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    Rencontre avec le Ministre Van Quickenborne au sujet des «marchandises volées» dans les territoires palestiniens occupés.

    Cet après-midi, 25Novembre 2011, une délégation d’ « Action pour la Paix » et de « Vredesactie » a apporté au ministre Van Quickenborne un caddie rempli de «marchandises volées»: il s’agit de marchandises qui ont été produites dans les colonies illégales d’Israël. Action pour la Paix a donc demandé au ministre d’arrêter ce trafic illégal.
    Action pour la Paix et Vredesactie ont été reçus par le conseiller du ministre qui a promis de prendre à cœur le dossier.

    Nous ne le réalisons pas assez, mais nous sommes étroitement impliqués dans beaucoup plus de guerres que nous le pensons. Les bombes tombent loin de nous, mais c’est ici que rentre l’argent. Les entreprises tirent du profit de ce commerce, aggravant par leurs activités les guerres en cours.

    Les colonies israéliennes paralysent tout processus de paix possible depuis des années et sont une cause majeure de l'oppression et l'exploitation de milliers de Palestiniens. Ces colonies sont une des causes de la pauvreté et de la discrimination de plus de 2,4 millions de Palestiniens qui vivent en Cisjordanie. Les Palestiniens n’ont d’autres choix que de se conformer à la rareté des ressources naturelles comme la terre et l'eau, et sont peu à peu contraints de céder toujours plus aux colonies. Les colonies illégales et leurs infrastructures rendent donc la vie quotidienne des Palestiniens insoutenable.

    La politique de colonisation de l’Israël est illégale

    Les colonies, soutenues par l’armée israélienne ne cessent de confisquer des territoires aux populations locales palestiniennes.
    C’est de cette manière que la population de Cisjordanie se voit peu à peu privée de ses principaux accès aux ressources d’eau, limitant les possibilités d’agriculture et rendant la vie plus difficile.
    Les villages palestiniens dans la vallée du Jourdain et ailleurs sont menacés de destruction par l'armée israélienne. Tout cela se résume à la destruction et l'appropriation de biens non justifiées par des nécessités militaires. Ces actes sont donc illégaux en vertu l'article 53 de la quatrième Convention de Genève.

    Le commerce illégal dans nos magasins

    Certaines marchandises produites dans les territoires palestiniens occupés des colonies israéliennes se retrouvent dans les rayons des magasins belges. Roel Stynen de Vredesactie : « lutter contre le commerce illégal est la responsabilité du ministre de l’économie. C’est pourquoi nous avons apporté un panier de produits issus des colonies israéliennes illégales au ministre de l’Economie, M. Van Quickenborne. De cette façon nous souhaitons encourager le ministre à contribuer à la résolution du conflit israélo-palestinien ».

    Dans le panier on trouve notamment des cosmétiques de la marque Ahava. Ahava fabrique des cosmétiques et des produits de soins corporels qui nécessitent l’utilisation de boues de la Mer Morte. Les produits sont fabriqués dans une usine et dans les laboratoires de Mitzpe Shalem, une colonie illégale située en Cisjordanie occupée.
    En outre, Action pour la Paix et Vredesactie ont aussi amené de l’halva, une collation traditionnelle du Moyen-Orient, fabriquée dans l’usine de l’Ahdout. Cette usine se trouve dans la zone industrielle de Barkan qui constitue une partie de la colonie d’Ariel. Celle-ci est construite sur des terres qui comprennent les villages palestiniens de Haris et Broqin Sarta.
    La marque Soda Stream faisait également partie du panier. Cette société fabrique des produits qui permettent de fabriquer des boissons gazeuses et des sirops à la maison.Wassim Ghantous de Vredesactie : « La principale usine est établie dans la zone industrielle de Mishor Edomin, une colonie israélienne de Cisjordanie. Son installation a nécessité l’expropriation de dizaines de familles bédouines de leurs terres. Cette occupation prive les habitants palestiniens de tout accès à l’eau. »

    Arrêtez l’économie de guerre !

    Le 14 mai de cette année des centaines de personnes en Belgique ont porté plainte contre Agrexco qui importe sur le marché européen, par l’aéroport de Bierset, des produits agricoles provenant des colonies israéliennes. Les plaintes ont permis de signaler ce crime à la Justice en l’exhortant de faire respecter la loi et de mettre en place un contrôle du commerce en la matière. En septembre, la faillite d’Agrexco a été annoncée, suivie peu de temps après par une reprise de Bickel et Orian SA (des producteurs de fleurs israéliens). Action pour la Paix et Vredesactie gardent un œil sur la vente de produits agricoles.
    Roel Stynen : « Si nous voulons vraiment arrêter la guerre, nous devons cesser d’alimenter l’économie de guerre. Ce n’est pas spectaculaire mais c’est un moyen efficace. »

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