l'humanité, qui traverse les temps et les cultures, mais le Beau peut être ressenti alors que les idéologies qui ont inspiré les oeuvres d'art à une époque donnée, dans une région de la Terre, sont mortes en tant que croyances actives.

Il n'est pas nécessaire de croire dans les Esprits, les Dieux Egyptiens, Grecs, Hindous ou dans les Bouddhas pour apprécier la beauté de l'art des cavernes, de l'Egypte antique, de la Grèce, de l'Inde, ou de l'Asie du Sud Est.

De même, les représentations de Dieu et du monde qui sont celles des églises chrétiennes, qui ont été vivantes et profondément significatives pour les populations européennes pendant plus d'un millénaire, peuvent ne plus avoir de sens pour une très large majorité des populations de l'Europe de l'Ouest et du Nord au 21è siècle. Il reste cependant que ces populations, comme d'autres peuples dans d'autres cultures, peuvent reconnaître le Beau dans des oeuvres d'art dont les symboles ne sont plus idéologiquement significatifs pour elles, voire même leur paraissent absurdes. Les croyances changent mais le sentiment du Beau dure.

Mais une élite peut toujours tenter d' imposer la croyance que le Beau n'existe pas, et faire croire que le Laid est une valeur recommandable. L'art contemporain officiel en est la démonstration.

L'affirmation que le Beau n'existe pas, est purement subjectif, est une idée fausse, conçue et répandue au cours de la seconde moitié du 20è siècle pour des motifs idéologiques et économiques.

Les motifs idéologiques sont, notamment, que ce relativisme permet de justifier l'Art Laid officiel et que l'art laid est un critère de distinction entre les Eclairés et ceux qui ne le sont pas. L'homme peut en effet inventer des idéologies, des croyances, qui nient le Beau et le Bien. Cette capacité d'invention de croyances les plus diverses et contraires fait la différence entre l'homme et les animaux.

Outre les motifs idéologiques, cette affirmation permet aussi de fabriquer et de vendre du Laid, ce qui est une excellente affaire.

Cette idée profitable largement diffusée dans le grand public ressort tout simplement de la désinformation. A notre époque il est possible de répandre en quelques heures dans le monde entier une idée fausse, et la faire passer pour une vérité d'évidence à force de la répéter. Nos élites ne s'en privent pas.

 

THE BEAUTIFUL IS NOT SUBJECTIVE. THE BEAUTIFUL IS A FACT OF EXPERIENCE THAT TRANSCENDS THE CULTURES.

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

Contrary to an accepted idea, all new, considered as obvious in our time, the Beautiful is not subjective. No, the Beautiful is not only a matter of personal taste.

The proof that the Beau exists is that it is recognized and unanimously accepted by the public opinion, and that of the specialists, for millions of works whose creation dates range from - 3000 to the present day.

The abstract definitions must be left aside. The Philosophers have never succeeded in giving a satisfactory and incontestable definition of the Beautiful. But there is absolutely no serious discussion about the existence of Beauty, a common sensation shared by millions of people, from Egyptian Art to Modern Art, from China to Europe and America.

The Beautiful can take different forms according to cultures or civilizations. It is recognized as beautiful inside its cultural domain, but also outside.

The painting of the Chinese scholars is very peculiar, it is possible individually not to appreciate it, but it would be false to speak about it an Art of the ugly

The Beautiful is simply a fact verified by the experience of thousands of generations of humans over the entire Earth.

All the quibbles will not change this fact.

What is subjective what are the preferences of individuals. What is subjective is when a person prefers Romanesque frescoes or the art of international Gothic painting of the Italian Renaissance. When a person prefers the art of the landscape or the painting of morals to religious painting.

If someone had told to Fra Angelico, Raphaël or Rubens that beauty does not exist and is purely subjective matter, they would have shrugged.

Not only is the feeling of the Beautiful a fact of experience, a common heritage of humanity, which passes through times and cultures, but the Beautiful can be felt while the ideologies that inspired the works of art at a certain time, in a region of the Earth, have died as active beliefs.

There is no need to believe in spirits, in the Gods of the Egyptians, Greeks, Hindus or in the Buddhas for to appreciate the beauty of the cave art, or of the ancient Egypt, the Greece, of the India, or of South East Asia. Similarly, the representations of God and of the world, which are those of the Christian churches, which have been alive and profoundly meaningful to European populations for more than a millennium, may no longer make sense for a very large majority of the Western and Northern of the Europe in the 21st century. However, these populations, like other peoples in other cultures, can recognize the Beautiful in works of art whose the symbols are no longer ideologically significant for them, or even appear absurd to them. The beliefs change but the feeling of the Beautiful lasts. But an elite can always try to impose the belief that Beauty does not exist, and make believe that the Ugly is a recommendable value. The official contemporary art is its demonstration.

The assertion that Beauty does not exist, is purely subjective, is a false idea, conceived and spread in the second half of the 20th century for ideological and economic reasons. Man can indeed invent ideologies, beliefs, who deny the Beautiful and the Good. This capacity for invention of the most diverse and contrary beliefs makes the difference between man and animals.

The ideological motives are that this relativism makes it possible to justify the ugly art, the academic art , and that the ugly Art is a criterion of distinction between the Enlightened and those who are not.

In addition to the ideological motives, this statement also makes it possible to manufacture and sell the Laid, which is an excellent deal.

This profitable idea widely disseminated in the general public is simply a matter of disinformation. In our time it is possible to spread a false idea in a few hours in the whole world, and to make it pass for a truth of evidence by dint of repeating it. Our elites do not deprive themselves of it.

  

Christopher Richard Wynne Nevinson. 1889-1946. The Soul of the Soulless City. (New York) 1920. Londres. Tate Britain.

 

ART MODERNE : LE RENOUVELLEMENT DES FORMES

 

L'Art Moderne, annoncé dès le début du 20è siècle par les peintres romantiques (Delacroix) et les pré-impressionnistes a été un facteur tout à fait remarquable de renouvellement des formes esthétiques dans la peinture européenne.

Sa caractéristique essentielle est certainement sa volonté d'invention, de changement qui s'exprime en peinture, dans l'emploi des couleurs, dans la recherche d'un nouveau dessin, dans la diversité des thèmes abordés. On peut dire que la civilisation européenne se distingue d'autres grandes civilisations par cette recherche constante, à l'échelle des siècles, de l'innovation. Cela n'a pas été le cas par exemple des civilisations islamiques ou chinoises dont les valeurs ont infiniment plus accordé la priorité à la pérennité et au maintien des traditions. Une fois encore on constate que l'art est un révélateur des valeurs qui animent les sociétés.

 

Les techniques utilisées par les peintres européens, au cours du 19è siècle, pour créer un art nouveau sont multiples, sauf omission, on peut les recenser ainsi :

1°"La Peinture Plate": par exemple avec Manet, plus tard Gauguin, Maurice Denis, Raoul Dufy, les Nabis... Cette technique réduit ou supprime les volumes et la perspective et privilégie les lignes. Le peintre ne s'efforce plus de rendre le monde en trois dimensions, comme il l'a fait pendant des siècles. Le peintre propose une vision du monde qui accepte la planéité du tableau. L'artiste peint en deux dimensions. C'est un retour à une esthétique qui était celle de la peinture Byzantine, Romane et Gothique. Avec d'autres thèmes évidemment, puisque une des caractéristiques de l'art moderne est la raréfaction des motifs religieux, ou inspirés par l'antiquité grecque et romaine.

2° La décomposition de la lumière et des couleurs, en taches et en points."Le Tachisme". Les Préimpressionnistes (Ecole de Barbizon, Corot) Les Impressionnistes. Les Pointillistes (Seurat, Signac)

3° Les couleurs arbitraires ou symboliques. L'artiste s'écarte des couleurs "réelles", celles perçues par l'oeil et le cerveau humain, et invente des couleurs apparemment arbitraires: Gauguin, les Fauves, le symbolisme, le surréalisme ... C'est une technique que la peinture romane et gothique avaient mis en pratique très régulièrement.

4° La valorisation de l'Esquisse. L'esquisse a été pendant des siècles, seulement, ce que son nom indique : une Etude préparatoire à un tableau définitif. Au 19è l'esquisse devient un procédé définitif, terminal, d'expression artistique.

5° La décomposition de l'espace et des volumes du monde réel, en lignes et surfaces, plus ou moins synthétiques et significatives. (Cézanne, Braque).

6° La "multiplicité des points de vue" sur un objet ou un sujet. Technique qui cherche à rendre le réel comme si on le regardait, en même temps, depuis plusieurs points de l'espace. (Les Cubistes)

 

L'Art a toujours été, une manière de rêver le monde réel. Mais les nouvelles techniques de l'Art Moderne, s'éloignent toutes, de manière très intentionnelle, volontariste, de la représentation exacte du réel.

Les peintres tendent à créer un art dans lequel l'interprétation du réel l'emporte sur sa reproduction.

L'artiste "moderne" reproduit le réel, mais aussi le rêve et l'invente. Ces tendances ont abouti à l'art non figuratif, autrement appelé l'art abstrait.

Ce renouvellement des formes en peinture est total.

Il a apporté de nouvelles possibilités, très intéressantes, et très belles, d'expression artistique.

 

Il ne faut pas confondre Art Moderne et Art Contemporain. Ils ne recouvrent pas la même période. Ils n'ont pas les mêmes caractéristiques esthétiques ni les mêmes fondements idéologiques.

L'Art Moderne recouvre une période qui va depuis les pré-impressionnistes, vers 1850-60, jusqu'à la seconde guerre mondiale. C'est du moins la périodisation la plus couramment acceptée par les historiens de l'art.

D'autres historiens le font débuter un peu plus tardivement avec les post-impressionnistes et l'art abstrait, vers 1900. La définition la plus large est certainement la meilleure car les impressionnistes sont des artistes pleinement "modernes". On peut même penser que l'Art Moderne débute dès 1815, avec certains peintres romantiques comme le français Eugène Delacroix, ou avec William Turner, fantastique novateur, annonciateur de l'impressionnisme et de l'art non figuratif, qui meurt en 1853.

Ces deux artistes ont fait de l'esquisse un moyen d'expression artistique privilégié.

Les peintres de cette époque sont déjà profondément inspirés par la volonté d'innovation qui caractérise l'Art Moderne. La période de l'Art Moderne, extrêmement dynamique, est d'autre part, autre caractéristique majeure, riche de diversité. Elle s'inscrit tout à fait dans l'histoire de l'art européen. Elle ne renie pas le passé, l'art académique est tout à fait pratiqué, mais elle est aussi remarquablement créatrice d'oeuvres multiples, inventive de formes tout à fait nouvelles d'expression esthétique.

.

L'Art Contemporain est postérieur à 1945. Certains fixent sa naissance dans les années 1950. On peut aussi prétendre, avec quelques raisons, que sa date de naissance, en tout cas idéologique et politique, est la création à New York du Moma par les Rockefeller (1929). Les dates sont bien sûr approximatives et certains peintres comme Picasso ou Miro appartiennent à l'esprit de l'Art Moderne, alors qu'ils restent très créatifs après 1945.

En peinture et en sculpture, la diversité fait alors place à une profonde uniformité dissimulée derrière les apparences de l'innovation et même de la provocation. L'explosion d'originalité et de non conformisme qui caractérise l'Art Moderne devient un Système qui se fige dans l'idéologiquement et l'esthétiquement correct. Contrairement à ce qu'il prétend être l'Art Contemporain, officiel, celui qui est installé dans les collections permanentes des musées, est un art figé, académique, épuisé par un système et une obsession : le Nouveau. C'est l'Art de la Table Rase du Passé : un art sans racines, réservé à une élite de prétendus "Comprenants".

  

MODERN ART: THE RENEWAL OF FORMS

Modern Art, announced from the beginning of the 20th century by the romantic painters (Delacroix) and pre-impressionists has been a factor quite remarkable renewal of aesthetic forms in European painting. Its essential characteristic is certainly his invention will, his desire for change, expressed in painting, in the use of colors, in the search for a new design, in the diversity of topics. It can be said that European civilization differs from other great civilizations through the constant research, on the scale of centuries, of innovation. This was not the case for example of Islamic and Chinese civilizations whose values have infinitely more given priority to the sustainability and the maintenance of traditions. Once again we see that art is a developer of the values that drive the societies.

 

The techniques used by European painters during the 19th century to create a new art, are many. Except omission, and we can enumerate:

1° "The Flat Painting", for example with Manet, Gauguin, Maurice Denis, the Nabis ... This technique reduces or removes volumes and perspective and focuses on lines. The painter no longer tries to represent the world in three dimensions, as he has done for centuries. The painter proposes a vision of the world that accepts the flatness of the table. The artist paints in two dimensions. She returned to an aesthetic that was practiced by the Byzantine painting, Roman and Gothic. With other themes obviously, since one of the features of modern art is the increasing scarcity of religious motives or inspired by Greek and Roman antiquity.

2° The decomposition of light and colors with spots and dots. "The Tachism". The Pre-Impressionists, the Barbizon School, Corot, The Impressionists. the Pointillist (Seurat, Signac)

3° The arbitrary and symbolic colors. The artist moves away of the colors "real", those perceived by the eye and the human brain, and invents arbitrary colors: Gauguin, the Fauves, symbolism, surrealism ... It is a technique that painting Romanesque and Gothic had practiced regularly.

4° The valorization of the Sketch. The sketch was, for centuries, only what its name indicates: a preparatory study for a final painting. In the 19th the sketch becomes a permanent process, terminal, completed, of artistic expression.

5° . The decomposition of space and volumes of the real world into lines and surfaces, more or less synthetic and significant. (Cézanne, Braque).

6° The "multiplicity of perspectives" on an object. Technique that seeks to make the real, as if you looked at him, at the same time, from several points of space. (The Cubist)

  

Art has always been a way to dream the real world. But news techniques of Modern Art, are moving away from, a manner very intentional, voluntarist, of the exact representation of reality.

The painters tend to create an art in which the interpretation of reality prevails over its reproduction.

The "modern" artist reproduces reality, but also the dream and invents it. These tendencies have led to non-figurative art, otherwise known as abstract art.

This renewal forms in painting is total.

It has brought new opportunities, exciting, and beautiful, artistic expression.

 

It must not confuse Modern and Contemporary Art. They do not cover the same period. They do not have the same aesthetic characteristics or the same ideological foundations.

The Modern Art covers a period that goes from pre-Impressionists, to 1850 to 1860, until the Second World War. This is at least the periodization most commonly accepted by art historians.

Other historians begin Modern Art a little later with the post-impressionist and abstract art, circa 1900. The broadest definition is certainly the best because Impressionist artists are fully "modern".

 

One may even think that Modern Art begins in 1815, with some romantic painters such as Eugène Delacroix, or William Turner, innovative fantastic, annunciator of the impressionism and non-figurative art, who died in 1853.

These two artists have made with the sketch a privileged means of artistic expression.

The painters of this period are already deeply inspired by the desire for innovation that characterizes modern art. The period of Modern Art, extremely dynamic, is the other, another major feature rich diversity. It fits perfectly in the history of European art. She does not repudiate the past, academic art is quite practiced, but it is also remarkably creative multiple works, inventive forms entirely new of aesthetic expression.

 

The Contemporary Art is subsequent to 1945. Some historians establish its birth in the 1950s.

One can also argue, with some reason, that his date of birth in any ideological and political cases, is the creation of the Moma in New York, by the Rockefeller (1929). The dates are of course approximate and certain painters like Picasso or Miro belong to the spirit of the Modern Art, while they remain very creative after 1945.

In painting and sculpture, diversity gives way to a profound uniformity dissimulated behind the appearances of innovation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes Modern Art becomes a system that freezes in the ideologically and the aesthetically correct.

 

In painting and sculpture, diversity gives way to a deep uniformity, hidden behind the appearances of innovation and even of the provocation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes modern art becomes a system that freezes in the ideologically and aesthetically correct. Contrary to what he claims to be, contemporary art, official, one installed in the permanent collections of museums, is a static, academic, exhausted by a system and an obsession: the New. This is the Art of the Table Rase of the Past of Europa : an art without roots, for the elite, so-called "comprenants".

  

Academics, Dance, Dance Department, School of Fine & Performing Arts, b series, community event, hip hop

What are my own personal favourite photographs of 2013? April's photograph here.

 

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Jan Vermeer. 1632 1675 . Delft. L'art de la peinture .The art of painting. KHM Vienne

 

LE BEAU N'EST PAS SUBJECTIF. LE BEAU EST UN FAIT D'EXPERIENCE.

 

"Tout l’art florentin depuis Giotto et tout au long du Quattrocento, possède cette stupéfiante qualité de vérité absolue, reconnue. L’effet immédiat d’un grand Giotto ou d’un Masaccio est de laisser le spectateur sans voix. Cela s’appelait autrefois la Beauté."

MARIE MAC CARTHY "Les Pierres de Florence" 1956.

  

Contrairement à une idée reçue, toute nouvelle, considérée comme une évidence à notre époque, le Beau n'est pas subjectif. Non, le Beau n'est pas seulement une question de goût personnel.

La preuve que le Beau existe est qu'il est reconnu et admis de manière unanime par les opinions publiques, et celle des spécialistes, pour des millions d' oeuvres dont les dates de création vont de - 3000 à nos jours.

Il faut laisser de côté les définitions abstraites. Les Philosophes n'ont jamais réussi à donner une définition satisfaisante et incontestable du Beau. Mais il n'y a absolument aucune discussion sérieuse quant à l'existence du Beau, d'une sensation commune, partagée par des millions d'hommes, depuis l'Art Egyptien jusqu'à l'Art Moderne, depuis la Chine jusqu'à l'Europe et l'Amérique.

Le Beau peut prendre des formes différentes selon les cultures ou les civilisations. Il est reconnu comme Beau à l'intérieur de son domaine culturel, mais aussi à l'extérieur.

La peinture des lettrés chinois est très particulière, il est possible à titre individuel de ne pas l'apprécier, mais il serait faux de parler à son propos d'un Art du laid

Le Beau est tout simplement un fait vérifié par l'expérience de milliers de générations d'humains sur l'ensemble de la Terre.

Toutes les arguties ne changeront rien à ce fait.

Ce qui est subjectif ce sont les préférences des individus. Ce qui est subjectif c'est quand une personne préfère les fresques romanes ou l'art du gothique international à la peinture de la Renaissance Italienne.

Quand une personne préfère l'art du paysage ou la peinture de moeurs à la peinture religieuse.

Si on avait dit à Fra Angelico, à Raphaël ou à Rubens que le Beau n'existe pas et est affaire purement subjective, ils auraient haussé les épaules.

L'affirmation que le Beau n'existe pas, est purement subjectif, est une idée fausse, conçue et répandue au cours de la seconde moitié du 20è siècle pour des motifs idéologiques et économiques.

Les motifs idéologiques sont, notamment, que ce relativisme permet de justifier l'Art Laid officiel et que l'art laid est un critère de distinction entre les Eclairés et ceux qui ne le sont pas.

Outre les motifs idéologiques, cette affirmation permet aussi de fabriquer et de vendre du Laid, ce qui est une excellente affaire.

Cette idée profitable largement diffusée dans le grand public ressort tout simplement de la désinformation. A notre époque il est possible répandre en quelques heures dans le monde entier une idée fausse, et la faire passer pour une vérité d'évidence à force de la répéter. Nos élites ne s'en privent pas.

 

BEAUTY IS NOT SUBJECTIVE. LE BEAU IS A FACT OF EXPERIENCE.

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

Contrary to an accepted idea, all new, considered as obvious in our time, the Beautiful is not subjective. No, the Beautiful is not only a matter of personal taste.

The proof that the Beau exists is that it is recognized and unanimously accepted by the public opinion, and that of the specialists, for millions of works whose creation dates range from - 3000 to the present day.

The abstract definitions must be left aside. The Philosophers have never succeeded in giving a satisfactory and incontestable definition of the Beautiful. But there is absolutely no serious discussion about the existence of Beauty, a common sensation shared by millions of people, from Egyptian Art to Modern Art, from China to Europe and America.

The Beautiful can take different forms according to cultures or civilizations. It is recognized as beautiful inside its cultural domain, but also outside.

The painting of the Chinese scholars is very peculiar, it is possible individually not to appreciate it, but it would be false to speak about it an Art of the ugly

The Beautiful is simply a fact verified by the experience of thousands of generations of humans over the entire Earth.

All the quibbles will not change this fact.

What is subjective what are the preferences of individuals. What is subjective is when a person prefers Romanesque frescoes or the art of international Gothic painting of the Italian Renaissance. When a person prefers the art of the landscape or the painting of morals to religious painting.

If someone had told to Fra Angelico, Raphaël or Rubens that beauty does not exist and is purely subjective matter, they would have shrugged.

The assertion that Beauty does not exist, is purely subjective, is a false idea, conceived and spread in the second half of the 20th century for ideological and economic reasons.

The ideological motives are that this relativism makes it possible to justify the ugly art, the academic art , and that the ugly Art is a criterion of distinction between the Enlightened and those who are not.

In addition to the ideological motives, this statement also makes it possible to manufacture and sell the Laid, which is an excellent deal.

This profitable idea widely disseminated in the general public is simply a matter of disinformation. In our time it is possible to spread a false idea in a few hours in the whole world, and to make it pass for a truth of evidence by dint of repeating it. Our elites do not deprive themselves of it.

+

   

2011-2012 Academic Year Approved Dance Images & Art

December 7, 2012

Photographer: Various

Reference: 2012-1207-A

Binder: 2012-C

Le Caravage (Michelangelo Merisi da Caravaggio) 1571 1610. Rome et Naples. Cupidon ou l'Amour vainqueur. Cupid or Love winner. Berlin Gemäldegalerie.

 

LE BEAU N'EST PAS SUBJECTIF. LE BEAU EST UN FAIT D'EXPERIENCE.

 

"Tout l’art florentin depuis Giotto et tout au long du Quattrocento, possède cette stupéfiante qualité de vérité absolue, reconnue. L’effet immédiat d’un grand Giotto ou d’un Masaccio est de laisser le spectateur sans voix. Cela s’appelait autrefois la Beauté."

MARIE MAC CARTHY "Les Pierres de Florence" 1956.

  

Contrairement à une idée reçue, toute nouvelle, considérée comme une évidence à notre époque, le Beau n'est pas subjectif. Non, le Beau n'est pas seulement une question de goût personnel.

La preuve que le Beau existe est qu'il est reconnu et admis de manière unanime par les opinions publiques, et celle des spécialistes, pour des millions d' oeuvres dont les dates de création vont de - 3000 à nos jours.

Il faut laisser de côté les définitions abstraites. Les Philosophes n'ont jamais réussi à donner une définition satisfaisante et incontestable du Beau. Mais il n'y a absolument aucune discussion sérieuse quant à l'existence du Beau, d'une sensation commune, partagée par des millions d'hommes, depuis l'Art Egyptien jusqu'à l'Art Moderne, depuis la Chine jusqu'à l'Europe et l'Amérique.

Le Beau peut prendre des formes différentes selon les cultures ou les civilisations. Il est reconnu comme Beau à l'intérieur de son domaine culturel, mais aussi à l'extérieur.

La peinture des lettrés chinois est très particulière, il est possible à titre individuel de ne pas l'apprécier, mais il serait faux de parler à son propos d'un Art du laid

Le Beau est tout simplement un fait vérifié par l'expérience de milliers de générations d'humains sur l'ensemble de la Terre.

Toutes les arguties ne changeront rien à ce fait.

Ce qui est subjectif ce sont les préférences des individus. Ce qui est subjectif c'est quand une personne préfère les fresques romanes ou l'art du gothique international à la peinture de la Renaissance Italienne.

Quand une personne préfère l'art du paysage ou la peinture de moeurs à la peinture religieuse.

Si on avait dit à Fra Angelico, à Raphaël ou à Rubens que le Beau n'existe pas et est affaire purement subjective, ils auraient haussé les épaules.

L'affirmation que le Beau n'existe pas, est purement subjectif, est une idée fausse, conçue et répandue au cours de la seconde moitié du 20è siècle pour des motifs idéologiques et économiques.

Les motifs idéologiques sont, notamment, que ce relativisme permet de justifier l'Art Laid officiel et que l'art laid est un critère de distinction entre les Eclairés et ceux qui ne le sont pas.

Outre les motifs idéologiques, cette affirmation permet aussi de fabriquer et de vendre du Laid, ce qui est une excellente affaire.

Cette idée profitable largement diffusée dans le grand public ressort tout simplement de la désinformation. A notre époque il est possible répandre en quelques heures dans le monde entier une idée fausse, et la faire passer pour une vérité d'évidence à force de la répéter. Nos élites ne s'en privent pas.

 

BEAUTY IS NOT SUBJECTIVE. LE BEAU IS A FACT OF EXPERIENCE.

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

Contrary to an accepted idea, all new, considered as obvious in our time, the Beautiful is not subjective. No, the Beautiful is not only a matter of personal taste.

The proof that the Beau exists is that it is recognized and unanimously accepted by the public opinion, and that of the specialists, for millions of works whose creation dates range from - 3000 to the present day.

The abstract definitions must be left aside. The Philosophers have never succeeded in giving a satisfactory and incontestable definition of the Beautiful. But there is absolutely no serious discussion about the existence of Beauty, a common sensation shared by millions of people, from Egyptian Art to Modern Art, from China to Europe and America.

The Beautiful can take different forms according to cultures or civilizations. It is recognized as beautiful inside its cultural domain, but also outside.

The painting of the Chinese scholars is very peculiar, it is possible individually not to appreciate it, but it would be false to speak about it an Art of the ugly

The Beautiful is simply a fact verified by the experience of thousands of generations of humans over the entire Earth.

All the quibbles will not change this fact.

What is subjective what are the preferences of individuals. What is subjective is when a person prefers Romanesque frescoes or the art of international Gothic painting of the Italian Renaissance. When a person prefers the art of the landscape or the painting of morals to religious painting.

If someone had told to Fra Angelico, Raphaël or Rubens that beauty does not exist and is purely subjective matter, they would have shrugged.

The assertion that Beauty does not exist, is purely subjective, is a false idea, conceived and spread in the second half of the 20th century for ideological and economic reasons.

The ideological motives are that this relativism makes it possible to justify the ugly art, the academic art , and that the ugly Art is a criterion of distinction between the Enlightened and those who are not.

In addition to the ideological motives, this statement also makes it possible to manufacture and sell the Laid, which is an excellent deal.

This profitable idea widely disseminated in the general public is simply a matter of disinformation. In our time it is possible to spread a false idea in a few hours in the whole world, and to make it pass for a truth of evidence by dint of repeating it. Our elites do not deprive themselves of it.

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Young Scholars Summer Research Institute Capstone Conference at the Nasher Museum of Art.

Pablo Picasso. 1881-1973. Le garçon au chien.

Boy with a dog. 1905.

(Collection Chtchoukine. Saint Pétersbourg. Ermitage.

Exposition temporaire Fondation Louis Vuitton. Paris. )

 

ART MODERNE : LE RENOUVELLEMENT DES FORMES

 

L'Art Moderne, annoncé dès le début du 20è siècle par les peintres romantiques (Delacroix) et les pré-impressionnistes a été un facteur tout à fait remarquable de renouvellement des formes esthétiques dans la peinture européenne.

Sa caractéristique essentielle est certainement sa volonté d'invention, de changement qui s'exprime en peinture, dans l'emploi des couleurs, dans la recherche d'un nouveau dessin, dans la diversité des thèmes abordés. On peut dire que la civilisation européenne se distingue d'autres grandes civilisations par cette recherche constante, à l'échelle des siècles, de l'innovation. Cela n'a pas été le cas par exemple des civilisations islamiques ou chinoises dont les valeurs ont infiniment plus accordé la priorité à la pérennité et au maintien des traditions. Une fois encore on constate que l'art est un révélateur des valeurs qui animent les sociétés.

 

Les techniques utilisées par les peintres européens, au cours du 19è siècle, pour créer un art nouveau sont multiples, sauf omission, on peut les recenser ainsi :

1°"La Peinture Plate": par exemple avec Manet, plus tard Gauguin, Maurice Denis, Raoul Dufy, les Nabis... Cette technique réduit ou supprime les volumes et la perspective et privilégie les lignes. Le peintre ne s'efforce plus de rendre le monde en trois dimensions, comme il l'a fait pendant des siècles. Le peintre propose une vision du monde qui accepte la planéité du tableau. L'artiste peint en deux dimensions. C'est un retour à une esthétique qui était celle de la peinture Byzantine, Romane et Gothique. Avec d'autres thèmes évidemment, puisque une des caractéristiques de l'art moderne est la raréfaction des motifs religieux, ou inspirés par l'antiquité grecque et romaine.

2° La décomposition de la lumière et des couleurs, en taches et en points."Le Tachisme". Les Préimpressionnistes (Ecole de Barbizon, Corot) Les Impressionnistes. Les Pointillistes (Seurat, Signac)

3° Les couleurs arbitraires ou symboliques. L'artiste s'écarte des couleurs "réelles", celles perçues par l'oeil et le cerveau humain, et invente des couleurs apparemment arbitraires: Gauguin, les Fauves, le symbolisme, le surréalisme ... C'est une technique que la peinture romane et gothique avaient mis en pratique très régulièrement.

4° La valorisation de l'Esquisse. L'esquisse a été pendant des siècles, seulement, ce que son nom indique : une Etude préparatoire à un tableau définitif. Au 19è l'esquisse devient un procédé définitif, terminal, d'expression artistique.

5° La décomposition de l'espace et des volumes du monde réel, en lignes et surfaces, plus ou moins synthétiques et significatives. (Cézanne, Braque).

6° La "multiplicité des points de vue" sur un objet ou un sujet. Technique qui cherche à rendre le réel comme si on le regardait, en même temps, depuis plusieurs points de l'espace. (Les Cubistes)

7° L'art Abstrait, enfin, une nouveauté à peu près totale dans l'art européen.

 

L'Art a toujours été, une manière de rêver le monde réel. Mais les nouvelles techniques de l'Art Moderne, s'éloignent toutes, de manière très intentionnelle, volontariste, de la représentation exacte du réel.

Les peintres tendent à créer un art dans lequel l'interprétation du réel l'emporte sur sa reproduction.

L'artiste "moderne" reproduit le réel, mais aussi le rêve et l'invente. Ces tendances ont abouti à l'art non figuratif, autrement appelé l'art abstrait.

Ce renouvellement des formes en peinture est total.

Il a apporté de nouvelles possibilités, très intéressantes, et très belles, d'expression artistique.

 

Il ne faut pas confondre Art Moderne et Art Contemporain. Ils ne recouvrent pas la même période. Ils n'ont pas les mêmes caractéristiques esthétiques ni les mêmes fondements idéologiques.

L'Art Moderne recouvre une période qui va depuis les pré-impressionnistes, vers 1850-60, jusqu'à la seconde guerre mondiale. C'est du moins la périodisation la plus couramment acceptée par les historiens de l'art.

D'autres historiens le font débuter un peu plus tardivement avec les post-impressionnistes et l'art abstrait, vers 1900. La définition la plus large est certainement la meilleure car les impressionnistes sont des artistes pleinement "modernes". On peut même penser que l'Art Moderne débute dès 1815, avec certains peintres romantiques comme le français Eugène Delacroix, ou avec William Turner, fantastique novateur, annonciateur de l'impressionnisme et de l'art non figuratif, qui meurt en 1853.

Ces deux artistes ont fait de l'esquisse un moyen d'expression artistique privilégié.

Les peintres de cette époque sont déjà profondément inspirés par la volonté d'innovation qui caractérise l'Art Moderne. La période de l'Art Moderne, extrêmement dynamique, est d'autre part, autre caractéristique majeure, riche de diversité. Elle s'inscrit tout à fait dans l'histoire de l'art européen. Elle ne renie pas le passé, l'art académique est tout à fait pratiqué, mais elle est aussi remarquablement créatrice d'oeuvres multiples, inventive de formes tout à fait nouvelles d'expression esthétique.

.

L'Art Contemporain est postérieur à 1945. Certains fixent sa naissance dans les années 1950. On peut aussi prétendre, avec quelques raisons, que sa date de naissance, en tout cas idéologique et politique, est la création à New York du Moma par les Rockefeller (1929). Les dates sont bien sûr approximatives et certains peintres comme Picasso ou Miro appartiennent à l'esprit de l'Art Moderne, alors qu'ils restent très créatifs après 1945.

En peinture et en sculpture, la diversité fait alors place à une profonde uniformité dissimulée derrière les apparences de l'innovation et même de la provocation. L'explosion d'originalité et de non conformisme qui caractérise l'Art Moderne devient un Système qui se fige dans l'idéologiquement et l'esthétiquement correct. Contrairement à ce qu'il prétend être l'Art Contemporain, officiel, celui qui est installé dans les collections permanentes des musées, est un art figé, académique, épuisé par un système et une obsession : le Nouveau. C'est l'Art de la Table Rase du Passé : un art sans racines, réservé à une élite de prétendus "Comprenants".

  

MODERN ART: THE RENEWAL OF FORMS

Modern Art, announced from the beginning of the 20th century by the romantic painters (Delacroix) and pre-impressionists has been a factor quite remarkable renewal of aesthetic forms in European painting. Its essential characteristic is certainly his invention will, his desire for change, expressed in painting, in the use of colors, in the search for a new design, in the diversity of topics. It can be said that European civilization differs from other great civilizations through the constant research, on the scale of centuries, of innovation. This was not the case for example of Islamic and Chinese civilizations whose values have infinitely more given priority to the sustainability and the maintenance of traditions. Once again we see that art is a developer of the values that drive the societies.

 

The techniques used by European painters during the 19th century to create a new art, are many. Except omission, and we can enumerate:

1° "The Flat Painting", for example with Manet, Gauguin, Maurice Denis, the Nabis ... This technique reduces or removes volumes and perspective and focuses on lines. The painter no longer tries to represent the world in three dimensions, as he has done for centuries. The painter proposes a vision of the world that accepts the flatness of the table. The artist paints in two dimensions. She returned to an aesthetic that was practiced by the Byzantine painting, Roman and Gothic. With other themes obviously, since one of the features of modern art is the increasing scarcity of religious motives or inspired by Greek and Roman antiquity.

2° The decomposition of light and colors with spots and dots. "The Tachism". The Pre-Impressionists, the Barbizon School, Corot, The Impressionists. the Pointillist (Seurat, Signac)

3° The arbitrary and symbolic colors. The artist moves away of the colors "real", those perceived by the eye and the human brain, and invents arbitrary colors: Gauguin, the Fauves, symbolism, surrealism ... It is a technique that painting Romanesque and Gothic had practiced regularly.

4° The valorization of the Sketch. The sketch was, for centuries, only what its name indicates: a preparatory study for a final painting. In the 19th the sketch becomes a permanent process, terminal, completed, of artistic expression.

5° . The decomposition of space and volumes of the real world into lines and surfaces, more or less synthetic and significant. (Cézanne, Braque).

6° The "multiplicity of perspectives" on an object. Technique that seeks to make the real, as if you looked at him, at the same time, from several points of space. (The Cubist)

7° Abstract art, finally, a novelty almost complete in European art.

 

Art has always been a way to dream the real world. But news techniques of Modern Art, are moving away from, a manner very intentional, voluntarist, of the exact representation of reality.

The painters tend to create an art in which the interpretation of reality prevails over its reproduction.

The "modern" artist reproduces reality, but also the dream and invents it. These tendencies have led to non-figurative art, otherwise known as abstract art.

This renewal forms in painting is total.

It has brought new opportunities, exciting, and beautiful, artistic expression.

 

It must not confuse Modern and Contemporary Art. They do not cover the same period. They do not have the same aesthetic characteristics or the same ideological foundations.

The Modern Art covers a period that goes from pre-Impressionists, to 1850 to 1860, until the Second World War. This is at least the periodization most commonly accepted by art historians.

Other historians begin Modern Art a little later with the post-impressionist and abstract art, circa 1900. The broadest definition is certainly the best because Impressionist artists are fully "modern".

 

One may even think that Modern Art begins in 1815, with some romantic painters such as Eugène Delacroix, or William Turner, innovative fantastic, annunciator of the impressionism and non-figurative art, who died in 1853.

These two artists have made with the sketch a privileged means of artistic expression.

The painters of this period are already deeply inspired by the desire for innovation that characterizes modern art. The period of Modern Art, extremely dynamic, is the other, another major feature rich diversity. It fits perfectly in the history of European art. She does not repudiate the past, academic art is quite practiced, but it is also remarkably creative multiple works, inventive forms entirely new of aesthetic expression.

 

The Contemporary Art is subsequent to 1945. Some historians establish its birth in the 1950s.

One can also argue, with some reason, that his date of birth in any ideological and political cases, is the creation of the Moma in New York, by the Rockefeller (1929). The dates are of course approximate and certain painters like Picasso or Miro belong to the spirit of the Modern Art, while they remain very creative after 1945.

In painting and sculpture, diversity gives way to a profound uniformity dissimulated behind the appearances of innovation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes Modern Art becomes a system that freezes in the ideologically and the aesthetically correct.

 

In painting and sculpture, diversity gives way to a deep uniformity, hidden behind the appearances of innovation and even of the provocation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes modern art becomes a system that freezes in the ideologically and aesthetically correct. Contrary to what he claims to be, contemporary art, official, one installed in the permanent collections of museums, is a static, academic, exhausted by a system and an obsession: the New. This is the Art of the Table Rase of the Past of Europa : an art without roots, for the elite, so-called "comprenants".

  

Constant Troyon. 1810-1865. Paris. Garde chasse avec ses chiens. Guard hunt with his dogs. 1854. Paris Orsay.

 

LE BEAU N'EST PAS SUBJECTIF. LE BEAU EST UN FAIT D'EXPERIENCE.

 

"Tout l’art florentin depuis Giotto et tout au long du Quattrocento, possède cette stupéfiante qualité de vérité absolue, reconnue. L’effet immédiat d’un grand Giotto ou d’un Masaccio est de laisser le spectateur sans voix. Cela s’appelait autrefois la Beauté."

MARIE MAC CARTHY "Les Pierres de Florence" 1956.

  

Contrairement à une idée reçue, toute nouvelle, considérée comme une évidence à notre époque, le Beau n'est pas subjectif. Non, le Beau n'est pas seulement une question de goût personnel.

La preuve que le Beau existe est qu'il est reconnu et admis de manière unanime par les opinions publiques, et celle des spécialistes, pour des millions d' oeuvres dont les dates de création vont de - 3000 à nos jours.

Il faut laisser de côté les définitions abstraites. Les Philosophes n'ont jamais réussi à donner une définition satisfaisante et incontestable du Beau. Mais il n'y a absolument aucune discussion sérieuse quant à l'existence du Beau, d'une sensation commune, partagée par des millions d'hommes, depuis l'Art Egyptien jusqu'à l'Art Moderne, depuis la Chine jusqu'à l'Europe et l'Amérique.

Le Beau peut prendre des formes différentes selon les cultures ou les civilisations. Il est reconnu comme Beau à l'intérieur de son domaine culturel, mais aussi à l'extérieur.

La peinture des lettrés chinois est très particulière, il est possible à titre individuel de ne pas l'apprécier, mais il serait faux de parler à son propos d'un Art du laid

Le Beau est tout simplement un fait vérifié par l'expérience de milliers de générations d'humains sur l'ensemble de la Terre.

Toutes les arguties ne changeront rien à ce fait.

Ce qui est subjectif ce sont les préférences des individus. Ce qui est subjectif c'est quand une personne préfère les fresques romanes ou l'art du gothique international à la peinture de la Renaissance Italienne.

Quand une personne préfère l'art du paysage ou la peinture de moeurs à la peinture religieuse.

Si on avait dit à Fra Angelico, à Raphaël ou à Rubens que le Beau n'existe pas et est affaire purement subjective, ils auraient haussé les épaules.

L'affirmation que le Beau n'existe pas, est purement subjectif, est une idée fausse, conçue et répandue au cours de la seconde moitié du 20è siècle pour des motifs idéologiques et économiques.

Les motifs idéologiques sont que ce relativisme permet de justifier l'Art Laid officiel et que l'art laid est un critère de distinction entre les Eclairés et ceux qui ne le sont pas.

Outre les motifs idéologiques, cette affirmation permet aussi de fabriquer et de vendre du Laid, ce qui est une excellente affaire.

Cette idée profitable largement diffusée dans le grand public qui ressort tout simplement de la désinformation. A notre époque il est possible répandre en quelques heures dans le monde entier une idée fausse, et la faire passer pour une vérité d'évidence à force de la répéter. Nos élites ne s'en privent pas.

 

BEAUTY IS NOT SUBJECTIVE. LE BEAU IS A FACT OF EXPERIENCE.

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

Contrary to an accepted idea, all new, considered as obvious in our time, the Beautiful is not subjective. No, the Beautiful is not only a matter of personal taste.

The proof that the Beau exists is that it is recognized and unanimously accepted by the public opinion, and that of the specialists, for millions of works whose creation dates range from - 3000 to the present day.

The abstract definitions must be left aside. The Philosophers have never succeeded in giving a satisfactory and incontestable definition of the Beautiful. But there is absolutely no serious discussion about the existence of Beauty, a common sensation shared by millions of people, from Egyptian Art to Modern Art, from China to Europe and America.

The Beautiful can take different forms according to cultures or civilizations. It is recognized as beautiful inside its cultural domain, but also outside.

The painting of the Chinese scholars is very peculiar, it is possible individually not to appreciate it, but it would be false to speak about it an Art of the ugly

The Beautiful is simply a fact verified by the experience of thousands of generations of humans over the entire Earth.

All the quibbles will not change this fact.

What is subjective what are the preferences of individuals. What is subjective is when a person prefers Romanesque frescoes or the art of international Gothic painting of the Italian Renaissance. When a person prefers the art of the landscape or the painting of morals to religious painting.

If someone had told to Fra Angelico, Raphaël or Rubens that beauty does not exist and is purely subjective matter, they would have shrugged.

The assertion that Beauty does not exist, is purely subjective, is a false idea, conceived and spread in the second half of the 20th century for ideological and economic reasons.

The ideological motives are that this relativism makes it possible to justify the ugly art, the academic art , and that the ugly Art is a criterion of distinction between the Enlightened and those who are not.

In addition to the ideological motives, this statement also makes it possible to manufacture and sell the Laid, which is an excellent deal.

This profitable idea widely disseminated in the general public is simply a matter of disinformation. In our time it is possible to spread a false idea in a few hours in the whole world, and to make it pass for a truth of evidence by dint of repeating it. Our elites do not deprive themselves of it.

+

   

2011-2012 Academic Year Approved Dance Images & Art

December 7, 2012

Photographer: Various

Reference: 2012-1207-A

Binder: 2012-C

 

At a time when even mega-malls are trembling in front of the Amazons of this world, I have the chance to live in a neighborhood of Montreal with a commercial street that is doing pretty well. It is still possible to shop on foot on Fleury Street. It has two main business areas with each their merchant association, FLO in the west and La Promenade Fleury in the east.

 

Competition obligates, each association held its summer promotion last weekend. Basically, these are sidewalk sales with street closure to traffic for three days. I live in the east, a block from Fleury East. This year's edition was interesting for its social aspect. The entire street front of the St-Paul-de-la-Croix Church was occupied by social organizations including the church itself and environmental movements. By a curious reversal of the situation, the parish is now animated by a missionary priest of Haitian origin, Father Désiré, who seems to have breathed new life into it and a given it a social presence.

 

On a sadder note, a little further east on the street, the organizers had allowed a car dealer to occupy the pavement without any consideration for the temporary pedestrianization of the street. Go figure what went through their minds.

 

To the west, there was a small scene. On Friday, three young musicians simply presented under the name of their keyboardist, Vivian, offered a well-paced show. A passer-by told me that their sound reminded him of the heydays of Weather Report. I’m sure they will eventually find a sound to call their own. They weren’t born when Weather Report was popular!

 

They were on the street at the invitation of a group that will organize a new festival of music and emerging arts in the neighborhood this fall, Artival Ahuntsic. Vivian told me after the show that this was their very first performance after a week playing together and that the band had just found a name: Moodring.

 

While I enjoyed their performance a couple of neighbors came to meet me. The lady, a recently retired director of a well-known nearby high school, introduced me to Gloria who is the graphic designer and treasurer of Artival.

You see her here in front of the scene where the trio is playing.

 

It was Gloria who designed the festival’s website. Like many of the members of the team, she has artistic and musical skills. Gloria later introduced me to her colleague Lorenzo, the organization's coordinator. Like Gloria, he sang several years in a choir. Among other activities, he now runs a vocal group.

The next day, I saw them both in a group of singers on the same stage. These young people have admirable academic trajectories and seem to have taken their future into their own hands.

 

The first edition of Artival will take place on the grounds of the Sophie-Barat high school on the first and second days of September.

 

You can find out more about it at the following link: artivalahuntsic.com/artistes__trashedequipe/

I wish Gloria a great success in her personal projects and the same to the young organization of and each member of its team whole team.

 

À l’époque où même les méga-centres commerciaux tremblent devant les Amazons de ce monde, j’ai la chance de vivre dans un quartier de Montréal avec une rue commerciale qui se porte plutôt bien. Il est encore possible de faire des achats à pied sur la rue Fleury. Elle a deux secteurs commerciaux principaux avec chacun leur association de marchands, FLO dans l’ouest et La Promenade Fleury, dans l’est.

 

Concurrence oblige, chaque association tenait sa promotion la fin de semaine dernière. Fondamentalement, ce sont des ventes de trottoirs avec fermeture de la rue à la circulation automobile pendant trois jours.

 

J’habite dans l’est, à un coin de rue de Fleury est. L’édition de cette année était intéressante pour son volet social. Tout le bloc devant l’église St-Paul-de-la-croix était occupé par des organismes sociaux, incluant l’église elle-même, et des mouvements environnementaux. Par un curieux renversement de situation, la paroisse est maintenant animée par un curé missionnaire d’origine haïtienne, le père Désiré, qui semble lui avoir insufflé un nouveau souffle et une vie citoyenne.

 

Seule ombre au tableau, un peu plus loin, les organisateurs avaient permis à un concessionnaire automobile d’occuper la chaussée sans aucune considération pour la piétonisation temporaire de la rue. Je ne sais pas ce qui leur a passé par la tête.

 

Un peu plus à l’ouest, il y avait une petite scène. Vendredi, trois jeunes musiciens simplement présentés sous le prénom de la claviériste, Vivian, offrait un spectacle bien rythmé. Un passant m’a dit que leur son lui rappelait la belle époque de Weather Report. Ils se trouveront bien un son à eux. Ils n’étaient pas nés quand Weather Report était populaire!

Ils étaient sur la rue à l’invitation d’un groupe qui organisera un tout nouveau festival de musique et d’arts émergents dans le quartier cet automne, Artival Ahuntsic. Vivian m’a précisé après le spectacle qu’il s’agissait de leur toute première prestation après une semaine à jouer ensemble et que le groupe venait de se trouver un nom : Moodring.

Pendant que j’appréciais leur prestation, un couple de voisins est venu à ma rencontre. La dame, une directrice de niveau récemment retraitée d’une école secondaire réputée du quartier, m’a présentée Gloria qui est la graphiste et trésorière d’Artival.

 

Vous la voyez ici devant la scène où jouait le trio.

C’est Gloria qui a conçu le site web du festival. Comme plusieurs des membres de l’équipe, elle a des aptitudes artistiques et musicales. Gloria m’a plus tard à son tour présenté son collègue Lorenzo, coordonnateur de l’organisme. Tout comme Gloria, il a chanté plusieurs années dans une chorale. Parmi d’autres activités, Il dirige maintenant un groupe vocal.

 

Je lendemain, je les ai d’ailleurs vu tous les deux au sien d’un groupe de chanteurs sur la même scène. Ces jeunes ont de beaux parcours académique et semblent bien avoir pris leur avenir en main.

 

La première édition d’Artival aura lieu sur le terrain de l’école secondaire Sophie-Barat le premier et le deux septembre prochain.

 

Vous pouvez en savoir plus au lien suivant : artivalahuntsic.com/artistes__trashedequipe/

Je souhaite un bon succès à Gloria dans ses projets personnels de même qu’au jeune organisme au jeune organisme et à toute son équipe.

  

This photo is part of my second 100 strangers project. Find out more about the project and see pictures taken by other photographers at the 100 Strangers Flickr Group page

www.flickr.com/groups/100strangers/

Eugène Boudin. 1824-1898. Paris. Deauville. Marine. Seascape. 1894. Mulhouse. Musée des Beaux Arts.

 

UNE PERIODE PLURIELLE DE LA PEINTURE EUROPENNE

 

De 1792 à 1815 l'Europe n'a pas le temps d'être artistique : Elle est totalement occupée par les grandes ambitions françaises de la Révolution et du Premier Empire. Une fois liquidées les aventures révolutionnaires et impériales, l'Europe entre dans une période d'expansion économique et politique qui se traduit dans la peinture par une des phases les plus créatives, les plus inventives et les plus diversement inspirées de l'histoire de la peinture européenne.

L'Europe continentale a pu enfin connaitre, après l'Angleterre, sa seconde renaissance, technique, scientifique et économique. La seconde naissance de l'Europe, après celle des 11è-12è siècles. Les révolutions industrielles peuvent se succéder.

Dans l'Europe en expansion économique du 19è siècle et du début du 20è siècle, l'art de la peinture voit apparaitre une explosion d'écoles et de mouvements totalement différents, qui coexistent sans problèmes majeurs, pendant plus d'un siècle. La peinture européenne n'est pas plus belle que celle antérieure, ou que la peinture d'autres civilisations, mais elle est certainement plus diverse. Plus diverse par ses techniques et par ses thèmes.

Comment expliquer cette diversité de l'art et cette liberté d'expression des artistes européens à cette époque ?

La diversité et la créativité des écoles de la peinture européenne est la conséquence d'une situation de pluralité culturelle et idéologique.

Dans la période qui va de 1815 à 1914, puis encore jusqu'en 1940, l'Europe n'est pas soumise à une idéologie, profane ou sacrée, unique et exclusive.

Dans cette Europe du 19è et du début du 20è coexistent, malgré de très graves tensions, plusieurs représentations du monde différentes, et même opposées, conflictuelles :

Catholicisme, orthodoxie, protestantismes, judaïsme, "Lumières" de toutes tendances, jacobines ou pragmatiques, socialismes modérés ou extrémistes, nationalismes raisonnables ou ultra, aucune de ces idéologies, sacrées ou profanes, ne domine absolument la pensée et la politique européenne, et ne monopolise son territoire de l'Atlantique à l'Oural.

Certes, cette Europe est loin d'être idéale. L'Europe connait des affrontements très graves, des guerres absurdes. Précisément parce qu'aucune idéologie, sacrée ou profane, n'est absolument dominante. Parce que aucune idéologie ne peut régenter totalement les sociétés européennes. La diversité idéologique, source de tensions et même de guerres, est aussi source de liberté, de diversité.

On n'en finirait pas de citer les écoles de peintures, du romantisme à l'art abstrait. Cette multiplication d'écoles à la recherche de nouveaux moyens d'expression est éminemment créatrice. Juste pour mémoire, sans aucune exhaustivité et même dans le désordre:

Romantisme, néo-classicisme, préraphaélites, académisme, réalisme, idéalisme, symbolisme, préimpressionnisme, impressionnisme, nabis, fauvisme, cubisme, orientalisme, expressionnisme, sécessionnisme, surréalisme, art abstrait, dada, néo-plasticisme......

Ce n'est pas seulement une floraison de noms nouveaux, des appellations inventés pour cacher le vide de l'art. C'est une explosion de formes, réellement nouvelles, de thèmes nouveaux, de sensibilités et de significations nouvelles, de beautés neuves.

L'Art Abstrait est une de ces recherches très positives qui renouvellent le paysage de la peinture européenne.

Pas de monolithisme de la pensée européenne, à cette époque qui va de 1815 à 1940 en dates grosses.

Conséquence : Pas de monolithisme de l'Art européen pendant la même période, et notamment de la peinture.

A l'exception de la Russie, qui rentre dès 1917 dans le monde de la pensée unique et du Non Art.

A l'exception aussi de l'Allemagne hitlérienne où l'art meurt à partir des années 1930 et suivantes.

Avant et ailleurs en Europe, toutes les écoles coexistent, depuis le figuratif académique jusqu'à l'art l'abstrait.

L'Art de la peinture de cette époque, appelé "Art Moderne", est ainsi un témoin du dynamisme européen. Sa diversité de styles et de sujets, sa créativité, son esprit de recherche, sans reniement du passé, sont comme un splendide chant du cygne de la diversité. Et effectivement cela ne durera pas.

C'est ainsi que s'est imposé dans nos musées d'Occident, à partir des années 1950, sans que personne dans le peuple ait donné son avis, l'Art Contemporain : un nouvel Académisme, un Art Officiel, qui cumule le Laid et le Non-Sens, et qui fait se ressembler presque toutes les oeuvres d'art, de tous les musées d'Art Contemporain, du nord au sud, et de l'est à l'ouest de l'Europe et de l'Occident. Le Massacre de la Peinture et l'Art de la pensée unique.

  

1815 - 1940 A PLURAL PERIOD OF THE EUROPEAN PAINTING

 

From 1792 to 1815 Europe has no time to be artistic: It is fully occupied by the great French ambitions of the Revolution and the First Empire. Upon completion of the revolutionary and imperial adventures, Europe enters a period of economic and political expansion, which reflected in the painting by one of the most creative, the most inventive and the most diversely inspired phases, from the history of European painting.

Continental Europe could finally know, after England, his second renaissance, technical, scientific and economic. The second birth of Europe, after that of the 11th-12th centuries. The industrial revolutions can succeed.

In Europe in economic expansion of the 19th century and early 20th century, the art of painting sees appear an explosion of schools, and totally different movements that coexist without major problems, during more than a century. European painting is not more beautiful than the previous one, or the painting of other civilizations, but it is certainly more diverse. More diverse in its technical and its themes.

How to explain this diversity of art and this freedom of expression of European artists at that time?

The diversity and creativity of the schools of European painting is the result of a situation of cultural and ideological plurality. In the period from 1815 to 1914 and then again until 1940, Europe is not subject to an ideology, secular or sacred, unique and exclusive.

In this Europe of the 19th and early 20th, coexist, despite very severe tensions, several different representations of the world, and even contrary, conflictual:

Catholicism, Orthodoxy, Protestantism, Judaism, "Enlightenment" of all tendencies, Jacobinical or pragmatic, moderate socialism or extremist, reasonable or ultra nationalism, none of these ideologies, sacred or profane, absolutely dominates the thinking and the European policy, and monopolizes its territory, from the Atlantic to the Urals.

Certainly, this Europe is far from ideal. Europe knows very serious confrontations, absurd wars. Precisely because none ideology, sacred or profane, is absolutely dominant. Because none ideology can completely govern European societies. Ideological diversity, a source of tension and even from wars, is also a source of freedom, of diversity.

There is no end to mention the schools of paintings, from romanticism to abstract art. This multiplication of schools looking for new means of expression is eminently creative. Just for memory, without completeness, and even in the disorder: Romanticism, neoclassicism, Pre-Raphaelites, academicism, realism, idealism, symbolism, pre impressionism, impressionism, Nabis, fauvism, cubism, orientalism, expressionism, secessionism, surrealism, abstract art, dada, neo-Plasticism ......

This is not only a flowering of new names, names invented to hide the emptiness of art. It is an explosion of formes, really news, new themes, sensitivities and new meanings, of new beauties.

Abstract Art is one of those very positive research which renew the landscape of European painting.

No monolithic quality of European thinking at that time that goes from 1815 to 1940 in large dates.

Consequence: No monolithic quality European Art, particularly in painting.

With the exception of Russia, which arrived in 1917 in the world of the unique thought and of Non Art.

With the exception also of Hitler's Germany, where art dies, from the 1930s and followings years.

Before and elsewhere in Europe, all schools coexist, from the academic figurative art to abstract art.

The art of painting of that time, called "Modern Art", is thus a witness of European dynamism. Its diversity of styles and subjects, his creativity, his spirit of research, without denial of the past, are like a beautiful swan song of diversity. And indeed it will not last.

It thus has established itself in our museums of the West, from the 1950s, without that person in the people has given his opinion, the Contemporary Art: a new Academism, an Officila Art, which combines the Ugly and the Non-Sense, and that make be similar almost all the works of art, of all museums of Contemporary Art, from North to South and East to Western Europe and the West. The Massacre of Painting and the Art of Single Thought.

  

Pop art is a visual art movement that emerged in the mid 1950s in Britain and in parallel in the late 1950s in the United States. The coinage of the term Pop Art is often credited to British art critic/curator, Lawrence Alloway in an essay titled The Arts and the Mass Media, although the term he uses is ;"popular mass culture" Nevertheless, Alloway was one of the leading critics to defend mass culture and Pop Art as a legitimate art form. Pop art is one of the major art movements of the twentieth century. Characterized by themes and techniques drawn from popular mass culture, such as advertising and comic books, pop art is widely interpreted as either a reaction to the then-dominant ideas of abstract expressionism or an expansion upon them. Pop art, like pop music, aimed to employ images of popular as opposed to elitist culture in art, emphasizing the banal or kitschy elements of any given culture. It has also been defined by the artists use of mechanical means of reproduction or rendering techniques that down play the expressive hand of the artist. Pop art at times targeted a broad audience, and often claimed to do so.

 

Much of pop art is considered very academic, as the unconventional organizational practices used often make it difficult for some to comprehend. Pop art and minimalism are considered to be the last modern art movements and thus the precursors to postmodern art, or some of the earliest examples of postmodern art themselves

  

font: Wikipedia.

2011-2012 Academic Year Approved Dance Images & Art

December 7, 2012

Photographer: Various

Reference: 2012-1207-A

Binder: 2012-C

Other image from the "Smokers" series.

This time in Art Nouveau style. I love that epoch...

Art Nouveau, also known as Jugendstil , is an international movement and style of art, architecture and applied art—especially the decorative arts—that peaked in popularity at the turn of the 20th century (1890–1905). A reaction to academic art of the 19th century, it is characterized by organic, especially floral and other plant-inspired motifs, as well as highly-stylized, flowing curvilinear forms. Art Nouveau is an approach to design according to which artists should work on everything from architecture to furniture, making art part of everyday life... Japanese wood-block prints, with their curved lines, patterned surfaces, contrasting voids, and flatness of visual plane, also inspired Art Nouveau. Some line and curve patterns became graphic clichés that were later found in works of artists from all parts of the world...

 

Thanks to my friend Alexander Golant ( algont ) www.flickr.com/photos/26114279@N06/ for the original shot. And again I spent a lot of time for damaging his photo: active retouching, sometimes redrawing, texturizing and so ...

 

Much better view in large.

 

Explore front page, #24, 12/06/08

      

Nadejda Oudaltsova. 1886-1961. Cruche jaune. Yellow Jug. vers 1914. Musée d'Art Contemporain Collection Costakis. Thessalonique. Exposition temporaire Fondation Louis Vuitton. Paris. )

 

ART MODERNE : LE RENOUVELLEMENT DES FORMES

 

L'Art Moderne, annoncé dès le début du 20è siècle par les peintres romantiques (Delacroix) et les pré-impressionnistes a été un facteur tout à fait remarquable de renouvellement des formes esthétiques dans la peinture européenne.

Sa caractéristique essentielle est certainement sa volonté d'invention, de changement qui s'exprime en peinture, dans l'emploi des couleurs, dans la recherche d'un nouveau dessin, dans la diversité des thèmes abordés. On peut dire que la civilisation européenne se distingue d'autres grandes civilisations par cette recherche constante, à l'échelle des siècles, de l'innovation. Cela n'a pas été le cas par exemple des civilisations islamiques ou chinoises dont les valeurs ont infiniment plus accordé la priorité à la pérennité et au maintien des traditions. Une fois encore on constate que l'art est un révélateur des valeurs qui animent les sociétés.

 

Les techniques utilisées par les peintres européens, au cours du 19è siècle, pour créer un art nouveau sont multiples, sauf omission, on peut les recenser ainsi :

1°"La Peinture Plate": par exemple avec Manet, plus tard Gauguin, Maurice Denis, Raoul Dufy, les Nabis... Cette technique réduit ou supprime les volumes et la perspective et privilégie les lignes. Le peintre ne s'efforce plus de rendre le monde en trois dimensions, comme il l'a fait pendant des siècles. Le peintre propose une vision du monde qui accepte la planéité du tableau. L'artiste peint en deux dimensions. C'est un retour à une esthétique qui était celle de la peinture Byzantine, Romane et Gothique. Avec d'autres thèmes évidemment, puisque une des caractéristiques de l'art moderne est la raréfaction des motifs religieux, ou inspirés par l'antiquité grecque et romaine.

2° La décomposition de la lumière et des couleurs, en taches et en points."Le Tachisme". Les Préimpressionnistes (Ecole de Barbizon, Corot) Les Impressionnistes. Les Pointillistes (Seurat, Signac)

3° Les couleurs arbitraires ou symboliques. L'artiste s'écarte des couleurs "réelles", celles perçues par l'oeil et le cerveau humain, et invente des couleurs apparemment arbitraires: Gauguin, les Fauves, le symbolisme, le surréalisme ... C'est une technique que la peinture romane et gothique avaient mis en pratique très régulièrement.

4° La valorisation de l'Esquisse. L'esquisse a été pendant des siècles, seulement, ce que son nom indique : une Etude préparatoire à un tableau définitif. Au 19è l'esquisse devient un procédé définitif, terminal, d'expression artistique.

5° La décomposition de l'espace et des volumes du monde réel, en lignes et surfaces, plus ou moins synthétiques et significatives. (Cézanne, Braque).

6° La "multiplicité des points de vue" sur un objet ou un sujet. Technique qui cherche à rendre le réel comme si on le regardait, en même temps, depuis plusieurs points de l'espace. (Les Cubistes)

7° L'art Abstrait, enfin, une nouveauté à peu près totale dans l'art européen.

 

L'Art a toujours été, une manière de rêver le monde réel. Mais les nouvelles techniques de l'Art Moderne, s'éloignent toutes, de manière très intentionnelle, volontariste, de la représentation exacte du réel.

Les peintres tendent à créer un art dans lequel l'interprétation du réel l'emporte sur sa reproduction.

L'artiste "moderne" reproduit le réel, mais aussi le rêve et l'invente. Ces tendances ont abouti à l'art non figuratif, autrement appelé l'art abstrait.

Ce renouvellement des formes en peinture est total.

Il a apporté de nouvelles possibilités, très intéressantes, et très belles, d'expression artistique.

 

Il ne faut pas confondre Art Moderne et Art Contemporain. Ils ne recouvrent pas la même période. Ils n'ont pas les mêmes caractéristiques esthétiques ni les mêmes fondements idéologiques.

L'Art Moderne recouvre une période qui va depuis les pré-impressionnistes, vers 1850-60, jusqu'à la seconde guerre mondiale. C'est du moins la périodisation la plus couramment acceptée par les historiens de l'art.

D'autres historiens le font débuter un peu plus tardivement avec les post-impressionnistes et l'art abstrait, vers 1900. La définition la plus large est certainement la meilleure car les impressionnistes sont des artistes pleinement "modernes". On peut même penser que l'Art Moderne débute dès 1815, avec certains peintres romantiques comme le français Eugène Delacroix, ou avec William Turner, fantastique novateur, annonciateur de l'impressionnisme et de l'art non figuratif, qui meurt en 1853.

Ces deux artistes ont fait de l'esquisse un moyen d'expression artistique privilégié.

Les peintres de cette époque sont déjà profondément inspirés par la volonté d'innovation qui caractérise l'Art Moderne. La période de l'Art Moderne, extrêmement dynamique, est d'autre part, autre caractéristique majeure, riche de diversité. Elle s'inscrit tout à fait dans l'histoire de l'art européen. Elle ne renie pas le passé, l'art académique est tout à fait pratiqué, mais elle est aussi remarquablement créatrice d'oeuvres multiples, inventive de formes tout à fait nouvelles d'expression esthétique.

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L'Art Contemporain est postérieur à 1945. Certains fixent sa naissance dans les années 1950. On peut aussi prétendre, avec quelques raisons, que sa date de naissance, en tout cas idéologique et politique, est la création à New York du Moma par les Rockefeller (1929). Les dates sont bien sûr approximatives et certains peintres comme Picasso ou Miro appartiennent à l'esprit de l'Art Moderne, alors qu'ils restent très créatifs après 1945.

En peinture et en sculpture, la diversité fait alors place à une profonde uniformité dissimulée derrière les apparences de l'innovation et même de la provocation. L'explosion d'originalité et de non conformisme qui caractérise l'Art Moderne devient un Système qui se fige dans l'idéologiquement et l'esthétiquement correct. Contrairement à ce qu'il prétend être l'Art Contemporain, officiel, celui qui est installé dans les collections permanentes des musées, est un art figé, académique, épuisé par un système et une obsession : le Nouveau. C'est l'Art de la Table Rase du Passé : un art sans racines, réservé à une élite de prétendus "Comprenants".

  

MODERN ART: THE RENEWAL OF FORMS

Modern Art, announced from the beginning of the 20th century by the romantic painters (Delacroix) and pre-impressionists has been a factor quite remarkable renewal of aesthetic forms in European painting. Its essential characteristic is certainly his invention will, his desire for change, expressed in painting, in the use of colors, in the search for a new design, in the diversity of topics. It can be said that European civilization differs from other great civilizations through the constant research, on the scale of centuries, of innovation. This was not the case for example of Islamic and Chinese civilizations whose values have infinitely more given priority to the sustainability and the maintenance of traditions. Once again we see that art is a developer of the values that drive the societies.

 

The techniques used by European painters during the 19th century to create a new art, are many. Except omission, and we can enumerate:

1° "The Flat Painting", for example with Manet, Gauguin, Maurice Denis, the Nabis ... This technique reduces or removes volumes and perspective and focuses on lines. The painter no longer tries to represent the world in three dimensions, as he has done for centuries. The painter proposes a vision of the world that accepts the flatness of the table. The artist paints in two dimensions. She returned to an aesthetic that was practiced by the Byzantine painting, Roman and Gothic. With other themes obviously, since one of the features of modern art is the increasing scarcity of religious motives or inspired by Greek and Roman antiquity.

2° The decomposition of light and colors with spots and dots. "The Tachism". The Pre-Impressionists, the Barbizon School, Corot, The Impressionists. the Pointillist (Seurat, Signac)

3° The arbitrary and symbolic colors. The artist moves away of the colors "real", those perceived by the eye and the human brain, and invents arbitrary colors: Gauguin, the Fauves, symbolism, surrealism ... It is a technique that painting Romanesque and Gothic had practiced regularly.

4° The valorization of the Sketch. The sketch was, for centuries, only what its name indicates: a preparatory study for a final painting. In the 19th the sketch becomes a permanent process, terminal, completed, of artistic expression.

5° . The decomposition of space and volumes of the real world into lines and surfaces, more or less synthetic and significant. (Cézanne, Braque).

6° The "multiplicity of perspectives" on an object. Technique that seeks to make the real, as if you looked at him, at the same time, from several points of space. (The Cubist)

7° Abstract art, finally, a novelty almost complete in European art.

 

Art has always been a way to dream the real world. But news techniques of Modern Art, are moving away from, a manner very intentional, voluntarist, of the exact representation of reality.

The painters tend to create an art in which the interpretation of reality prevails over its reproduction.

The "modern" artist reproduces reality, but also the dream and invents it. These tendencies have led to non-figurative art, otherwise known as abstract art.

This renewal forms in painting is total.

It has brought new opportunities, exciting, and beautiful, artistic expression.

 

It must not confuse Modern and Contemporary Art. They do not cover the same period. They do not have the same aesthetic characteristics or the same ideological foundations.

The Modern Art covers a period that goes from pre-Impressionists, to 1850 to 1860, until the Second World War. This is at least the periodization most commonly accepted by art historians.

Other historians begin Modern Art a little later with the post-impressionist and abstract art, circa 1900. The broadest definition is certainly the best because Impressionist artists are fully "modern".

 

One may even think that Modern Art begins in 1815, with some romantic painters such as Eugène Delacroix, or William Turner, innovative fantastic, annunciator of the impressionism and non-figurative art, who died in 1853.

These two artists have made with the sketch a privileged means of artistic expression.

The painters of this period are already deeply inspired by the desire for innovation that characterizes modern art. The period of Modern Art, extremely dynamic, is the other, another major feature rich diversity. It fits perfectly in the history of European art. She does not repudiate the past, academic art is quite practiced, but it is also remarkably creative multiple works, inventive forms entirely new of aesthetic expression.

 

The Contemporary Art is subsequent to 1945. Some historians establish its birth in the 1950s.

One can also argue, with some reason, that his date of birth in any ideological and political cases, is the creation of the Moma in New York, by the Rockefeller (1929). The dates are of course approximate and certain painters like Picasso or Miro belong to the spirit of the Modern Art, while they remain very creative after 1945.

In painting and sculpture, diversity gives way to a profound uniformity dissimulated behind the appearances of innovation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes Modern Art becomes a system that freezes in the ideologically and the aesthetically correct.

 

In painting and sculpture, diversity gives way to a deep uniformity, hidden behind the appearances of innovation and even of the provocation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes modern art becomes a system that freezes in the ideologically and aesthetically correct. Contrary to what he claims to be, contemporary art, official, one installed in the permanent collections of museums, is a static, academic, exhausted by a system and an obsession: the New. This is the Art of the Table Rase of the Past of Europa : an art without roots, for the elite, so-called "comprenants".

  

Hendrick Avercamp. 1585-1634. Une scène sur la glace près d'une ville. A Scene on the Ice near a Town. vers1615. Londres. National Gallery.

 

LE BEAU N'EST PAS SUBJECTIF. LE BEAU EST UN FAIT D'EXPERIENCE QUI TRANSCENDE LES CULTURES.

 

"Tout l’art florentin depuis Giotto et tout au long du Quattrocento, possède cette stupéfiante qualité de vérité absolue, reconnue. L’effet immédiat d’un grand Giotto ou d’un Masaccio est de laisser le spectateur sans voix. Cela s’appelait autrefois la Beauté."

MARIE MAC CARTHY "Les Pierres de Florence" 1956.

Contrairement à une idée reçue, toute nouvelle, considérée comme une évidence à notre époque, le Beau n'est pas subjectif. Non, le Beau n'est pas seulement une question de goût personnel.

La preuve que le Beau existe est qu'il est reconnu et admis de manière unanime par les opinions publiques, et celle des spécialistes, pour des millions d' oeuvres dont les dates de création vont de - 3000 à nos jours.

Il faut laisser de côté les définitions abstraites. Les Philosophes n'ont jamais réussi à donner une définition satisfaisante et incontestable du Beau. Mais il n'y a absolument aucune discussion sérieuse quant à l'existence du Beau, d'une sensation commune, partagée par des millions d'hommes, depuis l'Art Egyptien jusqu'à l'Art Moderne, depuis la Chine jusqu'à l'Europe et l'Amérique.

Le Beau peut prendre des formes différentes selon les cultures ou les civilisations. Il est reconnu comme Beau à l'intérieur de son domaine culturel, mais aussi à l'extérieur.

La peinture des lettrés chinois est très particulière, il est possible à titre individuel de ne pas l'apprécier, mais il serait faux de parler à son propos d'un Art du laid

Le Beau est tout simplement un fait vérifié par l'expérience de milliers de générations d'humains sur l'ensemble de la Terre.

Toutes les arguties ne changeront rien à ce fait.

Ce qui est subjectif ce sont les préférences des individus. Ce qui est subjectif c'est quand une personne préfère les fresques romanes ou l'art du gothique international à la peinture de la Renaissance Italienne.

Quand une personne préfère l'art du paysage ou la peinture de moeurs à la peinture religieuse.

Si on avait dit à Fra Angelico, à Raphaël ou à Rubens que le Beau n'existe pas et est affaire purement subjective, ils auraient haussé les épaules.

Non seulement le sentiment du Beau est un fait d'expérience, un bien commun à l'humanité, qui traverse les temps et les cultures, mais le Beau peut être ressenti alors que les idéologies qui ont inspiré les oeuvres d'art à une époque donnée, dans une région de la Terre, sont mortes en tant que croyances actives.

Il n'est pas nécessaire de croire dans les Esprits, les Dieux Egyptiens, Grecs, Hindous ou dans les Bouddhas pour apprécier la beauté de l'art des cavernes, de l'Egypte antique, de la Grèce, de l'Inde, ou de l'Asie du Sud Est.

De même, les représentations de Dieu et du monde qui sont celles des églises chrétiennes, qui ont été vivantes et profondément significatives pour les populations européennes pendant plus d'un millénaire, peuvent ne plus avoir de sens pour une très large majorité des populations de l'Europe de l'Ouest et du Nord au 21è siècle. Il reste cependant que ces populations, comme d'autres peuples dans d'autres cultures, peuvent reconnaître le Beau dans des oeuvres d'art dont les symboles ne sont plus idéologiquement significatifs pour elles, voire même leur paraissent absurdes. Les croyances changent mais le sentiment du Beau dure.

Mais une élite peut toujours tenter d' imposer la croyance que le Beau n'existe pas, et faire croire que le Laid est une valeur recommandable. L'art contemporain officiel en est la démonstration.

L'affirmation que le Beau n'existe pas, est purement subjectif, est une idée fausse, conçue et répandue au cours de la seconde moitié du 20è siècle pour des motifs idéologiques et économiques.

Les motifs idéologiques sont, notamment, que ce relativisme permet de justifier l'Art Laid officiel et que l'art laid est un critère de distinction entre les Eclairés et ceux qui ne le sont pas. L'homme peut en effet inventer des idéologies, des croyances, qui nient le Beau et le Bien. Cette capacité d'invention de croyances les plus diverses et contraires fait la différence entre l'homme et les animaux.

Outre les motifs idéologiques, cette affirmation permet aussi de fabriquer et de vendre du Laid, ce qui est une excellente affaire.

Cette idée profitable largement diffusée dans le grand public ressort tout simplement de la désinformation. A notre époque il est possible de répandre en quelques heures dans le monde entier une idée fausse, et la faire passer pour une vérité d'évidence à force de la répéter. Nos élites ne s'en privent pas.

 

THE BEAUTIFUL IS NOT SUBJECTIVE. THE BEAUTIFUL IS A FACT OF EXPERIENCE THAT TRANSCENDS THE CULTURES.

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

Contrary to an accepted idea, all new, considered as obvious in our time, the Beautiful is not subjective. No, the Beautiful is not only a matter of personal taste.

The proof that the Beau exists is that it is recognized and unanimously accepted by the public opinion, and that of the specialists, for millions of works whose creation dates range from - 3000 to the present day.

The abstract definitions must be left aside. The Philosophers have never succeeded in giving a satisfactory and incontestable definition of the Beautiful. But there is absolutely no serious discussion about the existence of Beauty, a common sensation shared by millions of people, from Egyptian Art to Modern Art, from China to Europe and America.

The Beautiful can take different forms according to cultures or civilizations. It is recognized as beautiful inside its cultural domain, but also outside.

The painting of the Chinese scholars is very peculiar, it is possible individually not to appreciate it, but it would be false to speak about it an Art of the ugly

The Beautiful is simply a fact verified by the experience of thousands of generations of humans over the entire Earth.

All the quibbles will not change this fact.

What is subjective what are the preferences of individuals. What is subjective is when a person prefers Romanesque frescoes or the art of international Gothic painting of the Italian Renaissance. When a person prefers the art of the landscape or the painting of morals to religious painting.

If someone had told to Fra Angelico, Raphaël or Rubens that beauty does not exist and is purely subjective matter, they would have shrugged.

Not only is the feeling of the Beautiful a fact of experience, a common heritage of humanity, which passes through times and cultures, but the Beautiful can be felt while the ideologies that inspired the works of art at a certain time, in a region of the Earth, have died as active beliefs.

There is no need to believe in spirits, in the Gods of the Egyptians, Greeks, Hindus or in the Buddhas for to appreciate the beauty of the cave art, or of the ancient Egypt, the Greece, of the India, or of South East Asia. Similarly, the representations of God and of the world, which are those of the Christian churches, which have been alive and profoundly meaningful to European populations for more than a millennium, may no longer make sense for a very large majority of the Western and Northern of the Europe in the 21st century. However, these populations, like other peoples in other cultures, can recognize the Beautiful in works of art whose the symbols are no longer ideologically significant for them, or even appear absurd to them. The beliefs change but the feeling of the Beautiful lasts. But an elite can always try to impose the belief that Beauty does not exist, and make believe that the Ugly is a recommendable value. The official contemporary art is its demonstration.

The assertion that Beauty does not exist, is purely subjective, is a false idea, conceived and spread in the second half of the 20th century for ideological and economic reasons. Man can indeed invent ideologies, beliefs, who deny the Beautiful and the Good. This capacity for invention of the most diverse and contrary beliefs makes the difference between man and animals.

The ideological motives are that this relativism makes it possible to justify the ugly art, the academic art , and that the ugly Art is a criterion of distinction between the Enlightened and those who are not.

In addition to the ideological motives, this statement also makes it possible to manufacture and sell the Laid, which is an excellent deal.

This profitable idea widely disseminated in the general public is simply a matter of disinformation. In our time it is possible to spread a false idea in a few hours in the whole world, and to make it pass for a truth of evidence by dint of repeating it. Our elites do not deprive themselves of it.

 

Giorgio Morandi. 1890-1964. Bologne. Still Life. 1950.

Turin Galleria d'Arte Moderna e Contemporanea.

  

ART MODERNE ET CONTEMPORAIN

 

Certains musées exposent uniquement des oeuvres de l'Art Ancien, d'autres regroupent l'Art ancien et l' Art Moderne, ou encore sont spécialisés dans l'Art Moderne ou dans l'Art Contemporain, séparément. Certains musées, comme le musée de Turin, proposent, des oeuvres appartenant aux deux dernières périodes : celle de l'Art Moderne (1850-1950) et celle de l'Art Contemporain (Après 1950). Les oeuvres ne sont pas présentées successivement, en suivant la logique de l'histoire, mais alternativement et parfois dans la même salle.

Cette représentation en simultanée de l'Art Moderne et de l'Art Contemporain dans un même lieu d'exposition présente l'intérêt de faire bien apercevoir les différences très nettes de conception de l'art (en peinture et sculpture) qui caractérisent et opposent ces deux périodes et l'art qu'elles proposent.

On comprend très bien la particularité de l'art contemporain :

1° L'art non figuratif (abstrait) est une création majeure de la période dite Moderne. Inévitablement l'art abstrait ouvre la porte au Non-sens, à l'absence de tout discours intelligible, et donc partagé entre l'artiste et le public. Mais avec l'Art Contemporain, le non sens devient l'Absurde. L'absence de signification se transforme en une apologie systématique de la dérision et de l'aberration.

2° Sauf exceptions très rares, le Beau n'est plus une finalité de l'artiste, et le Laid le remplace comme but de l'oeuvre d'art. C'est la nouveauté, la plus caractéristique sans doute, de l'Art Contemporain. Une rupture majeure dans l'histoire de l'art universel. Créer du Laid à la place du Beau n'est pas une invention innocente, et encore moins un accident, mais une volonté révélatrice d'un état d'esprit. Un profond renversement des valeurs, révélateur de l'état d'une société.

3° La recherche d'une communication, d'un dialogue, d'une émotion partagée, avec un public le plus large possible, est devenu esprit de coterie, égotisme, refus de communiquer, obsession de la provocation distinctive et exclusive. De l'art Dialogue entre les élites et les peuples, l'Occident est passé à l'art Rupture entre les élites et les peuples.

4° L'étonnante diversité, l'esprit de recherche de la nouveauté, qui caractérise l'Art Moderne, s'est stérilisée, et s'est transformée en une systématique de l'absurde et du laid. Les provocations de l'Art Contemporain officiel n'ont absolument rien d'une liberté de création, rien d'une innovation, mais sont tout au contraire stériles, totalitaires, conformistes, académiques.

5° L'échec total de la peinture et de la sculpture officielle contemporaine dans leur dialogue avec le public est à comparer et à opposer aux réussites esthétiques que connaît l'architecture contemporaine. La raison en est simple et se résume en quelques mots : Les architectes sont contraints par différentes circonstances de fait incontournables de créer des oeuvres qui durent, qui servent et qui plaisent au public, au grand public, et pas seulement à une coterie de prétendus éclairés.

Ces contraintes sont leur sauvegarde. Ces contraintes sont aussi la sauvegarde en architecture contemporaine d'un art véritable. Alors que la peinture officielle n'a d'art que le nom. L'art officiel a pu favoriser en peinture, non seulement l'art minimal mais tout simplement le non-art : à la fois laid, sinistre, et absurde. En architecture, les oeuvres laides, sinistres et absurdes existent bien sûr; mais ce sont tout simplement des échecs qui sont reconnus comme tels. Alors qu'en peinture et en sculpture ce sont ces échecs qui sont niés, et même plus proclamés comme étant des réussites. La grande majorité des tableaux de peinture contemporaine peuvent être présentés la tête en bas : personne n'y verra rien. Pas même les auteurs de notices explicatives. C'est impossible à faire pour un bâtiment, même pas pour un musée d'art contemporain.

  

MODERN AND CONTEMPORARY ART

 

Some museums exhibit only works of Ancient Art, others include Ancient and Modern Art, or are specialized in Modern Art or Contemporary Art, separately. Some museums, such as the Turin Museum, offer works belonging to the last two periods: Modern Art (1850-1950) and Contemporary Art (after 1950). The works are not presented successively, following the logic of history, but alternately and sometimes in the same room.

This simultaneous representation of Modern and Contemporary Art in the same place of exhibition presents the interest of making clear the very clear differences of conception of art (in painting and sculpture) that characterize and contrast these two Period and the art they propose.

We can then understand very well the peculiarity of contemporary art:

1) Non-figurative art (abstract art) is a major creation of the Modern period. Inevitably, abstract art opens the door to the nonsense, to the absence of any intelligible discourse, and therefore shared between the artist and the public. But with Contemporary Art, the non sense becomes the Absurd. The absence of meaning is transformed into a systematic apology of derision and aberration.

2) Except for very rare exceptions, the Beau is no longer an end of the artist, and the Laid (ugly) replaces it as the goal of the work of art. This is the novelty, undoubtedly the most characteristic of Contemporary Art. A major break in the history of universal art. Creating ugliness in place of the Beautiful is not an innocent invention, much less an accident, but a will revealing a state of mind. A profound reversal of values, revealing of the state of a society.

3) The search of a communication, a dialogue, and shared emotion, with a the widest possible public, is become a spirit of coterie, egotism, a refusal to communicate, an obsession with the distinctive and exclusive provocation. From the Art Dialogue between the elites and the peoples, the West has passed in the 1950s to art Rupture between the elites and the peoples

4) The astonishing diversity, the spirit of search for novelty, which characterizes Modern Art, has sterilized itself, and has been transformed into a systematics of the absurd and of the ugly. The provocations of contemporary art have absolutely nothing of a freedom of a creation, nothing of an innovation, but are, on the contrary, sterile, totalitarian, conformist, academic.

5. The total failure of contemporary official painting and sculpture in their dialogue with the public is to be compared and contrasted with the aesthetic successes of contemporary architecture. The reason for this is simple and can be summarized in a few words: Architects are constrained by various essential facts to create works that last, that serve and that pleases to the public, the general public, and not only to a coterie of so-called enlightened . These constraints are their safeguard. These constraints are also the safeguard in contemporary architecture of a true art. While the official painting has only the name of art. The official art was able to promote in painting not only the minimal art but simply the non-art: at once ugly, sinister, and absurd. In architecture the works ugly, sinister and absurd exist of course; But they are simply failures that are recognized as such. On the contrary, in painting and sculpture, these failures are denied, and even more proclaimed as successes.

The vast majority of contemporary paintings can be presented upside down: no one will see anything. Not even the authors of explanatory notes. It's impossible to do for a building, not even for a museum of contemporary art.

  

Joseph Vernet. 1714-1789. Paris. Marine, soleil couchant. Marine, sunset. Louvre.

 

LE BEAU N'EST PAS SUBJECTIF. LE BEAU EST UN FAIT D'EXPERIENCE QUI TRANSCENDE LES CULTURES.

 

"Tout l’art florentin depuis Giotto et tout au long du Quattrocento, possède cette stupéfiante qualité de vérité absolue, reconnue. L’effet immédiat d’un grand Giotto ou d’un Masaccio est de laisser le spectateur sans voix. Cela s’appelait autrefois la Beauté."

MARIE MAC CARTHY "Les Pierres de Florence" 1956.

Contrairement à une idée reçue, toute nouvelle, considérée comme une évidence à notre époque, le Beau n'est pas subjectif. Non, le Beau n'est pas seulement une question de goût personnel.

La preuve que le Beau existe est qu'il est reconnu et admis de manière unanime par les opinions publiques, et celle des spécialistes, pour des millions d' oeuvres dont les dates de création vont de - 3000 à nos jours.

Il faut laisser de côté les définitions abstraites. Les Philosophes n'ont jamais réussi à donner une définition satisfaisante et incontestable du Beau. Mais il n'y a absolument aucune discussion sérieuse quant à l'existence du Beau, d'une sensation commune, partagée par des millions d'hommes, depuis l'Art Egyptien jusqu'à l'Art Moderne, depuis la Chine jusqu'à l'Europe et l'Amérique.

Le Beau peut prendre des formes différentes selon les cultures ou les civilisations. Il est reconnu comme Beau à l'intérieur de son domaine culturel, mais aussi à l'extérieur.

La peinture des lettrés chinois est très particulière, il est possible à titre individuel de ne pas l'apprécier, mais il serait faux de parler à son propos d'un Art du laid

Le Beau est tout simplement un fait vérifié par l'expérience de milliers de générations d'humains sur l'ensemble de la Terre.

Toutes les arguties ne changeront rien à ce fait.

Ce qui est subjectif ce sont les préférences des individus. Ce qui est subjectif c'est quand une personne préfère les fresques romanes ou l'art du gothique international à la peinture de la Renaissance Italienne.

Quand une personne préfère l'art du paysage ou la peinture de moeurs à la peinture religieuse.

Si on avait dit à Fra Angelico, à Raphaël ou à Rubens que le Beau n'existe pas et est affaire purement subjective, ils auraient haussé les épaules.

Non seulement le sentiment du Beau est un fait d'expérience, un bien commun à l'humanité, qui traverse les temps et les cultures, mais le Beau peut être ressenti alors que les idéologies qui ont inspiré les oeuvres d'art à une époque donnée, dans une région de la Terre, sont mortes en tant que croyances actives.

Il n'est pas nécessaire de croire dans les Esprits, les Dieux Egyptiens, Grecs, Hindous ou dans les Bouddhas pour apprécier la beauté de l'art des cavernes, de l'Egypte antique, de la Grèce, de l'Inde, ou de l'Asie du Sud Est.

De même, les représentations de Dieu et du monde qui sont celles des églises chrétiennes, qui ont été vivantes et profondément significatives pour les populations européennes pendant plus d'un millénaire, peuvent ne plus avoir de sens pour une très large majorité des populations de l'Europe de l'Ouest et du Nord au 21è siècle. Il reste cependant que ces populations, comme d'autres peuples dans d'autres cultures, peuvent reconnaître le Beau dans des oeuvres d'art dont les symboles ne sont plus idéologiquement significatifs pour elles, voire même leur paraissent absurdes. Les croyances changent mais le sentiment du Beau dure.

Mais une élite peut toujours tenter d' imposer la croyance que le Beau n'existe pas, et faire croire que le Laid est une valeur recommandable. L'art contemporain officiel en est la démonstration.

L'affirmation que le Beau n'existe pas, est purement subjectif, est une idée fausse, conçue et répandue au cours de la seconde moitié du 20è siècle pour des motifs idéologiques et économiques.

Les motifs idéologiques sont, notamment, que ce relativisme permet de justifier l'Art Laid officiel et que l'art laid est un critère de distinction entre les Eclairés et ceux qui ne le sont pas. L'homme peut en effet inventer des idéologies, des croyances, qui nient le Beau et le Bien. Cette capacité d'invention de croyances les plus diverses et contraires fait la différence entre l'homme et les animaux.

Outre les motifs idéologiques, cette affirmation permet aussi de fabriquer et de vendre du Laid, ce qui est une excellente affaire.

Cette idée profitable largement diffusée dans le grand public ressort tout simplement de la désinformation. A notre époque il est possible de répandre en quelques heures dans le monde entier une idée fausse, et la faire passer pour une vérité d'évidence à force de la répéter. Nos élites ne s'en privent pas.

 

THE BEAUTIFUL IS NOT SUBJECTIVE. THE BEAUTIFUL IS A FACT OF EXPERIENCE THAT TRANSCENDS THE CULTURES.

 

"Everything Florentine art from Giotto and throughout the Quattrocento has this amazing quality of absolute truth recognized. The immediate effect of a large Giotto or Masaccio is to let the audience speechless. It s' once called Beauty. "

MARY MAC CARTHY "The Stones of Florence" 1956.

Contrary to an accepted idea, all new, considered as obvious in our time, the Beautiful is not subjective. No, the Beautiful is not only a matter of personal taste.

The proof that the Beau exists is that it is recognized and unanimously accepted by the public opinion, and that of the specialists, for millions of works whose creation dates range from - 3000 to the present day.

The abstract definitions must be left aside. The Philosophers have never succeeded in giving a satisfactory and incontestable definition of the Beautiful. But there is absolutely no serious discussion about the existence of Beauty, a common sensation shared by millions of people, from Egyptian Art to Modern Art, from China to Europe and America.

The Beautiful can take different forms according to cultures or civilizations. It is recognized as beautiful inside its cultural domain, but also outside.

The painting of the Chinese scholars is very peculiar, it is possible individually not to appreciate it, but it would be false to speak about it an Art of the ugly

The Beautiful is simply a fact verified by the experience of thousands of generations of humans over the entire Earth.

All the quibbles will not change this fact.

What is subjective what are the preferences of individuals. What is subjective is when a person prefers Romanesque frescoes or the art of international Gothic painting of the Italian Renaissance. When a person prefers the art of the landscape or the painting of morals to religious painting.

If someone had told to Fra Angelico, Raphaël or Rubens that beauty does not exist and is purely subjective matter, they would have shrugged.

Not only is the feeling of the Beautiful a fact of experience, a common heritage of humanity, which passes through times and cultures, but the Beautiful can be felt while the ideologies that inspired the works of art at a certain time, in a region of the Earth, have died as active beliefs.

There is no need to believe in spirits, in the Gods of the Egyptians, Greeks, Hindus or in the Buddhas for to appreciate the beauty of the cave art, or of the ancient Egypt, the Greece, of the India, or of South East Asia. Similarly, the representations of God and of the world, which are those of the Christian churches, which have been alive and profoundly meaningful to European populations for more than a millennium, may no longer make sense for a very large majority of the Western and Northern of the Europe in the 21st century. However, these populations, like other peoples in other cultures, can recognize the Beautiful in works of art whose the symbols are no longer ideologically significant for them, or even appear absurd to them. The beliefs change but the feeling of the Beautiful lasts. But an elite can always try to impose the belief that Beauty does not exist, and make believe that the Ugly is a recommendable value. The official contemporary art is its demonstration.

The assertion that Beauty does not exist, is purely subjective, is a false idea, conceived and spread in the second half of the 20th century for ideological and economic reasons. Man can indeed invent ideologies, beliefs, who deny the Beautiful and the Good. This capacity for invention of the most diverse and contrary beliefs makes the difference between man and animals.

The ideological motives are that this relativism makes it possible to justify the ugly art, the academic art , and that the ugly Art is a criterion of distinction between the Enlightened and those who are not.

In addition to the ideological motives, this statement also makes it possible to manufacture and sell the Laid, which is an excellent deal.

This profitable idea widely disseminated in the general public is simply a matter of disinformation. In our time it is possible to spread a false idea in a few hours in the whole world, and to make it pass for a truth of evidence by dint of repeating it. Our elites do not deprive themselves of it.

   

2011-2012 Academic Year Approved Dance Images & Art

December 7, 2012

Photographer: Various

Reference: 2012-1207-A

Binder: 2012-C

 

2011-2012 Academic Year Approved Dance Images & Art

December 7, 2012

Photographer: Various

Reference: 2012-1207-A

Binder: 2012-C

 

Johan Barthold Jongkind. 1819-1891. Paris. Cours d'eau en Hollande avec barque et moulin. Rivers in Holland with boat and mill. 1877. Louvre.

 

ART MODERNE : LE RENOUVELLEMENT DES FORMES

 

L'Art Moderne, annoncé dès le début du 20è siècle par les peintres romantiques (Delacroix) et les pré-impressionnistes a été un facteur tout à fait remarquable de renouvellement des formes esthétiques dans la peinture européenne.

Sa caractéristique essentielle est certainement sa volonté d'invention, de changement qui s'exprime en peinture, dans l'emploi des couleurs, dans la recherche d'un nouveau dessin, dans la diversité des thèmes abordés. On peut dire que la civilisation européenne se distingue d'autres grandes civilisations par cette recherche constante, à l'échelle des siècles, de l'innovation. Cela n'a pas été le cas par exemple des civilisations islamiques ou chinoises dont les valeurs ont infiniment plus accordé la priorité à la pérennité et au maintien des traditions. Une fois encore on constate que l'art est un révélateur des valeurs qui animent les sociétés.

 

Les techniques utilisées par les peintres européens, au cours du 19è siècle, pour créer un art nouveau sont multiples, sauf omission, on peut les recenser ainsi :

1°"La Peinture Plate": par exemple avec Manet, plus tard Gauguin, Maurice Denis, Raoul Dufy, les Nabis... Cette technique réduit ou supprime les volumes et la perspective et privilégie les lignes. Le peintre ne s'efforce plus de rendre le monde en trois dimensions, comme il l'a fait pendant des siècles. Le peintre propose une vision du monde qui accepte la planéité du tableau. L'artiste peint en deux dimensions. C'est un retour à une esthétique qui était celle de la peinture Byzantine, Romane et Gothique. Avec d'autres thèmes évidemment, puisque une des caractéristiques de l'art moderne est la raréfaction des motifs religieux, ou inspirés par l'antiquité grecque et romaine.

2° La décomposition de la lumière et des couleurs, en taches et en points."Le Tachisme". Les Préimpressionnistes (Ecole de Barbizon, Corot) Les Impressionnistes. Les Pointillistes (Seurat, Signac)

3° Les couleurs arbitraires ou symboliques. L'artiste s'écarte des couleurs "réelles", celles perçues par l'oeil et le cerveau humain, et invente des couleurs apparemment arbitraires: Gauguin, les Fauves, le symbolisme, le surréalisme ... C'est une technique que la peinture romane et gothique avaient mis en pratique très régulièrement.

4° La valorisation de l'Esquisse. L'esquisse a été pendant des siècles, seulement, ce que son nom indique : une Etude préparatoire à un tableau définitif. Au 19è l'esquisse devient un procédé définitif, terminal, d'expression artistique.

5° La décomposition de l'espace et des volumes du monde réel, en lignes et surfaces, plus ou moins synthétiques et significatives. (Cézanne, Braque).

6° La "multiplicité des points de vue" sur un objet ou un sujet. Technique qui cherche à rendre le réel comme si on le regardait, en même temps, depuis plusieurs points de l'espace. (Les Cubistes)

7° L'art Abstrait, enfin, une nouveauté à peu près totale dans l'art européen.

 

L'Art a toujours été, une manière de rêver le monde réel. Mais les nouvelles techniques de l'Art Moderne, s'éloignent toutes, de manière très intentionnelle, volontariste, de la représentation exacte du réel.

Les peintres tendent à créer un art dans lequel l'interprétation du réel l'emporte sur sa reproduction.

L'artiste "moderne" reproduit le réel, mais aussi le rêve et l'invente. Ces tendances ont abouti à l'art non figuratif, autrement appelé l'art abstrait.

Ce renouvellement des formes en peinture est total.

Il a apporté de nouvelles possibilités, très intéressantes, et très belles, d'expression artistique.

 

Il ne faut pas confondre Art Moderne et Art Contemporain. Ils ne recouvrent pas la même période. Ils n'ont pas les mêmes caractéristiques esthétiques ni les mêmes fondements idéologiques.

L'Art Moderne recouvre une période qui va depuis les pré-impressionnistes, vers 1850-60, jusqu'à la seconde guerre mondiale. C'est du moins la périodisation la plus couramment acceptée par les historiens de l'art.

D'autres historiens le font débuter un peu plus tardivement avec les post-impressionnistes et l'art abstrait, vers 1900. La définition la plus large est certainement la meilleure car les impressionnistes sont des artistes pleinement "modernes". On peut même penser que l'Art Moderne débute dès 1815, avec certains peintres romantiques comme le français Eugène Delacroix, ou avec William Turner, fantastique novateur, annonciateur de l'impressionnisme et de l'art non figuratif, qui meurt en 1853.

Ces deux artistes ont fait de l'esquisse un moyen d'expression artistique privilégié.

Les peintres de cette époque sont déjà profondément inspirés par la volonté d'innovation qui caractérise l'Art Moderne. La période de l'Art Moderne, extrêmement dynamique, est d'autre part, autre caractéristique majeure, riche de diversité. Elle s'inscrit tout à fait dans l'histoire de l'art européen. Elle ne renie pas le passé, l'art académique est tout à fait pratiqué, mais elle est aussi remarquablement créatrice d'oeuvres multiples, inventive de formes tout à fait nouvelles d'expression esthétique.

.

L'Art Contemporain est postérieur à 1945. Certains fixent sa naissance dans les années 1950. On peut aussi prétendre, avec quelques raisons, que sa date de naissance, en tout cas idéologique et politique, est la création à New York du Moma par les Rockefeller (1929). Les dates sont bien sûr approximatives et certains peintres comme Picasso ou Miro appartiennent à l'esprit de l'Art Moderne, alors qu'ils restent très créatifs après 1945.

En peinture et en sculpture, la diversité fait alors place à une profonde uniformité dissimulée derrière les apparences de l'innovation et même de la provocation. L'explosion d'originalité et de non conformisme qui caractérise l'Art Moderne devient un Système qui se fige dans l'idéologiquement et l'esthétiquement correct. Contrairement à ce qu'il prétend être l'Art Contemporain, officiel, celui qui est installé dans les collections permanentes des musées, est un art figé, académique, épuisé par un système et une obsession : le Nouveau. C'est l'Art de la Table Rase du Passé : un art sans racines, réservé à une élite de prétendus "Comprenants".

  

MODERN ART: THE RENEWAL OF FORMS

Modern Art, announced from the beginning of the 20th century by the romantic painters (Delacroix) and pre-impressionists has been a factor quite remarkable renewal of aesthetic forms in European painting. Its essential characteristic is certainly his invention will, his desire for change, expressed in painting, in the use of colors, in the search for a new design, in the diversity of topics. It can be said that European civilization differs from other great civilizations through the constant research, on the scale of centuries, of innovation. This was not the case for example of Islamic and Chinese civilizations whose values have infinitely more given priority to the sustainability and the maintenance of traditions. Once again we see that art is a developer of the values that drive the societies.

 

The techniques used by European painters during the 19th century to create a new art, are many. Except omission, and we can enumerate:

1° "The Flat Painting", for example with Manet, Gauguin, Maurice Denis, the Nabis ... This technique reduces or removes volumes and perspective and focuses on lines. The painter no longer tries to represent the world in three dimensions, as he has done for centuries. The painter proposes a vision of the world that accepts the flatness of the table. The artist paints in two dimensions. She returned to an aesthetic that was practiced by the Byzantine painting, Roman and Gothic. With other themes obviously, since one of the features of modern art is the increasing scarcity of religious motives or inspired by Greek and Roman antiquity.

2° The decomposition of light and colors with spots and dots. "The Tachism". The Pre-Impressionists, the Barbizon School, Corot, The Impressionists. the Pointillist (Seurat, Signac)

3° The arbitrary and symbolic colors. The artist moves away of the colors "real", those perceived by the eye and the human brain, and invents arbitrary colors: Gauguin, the Fauves, symbolism, surrealism ... It is a technique that painting Romanesque and Gothic had practiced regularly.

4° The valorization of the Sketch. The sketch was, for centuries, only what its name indicates: a preparatory study for a final painting. In the 19th the sketch becomes a permanent process, terminal, completed, of artistic expression.

5° . The decomposition of space and volumes of the real world into lines and surfaces, more or less synthetic and significant. (Cézanne, Braque).

6° The "multiplicity of perspectives" on an object. Technique that seeks to make the real, as if you looked at him, at the same time, from several points of space. (The Cubist)

7° Abstract art, finally, a novelty almost complete in European art.

 

Art has always been a way to dream the real world. But news techniques of Modern Art, are moving away from, a manner very intentional, voluntarist, of the exact representation of reality.

The painters tend to create an art in which the interpretation of reality prevails over its reproduction.

The "modern" artist reproduces reality, but also the dream and invents it. These tendencies have led to non-figurative art, otherwise known as abstract art.

This renewal forms in painting is total.

It has brought new opportunities, exciting, and beautiful, artistic expression.

 

It must not confuse Modern and Contemporary Art. They do not cover the same period. They do not have the same aesthetic characteristics or the same ideological foundations.

The Modern Art covers a period that goes from pre-Impressionists, to 1850 to 1860, until the Second World War. This is at least the periodization most commonly accepted by art historians.

Other historians begin Modern Art a little later with the post-impressionist and abstract art, circa 1900. The broadest definition is certainly the best because Impressionist artists are fully "modern".

 

One may even think that Modern Art begins in 1815, with some romantic painters such as Eugène Delacroix, or William Turner, innovative fantastic, annunciator of the impressionism and non-figurative art, who died in 1853.

These two artists have made with the sketch a privileged means of artistic expression.

The painters of this period are already deeply inspired by the desire for innovation that characterizes modern art. The period of Modern Art, extremely dynamic, is the other, another major feature rich diversity. It fits perfectly in the history of European art. She does not repudiate the past, academic art is quite practiced, but it is also remarkably creative multiple works, inventive forms entirely new of aesthetic expression.

 

The Contemporary Art is subsequent to 1945. Some historians establish its birth in the 1950s.

One can also argue, with some reason, that his date of birth in any ideological and political cases, is the creation of the Moma in New York, by the Rockefeller (1929). The dates are of course approximate and certain painters like Picasso or Miro belong to the spirit of the Modern Art, while they remain very creative after 1945.

In painting and sculpture, diversity gives way to a profound uniformity dissimulated behind the appearances of innovation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes Modern Art becomes a system that freezes in the ideologically and the aesthetically correct.

 

In painting and sculpture, diversity gives way to a deep uniformity, hidden behind the appearances of innovation and even of the provocation. The explosion of originality and non-conformism that characterizes modern art becomes a system that freezes in the ideologically and aesthetically correct. Contrary to what he claims to be, contemporary art, official, one installed in the permanent collections of museums, is a static, academic, exhausted by a system and an obsession: the New. This is the Art of the Table Rase of the Past of Europa : an art without roots, for the elite, so-called "comprenants".

  

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