Le chef du club Med...
À force de rodomontades, l'animal, un drôle d'oiseau du genre limnicole (il accumule les vestes comme d'autres retournent les pierres), avait finit par nous faire oublier que la girouette n'est pas cousine de l'avocette.
Marchant souvent sous vents contraires, la girouette - machine ancienne qui dans nos contrées fonctionne encore au tout nucléaire - s'applique d'abord à désarçonner l'adversaire : entre deux mots, ne jamais choisir le moindre mais le plus payant ! Prenons deux pâtés, l'un aux truffes dans les "bistrots populaires" (dixit l'ancien coureur automobile Estrosi) des Champs-Elysées ou les dîners aux chandelles des yacht rutilant en bord de Méditerranée... L'autre pâté, rustique, fleurant bon la gueuserie et les déclarations incendiaires... En bout de course, le pâté, pariera sur un mélange des genres... Un mixture, tendance cuisine moléculaire entre une antinomique TVA sociale, le mariage pour ces queutards de pédés du cul, communauté pourtant tellement honnie par cette droite dite populaire (c'est pas le mariage contre-nature Vaneste/Brunel qui va me démentir) et, cerise sur le gâteux, l'exonération des impôts, pratiqué à satiété ces cinq dernières années, en faveur des cabots (ah la niche !) qui se gavent : et la taxe ? Et la taxe ? Tobin des Bois n'a qu'à bien se tenir...
Soudain, sans crier gare, en direct live du tarin (normal pour un type dont on a dit en d'autres temps qu'il avait du nez), au hasard d'une ligne de CC, des vagues malaises de Carla B ou des lubies-chemises ouvertes du héros sansonites des causes perdues... On dira... Ah on dira... sus aux transactions financières... Et à force de dire sus, un programme valise, incohérent, brouillon, même que cela finira par donner.
Mais en son cœur ? Ah Pinocchio, ah dulcce madone... Ah girouette, en son cœur, dansant au gré des courbes... En son cœur, s'emballera, virevoltera... Se reniera... En, son cœur c'est une tout autre histoire. Son cœur... Effet de la CC ou des piètres sondages, son cœur, il a déjà lâché...
Mauvais président d'une France brisée, sans gouvernail ni gouverneur... Cette France... Beurk ! Cette France qu'ils disent aimer en nous rappelant des moments vieux... Vieux comme la vie quand elle rime avec un mot...
Un seul mot...
Moisi.
Oui, cette France, cette France qui se voulait le plus grand pays du monde, cette France, elle a canné ! La fin des haricots, les oriflammes en berne... Allons z'enfants, alons martyrs, au pieu, il est l'heure de pourrir...
Car, on le sait depuis les mots du grand Jacques (je ne cause ni de Chirac ni de Brel), "martyr c'est pourrir un peu"
En attendant, cette France, morne plaine, il est temps de lui donner de l'amour... Et de montrer, qu'aux heures les plus sombres de son Histoire, la gauche aussi l'a créé !
Autrement qu'on vote.. Mais qu'on ne vienne jamais se plaindre... De celui qu'on pourrait encore réélire sur un malentendu et qui déclara un soir de blues, la Hongrie en renfort de son nationalisme gaulois, qu'il ne voulait pas être, le meilleur des has-been... Il les cita d'ailleurs... 3 ou 4 pays... Avec leurs noms qui fleuraient bon la corrida, le chêne liège et la grappa... Un capo notre nano-président, dégradé dans son honneur par ceux qu'il avait pourtant convié sur son piédestal d'inculture libérale...
Les missi dominici des agences angles et saxonnes. Toi qui a ôté à la France son honneur, toi qui as dégradé la République, tu avais beau leur avoir chouiné que tu ne voulais pas être le "chef du Club Med", ils ne t'entendirent guère. Ah la maligne revanche des rosbifs plein de haines et de bières !
Et donc voilà... Tu y es arrivé, petit Nicolas... Avec Besson et Guéant en renfort de ton mépris pour ces voleurs latins (ce qui dans ton esprit revient à un probable amalgame entre Siciliens, Roumains et Portugais)... Tu l'es, devenu, à ton corps défendant... Le chef du club Med... Oscillant, mauvaise gouaille, petite couille, entre le leader des GO et Al Pacino !
Oui... Je sais... Pas la peine d'en faire des tonnes.
Suffirait peut-être de dire un ou deux mots pour être suivi... Certes, c'est loin d'être suffisant vu la morosité ambiante !
N'empêche...
Le seul mot qui me vienne quand je songe au chat que j'ai dans la gorge, il tient en deux syllabes :
Dégage !