Puy de Peyre Arse (1806 m)
27 Mai 2013 - Arête SE

Au cœur du massif volcanique du Cantal, là où se rencontrent les vallées de la Jordanne, de l'Impradine et de la Santoire, on trouve le Puy de Peyre Arse. Son nom signifie "pierre brûlée" en occitan, évoquant ainsi le chaos rocheux qui constitue la cime. Plus bas la montagne est couverte de patûrages qui font le bonheur des troupeaux. Notons qu'il s'agit de l'un des sommets les plus élevés de tout le Massif Central, dépassant même son voisin le Puy Mary, pourtant bien plus réputé.

Quatre ans (déjà ? Que le temps passe vite !) après une première randonnée dans la sphère du Plomb du Cantal, qui fut particulièrement prolifique en sommets, je remets le couvert en visant le secteur adjacent. Cette fois-ci, départ donné au Font d'Alagnon. Je m'élève au nord par un sentier couvert de neige fraîche, face aux pistes du Lioran. Très vite le panorama s'ouvre au sud. Dans cette direction le cône aiguisé du Puy Griou accroche immanquablement le regard. J'accède par une arête facile au Rocher du Bec de l'Aigle (1700 m), premier objectif du jour. Puis je prends la direction de l'ouest et parcours la crête du Téton de Vénus (1669 m) et du Puy Bataillouse (1683 m). Il me faut ensuite redescendre au col de Cabre pour enfin attaquer le gros morceau au programme, le Puy de Peyre Arse !

Je remonte dans un premier temps la crête sud-est avant de contourner par la droite un bastion rocheux. Une pente enneigée très raide me mène finalement près de l'antécime. Reste alors un petit pas d'escalade pour surmonter les blocs finaux et ainsi atteindre le sommet principal. La vue est très étendue. J'en profite longuement, seul tout là-haut. La longue crête menant au Puy Mary, découpée par la brèche de Rolland, me donne des idées. Mais ce parcours sera pour la prochaine fois... Retour à flanc par le col de Rombière pour boucler ce circuit très agréable, dans un décor sublimé par les dernières chutes de neige, ce qui était hautement improbable à cette époque de l'année.
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