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Turkana girl and the ring flash - Kenya | by Eric Lafforgue
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Turkana girl and the ring flash - Kenya

The Turkana s inhabit the arid territories of northern Kenya, on the boundary with Sudan. Nilotic-speaking people, they have for a long time stayed outside of the influence of the main foreign trends. Nomad shepherds adapted to a almost totally desert area, some also fish in Lake Turkana. They are divided in 28 clans. Each one of them is associated with a particular brand for its livestock, so that any Turkana can identify a relative in this way.The majority of the Turkana still follow their traditional religion: they believe in a God called Kuj or Akuj, associated with the sky and creator of all things. He is thought to be omnipotent but rarely intervenes in the lives of people. Contact between God and the people is made though a diviner (emeron). Diviners have the power to interpret dreams, forecast the future, heal, and make rain. However, the Turkana doubt about those who say they have powers, but fail to prove it in the everyday life. According to estimates, about 15% of the Turkana are Christian. Evangelism has started among the Turkana since the 1970s. Various church buildings have been built since then. The most astonishing element one can notice in the villages, is that the only permanent structures are churches, with huts all around. Infact, in the late 1970s, feeding projects as well as literacy courses and other services have been provided by Baptist workers. This easily explains the importance acquired by the Church.The Turkana don't have any physical initiations. They have only the asapan ceremony, transition from youth to adulthood, that all men must perform before marriage. The Turkana are polygamous. Homestead consists of a man, his wives and children, and often his mother. When a new wife comes, she stays at the hut of the mother or first wife until she has her first child. The high bride-wealth payment (30 to 50 cattle, 30 to 50 camels and 100 to 200 small stock) often means that a man cannot marry until he has inherited livestock from his dead father. It also implies that he collect livestock from relatives and friends, which strengthens social ties between them. Resolution is found to conflicts through discussions between the men living in proximity to one another. Men of influence are particularly listened, and decisions are enforced by the younger men of the area. Each man belongs to a specific generation set. If a man is a Leopard, his son will be a Stone, so that there is approximately an equal number of each category. The Turkana make finely carved wooden implements, used in the daily life. During the rainy season, moonlight nights' songs have a particular place in the Turkana's life. The songs often refer to their cattle or land, but they are sometimes improvised and related to immediate events. The Turkana have a deep knowledge of plants and products they use as medicine. The fat-tailed sheep is often called "the hospital for the Turkana".

  

Les Turkanas habitent les territoires arides du nord du Kenya, à la frontière avec le Soudan.Peuple de langue nilotique, ils sont pendant longtemps restés hors de l’influence des principaux courants étrangers. Pasteurs nomades adaptés à une zone presque totalement déserte, certains pêchent également dans le lac Turkana. Ils sont divisés en 28 clans. Chacun d’entre eux est associé à une marque particulière donné à son bétail, de telle façon que tout Turkana peut identifier un parent de cette manière.La majorité des Turkana suit encore leur religion traditionnelle : ils croient en un Dieu appelé Kuj ou Akuj, associé au ciel et créateur de toute chose. Les Turkana le voient comme omnipotent mais intervenant rarement dans la vie des gens. Le contact entre Dieu et les hommes se fait par l’intermédiaire d’un divin (emeron). Les devins ont le pouvoir d’interpréter les rêves, prédire l’avenir, soigner et faire pleuvoir. Toutefois, les Turkana doutent de ceux qui disent qu’ils ont des pouvoirs, mais échouent à le prouver dans la vie de tous les jours. Selon des estimations, environ 15% des Turkana sont chrétiens. L’évangélisme a commencé chez les Turkana depuis les années 1970. Diverses églises ont depuis été construites. L’élément le plus étonnbant que l’on peut noter dans les villages est que les seules structures en dur sont les églises, avec des huttes tout autour. En fait, à la fin des années 1970, des projets alimentaires ainsi que des cours d’alphabétisation et d’autres services ont été menés par des travailleurs baptistes. Cela explique facilement l’importance acquise par l’Eglise.Les Turkana n’ont aucune initiation physique. Ils ont seulement la cérémonie asapan, transition de la jeunesse à l’âge adulte, que chaque homme doit suivre avant le mariage. Les Turkana sont polygames. La propriété familiale est composée d’un homme, ses femmes et enfants, et souvent sa mère. Quand une nouvelle femme arrive, elle loge dans la hutte de la mère ou de la première femme jusqu’à ce qu’elle ait son premier enfant. Le paiement élevé pour la mariée (30 à 50 têtes de gros bétail, 30 à 50 dromadaires, et 100 à 200 têtes de petit bétail) signifie souvent qu’un homme ne peut se permettre de se marier jusqu’à ce qu’il ait hérité le bétail de son père décédé. Cela implique également qu’il collecte le bétail requis de parents et amis, ce qui renforce les liens sociaux entre eux. La résolution des conflits se fait par la discussion entre les hommes vivant à proximité.Les hommes d’influence sont particulièrement écoutés, et les décisions sont mises en application par les hommes plus jeunes de la zone. Chaque homme appartient à une classe d’âge spécifique. Si un homme est un Léopard, son fils deviendra une Pierre, de telle façon qu’il y a approximativement un même nombre de chaque catégorie. Les Turkana font des outils en bois finement taillés, utilisés dans la vie de tous les jours. Durant la saison des pluies, les chansons des nuits de pleine lune ont une place particulière dans la vie des Turkana. Elles font souvent référence à leur bétail et terres, mais sont parfois improvisées ou liées à des événements immédiats. Les Turkana ont une connaissance intime des plantes et des produits qu’ils utilisent comme médicaments. La queue grasse des moutons est souvent appelée « l’hôpital pour les Turkana ».

  

© Eric Lafforgue

www.ericlafforgue.com

       

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Taken on July 16, 2009