Echappe à l'écharde

Echappe à l'écharde

Enfonce ce que tu peux t’avouer. Les autres avancent depuis
Toujours et tu restes au même point millimètre. Assis sur ce point,
Sur le rond minuscule de cette aiguille de fer. Echappe à l’écharde,
A cet espace où la vallée du temps enrobe des fleurs brûlantes,
Monstrueusement éphémères. Echappe à cette carrure en marbre
De mots pour caresser cette gaze qui se déchire au cri d’un cormoran.

Tout cela dans la perfection du murmure. La conscience est la surface
D’un iceberg avant même les possibilités infinies. Le vertige porte
L’espoir d’une gravité et ton sourire la gravure de tous les instants.

Il n’y a plus de distanciation possible entre ce qui s’évapore
Et ce qui se résorbe. La sève et la semence. Je le savais.

Fuite. Onze sans suite IV [Le point millimètre

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Sinks what you can not confess. Others argue for
Always and you stay at the same point millimeter. Sitting on this point,
On the tiny round of this iron needle. Escape to the thorn,
In this space of time where the valley coats burning flowers,
Monstrously ephemeral. Escape from this middle marble
Of words to caress the gauze that tears at the cry of a cormorant.

All in the perfection of the murmur. Consciousness is the surface
On an iceberg even before the infinite possibilities. Vertigo carries
The hope of gravity and your smile burning at all times.

There is more possible detachment between what evaporates
And what is resorbed. Sap and seed. I knew it.

Leakage. Eleven no action IV [Point millimeter

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Uploaded on Feb 19, 2012

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Blight of sunflower

Blight of sunflower

Au son d’une flaque gise le masque d’un soleil et mon cœur
Faiblit d’un sommeil analphabète. Une bulle d’air se creuse.

Les tournesols par syncopes crachaient des boules de feu
Et je courais au bout d’une impasse pour enfouir le sentiment
De la dernière heure. Sentiment de l’unité étroite. Cet espace
Qui s’allume les yeux fermés, le pouls abasourdi. Cet espace
Dans l’autre espace où le reflet sensible remplace le volume.

Et que le feu a profusion. Que la fièvre. De l’or à l’ocre.
Qu’il y a-t-il derrière ce rêve qui s’écarte ? A l’horizon,
Les arbres bleus se rapprochent comme des gestes frêles.
Vers l’infini. Un instant millénaire. Des secondes fastes. Sondent.

Fuite. Onze sans suite I [Brûlure du tournesol

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Uploaded on Feb 19, 2012

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Moisissures pâles

Moisissures pâles

La dépossession est une seconde peau. Les touches de poignets,
Les touches de piano étaient bleues. Mes doigts empourprés
Par la fièvre devaient supporter la légère pression. La masse de la légèreté.

La musique est intérieure avant le sentiment d’apesanteur. Elle gravite
Le flux des valvules et de l’hypophyse avant d’envahir l’espace.

Entre les courbes, les vagues frissonnent. Cet élan. Le voile étouffe
La mouette sur l’amandier du Levant. Tous les points sont invisibles.

Les meubles tournoient. Le sol, la terre en dessous se condense
Dans ce rythme qui bat cellulaire. Les bras au fond de l’herbe,
Les tentacules de racines, la moisissure pâle entre les interstices.
Une sonate. Les humeurs fluctuent. Les murs tremblent comme des feuilles,
Poreux quand les doigts déploient les ailes le long des turbulences translucides.

Les notes crépusculaires descendent des siècles que tous les organismes
Ne pourraient comprimer. Sonates de sodium. Impression nocturnale
Quand les champs de la conscience sont à demi-éveillées, étouffée
Par des insectes minuscules sur des taches de pierre.

Moisissures pâles

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Uploaded on Feb 18, 2012

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Fantasmatic chorus

Fantasmatic chorus

Blanche. Dans tous les sens du destin. Nuit qui se noie.
Nuit qui se noie nue. Etanche. La sentence des empreintes,
A retenu le chœur fantasmatique de ton visage. Pervenche.

Aux confluences flottaient les heures cellulaires. Ne jamais
Finir ce que l’on a commencé. Tes mains d’oiseaux-ibis
Ont bourgeonnés. Les heures chargées d’électricité.

Avant l’élucidation. Le papier est un bouleversement.

Sonate à sept cordes LXIII

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Uploaded on Feb 17, 2012

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Feu de fer

Feu de fer

Dans le miroir complice du temps, le désert a consumé l’espérance.
Feu du fer, partout, figue de barbarie au bord des remparts percés
De 18 portes depuis les Almoravides. Le sol de terres battues et l’âme
Des voyageurs près d’un espace où l’on recouvre les vieux rêves
Avec un drap, où se glisse le noyau du jour. Le cœur du soleil est un rythme.

Ici, à cette force muette sur les secrets qui ouvrent seuls le filament des oueds Avec leurs bordures de palmiers roses et d’égouts. L’errance est infinie.

Sonate à sept cordes LXII [jeudi 16.02.12] 14.43

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Uploaded on Feb 16, 2012  |  Map

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