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HARRISON Thomas-Alexander 1892-93 Marine, clair de lune | by PoissArt
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HARRISON Thomas-Alexander 1892-93 Marine, clair de lune

Thomas-Alexander HARRISON

(Philadelphie, 1853 - Paris, 1930)

Marine, clair de lune

1892-93

Huile sur toile, 97 × 130 cm

Dépôt du Louvre en 1894

QUIMPER Musée des Beaux-Arts

 

29/05/2013: nouveau tirage d'après le même fichier RAW

 

La même année que celle pendant laquelle Lacombe peint « Marine bleue, effet de vagues », (Rennes, musée des Beaux-Arts) Harrison exploite une atmosphère crépusculaire dans laquelle le mouvement des flots est discrètement suggéré à la manière de sa Vague peinte 5 ans plus tôt (Pennsylvanie Academy of fine arts). Ciel et terre se mêlent dans une tranquillité toute symboliste. Dans cette formule aussi classique que celle de Lacombe est audacieuse, le peintre laisse au mouvement du flot le soin d'animer l'ensemble.

Cartel à l'occasion de l'exposition "La vague japoniste" au musée des Beaux-Arts de Brest en 2012.

 

Thomas Alexander Harrison appartient à cette génération d’artistes originaires de la côte est des Etats-Unis qui séjournent en Bretagne à la fin du XIXe siècle. Il étudie la peinture à l’Académie de Pennsylvanie puis à San Francisco. Comme la plupart des artistes américains, il vient en 1879 en France compléter sa formation et devient l’élève de Gérôme à l’Académie Julian. Après avoir découvert Pont-Aven en 1872, il finit par s’installer à Concarneau qu’il surnomme « Sardineopolis ». Cependant, la Marine ici présentée est à l’opposé des représentations traditionnelles de la Bretagne. Par son symbolisme, par le silence qui en émane, par sa simplification qui refuse toute anecdote, elle est bien éloignée de vues de tempêtes si appréciées par les romantiques. Elle est tout aussi éloignée d’une représentation traditionnelle, voire folklorique. Il ne s’intéresse pas au pittoresque ou à l’anecdote, à l’animation des marchés ou aux pardons, encore moins à la vie des pêcheurs. Il connaît dès 1882 le succès au Salon et obtient une médaille de première classe à l’Exposition universelle de 1889, une médaille d’or à celle de 1900. A partir de 1885, ses goûts proches des symbolistes le portent vers des effets nocturnes et crépusculaires. Ses vues panoramiques aux dimensions parfois monumentales, connaissent un grand succès en France, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en Allemagne.

Document du musée à propos de l'accrochage des œuvres anglo-américaines de la collection quimpéroise.

 

Peintre américain, Harrisson séjournait volontiers l’été en Bretagne, à Pont Aven. Il s’installa ensuite à Concarneau en 1882 et 1883. Il se fait une spécialité des marines nocturnes qu’il représente d’une manière symboliste. Dans cette peinture, les formes sont simplifiées et la gamme des couleurs est douce dans une harmonie de roses et bleus. Il s’agit plus d’une rêverie devant la nature qu’une description fidèle du lieu.

Document "Parcours sur les marines dans les collections du musée"

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Taken on December 27, 2009