Un homme s'est levé !

Un homme s'est levé !

Allez, il n'est plus temps d'être tiède ni dans la nuance... Une bonne hagiographie des familles, ça peut pas faire de mal :

Un homme s'est levé et il a enthousiasmé la foule.

Là dans les deux immenses hangars du Bourget (la première salle n'avait pas suffit, il a fallu en rajouter une) plein à craquer.

Une France bigarée. Une France pariant sur la solidarité générationnelle et la rencontre entre toutes les catégories sociales ! J'y ai aussi croisés d'anciens compagnons de route des Verts, de la gauche anticapitaliste et des déçus du Modem.. À la fin du meeting, contrairement à 2007 et à 2002, ils m'ont dit qu'ils voteraient directement pour Hollande au Premier tour le 22 avril prochain. Je ne sais pas si l'homme les enthousiasme mais, ils ont décidé de lui faire confiance. Désormais, ils le pensent suffisamment ferme pour imposer une ligne contre la dégradation de a France... Une ligne, et s'y tenir...

Ses propositions en faveur de l'égalité salariale entre hommes et femmes, sur le handicap, la laïcité, le droit de vote des étrangers aux élections locales et... Contre un ennemi invisible mais implacable... une certaine finance internationale à qui l'on doit deux crises économiques majeures et le triste sort qui est le nôtre. Son souhait de renouer avec les catégories qui fondent le tissu économique de notre pays, les ouvriers, les employés, les PME... j'ai entendu un homme qui n'a pas oublié, les enseignants, les chercheurs, les personnels de santé, les agriculteurs, les étudiants, les retraités, les chômeurs...

J'ai entendu un homme qui dit aimer les gens et cela se voit, mieux, cela se sent. J'ai entendu un homme conscient de l'immense défi qui l'attend : redonner de la dignité à ceux qui l'ont perdu, du fait d'une violence sociale, d'un ultra libéralisme imbécile et d'un égoïsme de classe que la présidence Sarkozy a érigé en système. J'ai compris que cet homme qui aura la lourde tâche de réduire les déficits publics, le chômage et la fracture sociale n'a pas renoncé à donner du rêve et de l'espoir à ceux qui souffrent...

Et Dieu sait que les raisons de cette souffrance - entre emploi en berne, insécurité physique, sociale, climatique, morosité internationale et climat anxiogène - ne manquent pas. Enfin, j'ai entendu un homme, un homme simple, redonner un sens aux mots qui fondent la République. La liberté, l'égalié (à ne pas confondre avec l'égalitarisme) et surtout la fraternité.

À la fin la Marseillaise a retenti ! J'ai vu la liesse !

Puis, à part, près de moi, en marge de la liesse, un homme écraser une larme. Ce monsieur, retraité, ancien ouvrier de Moselle s'est tourné vers moi et il m'a dit : "le gars François, c'est le premier qui a enfin dit un mot pour nous, les petits". J'hésitais encore à voter pour la Marine... Mais là, j'ai envie de le croire... Surtout, surtout... qu'il tente de faire ce qu'il a dit. Même si c'est modeste ce sera toujours mieux que maintenant. Le gars François il faut qu'il nous redonne du rêve. À nous mais surtout à nos enfants"...

Et là, j'ai su que la gauche, grâce à l'homme que j'ai entendu ce jour-là, n'avait peut être pas totalement perdu son âme...

A suivre donc... (m'en veux quand même d'avoir oublié mon appareil)

Cyrille Le Déaut

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Le chef du club med

Le chef du club med

Le chef du club Med...

À force de rodomontades, l'animal, un drôle d'oiseau du genre limnicole (il accumule les vestes comme d'autres retournent les pierres), avait finit par nous faire oublier que la girouette n'est pas cousine de l'avocette.

Marchant souvent sous vents contraires, la girouette - machine ancienne qui dans nos contrées fonctionne encore au tout nucléaire - s'applique d'abord à désarçonner l'adversaire : entre deux mots, ne jamais choisir le moindre mais le plus payant ! Prenons deux pâtés, l'un aux truffes dans les "bistrots populaires" (dixit l'ancien coureur automobile Estrosi) des Champs-Elysées ou les dîners aux chandelles des yacht rutilant en bord de Méditerranée... L'autre pâté, rustique, fleurant bon la gueuserie et les déclarations incendiaires... En bout de course, le pâté, pariera sur un mélange des genres... Un mixture, tendance cuisine moléculaire entre une antinomique TVA sociale, le mariage pour ces queutards de pédés du cul, communauté pourtant tellement honnie par cette droite dite populaire (c'est pas le mariage contre-nature Vaneste/Brunel qui va me démentir) et, cerise sur le gâteux, l'exonération des impôts, pratiqué à satiété ces cinq dernières années, en faveur des cabots (ah la niche !) qui se gavent : et la taxe ? Et la taxe ? Tobin des Bois n'a qu'à bien se tenir...

Soudain, sans crier gare, en direct live du tarin (normal pour un type dont on a dit en d'autres temps qu'il avait du nez), au hasard d'une ligne de CC, des vagues malaises de Carla B ou des lubies-chemises ouvertes du héros sansonites des causes perdues... On dira... Ah on dira... sus aux transactions financières... Et à force de dire sus, un programme valise, incohérent, brouillon, même que cela finira par donner.

Mais en son cœur ? Ah Pinocchio, ah dulcce madone... Ah girouette, en son cœur, dansant au gré des courbes... En son cœur, s'emballera, virevoltera... Se reniera... En, son cœur c'est une tout autre histoire. Son cœur... Effet de la CC ou des piètres sondages, son cœur, il a déjà lâché...

Mauvais président d'une France brisée, sans gouvernail ni gouverneur... Cette France... Beurk ! Cette France qu'ils disent aimer en nous rappelant des moments vieux... Vieux comme la vie quand elle rime avec un mot...

Un seul mot...

Moisi.

Oui, cette France, cette France qui se voulait le plus grand pays du monde, cette France, elle a canné ! La fin des haricots, les oriflammes en berne... Allons z'enfants, alons martyrs, au pieu, il est l'heure de pourrir...

Car, on le sait depuis les mots du grand Jacques (je ne cause ni de Chirac ni de Brel), "martyr c'est pourrir un peu"

En attendant, cette France, morne plaine, il est temps de lui donner de l'amour... Et de montrer, qu'aux heures les plus sombres de son Histoire, la gauche aussi l'a créé !

Autrement qu'on vote.. Mais qu'on ne vienne jamais se plaindre... De celui qu'on pourrait encore réélire sur un malentendu et qui déclara un soir de blues, la Hongrie en renfort de son nationalisme gaulois, qu'il ne voulait pas être, le meilleur des has-been... Il les cita d'ailleurs... 3 ou 4 pays... Avec leurs noms qui fleuraient bon la corrida, le chêne liège et la grappa... Un capo notre nano-président, dégradé dans son honneur par ceux qu'il avait pourtant convié sur son piédestal d'inculture libérale...
Les missi dominici des agences angles et saxonnes. Toi qui a ôté à la France son honneur, toi qui as dégradé la République, tu avais beau leur avoir chouiné que tu ne voulais pas être le "chef du Club Med", ils ne t'entendirent guère. Ah la maligne revanche des rosbifs plein de haines et de bières !

Et donc voilà... Tu y es arrivé, petit Nicolas... Avec Besson et Guéant en renfort de ton mépris pour ces voleurs latins (ce qui dans ton esprit revient à un probable amalgame entre Siciliens, Roumains et Portugais)... Tu l'es, devenu, à ton corps défendant... Le chef du club Med... Oscillant, mauvaise gouaille, petite couille, entre le leader des GO et Al Pacino !

Oui... Je sais... Pas la peine d'en faire des tonnes.

Suffirait peut-être de dire un ou deux mots pour être suivi... Certes, c'est loin d'être suffisant vu la morosité ambiante !

N'empêche...

Le seul mot qui me vienne quand je songe au chat que j'ai dans la gorge, il tient en deux syllabes :

Dégage !

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Uploaded on Jan 23, 2012  |  Map

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Yeah... Easy rider !

Yeah... Easy rider !

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Uploaded on Jan 16, 2012

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Où est-ce que j'ai foutu mon verre nom d'Dieu ?

Où est-ce que j'ai foutu mon verre nom d'Dieu ?

Avant toute chose... La nuit... L'alcool.... Sonnez trompette... cavalerie et renforts....

A l'aube...
Les machines.
Qui grincent et nous rappellent à travers leurs grincements combien l'idée de modernité est vieille. Une triste et vilaine chose. Ringarde et déphasée... Un tango sans son bandoneon.

Au réveil, les os qui couinent. L'être qui se craquèle de part en part... Et les mots de l'Histoire et le cris des héros, un jean 501 de La Fontaine, sans un sanglot, le long bec des hérons... Enfin les borborygmes des temps caverneux... qui déterminent comment nous sommes devenus... un mythe éteint.

Ce singe, ah oui ce singe, je ne sais pas ce qu'il aurait pu mieux construire en s'élevant... Mais, je crois qu'il n'a pas tout tenté... Ou alors maladroit, irrespectueux, indécis...

Et à la fin ?

On n'a jamais pu enchanter ce monde... A force de tendre notre malfaisance vers la destruction de la nature qui nous était confiée, on a en a fait du dommage... Les arbres, les bêtes, la courbe des rivières... Et que dire du talent pour raffermir nos haines autour de l'essentiel ? Le plus beau de ce que nous avions su songer... La grande Histoire qui nous faisait courir les bals et les dancing jusqu'aux valses musettes des bords de fleuve... Un truc universel. Une alchimie. Une apothéose.... Allez, lâche le mot, salopard, il est bien temps de jeter l'amour en pâture au lecteur...

Alors ?

Il ne restera rien. Le démantèlement est en marche... Centrales, Usines, bagnoles... clopin clopant.... Qu'on sombre dans la fumée de notre intelligence consumée... Qu'on foute la paix au néant... Et puis qu'on dorme à jamais sans qu'un seul signe de notre existence passée ne vienne jamais troubler la langueur immobile du vide astral.

En attendant nubile, permet-moi de te dire, tu ronfles comme une locomotive à vapeur ! D'accord c'est attendrissant... Mais ça perturbe mon cycle de sommeil, ça exaspère... Et le reste à vau-l'eau... ça neutralise... Tous les vilains cauchemars que je prédis aux Hommes !

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Uploaded on Dec 28, 2011

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Sait-on....

Sait-on....

Parfois imbibé, quand on roule dans la nuit à Paris à l’arrière d’un taxi, on en a de ses pensées qui nous traversent le bulbe !

Sait-on par exemple que le Front National et sa comique troupière de l'oriflamme, avec sa gueule de goule, ses épaules de gibbeuses, portent haut la bêtise, le populisme, la laideur et le néant ?

Sait-on que le racisme, la haine et le dégoût sont cons... Non substantiellement cons, enfin con et substantiellement liés à l'existence de ce parti et ceux qui aiment encore s'en réclamer ? Peu importe les raisons qui poussent ces pauvres hères, elles ont finalement les idées aussi ruinées que leur cervelle.

Sait-on qu'il en des véreux, des louches, des malhonnêtes, que je préfèrerais toujours mille fois aux redresseurs de torts, aux enragés, tous ces baveux de la figne, l’œillet au garde-à-vous, indignes d'être autre chose qu'une diarrhée vendue pour une compote ?

La consistance ! On s'en repaît... Ça donne de la valeur aux radicaux libres… à Edouard, à Charles et à Louis Fé... Leurs mots, leurs rictus et leur hargne… et nos oreilles, sensibles aux tribuns... et la littérature comme justification aux errements des âmes malades ou inconsolables...

L'ordre immémorial... Le royalisme mélassé dans la République... Le bonapartisme en embuscade derrière chaque boulanger... Général, antisémite, baïonnette... La schizophrénie algérienne... Pensez-donc, tous ces pauvres fachos... s’il avait fallu qu’ils accueillent 36 millions de frères crouilledoches (pléonasme) en nos terres saucisson camembert ? Ah, ça si elle était restée française leur Algérie, ils leur en devraient aujourd’hui de l'amour aux Arbis ! Et ce pauvre Guéant, la myopie en devanture, le myocarde en ligne plate qui s’en rongerait les cordes vocales… Ô rage, Ô chiens d’infidèles… Ô babines… Pensez donc au nombre incalculable de charter qu’il lui faudrait réserver. L’aurait pas assez d’une vie pour voir parachevée son œuvre, le pauvre homme !

Allez roulez bande de Boum...

Et CRACKBOUM !!!

Putain !

Connard de chauffeur de taxi qui m'exhibe sa carte FN en même temps, le débile, qu'il lâche le volant et ratatine sa bagnole contre un plot de béton… armé comme il se doit...

Et ma tête ? Ô carmagnole... Ma tête comme une viande hachée menue par un louchebem villiériste... Je cause abattoirs... Ah battoirs, ah sagouins, Ah ouistiti... Les Sapajous iconoclastes vendus, la bagatelle, par Céline au papa de Tintin !

La bosse qui pointe sur le sommet. Je quitte promptement cette carcasse en fer de hyène, sans un regard pour le compteur, la certitude ancrée dans les guibolles que je vais courir comme un lapin… Laisser mon nationaliste et sa jante bousillée à ses suppliques, à ses lamentations, à ses cris de haines inutiles quand il gueule contre moi et contre tous les métèques de la terre, notre responsabilité évidente dans tous les accidents du monde... ceux qui fatalement, un jour finissent par accabler les cons de leur bêtise.

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Uploaded on Dec 13, 2011

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