new icn messageflickr-free-ic3d pan white
Exposition "Cheveux chéris" (musée du quai Branly, Paris) | by dalbera
Back to photostream

Exposition "Cheveux chéris" (musée du quai Branly, Paris)

Métisse Tagalo-chinoise, île de Luzon, Philippines

1870-1885

Auteur anonyme

Don Paul Rey

collection du musée du quai Branly, Paris

 

Au croisement de l’anthropologie, de l’histoire de l’art ancien et contemporain, de la mode et des mœurs, l’exposition met en œuvre les problématiques de l’intime individuel et sa sociabilité sur le thème universel des cheveux. Extrait du site de l'exposition "Cheveux chéris" au musée du quai Branly à Paris

www.quaibranly.fr/fr/programmation/expositions/a-l-affich...

 

L’exposition « Cheveux chéris » du musée du quai Branly ressemble à une dissertation d'agrégation, les textes sont parfaitement écrits, le travail documentaire accompli est excellent, certaines œuvres, rarement montrées, sont réjouissantes, pourtant on n'en sort pas enthousiasmé. La scénographie est étrange, elle est lumineuse et aérée au début mais sinistre à la fin de l’exposition. Elle isole les objets des collections qui sont présentés à la fin du parcours dans des cages métalliques ce qui procure une impression de malaise d'autant plus grande qu'il s'agit de têtes réduites, sur-modelées ou de momies sans bandelettes, c'est à dire des restes de vrais cadavres ! On comprend alors ce que les concepteurs de l'exposition ont voulu signifier, en traitant de la place des cheveux dans les comportements humains et dans différentes civilisations, ils ont mis en scène la condition humaine et sa violence, les cheveux ne sont que prétexte.

 

La chevelure, élément de séduction, reflet de la personnalité, de l’époque ou de la culture, est éphémère, nous dit-on, elle est le plus souvent détruite par l’âge, par la maladie, ou par des évènements extérieurs comme au moment de la Libération lorsque de nombreuses femmes accusées d’avoir couché avec des allemands ont été tondues. L’exposition traite largement de la chute des cheveux au sens propre comme au sens symbolique mais qu’y apprend-on vraiment de nouveau ?

 

Pour conclure et montrer des objets des collections du musée, l’exposition nous rappelle que dans de nombreuses civilisations archaïques, le nombre de tresses de cheveux portées par le guerrier sur son costume était un signe de bravoure car elles attestaient du nombre d’ennemis tués par lui, sans oublier les pratiques très raffinées de réduction de têtes, les momies chevelues et les autres inventions macabres de l’espèce humaine.

 

Entre les photographies glamour de Sam Lévin du début de l’exposition et les restes humains de la fin, il n’y a finalement que la durée d’une vie humaine et quelques touffes de cheveux !

26,759 views
29 faves
6 comments
Taken on November 8, 2012