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Abbaye Saint-Michel-de-Cuxa | by kristobalite
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Abbaye Saint-Michel-de-Cuxa

Abbaye romane Saint-Michel-de-Cuxa ; commune de Codalet, Pyrénées-orientales, 66, Languedoc-Roussillon, France

 

L'abbaye de Saint-Michel de Cuxa (aussi orthographié Cuixà, du nom catalan Sant Miquel de Cuixà ; se prononce Coucha) est un monastère bénédictin situé au pied du Canigou, sur la commune de Codalet dans les Pyrénées-Orientales. Il fait partie de la province espagnole de la congrégation de Subiaco (confédération bénédictine).

L'église abbatiale est un des très rares spécimens de l'art préroman en France, caractérisé ici, par l'arc en fer à cheval wisigothique d'origine orientale, qu'on peut voir dans la partie du transept dégagée des constructions postérieures. La voûte de la nef centrale, primitivement en simple charpente, a été restaurée selon les plans des arcs en ogive édifiés au XIVe siècle.

C'est à l'abbé Oliba qu'on doit attribuer la construction des deux clochers jumeaux, de style lombard, élevés aux extrémités des bras du transept. Le clocher nord, qui portait les cloches et l'horloge, s'est écroulé pendant l'hiver 1838-1839, abattu par une tempête. Dans sa chute il entraîna l'extrémité nord du transept sur laquelle il était bâti.

Il ne subsiste plus aujourd'hui que le clocher méridional. Il s'agit d'une tour haute de 33 mètres, décorée de bandes lombardes; ses quatre étages sont percés de baies jumelées surmontées d'oculi. La tour est couronnée par un crénelage, qui n'est pas d'origine. On lui rapporta un contrefort à la base vers le XVe siècle pour contrebalancer son inclinaison, qui aurait pu causer son effondrement.

Construit dans la décennie 1130-1140, le cloître, roman, est l'un des plus grands des Pyrénées. Il est séparé en deux parties, une remontée in situ et l'autre à New York. Les galeries sud et est sont couvertes d'une charpente de bois, la galerie sud est la seule à avoir été complètement reconstituée, les autres ne l'ont été qu'en partie. Si les chapiteaux et les colonnes sont authentiques, les linteaux et les arcs ont été taillés au fur et à mesure des dernières restaurations. Les chapiteaux en marbre rose du Conflent sont essentiellement décorés de thèmes profanes (feuillages, animaux), parfois aux inspirations orientales, et il serait vain d'y chercher le moindre motif religieux. Il ne faut pas non plus donner à cette décoration une quelconque interprétation symbolique. Les sculpteurs semblent n'avoir pris en compte que l'aspect purement décoratif des figures représentées; ils se sont sans doute inspirés des manuscrits vus dans la bibliothèque de l'abbaye, l'une des plus riches des Xe et XIe siècles. L'un des chapiteaux par exemple représente Gilgamesh, issu de la mythologie sumérienne. On observe tout de même un Christ bénissant et un Christ entouré d'anges, avec saint Pierre à ses pieds. Le cloître était agrémenté d'une fontaine qui fournissait aux moines fraîcheur et eau courante; elle est aujourd'hui exposée, salle 204, au Museum of Art de Philadelphie. On a pu regrouper sur place les arcades et chapiteaux qui se trouvaient à Prades ou chez différents particuliers. Les arcades de la galerie occidentale et l'amorce de la galerie orientale ont été remontées, reconstituant près de la moitié du cloître. D'autres éléments seront remis en place au fur et à mesure de leur récupération.

 

(extrait de : fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Michel_de_Cuxa)

 

L'intérieur de l'église

Les six travées de la nef sont couvertes par une charpente sur arc diaphragme, rétablie au XXe, selon des plans du XVe. La nef s'appuie sur des collatéraux voûtés en demi-berceau, dont elle est séparées par des arcades cintrées. Les arcs outrepassés qui étaient présents à l'origine ont été arasés. Les arcades sont étroites et les piles qui les soutiennent ressemblent plus à un mur interrompu qu'à de véritables piliers. Côté sud, le vaisseau est éclairé par quatre fenêtres hautes. On ne trouve aucune source d'éclairage au nord. Le transept est bas et très saillant. Les croisillons sont voûtés en berceau (les berceaux étant perpendiculaires à la nef) et comportent de grandes arcades outrepassées. L'abside, rectangulaire, cloisonnée, est, par sa fragmentation en cellules, typique du préroman. Les deux travées du choeur sont voûtées d'ogives depuis le XIVe (suite à un incendie). Elles sont éclairées par quatre baies. Deux longues chapelles rectangulaires, terminées en cul de four, entourent le chevet au nord et au sud. Elles s'ouvrent par des arcs outrepassés. A l'est, derrière le choeur, un couloir voûté en berceau sur arcs doubleaux relient les deux chapelles, formant une sorte de déambulatoire à angles droits. A côté des chapelles rectangulaires, on trouve deux petites chapelles en cul de four. Une tribune semblable à celle de Serrabonne avait été ajouté en 1040. Détruite au XIVe siècle, on peut en voir de beaux restes dans le cloître.

 

Les tours

Deux tours ont été édifiées dans la seconde moitié du XIe siècle. Suite à une tempête en 1839, la tour nord s'est effondrée. Les deux premiers niveaux de la tour sud, haute de 38 mètres, comportent des bandes lombardes et des fenêtres étroites. Au troisième niveau, on trouve deux ensembles de baies géminées sur chaque face. Au dernier étage alternent des fenêtres géminées et des baies simples. Côté est et ouest, une rangée d'oculi complète ce décor. La terrasse est bordée par des créneaux qui donnent à la tour un air de donjon.

 

La crypte

La crypte de la Vierge est un édifice circulaire. Elle est munie d'une voûte annulaire tournant autour d'un pilier central de sept mètres de circonférence. La voûte, impressionnante, a été réalisée d'un seul trait. On voit aujourd'hui les traces du coffrage utilisée pour la confectionner. Les murs de la chapelle sont épais de deux mètres. Au nord et au sud, on trouve deux emplacements dédiés aux archanges Gabriel et Raphaël. La crypte elle-même est précédée d'un vaste passage destiné aux pèlerins. Celui-ci est constitué de trois vaisseaux de quatre travées, voûtés en berceau cintré, dont les pans descendent jusqu'au sol. On peut observer les mêmes traces de coffrage que dans la crypte.

 

Le cloître

Ce cloître, le plus grand des Pyrénées, date du XIIe siècle. Il est donc roman et non préroman comme le reste de l'abbaye. Son tracé est quadrilatère irrégulier (37,8 m à l'ouest, 29,4 m au nord, 37,4 m à l'est, 27,2 m au sud). La galerie sud s'appuie sur le collatéral nord de l'église et la galerie orientale sur le croisillon nord du transept. Elles sont couvertes par une charpente en bois. Le cloître a été démantelé au XIXe siècle. Les chapiteaux éparpillés (notammentà Prades) ont été regroupés en 1952 pour reformer la galerie sud et une partie des galeries ouest et est. 36 des pièces manquantes se trouvent aux Etats-Unis. Deux sont au Louvre. Les chapiteaux sont taillés dans du marbre rose. Les motifs, végétaux ou animaliers, sont dominés par des lions. Certains ont une crinière tressé, qui traduit une influence de l'art égyptien. D'autres ont des bras qui leur sortent de la bouche, comme s'ils dévoraient des hommes.ions dévorant un homme. On peut également voir Gilgamesh, un personnage issu de la mythologie sumérienne. On ne trouve que deux chapiteaux historiés : un Christ bénissant et un Christ entouré d'anges, avec St Pierre à ses pieds. Le portail d'entrée de la galerie sud du cloître est constitué par l'ancienne tribune de l'église Saint Michel. Un arc en plein cintre richement sculpte, dont les claveaux sont ornés de motifs animaliers, occupe le centre. Au-dessus de l'arc, les écoinçons abritent le lion de Marc (à gauche) et le taureau de Luc (à droite). Les statues des piliers représentent St Pierre et St Paul. Leur style rappelle celui des statues du portail de Moissac : stylisation des corps, pieds en pointe, torsion des membres, notamment les poignets.

 

(extrait de : architecture.relig.free.fr/cuxa.htm)

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Taken on July 18, 2010