«Purity Garden», Shanghai 2015
Lujiazui Park outdoors public art festival, Chine
Marianne Papillon

Le « 2015 Shanghai Lujiazui Outdoor Arts Festival », un festival culturel et d’art public à caractère environnemental, s'est tenu cette année sous la thématique de la photosynthèse. Cet événement chinois, regroupant une douzaine d’artistes internationaux est organisé par le Shanghai High Noon Art & Culture Center.

J’y ai exposé une installation extérieure temporaire spécialement conçue pour l’occasion, dans le parc urbain Lujiazui. Cette oeuvre, intitulée Purity Garden, se situait à mi-chemin entre une allée de bambou – qui capte le CO2 – et une infrastructure industrielle – qui en émet. Cette installation symbolisait à la fois le problème de la pollution de l’air, sa cause et sa solution.

Des masques respiratoires remplaçaient les feuilles, rappelant le rôle des espaces verts et de la photosynthèse dans la purification de l’air.

Symbole de protection de l’environnement, un panda fait de plastique recyclé était juché au centre de ces bambous «purificateurs d’air».

Une belle aventure!

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La déforestation chinoise menace le panda, emblème national qui ne s’alimente que de bambou. Pendant ce temps, au Canada, la forêt boréale est menacée par l’expansion des sables bitumineux. Nos deux nations contribuent à la pollution atmosphérique et au réchauffement climatique par leurs activités industrielles, leur consommation croissante et leur déforestation. En 2013, la Chine a offert deux pandas au Canada, démarche diplomatique ayant mené par la suite à des accords de coopération énergétique. Or nos deux pays ont aussi récemment fait des avancées dans les récentes négociations climatiques internationales. Après avoir assisté à cette pratique ancestrale de la «diplomatie du panda», serons-nous bientôt témoin de la «diplomatie de l’air pur»?
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