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Miss Elema, veiled Borana tribe girl - Kenya

I also met some Borana people in Ethiopia. They have some strong traditionnal believes and some are also muslim. But once the chief of the clan has said ok for the pictures, the women let the photographer do! This was a funny session as the sun was nearly down, so i had just 10 minutes to take pictures in a perfect light! The background is the house of Elema, decorated with nice painted designs.

Gilo village, Kenya

The Boranas live in the barren north of Kenya, on the boundery with Ethiopia. They belong to one of the 200 Oromo groups.Their name means "friend" or "kind person", so that a bad person may be told he is not Borana. The Borana speak an Oromo language, spoken by three major peoples. Their way of life is organized around the family's animals: cattle but also goats, sheeps and sometimes camels. Because of the more and more dry climate, they tend to rear camels instead of cattle. Their animals (cattle and camels) is the main source of wealth, and serve as brideprice, sacrifices and legal fines.Their staple diet relies on milk products, supplemented by corn bread. Meat is highly valuable and only consumed on rare occasions. Borana solid round huts, built by the women, consist of intermixed branches covered with grass and slits of plants all the way to the ground. The women also weave grass huts called « dasse », easy to carry. The Borana may have to move up to four times a year, because of the lack of rainfall and arid land. It is the women's role to displace their homes to the new location, either by camel or donkey. However, nowadays, many Borana are not nomadic any more and build permanent houses, which protect them from the heavy rain. Their new houses are generally spacious, with usually three rooms. The deep wells (tula wells) play a key role in the Borana society, as the sole source providing water during the dry season. The wells appear in clusters and were built with no scientific equipment 500 years ago. Most of all, they are never dryed up, even in the event of severe droughts. When the men draw on the well, they form a human chain on a precarious ladder, and sing a loud chorus, which keeps the rhythm going. So the troughs are filled at a steady pace, at the mouth of the well. Families are close-knit, although divorce is quite frequent. A strict role differentiation between men and women exists: men are in charge of the herds while women are responsible for the children and the every-day life. Beside building the huts at each move, they also take care of the tea ritual at the opening ceremony of the new houses. The Borana often sport a shawl or light blanket. Women wear a scarf on their head, while men often wear a small brimless turban for prayer. In contrast to the Samburu, Borana clothes are of dark colours.Because of their nomadic lifestyle, they had few contacts with Christian missionaries. Islam has influenced their society, but they believe traditionally in one God called Wak. For them, all good things originate from Wak, especially rain. In the legend, they are said to offer Him gifts, the biggest sacrifice that can be made being the first baby one has. In this case, a shaman who lives in the forest kills the new born. They also have intermediary priests named Qalla. Their spiritual leaders are granted a powerful veneration. In their religion, spirits (Ayana) which possess people and things are of a great importance. Their believes are related to their herds which are indispensable for sacrifices and rituals to guarantee fertility, health, and assistance from spirits. As a nomadic group, many traditions are taught through oral history, especially songs. Every single aspect of their culture is connected to music. A very known tradition is their complex gada system, hierarchical and political system that divides the Borana community into different age-sets. A new « father of the village » is elected every eight years by an assembly of all the Borana people or their representatives. The gada system is the Borana model of conflict prevention and resolution.

  

Les Boranas vivent dans le nord aride du Kenya, à la frontière avec l’Ethiopie. Ils appartiennent à l’un des 200 groupes Oromo.Leur nom signifie « ami » ou « gentille personne », de sorte qu’on peut dire d’une mauvaise personne qu’elle n’est pas Borana. Les Borana parlent une langue Oromo, parlée par 3 groupes majeurs. Leur mode de vie est organisé autour des animaux de la famille : bétail mais aussi chèvres, moutons et parfois dromadaires. Du fait du climat de plus en plus sec, ils ont tendance à élever des dromadaires à la place du bétail. Leurs animaux (bétail et dromadaires) est leur principal source de richesse, et servent comme paiement de la mariée, sacrifices et amendes. Leur alimentation de base repose sur des produits laitiers, complétés par du pain de maïs. La viande est d’une grande valeur et consommée seulement à de rares occasions. Les huttes solides arrondies des Borana, construites par les femmes, se composent de branches entremêlées couvertes avec des herbes et plantes jusqu’au sol. Les femmes tissent aussi des huttes faites d’herbes appelées « dasse », faciles à transporter. Les Borana peuvent avoir à se déplacer jusqu’à 4 fois par an, à cause du manque de précipitations et des terres arides. C’est le rôle des femmes de déplacer les maisons au nouvel endroit, par dromadaire ou âne. Toutefois, de nos jours, de nombreux Borana ne sont plus nomades et construisent des maisons en dur qui les protègent des fortes pluies. Leurs nouvelles maisons sont généralement spacieuses, avec souvent 3 pièces.Les puits dits profonds (tula) jouent un rôle clé dans la société des Borana, en tant que seule source approvisionnant en eau durant la saison sèche. Les puits sont regroupés et ont été construits sans équipement scientifique, il y a de cela 500 ans. Ils ne se tarissent jamais, même dans les cas de sècheresse sévère. Lorsque les hommes puisent dans le puits, ils forment une chaîne humaine sur une échelle précaire et se passent l’eau en chantant en chœur, ce qui leur permet de garder le rythme. De cette façon les abreuvoirs sont remplis à un rythme constant, à l’entrée du puits. Les families sont très unies, malgré le fait que le divorce est assez fréquent. Une différenciation stricte des rôles entre hommes et femmes existe : les hommes ont la charge des troupeaux tandis que les femmes sont responsables des enfants et de la vie de tous les jours. Mis à part construire les huttes à chaque déplacement, elles s’occupent également du rituel du thé à la cérémonie d’ouverture des nouvelles maisons. Les Borana arborent souvent un châle ou une couverture légère. Les femmes portent un foulard sur leur tête tandis que les hommes portent souvent un turban pour prier. En contraste avec les Samburu, les vêtements des Borana sont de couleur sombre.Du fait de leur mode de vie nomade, ils n’ont eu que peu de contacts avec les missionnaires chrétiens. L’Islam a influencé leur société, mais traditionnellement ils croient en un Dieu appelé Wak. Pour eux, Wak est à l’origine de toute bonne chose qui arrive, en particulier la pluie. Dans la légende, on dit qu’ils Lui offre des dons, le plus grand sacrifice qui puisse être fait étant le premier enfant qu’une personne a. Dans ce cas, un shaman qui vit dans la forêt tue le nouveau-né. Ils ont aussi des prêtres qui servent d’intermédiaires, dénommés Qalla. Ils accordent à leurs chefs spirituels une puissante vénération. Dans leur religion, les esprits (Ayana) qui possèdent les gens et les choses sont d’une grande importance. Leurs croyances sont liées à leurs troupeaux qui sont indispensables à leurs sacrifices et rituels pour garantir la fertilité, la santé et l’aide de la part des esprits. En tant que groupe nomade, de nombreuses traditions sont enseignées par l’histoire orale, en particulier les chansons. Chacun des traits de leur culture se rattache à la musique. Une tradition très connue est leur système complexe « gada », système hiérarchique et politique qui divise la communauté Borana en différentes classes d’âge. Un nouveau « père du village » est élu tous les huit ans par une assemblée de tout le peuple Borana ou ses représentants. Le système gada est le modèle Borana de prévention et résolution des conflits.

 

© Eric Lafforgue

www.ericlafforgue.com

    

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Taken on July 13, 2009