new icn messageflickr-free-ic3d pan white

Cada día el latir de un tiempo niño / que el péndulo mece en la sombra – Ogni giorno il pulsare di un tempo bambino / che il pendolo culla nell’ombra (Jorge Carrera Andrade). EXPLORE 18 DICEMBRE 2011

Memoria dell'occhio. Foto Lino Cannizzaro.

 

S’incontrano passanti d’ogni genere. Vi sono coloro che non guardano attorno a sé e hanno fretta d’arrivare in un luogo preciso e coloro che distrattamente attraversano il mondo o da lui si lasciano attraversare. Ma preferiremmo far parte di coloro che si soffermano sulle cose, sui luoghi in continua metamorfosi dove ci si perde per meglio ritrovarsi. Perché siamo consapevoli di vivere nella “multifonia” del nostro immaginario, sotto il sole delle fresche mattine di primavera e contemporaneamente sull’orlo dell’abisso. L’occhio, nei momenti d’ozio creativo, cercherà non la forma perfetta delle cose ma la bellezza della sua imperfezione, la sua complessità, la “sbavatura”, per usare un termine caro al filosofo Merleau-Ponty.

 

On rencontre des passants de tout genre. Il y a ceux qui ne regardent rien autour d’eux et n’ont qu’ un désir, celui d’arriver vite à un endroit précis et ceux qui traversent distraitement le monde où se laissent traverser par le monde. Mais nous préférons faire partie de ceux qui s’arrêtent sur les choses, sur les lieux en perpétuelle métamorphose, là où l’on se perd pour mieux se retrouver. Car nous sommes conscients de vivre dans la « multiphonie » de notre imaginaire, sous le soleil des frais matins de printemps ainsi qu’au bord de l’abîme. L’œil, dans les moments d’oisiveté créative cherchera non pas la forme parfaite des choses mais la beauté dans ce qu’elle a d’imparfait, dans sa complexité, dans la « bavure », comme dirait le philosophe Merleau-Ponty.

 

10,309 views
235 faves
1,983 comments
Taken on December 17, 2011