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Market in Kédougou, Sénégal (West Africa)

Kola nuts. Photo taken in December, 1981. High resolution scan here: www.flickr.com/photos/gbaku/21635466168/in/dateposted-pub...

 

Kola nuts have been important in parts of West Africa for a very long time. Their myriad social uses in some societies are more important than their use as a food or drug (kola nuts contain the same psychoactive, addictive drugs --- methylxanthines ---that are found in tea, coffee and chocolate). For a detailed discussion focusing on the economic and historical importance of kola, see Yves Person, "Samori, une revolution dyula" (volume 1, pp. 101 - 115). A short excerpt follows:

 

“Le Kola (“woro” in Malinké) a été assurément l’un des grand moteurs du commerce ouest africain, mais seulement sur le plan inter-régional, car cette marchandise sortait rarement du continent [today they are easily purchased online, presumably wordwide]. Sa production, du Haut Niger au Bandama et, dans une moindre mesure, sur le Comoé et la Volta, a largement déterminé l’implantation des dylua [long distance traders] sur les lisières de la Forêt. Son importance historique n’est donc guère discutable….

 

Le Kolatier (Cola nitida à l’ouest de la Volta) … fournit d’enormes cabosses vertes contenant de grosses noix dont la couleur admirable, blanc velouté ou écarlate, émeut le sens esthétique des Africains. Ses alcoloïdes en font un excitant puissant, voire un aphrodisiaque, et son amertume profonde protège efficacement contre la soif. Cet arbre typiquement ouest africain aime les sols constamment humides et l’ombrage des forêts si bien qu’il ne s’écarte guère du Golfe de Guinée. Ce n’est jamais une plante spontanée préservée par l’homme, comme le karité, le nèrè ou le baobab, car il fait l’objet d’une arboriculture soignée, la seule peut-être de toute l’Afrique Noire…. Les noix récoltées au début de la saison sèche, vers décembre, fermentent assez facilement, a moins d’être desséchées, mais elles perdent alors leur qualités gustatives…. On peut les conserver fraîches quelques mois en les enfouissant dans un sol humide. On les déplace seulement dans les paniers garnis de feuilles qu’il faut renouveler fréquemment. Leur transport sur de longues distances est donc très délicat et il en résulte chaque année en fin d’hivernage une période de soudure où le kola est rare et cher.

 

Par une étrange fatalité ce commerce exige justement de fort longs transports. Le kola n’a guère quitté l’Afrique car il n’a été admis dans la pharmacopée arabe qu’au XVIIIme siècle et son emploi n’est devenu courant en Europe qu’au XIXme siècle. Il ne se déplace donc qu’au sud du Sahara mais, dans l’Ouest africain, où il est entouré d’un respect religieux, ses noix sont surtout prisées par les peuples de la zone soudanaise, entre le Sénégal et le Tchad. Dans cet aliment cher et rare, ils voient une source ou un symbole de vigueur et de puissance, si bien que sa consommation ostensible est devenue un signe de promotion. La valeur rituelle de ses couleurs en fait le truchement de toutes les relations sociales. On le Partage avec ses hôtes, on “attache” avec elle les mariages et tous les contrats importants. Il figure dans tous les rites religieux, de sorte que les objets cultuels des animistes sont couverts de crachats de kola et que les légendes musulmanes l’ont islamisé.

 

C’est finalement dans la Forêt, son pays d’origine, qu’il est le moins apprécié. Les peuples riverains, Kisi, Toma, Guerzé, Dã ou Guro, lui accordent encore une certaine considération, mais les Kru se contentent de le consommer à l’occasion et les Baulé n’en font guère usage. Ce n’est plus pour eux un bien de prestige mais une marchandise dont il convient de se défaire au meilleur compte."

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Taken in December 1981