Fresque au Club olympique de Adhamiya à Bagdad

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    On rapprochera cette affiche de la commande passée par le ministère des Sports en 1972 à Faiq Hassan, l’un des pionniers de la peinture moderne irakienne, pour orner le hall du Club Sportif Olympique situé à l’entrée d’Adhamiya, le quartier construit autour du grand sanctuaire sunnite d’Abu Hanifa. La fresque n’est certes pas remarquable par sa qualité, mais par son sujet : l’unité populaire y est représentée par une multitude de personnages jeunes, hommes et femmes, s’adonnant à toutes sortes de sports mais aussi à des jeux de société (échecs) et à des arts tels que la musique, la peinture (avec un modèle féminin nu) — une sorte de version moderne et ludique, quelque peu bâclée, du thème des « arts mécaniques » impensable aujourd’hui. On peut d’ailleurs se demander comment l’image a pu rester en place ; sans doute parce que le bâtiment est aujourd’hui oublié ? Où l’on voit en outre que l’intérêt pour la question patrimoniale ramène directement à la politique : lors d’une visite organisée le 23 janvier dernier pour l’ambassade de France, le directeur du club, ancien sportif de haut niveau, s’est immédiatement répandu en imprécations contre les nouveaux décideurs chiites [sic] accusés de négliger cet équipement autrefois prestigieux , et laissé dans un état de décrépitude avancé : zone d’épandage des égouts en plein milieu du terrain, absence totale de crédits pour la moindre réparation…

    Picture 2. Fresco at the Adhamiya Olympic Club in Baghdad

    This poster will be compared to the 1972 Ministry of Sport’s commission to Faïq Hassan, one of the pioneers of modern Iraqi painting, to decorate the hall of the Olympic Club, situated at the entry of Adhamiya, the neighbourhood built around the famous Sunni sanctuary of Abu Hanifa.

    The fresco if not remarkable by its quality, is remarkable by its subject matter: popular unity is represented by a multitude of young men and women, engaging in all types of sports, but also society games (chess), arts, music, painting (with a nude female model)… in a sort of playful version of the theme of the “Mechanical Arts”, something which would be quite inconceivable today. One may wonder how it is that this fresco is still in place? The most probable answer being that this equipment has been abandoned and thus the fresco forgotten. Here again a patrimonial issue brings us directly back to politics: during a visit with the French Embassy organized on January 23rd the club’s head manager, immediately began vituperating against the current deciders, bitterly complaining about the advanced state of dereliction this erstwhile prestigious equipment is in now: sewers now flow across the playing fields, the total absence of credits for the least repair…

    Photo © Caecilia Pieri

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