new icn messageflickr-free-ic3d pan white
La Cour du Palais des études de l’École des beaux-arts | by dalbera
Back to photostream

La Cour du Palais des études de l’École des beaux-arts

 

La Cour du Palais des études de l’École des beaux-arts n’a pas toujours été vitrée. Conçue initialement par l’architecte Félix Duban (1798-1870) comme une cour ouverte aux murs en calcaire monochrome, il projeta de la couvrir d’une verrière au début des années 1860. Les travaux commencèrent en 1863 par l’installation d’une structure métallique et d’une verrière par le serrurier Travers. Pour les minces colonnes creuses – qui servent également de gouttières comme c’est alors l’usage – placées devant la façade de la cour intérieure, Duban s’était inspiré des fines colonnes qui apparaissent dans les fantaisies d’architecture découvertes à Pompéi. Pour le sol, l’architecte choisit après essai sur place un nouveau type de carrelage, inventé par l’entrepreneur Daget, en «grès-cérame». Le 2 août 1867, Duban annonça l’achèvement au ministre, et trois ans plus tard, celui-ci demanda à l’architecte d’élaborer un programme de présentation des principaux moulages de l’École dans la cour, que Duban présenta le 30 avril 1870 et auquel il ajouta une proposition de polychromie monumentale pour servir de décor à la nouvelle présentation. La mort de Duban, en pleine Commune, l’empêcha d’achever cette entreprise et c’est Georges-Ernest Coquart (1831-1903), son successeur dans la charge d’architecte de l’École, qui reprit le chantier en y apportant d’importantes contributions, sans toutefois trahir l’esprit de Duban. Le décor polychrome et l’installation des moulages sont effectivement réalisés entre 1872 et 1874.

 

Dès lors, la Cour vitrée abrita des centaines de statues et fragments de tout ordre : les colonnes du Parthénon, celles de Jupiter Stator, les colosses équestres, les chevaux de Venise, etc… , comme on peut le voir sur ces photographies anciennes.

 

Les fragments colossaux occupaient la partie centrale alors que les autres étaient répartis par époques ou degrés de perfection sur un stylobate entourant la cour.

 

Par la suite des statues furent installées dans toutes les arcades, leurs socles étant intégrés dans les garde-corps.

 

Avec la Cour vitrée, s’achevait le formidable programme didactique engagé à l’École des beaux-arts par Félix Duban en 1833, synthèse de la Renaissance française et italienne, de la tradition et de la modernité au XIXe siècle.extrait du site officiel (rubrique Patrimoine)

 

Site officiel

www.ensba.fr/patrimoine/batiments/cour_vitree.htm

6,035 views
3 faves
1 comment
Taken on July 1, 2011