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1 Mai.........souvenez-vous des "Gueules-Noires" | by pierre Moulin
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1 Mai.........souvenez-vous des "Gueules-Noires"

En avril 48 à Courrières dansle Nord 16 mineurs décèdent et rappellent aux ouvriers la précarité deleurs conditions de travail. La grogne augmente encore un peu plus quand on tente de porter atteinte au statut du mineur.Les grèves débutentle 3 octobre et touchentles mines du Nord, de la région de St-Etienne, d'Alès et de Forbach. La presse rapporte qu'il s'agit de grèves insurrectionnelles. Ce qui justifie, sans doute la forte répression menée parle gouvernement.Le ministre de l'Intérieur, Jules Moch mobilise près de 60 000 CRS pour contrerles occupations des puits.Les incidents sont nombreux mais partout, c'est l'extrème fermeté qui domine. Jules Moch va délogerles mineurs deleur occupation et va prendre des mesures disciplinaires envers plus de 3000. mineurs. En effet, ils seront licenciés quelques semaines plus tard et ne pourront plus réintégrerles Charbonnages de France, un scandale (au regard de la constitution de la IVè république qui protégeaitle droit de grève) !Le Conseil des Ministres autorise aux forces de police de faire usage deleurs armes, après sommations d'usage - on a vu qu'elles ne s'étaient pas privées - etles travailleurs étrangers sont menacés d'expulsion.Les réservistes sont rappelés.Le 23 octobre, une quinzaine de journalistes et photographes signent à Firminy une lettre dans laquelle ils déclarent que dans l'affaire Barbier, les forces de police ont tiré sans sommation.

 

*autre article de presse sur ce sujet:

Huit semaines de lutte des mineurs français Trois ans après la fin de la guerre, les mineurs continuaient de subir une politique d’austérité, en même temps queles prix augmentaient. L’économie commençait à se redresser, mais ils n’en voyaient pasles effets. Mais ce qui allait déclencher la grève des mineurs, c’est la publicationle 18 septembre de décrets parle ministre de l’Industrie et du Commerce, qui prévoyaientle licenciement de 10 % des salariés travaillant en surface, ainsi que des mesures disciplinaires à l’encontre des mineurs, dontle licenciement pour fait de grève.Le 4 octobre, la grève était totale dans tousles bassins miniers, les puits occupés, des piquets de grève mis en place.Le gouvernement lança une campagne de calomnies, accusantles mineurs de saboter l’économie, pendant qu’il rassemblait des forces de répression, rappelant des troupes d’occupation basées en Allemagne et des réservistes, comptant surtout surles CRS pour mettreles grévistes au pas. Dansle bassin minier du Nord, où 45 000 hommes des forces de sécurité avaient été envoyés, des batailles rangées opposèrentles mineurs aux CRS, et ces derniers n’en sortirent pas toujours vainqueurs. La répression fut brutale. De nombreux mineurs furent blessés et trois furent tués au cours de ces affrontements.Les mineurs, isolés, tinrent neuf semaines.Le 18 novembre, alors qu’ils n’avaient rien obtenu, la CGT appela à la reprise du travail. La grève terminée, 3 000 mineurs furent licenciés, en attendant que la direction des Houillères fassele tri. Celle-ci fit aussi pression surles entreprises travaillant pour elles, pour qu’elles n’embauchent pasles mineurs licenciés. En 1953, cinq ans après la grève, 700 mineurs étaient toujours interdits de travail dansles mines.

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Taken on May 1, 2012