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L'idée que l'ordre et la précision de l'univers, dans ses aspects innombrables, seraient le résultat d'un hasard aveugle est aussi peu crédible que si, après l'explosion d'une imprimerie, tous les caractères retombaient par terre dans l'ordre d'un dictionnaire.

~ Albert Einstein

­­­­~~~~

The idea that the order and precision of the universe, in its many aspects, are the result of blind chance is about as credible as if, after the explosion of a printing all characters fell to the ground in the order of dictionary.

~ Albert Einstein

 

Pour ceux que ca intéresse Dre Stépanie Reader apporte des élements de réflexion sur cette question: "Est-il possible de concilier science et foi "

nouvellevie.com/serie/est-il-possible/

et quand bouge la nuit

insurgée contre la durée qui perdure

 

il y avait des feux éprouvant le brasier

il y avait des soifs fatales

 

comme j’aime ce froid qui comble de chaleur

parmi le ciel fondu d’étoiles

parmi le ciel fondé

 

et les branches qui reflètent

la bavure

de la lune l’écume

 

le regard à ras-bord

ton fil du rasoir

apprends moi

l’amour

 

au crible

du cri

 

ce lieu même où il a fallu

se résoudre à l’éternité

avant même le rêve

absolu

aveugle

 

pour l’immensité autre

pour l’immensité haute

 

miroir et nuances brunes

de volontés incurable ainsi

la dentelle de musique

sur la sculpture du givre

douve entre l’os et le marbre

 

une nuit de couleuvres d’ombres

avec des brisées de craies

sur le sel et sur l’âcreté pour s’emparer

des anges qui frétillent

 

le cœur vivant à l’horizon

tel un flambeau pour froisser

la matière d’un mouvement

 

de peau

et de grâce

 

sans pitié

 

avec ce mystère

qui annonce le retrait

écrasé d’un parfum

comme les onguent

morts de camélias

d’ongles sur la neige

 

une nuit

 

_

de décembre III

 

 

Victor HUGO (1802-1885)

 

Ce siècle est grand et fort. Un noble instinct le mène

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Ce siècle est grand et fort. Un noble instinct le mène.

Partout on voit marcher l'Idée en mission ;

Et le bruit du travail, plein de parole humaine,

Se mêle au bruit divin de la création.

 

Partout, dans les cités et dans les solitudes,

L'homme est fidèle au lait dont nous le nourrissions ;

Et dans l'informe bloc des sombres multitudes

La pensée en rêvant sculpte des nations.

 

L'échafaud vieilli croule, et la Grève se lave.

L'émeute se rendort. De meilleurs jours sont prêts.

Le peuple a sa colère et le volcan sa lave

Qui dévaste d'abord et qui féconde après.

 

Des poètes puissants, têtes par Dieu touchées,

Nous jettent les rayons de leurs fronts inspirés.

L'art a de frais vallons où les âmes penchées

Boivent la poésie à des ruisseaux sacrés.

 

Pierre à pierre, en songeant aux vieilles moeurs éteintes,

Sous la société qui chancelle à tous vents,

Le penseur reconstruit ces deux colonnes saintes,

Le respect des vieillards et l'amour des enfants.

 

Le devoir, fils du droit, sous nos toits domestiques

Habite comme un hôte auguste et sérieux.

Les mendiants groupés dans l'ombre des portiques

Ont moins de haine au coeur et moins de flamme aux yeux.

 

L'austère vérité n'a plus de portes closes.

Tout verbe est déchiffré. Notre esprit éperdu,

Chaque jour, en lisant dans le livre des choses,

Découvre à l'univers un sens inattendu.

 

Ô poètes ! le fer et la vapeur ardente

Effacent de la terre, à l'heure où vous rêvez,

L'antique pesanteur, à tout objet pendante,

Qui sous les lourds essieux broyait les durs pavés.

 

L'homme se fait servir par l'aveugle matière.

Il pense, il cherche, il crée ! A son souffle vivant

Les germes dispersés dans la nature entière

Tremblent comme frissonne une forêt au vent !

 

Oui, tout va, tout s'accroît. Les heures fugitives

Laissent toutes leur trace. Un grand siècle a surgi.

Et, contemplant de loin de lumineuses rives,

L'homme voit son destin comme un fleuve élargi.

 

Mais parmi ces progrès dont notre âge se vante,

Dans tout ce grand éclat d'un siècle éblouissant,

Une chose, ô Jésus, en secret m'épouvante,

C'est l'écho de ta voix qui va s'affaiblissant.

Je veux goûter, goûter

à la goutte qui transforme

les montagnes en fleurs

combustibles et les fleurs

en rafle de volettes violettes,

contingence, un jour de viole

tombe sur la résine enfumée,

maintenant où le bleu devient

moins facile, sulfate de calcium

à l’état cristallin, le signe de ton pouls

pendant que les autres insectes

 

entre l’eau et le feu pourtant,

entre l’étirement et l’influence,

suivant les ellipses qui se cherchent

en se déconcentrant, en faisant honneur

à tes lèvres de fond, selon des disproportions

subjectives, contournant les éloges avec les ongles

 

de mon souffle pour se délasser,

la résistance aveugle

des murmures

en marécages

 

pendant que la vie croisse,

pendant que la vie croit

 

se pencher sur l’exaspération

des seins-pierres découvrant

(ou dévoilant, c’est selon)

le nard de l’immatérialité,

l’essaim, ce frémissement impudique

des dernières volontés involontaires,

tout à coup, l’inflexion des inconsciences,

des fluides qui éparpillent les lieux sur des mondes

de sables et de poussières détachées,

les objets minuscules (le peigne en bois,

le cristal infini d’un vase et la frénésie d’un livre

ouvert qui tombe au-delà de ce que l’on voudrait

incomparablement incomblable).

Et la jouissance de Véronèse qui achève

la volupté pourpre dans une finalité proche

de la liberté que nous voudrions pour atteindre

de manière corporelle et instinctive la cure et le bassin

de verdure, sur les flancs proches des bêtes, cet espace

du ciel qui frôlent la bleuité des déserts avec le syntagme

de stratus où les oiseaux dans un geste musical s’éloignent

 

pour une insinuation vaine

qui comprend les vallées

comme des magnétismes,

un cortège de lierres et les langueurs

comme des ardeurs de superstitions

toutes proches abandonnant des nuées

de secondes sur des mélèzes sanguinolents.

 

De la goutte surgit une pléiade

remplie du baume de l’émeraude,

sans boussole le poing défendu,

le poids léger avec l’ivresse des fruits

et les veines nerveuses, dans l’expérience

brune des chevaux chevelures,

 

sur cette imprégnation,

sur cette lumière

de tous les sens

insensés, j’élucubre.

 

_

L’abysse d’une goutte

 

« On peut voir de bien des façons. On peut être aveugle de bien des façons. »de Frank Herbert

 

Thanks for all your comments, awards and faves.

(Please do not use without my written permission.)

La mer aurait presque tout deviné

cette intention cette prétention immense

cette beauté des mirages des fantasmes

 

inondées par des ombres fatiguées usées

où sombres des écailles feux-follets

 

des abstractions avec des corps infimes

à l’intérieur antérieur qui remuent dans le froid

de la profondeur

 

le souffle d’un abîme

intangible

infrangible

surgit l’éternité

 

un pacte avec l’eau le vent les chaînes

les purs-sangs l’éclair des écumes

délavant des prières hautes normandes

l’air qui s’aveugle

 

tandis que la trame des secondes

temporise

l’atemporalité

 

la mer emporte tellement de nous-mêmes

où sommes-nous

 

où nous sommes

prétendument.

 

_

Le chas de l’aiguille

 

Madrid, Spain

J'ai modifié le cadrage d'une autre photo pour mettre en valeur cez petit arbre seul dans la brume que l'on apperçoit au loin derrière les deux iles.

Le seul éclairage provient des activités nocturnes de la ville qui entourre l'étang, Amiens.

Mes nuits

Un vent calme et doucereux

Charrie un silence délicieux.

Je sèmes mon regard

Fatigué mais ludique

Sur tes paupières pudiques

Une ombre, un fard,

Qui voile les combats

De suant et tendres ébats.

Croise de déchirants phares

Pressés ou erratiques

Derniers piliers de bar

Et femmes lubriques.

Aveugle que son prétexte

Traine en bout de laisse

Dictant le prochain texte

Sans même une caresse.

A l’oreille susurre Barbara,

Le joli temps du lilas

Mais de pierre est le jardin

Où nous errons serein

bien loin du brumeux Precy

de l’activité et des soucis

des bruyantes artères vidés

d’où me vienne les idées

et bercé par sa gouaille

il faut rentrer, je baille.

 

Francoisetfier(Octobre 2006)

ce mouvement de l’abstraction, longtemps devant nos yeux, ce mouvement de perpétuité devant notre contingence soudain, c’est d’un leitmotiv, c’est d’une variation, ce mouvement est comme ton corps, par glissement, par blessure, par étincellement, par fracture, la mer pour fuir, la musique pour fugue, le vent pour folie, traçant des cerceaux telles des syllabes, mètres et profondeurs soumis à la cadence d’un abîme creux, d’un abîme plein, aux salamandres d’eau ornées de jambes longues ivres d’évanouissement, la consolation est mélancolique avec des cycles de naissance et d’abandon, avec des mèches de feu et la lune pour verrerie, l’éternité des diamants avec le sel sur les pores, il n’y a rien à faire que tout prendre, que tout avaler, rien n’arrête les cheveux sur l’eau lorsqu’ils glissent, rien n’arrêtent les chevaux lorsqu’ils pénètrent les éléments, tout autant qu’il n’y a pas de raison à la folie, il faut pencher la nuque nue puis nager la brasse sur des formes invisibles, quelque part entre les voûtes et un puits, jusqu’à fougue de crispations autour de poissons aveugles qui dilapident des matières pâles, nos torses essuient les arènes, des mouettes et goélands se déposent en fumée en survivant comme des tranches d’âmes mortes en pure perte, perte majestueuse, sur la mer vivante, vivace, biologique, sans le moindre bruit qu’une sauvagerie lointaine, la faille d’un miroir engagé sur un portail emporte l’éclair de ton nom.

 

_

la nuit la mer. ici

 

En passant l’oiseau a asphyxié le silence. Le corps élance la lumière pour disparaître. L’eau est aveugle pendant que nous aimons. Les lèvres du regard sur l’horizon avalent ce qui reste de la perpétuité. Avec des lignes et des fils, des grammes et des kilomètres, nous atteindrons les cœurs en lévitation, de cette manière ostensible nous pouvons envisager la pure vivacité. Les traces ont dans le reflet tant de gouffre que le ciel paralyse. Une après-midi ouverte, où le feu craint la lumière par des poussées de fièvre lentement, jusqu’à l’apparition pour que l’excès des instruments salive ton lobe d’oreille avec la longévité infinitésimale des racines. J’entends l’eau qui se remplit dans le verre. J’entends le verre qui se remplit dans l’eau. L’encre se débat comme la frénésie d’une pieuvre pour avaler ta chair comme un breuvage. Dans cette façon de vivre, tout s’éloigne de l’ordinaire pour atteindre des proportions invisibles innommables. Entre les poignets. Les signes sont des erreurs interstitielles nécessaires qui engendrent des mouvements dans notre façon gestuelle de concevoir les choses, pour peu que l’on butte les épluchures contre des carcasses de pierres. Les choses incorporelles et organiques. Le halo du violon. Si nous tirons les bâches comme l’enveloppe de la mer, elle finira par se ronger de sel noir. Les vallées ont retourné les barques pour que nous puissions divaguer sous les rayons d’anguilles. Le masque de la lune soulève le sein comme une île perdue. Les géants, la solitude. Le sentiment de l’écrasement. Le sentiment. Nous sommes faits pour cette contrainte. C’est sinueux. Cette contrainte irréelle dans le temps. Nous sommes plusieurs dans l’unité. L’âme se détache. La nuit veut entrer…

  

[21 L’eau dans le verre

 

c’était une heure incisée

comme une lame

c’était une larme

 

sur le temps

bielle du non lieu

belle une saison

une ligue

 

une digue

où les enfants jouent dans la poussière

quand le soleil éclate sa rancœur

sur nos convalescences

et tous les jours le ciel froissé

comme un mouchoir moite dans l’abîme

où les rythmes ouvrent les flancs

la non vérité du bonheur

constant

 

tu frises l’or sur la charnure

où le vide des voiles

a déposé ses vapeurs viridiens

il y avait seulement les fissures

au niveau du feu

le souffle

 

de l’huile et l’odeur

de l’olive à travers

la souche d’une chaleur

qui allait soulever le bout

d’une existence une forme

informe

souple dans la dureté

 

on voit orgue de Barbarie

on pense figue de Barbarie

organique

le désordre

pourtant

 

pessimisme

optimisme ne sont

que des fugacités tenaces qui ouvrent

les paumes sans le barbelé, quel jour ?

 

seulement une date maintenant

une pierre

le ciel

avec des nuances perdues

pour poursuivre l’innommable

éperdue

 

la poursuite aveugle des oiseaux

têtus

 

et la continuité.

 

_

L’orgue de la fibre organique

 

Juste avant le soir quand les degrés se déchoient

j’ai trouvé à l’interstice d’un sentier une ombre se reposer

derrière cette ombre une soif de solitude qui prenait racine

parmi l’hymne des brindilles chauves

son drap retombaient sur l’immensité

du silence seuls ses yeux d’errance

esseulés ses taches de lucioles lyriques

 

comme de louve boréale sur une robe végétale de pénombre

sans oser rien faire sans oser remuer il ne faisait ni chaud

ni froid des lampes rouges frissonnaient tels des cris intérieurs

la terre antique écoutait le ciel était trop loin la force dans ce regard

qui subsiste calme étanche sur un perron parmi l’impatience le myrte

la noce d’argent des arbrisseaux de Vénus c’était déjà dans le jour

qui fléchissait et nous autres épris de la nuit comme des goules

quand les lunes glacées sont en fièvres sur l’obscurité de l’univers

et que à peine plus loin voguent la coriacité de l’écume des vagues

avec des rêves ombilicaux et des deuils juste avant l’imminence du soir

quand mon esprit entre la vie et la mort peut tout traverser

 

sans les murs sans clés ni serrure en une fraction de seconde

puisque les lèvres lentes boivent l’éternité.

 

Sur la nuit aimez-vous encore ? Avez-vous perdu de vue ?

Lentement elle retirait ses yeux aveugles d’une avidité indubitable.

 

_

Juste avant le soir

Bonyour ! Comme j'ai été tagué pour deux tags différents, je fais d'une pierre de coup !

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Je poste enfin mon Hand Tag, désolé du retard !

(la photo a été prise par Naroo).

 

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Maintenant, le 20 things :

 

1. Je me suis cassé la tête pendant deux jours pour trouver des choses sur moi, et j'ai oublié.

 

2. Je rentre en troisième, et ça fait vraiment étrange ! Plus qu'un an au collège ..

 

3. J'agrandi tout le temps ma collection de pantalons, hier j'en ai acheté un bleu canard et un bordeaux. D'ailleurs j'ai plus aucuns jeans, et j'ai plus envi d'en avoir !

 

4. Je suis quelqu'un qui fait très attention a son image, j'aime être bien habillé et propre sur moi.

 

5. Cet été je me suis donné le défi de perdre du poids et de me muscler un peu, pari à peu près réussi, je n'ai pas perdu autant que j'espérer, mais je suis quand même fier de moi, je reconnait presque plus mon corps dans la glace !

 

6. J'ai un orthographe déplorable, désolé pour vous !

 

7. Les dolls m'ont aidé à m'affirmer, maintenant elles font parties de ma vie, et je l'imagine pas autrement !

 

8. J'ai fais de superbes rencontres grâce aux poupées, des amies sur qui je peux compter quoi qu'il arrive.

 

9. J'ai pas envi de retourner en cours, pour voir leurs faces de gomettes tout pourrittes.

 

10. Je hais le sport, mais à un point ! Tout le contraire de mon père, qui est fan de foot, de handball, de basket, de tennis et j'en passe !

 

11. Mon portable me quitte jamais, d'ailleurs j'oubli souvent de l'éteindre la nuit, Hubert et Jackie vont se retrouver avec des becs d'ornithorynques. (dédicace à Mizzi, ou Mew, ou Mio, enfin elle comprend !).

 

12. Je viens de me rendre compte que j'ai pas appris mes repères en Histoire pour le contrôle de la rentrée .. Ça y est je stress.

 

13. Je suis stressé, mais comme vous n'avez jamais vu ! Je stress pour rien, et je suis super timide aussi ! Mais je me soigne.

 

14. J'ai la sainte horreur de la Kpop, Jpop, et tout ce qui y ressemble de près ou de loin, c'est pire qu'un chat aveugle qui joue de l'accordéon avec ses moustaches.

 

15. Je suis célibataire.

 

16. J'ai envi de narguer tout ceux qui ont pu me traiter de gros, de bouboule ou je ne sais quoi, parce que maintenant ils vont me lécher les pieds. *pardon je m'emporte*

 

17. Je suis un pur fan de "Le coeur a ses raisons".

 

18. Plus ça va, moins mon tag est sérieux, pourtant je fais de mon mieux.

 

19. Je suis un distributeur de câlins/bisous sur pattes, Naroo en a fait les frais.

 

20. Plus tard je serais le roi du monde.

L'Émilienne.

     

Qui peut se souvenir de n'avoir jamais croisé l'Émilienne ? Cafetier, clients du Grand Bazar, commerçant, facteur, touriste, grenouille de bénitier avaient beau passer, on la voyait toujours à la même place, dans la même attitude, occupée à la même besogne de vendeuse de billets de loterie dans son petit cagibi à l'angle de la rue de la République et de la place des Cordeliers, si bien que par la suite on prétendit qu'elle était venue au monde avec un dixième gagnant à la main.

On ne lui témoignait aucune considération. Loin de saluer l'habitante de la guérite, les passants ne lui prêtaient pas plus d'attention qu'à une mendiante assise sur le parvis de l'église Saint-Bonaventure, à une enjambée de son abri.

 

Un mètre carré au sol. Une porte à crochet. Pour tout mobilier un minuscule tabouret. Une devanture vitrée à fenestron mobile. Une planche garnie de pinces prévues pour la présentation des carnets de billets de loterie. Voilà décrit l'univers d'Émilienne. Vue de profil l'abri ressemblait à un cercueil debout, de dos à un lieu d'aisance qu'Édouard Herriot aurait oublié de détruire malgré sa politique de réaménagement de l'espace urbain.

Présente les six jours de la semaine, elle remplissait ses grilles de mots croisés, tambourinait du pied lorsqu'un chien mal éduqué levait la patte sur son abri, se dégourdissait les siennes quelques minutes avant l'heure de pointe. Les Galeries Lafayette tout comme le Grand Bazar étaient si tellement cafies de monde que c'était miracle si on n'était pas écramaillé. Les veuves titulaires d'une pension sortant ou non du 24 de la rue Confort constituaient l'aristocratie de sa clientèle. Sans un regard pour la personne qui lui commandait un numéro particulier, l'Émilienne tendait le bout de papier en échange de l'argent demandé, considérait un instant la souche restante, puis se mettait en devoir de relever sa vente sur le cahier officiel.

Les jeunes de passage épuisaient sur elle l'arsenal des plaisanteries en vogue dans la fin des années cinquante. Certains gamins s'amusaient à ficeler le cabanon comme un charcutier son jésus ; d'autres tentaient de le déplacer au grand désespoir de l'habitante terrée dans un mutisme aveugle.

Il n'y eut pas de drame.

Le reste du temps, personne ne la remarquait, car elle vivait discrète dans un paisible effacement. L'Émilienne demeurait impassible, gribouillait ses mots croisés.

 

Un ennemi guettait à Lyon. Les travailleurs de la rue, ceux du bâtiment, les marraires, les maçons, ceux du quai de Saône, les maraîchers, les marieurs, les pêcheurs, le regrolleur ou le patti, tous craignaient cet ennemi : le brouillard.

Pour le combattre, elle portait sous sa pelisse, un petit scapulaire dégotté dans le grenier de la cure du point du jour. Ce vêtement religieux, d’une seule pièce, percé en son centre pour laisser passer la tête, et dont les deux côtés, prenant appuis sur les épaules pendaient l’un sur la poitrine et l’autre dans le dos. La décision de couper court les pans lui permit de rentrer le tissu dans ses pantalons de laine eux aussi.

Ni le vêtement de serge, ni la minuscule croix portée en médaillon ne donnaient à l'Émilienne, la confirmation d'une condition spirituelle exceptionnelle. Bien au contraire. Sa foi avait été définitivement estropiée lorsqu'elle vécut au quotidien les souffrances de son père revenu des tranchées avec l'insigne honneur d'appartenir au clan héroïque des gueules cassées.

 

À quatorze ans déjà, elle travaillait à l'usine d'armement du sud de Perrache (sur l’emplacement de l’actuelle caserne de gendarmerie Général Delfosse) d'où sortaient 5 000 obus par jour. À partir du 7 août 1914, jour de la mobilisation générale, les ouvrières purent lire le panneau encadré au-dessus des vestiaires :

  

Debout, femmes françaises, jeunes enfants, filles et fils de la Patrie.

Remplacez sur le champ du travail ceux qui sont sur le champ de bataille...

 

C’était l’annonce d’une guerre totale. Dans les têtes des mères et épouses de soldats, un seul mot d'ordre trottait, écrit en lettres de feu :

  

Pourvu qu’ils tiennent !

 

Ce sont elles qui ont tenu, les bien nommées femmes de l'Arrière, tenu et soutenu ceux qui sont revenus poilus ou non.

 

Après la Der des Der, l'Émilienne fut employée au cinéma le Comœdia. Les films hollywoodiens redonnaient bon espoir aux citadins peu critiques. Mais la salle de spectacle perdit de son engouement, les priorités revinrent peu à peu au développement industriel.

Malheureusement, l'invasion des boches transforma Lyon en garnison rebaptisant en lettres gothiques les noms des rues. Au début de l'été 1942, les autorités allemandes réquisitionnèrent le cinéma pour le transformer en Soldatenkino. Heureusement, les alliés participèrent à la destruction des bâtiments impurs comme le siège de la Gestapo. L'ancien Comœdia, temple du septième art situé juste devant, fit les frais des écarts de visée des bombardiers anglais et détruit le 26 mai 1944. L'Émilienne y laissa une partie de sa peau avec un petit morceau d'os du crâne disparus dans les décombres.

 

Après l'hospitalisation, l'Émilienne retourna dans sa maison du point du jour. Elle se préparait des soupes de légumes provenant de son minuscule jardin. Un poêle à charbon réchauffait l'unique pièce mise en service pour elle toute seule. Le reste de la bâtisse encombré de vieilleries se contentait de la visite des souris.

Elle s'abandonnait à sa grande récompense favorite, celle de fermer les yeux, d'écouter chanter les garçons de la chorale Les compagnons de la musique chemin de Champvert. Ils répétaient dans le parc de la famille Chomel, juste derrière le mur de son potager. Une chanteuse frêle comme un piaf entonnait un morceau a capella les trois cloches.

 

Sa médaille des victimes de l'invasion obtenue en 1921 et l'Insigne des blessés civils due à sa trépanation lui donnèrent une promotion : celle d'accéder au cercle très fermé des professions réservées. La tenue d'un débit de tabac paraissait trop exigeante à son goût, et c'est ainsi qu'elle prit possession de son minuscule univers dédié à la chance.

Son embarcation avait la forme d'une caisse à savon, la marée humaine d'un Gulf Stream, l'auvent du Grand Bazar devint son port d'attache chauffé en hiver.

 

Parfois la position royale de son fragile édifice prenait des airs d'antenne touristique.

— La source de la Garonne, s'il vous plait ?

— Place des Terreaux, fontaine Bartoldi à droite.

— Statue de la République, please ?

— Place Carnot à gauche.

— Où est donc la statue de Carnot, madame ?

— Place de la République.

— C'est étrange, qui est ce cavalier romain place Bellecour ?

— Louis XlV évidement.

Un étranger devait se méfier s'il ne voulait pas se perdre.

 

Se perdre ou se pendre ? Avec la ficelle, l'Émilienne gravissait Fourvière. Au bord de la rambarde dominant la ville, elle aurait bien appris à voler, rejoint le Mont Blanc, l'Argentière où le patron de l'hôtel des Graçonnets réservait sa place de cuisinière pour la période des congés payés.

Un battement d'ailes, une heure à planer, la vallée de l'Arve sous les pieds et elle scrutait le dôme du goûter, les aiguilles rouges, celle du midi, le glacier des Bossons.

Se perdre en attendant que le début de l'été lui indique le chemin.

Se pendre au cou des grues, ces claques-bec arpenteuses de terres accueillantes... Le jour finissant, l'Émilienne retrouvait sa rue défoncée par les travaux dus à la pose des conduites de l'adduction d'eau.

 

Bien sûr la guérite a disparu le jour où l'ombre d'Émilienne fut emportée par la foule. Dans les allées du cimetière de Loyasse quelqu'un fredonne encore :

  

Non rien de rien, non je ne regrette rien...

 

Dis papa, ça s'est vraiment passé comme ça pour l'Émilienne ?

Doc. Internet .

 

La Tour Blanqui-Corvisart

 

Comportant 22 étages, la tour culmine à 60m de hauteur. Sa caractéristique principale est son rez-de-chaussée très haut et entièrement ouvert : il présente de puissants piliers en V.

 

L’édifice comporte deux façades entièrement vitrées et deux façades aveugles. Les deux façades vitrées sont très graphiques et tendent à l’abstraction : les lignes horizontales des balcons filants se croisent avec les lignes verticales formées par des panneaux verticaux noirs en façade.

 

50 rue Corvisart – M° Corvisart

  

The Blanqui-Corvisart Tower

 

Comprising 22 floors, the tower is 60 meters high. Its main feature is its very high and fully open ground floor: it has powerful V pillars.

 

The building has two fully glazed facades and two blind facades. The two glazed facades are very graphic and tend to abstraction: the horizontal lines of the spanning balconies intersect with the vertical lines formed by vertical black panels on the facade.

 

50 rue Corvisart - M ° Corvisart

 

lentement les ongles ont chuté

les ombres

 

vers la chaleur des rêves lorsque les vivants

au bord de l’éclat

sombrent

 

lorsque les chants se dispersent telles des taches

au son des vents l’humiliation des frontières

 

le frisson d’une porte autour

des murs sur les pentes la patience

des couloirs où l’on oublie que tout commence

 

des gestes pour célébrations éphémères

parce que

 

le fil est évidé

le filet des instruments

transparents et que ta main engendre des bourdonnements

d’abeilles pourpres ma nuque descendante sur ton règne

sur tes plaines tressées des lignes à déchiffrer ou pas

je te donne rendez-vous

 

des lignes dans les grottes

entre les fleuves

par l’apnée

 

je vois ton visage l’huile

sur la poussière lorsque tranche

le désert

 

comme une mélodie sourde

et aveugle le blanc immobile

et la conscience

 

nocturne

qui tue

 

les lueurs lentes à oublier

la pluie je te regarde à entendre

les orages à broyer le mimétisme

des étoiles à coudre

 

les chevelures en guise d’aile

au profit du temps qui bat

sa mesure avec la noblesse

 

du cristal

pendant que nous versons des larmes de feux

 

_

l’été autre (l’autre été) VII

 

Entre les lignes de ta main, au souffle qui soulève les empreintes

de l’éternité éphémère. Toute rumeur s’éteint. Près des souches,

c’est ainsi pendant des siècles, subsistant aux filets de poussières.

 

Entre les lierres. Les limites disparaissent. En muant les chenilles

en Sphinx. Des secrets d’orfèvres, entre les percées de l’harmonie

et les menaces maculées. Les tremblements. Par l’ascension

des écumes d’or, en cercle ou au centre, les anneaux communicants

violent la lyre avant l’oubli. Sous un tas de branches, les pensées

myriadaires traversent l’automne. Par tangence, invalides.

 

De l’autre côté, avec des instruments de papier calciné,

les calandrelles crèvent le vent en tournant la tête pendant

que les heures s’éloignent pour creuser le soir. Le sommeil

des amanites, cèpes pleureurs et gouttes d’encres macèrent

un tapis de mousse terrestre en flamme comme des signes d’étoffes

sacrées que le métal aurait fécondé sous la brutalité du ciel.

 

C’est maintenant le sentiment d’immuabilité.

Ces aiguilles dans la source lumineuse.

Le soleil devine la nuit seulement. Isolément.

L’intuition est une tentation.

 

La condition de l’existence se fait parfois en une leçon,

au-dessus des archétypes, ces principes antérieurs

en perfection aux choses. Les autres ont inventé les mots

et l’espace entre les mots. Les distances. Quelques autres

l’expérience. Le cours des choses se comblent de mouvements

aveugles. C’est en passant que nous percevons le départ.

C’est en traversant que nous percevons le sens de l’effort

vers le départ. En écrasant des feuilles rousses sous nos pas.

La potentialité de quelques mètres sur la terre.

  

La tentation intuitionnelle

 

view on black -- FP !!

  

FR

Portrait d'un Rom à Sibiu, Roumanie. Je crois qu'il portait son chapeau de cette façon parcequ'il était aveugle d'un oeil.

  

EN

Portrait of a Romani in Sibiu, Romania. I think he was wearing his hat that way because he has one eye blind.

 

Quelque chose s’envase.

Le fond, au-delà du puits.

Le fondement.

Une surface en profondeur.

Une heure où le lieu devient

l’instant.

 

Contre le calme de l’heure, la lutte.

L’aplomb de la lumière se diffuse

dans la poussière et l’on doit s’éloigner.

 

La vie de l’écriture, sans limite, pour finir.

Les mots écrits,

les mots dits.

La main bat. Le cœur. L’opium,

l’enveloppe mau-dite.

 

L’immensité.

Un geste permet seulement une impression

irrémédiable

que l’on ne peut pas retourner en arrière,

l’univers est en marche

à chaque seconde blanche.

A chaque seconde noire.

 

Quelle certitude de la feuille du mûrier lorsqu’elle va tomber ?

Quelle imminence dans la chute ?

Pleure tes mains jusqu’à la substance

de la mémoire. Bien avant la conscience du fléau.

Le temps ne suffit pas.

Le temps ne se suffit pas.

Sans ornement.

 

Les idées finissent par prendre corps.

Le reflet des idées.

 

La forme est parfois une cassure

nécessaire qui nourrit des pans entiers

de rêves invisibles en mutation ouvrant ses livres

pendant la nuit, avec euphorie ou souffrance.

On est seul devant sa solitude. La vérité,

un sublime étranglement qui nous délivre des fosses.

 

Le vent ne contourne rien. Que manigance

la dynamique du feu derrière l’orage ?

La dynamite. Les étoiles insectivores dévorent la vallée

comme une plaque

de chimères ignorant sa constellation.

Comme une flaque.

 

Au bec de l’oiseau, le murmure est étrange

à l’étranger. Le mystère possède une matière

réelle que nous ignorons. Le parchemin millénaire

de la lune, l’hiver, avec des fleurs terriblement absentes.

L’hiver raccommodé. Les lapins naissent aveugles et nus…

  

L’envasement

 

La terre est une résultante des trois autres éléments, le feu, l’eau et l’air. Par l’intermédiaire de ces derniers elle est l’aboutissement d’une très lente transformation, d’où son symbole de patience et d’exemple. Elle est la matière première, celle des origines, elle est sensuelle, elle est amour à donner et à recevoir, elle est maternité.

Assimilée à la Mère, elle symbolise la fécondité et la régénération, elle a le pouvoir de faire naître, créer et recréer.

Elle nous renvoie à l’essentiel et au concret pour notre survie. Dans une éternelle régénération, elle s’enrichit de tout ce qui meurt, et nous nous nourrit de tout ce qui naît.

 

Dans toutes les cultures, la terre conserve un caractère sacré ; La terre évoque la fertilité avec cette valeur nourricière des produits du sol et du travail qu'il faut produire pour la faire germer, c'est en ce sens qu'elle évoque la féminité et la maternité , elle constitue la matrice dans laquelle nous semons notre graine ; la terre est aussi symbole de repos car elle est le lieu d'accueil des corps inanimés.

 

Nous devons toujours garder à l’esprit, que nous ne sommes que les locataires éphémères des richesses qui nous ont été transmises, et que le mal que nous faisons à notre environnement, nous le faisons aux générations futures qui ne sont rien d’autre que nous-mêmes, sous une autre apparence.

L’idée pourtant, que le monde ne s’arrêtera pas avec nous devrait nous réjouir, et nous faire grandir en sagesse et conscience, loin de nos égos surdimensionnés et aveugles. La terre doit rester notre matrice, dans laquelle nous devons continuer à semer la graine de la spiritualité, pour qu’elle puisse à son tour nous nourrir.

 

- photo de fond : prise au Lac du Héron à Villeneuve d'Ascq

- texture de Lenabem avec mes remerciements : www.flickr.com/photos/lenabem-anna/7986223039/in/photolis...

- Telennwë trouvée sur deviant art : faestock.deviantart.com/art/Nuala-5-532392908

- renards trouvés sur deviant art : momotte2stocks.deviantart.com/art/Cut-out-stock-PNG-67-wa... et momotte2stocks.deviantart.com/art/Cut-out-stock-PNG-25-th...

- brushe oiseaux : deviant art

 

♫♫♪ youtu.be/Pa71EiwKBmg?list=RDhQP7m9VNpO8 ♪♪♫

" Hermit Of The Sea Rock "- Adiemus

(Déjà parue sur Géo)

Aujourd'hui réduit à l'état de ruines, le château était une place-forte importante à l'époque médiévale, et fut au 13e siècle une des principales résidences des dauphins d'Auvergne. L'armorial de Guillaume Revel restitue l'élévation du château au 15e siècle. De nombreux vestiges de fortifications sont encore visibles au sol. L'église, ancienne chapelle du château, remonte au 12e siècle et comprend une nef unique de deux travées rectangulaires suivies d'un chœur carré. Nef et chœur sont voûtés en berceau. Chevet plat à triple arcature aveugle. Les percements ont été agrandis au 18e siècle. La tour de l'horloge cylindrique a été construite en 1745.

Un peu de gris, un peu de pluie

et c'en est déjà presque trop

il faut chanter si bas pour t'endormir

Circé du bord des larmes

 

frêle et fragile comme tu l'es

parfois je me demande

d'où te viennent ces larges richesses d'ombre

et dans quels jeux silencieux tu t'égares

avec cette soie dévidée dans le noir

sans doute ne sais-tu pas toi même

pour quelle lumière inconcevable

tu as préparé tant de nuits

 

auberge aveugle du chagrin

ouverte et jamais pleine

mon beau bémol

ma douce haine

ton secret, tes couloirs

tes veines

où j’habite et retiens ma voix.

N. Bouvier

sim Al Naifah

Ah... les mamans des petits garçons. Jalouses, aveugles, éperdument amoureuses de leur petit couillu. D'un amour vif et coupable dès le plus jeune âge, dès les premiers langes, quand elles lavaient ce petit zguègue élastique comme une coquillette trop cuite, qu'elles enduisaient leur prodige de crème, le saupoudraient de talc en lui chantant des berceuses... Et plus tard, quand elles passaient tout, se pâmaient quand il faisait des bulles dans sa soupe, s'enthousiasmaient quand il shootait avec des flingues en plastique, s'émerveillaient de ses bleus aux genoux, lui apprenaient à dominer les filles, à écraser les copains, à pousser son petit brame dérisoire d'apprenti mâle dominant. Coupables. Coupables d'avoir laisser faire, quand elles n'avaient pas elles-mêmes nourri la bête.

  

Emmanuel Grand.

Sur la terre des damnés

Solitaire, étranger

Aux vérités premières

Énoncées par des cons

J'avais touché le fond

D'la misère

Et je crie, et je pleure, et je ris au pied d'une fleur des champs

Égaré, insouciant dans l'âme du printemps,

Cœur battant, cœur serré

Par la colère,

Par l'éphémère

Beauté de la vie

 

Sur la terre, face aux dieux,

Tête en l'air, amoureux

D'une émotion légère

Comme un soleil radieux

Dans le ciel

De ma fenêtre ouverte

Et je danse, et je lance un appel aux archanges de l'amour

Quelle chance un vautour, d'un coup d'aile d'un coup de bec

Me rend aveugle et sourd

A la détresse

À l'éphémère

Tristesse de la vie

 

Sur la terre, face au ciel, tête en l'air, amoureux

(Jacques HIGELIN)

So much beauty and yet such devastating force....

Our heart and prayers go to the Japanese nation....

 

destination

plus ou moins connue...

porté ou non

disparu?

pas sûr...

passé pas simple

avenir exclu...

la beauté du diable

le rend identifiable

entre tous...

sa beauté du diable

aveugle qui

la regarde en face

et malgré lui

cloue sur place

vous crucifie

par sa présence...

sans domicile

histoires décousues...

imprévisible

ambigü...

coeur pur...

vie dissolue

mort violante prévue...

la beauté du diable

le rend inoubliable

entre tous...

sa beauté du diable

entraîne qui

la voit de trop près

vers la folie

à jamais

vous démolit

par son absence... paroles de Françoise Hardy

  

Computer screens on desks - or that is what they looked like - to me!

The ANZ Bank headquarters, Docklands, Melbourne

 

.

.

NO GIFS AND ANIMATED ICONS, PLEASE!

 

.

 

L’oiseau Milan ouvre

la lune sur la lyre

d’une tristesse

le vide devient

la transparence

que le visage triomphe

entre l’alchimie les flammes

noires comme des cyprès

pleins d’une fureur

nocturne

l’aile-œil

porte l’œillet

 

dans la trame du papillon

plasma et le pourpre de la robe

la chair aveugle de l’essence

de Florence tous les requiem

des sauvages roses

n’oublient jamais

le passé à travers

leurs épines

le bruit du cœur

son parfum la folie

les tissus déguisés

 

des prismes tournent

en rond depuis les louanges

des vallées montagneuses

en vieillissant sur le bord

des tempêtes embrumé

du destin des paroles

que l’on va grandir

que l'on voit grandir

au fil du temps

entre l’éclat des visions

 

même lorsque le sommeil

ce breuvage orphique pour

les rêves qui poursuivent

l’impossible

comme l’eau sur le ventre

du marbre tandis que les ruines

poussent entre les murs

les hauteurs paraissent

immortelles mais que dire

de l’harmonie de ta voix ?

 

La pensée de Lavinia

supporte le vertige d’une loupe

que le miroir n’éteint pas

les humeurs ne s’improvisent pas

il n’y a jamais perfection

en convention le temps

 

chaque jour est un souvenir

de plus.

 

_

Les visions d’éclat

 

A LA MANIERE DE "PIERRE SOULAGES" ...

   

Sur les bords du lac

Un aveugle solitaire

contemple le cygne . (senryu de Philippe Bréham)

     

"Les mères, les filles, représentantes de la nation, demandent d'être constituées en Assemblée nationale,

Considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution, des bonnes moeurs, et au bonheur de tous.

En conséquence, le sexe supérieur, en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être suprême, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne.

 

Article premier.

La Femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

-----

POSTAMBULE

Femme, réveille-toi; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l'univers; reconnais tes droits. Le puissant empire de la nature n'est plus environné de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges. Le flambeau de la vérité a dissipé tous les nuages de la sottise et de l'usurpation. L'homme esclave a multiplié ses forces, a eu besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne. Ô femmes ! Femmes, quand cesserez-vous d'être aveugles? ..."

Olympe de Gouge - Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne - 1791

(guillotinée en 1793)

 

Frank Stella

Lettre sur les Aveugles ll, 1974

 

About the title of this painting:

"Diderot's celebrated Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient ("Letter on the Blind") (1749), introduced him to the world as a daringly original thinker. The subject is a discussion of the interrelation between man's reason and the knowledge acquired through perception (the five senses)." Wikipedia

   

J’aime ces contrastes, je les recherche, j’aime tout ce qui est étrange ; et je trouve la vie très douce ainsi.

 

Les mémoires d'une aveugle : Chapitre X

[ Alexandre Dumas ]

 

ILooK ouTSiDe oN BLaCKI

 

THe WeeKeND STaRTS HeRe

  

found this in the wonderful castle in my hood.

 

look HeRe for the set of this amazing castle.

    

I am back to bed........

 

enjoy your weekend and thank you all for your kind blessings

   

play it loud loud loud....

♪♪♫ L I S T e N ♪♪♫♪♪♫

 

Il n’est pire aveugle que celui qui détient la vue, mais aucune vision

L'architecture du chœur est remarquable. Construit de 1215 à 1245, il s'agit d'un pur chef d'œuvre de l'art sacré ogival.

Il se compose de quatre travées droites rectangulaires et d'un profond hémicycle à 7 pans (12 mètres). Comme la nef et le transept, son élévation est à trois étages (grandes arcades, triforium aveugle et fenêtres hautes). Derrière le triforium orné d'une gracieuse et fine colonnade, se trouve une galerie. Les colonnes des grandes arcades sont surmontées de chapiteaux à motifs végétaux. Certaines dont celles de l'abside sont très fines et cylindriques. L'ensemble donne une impression de grâce et de légèreté.

Le chœur est fermé par une belle grille de style Louis XV, confectionnée par Sébastien-Antoine Slodtz (frère de Michel-Ange Slodtz). On y trouve aussi des stalles du xvie siècle, ainsi qu'un retable surmonté d'une statue en marbre représentant la lapidation de saint-Étienne, œuvre de Louis-Claude Vassé.

 

Je comprendrai que le projet des Lumières, qui comporte irremplaçablement la rationalité critique et l'autonomie de l'esprit, l'essor extraordinaire de la science comporte aussi la foi aveugle dans le progrès, la maîtrise de la nature, et, envisagé seul, conduit à une rationalité abstraite et mutilée. Il m'apparaîtra que l'enjeu vital est de dépasser les Lumières, au sens hégélien de aufheben, ce qui signifie qu'il faut intégrer les Lumières, tout en les complémentant par l'affectivité, la sensibilité, le sens mystique de la nature, le sens humaniste de la communauté propres à Rousseau que le premier romantisme développera. En fait, il n'y a pas de raison pure, il n'y a pas de rationalité sans affectivité, comme il n'y a pas de prose sans poésie. Comme Pascal a dit que la vraie philosophie se moque de la philosophie (et la vraie morale de la morale), il nous faut dire que la vraie raison doit se moquer de la raison seule (abstraite, calculatrice, close).

Edgar Morin

Hommage à Lars von Trier, la Terre sourde et aveugle veut nous transformer en fertilisant astral.

This is a photography of light installation (real light, real square 1x1 meter) i set in nature or where during the night you have usually no lightning, I try to redefine the space/landscape for my own purpose: create a poetic space/time moment. And questioning the reality of what is a landscape .......... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ........... ............ ........... ........... ........... ............... ........... ............

 

...... « Par ses gros pixels de lumière, Benoit résume nos villes, notre besoin de lumière pour écarter les sombres inconnues se cachant dans le noir, notre peur de ce que nous ne connaissons finalement peu, notre nature. Nous ne somme finalement qu'un point de lumière autour duquel se masse notre planète, qui nous supporte alors que nous la rendons aveugle. Nous sommes là, flottant dans le vide de notre nombril, illuminant les alentours en espérant repousser les ombres de notre ignorance, de notre incapacité à accepter ce qui nous entoure, ce que nous sommes. Benoit nous joue un tour de magie, et nous cherchons encore à découvrir ses ficelles. Certains diront qu'il n'a voulu que nous montrer un carré de lumière... Non... Il y a plus... Il y a notre vie dans cette lumière, notre propre reflet...» Thomas Marius Tourral, pseudo Art Critic

    

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and official website soon: www.benoitp.com

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Institut national des jeunes aveugles .

 

National Institute of Blind Youth.

Quartier des aveugles dans les Marrakech, Morocco, Marokko

Quarter of the blind ones in Marrakech

Im Stadtteil der Blinden in Marrakesch

 

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Title: Le Sourd-Muet et l'Aveugle: Tome Premier

Creator: L'Abbe C. Carton

Publisher: Imprimerie de Vandecasteele-Werbrouck

Sponsor: American Printing House for the Blind, Inc.

Contributor: American Printing House for the Blind, Inc., M. C. Migel Library

Date: 1837

Language: fre

 

If you have questions concerning reproductions, please contact the Contributing Library.

 

Note: The colors, contrast and appearance of these illustrations are unlikely to be true to life. They are derived from scanned images that have been enhanced for machine interpretation and have been altered from their originals.

 

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an abandoned house seen in Sarreguemines -

Lorraine - France -

( best viewed on black ) -

 

vieille et aveugle -

une maison abandonnée à Sarreguemines

quartier de Welferding - Lorraine

My wild river reflection...!!!

 

My thought is a monster... it blinds me even in bright light... !!! Ü

 

A philosophical and impressionnist photo safari concentrated mainly on a daily basis (or almost) on my small piece of planet of 55 000 square feet …!!!

A Thoreau "waldennienne" approach …!!!

 

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Ma pensée est un monstre...!!! Ü

 

Reflet de ma rivière sauvage …!!!

 

Ma pensée est un monstre ... elle m'aveugle même en pleine lumière ...!!! Ü

 

Un safari photo philosophique et impressioniste au quotidien concentré essentiellement (ou presque) sur un petit morceau de planète de 55 000 pieds carrés ...!!!

Une démarche "waldennienne" à la Thoreau …!!!

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