© Romain Vila
Photos non libres de droits. Toute utilisation est interdite.
This image is copyrighted. All unauthorized reproduction and use is prohibited.
1er mai 2009. Traditionnel défilé syndical à l'occasion de la célébration de la Fête du Travail qui serait liée à la fois au mouvement syndical lancé le 1er mai 1886 en faveur de l'instauration de la journée de huit heures aux Etats-Unis et qui culmina avec le massacre du Square Haymarket de Chicago ainsi qu'en France, à la fusillade de Fourmies de 1891 au cours de laquelle l'armée tire sur des grévistes pacifistes.
Toutefois, ce 1er mai revêt une dimension particulière: dans un contexte de succession des journées de manifestations intersyndicales des 29 janvier et 19 mars 2009, pour la première fois de leur histoire, les huit centrales syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, UNSA) se rassemblent pour défiler sur des revendications communes à l’occasion de la Fête du travail. En effet, traditionnellement, la CFTC et FO ont chacune l’habitude de défiler de leur côté pour affirmer leur identité. La CFTC n'avait quant à elle jamais fait cortège commun un 1er mai, même lors de l’élection présidentielle de 2002, contre la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour. A cette même occasion, FO avait renoncé à tenir son propre défilé, pour la seule fois depuis sa scission de la CGT en 1948. Elle avait manifesté avec les autres organisations, mais ne s’était pas jointe à la plateforme commune de revendications syndicales. Pour sa part, la CFE-CGC reste habituellement à l’écart des cortèges du 1er mai.
Au final, le 1er mai 2009 est une grande réussite, dépassant largement le nombre de manifestants pour une journée de Fête du Travail. Toutefois, dans un pari de "surenchère des journées de mobilisations intersyndicales", le 1er mai 2009 marque le pas comparé aux journées de mobilisation précédentes.
A Lyon, la préfecture compte 10.000 manifestants contre 15.000 d'après les organisateurs.
"En mai, fais ce qu'il te plait!"