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Il y a parfois des plaintes silencieuses qui se sont incrustées dans les murs des villes. Des femmes qui soupirent d'ennui à trop tendre les bras vers des ciels vides, des femmes qui soupirent, de désirs, de trop se souvenir, et de vouloir faire durer la poésie. La nuit, il y a des femmes qui débusquent ces plaintes, ces ombres volatiles comme celles d'un vol d'oiseaux sur un mur gorgé de soleil. Moulich fait apparaitre ces ombres dans des paysages, des sols humides, des grillages, créations intrépides que la photo fait apparaitre. Mais peut être que ce sont les ombres qui font apparaitre l'image.
marie lemarchand. 27/01/2012