Serge Fortin - Gaspille une nuit
serge fortin – gaspille une nuit

"Y’a pu d’ennui qui m’court après, un long voyage est dans mon dos… " C’est l’artiste qui le dit dans L’amour est le printemps d’la guerre, la première chanson de son nouvel album Gaspille une nuit. À l’entendre siffler rieur entre les couplets, on peut le croire. Serge Fortin, libéré d’un je ne sais quel poids, lâche tout : la bride, les coups, la vapeur, lâche prise et son fou, mais pas l’affaire : celle d’écrire et de composer. Il persiste à signer des chansons pour lui-même et pour d’autres depuis douze ans déjà et c’est une très bonne chose, car il le fait de mieux en mieux. Prêtez l’oreille à la chanson titre pour le goût, et le désir ne vous quitte plus pour tout le reste. Dix chansons, autant de perles, tant pour les mots que les mélodies, les images et la couleur musicale. C’est compliqué de faire simple et de marcher sur la poutre du temps sans donner l’impression de vertige. Difficile d’être juste avec caractère. Pas facile d’offrir son cœur sans se répandre en inexcusables niaiseries. C’est délicat, mais possible puisque Dans ma bulle et Quand on s’y fait prendre existent. Et puisque le talent se partage, Serge nous procure le plaisir d’interpréter admirablement La pêche à la ligne de ce cher Renaud et Je pense à toi comme je t’aime de Diane Tell, également invitée sur l’album pour une si belle Histoire de novembre.

Certains chanteurs solos font bande à part. Serge préfère vivre sa passion en famille. J’appelle Hauris Lalancette, le grand-père d’Abitibi, franc-parleur à ses heures et cultivateur à vie, à qui Serge dédie son album, Alain Dessureault, poète et frère jumeau depuis l’enfance à Val d’Or, Benoît Sarrasin, le grand frère compositeur complice. Les musiciens cousins donnent le LA sur mesure et la matriarche Diane Tell, née Fortin, nourrit toute la tribu de sa bienveillance attentive.

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