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Lettres de Lou

Je connais une femme lubrique à Paris

Qui mange mes syllabes et me les rend indemnes

Avec de la musique autour qui me sourit

Demain je lui dirai des hiboux qui s'envolent

J'en connais dans ma nuit qui n'ont pas de fourrure

Qui crèvent doucement de froid dans l'antarctique

De cette négation d'aimer au bout de l'ombre

Mes oiseaux font de l'ombre en plein minuit néon

Sous les verts plébiscites

 

L. Ferré, Les amants tristes

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Taken on January 16, 2006